Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Chroniques

Fall Out Boy

**** Live in Phoenix

Après avoir concocté trois albums en studio, Fall Out Boy revient sous le feu des projecteurs en nous proposant un elpee enregistré en public lors de la tournée ‘Honda Civic’. Au Cricket Pavillion, à Phoenix (USA). Le 22 juin 2007, très exactement. Découpé en pas moins de 15 titres, l’opus attendu par bien des fans est étrangement intitulé « **** ». Il recèle la plupart des singles des trois cds précédents ; en outre, la moitié du set émane de son dernier essai studio en date : “Infinity on High”.

Bien que la plaque réjouisse les fans purs et durs, Fall Out Boy démontre ici qu’il est un groupe de studio et non de live. Certes, le jeu de scène est au rendez-vous –les guitares tournent et les effets pyrotechniques ne manquent pas–, mais tout de même. On peut s’attendre à quelques imperfections instrumentales  –et oui, accomplir des pirouettes en jouant n’est pas si simple– mais la voix est trop souvent hors ton et gâche donc le plaisir d’écoute.

Malgré ce tableau assez sombre, tout n’est pas mauvais. Tout d’abord, ici au moins, on sent que l’on à affaire à du vrai ‘live’, pas comme sur certains enregistrements aseptisés (le “Live in San Diego” de Switchfoot est un bon exemple). « **** » respire donc le direct avec tout ce que cela comporte, comme les –parfois gros– mots du chanteur entre les titres ou les réactions de la foule en plein délire chantant en chœur les refrains. La reprise du “Beat It” de Michael Jackson est un autre moment fort. Impliquant John Mayer, ce titre est un réel plaisir pour les oreilles. Il est également le seul enregistré en studio.

A noter qu’il existe également une version Dvd de ce set, incluant également la cover ‘live’ de « Beat It ».

Bill Lupkin

Where I come from

Écrit par

Bill Lupkin est né et a grandi à Fort Wayne, dans l’Indiana. Touché par le virus du blues, il émigre à Chicago, fin des sixties. Il y hante assidûment les clubs des quartiers Sud et Ouest pour chanter ce blues, tout en soufflant dans son harmonica. Il fréquente les Aces, le backing band de Little Walter et de Junior Wells ; mais devient également un collaborateur régulier du pianiste blanc, Bob Riedy. Ce qui lui permet de soutenir la comparaison avec les grands ; et en particulier Muddy Waters, Howlin Wolf et surtout le guitariste Jimmy Rogers, pour lequel il participera d'ailleurs à la confection de l'album "Gold tailed bird" (produit par Freddie King), en 1972. Une aventure au cours de laquelle il avait acquis la promesse de travailler en compagnie de Canned Heat. Un projet qui ne s’est, cependant, jamais concrétisé. Mark Hummel, le célèbre souffleur californien, est responsable des notes consignées sur la pochette. Il avait rencontré Bill, en 1973. A Los Angeles. Et avait été impressionné par sa technique, notamment par les effets obtenus par la langue, afin de développer un style proche de James Cotton. Plus d’un quart de siècle plus tard, Lupkin nous rappelle à son bon souvenir. Il avait ainsi monté un groupe : le Chicago Blues Coalition, en compagnie duquel il ait commis un elpee chez lui, à Fort Wayne, en 1999. Un disque enregistré en public intitulé "Live at the Hot Spot". Au sein de son backing group figurait alors le pianiste Barrelhouse Chuck et le guitariste Billy Flynn.

Pour enregistrer ce tout nouvel opus, il a reçu le concours de ses amis. Il a ainsi conservé le drummer du Chicago Blues Coalition, Mark Fornek ; et puis les musiciens de Nick Moss. Il signe toutes les plages de cette œuvre, en exploitant à merveille toutes ses expériences vécues. Le booklet est illustré par des témoignages photographiques où il figure en bonne place auprès de tous les grands. Impressionnant !

L'album s’ouvre par le puissant "What's with that?". Bill respire la joie de chanter et de souffler. Nick Moss piaffe d’impatience et décroche, sans attendre, une première flèche sur ses cordes. Nous sommes ici en plein cœur du Chicago Southside. "The sun is shinin" accroche instantanément. Les musiciens manifestent une grande cohésion. L’ambiance des années 50 est parfaitement restituée. Une sonorité qui fait plaisir à entendre. Bill souffle comme Little Walter. Tim Wire nous ramène dans l'univers de Sunnyland Slim et d'Otis Spann. Nick lorgne vers celui de Jimmy Rogers et d'Eddie Taylor. "All night long", "Move out to the country" et "Bad feelin" évoluent dans le même registre. Lupkin y démontre avoir entièrement assimilé la quintessence de la Cité. Celle de Little Walter, Junior Wells, James Cotton et consorts. Jamais ce disque ne suscite l’ennui! Instrumental explosif, "Madison & Sacramento" nous renvoie à l'époque au cours de laquelle, Little Walter – flanqué de ses Aces – sévissait… un temps que nous n'avons – hélas ! – pas connu… Et si vous n’êtes toujours pas convaincu par le talent de cet artiste, je vous invite à prêter une oreille attentive à un titre comme "You got me nervous", un fragment parcouru par les rythmes exotiques et syncopés de rumba. Ou encore par "Cant' hide a lie", un des sommets de l'album. Empruntant le style d’Otis Rush, Nick Moss se réserve une envolée épique sur les cordes ; mais il la convertit progressivement en un style bien personnel. L’elpee explore d’autres horizons sonores. A l’instar d’"I want to love you", une plage qui s'enfonce dans les marécages louisianais. Nous ne sommes alors plus tellement loin du monde de Lazy Lester. Pas étonnant que Mark Hummel apprécie ce diable de Lupkin. Etrange, mais régulièrement, Bill me rappelle un de mes artistes favoris : William Clarke. "What you gonna do" en est la plus belle démonstration. A cause de cette force de frappe, de cette puissance de souffle et de cette conviction jamais prise en défaut. La voix est bien adaptée au style. Hundt y apporte une touche originale à l’aide de sa mandoline. Dans un registre réminiscent de Johnny Young. En fin d'album le disque nous réserve une version différente de "Move out to the country". Plus cool, elle remonte à l’an 2000. Elle implique la plupart des mêmes musiciens. Steve Lupkin, le petit frère, a rejoint le line up. Il y est préposé à la basse. Hubert Sumlin participe à cette plage à l’ambiance assez Howlin' Wolf. Ce clin d’œil adressé à Bill Clarke est reproduit lors du slow blues, "Early hours of the mornin". Cinq minutes de bonheur! Bienvenue chez les Grands, Mr Lupkin!

 

 

 

Various Artists

Bole 2 Harlem volume 1

Écrit par

Pour élaborer le projet “Bole 2 Harlem”, le producteur américain David Schommer (Baha Men, Donna Summer) a puisé son inspiration lors d’un voyage accompli en Ethiopie. En effet, déçu que les hip hop-ers locaux se contentant d’imiter l’Occident au lieu de puiser dans leur riche passé musical (bien illustré par les excellentes compilations « Ethiopiques »), il a décidé de rendre hommage à la musique éthiopienne.

De retour à New-York, Schommer a rassemblé quelques amis : la chanteuse Tigiist Shibabaw (sœur de Gigi), le emcee américano éthiopien Maki Siraj, le percussionniste Davi Vieira, le bassiste Henok Tenesgen et le joueur de kora Balla Tounkara. Ensemble, ils ont retravaillé en clé moderne quelques thèmes traditionnels éthiopiens. Plutôt bonne sur papier, cette idée ne convainc que par intermittence. On démarre bien par le reggae hip hop du titre maître. ET le funk africain de « Hoya Hoye » ainsi que « Home » passent bien la rampe. Mais on s’enfonce très vite dans des programmations électroniques un peu faciles. Et cette volonté de plaire à tout prix déforce les qualités musicales présentes tout au long de la plaque. Néanmoins, si vous aimez Transglobal Underground, vous devriez apprécier cette compile…

Okay

Low Road

Écrit par

Marty Anderson, alias Okay, est l’un de ces artistes atypiques qui n’hésitent pas à aller au dessus de leurs limites pour convaincre un public qui, tôt ou tard, finira médusé par une telle persévérance. Victime d’une affection gastrique chronique, une forme rare de la maladie de Crohn lui interdisant régulièrement d’errer plus loin que le porche de sa maison, Anderson déploie toute son énergie sur « Low Road ». Cet admirable recueil vogue subtilement entre folk, indietronica et ingénieuses expérimentations.

Sans s’apitoyer sur son sort, le Californien à la voix singulière retrace les hauts et les bas d’une vie alambiquée et questionne le monde à coup de mélodies énergiques survolées de textes majoritairement sombres. Première partie d’un diptyque dont la seconde moitié s’intitule tout simplement « High Road », ce « Low Road », originellement publié en 2005, est une bien jolie surprise...

Evangelista

Hello, Voyager

Écrit par

Derrière Evangelista se cache Carla Bozulich, chanteuse des Geraldine Fibbers. Ce nouveau projet nous accompagne à travers les élucubrations schizophréniques de la donzelle. Difficile d’accès, l’univers bipolaire de Bozulich déconcerte et donne assez rapidement la nausée aux auditeurs non avertis. Assurément, quelques titres de cet « Hello, Voyager » permettent d’entrevoir la facette plus posée et agréable d’Evangelista (« The Blue Room », « Lucky Lucky Luck », « For The L’il Dudes »). Mais cette dimension analgésique ne fait alors qu’amplifier le côté saumâtre et agaçant des petites expérimentations de Bozulich (« Hello, Voyager », « Winds Of St. Anne »). Evangelista ne semble pas encore avoir choisi entre l’option Noise, gothique ou Sleep Rock. En attendant que la formation qui compte, entre autres, des membres de Thee Silver Mt. Zion, se décide entre les deux alternatives, nous, on passe notre chemin. Très discrètement, histoire de ne pas énerver la demoiselle, apparemment assez tourmentée.

Snowden

Anti-Anti

Écrit par

La voix nonchalante de Jordan Jeffares pourrait être prise comme une invitation à la fuite. Telle une aventure improvisée en pleine nuit d’été, les Américains de Snowden sortent leurs plus beaux atouts et font résonner leurs chants jusqu’aux cimes. Peut-être pas pour rien que Jade Tree les a recruté du fin fond de leur cambrousse pour poser leur première pierre « Anti-Anti », faisant suite aux échos radiophoniques qui ont vite fait le tour de leur Géorgie natale. Des invités d’honneur, connus sous les noms de reverbs (vocaux, cordes) et lo-fi, prennent place sur l’opus et copinent sur un rock harmonique habillé en indie pour l’occaz. Une combinaison qui s’est vite vue supporter Clap Your hands Say Yeah ou les remarquables Arcade Fire avant d’être soutenue à son tour par le producteur Eric Wofford (Explosions in the Sky, My Morning Jacket). Et on doit se l’avouer : leurs petites balises gonflées de gaz atmosphérique flottent dans un équilibre constant et éthéré. L’embarcation Snowden est sur la bonne voie, celle de l’insubmersible. Et ce n’est pas mal pour un début.



Saturnia

Muzak

Écrit par

Ayant tenté plusieurs formes d'association depuis 96, le Portugais Luis Simões a finalement opté pour le travail en solitaire. Même si cet opus compte quelques invités, Luis a tout composé, écrit et chanté, et joue quasi tous les instruments… sans démériter. Et le résultat prouve qu'il n'a pas eu tort. « Muzak » est un album fort intéressant. On est tenté d'énumérer ses disques favoris pour définir son style. Mais cette pratique s'avérerait par trop réductrice. Bien évidemment, le Floyd de Nick Barrett est largement présent, de même que le mouvement kraut cher à Ashra Tempel, Klaus Schulze et Tangerine Dream. Il emprunte aussi au space rock d'Hawkwind, mais sous sa facette la plus volatile. Nick Turner joue d'ailleurs de la flûte sur la seconde et excellente plage, « Organza ». Mais la recherche sonore et les rythmiques plus modernes qui jalonnent l'album font également référence à Portishead, alors que quelques ambiances surannées et désuètes rappellent Air. Enfin, la dernière plage glisse lentement sur les eaux du Gange. Et ni Ravi Shankar ni les Finlandais de In the Labyrinth ne la renieraient. Malgré une compo plus faible (« Kite »), ce trip psyché-cosmique et intemporel s’avère très recommandable.

 



Velvet Revolver

Libertad

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Si les treize titres qui composent le nouveau bébé de Velvet Revolver étaient à la hauteur du phénoménal « Let it Roll », qui ouvre les hostilités, « Libertad » aurait sans aucun doute pu prétendre au titre de meilleur album hard de l’année. Malheureusement, c’est loin d’être le cas.

Petit rappel. En 2003, Slash, Duff McKagan et Matt Sorum, tous ex Guns n’ Roses, s’accoquinent avec Scott Weiland, ex vocaliste de Stone Temple Pilots, toxicomane invétéré en rédemption. La formation, enrichie du guitariste Dave Kushner, écume les clubs de Los Angeles sous le nom de Velvet Revolver. Un joli clin d’œil au groupe d’Axl Rose toujours en plein marasme. Dans le milieu, on ne mise pas 10 cents sur le projet mené par Slash, si bien que Velvet Revolver se voit rapidement coller l’étiquette ‘supergroupe’ sur son grassouillet. Un an plus tard, l’album « Contraband » fait taire les plus sceptiques. Une première plaque propulsée par les hits « Fall to Pieces » et « Slither ». Du béton armé ! Malgré de nombreux problèmes familiaux (souvent liés à des addictions diverses et à des décès de proches !!) les comparses ne baissent pas les bras et s’attaquent à la composition d’un deuxième album. Exit le producteur Rick Rubin. C’est désormais Brendan O’Brien qui façonnera le son du revolver de velours. Et ce « Libertad » se voit par la force des choses plus formaté, plus posé, moins abrasif que son prédécesseur.

L’enchaînement des trois titres d’ouverture s’avère fatal et fera secouer la tête des amateurs de hard rock pur et dur. La guitare de Slash n’a jamais aussi bien sonné, et Scott Weiland effectue de superbes performances vocales. Malheureusement, la suite est constituée de ballades et de titres mid tempo. De belles compos bien propres, mais qui manquent singulièrement de hargne, de sueur… Trop de roses, pas assez de fusils. On se serait volontairement passé des gentillets ‘Ouh, ouh’ qui truffent l’ensemble de cette plaque trop politiquement correcte. Par contre, l’inattendue reprise du « Can’t Get it Out of My Head » d’Electric Light Orchestra fait remonter la température, et le final « Gravedancer » rappelle que le combo est incontestablement constitué d’une solide bande de musiciens.

« Libertad » n’en reste pas moins un album assez recommandable, mais pas indispensable. Je parierais mon vieux perfecto déchiré contre une bouteille de Bourbon que les auditeurs de Classic 21 vont adorer ça !

Liens vers MSN et I-tunes ci-desous: 

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6179544

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=258682501&s=143446