Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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East River Blues Band

High Tide

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Le East River Blues Band nous vient de New York City. Un quartet qui réunit le chanteur Dan Cumberland, le guitariste Ken Hughes, l’harmoniciste Tom Brumley et le bassiste Bill Acosta. "Hig Tide" constitue leur second opus, et il fait suite à un premier elpee éponyme paru en 2001. Le ERBB signe la majeure partie de son répertoire. La plume de Cumberland, le vocaliste, est d’ailleurs particulièrement prolifique.

"Closing time" démarre en force. Chargée de swing, la formule jazz/blues implique des cuivres, et notamment les saxophones de Gary Topper. Don chante "Lovin' girl". Il a une bonne voix. Cette plage nous entraîne dans le country blues. Ken joue du dobro et Tom tire déjà son épingle du jeu sur son harmonica acoustique, en s'inspirant du génial Sonny Terry. Cette configuration acoustique est reproduite sur l’excellente et tendre cover du "Police dog blues" d'Arthur ‘Blind’ Blake, un des grands noms du préwar blues. Une bien agréable parenthèse ! Tom est un souffleur tonique. Il ne manque pas de ressources. Originaire du Colorado, il a milité au sein du Big Head Todd & the Monsters. Il émigre ensuite dans le Nord Ouest où on le retrouve chez les Red Beans and Rice. Puis à San Diego avant de mettre le cap sur à Brooklyn où il s’est fixé depuis. "Independant woman" emprunte les accents de la Nouvelle Orléans. Le piano de David Cohen, les percussions chaleureuses de Towner Galaher, les cuivres et les voix reprises en chœur entretiennent ce climat. Ken met le nez à la fenêtre sur ses cordes. Il se sent inspiré par ses maîtres : Jorma Kaukonen, Mike Bloomfield et Robben Ford. Instrumental, "Blue Midnight" est un slow blues écrit par Little Walter. L'harmo de Brumley introduit brillamment cette plage. Il y maîtrise parfaitement son trop plein de sensibilité. "East River rats" baigne dans le R&B. Ken Hughes interprète d’un timbre enflammé ce parcours accompli dans les quartiers populaires de Brooklyn et de Queens. Gary Georgette siège derrière son orgue, tandis que Tom reste le maître de cérémonie. Tous les musiciens chantent à l’unisson l’allègre "Running home to Brooklyn". La section de cuivres est au complet, mais Brumley se réserve un solo époustouflant. Percutant et inventif, il entraîne dans son sillage la guitare de Hughes. Ce dernier jouit d’une excellente technique. Il se révèle particulièrement à l'aise sur les cordes acoustiques. Et il le démontre sur "Subway blues" et "Candy store", deux compos ponctuées par quelques ‘whoopin’ accordés par Tom! "Hasta La Vista" est un autre moment fort de l’opus. Une compo jazzyfiante, rythmée, au cours de laquelle Galaher se retrouve en pole position derrière sa batterie pendant que l'harmoniciste déambule tout au long de l’horizon sonore avec un réel bonheur. Piqué par le virus de Carlos Santana, Ken Hughes effectue une apparition tout à fait convaincante. "Bleeding" est un long blues lent. Plus de 8' ! L’intro à l’harmonica est belle à pleurer. Tom y insuffle son mal de vivre. Et cet épanchement de sensibilité nous remue les tripes. Cet album de bonne facture s’achève par l’instrumental "Fiona's shuffle". Sculpté dans le jazz acoustique ce morceau met en exergue les cordes, l'harmo et les baguettes de Gary Georgette.

Funeral For A Friend

Tales Don’t Tell Themselves

Écrit par

En 2003, les Gallois de Funeral For A Friend publiaient « Casually Dressed & Deep In Conversation », un excellent second effort qui leur aura permis de devenir l’une des formations incontournables de la scène post-hardcore made in UK. Aujourd’hui, le quatuor en est à son quatrième essai et continue une descente aux enfers débutée en 2005 à travers la sortie de « Monsters », disque au résultat plus que mitigé. Les affres de l’emo-pop à l’américaine auront eu raison de l’inspiration du quatuor (l’intro à la Panic! At The Disco de « Into Oblivion (Reunion) »), qui semble renier ses influences originelles pour mieux vendre son âme. Aucun des onze morceaux de « Tales Don’t Tell Themselves » n’atteint le brio de leur classique « Escape Artists Never Die » et l’ensemble est à bailler d’ennui. Dommage.

Delta Highway

Westbound blues

Écrit par

Delta Highway est né en 2003. En Caroline du Nord. Lorsque Brandon Santini et Justin Sulek décident de mettre en commun leurs aspirations musicales. Ils décident cependant de mettre le cap sur Memphis, afin de s'imprégner du blues du Mississippi. Brandon est chanteur et harmoniciste. Il était surtout marqué par les délires instrumentaux de John Popper (du Blues Traveler) mais s'inspirait de plus en plus de Little Walter, Paul Butterfield et Kim Wilson. Justin est le guitariste. Ses goûts sont assez éclectiques. Ainsi, il a écouté aussi bien Lightnin' Hopkins, Buddy Guy que Stevie Ray Vaughan. Le duo recrute alors une section rythmique. Elle est alors composée du bassiste Tom Louis (ex-Jason Ricci Band) et du batteur Keven Eddy (ex-Mojo Buford Band). Le Delta Highway se met à écumer les clubs de la fameuse Beale Street, l'artère musicale de Memphis. La formation se produit surtout au Blues Hall et au Rum Boogie Cafe. En 2006, elle décroche la ‘Memphis Blues Society Battle of the Bands’.

Ce premier album a été concocté au sein des célèbres studios ‘Sun’ de Memphis ; un demi-siècle après Elvis Presley. La pochette est originale. Nous sommes sur l'Interstate 40, entre le Delta et Memphis, encore distante de 68 miles. Le Delta Highway prend la route et s'engage sur un rythme que n'aurait pas renié Howlin' Wolf (il a également enregistré dans ces mêmes locaux). Justin griffe le décor sonore de sa slide. Il en extirpe des phrases musicales brillantes. Il laisse également frétiller ses cordes ; mais toujours en prenant le soin de les maîtriser. Brandon est un chanteur digne d’intérêt, mais aussi un excellent harmoniciste. Une toute bonne entrée en matière. "I love you (but I really love the blues)" adopte un tempo similaire, quoique un zeste plus funky. L’inspiration s'enfonce dans les marais proches de la Louisiane. Brandon trahit son admiration pour John Poper. Cette fascination est évidente. Il sort des chantiers battus du blues pour aller à l’aventure sur des vagues de notes multiples, quoique toujours contenues. Un excellent exercice de style ! "Early in the morning" constitue l’inévitable slow blues traditionnel. Delta Highway manifeste beaucoup de respect vis-à-vis du blues traditionnel tout au long de son interprétation. Le son de la guitare est assez primaire, pourave et le résultat est éloquent. L'évasion de Justin sur la slide s’opère sur le fil du rasoir ; mais l’équilibre de ce blues à ras de terre est maintenu. "Miss Annalise" adopte parfaitement le style galopant du Mississippi. Les deux solistes s'en donnent à cœur joie. Manifestement ils apprécient jouer ensemble. "My sugar calls me honey" nous entraîne sur des terrains plus swinguants. Santini est passé sur l'instrument chromatique ; mais prend soin de préserver toute sa vigueur dans l’approche de son jeu. Delta Highway reprend le "Jumper on the line"/"Snake drive" de RL Burnside. Un boogie blues contagieux, dispensé sans la moindre fioriture, respectueux de l'écriture originale. La slide se révèle gouailleuse, gourmande, exacerbée. Excellent, "My worried mind" trempe à nouveau dans le bayou blues rock. Santini et Sulek en profitent pour étaler tout leur talent. "Cold as ice " épouse un schéma plus classique, Chicago blues très exactement. Dernier slow blues, "All the water in the ocean" est dépouillé à l'extrême. Ce qui n’empêche pas les cordes de se libérer. Cet opus de très bonne facture s’achève par "On the highway", un retour sur la route imprimé sur un rythme soutenu, et caractérisé par de nouvelles et brillantes interventions des solistes…


                                                                                             

 

DJ Mayonnaise

Still Alive

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A l’heure où certains étaient prêts à lui dédier un requiem, Dj Mayo sort son nez des caisses de vinyles pour afficher haut la couleur : ‘still alive man’ ! Huit ans quand même : il y avait de quoi être inquiet. Huit années pendant lesquelles plus rien n’est sorti de ses bacs privés. DJ Mayonnaise n’est cependant pas resté inactif. Il a mis à profit cette période pour s’impliquer de manière plus discrète dans des projets du label Anticon. Soit en posant quelques scratches et mixes. Par exemple sur « Battle of humans » de Sole ou « Tending To The Sheep » de Moshe. Soit dans le rôle de producteur comme sur « The Other Side Of The Looking Glass » de Alias, pour ne citer que celui là. Tel un être enfermé dans le noir pendant des années, l’Américain Chris Geer rouvre les yeux dans la pénombre, lors du le nébuleux « Still Alive ». Pas de retour en fanfare, c’est le ténébreux « Post Reformat » qui sert de base de lancement. Au fur et à mesure des morceaux, la lumière s’intensifie et projette une qualité de mixes et de scratches destinés à bluffer. Le paroxysme de cette résurrection se croise à la sixième plage pour un « Strateegery » étonnant et purement hip hop. L’effort fourni tout au long de ce morceau pousse sans doute l’auteur à se calmer petit à petit pour terminer l’album sous une forme semblable à la mise en route : calme mais présente. Un univers inquiétant, un rien redondant sur la longueur, mais musicalement agréable dans son ensemble.

The Samuel C. Lees Band

Bigg Mann

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Samuel est dyslexique. Ce qui ne l’a pas empêché de se consacrer à la musique, dès son plus jeune âge. Il aime le rock, et en particulier Queen. Mais est surtout fasciné par les guitaristes. Et en particulier Yngwie J Malmsteen, Tommy Bolin ou encore Stevie Ray Vaughan. En 2000, il fonde Texas Flood, un quartet dont le patronyme laisse, bien entendu, augurer du style adopté. Il se lance ensuite dans un duo, en compagnie du batteur Steve Washington : le Washington Lees Experiment. Toujours pas satisfait de ses expériences, il cherche à créer un nouveau concept dans l’univers du blues, en posant les bases de son projet sur l'ambiance et le fun que peuvent générer sa musique. Il fonde alors son propre trio, flanqué du bassiste Adam Ogiliev (déjà impliqué dans le Texas Flood) et du drummer Andy Perfect. Le groupe veut briser les perspectives conventionnelles du blues, en communiquant aussi bien un sentiment de bonheur que de tristesse. Mais suffit pas d’avoir de bonnes idées, il faut aussi les concrétiser. Alors, ce "Bigg Mann" est il vraiment différent de la production blues habituelle ? Tout d’abord, il n’affiche qu’une durée de 40 minutes. Ce qui est vraiment peu pour un cd. Surtout lorsqu’on veut convaincre le mélomane avoir décelé un nouveau créneau. Blues Matters, label anglais particulièrement dynamique, a signé le Lees Band. B.M. est également un magazine de blues qui prend une ampleur certaine sur le net…

Dès les premiers accords de "Bigg mann", on sent le Lees Band libéré. Tout au long de ce blues rock bien carré, tempétueux, la guitare occupe tout l'espace sonore. Sam possède une bonne voix. Puissante également. Mais surtout, ses cordes dominent parfaitement leur sujet. Faut dire que grâce aux vertus du re-recording, il assure également la rythmique. En trame de fond, Andy tape dur sur ses peaux. "The way it is" se distingue par une rythmique digne du ZZ Top de naguère. Lees double à l'orgue. Cette plage me fait penser furieusement au hard blues rock anglais des seventies. "See you again" accentue cette première impression. Rien de bien neuf à l’horizon. La cohésion rythmique est irréprochable. Ce qui permet, sans aucun doute, de donner toute confiance au soliste. Le travail sur les voix passe bien la rampe. Résultat des courses : la musique est très accessible. Parfois elle me rappelle les duels échangés entre Jeff Beck et Jimmy Page, lorsqu’ils sévissaient chez les Yardbirds. Plage lente et atmosphérique, "It's not your fault" s’écarte totalement de l’univers du blues. L’interprétation est cependant de bonne facture, même si les cordes empruntent un profil heavy metal. Acoustique, "Dusty road blues" est un intermède instrumental de brève durée. Dans le registre des ballades, "Little girl lost" trempe dans le R&B. Mais je la trouve un peu trop américanisée à mon goût. Dans le registre, je préfère "The memories that still holds me". A cause de ses accents sudistes. Une compo de southern rock dont le mur de guitares est aussi épais que solide. Blues rock classique et rythmé, "Dance hall" rappelle l’inévitable Vaughan. Autre ballade, "The other side of the day" constitue un des meilleurs moments de l’œuvre. Un blues très mélodique réminiscent d'un certain Fenton Robinson. La finale s’enfonce dans le hard rock pur et dur. Agressives, les guitares sont traitées à la manière de Pat Travers. Et en bonus track, on a encore droit à "Set me free", une ballade, ma foi, tout à fait inoffensive. Bref, si cet opus met en exergue des musiciens particulièrement efficaces dans leur style, on ne peut vraiment pas dire que leur musique soit révolutionnaire…

 

 

Various Artists

Our Latin Thing 3

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Cette série s’attache à résumer la réédition de l’énorme catalogue du légendaire label Fania. Ce troisième volume permet à l’auditeur de goûter les improvisations du Fania All-Stars en concert ou encore de l’inévitable Joe Bataan sélectionné par Gilles Peterson pour sa ‘Dj-series’ personnelle. Côté boogaloo, on pointera deux titres ‘groovy’ d’Eddie Palmieri et de Ray Barretto ou encore l’énergie rock’n’roll de l’excellente La Lupe. Dans un registre plus funk, le producteur de hip hop Dj Format dépoussière le dansant « Kool It » de Jimmy Sabater tandis que le « You need help » de Monguito Santamaria rappelle le très bon album « Black Out »  réédité l’an passé. Plus pépères, trois plages salsa des années 70 de Willie Colon, Hector Lavoe et de Bobby Cruz & Ricardo Ray clôturent la sélection ; mais on leur préférera l’énergie sans matière grasse des années soixante.

 



The Electric Soft Parade

No need to be downhearted

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En 2003, suite au flop enregistré par leur album « An American adventure », la formation de Brighton décide de mettre son aventure entre parenthèses. Faut dire que la déception était énorme. D’abord beaucoup d’argent avait été investi pour promotionner cet opus. Et puis paru en 2002, « Hole in the wall » avait décroché le prix Mercury. Un succès qui en appelait un autre… Ce qui explique sans doute pourquoi, déçus par la tournure des événements, les frères White ont alors choisi de monter un projet parallèle : The Brakes. Mais il faut croire que l’E.S.P. leur tient particulièrement à cœur ; car en 2005, le groupe s’est reformé et a concocté un Ep : The Human body ». Puis a recruté un bassiste, Matt Taites et un drummer, Matt Priest, avant d’enregistrer son quatrième album, « No need to be downhearted », un disque manifestement destiné à séduire le public américain. Et pour cause, à l’instar de leur EP, il y sera distribué.

Maintenant, ce n’est pas une raison suffisante pour que les Yankees se jettent sur cette plaque. D’autant plus que la solution sonore d’E.S.P. demeure fondamentalement britpop. La production hyperléchée constitue davantage un argument de poids. Le soin apporté aux harmonies vocales, aussi (et pas seulement à cause des remarquables 20 secondes chantées a cappella du morceau caché). Beatlenesques (dans l’esprit du pot-pourri occupant toute la seconde face de l’elpee « Abbey Road ») ou réminiscentes de Simon & Gardfunkel. Faut dire que les voix d’Alex et Tom White se conjuguent en parfaite harmonie. Et puis, une présence plus marquée de synthés. Comme chez le défunt Grandaddy. Ces lignes directrices sont bien sûr chargées de nuances. « Shore song » nous plonge ainsi dans le psychédélisme ‘sydbarretien’. Elégamment orchestré, « Life in the backseat » évoque The Divine Comedy ; même la voix emprunte les inflexions de Neil Hannon. Noisy pop, « Woken by a kiss » est hanté par les shoegazers Ride. « Have you ever felt like it’s too late ? » et « Appropiate ending » auraient pu figurer au répertoire de Teenage Fan Club. Légèrement funkysant, le contagieux et excellent « If that’s the case, then I don’t know » mériterait une gravure en single. Propulsé par les accords d’un piano vivifiant, « Cold world » lorgne aussi bien vers l’univers de Paul Mc Cartney que de Ben Folds Five. C’est également la seule compo récupérée de l’Ep. Délicieusement suranné, « Come back inside » aurait pu figurer dans le répertoire des Fab Four à leurs débuts (cette mélodie !), s’il n’y avait ces nappes de claviers synthétiques (Llama Farmers ?) Et l’album se termine comme il a commencé : par le titre maître. Une compo intimiste, ténébreuse, dominée par le piano, portant le même titre. Encore que la seconde version s’achève par le silence de la nature, un silence uniquement troublé par le chant d’un merle siffleur…

Julie Doiron

Woke Myself Up

Écrit par

Escortée de ses vieux potes de chez Eric’s Trip, Julie Doiron délivre 10 splendides nouveaux morceaux, expédiés en à peine 29 minutes 59 secondes. Enième effort de la Canadienne, « Woke Myself Up » est l’archétype même du recueil vite fait bien fait. Surtout bien fait. En témoigne les excellents « Dark Horse », « The Wrong Guy », « I Woke Myself Up » ou encore un « No More » qui colle à la tête comme un chewing-gum sous une table. Les 10 ballades folks de ce disque s’écoutent d’une traite, calé dans le fauteuil à contempler le vide, sans se poser de questions. La courte durée de « Woke Myself Up » en fait cependant un maigre en-cas qui risque fort bien de laisser les auditeurs sur leur faim. En attendant que la demoiselle nous serve enfin le plat principal, c’est toujours ça de pris…