La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Chroniques

John Kruth

Eva Destruction

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« Eva destruction ». En guise d’introduction de son dernier opus, John Kruth nous en martèle le titre dès la première chanson. De quoi se faire une overdose expéditive. Mais alors qu’à l’agonie on sent venir la fin de notre capacité à la tolérance, arrive, salvateur, le deuxième titre « Mrs Chagall ». La rencontre insolite entre Mrs Chagall et Mrs Magritte a de quoi faire oublier ces douloureux premiers instants. Mais le répit est de courte durée. Cruel, John Kruth nous assène « Another Dimension », intermède à la voix qui semble tout droit sortie des entrailles de la terre (ou sont-ce les siennes ?) C’est au tour de « Majestic Ganesh » de faire office de preux chevalier pour nous tirer des serres crochues de ce vilain morceau. Vient ensuite « Dinner music for the mob », titre purement instrumental qui, à lui seul, vaut la découverte de cet album. Et la surprise ne s’arrête pas là ! « Poor Friedrich » (Nietzsche), « Locomotive » et « Goudla’s gypsy dance » valent, eux aussi, le détour! De tout, donc, sur cet album où le bon et le mauvais s’entrecroisent. Mais le meilleur vaut bien la peine de se farcir le pire.

Summer Hymns

Summer Hymns

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Oubliés les bonnets. Rangées les écharpes. Pliées les moufles et les chaussettes norvégiennes. Voici venu l'été, voici venu le temps où la recherche de douceur et de fraîcheur vont devenir quêtes. Backward Masks a décidé de préparer le terrain en commettant « Summer Hymns », ode au soleil et au bien-être. Solennel comme une sonnerie d'appel au théâtre, le rideau de Misra Records (Fools Gold, Clemency, Voice Brother & Sister?) s'ouvre sur les artistes. Avides de crier à qui veut les entendre que nous ne maitrisons pas les saisons, ils composent 12 titres entraînants comme des balades à la campagne. En ces lieux où la réflexion intérieure a sa place, où la mise remise en question se pratique sans angoisse, où la prise de conscience sur notre mode de vie est indissociable. Un album intelligemment composé, diffusant avec sagesse l'envie de voir plus loin.

L'album n'est pas innovant, ni incroyable. Il est dans la lignée de ces oeuvres que l'on ressort de temps à autre en se rappelant l'effet interne qu'il procure plutôt qu'un souvenir impérissable entre les oreilles. Bien découpé, net, précis avec la sensation de liberté qui l'emballe bien, Backward Masks ouvre les festivités de l'été, ça sent déjà le barbecue et le chlore.

Hey Hey My My

Hey Hey My My

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Le monde énigmatique et mystérieux du Canadien Neil Young est difficile à percer. Mais à Bordeaux, dans les années 90, deux étudiants se découvrent une passion commune et décident de s’y introduire. Julien Garnier et Julien Gaulier recrutent un bassiste et un batteur pour former Hey Hey My My, un groupe destiné à naviguer quelque part entre pop et folk. Tout en puisant, bien sûr, leur inspiration dans le répertoire de Monsieur Young. Ils gravent tout d’abord une démo. Elle servira rapidement de base à l’enregistrement de leur elpee éponyme. Le groupe est alors signé chez Sober and Gentle, un label français au sein duquel militent notamment Cocoon et Porn Groove. Et enregistre cet opus. Découpé en quatorze titres, il recèle de superbes mélodies qui font la part belle aux guitares acoustiques pendant que les deux Julien conjuguent la tendresse de leurs voix.

L’opus s’ouvre par le très beau « Merryland ». Contagieux, « I need sometimes » dévoile l’admiration que porte également le groupe aux pop songs des Beatles. A siffloter sous la douche ! « Your eyes when we kiss » est une ballade d’une beauté sincère et touchante. « A true story » clôt ce disque, mais cette plage prélude probablement une histoire vraie, celle d’un quatuor combinant tous les éléments essentiels pour vous mettre de bonne humeur ou voir la vie en rose. Selon !

Le combo se produira au Botanique le 28 novembre à Bruxelles. Désormais on connaît Bordeaux pour ses grands crus. Un autre arrive, mais celui là s’appelle Hey Hey My My !

A consommer de préférence

Elevé en plein air

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« Elevé en plein air » constitue le premier opus d´A consommer de préférence (ACDP pour les intimes). Originaire de Louvain-la-Neuve, cette formation pratique une musique folk empruntant tour à tour des accents orientaux, celtiques, andalous ou encore slaves. Une diversité musicale qui a valu à l´œuvre d´ACDP le qualificatif de ‘musique préférentielle’. Chaque instrument (à savoir la guitare, le violon, la flûte, la batterie, le piano et le saxophone) est merveilleusement mis en valeur par les compositions des jeunes frères Aussems (NDR : l’un est également claviériste, l’autre guitariste du groupe). Chaque titre nous entraîne dans une histoire, une ambiance enchanteresse et dépaysante, nous baladant d´une culture à l´autre, du festif au mélancolique, à travers les âges et les continents. En seize morceaux, le sextet charme l´auditeur par son talent. Talent qui leur a valu de participer à l’édition 2005 du Festival International de Musique Universitaire (FIMUM).

Mention spéciale à la pochette de l´album qui est une véritable petite œuvre d´art toute en originalité et créativité, à l´instar de la musique du groupe. Bref, un album à écouter d´urgence et de préférence !

 

 



Gravy Train!!!!

All The Sweet Stuff

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Le kitsh a des limites. Gravy Train!!!! les franchissent sans mal et sans gêne. Après « Hello Doctor » et « Are You Wigglin’ ? », deux albums relativement délirants, le quatuor revient en ressassant les mêmes chansons, les mêmes rythmes, les mêmes textes graveleux mais un peu plus de guitares qu’auparavant. Super… Bref, ils ne se seront pas creusé la cervelle très longtemps pour concocter ce « All The Sweet Stuff », drôle pendant dix minutes, lourdingue sur la longueur. Tant qu’à écouter de la pop queer, on jettera plutôt notre dévolu sur Le Tigre ou encore les excellents Hey Willpower qui, eux, ne se foutent pas de la gueule de leur clientèle.

Eddie Benitez and Nebula

Night Life / Essence of Life

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Le nom ne vous dit peut-être rien. Eddie Benitez, enfant-roi surdoué, respecté de ses pairs et menant même une courte rivalité d’estime avec Carlos Santana. Le premier artiste latino à se produire au mythique CBGB ! Il se fait rapidement un nom en accompagnant des maîtres tels que Tito Puente, Charlie Palmieri et presque tout le Fania All-Stars. Son premier album, « Night Life » sera produit par le sorcier Louie Ramirez. Un condensé de musique latine, toutes percussions dehors (le très influent Nicky Marrero), un Hammond qui bavarde à bon escient et Eddie au centre des débats. Parlons-en, une guitare aérienne, virtuose mais jamais envahissante qui survole discrètement ses troupes de choc. Un crew soudé comme le poing perceptiblement plus chevronné dans les uptempos, en pleine cavalcade homérique. Point faible et ce qui a mal supporté les assauts du temps, les vocaux sont souvent dispensables et sur le fil du kitsch. Le second disque "Essence of Life", trois ans plus tard, est du même tonneau alors que le groupe a presque entièrement été remanié. Surgit la tragédie, le point de rupture. Alors qu’il vient d’être signé par Chris Blackwell chez Island, le crabe s’attaque à lui et l’album en préparation reste sans suite. Il s’en remettra, jouissant ensuite de fortunes diverses et de quelques collaborations enthousiasmantes. Son nom est désormais étroitement lié à celui de George Benson et l’on chuchote un retour imminent avec, en guests, Benson et le Prince en personne. Affaire à suivre…

 

 

Young James Long

You ain't know the man

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Découpé en cinq titres, ce disque est le résultat de la rencontre entre trois personnages : tout d’abord les Texans Taylor Young et Kirkland James, respectivement drummer et guitariste, ainsi que l'énigmatique TW Long, originaire lui de la cité du métal, Detroit. C'est dans cette ville inhumaine qu'il a fait ses premiers pas. Fin des années 80. En perpétuant l'héritage de gloires locales comme le MC 5 ou encore Iggy Pop & The Stooges. PW a milité chez Mule, un trio responsable d’une fusion entre rock, country, blues et métal. En 96, Long change d'air et fonde un duo : Reelfoot, en compagnie du batteur Mac McNeilly (ex-Jesus Lizard). Le chanteur énigmatique disparaît une fois de plus de la circulation pour embrasser une carrière de chroniqueur. Une situation qui le conduira au cœur du Texas, à Dallas – Fort Worth. Là, le goût de la musique lui revient. Une petite tournée accomplie en Angleterre éveille l'intérêt du label Southern. Taylor Young est déjà préposé aux percus lorsqu’il concocte l'album "God bless the drunkard's dog", un disque qui ne paraît qu’en édition limitée. Et sous la forme d’un vinyle. Sur le sous-label Black Diamond.

« You ain't know the man » constitue le résultat de la rencontre entre ces trois musiciens qui ont choisi en toute modestie le patronyme Young James Long. Une rencontre assez brève, puisqu’elle n’a accouché que d’un enregistrement de 7 bonnes minutes. Mais une rencontre d’une densité exceptionnelle. Les éclats métalliques sont délivrés sous leur forme la plus brute. Encore une fois, il ne s’agit pas d’un opus, mais d’un exercice de style destiné à nous plonger dans un autre monde. Une invitation à un voyage sans retour ; car nos oreilles ne peuvent rester intactes après avoir vécu une telle expérience sonore. D’ailleurs, nos organes de commande ne répondent plus suite à une telle épreuve. Et nous en perdons tous nos points de repère. Si la base de lancement est située à Dallas, le projectile fonce tête baissée plein sud-est ; vers le Delta du Mississippi. Les références musicales puisent dans le blues profond, brut, primaire, rudimentaire ; mais ces mécaniciens du son ont emporté leurs machines. Ils récupèrent les métaux lourds, les tordent, les déchiquètent à la disqueuse, les broient, provoquant des gerbes d’étincelles incandescentes ! Ces cinq brûlots inextinguibles laissent transparaître, à travers ce kaléidoscope d’image déchirées, des artisans métallo de Detroit ; mais également les fantômes des vieux bluesmen partis trop tôt de ce monde malsain ainsi que les inévitables MC5 et Stooges… faisant passer les parties déjantées organisées dans les studios Fat Possum ou le pays des collines du Nord du Mississippi ainsi que les délires du Blues Explosion de Jon Spencer, comme des exercices délicats, sis à des années-lumière de cet univers inaudible. Une expérience à goûter quel que soit l’âge, à condition d’avoir été vacciné. A partir de cet instant, vous pourrez accéder au cœur de cette orgie sonore où seules les guitares lacérées, les percussions martelées et le chant sauvage on droit de cité. Soutenue par des chœurs incantatoires, cette voix devient même caverneuse tout au long de "Oseadelia" et de "Badcox", alors que véritable rouleau compresseur, "Her Jammies" écrase tout sur son passage… Wow !

                                                                                             

 

Billy Blue

Blues in my room

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Alias Billy Blue, William Strauss est originaire de Long Island, non loin de New York. Il y a plus de trente années qu’il trempe dans le blues. En 1980, il fréquentait les Sunday Blues Jams du regretté souffleur Bill Dicey. A cette époque, il vivait à New-York. Il rencontre Jerry Portnoy en 86. Ce dernier le convainc de s'établir à Boston, où la scène blues est alors particulièrement florissante. Des groupes ou des artistes comme Roomful of Blues, Sugar Ray and the Bluetones, Ronnie Earl et Duke Robillard y sévissent alors avec bonheur. Il fonde son Billy Blue Band en 88, mais cesse de jouer en 1990. Au cours des années suivantes, on  ne le voit plus guère ; et pour cause, il passe son temps à étudier le style de Little Walter. Chez lui. En détail. Mais en 2000, il émigre à Worcester, dans le Massachussetts. Il y retrouve les musiciens de son Billy Blue Band avec lesquels il avait gardé le contact. En l’occurrence Pete Henderson à la guitare, Brian Rost à la basse et Justin Berthiaume aux drums. « Blues in my room » marque ses débuts discographiques. Il a été enregistré au Club 39 à Sudbury.

L’opus s’ouvre par "Hard hearted woman", une plage signée Big Walter Horton. L’interprétation est assez classique. La formation est renforcée par une section de cuivres réunissant des instrumentistes notoires : Sax Gordon Beadle au sax ténor, Doug James au sax baryton et Scott Aruda (musicien de Toni Lynn Washington) à la trompette. L'harmonica est bien mis en évidence sur le devant de la scène. Billy souffle puissamment mais respectueusement. Sax Beadle en profite pour mettre également le nez à la fenêtre. David Maxwell s'assied derrière le piano et attaque le "Sugar sweet" de Mel London. La version proposée, qui figure également au répertoire de Muddy Waters, est excellente. Le turbo est dans l'harmo. Le style adopté est proche de Little Walter. Du très bon travail ! L'esprit du blues de Chicago pratiqué dans les années 50 est parfaitement respecté ; et Blue s’y attarde en l’adaptant à sa sensibilité personnelle sur des œuvres signées Little Walter. Des instrumentaux : "Big Leg Mama" et "Don't need no horse". Il partage également un duo passionné et talentueux en compagnie de David Maxwell pour interpréter le superbe "I got to find my baby". Une compo issue de la plume de Willie Dixon, mais figurant au répertoire de Walter. Billy passe le relais à son guitariste, Pete. Il tire son épingle du jeu tout au long de la cover d’"I get evil (Don't you lie to me)" d'Albert King. Il y dispense de belles et courtes phrases empruntées au Roi Albert. Billy a également signé six compositions personnelles. Elles se démarquent du blues de Chicago. Notamment "I'll come running back". Nous atterrissons ensuite à Memphis. Le son Stax est largement cuivré. Le piano de Bruce Bears (du Duke Robillard Band) virevolte. Soutenu par le sax baryton de Doug James, la trompette d'Aruda et dynamisé par les riffs rythmiques d’Henderson, "Let me know" s’autorise une aventure dans le funk. "So afraid of losing you" lorgne vers la soul de New Orleans. Mêlant blues paresseux et ballade swamp pop façon Earl King, "Baby come back home" s’attarde en Louisiane. "I'm falling in love with you" évolue dans un style très proche du Roomful of Blues : le big band sound. Et pour que cette chronique soit complète, sachez que cet elpee d’excellente facture inclut une reprise tonique du "Everybody's in the mood" d'Howlin' Wolf. Pete Henderson se déhanche à la manière des célèbres gratteurs de la West Coast, tout au long de cette plage qui adopte un style jump...