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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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The Cure

Bestival Live 2011

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C’était en mai 1980. Cure se produisait à la VUB de Bruxelles. En première partie ? Le TC Matic d’Arno Hintjens et de Jean-Marie Aerts. Je ne me souviens plus du nombre de rappels que la bande à Robert Smith avait accordés. 11 ? 12 ? 13 ? 35 ans plus tard, le combo est toujours aussi généreux. Lors du ‘Bestival’ organisé sur ‘Ile de Wight, en 2011, il a joué pendant 2h20. Et c’est ce set qui nous est proposé sur ce double cd. 32 titres, dont les incontournables « Lovesong », « The walk », « Friday I’m in love », « Inbetween days », « A forest », « Primary », « Lullaby », « The lovecats », « Lose to me » et un « Let’s go to bed » de circonstance, peu avant d’accorder le second rappel, au cours duquel on les sent quand même fatigués.

Pour votre info, sachez quand même que Roger O'Donnell, le claviériste originel est de la partie, tout comme le bassiste Simon Gallup. Faut dire que les deux musicos n’en sont (étaient ?) pas à une fugue près…

 

Damon & Naomi

False beats and true hearts

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Damon Krukowski et Naomi Yang constituait la section rythmique de Dean Wareham au sein de Galaxie 500. En 1991, Dean décide de fonder Luna. Le tandem décide alors de poursuive l’aventure ensemble, choisissant pour patronyme, leurs prénoms. Depuis, le duo est devenu responsable d’une musique pastorale, paisible, délicate, intimiste et mélancolique, fruit de la rencontre entre folk, dream-pop, psyché et indie rock, que l’on a qualifié de softcore, la conjugaison des harmonies vocales échangées entre le couple accentuant cette atmosphère éthérée et introspective.

Si “False beats and true hearts” constitue leur huitième opus, c’est également le quatrième auquel collabore le guitariste du groupe japonais Ghost, Michio Kurihara. Un elpee au cours duquel participent également d’autres invités, parmi lesquels figurent le leader de Ghost, Masaki Batoh, le trompettiste Greg Kelley et le multi-instrumentiste Bhob Rainey.

Sur cet elpee, Naomi Yang ne se contente pas des parties de basse, mais également des interventions au piano. Chaque instrument vient apporter sa petite touche à un ensemble empreint de grâce et d’esthétisme. Un bien bel album qui nécessite cependant des conditions bien spécifiques pour être apprécié à sa juste valeur ; à cause de l’indolence du tempo, que les rock’ rollers risquent fort de taxer de soporifique…

 

Mick Harvey

Sketches from the book of the dead

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En 2009, Mick Harvey quitte les Bad Seeds, mettant ainsi fin à une collaboration avec Nick Cave, de plus de 30 ans (The Boy Next Door, The Birthday Party). Il invoque des raisons familiales, mais surtout souhaite se consacrer exclusivement à ses propres projets. Ses albums en solitaire, d’abord. On se souviendra par exemple de deux elpees consacrés à des adaptations de chansons en anglais de Serge Gainsbourg, commis au cours des 90’s : « Intoxicated Man » et « Pink Elephants ». « Sketches from the book of the dead » n’est d’ailleurs pas son premier album solo, mais son cinquième. Mick compose également des musiques de film. Il est également producteur. Notamment auprès de PJ Harvey, dont il a d’ailleurs mis en forme le dernier opus. Sans oublier qu’il n’hésite pas à apporter un coup de main auprès de nombreux amis (NDR : il a rejoint les Triffids, par exemple, lors de leur dernière tournée). Bref, pour quelqu’un qui souhaitait prendre du recul, et se consacrer davantage à la vie de famille, le carnet de commande est plus que plein !

“Sketches from the book of the dead” fait suite à "Two Of Diamonds", publié en 2007. Un disque pour lequel, il a quand même reçu la participation de quelques musicos, lors des sessions d’enregistrement. Ils se partagent la double basse, l’accordéon, le violon, parfois la guitare et les backing vocaux. Et puis il y a David McCluney derrière les manettes. Tout le reste, c’est Mick qui s’en est chargé. Pas trop difficile pour lui, puisqu’il est multi-instrumentiste.

L’Australien a intitulé son album, « Sketches from the book of a dead », car ses chansons rendent hommage aux proches disparus ; et en particulier à son ami Rowland S. Howard, qu’il avait côtoyé chez Birhtday Party et Crime and The City Solution. Il est décédé des suites d’un cancer, en décembre 2009 (« October boy »)

Hormis le final plus enlevé « Famous last words », les autres compos sont abordées à la manière d’un Nick Cave, lors de ses ballades meurtrières. Harvey y narre ou chuchote ses histoires dramatiques, de son baryton profond (NDR : pas aussi profond quand même que celui de Cave), en empruntant parfois les inflexions incantatoires de Simon Huw Jones (And Also The Trees) ou même une technique d’overdubbing dont Peter Hammill est friand (« To earth his own »), sur une expression sonore ma fois basique, mais assez en retrait, au sein de laquelle se détachent ses accords de gratte sèche parfois électrifiés, et des interventions de piano vibrantes ou d’orgue spectrales…

 

Kasabian

Velociraptor

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Après voir publié un premier album éponyme de feu en 2004, qui recelait deux véritables bombes, « Cutt Off » et surtout « Club Foot », le quintet enchaîne les concerts et se forge rapidement un nom au sein du paysage de la britpop. Faut dire qu’à cette époque, on perd un peu de vue des bands comme Blur ou Primal Scream. Et c’est assez rapidement à Kasabian que revient le lourd héritage d’enfiler le costume de leader de la vague british.

Leur second essai, « Empire », reste un peu en-dedans, même s’il révèle quelques bons moments. Ce qui n’empêchera pas leur ascension. Mais c’est grâce à « West Ryder Pauper Lunatic Asylum », que le combo de Leicester va réellement cartonner. Et en 2010, les NME Awards vont lui décerner le prix suprême du meilleur album de 2010. Rien à dire, l’oscar du meilleur elpee et le titre de meilleure formation pop/rock sont largement mérités.

Dur dur donc de faire mieux ou tout au moins aussi bien lorsque la barre est placée si haut !

Mais depuis que Sergio Pizzorno est aux commandes de l’appareil, après le départ de Christopher Karloff en 2006, l’autre copilote du groupe, y’a qu’à demander ! Car deux ans plus tard, « Velociraptor » est le digne héritier du précédent opus. Kasabian a légèrement changé de cap depuis cette séparation. Tout laissait croire que le band filait droit vers les sommets ‘electro, hip-hop’ ou même’ house’, le binôme à sa tête. La modification du line up a également changé la donne quant à l’orientation musicale du combo.

Finies les plages lancinantes, obsédantes et complètement ‘allumées’. Place depuis trois ans à un rock indé beaucoup plus ‘propre’, plus accessible aux médias ‘tout public’. Kasabian ne renie pas pour autant son passé et de temps à autre transparaissent encore quelques traces de hip hop ou house. A l’inverse de leurs deux premières publications, « West Ryder Pauper Lunatic Asylum » et le derrnier « Velociraptor » se rapprochent plus de Pulp ou d’Oasis. En termes mélodiques, bien sûr.

« Let's Roll Just Like We Used To », « Days Are Forgotten » et « Goodbye Kiss » ouvrent le disque. Trois directs au foie qui vous mettent déjà KO. Mais il faut se relever et écouter les huit autres plages de ce quatrième opus. Rien à jeter, tout y est excellent, de la première à la dernière note. De la ballade aux relents arabisants d’« Acid Turkish Bath (Shelter From The Storm) », jusqu’aux rythmes endiablés électro de « Velociraptor ».

« Re-wired », successeur tout désigné de « Fire » mettra assurément le public en transe lors de la tournée qui, heureusement, passera à nos portes. A voir donc absolument le 23 février au Cirque Royal de Bruxelles ou le 28 du même mois au Zénith de Lille.

Pour les avoir vus en concert, il y a deux ans, je peux vous assurer que l’on ne sort pas indemne, après une prestation de la bande à Pizzorno, au sein de laquelle Tom Meighan, figure centrale, est capable de jouer autant avec son micro que son public.

En tout état de cause, « Velociraptor » tentera de rafler un second prix d’affilée et celui-ci ne ferait assurément pas tache aux côtés du premier trophée conquis en 2010. Et qui pourrait l’en empêcher ?

 

Megafaun

Megafaun

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Depuis la publication de son dernier Ep, « Heretofore », sorti l’an dernier, on attendait impatiemment la suite des aventures de Megafaun. Faut dire que le folk de ces Yankees (NDR : ils sont originaire de Durham, en Caroline du Nord) est ouvert à l’expérimentation (« These Words »). Il flirte même parfois avec la prog ou  le psychédélisme, sans pour autant négliger le sens mélodique de ses compos (« Real Slow »).

Les frères Cook et Joe Westerlund ont milité au sein du DeYarmond Edison, en compagnie de Justin Vernon. Tout comme lui, ils ont la belle et noble ambition de sortir le folk des sentiers battus. La très belle plage instrumentale « Isadora », trempée dans le free jazz et la plus soul « Everything » en sont les plus parfaites illustrations.

Les sessions d’enregistrement de cet elpee ont été réalisées dans une cabane, au fin fond du Wisconsin. La même au sein de laquelle Bon Iver avait concocté son premier long playing, disque qui lui avait permis d’atteindre le sommet des charts. Le nouvel essai du trio est de bonne facture, sans plus. Il y a bien quelques pépites, à l’instar du remarquable « Get Right », pour lequel Justin Vernon se charge de la guitare et dont la structure doit autant au Krautrock qu’au folk. Ou du plus classique « State/Meant », qui aurait pu figurer au répertoire de Neil Young. Cependant, l’album souffre de quelques faiblesses (le très léger « Hope You Know »). Ce qui n’empêche pas Megafaun, vu la liberté de ton qui le guide, de se poser en digne disciple de Wilco voire de My Morning Jacket…

 

Mercury Rev

Deserter’s songs (The Instrumental Edition)

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Mercury Rev a donc décidé de rééditer son chef-d’œuvre de 1998, « Deserter’s songs », mais en version exclusivement instrumentale. Les arrangements et les orchestrations ont été étoffés, pour la circonstance. Du theremin, du mellotron et de l’orgue vintage ont ainsi été ajoutés. En outre, Suzanne Thorpe est revenue jouer de la flûte et David Fridmann met la main à la pâte. Les pistes ont été remasterisées. Mais rien à faire, sans la voix de Jonathan Donahue (NDR : qui se contente ici des cordes acoustiques), il manque une dimension. A la limite, ce type d’enregistrement pourrait servir d’excellente bande sonore pour un film. Pour fans exclusivement !

 

Gary Numan

Dead son rising

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Pour le mélomane lambda, Gary Numan se résume à « Are 'Friends' Electric? » et « Cars », deux titres qui l’avaient rendu célèbre, lors de son aventure Tubeway Army d’abord, puis dès sa première expérience en solo. Nous étions alors à la fin des années 70. Et il va devenir une référence incontournable dans le domaine de l’indus, influençant tant Marilyn Mansun que Nine Inch Nails. Si on ne va plus beaucoup entendre parler de lui, ce n’est pas faute d’essayer, puisque ce « Dead son rising » constitue déjà son 21ème album. Et il faut reconnaître qu’ils sont quasi tous passé inaperçus. Faut dire que l’artiste souffre d’une forme d’autisme et qu’en outre, de précurseur, il est passé au stade de disciple. De qui ? Ben de Trent Treznor, celui qui le considérait à l’origine comme maître.

« Dead son rising » est un opus qui réunit des démos issues des sessions d’enregistrement de « Pure » (2000) et « Jagged » (2006). Ce dernier elpee avait été mis en forme par Ade Fenton, à l’époque, devenant par la même occasion son proche collaborateur. Et c’est à nouveau le cas pour ce « Dead son rising », auquel il participe activement, comme ce le sera encore lors de la sortie du prochain long playing de Numan, « Splinter ».

« Dead son rising » est partagé entre titres atmosphériques, introspectifs, monochromes, parfois instrumentaux (le plus souvent semi-acoustiques) et compos dont la rage froide et électrique est alimentée par des riffs de guitare ténébreux, des claviers métalliques et des programmations distordues, mais aussi hantée par la voix fragile de Gary (« Big noise transmission », « Dead sun rising », « When the sky bleeds, he will come », « For the rest of my life »). Un opus plutôt bien torché, mais pas révolutionnaire…

 

Laura Pausini

Inedito

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Née artistiquement parlant en 1993, lorsqu’elle interprète le magnifique « La solitudine » et qu’elle remporte le prix du meilleur espoir au festival de San Remo, la belle Italienne en est déjà à la publication de son onzième album en l’espace de dix-huit années, à seulement 37 ans !

Force est de reconnaître que la seule Transalpine de l'histoire à avoir remporté un ‘Grammy Award’ et deux ‘Latin Grammy Awards’, vieillit très bien et ce, à tous points de vue… Suffit de jeter un œil sur quelques clichés qui lui sont consacrés sur Google pour en être convaincu. La réussite musicale, couplée à un physique plus qu’avantageux lui ouvrent bien des portes ; et lui permet notamment de décrocher quelques collaborations de la meilleure veine : Hélène Segara, Michael Bublé, Johnny mais aussi Ray Charles et l’immense Pavarotti, entre autres.

Disputant à Eros Ramazotti le titre de n°1 de la chanson pop autochtone, elle atteint son objectif en se produisant, un soir de juin en 2007, devant plus de 70 000 spectateurs dans le stade de San Siro, à Milan. Tous les records sont battus et la belle de trôner au faîte de la hiérarchie…

Laura Pausini revient après deux ans de silence consacrés à sa vie privée dont quasi aucune info ne transparaît dans la presse. Son nouvel opus, « Inedito » est chaleureusement accueilli dès avant sa sortie officielle, le single « Benvenuto » s’installant immédiatement au sommet des charts, dans son pays.

Deux ans mis à profit pour peaufiner quatorze plages dans le calme de sa maison milanaise. Changeant ainsi ses habitudes où, sautant d’un avion à l’autre pour des tournées gigantesques, elle profitait de ces déplacements pour écrire et composer les chansons de l’album qui allait succéder à celui qu’elle présentait sur scène au même moment.

Pour la circonstance, la plantureuse trentenaire a pris son temps et bien lui a pris. Elle a eu l’occasion de mûrir ses chansons, de demander la collaboration de sa sœur Silvia sur « Nel Primo Sguardo », de demander à Ivano Fossati d’apporter son concours à « Troppo Tempo » et de composer un duo avec Gianna Nannini pour « Inedito », futur numéro un au hit-parade italien.

Rien de bien original à se mettre sous la dent, si ce n’est une bonne série de ballades bien chaloupées, dansantes et en sus, très bien orchestrées. De la toute bonne variété italienne, tout ce que j’aime !

Et oui, Eros Ramazotti, Zucchero, Gianna Nannini ou encore Umberto Tozzi me font toujours le même effet. La plus jolie langue du monde mise en musique de façon ensoleillée ne peut que me mettre de bonne humeur.

Chacun son truc!

 

Pete & The Pirates

One Thousand Pictures

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Pete and the Pirates livrent une nouvelle bataille et tentent leur second abordage intitulé « One Thousand Pictures ». Il fait suite au très réjouissant « Little Death », réalisé en 2008. Verdict ? Tous les amoureux de la pop de qualité ne pourront que baisser pavillon sous les coups de canon tirés par les flibustiers de Reading…

Quelque part entre Interpol (« United »), Supergrass (« Little Gun »), The Last Shadow Puppets (« Come to the Bar ») et The Coral (« Cold Black Kitty »), la musique de ce jeune équipage britannique mouille dans un pop/rock au très fort potentiel mélodique, alimenté par des guitares bavardes et épiques. Et le reste de l’opus est tout aussi transcendant. Que ce soit le bouleversant « Washing Powder », l’hymnique « United » ou « Shotgun », morceau irrésistible digne des White Lies. Très expressive dans ses intonations glacées et martiales, la voix de Thomas Sanders rappelle celle de Ian Curtis. D’autant plus que sombres et torturés, les textes sont vraiment bien torchés. Quant à la production, elle a été confiée à Brendan Lynch (Paul Weller, Primal Scream), une mise en forme qui apporte davantage de profondeur à l’ensemble. Un seul reproche ? La longueur de l’elpee. Les trois dernières pistes, sont d’ailleurs totalement dispensables et en les éliminant, cette œuvre devenait parfaite.

 

R.E.M.

Part lies part heart part truth part garbage 1982 – 2011

Écrit par

R.E.M. a donc décidé de mette fin à son aventure en septembre 2011. Après 31 ans d’existence et l’enregistrement de 15 albums. Ben faudra donc s’attendre à la publication de compiles en tous genres, dans le futur. Et la première vient de nous tomber dessus. Elle est double et épingle 40 titres issus de leur répertoire, dont trois inédits, « A Month of Saturdays », « We All Go Back To Where We Belong », et « Hallelujah », concoctés lors des sessions d’enregistrement de leur dernier elpee, « Collapse Into Now », sous la houlette de Jacknife Lee.

Pour la première fois, le recueil puise aussi bien dans le répertoire issu des années I.R.S. (leurs débuts) que réservé à Warner Bros (NDR : à partir de 1988 !). Tous leurs singles y sont et dans l’ordre chronologique. Et chaque chanson, fait l’objet, au sein du booklet, d’un commentaire avisé. Ne pas oublier que même si elle est devenue de plus en plus accessible au fil du temps, la musique de la formation issue d’Athens (NDR : un quartet jusqu’en 1998) a toujours véhiculé des lyrics engagés, pour la plupart sociopolitiques ou encore destinés à dénoncer le fondamentalisme religieux.

 

Kele

The Hunter (Ep)

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Après avoir gravé « The Boxer », un premier LP sans grand intérêt, Kele Okereke revient à la charge en publiant « The Hunter », un Ep qui ne sert strictement à rien. Le chanteur de Bloc Party essaie de faire dans la dentelle, mais sans se soucier des détails. Aucun des sept morceaux de ce mini-album n’apporte une plus-value quelconque à sa première œuvre.

Au contraire, le Briton semble avoir compilé les compositions qui avaient été rejetées au premier tour tant elles manquent de saveur. La ribambelle de coproducteurs et collaborateurs, parmi lesquels on retrouve XXXChange, Sub Focus et Fred Falke, ne parviennent même pas à sauver la plaque. On a même droit à du sous-Katy B sur le morceau d’ouverture, « What Did I Do? ». Kele tente d’y catapulter la carrière d’une certaine Lucy Taylor, à coup de Dubstep pourave. Un effort inutile dont il aurait tout aussi bien pu se passer.

 

Ladytron

Best of 00-10

Écrit par

Pour fêter ses 10 années d’existence, Ladytron a donc décidé de sortir une compile. Bien qu’ayant choisi pour patronyme le titre d’une chanson de Roxy Music, la formation liverpuldienne, partagée entre deux filles et deux gars, pratique une électro-pop dansante, très marquée par les eighties, aussi bien la new que la cold wave. Ils ont essentiellement recours aux synthés analogiques, et leurs lyrics souvent obscurs parlent de situations de la vie quotidienne, des textes parfois interprétés dans la langue de Mira Aroyo, Bulgare d’origine.

Le recueil propose 17 pistes, dont la plupart des hits du quatuor, et deux inédits. Soit le single « Ace Of Hz » (NDR : une piste peu molle des guiboles !) et une chouette cover du « Little Black Angel » de Death In June. Un ‘best’ of à conseiller aux Djs qui privilégient les soirées 80’s

 

Chris Isaak enregistre au Sun Studio.

Écrit par

Le nouvel album de Chris Isaak rend hommage aux années dorées du Memphis Sun Studio et aux artistes visionnaires qui y ont entamé leur carrière, guidés par Sam Phillips.

Produit par Isaak en personne, « Beyond The Sun » a été enregistré essentiellement au Sun, en compagnie de son propre groupe. Pour la circonstance, il a également reçu le concours de Memphis ‘Cowboy’ Jack Clement, un parolier, musicien et producteur qui a collaboré avec la plupart des grands noms qui ont fréquenté le célèbre studio.

Tout au long de cet opus, Chris tente de faire revivre la magie des classiques signés Elvis Presley, Johnny Cash, Roy Orbison, Carl Perkins et Jerry Lee Lewis, tout se réappropriant les compos.

L’elpee sera disponible dès le 20 janvier.

 

“L.A. Woman” a 40 ans !

Écrit par

Pour célébrer l’anniversaire de la sortie, en 1971, du dernier elpee des Doors, « L.A. Woman », sur lequel figurent les titres emblématiques « L.A. Woman », « Love Her Madly » et « Riders On The Storm », le label Rhino a décidé de sortir ce chef d’œuvre sous la forme d’un double album. Baptisé « The L.A. Woman 40th Anniversary », il sera enrichi, notamment, d’un titre totalement inédit qui s’intitule “She Smells So Nice”, un morceau découvert récemment par le producteur Bruce Botnick, alors qu’il écoutait les cassettes des sessions d’enregistrement du disque…

Les fans du légendaire groupe de rock s'en réjouissent déjà…

 

Sinead O’Connor enfin elle-même ?

Écrit par

Icône irlandaise qui a vendu des millions de disques, au cours de ses déjà 25 ans de carrière, Sinead O'Connor publiera son 9ème album, “How About I Be Me (and You Be You)”, le 20 février, sur le label One Little Indian. Certaines chansons de l’album sont signées John Grant. 

Tracklisting:

4th And Vine
Reason With Me
Old Lady
Take Off Your Shoes
Back Where You Belong
The Wolf Is Getting Married
Queen Of Denmark/
Very Far From Home
I Had A Baby
V.I.P.

 

De l’importance de Mademoiselle Nineteen

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Mademoiselle Nineteen, alias Juliette Wathieu, publiera son premier album, fin février 2012. D’abord engagée comme choriste, alors qu’elle était à peine majeure, lors de la tournée Phantom feat. Lio, elle a imposée sa frange chez Freaksville.

Tout au long du titre « Quelle Importance ? », extrait de son nouvel opus, elle révèle une pop dont la magie est puisée dans les sixties (cordes, guitares twang, reverb sur la voix, batterie spécifique et basse étouffée). Pas étonnant, quand ont sait que son père est musicien et qu’elle a été biberonnée aux harmonies de cette époque. Les lyrics sont signés Jacques Duvall et les compos, Benjamin Schoos mieux connu sous le pseudonyme Miam Monster Miam.

Comme Lio avant elle, Juliette devient l’égérie de Duvall et partage un duo sur « Chagrin de Beauté » à ses côtés, sur l'album « Expert En Désespoir ».

http://www.mademoisellenineteen.com

 

La Grande Laura Gibson

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L’artiste folk américaine Laura Gibson publiera « La Grande », son nouvel album, le 16 janvier prochain.

La vidéo de « Milk Heavy » ainsi que titre maître de cet opus (NDR : morceau téléchargeable gratuitement), sont dès aujourd’hui à découvrir sur le net.

http://www.youtube.com/watch?v=cMnjFPFwYgQ
http://soundcloud.com/cityslang/laura-gibson-la-grande

Elle se produira, en outre, au Botanique de Bruxelles le 20 janvier 2012.

Tracklisting:

1. La Grande
2. Milk Heavy, Pollen Eyed
3. Lion/Lamb
4. Skin Warming Skin
5. The Rushing Dark
6. Red Moon
7. Crow/Swallow
8. The Fire

9. Time Is Not
10. Feather Lungs

 

Il y a de l’Air sur la lune…

Écrit par

Pour célébrer le 150ème anniversaire de la naissance de Georges Méliès, Air a été invité à sonoriser un nouvel extrait du film « Le Voyage dans la Lune », restauré en couleurs.

Le CD et le DVD seront disponibles dès le 6 février.

http://www.npr.org/blogs/allsongs/2011/12/08/143170071/first-watch-air-parade?sc=fb&cc=fmp

CD

1 Astronomic Club
2 Seven Stars
3 Retour sur terre
4 Parade
5 Moon Fever
6 Sonic Armada
7 Who Am I Know?

8 Décollage
9 Cosmic Trip
10 Homme lune
11 Lava

http://www.aircheology.com

 

Zero Gravity

Misplaced Moments

Écrit par

Depuis le grandiose « The Arrogance of Ignorance », commis par Ocean of Sadness en 2008, votre serviteur n’avait plus pris de véritable claque, en matière de metal estampillé Belgique. Le premier véritable album de Zero Gravity en est une, et pas des moindre (2 démos sont à leur actif). Un petit bijou de metal progressif empreint de grandes références. Quel meilleur exemple, pour convaincre les plus endurcis, que ce redoutable « Second Betrayal » ?

Déclinée en deux parties, l’œuvre évoque Rush ; une patte qui reste imprimée jusqu’au final « Life Formula ». On pense aussi à Porcupine Tree et bien entendu à Dream Theater, mais là où ces derniers se confondent souvent dans une débauche de technique, Zero Gravity met sa virtuosité au service de la qualité des morceaux. Les harmonies vocales sont riches, le lead vocal précis. Les claviers et les guitares judicieusement mis en exergue. Les interventions aux drums, précises. Normal, quand on sait que le cogneur de service n’est autre que Pieter Belmans, un musico surdoué qui a fait ses armes au sein de la formation de death metal Axamenta. Bref, l’ensemble affiche une maîtrise absolue.

S’étalant sur 10’, « Inner Ruins » nous invite à entrer dans le vif du sujet. Une plage hargneuse, sporadiquement traversée par une double pédale, mais parfaitement structurée. La prestation du chanteur est impressionnante. Et l’elpee regorge de pépites. Parmi lesquelles j’épinglerai « Blind Into The Stare », une compo qui bénéficie d’un fabuleux travail au niveau des percussions mais aussi de la surprenante superposition de voix. Et le reste ne maque pas d’allure. Que du bonheur ! Un album magistral, royal et éblouissant de classe.

Rendez-vous dans le top 20 metal de l’année 2011 !

 

Rudi Zygaldo

Great Western Laymen

Écrit par

De nationalité écossaise, Rudi Zygaldo est un producteur notoire dans l’univers du dubstep. Sur son album, il est parvenu à donner une coloration personnelle à ce genre, grâce à une approche plus pop de son écriture (« Manuscripts don’t Burn ») ; mais également en puisant ses influences tant chez Frank Zappa (« Missa Per Brevis »), John Carpenter (« Filthy Logic’s Weird ») que dans la musique issue de l’Europe de l’Est ou même classique. Ses vocaux androgynes rappellent David Bowie. Accessible, contemporain et riche à la fois, « Great Western Laymen » pêche cependant par la durée de certaines de ses compos (« The Man in the Duck »).

 

Bénabar

Les bénéfices du doute

Écrit par

Fidèle à son image (jetez un œil à la pochette) de gendre idéal, Bénabar, chanteur à texte qui ne se prend pas trop au sérieux, nous propose son sixième album studio. Une impression de déjà vu et même de déjà entendu nous saute immédiatement aux yeux ou aux oreilles (de préférence) à l’écoute des treize plages des « Bénéfices du doute ».

‘On ne change pas une équipe qui gagne’ argumente souvent l’entraîneur d’une équipe de foot. Ben pourquoi adopterait-il une autre formule, notre Barnabé ? Il a visiblement déniché une excellente recette, qui plaît depuis une petite quinzaine d’années, aux amateurs de chanson française ‘intéressante’.

Côté textes, les thèmes sont récurrents sans être ennuyeux. Des événements de la vie quotidienne. Les traits caractéristiques de notre société. La description de certaines étapes de la vie : la naissance, l’amour, la séparation, la mort... Mais le principal atout dont dispose Bénabar, c’est son art à aborder des sujets parfois graves, sur un ton léger.

Côté musique, l’accent est pour la circonstance placé sur les cordes : guitares acoustiques, contrebasse et banjo font bon ménage avec l’harmonica et les cuivres, même si les trompettes sont bien moins présentes qu’auparavant. Bien ficelé, le tout donne un résultat très agréable, un soupçon country, un rien jazzy.

Ecouter un album de Bénabar, c’est s’assurer une bonne grosse demi-heure de bonne humeur, mais également l’occasion de se regarder dans un miroir. Car ces mots nous concernent, nous parlent tout en parlant de nous… Bénabar, c’est un peu la caméra invisible qui nous filme dans notre quotidien, révèle notre face cachée ou que l’on cache peut-être volontairement.

C’est sans doute cet aspect dérangeant qui explique pourquoi cet artiste reste toujours un peu ‘mal aimé’ ou négligé par celles et ceux qui lui reprochent d’être un ‘petit Renaud bien gentil, bien propre sur lui’…

« Les bénéfices du doute » s’avère néanmoins plaisant. Il a au moins le mérite de démontrer que l’auteur/compositeur/interprète n’est pas encore au bout du rouleau, qu’il en garde encore sous la pédale.

Pas de doute, on n’a pas ici l’album de l’année 2011 mais un bon petit disque très agréable à écouter.

Rien de bien neuf à se mettre sous la dent (NDLR : dans le tuyau de l’oreille ?) mais on épinglera quelques titres dont « Politiquement correct », « L’agneau », « Alors, c’est ma vie » ou « Quelle histoire » qui sont autant de jolies chansons, bien rythmées et pleines de bon sens. Ce qui n’est quand-même pas si mal.