La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Regina Spektor revient après 3 ans d’absence…

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C’est le 25 mai que paraitra le nouveau projet de la chanteuse americano-russe Regina Spektor. Ce nouveau elpee, « What We Saw From The Cheap Seats » a été entièrement écrit par Regina elle-même et produit par Mike Elizondo, connu pour son travail avec Dr Dre, Eminem ou encore Nelly Furtado.

Le premier extrait de son album, « All The Rowbots » est à écouter sur YouTube .

Plus d’infos : http://www.reginaspektor.com/

Tracklist :

1."Small Town Moon"
2."Oh Marcello"
3."Don’t Leave Me (Ne me quitte pas)"
4."Firewood"
5."Patron Saint"
6."How"
7."All the Rowboats"
8."Ballad of a Politician"
9."Open"
10"The Party"
11."Jessica" 

Les Silversun Pickups touchent du bois…

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Pour leur troisième album, les Silversun Pickups ont confié la production du projet à Jacknife Lee, connu pour ses participations aux travaux de U2, R.E.M., Snow Patrol …

L’elpe, paru le 4 mai dernier et intitulé « Neck Of The Woods », fait suite à « Carnavas » et « Swoon », qui leur ont permis de se forger une réputation sur la scène internationale et de se placer numéro 1 du top «  Alternative and Independent record » en 2006.

Plus d’infos : http://silversunpickups.com/home/

Tracklist :

1. Skin Graph
2. Make Believe
3. Bloody Mary (Never Endings)
4. Busy Bees
5. Here We Are (Chancer)
6. Mean Spirits
7. Simmer
8. The Pit
9. Dots And Dashes (Enought Already)
10. Gun-Shy Sunshine
11. Out Of Breath

Lyle Lovett retourne à la country.

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Pas de repos pour l’acteur, compositeur mais surtout chanteur Lyle Lovett qui a dévoilé il y a quelques jours son 14ème disque nommé « Release Me ».

Après avoir visité plusieurs styles de musique, le Texan revient aujourd’hui avec un album de country, un genre qui lui avait déjà permis de connaitre un grand succès en 1991 avec « Cowboy Man ».

Plus d’infos : http://www.lylelovett.com/

Tracklist :


1 - Garfield's Blackberry Blossom
2 - Release Me
3 - White Boy Lost In The Blues
4 - Baby, It's Cold Outside
5 - Isn't That So
6 - Understand You
7 - Brown Eyed Handsome Man
8 - Keep It Clean
9 - One Way Gal
10 - Dress Of Laces
11 - The Girl With The Holiday Smile
12 - Night's Lullaby
13 - White Freightliner Blues
14 - Keep Us Steadfast

Kerredine Soltani s’engage en chanson !

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Après avoir écrit pour des artistes tels qu’Elisa Tovati, Caroline Costa, Sofia Essaïdi mais surtout Zaz pour le tube « Je veux », Kerredine Soltani sortira le 11 mai son premier album, "Kerredine Soltani".

Enregistré avec ses amis musiciens  « Les mecs dOberkampf », ce disque de jazz-manouche est un engagement politique, encourageant l’égalité sociale et la liberté d’expression.

Le premier single « Fils de la bohème » est disponible sur YouTube .


Singtank, un nouvel album de famille…

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Le duo fraternel de britpop Singtank sortira son nouvel album, « In Wonder » le 25 mai prochain.

En collaborant avec Nellee Hooper (Massive Attack, Björk, U2, Madonna) ou Alan OConnell (Placebo, Gossip), Joséphine et Alexandre de la Baume nous livrent un album très prometteur enregistré de l’autre côté de l’Atlantique.

Le premier single, « The Party », est à écouter et à voir sur YouTube .

Plus d’infos : http://www.singtank.com/

Coeur de Pirate

Comme on jette l’encre à l’amer

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Elle est haute comme trois pommes, mais affiche ce petit esprit espiègle qui lui sied si bien.

Et puis, musicalement, on dira ce qu’on voudra, ses chansons ont quelque chose de touchant.

Pas renversantes, mais justes. Sans esbroufe. A l’image de cette petite fille aux multiples tatouages (plus Rock & Roll que camionneurs) qui se tient sur scène devant un parterre conquis et heureux. Des visages ébahis.

Des sourires multiples et des paroles qui s’articulent sur les lèvres des (très) jeunes au (beaucoup) moins jeunes.

Et des milliers d’étoiles. Comme celles qui brillaient dans les yeux de ma fille ce soir.

Bien des raisons de dire : ‘Merci Béatrice Martin’.

Effectivement, c’est elle que toutes et tous sont venus admirer ce soir.

Mais en public poli et bon enfant, l’assistance fait un accueil jovial à Monogrenade, groupe québécois fort sympathique dont le pop/folk suspendu aux cordes (deux violons et un violoncelle) s’agite sous une brise tantôt légère, tantôt tempétueuse.

Desservi par un son inégal, la formation a néanmoins soulevé l’enthousiasme et retardé l’impatience de ces centaines de cœurs qui trépignaient d’impatience.

Quelques sonorités émanant d’un ampli Fender, par le jeu de quelques pédales du meilleur effet, n’ont d’ailleurs pas laissé insensible votre serviteur, plutôt rôdé à d’autres ambiances que celle de ce soir.

Dans une atmosphère somme toute très différente de celles auxquelles je suis habitué, l’attente s’installe. Fébrile. L’excitation est palpable. Surtout chez les enfants présents.

Car ils sont nombreux ce soir.

Cœur de Pirate, c’est un peu le Tintin de la musique. Son auditoire s’étend de sept à septante-sept ans.

Cette réflexion peut paraître anodine, pourtant, elle prouve au moins deux choses : la première, c’est que sous leur aspect propre et lisse, ces chansons recèlent différents degrés de lecture. La deuxième, c’est que je ne serais pas là si je n’avais pas une fille de huit ans, complètement fan.

Parce que très franchement, je vais avoir du mal de vous parler de ce concert. Oh, pourtant, la prestation très professionnelle de ses musiciens était appréciable. Enceinte, l’interprète assume courageusement cet enchaînement de dates, vaille que vaille. La tendresse de ses chansons se dévoile comme les pages du journal intime d’une jeune fille en fleurs (parfois fanées) ou le comique d’une pause pipi intelligemment chorégraphiée en cours de spectacle. Mais, tout simplement, parce que toute mon attention était rivée sur ma fille qui rêvait éveillée une soirée attendue depuis si longtemps.

Une petite fille parmi d’autres petites filles, des moins grandes aussi (voir des plus vielles), et aussi des garçons ou même des papys, mais une petite fille au sourire rayonnant et qui m’émouvait à chaque fois qu’elle s’en allait d’un grand signe de main pour attirer le regard de son idole, à peine à quelques centimètres d’elle.

Une idole généreuse qui ne manquait aucune occasion de renvoyer sourires et gestes, remerciements sincères et ‘je vous aime aussi’ en retour.

Et si ma description vous paraît nunuche et vous renvoie au fantôme de Chantal Goya, détrompez-vous !

Musicalement, son spectacle tient absolument la route.

La voix est juste et transfère l’émotion au-delà du spectre lumineux d’un light show sobre et parfaitement calibré.

Le son swingue quand il le faut, le piano se fait intime quand la femme enfant aux bras de marins (les tatouages, pas les muscles !) appose ses mains délicates sur ses touches d’ivoire.

Fort judicieusement balancé, ponctué de ses hits (« Francis », « Comme des Enfants » ou « Adieu ») et agrémenté d’interventions échangées avec l’auditoire, ce concert était parfaitement calibré, en évitant le piège de la mise en scène stoïque.

Cœur de Pirate ne peut pas plaire à tout le monde mais ne dérange personne.

Et surtout, ses albums semblent apporter un certain bonheur à ceux qui y trouvent écho, aussi bien dans les paroles douces amères que dans les notes qui s’égrènent comme la mélancolie aux vents.

Elle n’est pas bien grande mais elle affiche une grandeur d’âme qu’elle communique à son public. Béatrice Martin est un sacré bout de femme et ma fille en est fan.

Alors je ne peux que crier haut et fort : ‘Vive Cœur de Pirate !’

(Organisation Live Nation en collaboration avec Asterios Spectacles)

 

 

Rumer rend hommage aux années 70.

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Pour son deuxième album, Sarah Joyce, plus connue sous le pseudonyme Rumer a choisi de rendre hommage aux artistes des années 1970 en reprenant des titres oubliés de Todd Rundgren, Townes Van Zandt, Ronnie Lane ou encore Bob Marley.

Edité chez Warner, « Boys Don’t Cry » sera disponible dès le 25 mai.

Plus d’infos : http://www.rumer.co.uk/updates.htm

Beastie Boys

Adam Yauch, cofondateur des Beastie Boys et pionnier du hip-hop s’est éteint à l’âge de 47 ans !

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Plus connu sous son nom de scène ‘MCA’, le musicien/rappeur/militant et cinéaste Adam Yauch, un des fondateurs du groupe étasunien Beastie Boys, est décédé ce vendredi 4 mai 2012, dans sa ville natale de New York. Atteint d’une tumeur des glandes salivaires, il s’est battu pendant trois ans contre ce cancer. Ce qui avait forcé le trio à reporter leur départ en tournée et à retarder la sortie de leurs deux  dernier opus. "Hot Sauce Committee Part Two" paraîtra finalement en 2011, avec deux ans de retard, le premier volume restant en suspens pour une publication ultérieure.

Il laisse derrière lui son épouse et leur fille. Il laisse aussi un héritage musical impressionnant à travers des albums qui ont marqué l'histoire du hip-hop et toute une génération. Outre leurs 30 années de carrière, les Beastie Boys ont vendu 40 millions d'albums et remporté trois Grammy, la plus prestigieuse récompense de la musique aux States. Quant à Adam Yauch, il  s'était vu décerner le ‘Charles Flint Kellogg Award in Arts and Letters’, en 2011, par l'Université de Bard, en hommage à sa contribution importante apportée à l'héritage artistique et littéraire américain.

Une page de l’histoire du hip hop vient de se tourner…

 

Bobby Womack revient, encore plus brave

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« The bravest man on the universe », le nouvel album de Bobby Womack porte bien son nom car l’artiste sort à peine du traitement d’un cancer ! Produit par Damon Albarn et Richard Russell il sera disponible dès le 11 juin.

Aujourd’hui âgé de 68 ans, la star a connu ses heures de gloires dans les années 70 suite à la parution de son album « Understanding » suivi de la BO du film Across 110th Street. Il a récemment collaboré avec le leader des Gorillaz, Damon Albarn, avec qui il a travaillé ce nouvel album.

Bobby Womack sera en concert au Gent Jazz le 14 juillet prochain.

Les deux premiers singles de cet opus sont disponibles sur YouTube :

The Bravest Man In The Universe

Please Forgive My Heart

Plus d’infos : http://bobbywomack.com/

The Darkness, sur scène et chez les disquaires!

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La formation anglaise de rock  The Darkness sera de retour cet été avec la sortie d’un nouvel album intitulé « Hot Cakes ».

Produit par  Justin et Dan Hawkins en collaboration avec Nick Brine, l’album, remixé par Bob Ezrin sortira le 20 août 2012 chez PIAS.

Un an après leur reformation, les membres de The Darkness assureront la première partie des concerts de Lady Gaga cet été pour sa tournée européenne.

Plus d’infos : http://www.theactualdarkness.com/

Un nouvel album sans nom pour Benjamin Biolay

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Suite au succès de son précédent album, Benjamin Biolay reviendra cet automne avec un nouveau projet dont le nom est encore inconnu malgré un mystérieux BB#051112 mentionné en page d'accueil de son site internet.

Trois ans après « La Superbe », pour lequel Biolay avait remporté deux victoires de la musique, l’artiste a annoncé la sortie de cet opus le 5 novembre prochain. En attendant, l’artiste participera à l’opéra-pop «Poppea» du 29 mai au 7 juin au Théâtre du Châtelet.

Plus d'infos : http://www.benjaminbiolay.com/

Les temps changent pour Nick Waterhouse …

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A 25 ans, Nick Waterhouse dévoile son nouvel album « Time’s All Gone ». Dès le 21 mai prochain, vous pourrez apprécier le R’n’B inspiré de la musique des 50’s du chanteur californien qui, pour l’occasion, a enregistré son album analogiquement; un disque qui rappelle l’ambiance de Memphis ou de Détroit à leur apogée.

Nick Waterhouse sera présent le 12 juillet lors du festival de Dour où il défendra son nouvel opus.

Plus d'infos :  http://www.nickwaterhouse.com/

Loch Lomond

Little me will Start a Storm (Réédition)

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Sorti il y a quelques mois déjà, « Little me will Start a Storm », le 4ème album de Loch Lomond, mérite qu’on s’attarde à nouveau sur son cas, vu sa réédition enrichie de deux bonus tracks !

Issu de Portland (Oregon), ce mini-orchestre a en effet pondu un petit recueil de pop foutraque réellement attachant. Au départ, c’est-à-dire en 2003, Loch Lomond était le projet solo de Ritchie Young. Il s’est au fur et à mesure élargi, comptant jusque 9 membres, qui se partageaient alors la clarinette, la mandoline, le banjo ou le vibraphone… Ces 11 nouveaux morceaux composés par Ritchie Young semblent réellement avoir été enregistré spécifiquement pour vos oreilles, dans votre appartement, lorsque vous êtes seul. Des hymnes indie-rock tels que « Blue Lead Fences » ou « Blood Bank » se situent exactement entre l’orchestration joyeuse de Beirut et celle plus grave de Lost in the Trees. Un musique moins lyrique que celle d’Andrew Bird et moins lo-fi que chez Minus Story mais caractérisée par ce style en picking ou des chœurs chers au premier et un feeling mélancolique identifié chez les seconds. En outre, la voix nasillarde de Young communique un climat léger, mais étrangement enfantin, à l’ensemble… A découvrir absolument!

 

Sinead O’Connor

How about I be me

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Sinéad O’Connor est constamment parvenue, d’une manière ou d’une autre, à faire parler d’elle.

Qui ne se souvient pas de la photo du pape Jean-Paul II déchirée lors d'une performance musicale le 3 octobre 1992, lors de l'émission de télévision Saturday Night Live ?

Anticonformiste à l’extrême, l’Irlandaise a toujours, d’une façon ou d’une autre, tenu le haut du pavé.

A 45 piges bien sonnées, la révolutionnaire s’est enfin (?) rangée des briques et revient à ses premières amours ; à ce qu’elle fait probablement de mieux : la musique.

« How about I be me » constitue le neuvième album de l’inoubliable interprète de “Nothing compares to you”. Signé par Prince, ce titre avait forgé la renommée de la Dublinoise.

Il était temps de se reprendre ! Après avoir fait, pour de bonnes et souvent de moins bonnes raisons les choux gras de la presse à scandale, il est grand temps de laisser la presse people aux trous du c… qui se croient indispensables… à notre société.

Retour artistique gagnant et pleinement réussi pour cette merveilleuse voix qui se met au service de splendides ballades, tout en harmonie, soulignant magnifiquement tout le talent d’écriture et de composition de Sinéad.

Retour d’une personnalité unique, troublante, éclatante et spirituelle qui apporte dans son petit panier dix chansons d’amour, d’espoir ou de douleur, toutes portées par une voix superbe et passionnée.

Autant passionnée est la voix que le sont les textes qui servent de support à ces messages, tous des messages vrais d’une véritable vie, elle aussi. Jamais on ne fera chanter de niaiseries à la plus célèbre chauve (ou presque) de la planète. Il lui faut des brûlots à entretenir, des combats à mener, des revendications à exprimer sans quoi, la flamme se meurt et l’artiste avec elle.

« How about I be me » condense toute cette passion, en une quarantaine de minutes bien ficelées et convaincantes.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire ou entendre, Sinéad ne s’est pas calmée, elle crie toujours autant sa colère. Immuablement bouleversante, sa voix toujours prend encore aux tripes. Cependant, elle a réussi à enrober sa rage dans une musique bien plus accessible et plus ‘douce’ que ne le sont ses mots.

Ce neuvième opus est la preuve que le contenu est sans aucun doute plus important que le contenant et que faute de pouvoir bousculer de façon directe l’opinion publique, il est parfois beaucoup plus opportun, voire intelligent d’opter pour la manière douce…

Force douce, deux mots qui caractérisent tant l’album que son interprète. Une renaissance, un must !

 

Cass McCombs

Humor risk

Écrit par

Depuis la sortie de « Catacombs » en 2009, Cass McCombs s’est confortablement inscrit dans le paysage du folk américain. En outre, au fil des albums, il est parvenu créer une identité musicale propre. Quoique kitsch, son folk baigne au sein d’une certaine quiétude, sans jamais tomber dans la désuétude.

Le Californien est parvenu à publier deux albums en moins d’un an. Le dernier, « Wit’s End », n’était paru qu’il y a quelques mois. Mais si ce disque montrait la face la plus paisible, donc la plus rituelle du Californien, « Humor Risk » réserve davantage d’espace aux plages pop/rock. L’accessibilité, le sens mélodique et la construction des compos adoptent le style. « Love Thine Enemy », titre qui ouvre l’opus, « The Same Thing » ou encore « Mystery Mail » en sont les plus belles illustrations. Mais malheureusement, il faut reconnaître, que ses quelques tentatives de reconversion, ne sont pas tellement judicieuses. Perso, je le préfère dans son univers alangui et paisible, chantant d’une voix si caractéristique, chargée de reverb. C’est aussi sous cette forme qu’il est le plus efficace. Heureusement, sur le reste du long playing, Cass en revient à son expression sonore de prédilection. McCombs n’est pas encore prêt pour l’aventure…

 

Razika

Program 91

Écrit par

Dès les premiers accords, les quatre jeunes demoiselles nous rappellent effrontément l’été, nos premiers baisers, les échappées belles au milieu de la nuit, pour retrouver les copains. Tout l’album sautille joyeusement.

Insouciance, légèreté, spontanéité, baskets en toile, soirée dansante en plein air, lampions, gambettes dénudées, jupes voltigeant, fumée de cigarette, bière, brillantine pour eux et queues de cheval virevoltant pour elles. C’est ce qu’on appelle de la ‘feel good music’. Même si l’insolence et l’innocence de toute cette jeunesse peuvent agacer, à la longue.

C’est de la pop vraiment inoffensive, des bons sentiments, et on ne vous veut que du bien. Vous serez revitalisés par ce mélange entre pop et ska, dont le tempo fait instantanément penser à « One Step Beyond » de Madness, et aux années d’une autre jeunesse : les 80’s.

Difficile de vous parler du contenu des morceaux, chantés pour la plupart en norvégien. Seuls trois titres ont recours à la langue de Shakespeare ; mais au fond, on s’en fiche ! Ce n’est pas le sens qui compte, mais la fête, l’‘éclate’.

 

Sway

This Was Tomorrow

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Nous sommes à l’aube des années 90, sortant d’une décennie moribonde, le monde du rock s’apprête à connaître en connaître une autre, probablement une des plus riches de son histoire.

Pléthore de groupes issus d’horizons différents voient le jour et donnent naissance à un son nouveau.

Les guitares se taillent la part belle du lion : elles crient, se diluent dans l’espace, explosent, crachent et prennent le contre-pied.

Des noms émergent, gravitent les uns autour des autres, montent au firmament, étincellent parfois ‘just for one day’ ou s’inscrivent à long terme dans les livres d’histoire.

My Bloody Valentine, Slowdive, Pale Saints, Sway. Ah, ben, non, pas Sway.

Parce que Sway est né bien plus tard. Sway a écouté ces groupes, et a été stigmatisé par le son de ses illustres novateurs.

Nous sommes en 2012 et « This Was Tomorrow » annonce la couleur.

Le Rock est cyclique. Eternel recommencement. Comme la mode. Comme le monde.

Alors, pourquoi bouder son plaisir ?

Parce que Sway n’apporte rien de bien original, hormis de subtiles touches d’électronique parsemées ça et là et qui du reste ne dénaturent pas leur « Pygmalion » ?

Certes, mais loin d’être une simple resucée, cet album dévoile une véritable identité, celle d’Andrew Saks, le nostalgique à l’origine de ses sonorités évanescentes d’hier, mais qui résonnent encore à nos oreilles, au temps présent, avec bonheur.

Cet elpee tente d’ailleurs de s’émanciper à l’une ou l’autre occasion.

Mais étrangement, c’est quand il rappelle vivement ces illustres prédécesseurs qu’il est le meilleur (« Palos Verdes», « What I Know » ou « Tunnels », qui à lui seul semble faire la somme du Shoegaze en trois minutes quarante trois).

Un disque qui souligne un trait sous la ligne du temps, parce qu’aujourd’hui est le demain d’hier.

 

Zion Train

State Of Mind

Écrit par

Depuis maintenant 20 ans, le Sound system Zion Train, pionnier du dub britannique, nous régale en dispensant son mélange d’électro et d’instruments traditionnels qui oscillent des percussions africaines aux instruments à cordes classiques.

Pour « State Of Mind », 9ème album du groupe, Zion Train ne déroge pas à la règle en proposant des morceaux hypnotiques, aux titres mystiques, baignant même au sein d’un climat psychédélique. L’inspiration est variée, le groupe puisant aussi bien ses sources dans le rock classique (« Tribute to Shura, « Ari Hanta ») que la valse (« The Black River Incident »).

Sur certaines plages, ce sont les voix qui font la différence. Se conjuguant en harmonie avec l’instru bien pensée. A l’instar de « Rainbow Children », une compo contagieuse au cours de laquelle la voix puissante de Brinsley Forde (Aswad) survole l’ensemble. Ou encore « Share The Flames », celle de Jazzmin Tutum, apportant une touche de féminité dans un univers dub où ce caractère est trop souvent  négligé.

Surprise, dès les premiers accords de « Tribute to Shura », on reconnait très vite le clin d’œil adressé au « Paint it Black » des Rolling Stones. Un pari osé pour le trio qui porte ses fruits et vous flanque la pêche.

Le band nous propose une autre facette de son style sur « Orgone Accumulation ». Un titre bien dynamique souligné de cuivres et balisé par une solide ligne de basse. A contrario, « Ari Hanta » se révèle bien plus paisible. C’est également la piste qui clôt l’opus. Traversé d’accords de violon aventureux, il nous incite au voyage spirituel (« State of Mind » ?) Mais c’est sur « The Divine Proportion » que cet instrument fait vraiment la différence ; et ce tout d’un bout à l’autre de la plage…

Les adeptes de Zion Train devraient apprécier ces exercices de style multiformes…

 

24 Pesos

When the ship goes down

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Fondé en 2008, 24 Pesos est un quartet de blues londonien. Depuis sa fondation, le line up est identique. On y retrouve le chanteur/guitariste Julian Burdock, le bassiste Silas Maitland, le drummer Mike Connolly et l’organiste Moz Gamble. Le combo compte trois elpees à son actif : “The boogie worm” est sorti l’année de la formation du combo, “Busted broken and blue”, en 2010, et ce nouvel opus aujourd’hui. Une manière d’affirmer leur style personnel, inspiré bien évidemment par le blues, mais contaminé par le funk. Il est même omniprésent!

Le groupe revendique autant l’héritage de Howlin’ Wolf, Freddie King que Sly Stone, les Meters et James Brown, sans oublier Captain Beefheart, Jimi Hendrix et les Rolling Stones. Excusez du peu! Ils ne sont  jamais aussi à l’aise que sur les planches ; d’ailleurs ils y brillent par leur spontanéité, leur explosivité et leur effervescence. “When the ship goes down” a été enregistré au studio de Penny Vale. Des sessions qui ont été réalisées en deux temps trois mouvements. C’est Silas, le bassiste qui s’est chargé de la production et Julian Brudock, plume féconde, signe onze des dix-huit plages.

Julian possède une voix qui colle parfaitement à ce répertoire blues largement amplifié. Armé de son bottleneck, il attaque “Melon man”. Royale, l’ouverture est imprimée sur un tempo endiablé. Toutes les spécificités du band sont ici bien étalées. Les musicos soutiennent le leader de leurs chœurs. La slide sort déjà de sa réserve. Hommage au mythique bluesman décédé il y a plus de 60 ans, “Leadbelly” exhibe une face funky du band. Un titre savoureux qui invite impulsivement le public à la danse, au cours duquel Burdock double harmonica et slide ; et il souffle à la manière de Magic Dick dans les grands jours du J. Geils Band. La conjugaison des quatre voix et les interventions chaleureuses de l’orgue Hammond dispensées par Gamble sont d’autres spécificités de l’expression sonore des Pesos. De petites perles comme “Ain’t gonna beg no more” ou le brûlot “Peace in the valley”, véritable sommet de cet opus, en sont les plus belles illustrations. Et la suite est tout aussi excitante. Burdock a toujours manifesté un grand respect à feu Don Van Vliet, alias Captain Beefheart. “Tryin’ to get back to you” en est un beau témoignage. Le Londonien emprunte la voix éraillée du capitaine. A moins que ce ne soit celle de Howlin’ Wolf. Une voix qui transpire le vécu. Graveleuse, toujours puissante, elle est prête à affronter les différents climats qui traversent inévitablement le blues primaire, pour rejoindre le Delta du Mississippi. “Moon hearted woman” se mue, à mi-parcours, en boogie infernal. Et il ne faut pas sous-estimer la qualité des accords libérés par les cordes. Que ce soit ceux d’une grande pureté, de la slide, sur “When the ship goes down” ou ceux qui guident le Memphis blues final, “I don’t know”. Un sans faute! Facilement la meilleure œuvre de 24 Pesos, à ce jour. Un album 5 étoiles ! Le british blues est à nouveau au sommet de son art !

 

aMute

Black Diamond Blues

Écrit par

Dans les sphères ouatées d’un rêve imprégné des embruns de la réalité, Jérôme Deuson, alias aMute s’est réalisé, transformé, muté en un étrange animal que « Black Diamond Blues » vous invite à chevaucher.

Plongé en apnée dans un univers sombre aux multiples facettes, après s’être réalisé en groupe dans une vision plus Pop durant quelques années, l’architecte sonore qui milite ici propose un voyage fantastique sur la pellicule grainée d’un film qui n’existe pas mais où les paysages défilent et s’impriment à l’arrière de nos rétines, sans même pouvoir être perçues.

Troublante, l’expérience se décline en longues plages introspectives qui éveillent tantôt la curiosité, tantôt une certaine mélancolie, substituant l’auditeur à l’enfant regardant les gouttelettes de buée glisser le long d’une vitre, les lumières des néons se fondant en arrière plan.

Même le chant (« Every Day Is », « So Easy To Fall ») semble lointain, comme prisonnier d’une bulle.

Un simple mais contrasté moment d’évasion dans l’inconnu.

Bee And Flower

Suspension

Écrit par

Selon le centre d’observation botanique mondial des plantes carnivores, il existe plus de 180 espèces d'Utriculaires qui ont une répartition cosmopolite. Elles peuvent adopter un habitat aquatique ou terrestre, être épiphytes ou volubiles.

Depuis l’année 2000, une nouvelle espèce reine a été répertoriée, du nom de Bee And Flower ; et son comportement est étudié de près par d’imminents spécialistes.

Classée dans la famille des Cheap Satanism, « Suspension » est le nom donné à la troisième mue depuis sa découverte.

Flottante et sans racine, son habitat s’est étendu entre New York et Berlin et aurait été aperçu dans nos contrées.

Sa capacité à attirer l’auditeur serait due à plusieurs facteurs provoquant un type de dépendance, notamment par l’utilisation d’un organe vocal fiévreux et une orchestration végétale dont les racines semblent s’étendre sous les ramifications d’autres plantes hautement toxiques (Angels of Light, Bad Seeds).

Nombre de ses feuilles portent de petites outres d’où s’écoule un venin subtil.

Un poison qui ne nous paraît velouté que par la saillie faite par d’infinis brins de soie sur l’auréole de nos rêves évanouis.