La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Deerhunter

Rainwater Cassette Exchange (Ep)

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Bradford Cox ne dort jamais. Quelques mois seulement après la sortie du double recueil « Microcastle / Weird Era Cont » et une poignée de semaines avant celle du second ouvrage d’Atlas Sound, son projet solo, Cox –alias Deerhunter– s’amuse à enrichir sa discographie d’un excellent Ep. « Rainwater Cassette Exchange » réunit cinq morceaux écartés, faute de place, sur le déjà copieux « Microcastle ». Le grand gaillard parvient à nous plonger, l’espace d’un quart d’heure, au sein d’une une atmosphère envoûtante, entre pop et shoegaze.

« Rainwater Cassette Exchange » est une petite galette tout simplement inlassable et donc indispensable. Le grandiose « Circulation », parcouru d’un riff de guitare envoûtant, et l’apaisant « Game Of Diamond » valent à eux seuls le détour. « Rainwater Cassette Exchange » n’est rien d’autre qu’hautement conseillé.

 

Future Of The Left

Travels With Myself And Another

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Future Of The Left nous avait déjà éblouis il y a deux ans en publiant un premier opus furieux. C’est dire : le démantèlement des inoubliables McLusky par Andrew Falkous et Jack Egglestone était presque pardonné. Or le trio gallois vient de remettre le couvert en concoctant un second ouvrage reléguant McLusky au rang d’anecdote. Ou presque. Il y a encore de la marge quand même ! « Travels With Myself And Another », c’est tout simplement un flingue, contenant douze balles, pointé sur les tympans de ses auditeurs. Et dès les premiers riffs d’« Arming Eritrea », on se plie à la volonté des trois gaillards qui se régalent en malmenant leurs victimes avec une violence toute personnelle.

« Travels With Myself And Another » enchaîne les hymnes fulminants à une vitesse effrayante. En à peine un peu plus d’une demi-heure, le trio parvient à insuffler une nouvelle vie à la scène garage et post-hardcore et prouve une nouvelle fois que Future Of The Left est une formation exemplaire. Par ailleurs, ses prestations ‘live’ ne sont à manquer sous aucun prétexte. Elles sont ainsi résumées sur le « Last Night I Saved Her From Vampires », publié en janvier dernier. Et bonne nouvelle, Future Of the Left se produira cet été sur les planches du Pukkelpop avant de faire une halte en septembre. Au Botanique. Ne dites pas qu’on ne vous a pas prévenus.

 

Gossip

Music For Men

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Un regard sur la pochette et le message est clair. Gossip ne se limite pas à Beth Ditto. La formation est un trio et veut le crier haut et fort à tous les médias qui n’ont d’yeux que pour la charismatique interprète. Mise en avant, le visage androgyne d’Hannah Billie, chargée des grosses caisses, souligne le titre, « Music For Men ». En somme, de la musique pour les hommes, ‘mais pas que...’ ! Si « Standing In the Way Of Control » était incontestablement le disque de la révélation, « Music For Men », le quatrième recueil et premier chez une major, est définitivement celui de la confirmation. Recelant les irrésistibles hits « Heavy Cross » et « Love Long Distance », cette nouvelle collection de tubes porte le trio au rang de tête d’affiche.

« Music For Men » s’ouvre un « Dimestore Diamond » à la rythmique très introductive, comme si les trois compères étaient portés par la volonté de se jouer des auditeurs trop impatients. Ditto, Billie et Paine s’accordent ensuite pour balancer la sauce, bien épaisse comme il se doit. L’inévitable « Heavy Cross » est suivi de très près par un « 8th Wonder » à l’imposante puissance punk, puis par les très disco « Love Long Distance » et « Pop Goes The World ». « Music For Men » ne souffre quasiment d’aucune faiblesse. Un résultat dû essentiellement à la fusion parfaite entre le sens mélodique développé par les deux musiciens et la voix exquise de Beth Ditto. Probablement l’un des meilleurs ouvrages de 2009.

 

Tiga

Ciao !

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Tiga a une fâcheuse tendance à concocter des disques sur lesquels figurent des tueries destinées au dancefloor, mais aussi de belles daubes electro-pop adressées aux radios grand-public. Il nous avait déjà fait le coup sur « Sexor », son premier recueil ; et ne manque pas de réitérer l’affront tout au long d’un « Ciao ! » mi-figue mi-raisin. Le second ouvrage du Canadien recèle donc de véritables bombes euphorisantes, propices à de nombreuses chutes de tension sur les pistes de danse. Parmi les titres exemplaires, les fans du DJ peuvent se régaler de la présence des hypnotiques « Mind Dimension 2 », « What You Need », « Love Don’t Dance Here Anymore » et ses accents à la Moroder, le frémissant nouveau single « Beep Beep Beep » ou encore l’apaisante pépite « Gentle Giant », coécrite par James Murphy et à laquelle il prête des chœurs discrets en compagnie de Jake Shears des Scissor Sisters

Par contre, le pote aux frères Dewaele (qui cosignent la majorité des morceaux) aurait pu épargner à son public des futilités comme l’extra-plat « Overtime » ou les atrocement irritants « Luxury » et « Turn the Night On ». « Ciao ! » ne surprendra donc certainement pas celles et ceux qui diffusaient des morceaux choisis de « Sexor » en boucle il y a trois ans. A écouter très sélectivement…

Christophe Willem

Caféine

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Le candidat de télé-crochet élu ‘produit de l’année’ en 2006 compte bien récupérer son titre en 2009. Derrière ses lunettes sans verres et son air gauche, Christophe Willem reprend possession de son micro avec davantage d’assurance qu’à la sortie de son premier recueil. Plus posées, plus élégantes et plus ambitieuses que celles de son « Inventaire », les quatorze capsules de « Caféine » tiendront certainement éveillés les fans de l’homme au surnom ridicule. Au crédit de ce second opus, on retrouve l’éternelle Zazie dont la plume est reconnaissable, même les oreilles bouchées (« Yaourt et lavabo », « La demande »). Jennifer Ayache de Superbus s’y colle également, apparemment plus douée lorsqu’il s’agit d’écrire pour les autres (« Tu te fous de nous »). Mais la complice privilégiée de Willem sur ce « Caféine » est Skye, nouvel espoir de la scène francophone, qui partage ses mots et le micro avec le brave bonhomme (« Trash », « Entre nous et le sol », « Coffee »…)

Willem mène donc sa barque comme il se doit, à mille lieues de tous les oubliés des télé-crochets. Ce qui ne l’empêche pas de se vautrer lorsque, par exemple, il adapte le « Sensitized » de Kylie Minogue à la langue de Molière sans lui apporter une plus-value. De plus, le titre est présenté comme un duo entre les deux artistes, alors que Willem ne fait qu’apporter des chœurs au morceau déjà présent sur le « X » de la petite dame. Une erreur de parcours joliment rattrapée par le single obsédant « Berlin » ou le discoïde « Heartbox ». ‘La tortue’ n’a plus rien à apprendre de tous les lièvres de la scène francophone.

Sunn O)))

Monoliths & Dimensions

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Sunn O))) est considéré comme une référence en matière de drone. Fallait donc bien qu’on en parle un jour ; d’autant plus que leur septième album a été accueilli très favorablement par la presse très spécialisée. Sunn O))) c’est avant tout le duo Stephen O’Malley et Greg Anderson ; ce qui n’empêche pas le tandem de s’entourer régulièrement d’une volée de collaborateurs. Pour la circonstance, il a notamment reçu le concours d’Attila Csihar (NDR : le vocaliste à la voix d’Outre-tombe de Mayhem), de Dylan Carlson (Earth), d’Eyvind Kang (John Zorn, Marc Ribot, Mr Bungle), de Stuart Dempster (Deep Listening Band) et surtout de Julian Priester (Sun Ra, John Coltrane’s African Brass Band, Herbie Hancock). Mais à l’instrumentation rituelle, balisée par les inévitables basses, viennent se greffer les cors, la harpe, la flûte, le piano, les cuivres et les cordes ; un cocktail instrumental qui prend alors toute son ampleur sur la dernière plage, « Alice », concocté en hommage à John Coltrane. Autre hommage, c’est celui rendu à Miles Davis sur le morceau d’entrée « Agharta » (NDR : enfin son titre). Sans oublier les chœurs grégoriens sur l’incantatoire « Big Church ». Il aura fallu quand même deux ans à toute cette équipe pour terminer l’enregistrement de cet elpee. Et au bout du compte, c’est peut-être aussi celui qui s’éloigne le plus de la brutalité primale de leurs premiers opus. Maintenant, ne vous attendez pas à faire une farandole en écoutant ce disque. Honnêtement, ce type de compos serait même idéal pour sonoriser des films d’épouvante voire même d’anticipation (NDR : surtout la finale). Pour le reste, il faut reconnaître que cette musique s’adresse à un public très averti…

 

Fredo Viola

The Turn

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Découvrir un album de Fredo Viola c’est comme ouvrir un coffre secret. Le bois est noble et le verrou argenté. Cette malle a été façonnée par un maître artisan. Tapissée à l’intérieur de soie rouge sertie de fils d’or, un bijou y est déposé. Un diamant ! Posé sur un socle, ce prisme à multi-facettes irradie l’espace qui l’entoure lorsque les rayons du soleil le traversent. Dessinant même un arc-en-ciel sensoriel, dont les différents faisceaux projettent tour à tour grâce, volupté, candeur, mysticisme et romantisme…

Mais qui est Fredo Viola, pour recevoir tant d’éloges ? Un Londonien pure souche. Au cours de son enfance, il a parcouru une bonne partie de l’Europe avant d’enfin poser ses valises aux States. Là bas, durant son adolescence, il se sent déjà attiré par le son et l’image. D’abord chanteur soprano professionnel au sein de la fameuse Bob Mitchell Boy Choir de Los Angeles, il décide de rejoindre la Grande Pomme, où son besoin de maîtriser ses ambitions sur la pellicule le rattrape et le pousse à suivre des cours de réalisateur, à la NYU Tisch School of Arts. Mais il ne souhaite pas abandonner ses expériences acquises ; et construit progressivement son univers, en combinant concepts sonores et visuels.

Son premier essai, « Red States », paraît sous la forme d’un Ep. Et déjà, à l’époque, on discerne cette faculté innée à utiliser toute émotion à des fins ludiques. « The Turn » confirme d’une manière flagrante une capacité de l’auteur à marquer sa génération. Les compos nous entraînent dans un univers féérique, magique, et autorisent, au passage, une sublimation des éléments. « The Turn » agrège harmonie classique et mélodie pop parfaite. Viola y crée le chaînon manquant entre Radiohead à Sigur Ros. Comme si Kate Bush avouait être la mère de Peter Kruder et Richard Dorfmeister. Comme si Sam Bean recomposait le « White Light / White Heat » du Velvet. Baignant au sein d’une atmosphère éthérée, volatile et palpitante, « The Turn » mystifie l’environnement qui tente de percer son mystère. Les envolées lyriques permettent à Fredo Viola de nous entraîner très haut au firmament.

Après avoir écouté un semblable elpee, on met un genou à terre. Et pour nous achever, Fredo nous offre un Dvd, en bonus. Un recueil de clips graphiques susceptible d’assécher la bouche, d’exciter les sens et d’hérisser les poils de la nuque à l’avant bras. Complètement bouleversé par l’expérience, il ne reste plus qu’à refermer le réceptacle, afin de le sauver dans le seul endroit où il mérite sa place : le cœur. Attention, vous êtes prévenus, cette œuvre peut changer le cours de votre existence… 

Wilco

Wilco (The album)

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Manifestement depuis l’arrivée du nouveau guitariste Nels Cline (NDR : il a débarqué en 2004, et vient de participer au troisième elpee pour Wilco), la musique de la formation chicagolaise s’éloigne de plus en plus de l’americana. Bien sûr les racines sont toujours bien présentes et la formation a toujours autant recours à l’instrumentation acoustique et même à la slide. Mais la mise en forme a tellement été raffinée et lustrée, que les compos trahissent de plus en plus un feeling seventies. A l’instar du morceau maître qui ouvre l’album. Caractérisé par ses gémissements de guitare et sa mélodie allègre, il aurait pu figurer au répertoire de Tom Petty. Une allégresse que l’on retrouve sur le très radiophonique « You never know ». Balisé par de superbes accords de piano et balayé de chœurs, il est caressé par des accords de rickenbacker réminiscents de George Harrison. Quant à l’hymnique « Sonny feeling », il lorgne manifestement vers REO Speedwagon. Ce qui ne veut pas dire que l’opus soit de mauvaise facture. Au contraire ; simplement hormis l’hypnotique « Bull black Nova », hanté par un piano perturbant et magnifié par une embardée d’électricité sauvage, comme la formation la libère si bien en ‘live’, et dans une moindre mesure « One wing », plage dont l’envolée finale en crescendo est particulièrement réussie (NDR : pensez à l’opus « Yankee Hotel Foxtrot »), le reste de l’œuvre est manifestement taillé pour la bande FM. La plupart du temps délicatement découpées dans les cordes acoustiques élégantes, les ballades sont ainsi légion. Depuis la ritournelle « Deeper down », lustrée par une scie musicale et un theremin à l’atmosphérique « Everlasting everyhting », nimbé d’orchestrations symphoniques et d’arrangements à peine perceptibles, en passant par « You and I », au cours duquel Jeff Tweedy et Feist échangent un duo aux vocaux (NDR : les Go-Betweens rencontrent Al Stewart ?), le slow nostalgique « Country disappeared » (NDR : les inflexions de Jeff sont alors terriblement proches de Will Johnson, le leader de Centro-Matic et de South San Gabriel) ainsi que « I’ll fight », une compo mid tempo veloutée par les interventions d’orgue Hammond. A mon humble avis, le septième album de Wilco devrait être rapidement adopté par les programmateurs de ‘Classic 21’…

 

The 1990s

Kicks

Écrit par

Changement de line up pour le trio écossais, puisque Dino Bardot (ex-Stinky Munchkins, ex-V-Twin) a remplacé Jamie McMorrow. Ce dernier a d’ailleurs sévi au sein de Yummy Fur, un combo au sein duquel ont milité Alex Kapranos et Paul Thompson, respectivement chanteur/guitariste et drummer chez Franz Ferdinand. Tout comme Jackie McKeown, d’ailleurs le leader des 1990s. Vous me suivez ? Et « Kicks » constitue le second elpee de la formation glaswégienne. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein des studios West Hearth Yard d’Edwyn Collins, sous la houlette de Bernard Butler (NDR : l’ex-guitariste de Suede).

Un opus qui souffle le chaud et le froid. Une bonne moitié de la plaque est même carrément dispensable. Et je pense tout particulièrement au sirupeux « Balthazar », au larmoyant « Local science », à l’anodin « I don’t ever know what that is », à l’inoffensif « Giddy up » ainsi qu’au final « Sparks », malgré ses lyrics qui s’attaquent notamment à la scientologie. Parce côté textes, Mc Kneown est plutôt bien inspiré. Ses observations sarcastiques, humoristiques, provocatrices traitent surtout des problèmes liés à la drogue et à la sexualité. Bon bien sûr on n’en est pas aux lyrics de Ray Davies ou de Joe Strummer du Clash, mais ils tiennent la route. Un Clash auquel les premières compos de l’elpee se réfèrent. Tout d’abord l’excellent « Vondelpark », malgré son profil plus psychédélique (NDR : ou garage ; des traces qu’on retrouve tout au long du long playing) et puis « Tell me when you’re ready ». A cause de la progression de cordes. Encore qu’en écoutant plus attentivement, c’est plutôt à Big Audio Dynamite que l’on pense voire à « Tattoe you » des Stones. « Kickstrasse » est un autre sommet de l’opus. Une plage très garage abordée dans l’esprit de Primal Scream que Jackie chante en duo avec Kate Jackson des Long Blondes. Et ses interventions à la fois perverses et voluptueuses sont absolument savoureuses. Proches du glam. Glam comme le single « The box ». Caractérisé par ses arrangements symphoniques, il s’inspire manifestement de T. Rex. De cette plaque, j’épinglerai encore l’insouciant « 59 » très postcard dans l’esprit d’Aztec Camera, et puis « The kids » dont les sonorités de gratte chatoyantes trahissent un aspect Stone Roses, mais sans la house. Dommage cette grosse baisse de régime en seconde partie de parcours…

 

Dag för Dag

Shooting from the Shadows (Ep)

Écrit par

Originaires de Missoula dans le Montana, les deux nomades américains de Dag för Dag sillonnent les routes du Wisconsin, de Honolulu et de Londres avant de poser leurs guitares à Stockholm pour réaliser leur premier Ep. Déjà présentée comme la nouvelle PJ Harvey par la presse suédoise, Sarah Snavely s’est associée à son frère Jacob et au songwriter multi-instrumentiste Richard Swift pour enregistrer cette première galette, en septembre 2008.

« Shooting from the Shadows » propose un voyage épique de 25 minutes à bord d’un train fantôme électronique. Périple scindé en six étapes qui marque la fin du gothique rock garage.

Dès la première plage, « Ring me, Elise » résonne comme une réponse en forme d’hommage à « A Letter to Elise » de The Cure. On retrouve très vite l’esprit de Joy Division sur cette  première piste et sur « Pirate Sea ». Une musique intrigante et paranoïaque servie par une guitare fuzz aux arpèges soignés qui donne de l’antan, du 80’s.

« The words » s’imprègne davantage des ambiances scandinaves dépouillées (Amiina). Elle éclaire de lumières nouvelles les ombres de la formation. Le timbre alto sépulcral de Sarah Snavely s’élève et s’accompagne de subtils claviers pour atteindre un degré intense de mélancolie.

« You Holler, You Scream » revient investir l’espace sonore de The Cure, non lieu que traverserait la voix douloureuse de PJ Harvey à ses débuts. Un morceau plus positif et non moins intéressant, « Better Now », clôt ce premier Ep. Quant au bonus track, « You Holler, You Scream » (Remix), je m’abstiendrai de tout commentaire. Un remix stéréotypé et sans grand intérêt enregistré sur un 4 pistes. Il leur fallait certainement un sixième morceau pour meubler ce disque.

Ce maxi funèbre et caverneux aux distorsions et ‘réverbes’ statiques a, par son originalité,  déjà séduit un large public. La tournée européenne et la première partie de Wolf Parade, The Kills ou Lykk Li ne font qu’accroître l’engouement populaire pour ce groupe décidément très dark.

Mais je déconseille vivement ce « Shooting from the Shadows » à toute personne présentant des symptômes de dépression.         

Jaromil

Here to stay

Écrit par

Jaromil est une formation dijonnaise dont le patronyme est tiré du roman de Milan Kundera, « La vie est ailleurs ». Le quatuor français est né en 2004 et s’est frayé progressivement un chemin à travers la scène rock hexagonale. Il a ainsi été sélectionné par le très convoité ‘Cqfd’ (ce qu’il fallait découvrir) des Inrocks puis programmé ‘groupe repérage 2009’ aux Eurockéennes de Belfort. Deux belles cartes de visite, il faut le reconnaître. En outre, le combo a eu l’opportunité d’ouvrir pour des artistes reconnus comme Syd Matters, Sébastian Schuller ou encore Troy Van Balthazar.

Mais à l’écoute de ce « Here to stay », leur premier opus autoproduit, on se demande quand même pourquoi Jarmil suscite un tel engouement outre-quiévrain. Bien sûr leurs mélodies sont soignées et leurs références aux 90’s solides. Elles oscillent d’ailleurs de Pavement (« Pumpin Iron ») à Radiohead en passant par dEUS (« We are here to stay »). Mais nonobstant l’un ou l’autre beat électro judicieux et quelques chouettes envolées, le résultat n’est guère concluant. Il y a bien la voix du chanteur, dont le timbre susceptible de monter dans les aigus à la manière de Matthew Bellamy (Muse) est irréprochable. Malheureusement à force d’en remettre couche sur couche, cet organe finit par agacer.

Bref, difficile de comprendre le tapage médiatique qui a été fait autour de ce combo bourguignon. A contrario du titre de leur album, je doute fort que Jaromil puisse un jour s’imposer sur la scène française et encore moins y rester.

 

Killing Touch

One Of A Kind

Écrit par

Michele Luppi ne se repose jamais. Depuis ses débuts chez Mr. Pig en 1994, le chanteur/claviériste italien n’a jamais cessé de se consacrer à ses diverses activités musicales. Diplômé du Hollywood Musician Institute, Michele a travaillé comme musicien de session pour des artistes tels que Ian Paice, Georges Lynch et beaucoup d’autres. De retour en Italie en 1997, il enseigne le chant dans diverses écoles musicales en développant sa propre méthode vocale. Plus de 2 000 élèves ont bénéficié de ses techniques d’enseignement. Entre 2002 et 2003, il participe à la tournée mondiale d’Umberto Tozzi comme vocaliste et claviériste. Cependant, Michele a toujours considéré le rock comme sa priorité. En 2004, il remplace Fabio Lione au sein de l’excellent combo power metal italien Vision Divine.

Il enregistre 3 albums studio et un Dvd en leur compagnie. Durant son séjour chez Vision Divine, il trouve le temps d’enregistrer un album solo (« Strive ») en 1995 et un disque A.O.R. intitulé « Los Angeles » en compagnie de son idole, le claviériste Greg Giuffria (House Of Lords). En 2008, Luppi décide de quitter Vision Divine pour fonder son propre projet : Killing Touch.

« One Of A Kind », le premier opus de ce nouveau groupe, est un concept album librement inspiré du roman de Stephen King « The Dead Zone ». Luppi y étale son impressionnante technique vocale. A la croisée des chemins du Power Métal, de l’A.O.R. et du Métal Progressif, ce premier album impressionne par sa maturité. La voix de Michele et les chœurs y sont magnifiques. Son timbre fait souvent penser à celui de Toby Hitchcock le vocaliste de Pride Of Lions, un côté Heavy Metal plus prononcé. La musique est inspirée, lyrique et très mélodique. On pense à Queen ou à Savatage, sans que ces influences ne prennent le pas sur le son unique du combo. Les guitares et les claviers sont impressionnants de technique. Luppi se charge lui-même des parties de piano. Le seul reproche que l’on puisse faire à ce disque, c’est justement l’interminable (et inutile) instrumental au piano, qui, s’il est plutôt technique, donne à l’auditeur l’impression de faire un long, très long voyage en ascenseur.

Ce premier album de  Killing Touch est un coup de maître. Un must pour tous les fans de Métal et de Hard Rock (très) Mélodique.

 

Les Fatals Picards

Le Sens de la Gravité

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Les Fatals Picards sont-ils vraiment drôles ? Ont-ils ce talent, que le nombre croissant de fans semble revendiquer ? Personnellement j’en doute. Sur la trace de Bobby Lapointe, les VRP ou les Nonnes Troppo, les Français balancent des calembours bien plats sur une musique, somme toute, basique. Mais là où les ancêtres précités ont marqué leur époque, Les Fatals Picards usent, plus qu’ils n’amusent. Suite au départ d’Ivan au micro, c’est Paul qui le remplace au pied levé. Une mouture fraîchement constituée qui s’attaque donc à tout ce qui lui passe l’esprit : l’amour, la mort, le foot, le rock, etc. Le combo se moque de tout. Sauf de lui-même. Un peu lâche, non ? Les Fatals Picards méritent-ils donc la stèle qu’ils revendiquent ? Une fois de plus j’en doute. Et si en certaines circonstances le doute profite ; ici il serait le fruit d’une lourdeur excessive plutôt que d’une qualité indéniable.

Au bout de trois chansons, on a les boules. Et il y en a douze (NDR : des chansons, hein !) Fallacieusement sympas, faussement comiques, les textes se veulent drôles voire burlesques, mais nous incitent rapidement à zapper. Pas que la musique soit en cause, mais leurs lyrics. Aussi basiques et bâtards que chez Elmer Foot Beat. Hanté par de semblables références, je préférerai aller me cacher. Les Fatals Picards ne se contentent pas d’uriner partout, ils se conduisent comme Rantanplan ou Gai-Luron en énervant tout le quartier par leur conneries et aboiements agaçants.

Après une chronique pareille, je vais encore me faire des amis, tiens…

 

The Soundtrack Of Our Lives

Communion

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Au départ la formation suédoise avait envisagé donner une suite à son album “Origin”; mais manifestement, l’inspiration n’était pas au rendez-vous. Dès lors, TSOOL a préféré se lancer dans une nouvelle aventure. Celle d’un double opus. Qui s’intitule « Communion ». D’après la presse spécialisée anglo-saxonne, le second volume de cet opus ne valait pas tripette. C’est donc par esprit de contradiction que je me suis attaqué d’abord à ce deuxième compact-disc.

Et manifestement, il est bien moins décapant que ce dont la discographie du groupe nous avait habitués. Mais beaucoup plus subtil. L’aspect acoustique y est privilégié, même si l’électricité n’est pas complètement absente. Elle est même terriblement vivifiante sur « Reconnecting the dots », un morceau psyché/garage réminiscent des sixtes et puis sur « Saturation wanderers » (NDR : ce titre !), une compo imprimée sur un tempo new wave, mais baignant au sein d’une forme de noisy pétillante. Le reste est néanmoins chargé de multiples nuances. Depuis le baroque (Syd Barrett ?) « Everything beautiful must die » à l’hymnique « The Passover », en passant par le médiéval « The fan who wasn’t there », « Flipside », fruit d’une rencontre hypothétique entre le « Tommy » du Who et « Forever changes » de Love, la ballade uptempo « Lost prophets in vain », dont le sens mélodique peut rappeler Oasis (NDR : encore qu’en y ajoutant des guitares-cornemuse on pourrait alors penser à Big Country), la valse rafraîchissante « Songs of the ocean », caractérisée par de superbes harmonies vocales et de remarquables interventions en picking à la sèche et au banjo et l’instrumental « Digitarian riverbank » dont les digressions psychédéliques acoustiques, parcourues d’un tabla, peuvent rappeler le troisième opus du Led Zeppelin. Ajoutez-y le vaguement oriental « Utopia », dont les vibrations staccato évoquent un certain Stone Roses (NDR : mais sans la house) et un magnifique et tendre « Lifeline », fluidifié par un mellotron, et vous comprendrez que tout le mal qui a pu être écrit sur ce deuxième disque s’apparente à une absence totale d’analyse objective. En fait, c’est vrai, le disque est tellement long, que l’essoufflement annihile le discernement. Pas très pro tout ça !

Venons-en maintenant au premier volume. Plus facile à chroniquer, il s’inscrit dans l’esprit des opus précédents. Le Floyd de Syd Barrett, les Pretty Things (circa « S.F. Sorrow »), les Doors (NDR : surtout pour les claviers ‘manzarekiens’) et même le Primal Scream (NDR : sur le contagieux « Thrill me » et le final brûlant « Distorted child ») alimentent l’intensité psychédélique des compos. Et si la voix d’Ebbot Lundberg peut se montrer rageuse, râpeuse ou sauvage, elle peut se révéler tendre et limpide (NDR : c’est souvent le cas sur le premier cd), se conjuguant même parfois en harmonies éthérées, sinusoïdales voire ‘byrdsiennes’. De ce volume j’épinglerai encore le morceau d’entrée, c’est-à-dire l’extatique « Babel on » (NDR : cordes de guitares croustillantes, claviers chaleureux, basse vrombissante et drums tribaux donnent d’ailleurs le ton au reste de cette plaque), l’énigmatique « Universal stalker », le clin d’œil adressé au Who, et en particulier à son « Pictures of Lily » sur « Pictures of youth », une plage curieusement relevée d’accès de bossa nova et enfin la cover étonnante du « Fly » de Nick Drake. Le tout, vous vous en doutez, mis à la sauce acide chère à The Soundtrack Of Our Lives. Il ne vous reste plus qu’à entrer en « Communion »…

 

Willy DeVille

Willy DeVille s’est éteint à l’âge de 55 ans.

Écrit par

Né le 27 août 1953 à New York, Willy Deville –de son vrai nom Willy Boray– s’est éteint ce 6 août 2009. Atteint d’une hépatite C, il est décédé des suites d’un cancer du pancréas. Issu de la scène punk rock new-yorkaise, au sein de laquelle il a côtoyé Johnny Thunders, les Ramones, Television, les Talking Heads et bien d’autres, il a surtout récolté du succès sur le Vieux Continent. Et tout d’abord en 1977, lorsqu’il a sorti ce single mémorable intitulé « Spanish Stroll ». C’était encore l’époque de son groupe Mink Deville. Une décennie plus tard, il embrassait une carrière en solitaire. Davantage orientée vers un style de crooner romantique (NDR : Willy vouait une véritable vénération à Edith Piaf et au pianiste/chanteur/compositeur Charles Dumont). Responsable d’une musique mêlant R&B, blues urbain des 50’s et 60’s ainsi que rythmes traditionnels de la Louisiane, tout en injectant dans son expression sonore des tas de références latinos oscillant du cajun à la salsa, il allait finalement concocter une fantastique version mariachi du classique « Hey Joe » de Jimi Hendrix. C’était en 1992. Un succès qui allait enfin lui valoir une reconnaissance internationale. Il bossait sur un nouvel opus, dont la sortie était prévue pour 2010.

 

Le nouvel album d’Euros Childs pour pas un Euro…

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L’ex-leader de Gorky's Zygotic Mynci, Euros Child, sortira son nouvel album (NDR: ce sera son cinquième!) le 7 septembre. Il sera disponible gratuitement via la plate-forme de son site web : http://www.Euroschilds.com. Une condition : s’inscrire sur sa mailing list. Intitulé “Son Of Euro Child”, il s’agit de son cinquième long playing.

Le tracklisting est partagé en deux parties :

Première partie :

'Shithausen'
'Gently All Around'
'Like This? Then Try This'
'How Do You Do/ Rat-Clock'
'Look At My Boots'
'1,000 Pictures Of You'
'Carrboro'
'My Baby Joy'

Seconde partie :

'The Dog'
'Harp i a ii ar#1'
'The Fairy Feller's Master-stroke'
'Harp i a ii ar #2'

'Mother-Kitchen'
'Son of Shithausen'

Les cicatrices de Basement Jaxx

Écrit par

Le prochain elpee de Basement Jaxx paraîtra ce 21 septembre en Angleterre. Il s’agira de leur cinquième. Lors des sessions d’enregistrement, la formation a notamment reçu le concours de Santigold, Sam Sparro, Yoko Ono, Yo Majesty et Dev Hynes de Lightspeed Champion.

En voici le tracklisting :

‘Scars’ ft. Kelis, Maleka & Chipmunk
‘Raindrops’
‘She’s No Good’ ft. Eli “Paperboy” Reed
‘Saga’ ft. Santigold
‘Feelings Gone’ ft. Sam Sparro
‘My Turn’ ft. Lightspeed Champion
‘A Possibility’ ft. Amp Fiddler
‘Twerk’ ft. Yo Majesty
‘Day of The Sunflowers (We March On)’ ft. Yoko Ono
‘What’s A Girl Gotta Do?’ ft. Paloma Faith
‘Stay Close’ ft. Lisa Kekaula
‘D.I.S.tractionz’ ft.
Jose Hendrix
‘Gimme Somethin’ True’ ft. Jose James

Pour plus d’infos : http://www.basementjaxx.net

 

 

Un album solo pour le drummer de Red Hot Chili Peppers

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Chad Smith, le drummer de Red Hot Chili Peppers sortira un album solo ce 15 septembre. Impliqué dans le projet Chickenfoot, en compagnie de Sammy Hagar et de Joe Satriani, Chad a reconnu s’être beaucoup inspiré des batteurs issus de la musique britannique des sixties et des seventies, et notamment de John Bonham (Led Zeppelin), Ginger Baker (Cream) et Ian Paice (Deep Purple), pour concocter ce « Chad Smith's Bombastic Meatbats: Meet The Meatbats ».

 

Andy Burrows bosse sur l’album de We Are Scientists.

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Andy Burrows, l’ex-drummer de Razolight, collabore à l’enregistrement du nouvel opus de We Are Scientists. Leur troisième, pour être plus précis. Et devrait participer à leur prochaine tournée comme invité d’honneur. Il entamera ensuite les sessions d’enregistrement de son propre elpee dès cet automne.  

Encore une compile pour Guided By Voices

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Après avoir sorti “Suitcase: Failed Experiments and Trashed Aircraft” en 2000 et “Suitcase 2: American Superdream Wow”, Robert Pollard nous propose une suite à ses archives. Elle s’intitulera “Suitcase 3: Up We Go Now” et recèlera son lot d’inédits, de raretés et de demos. Et même des jams. Partagé en quatre compact-discs, comme les précédents recueils, le box contiendra 100 chansons, dont certaines signées par ses projets Major Cockamamie et Bird Shit Mosaic. Et Bob est tellement prolifique qu’il nous réserve un nouvel elpee pour le 6 octobre en compagnie de son nouveau groupe, Boston Spaceships. Le titre de ce disque ? « Zero to 99 ».

Pour plus d’infos : http://www.gbv.com

 

Kings Of Comedy Summercamps

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Tu as plus de 16 ans ?
Tu aimes le rap et le slam ?
Tu rêves de faire de la comédie, du stand-up, du one-(wo)man-show ?
Tu écris des sketches ?
Tu as de l’imagination ?
Du talent qui dort ?
Tu aimes bien faire l’acteur devant ta glace, en famille ou devant tes amis ?
Tu te vois sur scène ?

Kings Of Comedy (la boîte de prod qui est derrière les spectacles d'ALEXIS), le théâtre Varia et la commune d'Ixelles organisent deux summer camps (atelier/stage) dans le but de faire émerger des jeunes talents (rap/slam & comedy/stand up) dans un environnement professionnel et de leur ouvrir des portes vers la scène. Quand ? Du 25 août au 25 septembre. Deadline inscriptions ? Avant le 15 août

A l’issue de l'atelier : une représentation publique dans le cadre du Festival "expressions urbaines » le 26 septembre 2009 !

Les 2 ateliers au choix:

- Summer camp comedy/stand up mené par Alexis et Alex Vizorek
- Summer Camp Rap/Slam mené par James Deano

Pour plus d’infos : http://www.kingsofcomedy.be

(d’après communiqué de presse)