Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La fuite d’Ellside

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Chroniques

Toxic Kiss

Small-Town Faces

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Contre l’apparition du chagrin, la montée de la mélancolie. Contre le petit coup de barre post-‘fiesta de malade’ il existe un remède, un médicament radical et efficace. Ce remède s’écrit en deux mots : Toxic Kiss. Carrément boosté à la caféine pure « Small-Town Faces » a certainement du recevoir l’onction du diable au détour d’un chemin, pour produire un son si sulfureux. Le combo est français ; mais cependant, c’est en anglais qu’ils vomissent leurs lyrics. Composé de dix bâtons de dynamite, « Small-Town Faces  » libère une énergie contagieuse en produisant un rock ultra-puissant. Issu d’un hypothétique bras de fer entre Jello Biafra et Lenny (de Motorhead), les tracks s’entrechoquent frénétiquement, délivrant par la même, l’envie de tout casser et de sauter partout dans la pièce. Protégés par l’audacieux et téméraire label Novalis Impulse (Stephane Lu, Dopamine Addict Quartet, …), Toxic Kiss semble se foutre de tout, tout en respectant le seul élément qui les intéresse : l’énergie !! A la manière des B52’s, les voix féminines s’enchaînent aux masculines pour créer un écho et une réponse dans le plus pur esprit ‘mâle en rut excité par la femelle en chasse’. Une brochette de malades qui n’a pas fini de déverser sa puissance à qui ose les écouter. Mais où vont-ils chercher toute cette énergie ?? Mystère, mystère… !

Lenny Kravitz

It Is Time For A Love Revolution

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Le tombeur de ses dames revient sur le devant de la scène, quatre ans après « Baptism ». Une période durant laquelle Lenny Kravitz se serait assagit, mettant le sexe de côté afin de trouver l’amour. C’est en tout cas ce que reflète cet « It Is Time For A Love Revolution » plein de bons sentiments. L’étalon a rangé sa hargne et sa fougue au fond de l’étable et se contente désormais de galoper le long des sentiers sur lesquels il avait laissé d’inaltérables empreintes, quelques années auparavant. Le « Let Love Rule » de 1989 refait surface ici et là, mais ne convainc jamais réellement.

Les rythmes funky des très efficaces « This Moment Is All There Is », « Will You Marry Me » et « Dancin’ Til Dawn » ainsi que la touche psyché de « Bring It On » s’éclipsent rapidement pour laisser place à des riffs de guitare quelconques (« Love Revolution », le ‘Red Hot Chili Pepper-esque’ « Love Love Love ») et une petite mais crispante série de ballades plus mielleuses que d’ordinaire (« Good Morning », « A New Door », « A Long and Sad Goodbye »). On ne retient alors de l’ensemble que ces futilités radiophoniques et ces vocalises fluettes et irritantes dont une bonne partie de cet ouvrage aurait pu s’abstenir. Sieur Kravitz devrait en revenir à sa philosophie originelle : un peu moins d’amour, un peu plus de cul.

Junkie XL

Booming Back At You

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Soyons clairs, Tom Holkenborg aka Junkie XL ou encore JXL pour ceux qui se sentiraient offensés (XL se traduit par Xpanding Limits), n’est plus un néophyte dans l’univers fabuleux de l’électro. Responsable de toute une série d’elpees et de remixes, le DJ batave a véritablement marqué les esprits en 2002, lorsqu’il a osé ressusciter le King Elvis, lors d’un duo virtuel, commis sur « A Little Less Conversation », un disque commercialisé par Nike dans le cadre de la Coupe du Monde de football.

Telle une orange (NDR : oui je sais le jeu de mots est facile) JXL s’est dès lors senti pressé et a décidé de bosser dur afin de rester au top. Junkie, il l’est ! Mais là on cause boulot. C’est dans l’univers des jeux vidéos qu’il trempe le plus souvent (Need for Speed, The Sims, FIFA 08, …) ; et en 2007, il prend la décision d’estampiller sa nouveauté « Booming Back At You » sur le label Artwerk, une nouvelle ligne de conduite chez Electronic Arts, célèbre famille de jeux vidéos.

Le cinquième album de ce natif de Lichtenvoorde évolue dans un style qui lui est propre. Junkie XL y booste ses compos de grosse basse et les dope à la testostérone pour les rendre plus lourdes et bien bodybuildées. Les quelques pilules énergisantes trahissent parfois un goût  réminiscent de Fatboy Slim. Responsable de plusieurs titres, et notamment du single « More », caractérisé par ses beats surpuissants, Lauren Rocket y est sans doute pour quelque chose.

Il est cependant possible que vous préfériez l’époque de « Big Sounds of the Drags », période au cours de laquelle le Hollandais avait reçu le concours du chanteur d’Urban Dance Squad ; mais personnellement, j’estime que Junkie XL s’en tire ici à merveille et n’a certainement pas perdu ses aptitudes à faire monter l’adrénaline. D’ailleurs ce « Booming Back At You » est très susceptible de faire exploser les enceintes et de provoquer un séisme sur les dancefloors. Gare aux tympans !

Genghis Tron

Board Up The House

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« Board Up The House » constitue déjà le deuxième méfait du trio new-yorkais Genghis Tron. Et espérons qu’il s’agisse bien du dernier. Expérimental et extrême sans nul doute, Genghis Tron serait le fer de lance d’un nouveau courant musical : l’electro grindcore !?!!? Et même si Genghis préfère évoquer le thème ‘metal’ plutôt que ‘grind’ sur son Myspace, il est incontestable qu’il évolue dans la catégorie des inaudibles. Les chefs-d’œuvre sont peu nombreux dans le petit monde du grind, et cette plaque ficelée par Kurt Balou de Converge ne risque pas de rehausser le niveau. On ne parle plus ici de musique avant-gardiste, mais bien de bouillie sonore. N’est pas Neurosis ou Mastodon qui veut… Aux abris !

Nazareth

The Newz

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Au début des années 70, Nazareth a vécu dans l’ombre des trois grandes formations de hard rock de l’époque, dont il est inutile de citer les noms. Formé en Ecosse par le chanteur Dan McCafferty, le combo connaîtra son heure de gloire en 1975, lors de la sortie du mythique « Hair of the Dog », et gagnera l’estime des fans américains en commettant le très lourd « No Mean City ». Mais c’est néanmoins une power ballade qui va décrocher la timbale : « Love Hurts ». Cette reprise des Everly Brothers, également chantée par Cher quelques années plus tard, propulse McCafferty et ses compères à la tête des hit-parades. Le combo traverse difficilement les années 80. Ses albums sont moyens, et les tournées laissent apparaître un cruel manque de motivation au sein de la formation. Nazareth n’a jamais réellement splitté. Il a vivoté, et revient aujourd’hui sous un line up impliquant deux membres de la formation originale. Dan McCafferty et Pete Agnew se sont adjoint les services de Lee Agnew, et du guitariste Jimmy Murrison.

L’écoute du premier titre de « The News », « Goin Loco », nous renvoie à la vague funk metal qui a déferlé à la fin des années 80. On pense à Mindfunk, à Living Colour et même à Red Hot Chili Peppers. Le son est tonique, et la voix de Mc Cafferty toujours aussi reconnaissable. Dans l’ensemble, Nazareth continue à appliquer la formule qui a fait le succès de ses plus célèbres albums. Il combine les élans folk et funky, la lourdeur malsaine, un certain instinct orchestral, le tout parsemé de quelques notes de boogie. Malheureusement, aucun titre ne se démarque vraiment de cette nouvelle offrande. On épinglera quand même l’énergique « Liar » et le survitaminé « Keep on Travellin » ; mais l’ensemble demeure sans grande inspiration et donne l’impression d’un groupe fatigué, au bout du rouleau. Et n’est pas leur « The News » qui parviendra à séduire les fans de Velvet Revolver, Cavalera Conspiracy ou encore de Nightwish. Seuls quelques nostalgiques y trouveront un peu de satisfaction…

 

Pat Metheny

Day Trip

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Huit déjà que Pat Metheny n’avait plus enregistré au sein d’un trio. Flanqué de Christian McBride à la basse et d’Antonio Sanchez à la batterie, le guitariste américain vient probablement de donner une indication à la nouvelle voie qu’il a l’intention de suivre, dans le futur. « Day Trip » nous invite à voyager à travers une Amérique née de l’imagination de Metheny. Un périple au cours duquel ce natif de Kansas City propage des ondes de guitares aux sonorités synthétiques ; des ondes empreintes de douceur (« Son Of Thirteen »), parfois comme pour expliquer que dans les campagnes américaines, la mélancolie prend le pas sur le rythme de la vie (« Let’s Move »), peut-être au cœur d’une grande ville, comme celle illustrée par la magnifique fresque reproduite sur la pochette. Si Pat se pose en leader naturel du combo, il laisse le soin à Christian McBride de tracer des lignes de basse fluides et décomplexées. Mais également à Antonio Sanchez de marteler ses peaux ou ses cymbales en toute liberté, pour lui concéder un espace d’expérimentation. Un concept qui ne peut se réaliser qu’entre de véritables complices, afin de conserver cet équilibre indispensable entre les différentes composantes de l’expression sonore. D’ailleurs, malgré cet espace réservé à l’impro, le trio –au sein duquel Pat se sent comme un poisson dans l’eau– est très susceptible de reproduire ce « Day Trip » en live.

Dans l’univers du jazz contemporain, Pat Metheny est considéré comme un maître. Cet opus est une nouvelle fois frappé de sa patte magique. Et tout au long de cet opus chargé d’émotions qui oscillent de la joie à la tristesse, il est au sommet de son art. 

Katie Melua

Pictures

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Découverte en 2003, alors qu’elle était seulement âgée de 19 ans, Katie Melua a surpris le monde de la country du folk et du jazz. Faut dire que son timbre de voix doux comme le velours et sa musique teintée de sixties ne pouvaient laisser indifférent. Originaire de Georgie (ex URSS), cette Londonienne d’adoption étudie le piano et le violon. Fascinée par Joni Mitchell, Bob Dylan, Paul Simon, Eva Cassidy et même Françoise Hardy, Katie s’inspire de l’univers de ses idoles pour composer son premier album, une œuvre jazzy et accessible. Et la suivante, « Piece by Piece », ne fait que confirmer l’ampleur du travail de la jolie Georgienne.

Pour fêter ses 23 ans, elle nous offre sa troisième pl aque. Douze titres sensuels et langoureux réalisé en compagnie de son mentor Mike Batts. Qu’elle rende hommage à Charlie Chaplin (« Mary Pickford ») ou à Léonard Cohen (« In My secret Life ») l’artiste, qui ne compte déjà plus ses disques d’or et de platine, demeure magistrale. Emouvantes, charmantes, voire désarmantes, les chansons de Katie restent accessibles à tous, dès la première écoute. Sublime, le single « If You were a Sailboat » est le genre de titre à écouter en boucle dans sa voiture, même s’il s’en dégage une profonde mélancolie et que son refrain n’est suffisamment contagieux pour être fredonné, malgré son thème, sur la plage, un verre de pina colada à la main. Incontournable ! Pour preuve, ce hit subtil, caramélisé, mais pas trop, est régulièrement programmé aussi bien les stations nationales (FM et autres) que sur certaines, beaucoup moins recommandables… Katie Melua défendra « Pictures » le 14 avril prochain sur la scène de Forest National.

John Fahey

Yes ! Jesus Loves Me

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« Christ is not cute », déclarait John Fahey. Riche d’une trentaine d’albums, la copieuse discographie du maître de la ‘steel string guitar’ recèle une collection d’hymnes traditionnels protestants, enregistrés en 1980. Une vingtaine de titres courts qui laissent de côté l’expérimentation et l’avant-garde explorées sur d’autres albums. John Fahey se contente (si l’on peut dire) d’adapter quelques morceaux classiques de la tradition gospel (« Holy, Holy, Holy », « St Patrick’s ») et, dans une démarche jazz, s’applique à modifier les accords tout en cherchant à développer des harmonies inédites. Une atmosphère solennelle et sombre émane de ce « Yes ! Jesus Loves Me » (notamment sur le magnifique « Let All Mortal Flesh keep silence »), sauvée ça et là par des moments plus lumineux, comme sur le titre maître et le très beau « Lord, I Want To Be A Christian In My Heart ». Outre la dextérité technique de l’homme (NDR : sa maîtrise technique du ‘finger picking’ est parfaite), cet album devrait plaire aux personnes fascinées par l’Amérique des pionniers, largement évoquée par ce maître du courant ‘American Primitive’. Les méditatifs et méditatives devraient aussi y trouver un terrain fertile à leurs ruminations mystiques.