Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Chroniques

Midnight Oil

Resist

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Dès « Rising seas », le morceau qui ouvre l’elpee, on ne peut s’empêcher de penser à « Beds are burning », « Golden age » ou encore « Blue sky mine ». Un morceau bien rock, punchy, dont la formation australienne a le secret. Et le bien enlevé « At the time of writing », enrichi par une intervention de sax, en fin de parcours, ainsi que « Nobody’s child », dynamisé par ce piano martelé comme chez les légendes du rock’n’roll, sont de la même trempe. « The Barka – Darling river » démarre sur le même canevas avant de virer à la ballade, sur fond de bruitages psychédéliques. Ballade mid tempo tramée sur une gratte acoustique, « Tarkline » aurait pu figurer au répertoire de REM. Une sèche bien élégante qui amorce « Reef », une piste enrobée de chœurs, avant que la six cordes électrique ne prenne son envol. Bien que s’appuyant sur une texture synthétique sombre, « We are not afraid » bénéficie du concours d’une section de cordes. Fiévreux, « Lost at sea » trempe dans du Midnight Oil, pur jus. Tout comme « We resist », dont les arpèges en boucle libèrent des sonorités élégantes. Ainsi que « Last frontier », morceau final, au cours duquel Peter Garrett se demande qui va réparer les dégâts que nous causons à la planète. Car oui, évidemment, toutes les compos traitent des problèmes environnementaux, et tout particulièrement du dérèglement climatique, mais également des immenses défis que l’homme va devoir relever pour sauver notre planète.

Midnight Oil compte accomplir une toute dernière tournée mondiale. Il pourrait encore donner une suite à ce 12ème opus studio, mais rien n’est moins sûr. Faut dire que lors de sessions d’enregistrement qui se sont déroulées en 2019, le bassiste de longue date, Bones Hillman, était encore de la partie. Il est décédé 12 mois plus tard. Et cet LP lui est dédié à titre posthume.

Red Hot Chili Peppers

Unlimited love

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Après 16 ans d’absence, le guitariste John Frusciante est de retour au bercail et dès les premiers accords, on reconnaît son style inimitable, parfois même flamboyant. Et le 12ème elpee de la formation californienne marque également la réapparition de Rick Rubin à la mise en forme.

17 titres pour 70 minutes, « Unlimited love » peut paraître un peu tiré en longueur, mais s’il ne souffre pas de morceaux faibles, il manque quand même de titres percutants. On y retrouve, bien sûr, ce groove funkysant, la basse caoutchouteuse de Flea, les coups de caisse claire de Chad Smith et ce débit vocal ‘parlé/chanté’ si caractéristique de Kiedis, susceptible d’accélérations fulgurantes ; et bien sûr, les interventions chargées de contrastes, parfois réminiscentes des 70’s, de Frusciante. Mais également quelques ballades, dont certaines mid tempo.

Au sein de cet opus, on épinglera l’excellent « Aquatic mouth dance », une plage bien cuivrée et jazzyfiante. Puis « The heavy wing », une piste qui oscille entre douceur et rage. Non seulement la gratte de Frusciante semble ici hantée par Jimi Hendrix, mais il chante le refrain. Mais encore « These are the ways » et sa mélodie à la Weezer, alors que le drumming rappelle plutôt celui de feu Keith Moon (The Who). Le Who revient encore à la surface sur « One way traffic », John s’autorisant des riffs à la Pete Townshend. Plus étonnant encore, en fin de parcours, le motif de guitare dispensé sur « Veronica » nous renvoie au « I want you » des Beatles. On a même droit à des sonorités surf (Dick Dale ?) sur « White braids & pillow ». Des références aux seventies et surtout à la fin des sixties corroborées par les déclarations du groupe qui estime avoir été influencé par le psychédélisme de The Move…

Paraît que le quatuor envisage déjà de sortir un second album, cette année. Faut dire qu’il y a déjà 6 ans que le précédent, « The getaway », était paru…

White Lies

As I try not to fall apart

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« As I try not to fall apart » constitue le sixième opus de White Lies, un album qui a reçu, suivant les titres, le concours de Claudius Mittendorfer (Weezer, Panic At The Disco) ou du fidèle Ed Buller (Suede, Pulp, Lush, Slowdive), à la mise en forme.

Les compos de ce long playing lorgnent régulièrement vers les 80’s. Parfois on pense à Duran Duran, Franky Goes to Hollywood, Tears for Fears ou encore Simple Minds post « New Gold Dream ». Les harmonies vocales sont soignées. Les riffs de guitare et les synthés entrent naturellement en symbiose. Si le drumming ample et syncopé se charge de dynamiser l’ensemble, la basse entretient, en général, le groove. A l’instar de l’excellent « Breathe », dont le ligne de basse funkysante remue littéralement les tripes. Ou de « Roll december », littéralement hanté par Derek Forbes (NDR : c’était le premier bassiste de la bande à Jim Kerr). Et puis hymniques, les compos accrochent immédiatement, à tel point qu’elles en deviennent parfois contagieuses. Bref, l’expression sonore baigne, en général, au sein d’une forme de new wave sophistiquée.

Mais le plus étonnant procède de cet art à traiter des sujets sombres comme la mort ou la santé mentale, sur un ton tour à tour allègre ou emphatique et susceptible de faire danser, même si l’atmosphérique « The end » (NDR : vu le titre !) se révèle plutôt mélancolique voire dramatique. Une fameuse réhabilitation pour le trio londonien après la sortie du plus que décevant « Five » …

Lame

Pleasantly Disappointed (Ep)

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Premier Ep pour ce quatuor nantais drivé par l’auteur-compositeur, guitariste et chanteur Etienne Sauvage. Antinomique, le titre du disque (‘agréablement déçu’) serait inspiré du pessimisme récurrent affiché par le bassiste.

Funkysante, un peu dans l’esprit de Franz Ferdinand, la guitare rythmique canalise les deux premières plages. Soit « Summer sun » qui se distingue par son refrain hymnique. Puis « Relieved », dont le sens mélodique semble emprunté à Sharko.

La voix d’Etienne devient lascive tout au long de la ballade mid tempo, « Granted ».

Dernière piste, « In the desert » s’étale sur près de 7’. Elle adopte d’abord le tempo d’une valse, entrecoupée de flashes cinématographiques (pensez aux westerns de Sergio Leone et par conséquent aux B.O. de d’Ennio Morricone), avant que le guitariste ne s’autorise un billet de sortie, dans un style réminiscent des seventies….

Marinero

Hella Love

Écrit par

Fils de parents d’origine mexicaine, Jess Sylvester a grandi à San Francisco et a choisi son patronyme en hommage à son père, marin. Paru sur le label Hardly Art (NDR : fondée par Sub Pop, cette écurie recèle des pépites telles que Lala Lalan, La Luz, Protomartyr, …) « Hella Love » agrège musique centrale/sud-américaine et psychédélisme californien. L’artiste chante d’ailleurs, tour à tour en anglais ou en espagnol, selon morceaux.

En guise d’intro, « Fanfare » se nourrit de claviers et de cuivres tout en véhiculant des accents mariachis. Jess s’enfonce dans l’hémisphère Sud, et goûte au tropicalisme brésilien à travers « Luz des Faro », une compo qui fait également la part belle aux cuivres. Parfois les claviers s’autorisent un écart dans le kitsch, à l’instar de « Minuet for the Mission » ou « Outerland ». Mais ce sont surtout les effets psychédéliques et relaxants libérés par l’expression sonore qui créent l’addiction. D’ailleurs, après avoir écouté cet elpee, on a envie de ré-appuyer sur la touche ‘play’ ! A l’aide de sa télécommande. Car, ensoleillé, cet opus incite au farniente tout en sirotant un mojito…    

Dawn Richard

Second Line

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Issue de la Nouvelle-Orléans, Dawn Richard est une chanteuse issue de la Nouvelle-Orléans. Elle s’est forgée une belle expérience en militant au sein de Danity Kane, un girl band pop qui a splitté en 2009. Et a embrassé une carrière solo, à partir de 2011. « Second Line » serait déjà son 6ème opus, sans tenir des autres projets auxquels elle a participé, dans le passé. Sur cet opus réunissant 16 titres, elle mêle pop, spoken-word, jazz avant-gardiste, funk, soul et blues, en prend soin d’y ajouter une touche de house afin de concocter une musique louisianaise contemporaine. Une sorte de version de Solange sophistiquée qui se fait l’écho d’une conscience sociale éclairée…

Unik Ubik

I’m Not Feng Shui

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Les musicos ont opté pour des pseudos à coucher dehors. Jugez plutôt : à la guitare... Orkestralone Seb Dlay (Kofeee). A la basse... T.Raznor (Maria Goretti Quartet, Spagguetta Orghasmmond). Au saxophone… JB (Louis Minus XVI, Cheikh de stael). Et à la batterie…  O'Von Pimpont ; von Basècles.

Pas des néophytes quand même, puisqu’ils ont déjà pas mal bourlingué au sein d’une multitude d’autres projets. Issu de la région de Tournai, le band revendique un punk festif. Celui de la fin des seventies, pas le post punk de la décennie suivante. Un punk au sein duquel s’immisce jazz et psychédélisme. Pour un résultat expérimental, furieux, délirant, déjanté et transgressif, ne reculant avant aucun obstacle, collant même aux riffs ravageurs des rythmes africains ou dopant la précision de leurs propos par une folie exploratoire débridée. Du pur artisanat ! D’ailleurs, en moins de 40 minutes, Unik Ubik n’hésite pas à revisiter, à sa manière, 50 ans de musique rock, depuis The Ex (NDR : on en reparlera) à Television, en passant par The Clash, James Chance and The Contortions, et sous un angle contemporain, Black Midi ainsi que Crack Cloud. Et la liste est loin d’être exhaustive !)

Malgré un changement de line up, le combo nous propose son troisième elpee.  Intitulé « I'm Not Feng Shui », il recèle une reprise de Tuxedomoon (« Pinheads on the move ») et un titre pour lequel il a reçu le concours de G.W. Sok, le chanteur historique du band batave The Ex, sur « This Is The Day ». 

« Dan-jun » ouvre l’elpee, une plage aventureuse et bien cuivrée (ce saxophone free jazz !) au cours de laquelle l’Afrique-Centrale rencontre les Balkans quand ce n’est pas le Funkadelic de George Clinton qui invite The Inspector Cluzo.  

Groovy et toujours aussi cuivré, « Rolled In Flour » brasse d’abord les genres, décide de s’emporter avant de laisser le mélomane sur les rotules.

Le titre maître invite à la danse tribale punk.

Une ligne de basse belliqueuse et un sax vengeur précipitent « Mesmerize & Vanish » dans un chaos organisé.

« Tractors And Cows Down To St James Infirmary » est hanté par la voix de David Byrne.

« Lazy Beezy » fluctue entre funk, punk et no wave. Et dynamisé par les cuivres sauvages, « Gypsy's Revenge » se nourrit de stoner et de noisy rock.

Paru en single, « Maggie Débloque » avait également fait l’objet d’un clip, au cours duquel, le groupe blâmait (‘Maggie nie tout en bloc’) l’incompétence de la précédente ministre de la Santé. On retrouve d’ailleurs, dans les textes, tout au long de cet opus, l’esprit frondeur et l'humour pince-sans-rire de Thomas Rasseneur.

Unik Ubik se produira dans le cadre des Nuits Botanique, le 5 mai 2022, au Grand Salon. Le label Humpty Dumpty n’a plus un groupe de fous furieux dans son écurie, il en a deux ! Et c’est tant mieux pour la scène rock indépendante noir-jaune-rouge !

Matisyahu

Matisyahu

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D’origine juive hassidique, Matisyahu est un chanteur/compositeur/rappeur américain. Chez lui, le changement appartient à la démarche artistique. Quand ce ne sont pas ses goûts musicaux qui vont constamment d'un style à un autre, et notamment du roots au rock en passant par le dancehall, le hip hop, le zouk et le dub, c'est un nouveau musicien qui est incorporé à son groupe afin d'y apporter une nouvelle couleur. Depuis son premier album, paru en 2004, Matisyahu est soutenu, en studio comme sur scène, du backing-band Roots Tonic, dont le line up implique Aaron Dugan, Josh Werner et Jonah David.

Le reggae est un genre beaucoup plus que complexe qu’il n’y paraît et ses subtilités ne sont pas toujours faciles à maîtriser. Fervent partisan du métissage des genres et des cultures, Matisyahu n’est pas, a contrario, un ardent défenseur des structures conventionnelles dans la musique.  

Ce qui ne l’empêche pas de revendiquer deux solides influences : Ben Harper et Bob Marley. 

Perçante, la voix transcende littéralement, « Not Regular », la plage qui ouvre l’opus.

Premier single issu de cet LP, « Mama Please Don’t Worry » fluctue entre reggae et dancehall.

Plus rock, « America » se nourrit également d’électro.

Salt Cathedral (NDR : réunissant Juliana Ronderos & Nicolas Losada, ce duo né en Colombie s’est établi à Brooklyn Salt) est en featuring tout au long de « Chameleon », un hymne caribéen dynamisé par le steel drum, un instrument de percussion idiophone. Et non seulement, la paire se charge de la mise en forme de cet LP, mais elle participe également à « Keep Coming Back for More », une piste qui flâne entre reggae et dancehall. Sous le soleil de Kingston, quelque part sur une plage au sable fin, « Mama Please Don't Worry » perpétue l’héritage de la famille Marley et de son Groundation…

« In My Mind » baigne au sein d’un climat presque lounge, claviers et percus se chargeant d’entretenir cette atmosphère indolente… Une sérénité qu’on retrouve tout au long de « Music Is The Anthem », une piste traversée par des accords de sèche rencontrés, en général, chez Ben Harper.

Plus nerveux, « Tugboat » nous entraîne dans une forme de zouk…

Un artiste qui collerait parfaitement à la programmation de Couleur Café…

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