La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Sarabeth Tucek

Get Well Soon

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Sarabeth Tucek est-elle une songwriter étasunienne de plus dans l’univers du folk ? Son parcours artistique parle en tout cas pour elle ; car après avoir entamé une carrière d’actrice, elle rencontre Anton Newcombe de The Brian Jonestown Massacre qui l’incite à se lancer dans une aventure musicale. Qu’elle concrétise, timidement, d’abord, en rejoignant d’abord les chœurs du Bill Callahan Band.

Son premier elpee, remonte à 2007. Et « Get Well Soon » constitue donc son second essai. Empreint de sensibilité, son folk/rock s’inscrit dans la lignée de Cat Power. Des débuts (« Exit Ghost »). Mais sans la folie douce manifestée par Chan Marshall, toutefois ! Les accords de six cordes et de piano renvoient à Neil Young. L’opus recèle des titres plus acoustiques et paisibles (NDR : le titre maître et « Exit Ghost », deux véritables pépites), et des plages qui nous réservent de superbes envolées électriques (« Rising »). Mais l’ensemble se révèle assez inégal, et surtout pas assez décalé. Et puis la voix de Sarabeth, quoique limpide, manque de caractère. Dans ces conditions difficile d’imaginer qu’elle puisse se démarquer. D’autant plus qu’au sein de cet univers americana, il y a manifestement encombrement. Bref, si ce long playing est sympa, il risque de tomber rapidement aux oubliettes…

 

Astronautalis

This is our Science

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Bothwell, alias Astronautalis, est né en Floride, à Jacksonville très exactement. Le destin a fini par le conduire à Minneapolis (Minnesota) où il est actuellement établi. C’est en faisant ses armes dans les concours, et notamment en participant à la compétition du réputé ‘Scribble Jam’, que l’Américain s’est forgé de solides bases dans le milieu.

A l’instar de Sage Francis et Buck 65, Bothwell n’hésite pas à sortir des carcans du hip hop en s’ouvrant à l’indie rock. Troquant son nom pour Astronaulatis dès 2003, il sort son premier opus ; mais ce n’est qu’après avoir publié « Pomegranate» qu’il se fait réellement remarquer. Il assure alors la première partie européenne du groupe canadien Tegan and Sara. Tegan qui a d’ailleurs participé à l’enregistrement du morceau « Contrails », sur ce quatrième elpee.

Plus qu’un simple album de hip hop, « This is our Science » brise les frontières entre les genres et va voir aussi bien du côté du folk (« Secret On Our Lips »), de la country (« Holy  Water ») que du rock (« Thomas Jefferson » sur lequel apparaît Sims du groupe Doomtree). Le piano côtoie aussi la bien la guitare que les samples ; le tout sur des beats chers au hip hop. Polyvalent, Bothwell est capable de poser un flow soutenu, mais aussi de pondre des ballades qui vous flanquent la chair de poule (« Secrets On Our Lips »). Et quand les chœurs entrent dans la danse, on ne peut que s’incliner (« The River, The Woods »).

Bref, ce « This is our Science » est un album haut en couleurs auquel on reste scotché du début à la fin. Pas étonnant qu’il se soit retrouvé en une nuit parmi les albums les plus téléchargés sur iTunes. Personnellement, certainement la meilleure découverte dans le genre depuis Sage Francis. Plus qu’un rappeur, Astronautalis est un songwriter de génie !

 

Camera 237

Alone in an Empty Bed

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En Italie, l’économie s’effondre. Un clown met fin à sa carrière politique (du moins on espère) ; et comble du cynisme, il est remplacé par un symbole de cette même crise économique. De toute évidence, il ne doit pas être facile, tous les jours, de vivre dans ce si beau pays (NDLR : bien dit !) Heureusement, la musique et la culture en général, sont encore le meilleur moyen pour s’évader de cet univers machiavélique, au sein duquel les dirigeants, plus cons les uns que les autres, sévissent depuis de trop nombreuses années. Camera 237 est certainement un groupe capable de mettre un peu de baume au cœur des Transalpins…

Originaire de Cosenza (NDR : c’est dans le sud du pays), le groupe jouit déjà d’une certaine notoriété à l’intérieur de ses frontières. Si aujourd’hui il participe, chaque année, aux plus grands festivals italiens, vu sa notoriété acquise pour ses prestations ‘live’, avant de se forger cette réputation, il a remporté toute une série de concours organisés dans l’univers de l’indie rock.

« Alone in an Empty Bed » constitue le troisième elpee de Camera 237. Une œuvre recelant des tubes en puissance qui auraient pu figurer au répertoire de Metronomy (« Carry On ») voire même de Postal Service. L’aspect romantique, visionnaire et tendre de leur pop est alimenté par des synthés atmosphériques, mais également par le timbre vocal du chanteur. Et la face la plus âpre, dynamisée par la section rythmique. Bref, pas de référence ici à Pavarotti et consorts, mais plutôt à The Notwist. Ce qui devrait, on l’espère, permettre au combo de s’exporter. Enfin, c’est ce qu’on leur souhaite. Et puis, en attendant, au mélomane autochtone de se changer les idées, avant de retomber dans la dure réalité contemporaine…

 

Depeche Mode

Remixes 2 : 81-11

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Les fêtes de fin d’année apportent, comme tous les ans, leur lot de Best Of, d’éditions ‘Deluxe’, de versions collectors et autres albums de remixes. Et c’est de remixes qu’il s’agit ici puisque Depeche Mode publie son énième compilation de ce type.  Intitulé « Remixes 2 : 81-11 », la galette, qui existe en version simple et double, réunit du beau monde. Chargés d’apporter une plus-value aux morceaux du trio mené par Dave Gahan, des artistes tels que Trentemøller, Röyksopp, M83 et Jacques Lu Cont s’y collent avec plus ou moins de succès.

La version double du disque nous réserve également les collaborations de, entre autres, Dan The Automator, Peter Bjorn & John, Darren Price, Clark, Orbital et Digitalism.

Côté réussites au sein de la version simple qui nous a été fournie, on épinglera les arrangements trippants de « Dream On » par Bushwacka, « John The Revelator » revu et corrigé par UNKLE, un « Peace » réorchestré à merveille par Six Toes et la vision estivale de « Puppets » imaginée par Röyksopp. Par contre, ce sont ceux dont attendait le plus qui déçoivent à égale mesure. Ainsi, les variantes de « Suffer Well » et « Wrong » par, respectivement M83 et Trentemøller sont les moins intéressantes de l’ensemble. Même Eric Prydz parvient à faire mieux sur « Never Let me Down Again », ce qui n’est pas peu dire.

Tout le monde le sait, un Depeche Mode version Dancefloor, c’est le jackpot assuré question ambiance pour tout DJ qui se respecte. Ce disque devrait donc (ré)chauffer les platines en cette fin d’année.

Esmerine

La Lechuza

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Le ‘Miles End’ est un quartier relativement méconnu de Montréal. Mais c’est probablement un endroit formidable. Et pour cause, c’est là que sont nés des groupes aussi fantastiques que Godspeed You ! Black Emperor, Set Fire to Flames et Thee Silver Mt. Zion, réunis sous le label Constellation. Et que nous vient Esmerine, un duo expérimental, fondé il y a une dizaine d’années, par Bruce Cawdron et Beckie Foon. « La Lechuza » constitue leur nouvel opus. Leur troisième aussi. Et le précédent date quand même de 6 longues années…

En règle générale, la musique d’Esmerine privilégie la rencontre entre le violoncelle de Beckie Foon et les rythmes latino de Bruce Cawdron. En résulte des vignettes oniriques épurées de toute trace de guitare. Mais sur cet elpee, le duo a intégré la harpe de Sarah Pagé (Barr Brothers) et les percussions d’Andrew Barr (The Slip et Barr Brothers).

La richesse de cette œuvre se mérite. Et pour cause, en l’écoutant d’une oreille distraite, il se révèle anodin, à la limite irritant. Pourtant, en creusant un peu, on se rend compte de la richesse de son instrumentation.

Dans sa grande tradition collective, la scène montréalaise a participé activement aux sessions d’enregistrement de ce long playing. Point d’orgue ? La magnifique complainte « Snow Day for Lhasa », chantée par Patrick Watson (NDR : également responsable de la production du disque) et l’instrumental énergique « Little Streams Make Big Rivers ». Parmi les autres collaborateurs, on épinglera également la participation de membres du backing group de Patrick Watson, de Sarah Neufeld d’Arcade Fire et de Colin Stetson, préposé au saxo. Sans oublier feue Lhasa de Sela, pour « Fish on land », morceau qui avait été composé en sa compagnie. La chanteuse canadienne nous a malheureusement quittés début 2010…

 

Exit Music

From Silence (Ep)

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« From Silence » constitue le second Ep d’Exitmusic, un duo new-yorkais réunissant Aleksa Palladino et Devon Church. Le couple voue apparemment une grande admiration à Radiohead. Ce qui explique, sans doute le patronyme de leur groupe. Et probablement à Sigur Rós, également. Puisant ses influences dans l’électro/rock complexe des premiers et privilégiant les envolées atmosphériques des seconds. La voix de Palladino rappelle même celle de Jonsi. Des références ambitieuses, mais peut-être un peu trop écrasantes, il faut le craindre.  

L’expression sonore d’Exitmusic est quand même dominée par les claviers, un style sculpté dans un rock atmosphérique, glacé, un peu détraqué mais beau à la fois, qui lui permet de concocter des vignettes aux accents cinématographiques particulièrement prononcés. Et je pense tout particulièrement à « The Sea ». Pas vraiment étonnant, quand on sait qu’Aleksa est… actrice. Et joue d’ailleurs le rôle d’Angela Darmody, dans la série ‘Boardwalk Empire’. David Lynch en raffolerait à coup sur!

 

Hir*shima M*n Am*ur/ Slogan

Incipit (split vinyle)

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« Incipit » permet à deux groupes français, Hir*shima M*n Am*ur et Slogan de partager un split vinyle, équitablement réparti en deux fois trois titres. Deux formations aux styles fondamentalement différents, puisque si la première s’enfonce dans le minimalisme ténébreux, la seconde propose une musique davantage onirique et atmosphérique.

En général, le split album est réservé aux artistes étiquetés électro ; mais pour la circonstance, on est en présence de deux combos qui baignent résolument dans le rock indépendant. Point commun quand même, ces deux bands se distinguent par des lyrics recherchés, parfois même hermétiques (Hir*shima M*n Am*ur n’hésite pas à puiser ses références chez Derrida ou Barthes…) ; son ‘spoken-word’ vindicatif rappelle même le rock littéraire hexagonal qui a sévi au cours des nineties.

Quant à Slogan, ses paroles sont exprimées dans la langue de Shakespeare et servent des compos à tendance ‘post’. Largement soutenues de cordes, ses compos lorgnent plutôt du côté de Venus (« Kiss Me »). Autre similitude entre les deux ensembles, leur sincérité, le climat mélancolique au sein duquel baigne leurs compos et puis leur volonté de ne faire aucune concession à  la scène mainstream. Bref, une belle initiative de réunir sur un même support deux aussi beaux spécimens la scène indie française…   

 

Justice

Audio, Video, Disco

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Maintenant que nous avons eu le temps de bien digérer le premier album de Justice, il faut bien reconnaître que leur succès planétaire est probablement l’une des plus belles arnaques musicales rencontrées au cours de ces dernières années. Bien sûr, en ‘live’, le combo parisien libère une belle énergie électro, lors d’un show parfaitement chorégraphié ; mais leur musique est loin d’être à la hauteur de leur image très étudiée. Probablement conscients de l’imposture de leur ‘buzz’, Gaspard Augé et Xavier de Rosnay n’ont pas pour autant voulu changer de fusil d’épaule, en nous livrant une copie efficace, parfois euphorisante et plus rock, mais à nouveau souvent proche du degré zéro musical, de leur premier opus. Toujours à la limite du mauvais goût, la musique de Justice campe un mix bien dégoulinant entre le métal FM kitch d’Iron Maiden voire d’Europe (« Horseposer », « New Lands », « Brianvision ») et l’électro de Daft Punk, sous un forme bien cheap (« Civilization »). Alors, les mêmes recettes pour un même succès ? Pas certain, car malheureusement pour Pedro Winter et sa clique, pas de véritables hits du niveau de « We are Your Friend » ou « D.A.N.C.E. » à l’horizon, sur cet elpee… Justice, c’est comme un bonbon chimique, pas très subtil et pas très recommandé pour la santé, mais difficile de se débarrasser de son addiction… C’est une certitude, en vieillissant, j’apprécie de moins en moins les bonbons.

 

Kings of Leon

Tahilina Sky - The story of Kings of Leon (Dvd)

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Waouw, un DVD des Kings Of Leon. Vite, vite, je me jette dessus. Pas la peine de prendre des renseignements à gauche ou à droite. J’adore, donc sans réfléchir… je plonge.

Ce Dvd des « Kings Of Leon », c’est un peu comme l’histoire du fou qui va à la piscine… Il hésite longuement sur le plongeoir devant une piscine vide d’eau. Une lueur d’espoir s’allume dans les yeux des médecins présents qui lui demandent pourquoi il ne plonge pas et lui de répondre : ‘Je ne sais pas nager !’

Ben ce dvd, c’est un peu ce qui m’est arrivé. J’ai pas vu qu’y’avait pas d’eau dans le bassin !!! Je me suis empressé de m’emparer du disque pour me rendre compte (trop tard) qu’il était aussi vide que la piscine de notre pauvre déséquilibré.

Ben oui, pas de musique, pas d’images de concert, d’une tournée quelconque, de sessions d’enregistrement, rien ! Musicalement, c’est le vide intégral, le néant, le trou noir !

Par contre, si vous voulez voir la binette du tonton, du beau-frère, du mari de la sœur de… Allez-y, achetez-le et extasiez-vous devant  plus d’une heure trente de présentations familiales. Maman, papa, frère, sœur, beauf, et patati et patata. Et vas-y que j’te raconte des anecdotes vieilles d’un quart de siècle ou que je te montre la balançoire sur laquelle mamie s’asseyait pour prendre le thé.

Merde ! Me suis fait avoir dans les grandes largeurs.

Maintenant, si vous voulez plus de détails sur les trois frères Followill et le cousin du même nom (les quatre membres du combo de Nashville) et tutti quanti, bah j’ai ce qu’il vous faut. Passez le prendre à la maison quand vous le voulez, je vous l’offre de bon cœur !

 

Harold Martinez

Birdmum

Écrit par

Mieux vaut avoir le moral au beau fixe pour écouter cet album sorti en mai 2011. Il nous plonge dans une ambiance suffocante, qui met presque mal à l’aise.

Ancien bassiste du Clan Edison, un groupe rock issu de Nîmes, Harold Martinez nous invite à découvrir son univers original au gré des neuf morceaux portés par sa voix éraillée, presque désespérée. On adore ou on déteste. Mais l’émotion passe. L’ensemble est marqué par des rythmes lancinants, répétitifs, comme un martèlement de tambours, une longue marche dramatique. Le périple est allégé par des accords celtiques et des chants d’oiseaux, et entrecoupé par les plages 6 et 9, les seules à associer uniquement voix et guitare bluesy.

Classé dans le genre folk-rock, « Birdmum » a quelque chose d’écorché vif. Il sent la souffrance, le spleen. On est écrasé par la torpeur qu’il dégage. Il y a un petit goût du « Ciment sous les plaines » de Noir Desir, en moins rock. Et ici les textes sont chantés en anglais, avec un accent français à couper au couteau.

Harold Martinez a le grand mérite de proposer un style unique et des morceaux reconnaissables entre tous, dans lesquels certains prendront plaisir à s’enliser. Le crayonné de la pochette –entre Grande Faucheuse et poor lonesome cow-boy, sur fond de tête de mort– traduit bien le côté torturé de cet elpee, qui ne laissera personne indifférent.

 

Jean-Louis Murat

Grand Lièvre

Écrit par

Il a publié dix albums au cours des dix dernières années. Après avoir concocté « Le cours ordinaire des choses », en 2009, Jean-Louis Murat passe en mode biennal et nous propose, la plume gorgée de mémoire, « Grand Lièvre », un opus dont le titre signifie chez les Amérindiens ‘espèce menacée’ et ‘esprit farceur’... sans doute les deux sont-ils nécessaires pour franchir l’autre rive.

Epaulé par ses fidèles musiciens, Fred Jiminez et Stéphane Reynaud, Murat nous réserve 10 titres mélancoliques ‘amélodiques’ où la musique se fait toute petite au profit des textes, du timbre, du mystère et de l’homme.

Néanmoins, même après avoir intégré ce postulat, ce n’est pas gagné : ouvrir l’album par l’épaisse lenteur d’« Alexandrie » et d’une voix d’outre-tombe, on a beau apprécier Murat, le doute s’insinue. Impression fugace. Dès « Haut-Averne », l’auteur nous emmène dans ses coutumiers tumultes amoureux où ‘les cœurs se soignent à la torture’. A propos de chœurs, cet album n’en manque pas, et confèrent une certaine allégresse à l’ensemble. Et dès « La lettre de la Pampa », on se met à pister ce « Grand Lièvre » qui évoque la guerre (« Sans pitié pour le cheval » et « Rémi est mort ainsi ») sur un tempo décalé et bien balancé, ponctué de voix et de ‘didoudidas’ tellement improbables au vu du sujet, qu’ils en deviennent indispensables. Sont abordés par ailleurs la désertion des campagnes sur fond de piano bar (« Vendre les prés »), ‘où réciter par cœur est souvenir des lieux’, la petite reine (« Le champion espagnol ») et  –fallait-il le préciser– le chaos des cœurs qui battent (« Alexandrie », « Je voudrais me perdre de vue »). 

Souffles, bruissements, cris, chuchotements et hennissements viennent souligner l’univers musical somme toute prévisible mais ô combien rassurant pour quiconque apprécie Murat. Et pour ceux qui ne le connaissent pas, cet album constitue une belle entrée en matière. En cette saison où les petits frissons s’insinuent le long de l’échine, merci l’Auvergnat de nous avoir donné quelques bouts de toi quand dans nos âmes il faisait froid.

 

Sherman

One Way Town (Ep)

Écrit par

Derrière Sherman se profile en réalité une formation articulée autour de Steven Bossuyt. Son histoire débute il y a deux ans. Accompagné de son ami et batteur David Demeyere, Steven place rapidement son sort entre les mains de Jeroen Swinnen qui a collaboré en compagnie de tas d’artistes issus du nord du pays, dont K's Choice et Soulsister sont les meilleures illustrations. C’est à ce producteur que revient la tâche d’opérer un choix dans les compos proposées par le duo pour en faire une démo. Celle-ci dans leurs bagages, les deux potes s’exilent aux îles, dans la banlieue londonienne et, entre petits boulots le jour et représentations la nuit tombée, Sherman se fait rapidement remarquer par un des ‘cent cinquante mille’ producteurs que compte la BBC. Bingo ! Ils décrochent le gros lot grâce à un succès radiophonique immédiat et des sessions live enregistrées sur BBC2 lors du ‘Janice Long Show’.

Les deux comparses et leur producteur, forts de ce premier succès exécutent dès lors demi-tour afin de profiter de cette belle rampe de lancement. De retour au pays, le premier single « On Your Side » fait son petit bonhomme de chemin sur les ondes et une formation plus conséquente est mise sur pied. Viennent donc s’ajouter au duo initial Gerben Hemelson à la guitare, Timothy Jacobs à la basse et Willem De Deygere aux claviers.

Et hop, direction le studio d’enregistrement pour d’autres compos et un second simple, « Don’t Go By » qui à nouveau cartonne sur les ondes durant tout l’été. Il faut dire que Sherman se distingue par une musicalité résolument pop dont Snow Patrol, entre autres, a le secret. « On Your Side » en est une parfaite illustration. Comparaison n’est peut-être pas raison, mais il convient de reconnaître un certain savoir faire et une efficacité toute belge pour un genre musical qui propage des émules aux quatre coins de notre beau royaume…

Sherman démontre que son séjour de l’autre côté de la Manche lui a été profitable. Dans un style épuré mais diablement ‘juste’ Steven Bossuyt apporte une preuve tangible qu’il faudra désormais compter sur lui au sein d’un paysage musical belge qui ne cesse de s’élargir. Les quatre titres de ce mini-album, dont les deux premiers singles, achèveront de convaincre les plus septiques.

Prometteur assurément !

 

Sigur Rós

Inni

Écrit par

Islande : terre de feu, de geysers, de volcans, de sources chaudes...

Islande, terreau où se sont développés Bjork et Sigur Rós, cinglés de musique et parfois cinglés tout court !

Cinglés à un point tel que la contagion gagne et que l’on risque de le devenir également à l’écoute de leur musique et encore plus à l’observation de leur comportement…

Sigur Rós est un quatuor dont le style résulte d’un mélange étonnant entre post-punk (les riffs), musique classique minimaliste et rock progressif. Rien que ça ! Pas question donc de rencontrer dans leurs compos un semblant de schéma conventionnel couplets-refrain. On n’est bien loin de cette ‘règle’ !

La formation est drivée par Jonsi, un borgne génial. Il possède une voix de fausset et se sert de la guitare électrique comme un violon (NDR : à l’aide d’un archet). Sigur Rós est au bord de la rupture quand Vincent Morisset, réalisateur français signataire d'un documentaire remarqué sur Arcade Fire (NDR : il en a réalisé d’autres, notamment consacrés à Beirut et The National) propose au quatuor de les prendre sur le vif, lors de leur de leur tournée britannique. A cette époque, il est fortement question d’une séparation au sein du band. Mais cette éventualité est vite balayée. D’ailleurs un nouvel opus, suivi d’une tournée, sont prévus au cours des prochains mois.

C’est donc un triple ‘album’ qui vous tend les bras. L’objet réunit un Dvd, également minimaliste (comme leur musique) et deux Cd immortalisant l’intégralité de leur prestation live. Le qualificatif de ‘minimaliste’ n’est pas choisi au hasard. Hormis quelques ‘coupures’ consacrées à des archives d’un ennui mortel, on ne peut pas dire que le réalisateur ait fait preuve d’une grande originalité. Plaquant le plus simplement du monde sur la pellicule les images noir et blanc de neuf morceaux (à rallonge), Morisset n’a hélas jamais cherché à enrober son produit. C’est du brut de décoffrage sans aucun artifice. Mais visiblement, cette idée a séduit, produisant même son effet auprès de chacun des membres du combo, puisqu’ils ont décidé d’accomplir un bout de chemin ensemble. C’est déjà ça… Pour les autres, à l’écoute de ce que peuvent interpréter ces zouaves venus du grand froid, c’est la déception. On aurait sans doute imaginé autre chose. Des images, des couleurs, des jeux de lumières à la hauteur de leur inventivité, de leur créativité… Rien, c’est le néant et, désolé, c’est même moche !

Restent donc deux Cd un peu plus consistants qui nous proposent quinze titres dont quelques-uns font double emploi avec le ‘film’. Mais à tout choisir, autant se remémorer leur concert sans les images ; car d’une part, on en a bien plus pour son argent et deuxièmement comme les images n’apportent strictement rien, autant faire l’impasse sur ce disque-là…

La bonne surprise, c’est que Sigur Rós propose enfin, après 17 ans d’existence, son premier album live. Reconnaissons ici l’excellence de la prise de son (retravaillé en studio ?) et le choix des morceaux qui balaient la carrière entière du band. Admettons également que ce style musical hors du commun mérite parfaitement sa place dans des éditions live, quoi que certains puissent parfois en penser.

Bref, un peu à l’image du pays, Sigur Rós alterne le chaud et le froid dans cette parution où le superflu côtoie l’essentiel. Mais si l’image ne rend pas d’elle ce que l’on attendait, il serait erroné de croire qu’un concert de Sigur Rós ne vaut pas la peine d’être vécu !

Soyez donc vigilant lorsque les dates de leur prochaine tournée seront fixées ; et ne ratez surtout pas l’occasion de vivre à une des plus grandes messes musicales, de votre existence…

 

François Staal

Canyon

Écrit par

Auteur-compositeur-interprète français, François Staal signe ici son quatrième album, « Canyon ». Il fait suite à « 100 Millions », « Sur les Rails » et « Emois ». Responsable de musiques pour le cinéma et la télévision depuis 20 ans, il s’est fait remarquer grâce à son duo « Tout briser » interprété en compagnie de CharlElie Couture. Une compo qui figure sur son 3ème essai, « Emois ». De l’avis de tous, il est temps que ce talentueux poète sorte de l’ombre.

Pour cet opus, F. Staal s’est choisi un invité de marque en la personne de Jean Fauque, grand parolier auquel on doit notamment « Osez Joséphine », « Ma petite entreprise » et « La nuit je mens ». Et on pense d’ailleurs beaucoup à Bashung en écoutant ce CD, en particulier les titres « Terre m’atterre » et « J’aimerais tant ». On retiendra aussi la « Chanson à la con », un bel hommage au génie Gainsbourg.

C’est de la variété française, mais au sens le plus noble du terme. Les textes sont ciselés et raffinés. Ils traitent du voyage, du sens de l’existence, de l’amour, avec beaucoup de poésie. François Staal s’est entouré de musiciens extrêmement efficaces. Le son est à la fois rock et blues. Il y a des guitares électriques à la Dire Straits et de l’harmonica pour la touche country. Une grande sensibilité émane de cet elpee qui semble venu d’un autre temps. Tout y est : les chœurs et, pour les instruments, rien que de l’acoustique. Et ça s’entend !

Quand François Staal parle de musique, tout est émotion et humain. C’est un amoureux des instruments, qu’il perçoit comme autant de moyens de transmettre quelque chose, de  repositionner l’Homme au centre du monde.

Et ses textes, sa musique, ses concerts ne le démentent pas !

 

Sungrazer

Mirador

Écrit par

Difficile d’imaginer que ce nouvel album de Sungrazer a été réalisé en à peine quelques mois, tant le trio batave semble avoir gagné en maturité. A croire que le groupe se soit exclusivement consacré à la musique, au cours de cette période.

Le groupe remet au goût du jour les grandes heures du rock-psyché. Hormis Black Mountain, je ne vois guère d’autres formations qui y soient parvenues avec autant de succès. Sungrazer fait la part belle aux ambiances aériennes ainsi qu’aux riffs hypnotiques. Cependant, l’objectif n’est pas de nous plonger dans un sommeil profond. Le début d’un morceau peut se révéler paisible, relaxant, puis à l’instar de l’excellent « Behind » (plus de 13 minutes), le climat sonore se charge d’intensité. La basse entre jeu, le tempo s’emballe, les guitares stoner s’agitent, les harmonies vocales s’élèvent dans l’éther atmosphérique, et nous sommes littéralement aspirés dans un tourbillon psychédélique, hallucinatoire.

Sungrazer aime également les brisures de tempo. Elles sont même légion tout au long de l’elpee. Un exercice de style qu’il accomplit à la perfection. N’hésitant pas à interrompre une envolée planante ou psyché par un riff brutal, réminiscent de Kyuss.

Le potentiel affiché par Sungrazer tout au long de « Mirador » est vraiment impressionnant. Espérons simplement qu’il n’ait pas encore été exploité dans son intégralité. Dans ce cas de figure, le combo batave n’a pas fini de nous étonner.

 

Zola Jesus

L’arène de cœur

Écrit par

Petit bout de femme épatant, à la frêle silhouette mais au registre vocal épatant, Nika Roza Danilova, alias Zola Jesus envahit littéralement une Rotonde pleine à craquer en ce lundi soir. Une heure de show qui stoppe net le balancier du temps, fige celui-ci dans un impalpable écrin de soie aux fibres venimeuses et transforme la plus grande obscurité en lumière blanche aveuglante. Petite par la taille, grande par le talent, cette jeune prodige d’un peu plus d’une vingtaine d’années trace sa route comme son destin. Sans compromis, et en pleine conscience de ses moyens.

Imaginez un instant Britney Spears ou Lady Gaga, tombées à l’adolescence dans un chaudron Indus-Goth et épargnées par l’industrie musicale de masse.

Imaginez-les face à un miroir au verre non déformant, où l’image reflétée serait celle d’artistes émancipées et intègres.

Et bien, de l’autre côté de ce miroir, camperait une statue de marbre blanc à l’effigie de Zola Jesus, plongée dans le crépuscule d’un univers idoine.

Débarrassée de ses oripeaux de grande prêtresse et explorant des horizons sensiblement plus Pop (définition à placer dans une perspective tronquée, cela va sans dire), son troisième opus, intitulé « Conatus », révèle au grand jour son extraordinaire potentiel.

Conatus, terme emprunté à la philosophie de Spinoza, signifie quelque chose comme : ‘continuer à aller de l’avant’. Il ne saurait en être autrement au vu de la prestation de ce soir.

Envahissant l’espace et le temps, au devant de la scène comme dans le public où elle n’hésite pas à descendre pour se mêler à la foule, attitude que l’on devine aisément contre sa nature, tant sa fragile stature tendrait à la confiner à une timide retenue, la Russo-américaine se livre entièrement et surtout laisse échapper sa voix qui s’envole depuis sa cage thoracique pour étendre ses ailes au dessus de nous, dans un vol splendide et majestueux.

Entourée de trois hommes de l’ombre aux claviers et programmations et d’un quatrième, derrière les fûts, elle restitue parfaitement en live l’univers de ses albums.

Feu de glace, sa musique est un souffle derrière un voile de grâce. Simultanément inquiétante et apaisante, excitante et intrigante, charnelle et pourtant évanescente.

« Swords » dont la lame scintille sous le crépuscule d’une nuit blafarde, « Shivers » dont les tremblements lointains résonnent en échos binaires, « Clay Bodies » dont l’enveloppe plastique s’assimile à une étreinte désespérée au cœur de l’abandon, et l’incontournable « Vessel » qui s’enlise langoureusement dans l’impénétrable tissu du doute et de l’espoir.

Une prestation sans faille et qui projette définitivement l’avenir de Zola Jesus dans une dimension parallèle au sein de laquelle nous sommes appelés à nous retrouver pour danser avec l’Amour, la Mort et la Vie, dans une communion solennelle.

(Organisation : Botanique)

  

Autumn Falls 2011 : dimanche 27 novembre (Bota)

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Du 21 au 27 novembre, ToutPartout a mis le grappin sur Bruxelles pour la deuxième édition de son festival indoor Autumn Falls. Alors que la première n’avait duré que trois jours, le tourneur belge a mis le paquet cette année, en investissant une semaine durant la plupart des salles de concerts bruxelloises, de l’AB au Bota en passant par le Magasin 4 ou le VK. Pour clôturer cette prestigieuse seconde mouture, ToutPartout a invité sur les planches du Botanique quelques beaux noms de la scène indie : My Sad Captains, Still Corners, A Winged Victory For The Sullen, Scott Matthew et, cerise sur le gâteau, la très réservée Marissa Nadler.

On ne se bouscule pas aux portes du Botanique en ce froid dimanche de novembre. C’est que le festival Autumn Falls a dû en épuiser plus d’un. Normal lorsqu’on propose une affiche réunissant des artistes aussi prestigieux que Metronomy, Low, Okkervil River, The Field, Matthew Herbert, Suuns ou encore The Experimental Tropic Blues Band. Ce soir, les organisateurs ont mis l’accent sur la découverte, en misant sur des artistes dont le succès demeure encore confidentiel.

A commencer par le grand Scott Matthew venu présenter son récent « Gallantry’s Favourite Son ». Un silence religieux envahit l’Orangerie tandis que l’homme interprète, en s’accompagnant à la guitare et soutenu par deux autres musiciens, certains de ses plus beaux morceaux. On se laisse emporter volontiers par cette voix envoûtante tandis qu’elle nous compte déboires amoureux et aléas de la vie. Entre deux chansons, Matthew plaisante avec l’assistance, peu nombreuse certes mais pas pour le moins chaleureuse, en retraçant le concert qu’il donnait une semaine auparavant, dans une église de Cologne, devant un parterre composé, entre autres, de dévots. Ça doit effectivement être bien drôle d’interpréter des chansons aux titres aussi évocateurs que « Buried Alive », « Sinking », « No Place Called Hell » ou « Amputee » face à des prêtres.

Still Corners enchaîne les festivités à la Rotonde. La salle est bien bondée, contrairement à l’Orangerie quelques minutes plus tôt. Tessa Murray et ses garçons viennent présenter pour la seconde fois cette année leur « Creatures Of An Hour » qui, s’il est impeccable au niveau des arrangements, est légèrement handicapé par les vocalises de son interprète. La voix de Murray est à apprécier avec modération. Derrière la formation britannique, un écran fait défiler des images chimériques se mariant à la perfection aux compos qui s’échappent des baffles. En occultant de temps à autre la voix de sa chanteuse, Still Corners parvient à susciter l’intérêt général. Le set du quintet se clôture donc sur une note positive.

A l’Orangerie c’est au tour des Ricains de A Winged Victory For The Sullen de prendre place. La salle est beaucoup plus garnie qu’une heure auparavant. Mais c’est toujours dans un silence immaculé que se poursuit la soirée tandis que Dustin O’Halloran et Adam Wiltzie prennent place derrière leurs instruments. Ils sont épaulés par une section de cordes pour donner à leurs compositions tout ce qui fait la richesse et la beauté de leurs morceaux : de belles envolées orchestrales ou au contraire, un minimalisme troublant. Le public est accroché aux moindres notes jouées par les deux hommes et leurs collègues. De toute beauté.

Et pour finir en apothéose, le festival se clôture sur une dernière danse accomplie en compagnie de Marissa Nadler. La Rotonde n’est pas aussi remplie que l’on avait imaginé. Et à juste titre, puisque ce n’est qu’à 23h que la jolie demoiselle prend possession des planches. Seule sur scène avec ses guitares, sa voix et ses doutes, elle interroge le public : ‘Vous vous amusez bien j’espère ? Je n’arrive pas à savoir…’ Tous lui répondent d’un large sourire tandis qu’elle reprend son set et offre aux derniers résistants les superbes mélopées que sont « Diamond Heart », « The Sun Always Reminds Me Of You », « Famous Blue Raincoat » (reprise de Leonard Cohen), « Baby, I Will Leave You In the Morning » ou encore « Silvia » pour clore en beauté sa prestation.

Malgré une fréquentation vue à la baisse pour son dernier jour, le festival Autumn Falls devient à présent l’un des événements majeurs de la saison. ToutPartout ayant plus d’un tour dans son sac, on peut s’attendre à une affiche 2012 encore plus alléchante. Patience, patience…

Organisation : ToutPartout

 

Arid

La crème des crèmes…

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Suite à la sortie de son dernier opus, « Singles Collection », la formation flandrienne a décidé de déposer ses valises, depuis une petite dizaine de mois, un peu partout dans nos contrées. Le but poursuivi est de faire revivre d’une  façon moins ‘ostentatoire’ la crème de leurs compos. Entamée réellement en 1999, lors de la parution de « Little Things of Venom », la carrière d’Arid est immédiatement placée sur les bons rails. Douze ans plus tard et forts de 5 albums studio, la qualité toujours au rendez-vous ; mais le combo a voulu faire le point de la situation avant d’aller plus avant ans son projet. Réunissant 19 plages, ce « Singles Collection » est véritablement une superbe vitrine derrière laquelle sont exposées les plus belles pièces de leur travail.

C’est donc d’une façon plus intime, plus proche de leurs fans que les Gantois ont souhaité partager leurs plus beaux trésors. Petite salle, proximité du public, simplicité dans l’amplification, Jasper Steverlinck et ses deux (trois en incluant le bassiste) acolytes invitent donc celles et ceux qui les aiment à s’approcher d’eux, à discuter après le show, à boire un coup et même à poser pour la photo souvenir !

Ce dimanche, en fin d’après-midi, nous étions parmi les 200 veinards à avoir dégoté un sésame permettant d’entrer en communion avec ce qui reste, à mes yeux et pour beaucoup d’autres, le meilleur band belge depuis perpète. Il est 18h30 à peine et la petite salle lessinoise est pleine comme un (petit) œuf quand Jasper s’assied derrière son piano et entame en solo « I Don’t Know Where I’m Going ». La magie opère immédiatement et le constat est implacable, il a une sacrée voix ce mec. Jasper Steverlinck est un vrai, un grand, un très grand chanteur, y’a pas à discuter là-dessus ! Et c’est dans de telles conditions que cette évidence saute aux yeux ou plutôt aux oreilles, devrais-je dire….

David Du Pré et Steven Van Havere rejoignent leur leader pour ce qui sera le meilleur concert d’Arid vu (six fois) par votre serviteur, en dix ans. Sur une scène de vingt mètres carrés environ, un piano trônant au centre, les places sont chères… Mais David, stoïque comme à son habitude va rester près de deux heures sur son petit espace, Steven se contentant de son estrade, derrière ses fûts, et le bassiste se confinant bien sagement dans l’ombre des trois autres. Faut dire que le trio est présent depuis les prémices de la carrière du groupe, alors que ce dernier n’est qu’une pièce rapportée…. Tous quatre vêtus de noir de la tête aux pieds, sauf les chaussures (NDR : faut pas déconner non plus), ils nous gratifient de plus d’une heure trente de titres tous plus connus les uns que les autres. L’intégralité des classiques est passée en revue, de « Broken Dancer » à « If You Go ». Inutile de citer les dix-neuf, chacun aura compris qu’Arid interprète la crème des crèmes. Personne ne s’y trompe d’ailleurs. Bien sagement assis durant près d’une heure, la foule (?) se déchaîne (!) et abandonne les fauteuils confortables de ce petit théâtre pour enfin se laisser aller, danser, taper des mains et reprendre en chœur les refrains hyperconnus. Pas besoin de grand-chose de plus, à peine un petit jeu de lumière discret, une gorgée de whisky de temps à autre (dixit Jasper himself) pour se chauffer les cordes vocales mises à rude épreuve et l’affaire est dans le sac.

Il est à peine vingt heures lorsque les quatre compères quittent le podium sous les acclamations et ne se font pas prier trop longtemps pour revenir interpréter trois derniers morceaux. « Until I Find You » clôture ce superbe set, tout en justesse et authenticité.

Nous sommes à peine sortis de la salle qu’ils sont là, dans la buvette ! Un petit verre de blanc à la main, ils nous attendent, offrent des poignées de mains, des autographes, taillent une bavette avec tout qui veut et dédicacent leur dernier CD et même les autres à ceux qui en font l’acquisition. On se croirait revenu en 1999 lors de leur première tournée. Magique et vraiment sympa !

Belle soirée, horaire idéal pour terminer la soirée entre amis autour d’un verre pour… refaire le concert.

Alors, si vous en avez l’occasion, ne les ratez surtout pas. Mais grouillez-vous, la tournée est en fin de parcours !

(Voir aussi notre section photos)  

The Black Keys a retrouvé son chemin…

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The Black Keys publiera son nouvel album ce 2 décembre. Ce sera son septième. Il fait suite à « Brothers », paru en 2010, qui lui avait valu 3 Grammy Awards et un MTV Video Music Award. Produit par Danger Mouse et The Black Keys, "El Camino” a été enregistré au cours de cet été au Easy Eye Studio de Dan Auerbach, à Nashville, fief du groupe.

The Black Keys se produira ce 23 janvier 2012 au Lotto Arena d’Anvers.

Tracklisting :

1. Lonely Boy
2. Dead and Gone
3. Gold on the Ceiling
4. Little Black Submarines
5. Money Maker
6. Run Right Back
7. Sister
8. Hell of a Season
9. Stop Stop

10. Nova Baby
11. Mind Eraser

http://www.theblackkeys.com

 

Paul Weller, clap 11ème !

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« Sonik Kicks », le 11ème album solo de Paul Weller devrait paraître en mars 2012. Noël Gallagher et Graham Coxon ont participé aux sessions d’enregistrement.

Un premier extrait, “Around the Lake”, est disponible sur le site de l’artiste, accompagné d’un petit film intitulé '24hrs, Pavey Park', dont Paul Weller est fan, réalisé par Mike Moloney et John Hooper.

http://www.paulweller.com

Tracklist :

1. Green
2. The Attic
3. Kling I Klang
4. Sleep Of The Serene
5. By The Waters
6. That Dangerous Age
7. Study In Blue
8. Dragonfly
9. When Your Garden's Overgrown
10. Around The Lake
11. Twilight
12. Drifters
13. Paperchase

14. Be Happy Children

 

Les secrets de Dan San !

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La formation belge Dan San publie enfin son premier single, « Question Marks », issu de son futur et très attendu 1er album, « Domino ».

http://www.dansan.be

Envie de voir le groupe dans un cadre intimiste ? Possible, car Dan San offre 4 x 50 places pour assister à un de ses concerts secrets via son site web.

28/11 Louvain-la-Neuve
01/12 Liège
02/12 Huy

Le groupe participera également aux Pias Nite, le 23 novembre.

http://piasnites.com/concours/DANSAN/