New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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dEUS - 19/03/2026
Chroniques

The Twang

Love It When I Feel Like This

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Formation originaire de Birmingham, The Twang tente tant bien que mal de se raccrocher à la vague ‘hype’ du Brit Rock tendance ‘jeunots’, engendrée par Arctic Monkeys. Loin d’atteindre le brio de ces derniers, The Twang se perd dans ses influences, des Clash à Kasabian en passant par Oasis, Kaiser Chiefs et The Stone Roses. Il faut avouer que « Love It When I Feel Like This » génère des sonorités accrocheuses et entêtantes mais la voix de Phil Etheridge altère ce qui aurait pu être une plaque décente. Le leader bave ses textes de son accent un peu trop prononcé, voire insupportable sur certains morceaux (« Got Me Sussed », « The Neighbour »). De fait, il se fait carrément ridiculiser par ses musiciens, deux fois trop bons pour lui. The Twang aurait pu être un groupe à tenir à l’oeil. Dommage que la troupe ne puisse disposer du leader qu’elle mérite.

These New Puritans

Beat Pyramid

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Enième ‘nouvelle sensation’ made in UK, These New Puritans reprennent en 2008 le flambeau des Shy Child, Shitdisco et autres Klaxons. A l’heure où ces derniers ont décidé de passer à autre chose, la voie est libre pour l’electro-pop tendance ‘new rave’ du quatuor originaire de Southend-on-sea. Une chance car These New Puritains recyclent le genre à leur manière, lui procurant un second souffle rafraîchissant.

En 16 morceaux d’une moyenne de 3 minutes, la formation s’impose et en impose. On reste scotchés à des morceaux tels que l’engageant « Swords Of Truth », le trippant « Doppelgänger » ou le déjà classique « Elvis ». La formation n’a pas peur de prendre des risques, quitte à déplaire (les laborieux « Navigate-Colours » et « Costume ») mais c’est exactement cette formule qui rend le reste de ce « Beat Pyramid » d’autant plus appréciable. Instantanée ou pas, cette pyramide de rythme s’érigera certainement comme un incontournable de 2008.

Plain White T’s

Every Second Counts

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Il aura fallu plus d’un an à « Hey There Delilah » pour se frayer un chemin à travers les foyers européens menant vers le haut des charts. L’attente a payé pour les Plain White T’s car, aujourd’hui, impossible d’allumer sa radio sans être contraint d’imposer à nos tympans le hit de ces nouveaux Fall Out Boy(s). Les nouvelles coqueluches de ces (très) jeunes dames présentent sur leur troisième ouvrage une collection passionnément inintéressante de tubes préfabriqués à la Simple Plan.

Sachant l’Europe un peu trop à la masse, Hollywood Records aura même pensé à inclure l’énorme tube radiophonique « Hey There Delilah », ainsi que le single « Take Me Away », tous deux originellement extraits de « All That We Needed », le recueil précédent. Taillé sur mesure pour les radios collégiennes de Californie, « Every Second Counts » est parcouru de titres aux refrains certes accrocheurs (« Hate (I Really Don’t Like You)) », « Our Time Now », le très ‘Jimmy Eat World-esque’ « Friends Don’t Let Friends Dial Drunk ») mais s’adressant principalement aux teenagers. Ceux-là même pour lesquels « Every Second Counts » aura perdu tout son attrait dès le débarquement de ce que les Ricains appellent ‘the next big thing’. Plain White T’s ou l’histoire d’un succès éphémère…

Pour regardez le clip de Our Time Now

http://www.youtube.com/watch?v=sftymVyLb-Q

http://www.wat.tv/playlist/858435/video/859932/plain-white-s-our-time-now.html

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftiG5.html

Pour regarder le clip de Hey There Delilah

http://www.youtube.com/watch?v=h_m-BjrxmgI

http://www.wat.tv/playlist/467571/video/656937/attitude-PLAIN-WHITE-T-S-HEY-THERE-DELILAH.html

 

Satellite Party

Ultra Payloaded

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Satellite Party, le nouveau projet de Perry Farrell est de ceux dont on se passerait sans trop en souffrir. Entouré de nombreuses guests tels que Peter Hook, Flea, John Frusciante ou encore Fergie (?!) et Nuno Bettencourt ex-Extreme (?!?!), le Satellite Party de Farrell distille une pop banale destinées essentiellement aux radios universitaires, comme en témoignent les ultra-chiants « Kinky », « Insanity Rains », ou encore « Only Love, Let’s Celebrate ». Ce morceau retrace par ailleurs les pires instants du classique de Rare Earth, « I Just Want To Celebrate », et illustrerait d’ailleurs à merveille l’une de ces ‘frat parties’ animée par des jeunes cons complètement bourrés et autres donzelles, nichons à l’air en signe de rébellion.

L’ex Porno For Pyros et Jane’s Addiction s’amuse également à réveiller les morts, empruntant d’abord la plume de Jim Morrison sur le titre « Ultra-Payloaded Satellite Party », reprise partielle du « Touch Me » des Doors, avant de sampler ensuite sa voix sur l’atroce « Woman On The Window ». Absurde et abscons, ce premier essai anecdotique de Satellite Party n’a de cohérence que sa pochette, aussi affreuse que le contenu. Un essai digne d’un fond de placard poussiéreux. Farrell ne serait-il plus aujourd’hui qu’un pseudo-visionnaire ?

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/ProductList.aspx?shop=40&associd=4&rmsartistid=319029

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=264727699&s=143446

Yael Naïm

Yael Naïm

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Qui n’a jamais eu besoin de calmer une douloureuse peine ? Un de ces chagrins qui nous bloque la cage thoracique au point de ne presque plus savoir respirer ? Une douleur tellement forte que nos oreilles exigent du repos et sans même comprendre pourquoi, on attrape l’un de ces albums qui nous fait du bien, où chaque morceau est calme et réconfortant. Il ne s’agit pas de nous entraîner vers la dépression. Détrompez-vous ! Oh non, bien au contraire. Faites-moi confiance, avec Yael Naim, vous avez trouvé l’album qui vous bercera le cœur. Tout en douceur ; sans vous emmener dans les méandres de la tristesse… Aucun déchirement à l’écoute de ces ballades à mi-chemin entre pop et folk. Yael vient nous cajoler et prendre soin de notre âme.

Début 2000, après avoir grandi aux abords de Tel-Aviv, la jeune demoiselle âgée d’une vingtaine d’années séduit Elie Chouraki, de sa voix limpide et légère. Il la remarque et l’embarque dans différents projets : la comédie musicale des « 10 Commandements » suivie de celle de « Gladiateurs ». Elle signe aussi la BO de son film « Harrison’s Flowers »... Entre ces diverses expériences et l’échec du premier album (ne nous y attardons pas), quelques années se sont écoulées. Une période trouble est venue chambouler ce parcours portant prometteur… Au détour d’un concert, Yael croise alors la route du multi-instrumentiste et arrangeur David Donatien. Il lui rend la confiance perdue et fort de ses expériences auprès – entres autres– de Bernard Lavilliers, Malia, Junior Jack et Gérald Toto, lui balise un nouvel univers sonore. Pendant 2 ans, ils arrangent et mettent en couleur ces 13 plages empreintes de douceur… Le résultat est envoûtant. Un doux élixir aux mélodies pures et légères. La fraîcheur et la gaieté sont les moteurs de cet elpee. Telle une plume qui vole et se laisse porter par le vent, l’évasion est garantie… Croyez-moi, ce trésor est unique mais il se partage. Il parle au cœur et le guérit de toutes ses blessures.

Larry Miller

Outlaw blues

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Larry est un jeune chanteur/guitariste anglais. Son style relève manifestement du ‘hard rockin' blues’, évoquant même, un mélange entre le Rory Gallagher des débuts, c'est-à-dire encore débridé et impétueux (NDR : le Taste circa 1968 !), un Michael Katon furieux de se débattre dans les flammes de l'enfer, un Johnny Winter hyper dynamique et Walter Trout chiadant son rockin' blues. Mais Larry c'est Larry ; et, s'il n'a rien inventé, il n'en demeure pas moins un artiste intéressant responsable de l’écriture de l’intégralité de son répertoire. Il est établi à Reading, haut-lieu du rock anglais ; et s'il n'est encore guère connu sur le Vieux Continent, il a pourtant déjà commis quatre albums avant de bénéficier d'une meilleure distribution ; c'est-à-dire celle de Boogaloo promotions. Son premier elpee s’intitulait "Man on a mission", un disque suivi par "Larryocaster", "Live 'n' loud" et enfin "Fearless", un opus sur lequel il chante un morceau baptisé "Rory". Le message est très significatif.

Pour enregistrer « Outlaw blues », Miller a reçu le concours de Scott Hunter (drums) et Neil Sadler (basse), deux anciens musiciens de Ian Anderson (leader intemporel de Jethro Tull) ainsi que de Matt Empson (claviers et harmonica). L’elpee s’ouvre par "Shame on you", une véritable claque. Nous ne sommes pas loin du dynamisme et de la puissance manifestés par Katon. L'artiste et la guitare ne font qu'un tant les cordes collent à la voix et remplissent tout l'espace sonore. L'introduction de "Writing's on the wall" est dramatique et violente. Elle nous renvoie quarante ans en arrière, à l'époque des débuts du farouche irlandais Gallagher. Il maltraite les cordes de sa Stratocaster à la manière du bon Rory. Il hurle ses vocaux comme si sa vie en dépendait. Et il en impose autant sur les planches. D’ailleurs, ne le manquez sous aucun prétexte, lorsqu’il se produira près de chez vous. "Calling all the angels" change complètement de registre. L’orgue satiné d'Empson occupe une place centrale. Larry joue avec parcimonie. Manifestement, il a adopté le style délicat de Walter Trout. Blues rock, "Rebekah" ne fait pas dans la dentelle. L’impact est instantané. Larry pousse sa voix comme aimait l’attiser l'albinos texan Johnny Winter, quelques décennies plus tôt. Miller ôte d’une poche de sa veste un bon vieux bottleneck pour attaquer en slide "Storm coolin'", tout en empruntant le riff de "Hoochie Coochie man". Il est capable de faire vibrer son doigt d'acier. Les cordes hurlent et se déchirent de douleur. "Professor Casanova" respecte un schéma davantage mainstream rock. Le morceau est bien interprété, mais diffère tellement de l'énergie brute dispensée sur la plupart des autres plages. "Only one woman I want" aurait pu relever du répertoire des Stones. Le riff est plaqué en accords à la manière de Keith Richard, le chant conduit à la Mick Jagger. Difficile de cacher le moule. Le titre maître est un boogie classique, bien ficelé, dans un registre assez proche d'un de ses compatriotes, l'excellent Mick Clarke. Blues lent, "Blues forever" constitue un autre tout bon moment. Très dépouillé, saturé de feeling, il adresse manifestement un large clin d'œil au grand Peter Green. Et la discrétion témoignée, la parcimonie des notes respectée ainsi que la tonalité produite, accentuent cette impression. "Klondike" clôt cet opus fort intéressant. Larry saisit sa guitare acoustique et son bottleneck. Et il épouse la même démarche que Rory Gallagher pour attaquer "Hometown". La rage au corps, Miller nous sort une dernière fois ce qui lui reste dans le corps. A suivre!

Lefties Soul Connection

Skimming The Skum

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Si, par malice, vous projetez d’inviter une connaissance chez vous, et que par un truchement de bougie-qui-sent-bon, d’ambiance feutrée et d’after-shave citronné, vous tentez une approche glamour ; évitez à tout prix d’imprégner votre cocon de « Skimming The Skum ». En lieu et place d’une approche douce et sensuelle, vous vous retrouveriez vite debout en vous déhanchant comme un beau diable, transpirant jusqu'à sentir l’oignon. Et pour cause, Lefties Soul Connection, c’est du funk à l’état pur. Avec ses roulements de batterie, pédale wawa, Hamond clinquant et chœurs gospels à foutre la chair de poule. Les rythmes endiablés auront vite fait de vous envahir et de vous pousser malgré vous, à battre la mesure. Le plus surprenant dans cette histoire, c’est que le groupe n’est pas originaire du pays de l’Oncle Sam, mais, sis au nord du nôtre, bien plus petit, célèbre pour ses canaux (entre autres) : la Hollande. Ces petits gars qui ont la foi et la pêche ( ?!?!?!?), n’ont rien à envier aux monstres qui les précèdent dans ce style musical. Ils ont le funk en eux, et semblent vouloir le propager à grands coups de basse et d’amples brassées. Cette énergie communicative permet à Lefties Soul Connection de frapper fort dès ce premier elpee. Un disque d’excellente facture, tout à fait convaincant, qui mérite toute notre attention. N’oubliez pas de vous munir, lors de son écoute, d’un bon déodorant, on ne sait jamais …

Delavega

The day after

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En septembre 2005, j’avais eu le loisir d’assister à un set de la formation gantoise Delavega. C’était lors d’un festival près de Tournai. Et franchement, j’avais été impressionné par leur prestation. Notamment celle de leur vocaliste Lize Accoe, dont le timbre exceptionnel, sorte d'hybride entre Dani Klein (Vaya Con Dios) et Geike Arnaert (Hooverphonic), apportait une toute autre dimension à la musique du groupe. Mais aussi les cuivres. C’est d’ailleurs à cette époque que le combo avait sorti son premier véritable opus, « Falling into Place » (NDR : paru en 2004, « Digipack De La Vega » n’était qu’un mini album). Malheureusement, Lize a décidé de poursuivre une carrière en solitaire et a été remplacée par Elke Bruyneel. Elle possède une jolie voix, mais manquant singulièrement de relief. Et les compositions du deuxième opus en souffrent. D’autant plus que la majorité des plages ont été surproduites. Le son est uniforme, lisse, et le talent des différents instrumentistes, tant du trio de base JP Debrabander/Ben Van De Velde/David Van Belleghem mais surtout des cuivres, est très peu mis en évidence. Leur mélange de rock, de soul, de funk, de (nu) jazz, de trip hop, de musique de film (Ennio Morricone) et de soul est tellement stéréotypé qu’il pourrait rivaliser avec celui de Joss Stone. Pas un compliment ! Il y a bien une pléiade d’invités, dont Piet Goddaer (Ozark Henry) pour le single « The day after part 1 » ainsi que Marc Ysaye qui déclame sur « La dernière gitane » à la manière de Jean Gabin ; mais au final on reste sur sa faim. Une grosse déception.