Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Gary Numan
Afghan Whigs
Chroniques

Murder

Stockholm Syndrome

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L’invasion danoise est à nos portes. The Raveonettes, Saybia, Trentemøller et autres Mew ont éraflé nos frontières, ouvrant la voie à la relève. Celle-ci se nomme Figurines, Amber, Band Ane et, surtout, Murder. Deux ans après « One Year From Now It’s My Birthday », un premier album passé inaperçu, ces derniers prennent leur revanche en assaillant le monde d’un « Stockholm Syndrome » des plus envoûtants. Le second ouvrage de Jacob Bellens et Anders Mathiasen, parfaite bande son hivernale, capture l’auditeur le plus réticent et l’apprivoise subtilement à coups d’agréables comptines folks. Evoquant à la fois Johnny Cash (« Naming The Demon »), Nick Drake (« Daughters Of Heavy ») ou encore, dans une moindre mesure, Nick Cave (« Bodies Collide »), la voix profonde de Bellens amadouera les irréductibles qui finiront, tôt ou tard, par se laisser aller, victime malgré eux de ce délicat « Stockholm Syndrome ».

Hot Club de Paris

Drop It 'Til It Pops

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Hot Club de Paris. Qu’on le veuille ou non, ce patronyme décalé a de la gueule. D’abord, c’est tellement parisien pour des Anglais. Ensuite, si un guide des noms de groupes racoleurs devait être publié, Hot Club de Paris constituerait certainement une référence de premier ordre. Musicalement, on nous annonçait un album ouvertement post-punk, un concurrent direct pour Maxïmo Park, The Rakes et autres Futureheads. Il n’en est rien. Le squelette des morceaux d’Hot Club de Paris est fondamentalement instrumental. Nous sommes ici en présence d’un punk-math rock azimuté à l’envi.

Paul Rafferty (basse), les frères Matthew (guitare) et Alasdair (batterie) Smith aiment à chanter à l’unisson, raconter de petites légendes urbaines scotchées sur des orchestrations faussement pop, vraiment speedées. Hot Club de Paris apprécie la vitesse, se contrebalance des excès et évite les contraventions de justesse. Et ce, pour plusieurs raisons : une originalité assumée jusque dans le choix imprononçable du premier single, le bien intitulé "sometimesitsbetternottostickbitsofeachotherineachotherforeachother". La formation liverpuldienne a également le bon goût d’alléger la complexité rythmique de ses compositions par de joyeuses trouvailles sonores (« Bonded By Blood »). Hot Club de Paris signe donc un premier album hyperkinétique, truffé de riffs alambiqués et de bonnes intentions.

 

 

Baja

Baja

Écrit par

Baja propose un CD essentiellement instrumental de musique d'ambiance. Mélodies éphémères et compositions embryonnaires se succèdent donc sans heurts, mais aussi sans passion, même si elles amorcent parfois l'intérêt. Un album inoffensif pour amateurs avertis.



Marilyn Manson

Eat Me, Drink Me

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La bête noire du puritanisme américain est de retour ! Mais tant son ramage que son plumage effraient désormais à peine les grands-parents des adolescentes qui lui vouent un culte. En outre, son rock est aujourd’hui davantage façonné dans l’aluminium que dans l’acier. Nous aurions aimé écrire que « Eat Me, Drink Me » était la suite parfaite de l’excellent « Antichrist Superstar ». Hélas, nous ne sommes pas en mesure de vanter les qualités de cette nouvelle plaque. Un opus insipide concocté par un Révérend Manson qu’on imagine fatigué. Si le premier single « Heart-Shaped Glassed » a déjà fait couler beaucoup d’encre, grâce à un clip aussi putassier que sulfureux, seuls quelques titres se dégagent du lot, dont le relativement heavy « Putting Holes in Happiness » ou encore « They said That Hell’s not hot » aux effluves psychédéliques bien prononcées. Que dire du reste, si ce n’est que l’œuvre montre la facette la plus fadasse de la carrière du gourou gothique. Il flirte même parfois avec My Chemical Romance ( « Just a Car crash away » ) ou la techno/dance la plus commerciale ! Proposée en bonus track, la version remix de « Heart Shaped Glassed » fera le bonheur des accros des dancefloors, mais risque fort de provoquer la nausée chez les fans de métal.

Le déjanté Turbo Negro assure la première partie des dates de Marilyn Manson, sur sa tournée européenne. Il risque bien de lui voler la vedette lors de son passage, le 11 décembre prochain, à Forest National. Une galette peu savoureuse et surtout à oublier au plus vite !

Chin Chin

Chin Chin

Écrit par

Chin Chin évolue dans un style directement inspiré par Herbie Hancock et plus récemment Plantlife. Groupe à suivre pour l’instant sur la scène électro/funk, il réunit Jeremy Wilms, Wilder Zoby et Torrbit Schwartz. Trois compères qui sortent tout droit de différentes universités de musique et n’hésitent pas à partager leur connaissance en matière de jazz, de soul, de rock et de R’n B. Fondé en 2001, ce trio est issu de New York City. A l’origine, la formation était destinée à épauler les chanteurs et MCs à Brooklyn. Et puis le combo s’est rendu compte de son potentiel et a décidé de composer ses propres morceaux. Dès que leur répertoire a été forgé, ils ont commencé à recruter des musiciens issus de la scène de Williamsburg.

On connaissait le groupe pour la qualité de ses arrangements de cuivres et le dynamisme constant des musiciens lors de leurs performances live. Ils viennent de démontrer qu’ils avaient suffisamment de bouteille (NDLR : ‘tchin, tchin !’) pour faire la différence en studio. Leur opus éponyme a été signé sur le label français très en vogue en matière de soul et d’electronica, Dialect Recordings. Un album tout en couleurs susceptible de nous plonger dans une ambiance très ‘seventies’ (« Miami ») ou de privilégier la douceur et la finesse (« Appetite »), une compo au cours de laquelle la voix excentrique de Wilder Zoby tire parfaitement son épingle du jeu. A moins que ce ne soit pour adopter un profil robotique sut le ‘hancockien’ « Don’t you see ». Un futur grand groupe !  

Sandro Perri

Tiny mirrors

Écrit par

Du folk peau de pêche. Ce qui ne sera jamais superflu, ni obsolète. Les temps passent et repassent, mais il y aura toujours quelque part un moment intemporel pour accueillir l’amour courtois. Sandro Perri s’essaye à ce doux romantisme en posant sa nonchalante voix de velours sur des lignes de guitare mélodiques et limpides. L’essentiel s’enrobe ça et là de cuivres assourdis et percussions discrètes, pour un charme désarmant.

A des foulées de son passé instrumental vécu chez Polmo Polpo ou son ton électropop entretenu au sein de Glissandro 70, la nouvelle expérience puise dans une électro-acoustique chaude et parfumée. Loin de s’épancher pour autant en de mielleuses mélopées, le Canadien a façonné un style où la douceur a aussi du tempérament et de la grâce ; une formule qu’il applique en s’accompagnant de musiciens osant d’improbables instruments (erhu, euphonium, lap steel...), en s’essayant à des harmonies vocales voyageuses, en préférant un son lo-fi et vintage à l’image du Devendra Banhart de « Oh me oh my ». C’est le résultat auquel la musique peut aspirer lorsqu’elle est vidée de ses frustrations juvéniles, ses contraintes commerciales, ses pressions de flambant neuf. Simple ivresse ouateuse, devant laquelle il faut tout simplement baisser les armes.

Lenny Kravitz

It Is Time For A Love Revolution

Écrit par

Le tombeur de ses dames revient sur le devant de la scène, quatre ans après « Baptism ». Une période durant laquelle Lenny Kravitz se serait assagit, mettant le sexe de côté afin de trouver l’amour. C’est en tout cas ce que reflète cet « It Is Time For A Love Revolution » plein de bons sentiments. L’étalon a rangé sa hargne et sa fougue au fond de l’étable et se contente désormais de galoper le long des sentiers sur lesquels il avait laissé d’inaltérables empreintes, quelques années auparavant. Le « Let Love Rule » de 1989 refait surface ici et là, mais ne convainc jamais réellement.

Les rythmes funky des très efficaces « This Moment Is All There Is », « Will You Marry Me » et « Dancin’ Til Dawn » ainsi que la touche psyché de « Bring It On » s’éclipsent rapidement pour laisser place à des riffs de guitare quelconques (« Love Revolution », le ‘Red Hot Chili Pepper-esque’ « Love Love Love ») et une petite mais crispante série de ballades plus mielleuses que d’ordinaire (« Good Morning », « A New Door », « A Long and Sad Goodbye »). On ne retient alors de l’ensemble que ces futilités radiophoniques et ces vocalises fluettes et irritantes dont une bonne partie de cet ouvrage aurait pu s’abstenir. Sieur Kravitz devrait en revenir à sa philosophie originelle : un peu moins d’amour, un peu plus de cul.

Get Cape. Wear Cape. Fly

Searching For The Hows And The Whys

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A trop rechercher le comment et le pourquoi des choses, on peut aisément finir par prendre la tête à son auditoire. La quête philosophique de Sam Duckworth alias Get Cape. Wear Cape. Fly, elle, démarre pourtant sur des notes si légères que le questionnement ne paraît subsister que quelques courts instants. Une impression de bien trop courte durée.

« Let The Journey Begin » introduit ce second essai en fanfare, à l’aide de trompettes, de saxos, d’une section de cordes et d’une petite touche d’electronica. Un départ prometteur qui laisse vite place à une évidente masturbation mentale dont la substance obtenue est propulsée aveuglement sur une large partie de la plaque. La vivacité des mélodies est alors effacée au profit de textes trop bavards et d’une profondeur qui semble mal avenue. Les extraits les plus sympathiques de ce second recueil en perdent carrément de leur charme (« The Children Are (The Consumers Of) The Future », « Keep Singing Out » ou encore la collaboration de Kate Nash sur « Better Things »). Même la patte évidente de Nitin Sawhney, coproducteur de l’essai, tombe à plat. Get Cape. Wear Cape. Fly se paie également une intervention de Billy Bragg sur un interlude dont l’intérêt et la pertinence est difficile à cerner. Dans l’ensemble, ce « Searching For The Hows And The Whys » est vraisemblablement plein de bonnes intentions mais passe inexorablement à côté de son objectif. Sauf si celui-ci est effectivement de prendre la tête à son auditoire...