Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Major Lazer

Guns Don’t Kill People… Lazers Do

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Quand deux blancs becs débarquent au sein des mythiques studios Tuff Gong à Kingston, en ambitionnant d’y réaliser un album electro dancehall aux accents 80’s, le comité d’accueil qui les voit débarquer est goguenard. Comment deux zouaves peuvent espérer concocter quelque chose de cohérent, à leur sortie ? Le studio de la famille Marley est magique certes ; il n’en est quand même pas miraculeux. Oui mais ! Les deux ahuris à casquette défraîchie et au teint palot se prénomment Switch et Diplo ; ce qui vient changer considérablement la donne. Non contents de s’étouffer dans leur ambition, ils ont carrément l’idée de produire un univers plutôt qu’un simple son. Ils ont embarqué dans leur valise l’histoire de Major Lazer, ancien soldat jamaïcain qui s’est fait greffer un canon laser à la place de son bras droit. Membre qu’il a perdu lors de la guerre contre des vampires et qui le motive à poursuivre sa lutte sans relâche. Il y a fort à parier que l’Anglais et l’Américain ne se sont pas contentés de boire de l’eau ou de fumer la shisha en montant ce projet complètement barjot. Une citerne de vodka et une benne de sinsemilla ont probablement dû être livrés à domicile pour parvenir à écrire ce scénario digne d’une série Z. Le culot et l’arrogance propres aux deux producteurs permet pourtant à ce « Guns Don’t Kill People… Lazers Do » de décaper sans équivoque, les papiers peints où viennent se fracasser les beats. Au rythme incalculable de pulsations effrénées, les plages s’enchaînent dans le stupre et la sueur. Se permettant même l’audace, d’embarquer dans leur folie des noms comme YBYZ Kartel, Mr Thing, Mr Vegas ou Santigold, Switch et Diplo suscitent instinctivement la curiosité. Mais jeter une oreille distraite sur l’album est peine perdue. Dès les premiers accords, les strings se tendent, les chaînes en or étincellent et les torses se bombent. La contamination est immédiate, et le popotin se trémousse sans se forcer. Parfois un peu ‘too much’, voire même un tantinet écœurant, « Guns Don’t Kill People… Lazers Do » pourrait pêcher par excès tant le rythme est soutenu. A force de se dandiner, on finit par tomber à genoux, tout en suppliant de réduire le tempo. Complètement absorbé dans leur univers, les deux producteurs n’auront aucune pitié à l’instar de leur héros Le Major, et pousseront, plus loin encore leurs curseurs dans le rouge. S’ils n’ont pas de cœur, Switch et Diplo ont au moins, des cojones grosses comme des buildings.

 

Pissed Jeans

King of Jeans

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Encore une formation signée chez Sub Pop, qui décidément n’en finit plus de dénicher de nouveaux talents. « King of Jeans » constitue cependant le second opus pour ce label, de ces natifs d’Allentown (NDR : c’est en Pennsylvanie) et le troisième à leur compteur. Il fait suite au très remarqué « Hope for Men », édité voici deux ans. Un disque qui s’inscrit parfaitement dans la lignée du précédent opus. Et pour cause, leur punk-hardcore n’a rien perdu de son intensité. De quoi continuer à mériter sa place auprès des Black Flag ou encore Jesus Lizard.

Enregistré sous la houlette du talentueux Alex Newport (At The Drive-In, The Locust, Sepultura,…), cet elpee est découpé en douze morceaux. Des morceaux que Pissed Jeans vomit littéralement. Le climat est malsain. L’agressivité permanente. La pression extrême. Les pulsions animales. L’odeur fétide. Même sur le languissant « Spent », fragment qui s’étale sur 7 minutes. Principal responsable : le vocaliste. Car chaque fois que Matt Korvette, ouvre la bouche c’est pour gerber la haine retenue en lui. A chacun de ses cris, on a l’impression qu’il va déchirer ses cordes vocales. Il ne chante réellement pas. Il hurle ou parle. Aux grattes, Bradley Fry et Randy Huth nous balancent à la figure une bonne dose de distorsion bien lourde pendant que Sean McGuiness frappe tel un dératé sur ses fûts. « King of Jeans » n’est donc pas conseillé aux enfants de chœur. Il ne vous restera plus qu’à ramasser les souillures…

Rumble Club

The Bad In Me

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Le ‘Rumble Club’ est un club plutôt fermé, puis qu’il ne comprend que quatre membres : le chanteur/guitariste Jack Corey, le guitariste rythmique Jay Clarck, le contrebassiste Kyle Curtis et le drummer Matt Hornsby. Originaires du Kentucky, ces quatre ‘joyeux drilles’ se sont donné pour mission de nous prouver que le rock’n’roll était encore une affaire de mauvais garçons. Et, « The Bad In Me », leur toute nouvelle galette argentée, est pour eux le meilleur moyen de nous passer le message. C’est donc à grands coups de décibels dans les oreilles qu’ils nous matraquent leur psychobilly original et inspiré. Jack Corey possède une voix caverneuse, qui tient à la fois de Johnny Cash et de Nick Cave, et qu’il utilise pour nous débiter de sombres histoires de hors-la-loi du Far West (« Sam Joe Harvey », « Lonesome Gunman Traveller »), de virées diaboliques en voiture (« Lindsay’s gonna drive », « Brakes are burning », « Gasser ») ou encore de science-fiction inspirée par le cinéma et les vieux magazines de ‘Pulp fiction’ des années cinquante (« Vampire Girls From Outer Space », « The Bad In Me »).

Comme c’est toujours le cas en matière de psychobilly, le disque est fortement inspiré du rock’n’roll des fifties et du punk des seventies. Rumble Club y insuffle aussi une bonne dose de rock gothique et, chose plus surprenante, de musique western inspirée par les films de Sergio Leone. Ce mélange engendre un style à la fois sombre et kitch qui donne un ton surprenant et appréciable à la musique de ces desperados du rock’n’roll. « The Bad In Me » est un disque à écouter absolument si vous aimez Les Meteors, Nick Cave, Elvis Presley, les Stray Cats, les films de Quentin Tarentino et les Western Spaghettis.

 

The Sensational Skydrunk Heartbeat Orchestra

Grown

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Cet album est probablement excellent. Malheureusement, il n’a pas trouvé en votre serviteur le public qu’il mérite. Mes connaissances en matière de ska sont plutôt limitées. Madness m’avait beaucoup fait rire dans les années quatre-vingt. Plus récemment, Ska-P m’avait plutôt scotché grâce à son Ska/Punk latino décoiffant, comme la musique que j’affectionne. En recevant « Grown », j’avais secrètement espéré que l’expression sonore de ce premier album du groupe bavarois The Sensational Skydrunk Heartbeat Orchestra, taperait un peu dans la même catégorie ou du moins qu’elle m’amuserait autant que celle de Madness. Malheureusement (NDR : c’est à titre personnel, mais probablement pas pour le reste du monde), le groupe allemand vise plus le public des radios à grande écoute que celui des rockers en mal d’humour, en pratiquant un ska fortement teinté de pop. Cependant, ma propre déception n’est pas suffisante pour rédiger une chronique négative de ce disque, tant il est de grande qualité.

The Sensational Skydrunk Heartbeat Orchestra n’a pas lésiné sur les moyens pour conquérir un public. Excellente production, chanteur à la voix magnifique et utilisation d’instruments aussi variés que les cuivres, les percussions, les guitares électriques, l’accordéon et la beatbox pour varier les ambiances au maximum. Ici, le ska est décliné à toutes les sauces. On glisse du ska/reggae au ska/pop, en passant par ska/polka, le ska/funk, le ska/hip-hop et même le ska tout court. Quelques riffs de guitare électrique opèrent même une apparition furtive afin que les rockers puissent justifier la possession d’un tel elpee dans leur discothèque. Tous les titres réunis sur « Grown » ont un potentiel commercial évident. Il suffirait d’un petit coup de pouce du destin pour que ce combo devienne énorme. On en reparlera. Probablement pas moi, mais on en reparlera, c’est sûr !

 

Chris Smither

Time stands still

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Le nom ne doit sans doute pas vous dire grand-chose. Et pourtant, cet auteur/compositeur vient de commettre son onzième opus. Près de quarante années que ce troubadour roule sa bosse sur les chemins du blues. Son tout premier elpee, "I'm a stranger too", date d’ailleurs de 1970. Pour son nouvel opus, il a reçu le concours de son ami guitariste David Goodrich et du batteur Zak Trojano.

Les trois premières plages du cd sont manifestement les meilleures. Et tout d’abord celle qui ouvre le disque "Don't call me stranger". Un morceau qui baigne au sein d’une ambiance relaxante. La voix paresseuse de Chris ainsi que la conjugaison des cordes acoustiques et électriques font immanquablement penser à JJ Cale au sommet de son art. Excellent ! Goodrich se révèle un gratteur très inspiré. La plage éponyme est une bien jolie composition dont les accents folk sont entretenus par deux guitares acoustiques aux tonalités différentes. Intimiste, la voix de Smither semble susurrer à notre oreille. Imprimé sur un tempo soutenu, "Surprise, surprise" est plus nerveux. La voix demeure sereine. Jamais d’ailleurs elle n’éclate. Par contre, les cordes acoustiques sont particulièrement volubiles. "I don't know" véhicule des accents subtilement latins voire même centrafricains dans les sonorités des cordes électriques, émargeant finalement à une sorte de world pétillante. Chris se libère quelque peu sur "I told you so", une plage pleine de verve dirigée par les cordes amplifiées de Dave. Le reste de l’elpee est beaucoup plus folk, intimiste. On a l’impression que l’artiste est juste à côté de nous. Ses cordes sont légères. Et souvent très élégantes. A l’instar d’"Old man down". Ou lors de ses reprises. Des covers que semble vivre Mr Smither. Celle du "It takes a lot to laugh, it takes a train to cry" de Bob Dylan en est une belle illustration ; comme le "Madame Geneva's" de Mark Knopfler, une jolie complainte celtique que Chris nous restitue à la manière sombre de Leonard Cohen. On épinglera encore une adaptation du folk blues traditionnel, le "Miner's blues" de Frank Hutchinson. Bref, cet album devrait ravir les amateurs de blues primitif…

 

Super Furry Animals

Dark Days / Light Years

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Les membres de Super Furry Animals sont terriblement prolifiques. « Dark Days / Light Years » constitue déjà leur neuvième elpee en 13 années d’existence (NDR : sans tenir compte de leurs projets parallèles…) Malheureusement, cet opus risque fort de ne pas les extraire d’un relatif anonymat au sein duquel le groupe semble désespérément enlisé de ce côté de la Manche. La bande à Gruff Rhys pratique pourtant un pop/rock inspiré et mélodique. Alors une explication à ce manque de succès ? Sans doute la manière de placer la voix au même niveau que l’instrumentation. Et puis un penchant pour la structure bordélique. Ce qui pourrait expliquer en partie leur insuccès.

« Dark Days / Light Years » n’est peut-être pas leur meilleur album. Motif : il manque de fortes mélodies. Mais se situe toujours dans le haut du panier de la pop-rock anglaise. Pourtant, l’entrée en matière est plutôt indigeste. Et pour cause, « Crazy Naked Girls » est trop long et surtout agaçant. Mais la suite est bien plus intéressante, révélant une dizaine de morceaux de toute bonne facture, parmi lesquels j’épinglerai le très réussi « Helium Hearts » ainsi qu’« Inaugural Trains », une compo ‘eurodance’ imprévisible que Nick Mc Carthy des Franz Ferdinand soutient de ses vocaux dans la langue de Goethe. On finira par croire que Cardiff est devenue la capitale de la pop loufoque et bizarroïde. Une chose est sure, ces doux rêveurs ne doutent de rien et cherchent constamment à fuir les étiquettes. Autre certitude : des racines profondément ancrées dans la culture galloise. Très attaché à ses origines, le groupe achève d’ailleurs son album par deux morceaux interprétés dans ce dialecte. Vous pensiez peut-être qu’il n’existait pas de langue moins mélodique que celle de nos cousins germains. Après avoir écouté « Liliwau Llachar » et « Pric », vous reconsidérerez votre jugement, car cet idiome ne s’en tire pas mal non plus. Deux titres paradoxalement de toute bonne facture. Caractérisé par son crescendo électro et sa durée de 10 minutes, « Pric » lorgne manifestement vers Daft Punk. 

Ce nouvel opus de SPA est agréable à écouter ; cependant, si vous connaissez mal Super Furry Animals, je vous conseillerai plutôt de vous procurer un « Best Of ». De manière à mieux cerner leur style, à travers des compos accessibles. Véritables stars dans leur Pays de Galles natal, les musiciens fous de Super Furry Animals demeureront probablement toujours aussi incompris. Et ce n’est pas la sortie de ce « Dark Days / Dark Years » qui changera leur statut. C’est bien dommage ; mais les secrets cachés ne sont-ils pas souvent les plus excitants ?

 

Jon Hopkins

Insides

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A 24 ans, Jon Hopkins avait déjà collaboré avec les plus grands : de Massive Attack à Brian Eno, en passant par David Holmes et King Creosote. En 2008, il coproduisait l’un des albums les plus vendus cette année-là, à savoir l’inévitable « Viva La Vida » de Coldplay. Aujourd’hui, du haut de ses 28 ans, le jeune homme à relégué le copinage au second plan et se concentre enfin sur sa propre carrière. Fruit d’un travail d’écriture long de trois années, « Insides » succède à deux œuvres publiées discrètement en 2001 et 2004. Les nouvelles excursions électroniques et ambient d’Hopkins, emmenées par une mise en bouche façon ‘soundtrack’ (« The Wider Sun »), ne présentent malheureusement pas le compositeur sous son meilleur jour. Le travail est certes soigné mais manque cruellement de substance.

Jon Hopkins parvient à éclairer le contenu sinueux de « Insides » par quelques trop rares moments d’éclats créatifs (« The Low Places », les dernières secondes de « Light Through The Veins », « Autumn Hill », « Small Memory »). Ces passages indiquent clairement que cet artiste brillerait bien plus s’il se consacrait à une carrière résolument tournée vers la musique de films. Pour Hopkins, « Insides » ne sera certainement pas le disque de la révélation.

 

Un Breton peut en cacher un autre

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La presse le présente comme le digne successeur de Miossec dont il assurera la première partie de la nouvelle tournée. Breton tout comme son aîné, Alan Corbel sortira son premier Ep le 19 octobre prochain.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/alansongs

 

Mademoiselle K gratuite

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Le groupe de rock français Mademoiselle K était en mars dernier (NDR : les 16, 17 et 18) à l’Alhambra à Paris afin d’y enregistrer son premier Cd & Dvd live. L’album sera disponible dès le 5 octobre et sera suivi d’un concert exceptionnel le 17 au 118 à Paris. L’entrée sera gratuite pour chaque personne exhibant l’album « Live » à l’entrée (dans les limites des places disponibles) et inscrite sur le site de la formation. Enfin 4 000 € de prix sont prévus lors d’un concours destiné à réaliser le spot promo de l’album. 

Avis aux amateurs…

Pour plus d’infos : http://www.mademoisellek.fr

 

 

La Californie sourit à nouveau !

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« Underslept » le premier album de Systems Officer sera disponible dès le 23 novembre prochain. Il s’agit du nouveau projet de l’orfèvre pop et bassiste d’exception Zach Smith, membre de Pinback et Three Mile Pilot. Le Californien promet, à travers son nouveau projet, des chansons de pop complexes dont l’écriture a débuté il y a près de 5 ans. On aspire déjà au mois de novembre…

Tracklisting

1. Pacer (4:14)
2. East (3:35)
3. Quan (4:27)
4. Shape Shifter (3:58)
5. Oui (4:08)

6. In This World (4:54)
7. We Breathe Dust (4:51)
8. Sand I (4:00)

9. Sand II (5:44)
10. Deyos (5:14)

Pour plus d’infos : http://systemsofficer.com et http://www.myspace.com/systemsofficer

 

On the road again

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U2 annonce le prolongement de leur tournée européenne en 2010. Le ‘U2 360° Tour’ est un tel succès que les stars irlandaises ne pouvaient s’arrêter en si bon chemin… A la plus grande joie des fans belges, le groupe passera par Bruxelles. Trop d’argent en jeu ? La tournée sera en tout cas toujours sponsorisée par BlackBerry et produite par LiveNation.

Plus vraiment rock n’roll, la bande à Bono !

http://www.u2.com

 

Le nouvel album des Editors retardé

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Préalablement prévue pour le 21 septembre, la date de sortie du prochain opus des Editors a été finalement fixée au 12 octobre. En voici le tracklisting

1.  In This Light And On This Evening 
2.  Bricks And Mortar 
3.  Papillon 
4.  You Don't Know Love 
5.  The Big Exit 
6.  The Boxer 
7.  Like Treasure 
8.  Eat Raw Meat = Blood Drool 
9.  Walk The Fleet Road 

Pour plus d’infos : http://www.editorsofficial.com et http://www.myspace.com/editorsmusic

 

Avis aux Coppola amateurs

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autoKratz et le label français Kitsuné invitent les aspirants réalisateurs à la réalisation du prochain single du groupe « Speak In Silence » tiré de leur nouvel album « Animal ». Le concours est organisé en collaboration avec Daily Motion où les clips peuvent être déposés. Pas de règles quant à la réalisation. Liberté totale ! Le vidéo gagnante deviendra la vidéo officielle est sera diffusée en boucle sur le Net. Un bon moyen de débuter sa carrière dans le métier…

Le morceau peut être téléchargé ici : www.autokratz.com/comp/speakinsilence.zip

Username: director

Password: animal

 

Le son du vent à travers les arbres…

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Pour composer « Wind’s Poem », le nouvel album de Mount Eerie, Phil Elverum a passé plus de 2 ans à écouter le son des arbres la nuit… Tout un programme. Afin de reproduire cette sombre ambiance nocturne, il eu recours à des tas de distorsions, une multitude de synthés et des lignes de basses aux sonorités ténébreuses. Pour un résultat proche de l’univers du ‘Twin Peaks’ de David Lynch. Serions-nous en présence d’un nouveau pallier dans l’ambiant black métal ?

Pour plus d’infos : http://www.pwelverumandsun.com

 

Various Artists

Get Physical 7th Anniversary Compilation Mixed by M.A.N.D.Y.

Écrit par

Créé à Berlin en 2002 par DJ T (Thomas Koch), M.A.N.D.Y. (Patrick Bodmer et Philipp Jung) et Booka Shade (Walter Merziger, Arno Kammermeier et Peter Hayo), Get Physical est devenu un label incontournable. Une entreprise qui vise sur le long terme et la rigueur. Un peu dans l’esprit de Warp, qui fête aujourd’hui ses 20 années d’existence, alors que l’écurie en question ici en compte modestement 7. Ce qui n’a pas empêché cette boîte de marquer le coup en éditant une compilation fort intéressante. Et pour cause, elle a été sélectionnée parmi une centaine de singles et plus de 25 albums, concoctés au cours des trois dernières années. En outre, c’est M.A.N.D.Y. qui s’est collé au remodelage de ce recueil, un travail que la paire a brillamment et sobrement exécuté. Mais pas question de renier qui que ce soit au sein de la grande famille Physical ! Tout le monde est présent. Et à la fête ; depuis Damian Lazarus à DJ T, Italoboys en passant par Matthew Dear ! Essentiellement électro house et dispensées sur mode dancefloor, les 24 pistes s’écoutent sans prise de tête ! Et au sein de cet enchaînement de mixes opéré par M.A.N.D.Y., on épinglera de petites bombes comme le « Take Five » de Jona (NDR : ce célèbre hymne jazz avait été composé par le saxophoniste Paul Desmond pour l’album « Time Out » de Dave Brubeck), « Baléa », une pépite signée de Einzelkind Vs. Meat (NDR : ce morceau figurait déjà sur la compile « Full Body Workout Volume 4 »), l’excellent « Zinga » d’Italoboys ou encore le très remuant « Free To Ask (Body Language Exclusive Track) » de Matthew Dear ! En quelques titres, Get Physical est parvenu à écrire une belle page de l’électro ; et se pose en future concurrent pour le label Warp. Dans un autre registre, bien sûr, puisque si elle se révèle déjà essentielle, cette anthologie s’adresse avant tout aux amateurs de house…

 

Bonaparte

Too Much

Écrit par

‘Do you want to party with the Bonaparte?’ : une question scandée sur le morceau d’ouverture de « Too Much », le nouvel album de Bonaparte. Et après avoir écouté les 15 morceaux de cette plaque, je réponds par l’affirmative. Je connais très mal la scène helvète. Quoique ce soit seulement le leader qui est de nationalité suisse. M’enfin, j’avoue que je ne m’attendais à être confronté à un telle musique. Surtout de la part d’un personnage issu d’un peuple réputé pour son calme et sa pondération. Parce que Bonaparte est probablement un des groupes les plus déjantés de la scène contemporaine. Sur disque d’abord ; mais surtout sur scène. Fondé à Barcelone, le line up de Bonaparte s’est développé à Berlin. Et il réunit de véritables vagabonds cosmopolites (NDR : les membres sont allemands, polonais, brésiliens, panaméens ou néo-zélandais). Quant à leur expression sonore, elle est à l’image de ce groupe placé sous les ordres d’un dictateur helvétique dérangé : un véritable foutoir propice à l’euphorie !

Et quel type de musique nous livre donc l’empereur suisse ? Un électro pop-punk très contagieux et parfois irrésistible. L’album débute en trombe par la trilogie « Do You Want To Party », « Who Took The Pill » et l’immense single « Too Much ». Si un animateur radio avait l’audace de programmer cette compo sur les ondes, le carton serait immédiat tant le titre est accrocheur. En outre, les paroles sont aussi faciles que stupides ; mais après avoir écouté cette chanson, elles vous trotteront dans la tête sans que vous parveniez à les y déloger avant de longues heures. ‘You like Tolstoï, I like your voice. You like Baudelaire, I like your hair. You like algebra, but you wear no bra. You know politics, I know party chicks’. Très con mais parfait. Le reste de l’album est loin d’être du même niveau. L’intensité baisse graduellement au fil de l’opus, malgré la présence de quelques morceaux sympathiques (« I Can’t Dance » ou « A-A-Ah »). Notons quand même la très mystérieuse (et pas terrible) chanson « Ego » pourtant caractérisée par son refrain inquiétant.

L’elpee est accompagné d’un deuxième cd live. Il offre un bon aperçu des folles prestations du groupe exécuté sur la les planches. Ah, si Napoléon avait eu l’énergie de Bonaparte, il n’aurait probablement pas fini seul et triste sur l’île de Saint-Hélène. Cet album est une agréable et rafraichissante surprise. A découvrir! En live de préférence ! ‘Who want to party with the Bonaparte ?’ You probably! Même Tarantino a craqué…

The Booze Brothers

Rock’n’Roll Mutiny

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Les Booze Brothers (NDR : A ne pas confondre avec le groupe français qui porte le même nom) proposent un cocktail plutôt enivrant de Rock’n’Roll cradingue rappelant le style des Anglais de Quireboys, de Folk imbibé à l’Irlandaise tel que le pratiquaient jadis les Pogues, de Punk et de Rockabilly. Le tout magnifiquement soutenu par la présence d’un piano à la Jerry Lee Lewis. Et le résultat est, ma foi, original. « Rock’n’Roll Mutiny », leur second album, est composé de 12 hymnes à la picole plus jouissifs les uns que les autres. Les Booze Brothers sont allemands, mais leur musique évoque l’ambiance des pubs peuplant les bas-fonds de Dublin plutôt que celle des fêtes de la bière Oberbayern. On ne s’ennuie pas une seconde sur cette plaque qui décline  une trentaine de minutes de vitalité, de fun et d’énergie. Contrairement aux boissons dont il fait l’apologie, « Rock’n’Roll Mutiny » est à consommer sans modération.

 

The Chrome Cranks

The murder of time (1993-1996)

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Fondé à la fin des 80’s par le chanteur/guitariste Peter Aaron et le guitariste William Webbber, The Chrome Cranks a vu passer en son sein le bassiste Jerry Teel (Honeymoon Killers, mais pas la version belge), et surtout un ex-drummer de Sonic Youth et de Pussy Galore, Bob Bert. Il est d’ailleurs impliqué sur ce recueil pour 11 des 19 morceaux. Une compile qui réunit la quintessence de la discographie du groupe né à Cincinnati, mais également quelques morceaux immortalisés en ‘live’. Et fait, suite à la confection d’une autre compilation (« Diabolic boogie ») parue en 2007, éditée par le label Atavistic et réunissant des singles, des démos, des prises ‘live’ et des raretés, la formation a décidé de se réunir pour jouer quelques dates. C’était en 2008. Et on annonce même l’enregistrement d’un véritable opus.

Fruit d’un mélange fiévreux entre blues, punk, rockabilly et noise, la musique de The Chrome Cranks évolue à la croisée des chemins des Stooges, Cramps, Gun Club, Birthday Party et autres Scientists. Vocaux hurlés, incantatoires ou grognés, riffs de guitare surf, marécageux, chargés de feedback ou vibrants, tempo lancinant ou sauvage voire tribal et ligne de basse souterraine (NDR : parfois quelques accords de piano sonores) alimentent un climat ténébreux, menaçant et intense tout en forgeant un style bien trempé qui doit se traduire plus que probablement en concerts incendiaires. Pas encore prévu de date près de chez nous ?

 

Daan

Manhay

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A une certaine époque j’étais un grand fan de Daan. De son Dead Man Ray surtout ; et en particulier lorsque la formation nous avait légué son album, « Cago », un disque produit par Steve Albini. J’avoue que sa carrière en solitaire ne m’a jamais trop enthousiasmé. Pourtant, c’est en affichant un à-priori positif que je me suis lancé à l’écoute de « Manhay », son 5ème elpee solo commis depuis 1999. L’homme m’est, je ne sais pourquoi, sympathique. Le nom de sa nouvelle livraison me rappelle, de plus, son mythique ex-groupe ; même s’il s’agit en fait du nom du village ardennais où a été composé l’album. Il a d’ailleurs pris l’habitude d’intituler ses elpees en fonction de leur lieu d’enregistrement (« Cago » ou « Berchem »).

Caractérisé par son refrain très radiophonique, l’album débute d’élégante manière par le single « Exes ». « Brand New Truth » joue idéalement sur la dualité marquée entre le refrain et le couplet. La voix caverneuse (parfois proche de Leonard Cohen) de Daan est à n’en pas douter l’une des plus intéressantes de la scène musicale belge. Sur ses elpees précédents, Daan avait tendance à abuser de synthés et beats en tout genre. Ce n’est plus le cas pour « Manhay ». Il est moins électro et surtout moins électrotrash ; mais aussi, bien plus consistant à mes yeux et mes oreilles. Son côté plus rock le rapproche (à mon grand plaisir !) de la période Dead Man Ray. Le piano et la voix dominent la plupart des morceaux. On est plongé dans un climat intimiste, même si Daan Stuyven avoue avoir voulu davantage d’intimité. Les deux superbes ballades « Retriever » et « Your Eyes » démontrent le talent de l’auteur pour écrire des chansons au format classique, tout en y injectant une belle dose d’émotion.

Pas de single potentiel de la trempe d’« Addicted » ou de « Housewife » sur « Manhay », mais de solides compositions réunies sous ce qui est probablement le meilleur album de sa discographie, à ce jour. On ne s’y ennuie jamais. L’originalité est constamment au rendez-vous. Ce changement de cap augurerait-il une reformation future de Dead Man Ray ? On peut toujours rêver… Mais où se cache Rudy Trouvé ?

 

The Dead Weather

Horehound

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Un nouveau supergroupe de plus pour Jack White! L’orfèvre ne dort jamais. Après avoir mis en veilleuse sa collaboration avec Meg White et clôturé la seconde tournée promo de ses Raconteurs, White persiste et signe. Il s’entoure de Jack Lawrence, qui l’accompagne déjà dans l’aventure Raconteurs, et de deux nouveaux collaborateurs. Et pas des moindres. D’abord la délicieuse Alison Mosshart, majestueuse moitié de The Kills, qui reprend ici le micro. Ensuite Dean Fertita, des Queens Of The Stone Age, assigné aux guitares, au piano et autres synthés. Ensemble, ils forment The Dead Weather, un projet qui tient toutes ses promesses.

Publié sur Third Man Records, le label de Jack White, « Horehound » est né des suites de la tournée des Raconteurs durant laquelle The Kills assurait l’avant-programme. Le White Stripe, atteint d’une bronchite, avait été remplacé au chant par Mosshart, l’espace de quelques soirées. Le grand manitou, caché derrière sa guitare, a tellement été charmé par la donzelle qu’une potentielle collaboration en studio s’est rapidement révélée incontournable. Après avoir enregistré, à titre d’essai, une reprise du « Are Friends Electric? » de Gary Numan, le quatuor s’est mis au travail et délivre aujourd’hui un premier recueil en forme de claque dans la tronche. La voix d’Alison Mosshart y est plus que jamais imposante et White, relégué aux grosses caisses, se contente d’un second rôle qu’il assure à merveille.

« Horehound » est un pur produit rock. A tour de rôle, Mosshart fait appel à ses pulsions animales (« 60 Feet Tall », « Bone House ») pendant que White tranche dans le vif (« I Cut Like A Buffalo »). Dans un autre registre Fertita et Lawrence esquissent les contours de cieux menaçants (« 3 Birds »). Mais ensemble, ils mettent leurs ennemis à terre sans lever le petit doigt (« Treat Me Like A Mother »). Une nouvelle réussite pour l’increvable Jack White. 

 

Drugstore

Drugstore collector number one

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Il y avait un bon bout de temps qu’on avait plus entendu parler de Drugstore. C’était en 2003, lors de sa séparation du groupe. Depuis, leur musique avait surtout servi de B.O. pour l’un ou l’autre film, quand même… Parue en 2002, la compile « Drugstore Collector Number One » vient donc d’être rééditée. Un recueil de raretés, démos, inédits, flip sides et enregistrements ‘live’, parmi lesquels figurent une majorité de versions acoustiques. Proposés le plus souvent sous une forme dépouillée proche de leur dernier elpee studio, « Songs from the jet set ». Même le hit « El President » épouse cette configuration. Mais sans le concours de Thom Yorke. Il y a même un extrait d’interview. Mais pourquoi exhumer une telle compilation ? Tout simplement parce que le combo américano-anglo-brésilien vient de se reformer. Ben pourquoi pas ? Le tout est de savoir s’il a toujours la pèche…