Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Chroniques

Various Artists

Goovadelia : 21st century spanish groove

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Enlace Funk fête ses dix ans dans le business et s’associe à Vampisoul pour publier ce double aperçu de la scène groove espagnole émergente. Nous retrouvons ici une ribambelle de groupes plongés en apnée la plus totale dans la musique black estampillée seventies. On imagine volontiers cette clique de fervents en admiration devant leurs posters de Georges Clinton et de Curtis Mayfield, tout en trippant sur Sly et sa famille, complètement ‘stones’. On a donc droit à un festival de guitares syncopées, d’orgue Hammond charnel et de cuivres enjoués. Avec plus ou moins de succès. Certes, certains s’en sortent admirablement dans leur tambouille funky salace alors que d’autres s’enlisent dans une soupe fade et indigeste. Ces derniers manquant singulièrement de… groove. Un peu con, non ? Plutôt qu’un lapidaire copier-coller, une réactualisation du propos eut été plus captivante. Un disque simple aurait largement suffi à nos oreilles curieuses. En conséquence, et même si la démarche ne manquait pas d’attrait, voici ce que Vampisoul nous a proposé de moins convaincant depuis bien longtemps.



Hundred Reasons

Quick The Word, Sharp The Action

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Cinq années après « Ideas Above Our Station », l’album de la consécration, et à peine un peu plus d’un an après « Kill Your Own », troisième essai plutôt bon mais passé relativement inaperçu, Hundred Reasons tente désespérément de se raccrocher aux ingrédients responsables d’un succès aujourd’hui dépassé. « Quick The Word, Sharp The Action », nouvelle galette du quintet briton, s’ouvre sur « Break The Glass », intro catastrophique qui ne laisse rien présager de bon. Et le reste du disque confirme cette prédiction.

Victime de graves problèmes au niveau des cordes vocales un an auparavant, Colin Doran, leader de la formation, ne donne plus autant de sa personne et cela se ressent sur quasiment l’entièreté du disque. Le micro est donc désormais partagé entre lui et l’un des autres membres de la formation. Malheureusement, la combinaison de ces deux voix ne fait pas vraiment bon ménage et s’avère gonflante au bout de quelques morceaux. « Quick the Word, Sharp the Action » ne trouve son intérêt que sur les morceaux « Pernavas Iela », jolie plage instrumentale, et « The Shredder », où Doran pousse une petite gueulante revigorante, contre tout avis médical.

Pour Hundred Reasons, 2006 aura été marqué par de nombreux désastres tels la mort de leur manager, le démission de Pete Townsend, guitariste et figure de proue de la bande, les difficultés vocales du vocaliste ou encore le départ forcé de chez SonyBmg qui estimait trop faibles les ventes des deux premiers albums. Il aurait donc peut-être fallu à la formation un peu plus de temps pour se remettre de ces mésaventures qui n’auront apporté à ce nouvel essai que platitude et désintérêt. Quant à écouter de l’emo à l’anglaise, on vous conseille plutôt de vous jeter sur la dernière plaque de Biffy Clyro, bien plus marquante...

Dave Gahan

Hourglass

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Dépêche, Mode oblige, ou pas,… file écouter de toute urgence. Que tu sois fan ou tout simplement curieux de découvrir l’une des bonnes surprises de 2007…

Quatre années après avoir concocté un premier album solo (« Paper Monster ») pas vraiment exceptionnel, le sympathique Dave Gahan nous propose son second. Lassé de la dictature imposée par Martin Gore au sein de Depeche Mode, ce vocaliste a décidé de voler de ses propres ailes, dès 2003. Et si son ex-acolyte (qui avait également commis un elpee en solo à la même période) dépasse de plusieurs longueurs le second, en terme d’écriture, Dave n’a pas son pareil transcender les foules et épancher ses émotions les plus extrêmes. Un charisme, qu’il n’était pas parvenu à refléter sur son premier essai.

Cet « Hourglass », avouons-le tout de suite, mérite un prix d’excellence. Dès le titre d’ouverture, « Saw something », on est directement plongé dans une atmosphère très feutrée, dont il a le secret. John Frusciante participe à ce morceau, comme invité à la guitare solo. C’est que Gahan a toujours bien su s’entourer. Sur son premier opus, c’est Knox Chandler (ex-Psychedelic Furs) qui s’était chargé d’allonger la musique sur la voix de Dave. Et une nouvelle fois, dès le premier titre, l’alliance est parfaite entre la voix de velours de notre chanteur et les sonorités planantes, teintées de solos de guitare tout en subtilité. « Saw something » nous rappelle indéniablement l’ambiance planante de « Songs of Faith and Devotion ». Quant à « Kingdom », il n’est plus utile de vous le présenter si vous écoutez quelque peu la bande FM. Sur les dix fragments de cet opus, deux morceaux sont manifestement un peu plus quelconques : « Deeper, deeper » et « Endless », deux titres davantage destinés aux dancefloors. Par contre, deux plages entrent dans un univers au sein duquel Gahan ne nous avait jamais habitués : l’ambient esthétique. Ou alors si peu. Un peu à la manière de David Sylvian. Vous voyez ce que je veux dire ? Surtout « Miracle ». Dave emprunte même un baryton tellement proche de l’ex-Japan. Remarquable ! « Insoluble » en est la seconde. Si elle y puise son inspiration de manière moins évidente chez le Londonien, c’est parce que l’apparente indolence entre en émulsion sous la ligne de flottaison. Un excellent titre. Et surprenant de surcroît. La magie continue à opérer sur « Use you ». Percutante, la boîte à rythmes revient s’accoupler à la voix de Dave. On frôle ici la perfection. Enfin, les deux derniers fragments de la plaque sont de toute beauté. « A little lie » ressemble à une grande messe macabre et jouissive, comme Depeche Mode est capable de nous accorder rituellement ; alors que « Down » embrasse un profil plus lascif. A l’image de l’album, il nous entraîne dans une ambiance électro-pop plutôt sombre. Bouleversant, le climat est hanté par un refrain qui n’en finit plus de nous trotter dans la tête. Et pour couronner le tout, la production est hyper soignée ; on y sent d’ailleurs très bien l’empreinte de Tony Hoffer (Beck, The Kooks ou The Thrills entre autres).

On vient donc de passer en revue un de ces grands blockbusters de la fin de cette année 2007, un superbe album qui ne pourra que ravir les aficionados de Depeche Mode. Il ne manque plus que la cerise sur le gâteau. Une nouvelle date à Forest National, où tous les fans se donneraient rendez-vous. Et comme de coutume, l’ami Dave pourra fréquemment laisser chanter ses admirateurs en chœur, et créer cette ambiance si propre à ses concerts et à ceux de Depeche Mode. Celle d’une communion célébrée entre cet écorché vif de la scène et une audience qui lui est entièrement dévolue. En attendant cette tournée qui n’a pas encore été annoncée (‘No Tour Plans for Dave Gahan But He 'Won't Rule It Out'’ précise la une d’un de ses sites), ces fans et les autres, pourront passer de longues soirées à se laisser porter par l’ambiance atmosphérique, en écoutant cet « Hourglass ». Il suffira de fermer les yeux…

Voici le dernier clip de Dave Gahan:

content details

title: Saw Something (Video)

author: Dave Gahan

copyright: Mute Records

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Dave Walker

Walking under water

Écrit par

Dave ‘The Voice’ Walker a été, rappelez-vous, le chanteur de Fleetwood Mac ; et surtout de Savoy Brown, dans les années 70. C’est à cette époque que ce groupe a connu le plus de succès. Sous un angle commercial, bien entendu ! Et les ventes des elpees "Hellbound train", "Street corner talking" ainsi que du single "Tell Mama" ont véritablement cartonné ! Savoy Brown pratiquait alors un blues rock à la sauce américaine, mais dans le style, bien ficelé. Cet Anglais avait entamé sa carrière au cours des 60’s, au sein d’un beat group, les Redcaps. Il milite ensuite chez les Beckett et Idle Race pour y remplacer un certain Jeff Lynne (ELO). En 1971, Savoy Brown implose. Les trois-quarts du line up partent alors chez Foghat. C’est le moment choisi par notre ami Dave pour débarquer et enregistrer "Street corner talking". Et le succès sera encore plus important l'année suivante, lors de la sortie de "Hellbound train". Après avoir commis "Lions share", Dave quitte le navire et rejoint le Fleetwood Mac, le temps de participer à la confection de "Pinguin". En 1973. Un peu pus tard, c'est-à-dire en 1977, Dave transite même par Black Sabbath, pour y remplacer pendant quelques mois Ozzy Osbourne. Il disparaît ensuite quelque temps de la scène musicale, avant de revenir chez Savoy Brown. De 1986 à 1991. Il participera à la réalisation des opus "Make me sweet", "Kings of boogie" et "Alive & kickin'". Dave se retire une nouvelle fois ; mais son parcours n’est pas terminé, puisqu’en 2005, il grave sous le patronyme Dave Walker & the Ambulators, "Mostly Sonny – A tribute to Sonny Boy Williamson", en compagnie de musiciens anglais ; et notamment un des fondateurs de Savoy Brown, l’harmoniciste John O'Leary.

Ce tout nouvel album nous le replonge à sa grande époque. Celle du Savoy Brown du cœur des 70’s. L’univers sonore est fort semblable. Les musiciens ont la dégaine du Brown de l'époque. Pourtant, les deux guitaristes sont différents ; mais Sheamus Conley et/ou Jim Lewis prennent le rôle de Kim Simmonds, alors que le claviériste Rob Britten emprunte celui de Paul Raymond. Et il faut avouer que l’œuvre ne maque pas d’atouts. Ce blues-rock laidback traduit manifestement le plaisir de jouer des musiciens. Dave reflète le portrait de sa musique. Son chapeau vissé sur le crâne, il ressemble étrangement à Jean Rochefort. L'homme vit aujourd'hui à Virginia City, dans le Montana. Il est descendu dans le studio Bozeman's Peak, en août 2007, et « Walking under water » constitue le résultat de ces sessions.

‘The Voice est de retour’. La guitare de Jim Lewis ouvre "Little Susie & Mr Tight". La tonalité et le style sont tellement proches de Kim Simmonds. La section rythmique est bien soudée. L'orgue Hammond occupe immédiatement une place importante dans l'ensemble. Chaleureuse, naturelle et décontractée, la voix n'a guère changé. La musique flatte facilement l’oreille. "I can make it on my own" poursuit sur le même rythme. Un blues rock serein, guère complexe, mais dont l'impact est direct. Sheamus Conley passe à la guitare pour "Crazy baby". Le tempo est toujours modéré, un rythme qui sied tellement bien à la voix fatiguée du vieil Anglais. Pour "Walking under water", le rythme ralentit. Une composition épique, très travaillée, dans le style des années 70. La voix de Walker manifeste un certain sens dramatique. Lewis a repris sa guitare. Elle transpire une sensibilité mélodique naturelle. Britten cumule le piano et la guitare rythmique ; cette dernière occupe une place importante tout au long de cette plage modérément, blues mais tellement bien construite. Dans son développement, elle me rappelle quelque part, une autre formation anglaise, qui répondait au nom de Wishbone Ash. Intense, "Weep no more" persiste sur cette trame désespérée et lente. Lewis exécute sa partie de guitare avec beaucoup de feeling. Il s’y révèle bouleversant, tout en maîtrisant l'écho communiqué à ses cordes. "Black steel blues" marque un retour au style Savoy Brown. Conley tient le manche. Il insuffle des accents plus blues sur ce titre un rien nerveux. De manière inattendue, ce blues de bonne facture se transforme en boogie mid tempo. Lewis se concentre sur la slide. Britten reprend le piano. Et le résultat est plutôt agréable à l’écoute. Sur l’excellent blues rythmé "Girl trouble", Sheamus démontre qu’il est bien le gratteur le plus imprégné du style de Kim Simmonds. "Rabbit's foot charm" est encore plus blues. ‘The Voice’ est bien dans son élément, face au piano versatile de Britten. Cet opus attachant, s’achève par un imparable "Hard headed woman", une compo qui baigne dans le style du british blues, net et sans bavure. Un aveu : mon petit faible pour le british blues refait surface…  

The Heritage Orchestra

The Heritage Orchestra

Écrit par

The Heritage Orchestra renoue avec la grande tradition des 'big bands', puisqu'il compte en ses rangs jusqu'à 43 musiciens, essentiellement partagés entre cordes et cuivres, mais incluant aussi une solide section rythmique électrifiée tout en laissant de l'espace à l'un ou l'autre soliste. En moins de deux ans, les prestations scéniques du band (notamment au festival de jazz de Montreux) ont éveillé suffisamment d'intérêt auprès du public pour entraîner un enregistrement studio. Le répertoire jazz/funk/soul de ce CD associe des reprises (Chris Bowden de Ninja Tunes) et des compositions propres du leader Jules Buckley, toutes drapées de grandes orchestrations. Même si on est très loin du mémorable « Apocalypse » de Mahavishnu Orchestra (NDR : malgré ses trente ans d'âge il paraîtra fort expérimental par rapport à cet opus éponyme), avouons que ce disque assène un coup de jeune au genre tout en respectant son héritage.

 

Seabear

The Ghost That Carried us Away

Écrit par

Seabear débarque du fin fond de la galaxie Morr Music. Le label, hébergeant des excellents artistes tels que B. Fleischman, Ghost, Lali Puna, Ms John Soda,… n’a plus besoin de faire ses preuves. Ses choix sont à coup sur pertinents, et c’est sans aucune hésitation que l’on peut s’enquérir des galettes de leurs poulains. Sans même devoir s’affranchir d’une pré-écoute, on peut le glisser dans son escarcelle et filer tout droit à la caisse, le sourire aux lèvres. Toujours juste, toujours tendre, « The Ghost That Carried us Away » se décompose en douze plages, où la douceur des accords et la voix angélique, presque brumeuse de Sindri Már le leader, se calent avec précision. Les cordes de guitare sèche, dessinent des ballades où clochettes, batterie, banjo, violon et bruits intimistes viennent s’affoler, et s’amuser afin de rehausser encore plus l’univers folk délicat du combo islandais. Une tranche de rêve généreuse –servie dans le plus pur esprit grand-mère complètement bigleuse, soucieuse d’en servir suffisamment– vient confirmer tout le bien que l’on pensait de la famille Morr. Ce condensé d’émotions, de douceur, et cette pointe de mélancolie nous rendent une fois encore, plus grands, plus tendres, plus humains. Parfait pour la saison, cet opus vous emmitouflera telle une écharpe douce et réconfortante.

Various Artists

Back to mine "Mercury Rev"

Écrit par

Le principe est simple. Un artiste expose ses influences en obtenant carte blanche à l’élaboration d’une compilation séminale. Voici venu le tour des schizophrènes de Mercury Rev. Tout d’abord chantres d’une musique psychédélico-psychopathe, à faire pleurer d’effroi Travis Bickle en personne, les Américains ont muté en orfèvres dream-pop envahissant les ondes presque à leur insu. Une route pavée de succès. Mais à trop vouloir se prendre pour l’Alice de Lewis, Jonathan a récemment provoqué chez nous un vif et malheureux écœurement. Quoi qu’il en soit, cette compilation fait preuve d’un bon goût manifeste passant du Bowie de « Low » à Nico via les allumés Suicide. Des sélections évidentes comme Spacemen 3 ou Galaxie 500 côtoient d’autres plus inattendues comme Georges Jones et le très grand Pharoah Sanders. Le groupe, sympa (ou malin, c’est selon), dépose une ritournelle rare au bord du chemin. Tout au long du disque, une musique inspirée et inspirante. Voyager aux frais du groupe sans bouger de chez soi en quelque sorte.

 



Patrick Fiori

4 Mots

Écrit par

C’est, je l’avoue, le sourire un peu en coin que je sors de ma pile de cd à chroniquer « 4 mots ». Sublimissime album du ‘sieur Fiori. Patrick de son petit nom. Oh joie, oh aubaine un best of ! Pas bête à l’approche des fêtes. Les maris en manque d’inspiration pour le cadeau de Noël, auront vite fait de reluquer à travers les rayons surchargés des grandes surfaces, la dégaine que l’artiste offre sur la pochette. Le regard de chien battu, le sourire cajoleur et la barbe naissante, tout est prévu à cet effet. Une touche ‘love, love, love’ sous le sapin… idée géniale ! Pensez-vous, un medley de ses meilleurs morceaux : « Marseille », « 4 Mots Sur Un Piano », « Etre là »,… C’est le cadeau qui touche, voyons. Il faut avouer une once de perspicacité déroutante dans la recherche de certains titres: « J’en ai mis du temps », « Je Ne Serai Jamais », « Je Sais Où Aller », etc. Reste à espérer qu’il le sache réellement. Un best of de Patrick Fiori, oui ! Mais ce n’est pas tout. A la suite des 15 plages proposées pour résumer la carrière extraordinaire de l’auteur, on nous fait cadeau de 11 clips vidéo ainsi que de cinq morceaux live acoustiques. En bonus ! Oui mesdames et messieurs, pas un cd, pas un dvd, pas un live livrés séparément ; mais le tout ensemble au prix extraordinaire qui sera affiché sur le présentoir du magasin où il trônera. Pour les impatients, pour ceux qui ne résistent pas comme moi à la saveur de son texte, je vous offre en apéritif, un extrait choisi de la chanson « J’en ai Mis Du Temps » : ‘Et j’en ai mis du temps / Et j’en ai pris du temps / Avant de comprendre / Que les livres ont raison / Que les gens qui s’en vont / Ne sont pas à vendre’. Bon ben, c’est déjà ça de gagné…

MSN:

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i-tunes:

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