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Miossec simplifie…

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And Also The Trees

Hunter not the hunted

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En 2009, la formation insulaire And Also The Trees publiait “When the Rains come”, un album qui revisitait en version acoustique, quelques unes de ses meilleures compos. Il faut croire que cet exercice de style a dû marquer l’esprit du groupe, puisque sur leur dernier opus, « Hunter not the hunted », la trame acoustique est omniprésente. Elle domine même le plus souvent l’expression sonore. Enfin dominer est un grand mot ! En fait, on assiste, tout au long de l’œuvre, à une communion entre cordes acoustiques et électriques, comme seul Justin est capable de la célébrer. Et si le tempo est plus paisible, on est très souvent balayé par le flux et le reflux des différents climats sonores. Climats pourtant empreints de mystère et de mélancolie. Les drums sont amples, souples mais arides. A l’instar du morceau qui ouvre l’elpee, « Only », une compo ciselée par les cordes en picking, réminiscentes du flamenco. Et puis tout au long de « The woman on the estuary », dont la douceur contraste avec l’agitation rythmique. Enfin, sur « Angel, devil, man and beast » ainsi que « What’s lost finds », deux plages caractérisées par deux tempos différents, l’un plus lent, l’autre plus allègre. La voix de Simon est grave, souvent déclamatoire, théâtrale même, mais aussi quelque peu désabusée et ténébreuse. Les lyrics sont poétiques. Ils traitent le plus souvent des tourments au sein desquels est plongée l’âme humaine. Quant aux accents de basse dispensés par Ian Jenkins, ils se révèlent le plus souvent discrets et efficaces, mais aussi aventureux et judicieux (les très AATT « Rip ridge » et « The floating man », ce dernier hanté par un harmonica spectral, deux pistes qui figurent en fin de parcours). Instrumentalement, on épinglera encore un peu de mélodica sur le titre maître, du dulcimer que se réserve Emer Brizzolara (NDR : notamment sur la chanson cabaret « Bloodline ») ainsi qu’un interlude électro-post-indus (« Black handled knife »).

And Also The Trees viendra défendre ce superbe onzième album, sur les planches du Magasin 4, ce jeudi 17 mai 2012…

Black Jaguar Club

Bar Atlantique (Ep)

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Sorti il y aura bientôt douze mois, cette première publication ne comporte que six titres. Histoire de se faire une petite idée des capacités de cette formation flamande. Etonnant, alors que cet Ep constitue leur premier effort, les cinq membres du band gravitent dans le milieu musical depuis une quinzaine d’années. En fait, durant une longue période, ils sont passés d’un projet à l’autre, avant de finalement se fixer, il y a un lustre, sur ce dernier…

‘Le club du jaguar noir’ est la traduction littérale de leur nom de scène. Pourquoi pas ! On n’est cependant loin d’être ‘effrayé’ par la musique que nous propose ce ‘félin’ dont les griffes sont visiblement rentrées !

Dur, dur, d’imaginer qu’un de ces six morceaux puisse créer le ‘buzz’, chez un quelconque média. Responsables d’une musique on ne peut plus commune, navigant entre une pop et un rock aux accents belges (Arid, dEUS, Ghinzu), les fauves connaissent quelques difficultés à captiver ou capturer leurs proies. Aucune des six plages, même si on admettra que le projet a de la gueule, ne peut être considérée comme un fer de lance ou une rampe de lancement susceptible de propulser le quintet anversois au faîte de la hiérarchie musicale de notre beau pays…

Au final, on retiendra qu’un petit groupe de plus vient d’émerger de la Flandre profonde pour tenter de se faire une place au soleil. Attention, s’il est judicieux de faire savoir que l’on existe, je crains fort que leur tentative soit un peu juste pour revendiquer un transat…

Une petite idée ? Surfez sur http://www.youtube.com/watch?v=AIj4EIWs_Iw

 

Memoryhouse

The Years (Ep) (2)

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Carte postale aux tons sépia, “The Years” s’écoule avec nostalgie, alangui sur le sable du temps, comme absorbé par le souvenir de nos premiers émois adolescents.

Véritable bouffée d’air frais dans la moiteur d’un été qu’on imagine étouffant, les cinq titres ici présents n’annoncent pas pour autant la couleur de l’album « The Slideshow Effect ».

Car l’orage gronde au loin, et on s’en réjouit vraiment.

 

Cate Le Bon

Cyrk

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Cate Le Bon est une Galloise pur-sang. Très manifestement fan du Velvet Underground, la jeune femme nous propose un « Cyrk » qui flirte sans complexe avec ses idoles. Un rapprochement d’autant plus évident que l’accent de la demoiselle exacerbe ce sentiment. Mais bien loin de déterrer le Velvet en dilettante, Cate Le Bon sert un hommage bien ficelé, renforcé d’un bon grain de folie, que cette dernière a certainement acquis auprès de son mentor, Gruff Rhys. Le plus bel exemple en est le morceau d’ouverture, « Falcon Eyed » qui résume à merveille ces deux facettes des compositions de Le Bon. Cette dernière récite ses textes d’un air faussement détaché et flegmatique servant à merveille des titres comme « Julia », « Puts Me To Work » ou « Fold The Cloth ». Un coup de cœur : « Through The Mill ». Une délicieuse ritournelle dont le seul défaut est de ne durer qu’un peu plus de trois minutes. La touche ‘repeat’ va souffrir.

Cate Le Bon sera en première partie de Perfume Genius aux Nuits Botanique le 16 mai. Et c’est malheureusement déjà complet.

 

Crocodiles

Endless flowers

Écrit par

Formé en 2008 par Brandon Welchez (guitare et chant) et Charles Rowell (guitare), Crocodiles publie un nouvel opus, deux ans après avoir gravé « Sleep Forever ». De quoi permettre au reptile californien (NDR : la formation est issue de San Diego) de quitter les eaux marécageuses de la scène underground pour y croquer un public plus large. Et comme « Endless Flowers » est savoureux, pourquoi ne pas ne pas y mordre à pleines dents ?

Au menu, cordes de guitares shoegaze et nappes de claviers susceptibles de rappeler la musique de leurs compatriotes, The Pains at Being Pure at Heart ou Beach House (le morceau de dream-pop, « Hung Up On a Flower »). Une expression sonore atmosphérique, brumeuse, mélodieuse, partagée entre compos légères, imprimés sur un tempo allègre (« Bubblegum Trach », « No Black Cluds For Dee ») ainsi que plages plus sauvages, secouées par des rythmes variables et découpées dans des riffs de gratte particulièrement efficaces (« Endless Flowers », « Dark Alleys »). Le tout saupoudré, circonstanciellement de chœurs.

Un bémol. La pochette. Elle est horrible. Sans quoi, après avoir ôté l’emballage, « Endless Flowers » est à dévorer dans son intégralité ! 

 

M+A

remixes.yes (Ep)

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« remixes.yes » ? Michele Ducci et Alessandro Angioli, les deux têtes pensantes derrière M+A auraient mieux fait d’intituler leur Ep « reinvention.yes ». Dans la foulée de leur énorme « things.yes », publié fin 2011, le duo italien nous délivre à présent un Ep digital qui s’inscrit dans la droite lignée leur œuvre introductive. Plus que de simples nouveaux arrangements, M+A réinvente entièrement les morceaux passés sous leur moulinette.

Nedry, Emay, Joycut et Polinski (projet solo de Paul Wolinski de 65daysofstatic) offrent tous une petite chirurgie de luxe à l’un de leurs morceaux. M+A se les approprient en les découpant en tranches avant de les resservir sous forme de délicates ritournelles pop nappées d’electronica. En découle quatre mets radicalement plus raffinés qu’à l’origine. Le duo clôture son labeur par une reprise au piano du « Paper Planes » de M.I.A. Une adaptation harmonieuse qui pourrait, si elle devait être publiée sous forme de single, faire un véritable tabac.

Envie de découvrir le secret le mieux gardé d’Italie ? Trois morceaux (dont le terrible « Liko Lene Lisa ») sont en téléchargement gratuit sur le site officiel du duo, ici.

 

Brad

United we Stand

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Brad est le projet parallèle de Stone Gossard, illustre guitariste de Pearl Jam, qu’il mène à un rythme de sénateur (NDR : il n’a publié que 5 albums en 20 ans) en compagnie de Regan Hagar (Satchel), Shawn Smith (Pigeonhead, Satchel) et Keith Lowe. Leur lieu de rencontre ?  Seattle.

A première écoute, il est frappant d’entendre la similarité vocale entre Shawn Smith et… Eddie Vedder ! Son timbre de voix rappelle en effet, à s’y méprendre, celui du charismatique leader de Pearl Jam, même si Smith se révèle pus posé, donc moins exubérant, tout au long de cet exercice de style. La musique de Brad nous replonge dans les années 90. Pas la peine de chercher une once d’originalité sur ce « United We Stand ». Simplement, les nostalgiques du son ‘made in Seattle’ risquent fort de succomber aux riffs de guitares qui sculptent des hits tels que « A Reason to be in my Skin » ou « Bound in Time ». Pourtant, le reste des compos de ce très honorable nouvel elpee pondu par cette bande de vétérans américains, se révèle plus léger, et même quasiment pop. Stone Gossard semble avoir pris du plaisir en publiant un opus au cours duquel l’aspect mélodique est devenu aussi important que son approche percutante du rock. Un avant-goût du futur album de Pearl Jam ?

 

Errors

Have Some Faith In magic

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Errors, les petits protégés de Rock Action, le label de Mogwai, sont de véritables métronomes. Quatre ans après avoir gravé « It’s Not Something, But It is Like Whatever » et deux après « Come Down With Me », les Écossais ont atteint l’âge d’or de leur carrière en publiant un troisième LP aussi trippant qu’exaltant. « Have Some Faith In Magic » ratisse large, du Post-Rock à l’Electronica en passant par le Krautrock et introduit, pour la première fois au sein d’une œuvre d’Errors, quelques vocalises aériennes. Des voix utilisées ici tel un instrument secondaire, jamais mises en avant. Et pour la bonne cause, tant l’atmosphère créée par le trio forme une espèce de bulle délicate, un microcosme qui aurait pu s’effondrer à la moindre fausse note, au moindre faux-pas. « Have Faith In Magic » est, sans conteste, le disque le plus abouti des trois gaillards de Glasgow. Errors file droit sur les traces de formations telles que Ratatat, Holy Fuck et 120 Days. C’est-à-dire dans la bonne direction!

En concert : première partie de Kiss The Anus Of A Black Cat à Courtrai (De Kreun), ce 15/05.

Caravan Palace

Panic

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La troupe rétro de Caravan Palace avait opéré une entrée remarquée, lors de la sortie de son premier album éponyme. Publié en 2008, ce disque qui recelait des singles imparables comme « Jolie Coquine » et « Suzy », s’écoulera à plus de 150 000 exemplaires. Leur mélange de jazz, de swing et d’électro va également faire le bonheur de nombreux festivaliers, s’offrant même une bonne cure de pub, sur TF1, à l’époque ! Le projet fondé en 2005 par Arnaud Vial (guitare et synthé), Charles Delaporte (contrebasse et synthé) et Hugues Payen (violon et synthé) marche alors clairement sur les traces du Gotan Project, dans un registre plus jazz manouche toutefois. Trio à l’origine, le line up s’est depuis enrichi d’un quatrième larron, en l’occurrence Antoine Toustou, ex-bassiste d’Izia.

« Panic » constitue leur nouvel elpee. Pas de réelle évolution dans leur musique, mais toujours ce mix entre l’univers parisien des années 40 et les sonorités électro chères à Massive Attack ! Un état d’esprit remarquablement traduit par l’illustration de la pochette, en l’occurrence un robot chevauchant la Tour Eiffel à la manière de King-Kong sur l’Empire State Building de New-York. Lors des sessions d’enregistrement, la formation française a reçu le concours de la chanteuse Colotis ‘Layatoya’ Zoé, sur des titres plus langoureux comme « Sydney » ou davantage down-tempo tel que « Queens ».

Et le public devrait facilement flamber à l’écoute de l’irrésistible single « Clash » ou des très dansants « Beatophone » et « Dirty Side »…

Certes, on a parfois l’impression que ces vignettes rétro-futuristes sont destinées à sonoriser des pubs, mais la qualité des compos est indéniable !

 

Peter Karp & Sue Foley

Beyond the crossroads

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Au sein de ce duo, Sue Foley est certainement l’artiste la plus notoire. Notamment à cause de son timbre vocal délicieux, éternellement enfantin. Canadienne, cette rouquine compte déjà une belle carrière à son actif ; et pourtant elle n’est âgée que de 44 ans. Elle a assez longtemps vécu à Austin, au Texas, où elle a enregistré dès 1992 son premier album, “Young girl blues” pour Antone’s (NDR : c’est aussi le meilleur club de blues local). Une bonne dizaine d’albums plus tard, elle se lie à Peter Karp, un compositeur réputé, que l’on compare volontiers à John Hiatt voire John Prine. Il est originaire de l’Alabama. Le premier fruit de leur collaboration remonte à 2010, lors de la publication de l’elpee, “He said she said”, un disque paru sur le label californien Blind Pig.

Peter est aussi à l’aide à la guitare qu’au piano. Sue s’est également forgé sa notoriété par sa technique sur la Fender Telecaster. Les 12 nouvelles chansons de ce « Beyond the crossroads » sont cosignées ou issues de la plume d’un des deux artistes. Le duo est soutenu par leur section rythmique rituelle : Mike Catapano aux drums et Niles Terrat à la basse. Pour la circonstance, ils ont reçu le soutien de quelques amis dont la section de cuivres de Swingadelic.

“We’re gonna make it” ouvre le feu et tire sur le R&B largement cuivré. Les deux voix s’échangent les chorus ; Sue, de sa voix de fillette un peu fausset, Peter, d’un timbre assuré et autoritaire. Il est armé de sa guitare Gibson 335 et me rappelle l’un de ses gratteurs favoris, Freddie King. Miss Sue conduit “Analyze ‘n blues”, un blues bourré de charme, que colore son compagnon, à l’aide de sa slide. “Beyond the crossroads” est une excellente compo de roots rock. Poussées par les chœurs et les cuivres, les cordes sont bien en place. Le trombone de Mark Miller est à l’avant-plan tout au long de “Fine blues”, une plage relaxante, caractérisée par un chant paresseux. Proche de l’esprit du jazz traditionnel, “Take your time” trempe dans le folk blues. Retour dans le roots blues pour “More than I bargained for”. Les vocaux sont excellents, tant la voix de Peter que les répliques féminines. Un enchantement ! Chaque composition signée Mr Karp fait mouche. A l’instar des subtils et savoureux “Blowin”, illuminé par la pureté des cordes, ainsi que “Chance of rain”, moment au cours duquel il brille aux ivoires, pendant que Sue se réserve la gratte acoustique. De toute bonne facture, cet elpee s’achève par “You’ve got a problem”, un boogie jump bien nerveux, que Peter drive à la perfection depuis son piano. 

 

Eric Chenaux

Guitar & voice

Écrit par

Eric Chenaux compte, à ce jour, une carrière de plus de vingt ans. On peut donc dire qu’elle est bien remplie. Il jouit d’une belle notoriété sur la scène expérimentale torontoise. Faut dire qu’il y a multiplié les collaborations. Le Canadien a ainsi souvent apporté son concours à son compagnon de label, Sandro Perri. Mais depuis qu’il a signé sur le label montréalais Constellation, c’est-à-dire en 2006, Chenaux est parvenu à susciter une certaine curiosité sur les autres continents. Et en particulier, après avoir publié « Dull Lights ».

« Guitar & voice » constitue son quatrième elpee sur son nouveau label. Sa démarche est toujours aussi expérimentale. Evoluant quelque part entre Robert Wyatt et feu Vic Chessnutt, sa musique n’est pas assimilable à première écoute. Les compos ne vous sont pas apportées sur un plateau. Elles se méritent. Comme le titre du long playing le précise, l’artiste s’est essentiellement limité à la voix et à sa six cordes, son instrument fétiche qu’il se plait à torturer afin d’en extraire les sonorités les plus improbables. Parfois on y décèle quelques traces de synthé. Mais au cœur de ces compos complexes, se cachent de subtiles mélodies, très susceptibles de communiquer des émotions. A l’instar de « Put In Music », point d’orgue de cet album.

« Guitar & Voice » nécessite un certain effort pour être apprécié à sa juste valeur. Mais au bout de cet effort, il y a la récompense… si vous aimez ce style de musique, évidemment. Oui, je sais, certains passages tirent en longueur et risquent de vous plonger dans un état de léthargie. C’est peut-être aussi le but !

 

Dntel

Life is Full Of Possibilities (Remastered)

Écrit par

Jimmy Tamborello, alias Dntel, n’a plus donné signe d’activité depuis son « Dumb Luck » de 2007. Pour ne pas se faire oublier avant la sortie de son prochain opus prévu pour cette été, l’homme refait surface avec une version remasterisée de sa première œuvre, « Life Is Full Of Possibilities », 10 ans après sa publication initiale. Une nouvelle version enrichie également d’un disque bonus. Et force est de constater que son electro downtempo et ambient aux accents parfois Trip Hop n’a pas vieilli d’un iota. Mais l’œuvre kaléidoscopique de Tamborello souffre aujourd’hui quelque peu de ses longueurs. Forcément moins surprenant que dix ans plus tôt, « Life Is Full Of Possibilities » s’écoute désormais en toile de fond, les mélodies parcourues demandant bien moins d’attention qu’à l’époque.

La raison en est que l’œuvre d’introduction de Dntel s’est tout simplement égarée parmi les productions du même genre. Sans compter le fait que d’autres artistes ont exploré ce dernier bien plus en profondeur, depuis. Ce qui n’enlève rien au charme de la pépite « (This Is) The Dream Of Evan and Chan », single interprété par Ben Gibbard (Death Cab For Cutie), celui-là même qui militera aux côtés de Tamborello, sous la bannière de The Postal Service. Ce morceau se réserve d’ailleurs une large portion du disque Bonus, dans lequel y figurent 4 versions différentes, dont une réinterprétée par Barbara Morgenstern, qui l’emporte haut la main sur les autres.

On y retrouve également trois remixes de « Anywhere Anyone », dont une planante servie par Pearson Sound, ainsi que six B-Sides et ‘versions alternatives’ dont seuls « This Is How It Will Be Over » et « Footprints », valent de détour. Comme quasiment tout disque bonus et/ou remix qui se respecte, l’objet s’adresse principalement aux fans de la première heure. Pour les autres « Life Is Full Of Possibilities » est une occasion de découvrir l’origine de l’inspiration de Thom Yorke. Du moins, en partie.

Teddiedrum

European Weekend (Ep)

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Teddiedrum est un duo originaire de notre plat pays. De Gand, plus précisément. Après la publication de deux singles de bonne facture, l’an dernier (« Miami » et « Odd Couple »), Dijf et Jason nous propose un Ep naviguant entre deux eaux. En cinq titres, les deux hommes ne dévoilent pas grand-chose de leur savoir-faire. Ils y distillent une Electro-pop un peu trop simpliste et conventionnelle. « The Bats », à la limite, se détache des quatre autres morceaux. Mais cet Ep ne laisse derrière lui aucun souvenir, bon ou mauvais. Bref, les deux rigolos de Teddiedrum vont devoir s’activer et se secouer s’ils ne veulent pas que leur premier cd se noie dans la masse des projets du même genre.

 

Some Say Yes Some Do Less

Can not be played in mono

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Some Say Yes Some Do Less est un groupe de prog/rock alternatif qui nous vient de Tielt. Articulé autour de Jonas Tournicourt qui cumule les fonctions de chanteur et de guitariste, le band flamand voit le jour en 2006. Après quelques péripéties, le line-up complet et définitif réunit actuellement, outre le leader, Karel Thant aux claviers, Kristof Braekevelt aux guitares, Tom Goethals à la basse et Stéphan Spriet aux drums.

« Can not be played in mono » est pour l’heure la  première réalisation et autoproduction du combo. Ils ont mis plus de deux ans à la réaliser, car l’argent ne tombant pas du ciel, c’est un véritable parcours du combattant qu’ils ont dû affronter avant de pouvoir publier leur premier essai.

Enfin, en juin de l’année passée, ça y est, leur album voit le jour.

Il y a donc déjà bientôt une année que l’on peut écouter leur musique ! Le problème est de savoir sur quelle fréquence se brancher. Force est de constater en effet que ce style musical ne passionne ni les foules ni les médias. En tous cas, pas chez nous… Car il faut admettre que ce mix entre rock progressif et rythmes costauds, pimentés à la sauce psychédélique, ne fait pas énormément recette sur les ondes.

Néanmoins, je les imagine mal passer le cap de leur province et forcément les frontières de notre beau pays.

Et pourtant… ils ont terminé second accessit au concours provincial ‘Westtalent’. C’est y pas beau ça ?

Anecdotique sans plus !

 

Pinetop Perkins

Heaven

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Le blues est plus que centenaire. Pourtant, je ne connais, à ce jour, aucun bluesman qui soit devenu centenaire. Le plus grand espoir à ce titre était Willie ‘Pinetop’ Perkins, né en juillet 1913. Hélas, il est décédé, dans son sommeil le 21 mars 2011, à près de 98 ans! Il sera désormais difficile à un bluesman authentique de fêter ce jubilé.

Perkins était pianiste. A ses débuts, il a joué auprès des légendaires Robert Nighthawk et Sonny Boy Williamson. Son premier passage en studio date de 1953, il enregistre en compagnie de Earl Hooker, la reprise de “Pinetop’s boogie woogie” du mythique Clarence ‘Pinetop’ Smith, qui avait créé ce thème en 1928. C’est à partir de ce moment que Perkins va se voir attribuer le sobriquet de Pinetop. Il connait sa période de gloire quand il rejoint le groupe de Muddy Waters, en 1969, une aventure qu’il va vivre douze longues années. Il succède alors à l’incomparable Otis Spann. Il passe ensuite au sein du Legendary Blues Band au sein duquel militent d’autres anciens du Waters Band. Son premier opus personnel “After hours”, sort en 1988.

C’est toujours Blind Pig qui nous propose, sur cet elpee, une séance inédite remontant à 1986, des sessions qui s’étaient déroulées au studio Chelsea Sound, à New York. Perkins démarre par “44 blues”, un blues lent empreint d’émotion au cours duquel il s’accompagne, tout naturellement, de ses 88 touches d’ivoire. “4 o’clock in the morning” demeure dans le même climat. Un frisson nous parcourt l’échine, quand il nous conte ses aventures nocturnes, des aventures authentiques, empreintes de réalisme, qui nous plongent dans une infinie tristesse. Instrumental, “Relaxin” baigne au sein d’une atmosphère sereine. Son jeu à deux mains est distinct. La gauche assure les basses. La droite explore au gré de l’inspiration. “Sitting on top of the world” est un classique signé par deux membres des Mississippi Sheiks. Ce morceau date de 1930. Des vocaux ont été ajoutés. Et c’est son comparse de toujours, Willie ‘Big Eyes’ Smith (NDR : ils militaient déjà ensemble, au sein du Muddy Waters Band) qui s’y colle. C’était en juillet 2011, et deux mois plus tard, il décédait à son tour! Une partie chantée a également été greffée, sur le “Since I fell for you” de Buddy Johnson. Un rôle dévolu au vocaliste de soul/blues, Otis Clay. Il brille de mille feux sur ce blues nightclubbien. Tout au long de cet elpee, on est envahi par un sentiment de nostalgie. Et des pistes bourrées de charme, comme “Pinetop’s blues” ou le superbe “Ida B”, balayé par l’harmonica de Mike Markowitz (NDR : c’était le leader de leader de Little Mike & The Tornadoes), en sont les plus belles illustrations. Enfin, pour être complet, cet opus recèle encore le thème éculé “Sweet home Chacago”, dans une énième reprise de “Pinetop’s boogie woogie”.

 

Pop. 1280

The Horror

Écrit par

Le patronyme de ce groupe new-yorkais est issu d’un roman signé Jim Thompson. Responsable d’un premier Ep, en 2010, Pop.1280 devrait faire parler de lui, au cours des prochains moins, vu la qualité de son tout premier opus, publié sur le label américain, Sacred Bones (Zola Jesus, The Men, Woods, …)

Pop.1280 parvient à y mêler noise, punk et indus. Le band reconnaît d’ailleurs pour influences majeures, Chrome, Birthday Party ou encore Sonic Youth. Mais, l’expression sonore repose sur un seul dénominateur commun : la violence. Le titre de l’album, « The Horror », décrit assez bien l’ambiance apocalyptique qui règne du début à la fin de l’opus. Un climat entretenu par une basse ronflante, des cordes de guitare incisives et une voix frénétique au bord de l’asphyxie. L’opus est partagé entre morceaux percutants comme « Burn the Worm » et plages  hypnotiques, à l’instar de l’excellent « Beg like a Human ».

Dégoulinant de sensibilité ténébreuse, « The Horrors » se déverse brutalement dans nos conduits auditifs. Il y pénètre profondément, jusqu’aux tympans et s’y accroche, refusant même d’en sortir. Un elpee qui affiche du caractère et ne laisse donc pas indifférent. Il s’avère même susceptible de réveiller vos pulsions les plus primaires. De quoi vous changer du revivalisme 80’s, trop suave pour être honnête, qui sévit actuellement sur la scène contemporaine…

Memoryhouse

The Years (Ep) (1)

Écrit par

En 2009, un mystérieux duo canadien publiait « The Years », un Ep cinq titres, sur le prestigieux label Sub Pop. Un disque sur lequel Evan Abeele et Denise Nouvion nous réservait une dream pop, susceptible de rappeler Beach House.

Leur premier opus, « The Slideshow Effect », vient de paraître au mois de février de cette année. On y retrouve les cinq morceaux oniriques, vaporeux et chargés de reverb’ qui figuraient sur l’Ep, des compos qui vous incitent à rester au fond de votre lit, en ces jours pluvieux, de profiter de la bienveillante chaleur des draps… Mais sous de nouvelles versions. Pour la circonstance, enrichies de nappes de cordes et d’interventions de samples minimalistes ; un peu comme si le groupe cherchait à se couvrir d’apparats dont ils étaient incapables de se payer avant leur soudain buzz.

A l’aide de très peu de moyens –boites à rythmes squelettique et dose de claviers homéopathique– Memoryhouse nous démontre, sur « The years », qu’il est possible de composer de grands petits hymnes…

 

Porcelain Raft

Strange Weekend

Écrit par

Lentement mais sûrement, Mauro Remiddi, alias Porcelain Raft, gagne du terrain. L’Italien installé à Williamsburg (New York), a accompagné M83 sur le premier pan de sa tournée européenne et publie aujourd’hui un premier LP, entre Dream Pop, Shoegaze et Chillwave. Le musicien aime les réverbérations et en use sans complexe sur son « Strange Weekend ». Sans égaler le brio d’autres artistes qui tâtent le même terrain que lui (Beach House, Youth Lagoon, pour ne citer qu’eux), Porcelain Raft fait également la part belle aux années 80, tout en évitant de tomber dans le cliché du projet aux grandes ambitions et à la folle envie de revitaliser, sans idées ni inspiration, le revival 80s.

L’élément qui permet à Remiddi de se distinguer des autres projets du même calibre, c’est sa voix. Une voix androgyne qui s’adapte à merveille aux atmosphères mélodiques parcourant ce « Strange Weekend ». Précédé par l’entêtante ritournelle « Unless You Speak From The Heart », la première œuvre de Porcelain Raft est de celle dont le libellé ‘Dream Pop’ est largement justifié. Fermez les yeux, ouvrez les oreilles.

Porcelain Raft sera en concert le 16 mai au DOK de Gand avant d’assurer la première partie de Beach House (évidemment… !) le 25 mai à Courtrai (De Kreun).

Real Estate

Days

Écrit par

La bande son parfaite de vos balades au bord de la plage ou de votre road trip sous un soleil ardent ? Ne cherchez pas plus loin que le fantastique « Days » de Real Estate. Publié l’an dernier, mais débarqué tardivement chez Musiczine, le second LP de cette formation originaire de New Jersey est l’un des coups de cœur 2011 de votre serviteur. Un disque pop simple mais raffiné, invitant l’auditeur à se prélasser, la tête complètement plongée dans ses rêveries.

L’air de rien, Real Estate est l’un de ces ‘supergroupes’, puisque composé de quatre membres militant dans des formations telles que Titus Andronicus, Ducktails ou Predator Vision. Mais radicalement différent des genres distillés par leurs projets initiaux, Real Estate condense tout ce que l’on peut attendre d’un groupe pop. Des mélodies cristallines et entêtantes, des voix vaporeuses, des textes et une attitude d’un optimisme à toute épreuve. Le travail de production est, quant à lui, impeccable. Moins lo-fi que le disque éponyme qui l’a précédé en 2009, « Days » laisse derrière lui un doux parfum d’apaisement à chaque écoute. 41 minutes de pur bonheur pour les oreilles et l’esprit.

 

Simon Scott

Bunny

Écrit par

Sombre film dont ce disque se fait l’écho. Film fantasmagorique, né dans l’imaginaire de Simon Scott, ex-Slowdive dont l’entité Shoegaze aurait été absorbée par d’inquiétantes créatures et régurgité dans une giclée électrique, suave et fichtrement exaltante.

Quelques vagues réminiscences du son d’hier (« Radiances » en tête de proue), mais surtout une ambiance glauque qui s’accroche magnifiquement au navire qui tangue dans cette tempête électrostatique.

Au milieu des parasites d’un vieux téléviseur à tube, sous les néons tremblotants d’une station pétrole abandonnée dans le désert, sous le vent mauvais d’un orage cosmique ou au cœur de l’apesanteur crépusculaire d’un monde parallèle, chaque titre renvoie à de dizaines d’images que William Burroughs semblerait dessiner mentalement.

 

Juke Boxes arrête la course

Écrit par

Plus connus dans l’hexagone avec le groupe Arther, les Bretons Juliette et Kevin sont de retour avec un nouveau groupe intitulé Juke Boxes. 

Ils se sont installés dans la capitale belge pour travailler leur nouvel album dont le premier single, « Stop to run », est disponible sur YouTube .

Plus d’infos : http://www.wearejukeboxes.com/