La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Riverside

Second Life Syndrome

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Le premier contact peut indisposer, tant les filiations sont évidentes. Mais très vite les résistances fondent devant la maestria de ces jeunots, qui en seulement deux albums passent du statut de découverte à celui de groupe incontournable. Car même s'ils ont beaucoup écouté les récents travaux d'Opeth, Pain of Salvation, Anathema et Porcupine Tree, nos Polonais ont très vite trouvé leur propre syntaxe. Vous vous en doutez, les ambiances sont essentiellement mélancoliques et tourmentées. Le propos est très largement dominé par la guitare électrique de Piotr Grudzinski et la très belle voix de Mariusz Duda. Les éruptions exaspérées et les soli incandescents du premier se jouent de l'auditeur comme une mer déchaînée et l'emmènent vers de larges dérives anxiogènes peuplées de boucles hypnotiques. Le second ponctue son chant clair de cris de douleur déchirants et de litanies incantatoires. Michal Lapaj déroule de longues nappes sourdes et pesantes de claviers. A peine nous concède-t-il parfois quelques notes plus chaudes de piano électrique. Sans oublier le travail appliqué et intransigeant de la rythmique, assuré par la batterie de Piotr Kozieradski et la basse de Mariusz. C'est beau comme un lever de soleil hivernal sur les Pyrénées, grandiose comme une cathédrale, furieux comme un tsunami et absolument ‘bouleversifiant’. La production et le design de la pochette sont à la hauteur. Un incontournable, vraiment!

Perverted

Rope skipping for flies

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« Rope skipping for flies » constitue le huitième album de cette formation limbourgeoise (de Nieuwkerken très exactement) née en 1984, sous le patronyme Perverted by Desire. Du line up initial, il ne demeure plus que Genis U. Et la réduction en Perverted s’est opérée, lorsque les deux autres compères ont abandonné l’aventure. Excellente initiative, on retrouve le trio originel sur un bonus disc qui accompagne le nouvel opus. En l’occurrence le tout premier elpee, « Dance music for dying soldiers », paru en 1990 ; un disque qui n’était toujours disponible qu’en vinyle. Et il a été remasterisé. Mais venons-en à ce nouveau long format. Découpé en 15 fragments, il est gorgé de références. Tout d’abord à cause des titres et des sous-titres des chansons. Epinglant clairement Cat Power, Mark E Smith, Ian Curtis, Mark Lanegan, Leonard Cohen, Kim Gordon, Neil Young, Mike Watt, Femi Kuti ou encore Elvis Presley. Mais pas pour les adapter. En fait, le combo s’est imaginé dans la peau d’un de ces illustres artistes interprétant une compo de Perverted. Et le résultat est parfois étonnant voire détonnant. D’autant plus que le band y injecte ses propres influences qui oscillent des Pixies (« Cancion de deseo y passion »), à Red Hot Chili Peppers (« Viva hesbaya morente »), Gang of Four, Shellac, et Virgin Prunes. Le tout vivifié par le timbre vocal de Genis U qui campe toujours un hybride entre Johnny Rotten, Jello Biafra et Peter Murphy. Et pour concocter « Rope skipping for flies », le trio a notamment reçu le concours de la chanteuse 2M, du bidouilleur Mr Rainder (Tokamat Fusion Test Reactor) et d’Elvis Peeters (Aroma Di Amore). Sans oublier celui de Dolf Planteijdt (The Ex, De Kift) et de Zlaya Hadic (Sonic Youth, Low, Motorpsycho, Tortoise) à la production (NDR : le groupe est souvent parvenu à engager d’illustres ingénieurs du son ; en 1994, lors de l’enregistrement de « Kuvun Huuto », il avait ainsi bénéficié de toute l’expérience de Kramer). Oui, mais la musique alors ? Paradoxalement, à force de manger à tous les râteliers, elle finit par devenir originale, mais surtout contemporaine. Apre, complexe ou éclectique elle peut même être pervertie par le post industriel, le funk blanc, la world, le reggae ou le psychédélisme. Un groupe unique en son genre !

 

 

Wilson Pickett

The Definitive Wilson Pickett

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C’est chez les Falcons, groupe de Doo-Wop gospellisé, que le jeune Pickett trouve tôt sa marque de fabrique en commettant le tube « I Found A Love ». Le jive parlé de la rue accouplé au cri primal suintant l’âme damnée. Sauf que comme le racontait Jerry Wexler : ‘Wilson pouvait crier des notes alors que les autres chanteurs ne pouvaient crier que des sons’. Le shouter en personne. Il suffit d’écouter sa version de « Hey Jude ». Pas de ad lib à la limite de l’écœurement mais un déluge de hurlements à vous bouillir le sang, le tout enrobé par la guitare incandescente de Duane Allman. Après avoir décroché un nouveau succès, mais sous son propre nom cette fois (NDR : le « If You Need Me » repris par les Stones et Solomon Burke, excusez du peu !), le soul man est repéré par ce même Wexler qui le signe chez Atlantic. Et c’est donc via la filiale Stax et associé à Steve Cropper qu’ils signent les mythiques « In The Midnight Hour » et « 634-5789 (Soulville U.S.A.) ». C’est ensuite chez Rick Hall, à Muscle Shoals qu’il allait graver une nouvelle page de son histoire. « Land of 1000 Dances » repris à Christopher Kenner, allait toucher tous les publics en devenant le premier titre de sa carrière à percer dans le top 10 des charts pop. Wilson est entré dans les annales.

Cette indispensable double compilation dégage un double constat. Le premier, implacable : la majesté de l’œuvre de Wilson Pickett, immaculée et éternelle. Le second, tragique : les morceaux repris ici s’étalent de 1963 à 1972, période de gloire du chanteur. Faites le compte, une trentaine d’années d’errance à ressasser la légende. Aujourd’hui intacte. Comme sa féerique représentation en maquereau céleste par Guy Peelaert dans « Rock Dreams ». Céleste. Wilson Pickett, 1941-2006.

Pearls And Brass

The Indian Towers

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Amateurs de Five Horse Johnson, Nebula et autre Nashville Pussy, voici un nom à mémoriser dans les plus brefs délais. En effet, Pearls and Brass ne tardera pas à faire parler de lui, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Non pas parce que ses membres sont originaires de Nazareth, petite bourgade située au cœur de la Pennsylvanie, mais bien parce que ce brillant « Indians Towers » possède un petit supplément d’âme. Contrairement à ses congénères nourris à la Budweizer et au steak de bison, Pearls and Brass évoque les vallées baignées par le crépuscule et les couchers de soleil derrière le grand Canyon. Un peu à la Queens of the Stone Age, mais en produisant un son heavy rock qui doit autant à Mountain qu’à Black Sabbath, à Grand Funk Railroad qu’à Cactus. Sans pour autant posséder la science de ses héros, le combo s’en sort avec les honneurs pour un deuxième album dédié à la nature et à ses merveilles. Intermèdes acoustiques, tantôt apaisants, parfois inquiétants viennent ponctuer onze titres fiévreux, mais pas forcément accessibles à la première écoute. Le déroutant « The Boy of the Willow tree », le graisseux « Wake in the Morning » et le très southern rock “No Stone” constituent autant de skeuds taillés pour la scène. Le titre final tout en grattes sèches de « Away the Mirrors » inspirera quant à lui les scouts en mal de veillées autour d’un feu de camp...

Nick Oliveri / Mondo Generator

Demolition Day / III The EP

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Entièrement composé et interprété par l’ex-reine de l’âge de pierre, « Demolition Day / III The EP » n’a de Split CD que l’aspect. Explorant dans un premier temps un univers semi-acoustique jubilatoire en solo, « Demolition Day » sonne comme une vengeance personnelle. Une manière efficace de démontrer que le bassiste n’a besoin de personne pour égayer les tympans de ses fans. Il se permet d’ailleurs de revisiter le tubesque « Autopilot » de son ancienne formation à l’aide de Mark Lanegan, co-interprète originel du morceau. Après six morceaux méritoires, Nick Oliveri rejoint son Mondo Generator, entamant une seconde partie tonitruante pour laquelle il faudra malheureusement se contenter de 4 morceaux. Du charme guitaristique de la première moitié au gros son de la seconde, ce Split CD ravira ceux qui n’avaient pas apprécié l’éviction du petit chauve du palais royal de Josh Homme.

OMR

Superheroes Crash

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La ‘french-touch’ a rendu son dernier soupir. OMR l’a bien compris. Aujourd’hui plus proche d’un Hooverphonic que d’un Lali Puna, le duo français a rangé au placard l’éléctro-pop de « Side Effects », sorti en 2004, pour se concentrer sur une pop atmosphérique mature et de bonne facture. Enregistré partiellement dans une église abbatiale, « Superheroes Crash » offre un ensemble beaucoup plus zen et mélodieux que sur le disque précédent, même s’il semble parfois trop travaillé. Transportées par la voix charnelle de Virginie Krupa, les harmonies célestes de « Clean and Tidy », « Immobilized » ou « I Don’t Know » vont jusqu’à lorgner du côté de Mogwai. Sans être véritablement surprenant, « Superheroes Crash » réussit à captiver sans effort.

Oranger

New Comes and Goes

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Le nouveau CD de ces vétérans du rock indie ricain tournait depuis quelques jours sur ma platine sans générer de réactions particulières. Il est pourtant loin d’être médiocre et recèle même quelques petits bijoux pop-rock qui ravivent en nous les fantômes dorés des Pixies et de Franck Black (« New Comes and Goes », « Garden Party for the Murder Pride »), du Velvet Underground (« Sukiyaki »), de Pavement (« Whacha Holden ») ou encore de Weezer (« Crones »). Un album qui va droit au but, produit sans artifices et entièrement centré sur la mélodie. Oranger ne vise pas l’originalité mais cherche surtout à proposer, en toute honnêteté, des chansons pop de bonne facture. Si les premières chansons démarrent sur les chapeaux de roue, au fil du temps une certaine routine commence à s’installer. Néanmoins, la qualité des compos est souvent de mise. On regrettera seulement le manque de folie et de personnalité, éléments qui auraient donné une autre dimension à « New Comes and Goes ».

The Lawrence Arms

Oh! Calcutta!

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La grosse vague nu-punk ayant envahi les ondes en même temps que les magasins de fringues ‘fashion’, on était en droit de penser qu’il n’y avait plus aucun espoir pour l’esprit punk. Et de l’espoir, c’est en The Lawrence Arms que les jeunes à crête vont pouvoir en trouver un semblant. En balançant « Oh ! Calcutta ! », un surprenant cinquième essai, le trio ravive la flamme du ‘No Future’ et assure le retour en force du pogo. Armé d’une conviction qui se faisait de plus en plus rare dans le genre, The Lawrence Arms crache ses hymnes à la rébellion : « Cut It Up », « Great Lakes/ Great Escapes » ou les incisifs « Key To The City » et « Like A Record Player ». Concentré d’énergie pure, The Lawrence Arms se fait plus incendiaire qu’Alkaline Trio ou Dillinger Four (« Are You There Margaret ? It’s Me, God ») et plus percutants que Less Than Jake (« Loses Your Illusion 1 »). Un retour aux sources tranchant.

Living Things

Ahead Of The Lion

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Trois Berlin sinon rien ! Petits, ces trois frangins ne jouaient pas en compagnie des autres enfants. Pour eux, ni voitures en plastique ni soldats en bois. Lillian, l’aîné de la famille, n’a pas 17 ans qu’il mord déjà les cordes de sa gratte avec les dents. Très vite, il recrute ses frères (Eve et Bosh Berlin) pour former un groupe, quitter l’école et fuir Saint-Louis. L’échappée donne lieu à une virée sauvage sur des terres essuyées de riffs tranchants. Appuyé par Steve Albini (l’homme qui produit plus vite que son ombre), Living Things enregistre « Black Skies In Broad Delight » dès 2004. Condensé de références courant des Stooges, aux MC5, en passant par les Gun’s n’ Roses et Black Rebel Motorcycle Club, cet album ne sortira pas aux Etats-Unis. Pour des raisons patriotiques, les disciples discographiques d’Oncle Sam refusent d’ouvrir leurs ondes aux graciles rebellions du groupe. Soit, « Black Skies In Broad Delight » ressort de ces jours, troquant son intitulé contre « Ahead Of The Lion », plus rugissant, plus poilu que couillu. Rock’n’roll conquérant, plans piqués chez AC/DC et timbre ténébreux à la Peter Hayes ébauchent une personnalité entendue. En première ligne de cette révolution disciplinée, le single « Bom Bom Bom » et le frimeur « No New Jesus » demeurent passables. Les autres titres ne prônent pas l’émeute attendue. Dommage…

BB King

80

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Paru mi septembre 2005, ce dernier album de BB souffle ses 80 bougies (NDR : il est né le 16 septembre 1925 à Itta Bena, dans le Mississippi). Et à nouveau, il a voulu célébrer cet anniversaire (NDR : à moins que ce ne soit son label) en opérant de multiples collaborations en compagnie d’artistes notoires, à travers ces fameux ‘duets’ dont il semble si friand ! Il avait ainsi commis "Blues summit" en 93, "Deuces wild" en 1997 et encore "Riding with the King" en 2000 ; et ce dernier flanqué d’Eric Clapton. BB est une légende vivante. Immédiatement détectable, son style a inspiré maints et maints guitaristes ; et en particulier ceux qui firent le succès du British Blues Boom et du renouveau du blues aux USA. Parmi les plus célèbres citons Clapton, Peter Green ou encore Michael Bloomfield. Sa carrière a été couronnée de succès, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais surtout et avant tout, il a popularisé une multitude de classiques du blues : "The thrill is gone", "3 o'clock blues", …

Dès l'ouverture, il nous propose la meilleure plage de l’opus : "Early in the morning". BB et Van Morrison, le sublime Irlandais, conjuguent leur voix. L’homme de Memphis fait vibrer Lucille, mais en manifestant beaucoup de retenue. "Tired of your jive" libère pas mal de swing. Les guitares de BB et de Billy Gibbons du ZZ Top s'échangent les notes en ouverture. La voix rocailleuse de Billy est facilement reconnaissable. Pour attaquer le joyau "The thrill is gone", BB a invité son ami Eric Clapton. La version est de bonne facture, mais ce n'est certainement pas la plus convaincante de ce canon du blues. Le "Need your love so bad" de Little Willie John baigne au sein d’une ambiance très laidback. BB chante comme un dieu ; mais la féline Sheryl Crow fait un peu tapisserie. Sa voix et sa démarche paraissent même ici assez fades. "Ain't nobody home" évolue dans un tout autre registre. Soutenu par un front de cuivres, BB goûte au "Philly sound". Pour la circonstance, il est rejoint par d'anciens maîtres du genre : Darryl Hall et John Oates. Bénéficiant du concours du très jeune chanteur, John Mayer, la version de "Hummingbird" me plaît beaucoup. Une compo douce et mélodique, au cours de laquelle les deux voix libèrent énormément de feeling. (NDR : John Mayer vient de graver un excellent album live, "Try it", au sein d’un trio qui implique également Steve Jordan et Pino Palladino). Mark Knopfler (Dire Straits) marque "Fly away" de sa présence. Un moment fort intéressant abordé dans un esprit assez étranger au blues. Les guitares sont exquises et l’excellent piano omniprésent. R&B très cuivré, "Driving wheel" est issu de la plume de Junior Parker. BB est épaulé aux vocaux par Glen Frey des Eagles. Malheureusement, il ne jouit pas d’une voix taillée pour chanter le blues ni pour épouser celle bien plus puissante et orgueilleuse de BB. Long blues lent, "There must be a better world somewhere" est illuminé par la voix de notre King. Par contre Gloria Estefan aurait mieux fait de s’abstenir. Sans pourtant tomber dans le ridicule, Roger Daltrey démontre qu’on ne s’improvise pas chanteur de blues. Surtout quand on doit faire face à son ambassadeur le plus prestigieux. "Never make your move too soon" en est la plus belle illustration. BB est enfin confronté à un partenaire capable de rivaliser avec sa voix ; en l’occurrence un autre vétéran : Bobby Bland. Un remarquable exercice de style opéré tout au long du très dépouillé "Funny how time slips away". L'album s’achève par un boogie furieux immortalisé live : "Rock this house". Elton John tape assez lourdement sur ses touches en ivoire, mais chante un ton en dessous de BB. Heureusement que Lucille se déchaîne. Croisons les doigts pour que BB ait encore le temps de vivre un album plus déterminant avant de rendre son dernier soupir...

 

 

Gem

Escapades

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Les Pays-Bas cachent bien leur jeu. Gem est né en 2003. Un quartet batave réunissant Maurits Westerik au chant, Vincent Lemmen et Bas De Graaff aux guitares, Jeroen Kikkert à la basse et Ilco Slikker à la batterie. Leur style ? Une pop-rock stimulante qui évolue à la croisée des chemins de Franz Ferdinand, des Killers et des Editors… Le groupe a entamé sa jeune carrière discographique par la sortie d'un EP. Intitulé "Go!", il était découpé en trois fragments : "High low", "Rush for you" et le titre maître. La formation vient donc de commettre son premier opus : « Escapades ». Un disque sur lequel figure le fameux morceau "Good to know you", une compo qui a squatté les charts néerlandais pendant de nombreuses semaines ; mais qui a également été retenue pour servir de bande sonore à une pub TV. Pourtant, si ce titre est de bonne facture, ce n’est pas la meilleure chanson de la plaque ; car elle recèle quelques petites perles. Et je pense tout particulièrement à ce fameux "Go!", à "Fight on" et à "Talk talk talk", trois titres très intenses, balayés de guitares cinglantes et galvanisés par des drums explosifs. Je peux déjà, vous avouer que cet album figurera parmi mes coups de coeur de l’année. Quel talent! Etonnant, époustouflant, génial…

Ghiribizzi

Pan´ta Rhei

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N'en déplaise aux musiciens de Ghiribizzi, que toute étiquette semble indisposer, 'Pan'ta Rhei' est bel et bien un album néo-prog de facture très classique. Mais n'allons pas trop vite vers la conclusion désabusée ‘Un de plus !’. Car ce premier essai révèle une association de talents prometteuse. A part 'Remember Paris', plutôt mièvre et assez convenue, toutes les compositions, de la plus courte ('bitter end', 3'23) à la plus ambitieuse ('Asian Love',14'15) tiennent parfaitement la route et accrochent dès la première écoute. A l'écriture très fluide de Franck Centauri, puisant sa sophistication dans les breaks et les digressions plutôt que dans les développements complexes, chaque intervenant apporte une appréciable valeur ajoutée. Les deux claviers plantent les climats et tissent leurs mélodies dans une belle complicité. Les draperies des synthés et les sentiers tracés par le piano se complètent à merveille. La guitare, grasse et grondante à souhait en rythmique, décoche quelques interventions marquantes en solitaire. La rythmique est aussi à l'aise dans la légèreté que dans la cavalcade. La voix et le chant, dans un registre Fish/Gabriel appuyé, rappellent parfois aussi Roger Chapman (Family). Le groupe varie habilement climats, sonorités, tempos et genres. Séquences exotiques, jazzy, rétro voire folkloriques côtoient metal, emphase et symphonisme. Et la sauce prend bien, la technique n'éclipsant jamais mélodie et émotion. Sans bouleverser notre paysage musical, nos Anversois, c'est palpable, ont mouillé leur chemise pour nous offrir un très bon moment. A l'instar de toutes les sorties prog indigènes récentes, cet album est de plus très bien produit et emballé. Taisons donc ses rares défauts de jeunesse et accueillons-le avec l'enthousiasme qu'il mérite.

 

Edith Frost

It’s a Game

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Pensionnaire de Drag City depuis 1997, Edith Frost ressort du bois pour « It’s a Game », quatrième album de sa discographie. Déroutante, la chanteuse s’immisce au coin des genres. Sans jamais les pénétrer, elle cultive le mystère, l’art de mélanger sans déranger. Ses vocalises jazzy se pointent ainsi sur le perron du folk et de la country. Les chansons d’Edith côtoient les univers d’Aimée Mann et de Cat Power, ses plus élégantes contemporaines. Pourtant, derrière ce doux chant féminin, il s’égrène une force tranquille, une puissante mélancolie. Les délices acoustiques de Will Oldham (Bonnie « Prince » Billy) s’invitent alors au répertoire d’Edith Frost. Mélancolique, jamais tragique, la chanteuse revisite le thème de l’amour déchiré. L’espoir de revoir l’amant d’un soir, la tristesse d’abandonner l’être aimé, la joie d’exister, de croire, encore, aux possibilités de cet impossible amour. Ces sujets de réflexions, sources de passions et de crispations, dessinent les contours de cet album. Edith Frost se pose en observatrice de l’ivresse. Elle nous rappelle qu’en amour, on peut être heureux, puis malheureux : « It’s a Game » et les règles sont changeantes. Mais ce jeu en vaut la chandelle !

Franz Ferdinand

You could have it so much better

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Cet album porte bien mal son nom… Attendus au tournant après le carton de l’éponyme « Franz Ferdinand », les Ecossais auraient en effet difficilement pu faire mieux que ce deuxième opus au titre décidément bien étrange. Ne reniant pas le trip binaire disco–punk de leur première œuvre, les sociétaires de Glasgow ont cependant eu le bon goût de se diversifier, de tenter d’offrir plus de variété musicale à un cercle de fans devenu énorme. Et le résultat est à la hauteur des espérances. S’appuyant sur une production irréprochable, Franz Ferdinand passe la surmultipliée, enchaînant morceaux efficaces proches de leurs précédentes productions et plages trempées dans une pop rock plus classique mais diablement bien faite. Si l’on excepte « Do you want to », single solide mais menaçant d’exploser sous l’effet des anabolisants, le groupe semble en effet avoir également atteint une maturité mélodique que l’on ne trouvait que de manière plus diffuse sur son premier album. Alliée à une énergie pure assez impressionnante, cette nouvelle aptitude fait mouche et des morceaux comme « This boy », « Evil an a heathen » ou encore « You’re the reason I’m leaving » (qui aurait sûrement fait un single plus original que « Do you want to ») marquent directement les esprits. On mentionnera aussi « Outsiders », disco crapuleux à la rythmique de galères romaines, et le cliché rock and roll jubilatoire de « You could have it so much better ». Egalement parsemé de sympathiques petites chansons pop éthérées comme « Fade together » et « Eleonor put your boots on », ce deuxième album de Franz Ferdinand à décidément tout pour plaire…

Various Artists

Playing The Indie Game

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Projet inventif du label italien Suiteside, la compilation « Playing The Indie Game » propose de (re)découvrir 11 formations d’indie pop-rock s’amusant à créer des morceaux sur des instruments jouets. Au programme : des inédits de John.Wayne.Shot.Me, Lo-Fi Sucks, Anorak, Blimey et d’autres éternels enfants ayant accepté de se prêter à l’expérience. Accompagnée d’une pochette servant également de jeu de l’oie (!), la compilation de Suiteside, aussi amusante qu’elle soit, reste néanmoins quelque peu inégale. On retiendra essentiellement King Of Woolworth qui parvient à tirer son épingle du jeu tout au long de son « Dog Cat Game ». Divertissant, sans plus.

Belle & Sebastian

The life pursuit

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Orphelin de Suart David et d’Isobel Campbell (NDR: c’est à dire le co-fondateur et la chanteuse du groupe) depuis 2002, Belle and Sebastian était quand même parvenu à sortir la tête de l’eau en commettant le très honnête « Dear catastrophe waitress ». En 2002. Depuis, les aficionados ont dû se contenter d’un opus enregistré en public (« If You're Feeling Sinister: Live at the Barbican », 2005), de quatre singles ("Step Into My Office, Baby", 2003; "I'm a Cuckoo", 2004; Books, 2004 et "Funny Little Frog", 2006) ainsi que d’une compile de singles et Eps parus sur le label Jeepster (« Late Night Tales: Belle and Sebastian », 2005). Bref, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Autant dire que le nouveau long format était très attendu. Bénéficiant de la production du réalisateur Huffer (Beck, Supergrass, Mariane Faithfull), « The life pursuit » nous offre toute une série d’excellentes compositions, avant de s’essouffler aux deux tiers du parcours. Délicatement bossa nova, « Act of the apostle I » est raffiné par de superbes harmonies vocales sixties. Légèrement countryfiant et délicieusement suranné, « Another sunny day » est traversé de guitares byrdisiennes. Le refrain est accrocheur. La combinaison du chant féminin et masculin judicieuse. Et la nostalgie omniprésente, malgré le tempo allègre. Imprimé sur un tempo rappelant vaguement Gary Glitter, « White collar boy » concède une mélodie pop réminiscente des Shins. « The blues are still blue » et le boogie « Sukie in the graveyard » évoluent manifestement dans un registre glam bolanesque. Discrètement cuivrée par une trompette, « Dress up in you » est une belle ballade satinée d’harmonies vocales à la Chumbawamba. R&B contagieux, « We are the sleepyheads » conjugue choeurs et claviers, dans un style immortalisé par Booker T & The MG’s. C’est à partir de cet instant que l’œuvre perd de sa superbe. La formation écossaise s’essaie alors au cabaret, au disco ou à l’électro. Sans vraiment convaincre. Reste quand même « For the price of a cup of tea », sorte de postcard teinté de soul et de r&b comme l’imaginait si bien Orange Juice. Et puis le très sixties « Funny little frog », dont le refrain semble pompé au « Death on two legs » de Queen et éventuellement le final de six minutes, « Mornington crescent », ballade qui met bien en exergue la voix posée, douce et sensible de Stuart Murdoch. Dommage que la fin ait ainsi été bâclée, sans quoi « The life pursuit » aurait pu revendiquer une place parmi les albums de l’année…

 

 

Arctic Monkeys

Whatever People say I am, that's what I´m not (2)

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A vingt ans et encore moult excès de sébum, ces jeunes Anglais ont littéralement conquis les charts britanniques. En 2005. Leur premier single "I bet you look good on the dancefloor" s'est classé numéro 1, dès sa sortie. De même leur premier album, "Whatever people say I am that what I'm not" s'est vendu à 360.000 exemplaires dès sa première semaine d'exploitation ! ‘Arctic Monkeys, Bigger than Beatles’ titrait le Times (NDR : ex-détenteur du record de vente, les Beatles avaient écoulé 300.000 exemplaires en une semaine.) Cette futile comparaison ouvrira la porte à d'autres ; mais pour la circonstance, elle s’adresse à leur musique. Bien qu'ils ne révolutionnent en rien la matière, ces rejetons de l'Arctique sont bigrement efficaces lorsqu'il s'agit de répandre l'hystérie sur les dancefloors. Cependant, grâce à la plume d'Alex Tuner, chanteur et leader du groupe, ils n’ont rien à envier aux autres bands en vogue ; Alex dépeint dans un style vif, parfois provocant, la réalité froide de leur vie de jeune banlieusard, partagée entre filles, soirées alcoolisées et émeutes. Des textes judicieux et engagés, servis à grands coups de guitare électrique. Mais peut être est-ce la clef du succès de ces singes de l'Arctique ? Pas mal pour des jeunes qui se sont fait remarquer dans des pubs, distribuant des CD gravés par leurs soins, leur musique étant librement téléchargeable sur le net... Magie de la technologie : aujourd'hui les groupes prometteurs sont repérés via Internet, la musique se propageant d'internautes en internautes, de blog en blog, de sites spécialisés en... maisons de disques. Qui a dit que le téléchargement et Internet nuisaient à la création musicale ?

Arctic Monkeys

Whatever people say I am, that´s What I´m Not

Écrit par

Soyons honnêtes… C’est l’esprit embué par les préjugés que votre humble serviteur fit sa première écoute de « Whatever people say I am, that’s what I’m not ». Il faut dire que les Britons d’Arctic Monkeys collectionnent les ‘tares’… Next big thing outre-Manche (et on sait en général ce que cette allusion implique en matière de réputation surfaite), ces quatre jeunes lads ont également la mauvaise idée d’être très jeunes (19 ans de moyenne)… Le bourrage de crâne presque obscène opéré par les médias aurait dû également finir d’achever tout espoir de bonne chronique. Et puis, en s’attardant un peu, un rayon de soleil printanier au travers des fenêtres et un petit verre à la main, il faut bien avouer qu’il y a quelque chose… Bien sûr les Arctics Monkeys n’ont pas inventé la poudre à canon et encore mois le feu nécessaire à déclencher l’explosion…

Que ceux qui parlent de ‘révolution rock’ aillent donc potasser leur petite encyclopédie de musique populaire. Mais ce premier album recèle une sacrée énergie et quelques morceaux de garage punk-rock (c’est bien de cela que nous parlons, ne nous y méprenons pas) du plus bel effet. Sur la première partie de l’opus surtout, les plages teigneuses à souhait s’enchaînent sans vraiment lasser. Du single teen-ager « I bet you look good on the dancefloor » au très convaincant « Dancing shoes » en passant par « You probably couldn’t see for the lights but you were staring straight at me », on peut dire que ces petits singes savent comment balancer de solides noix de coco à la face du public… « Still take you home » clôture la première salve de bien belle manière au moyen de chœurs pompeux et de guitares à couper au couteau… Par la suite, il faudra malheureusement attendre la fin de l’opus et « When the sun goes down » pour retrouver à nouveau un peu de consistance ; « Riot van » et « Mardy bum », plus mélodiques, peinant à convaincre. Un constat s’impose alors : c’est dans le riff bien sauvage que les Arctics Monkeys se sentent apparemment le plus à l’aise… Une impression confirmée par un « From the ritz to the rubble » cliché mais rendu assez jouissif par une basse sonique à souhait.

Après avoir passé les 13 morceaux au crible, un verdict s’impose ; et… il est plutôt positif. Ne jouons pas aux vieux cons, les Arctics Monkeys ont tout pour plaire aux (post)teen-agers en mal de déflagrations sonores. Et ils le méritent. S’ils ne révolutionnent pas le rock, ils ont au moins le mérite de sonner comme un bon petit groupe de punk…

 

 

Les Nuits Botanique 2006 : mardi 2 mai. Monsters In Live

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Soirée assez spéciale pour le Mons Orchestra, dans le cadre des Nuits Botanique. Entre le calme religieux des compositions de Venus et les accords éclatants de Dionysos, c'est au Cirque Royal, salle à la configuration ignoble, que leur talent allait être mis à rude épreuve. 

Première partie de la soirée, Venus. Lumière tamisée rouge pour la présentation de leur dernier-né, « The Red Room ». Une partie de l'orchestre prend place et débarque ensuite sur scène un Marc Huygens plus vivant que d'habitude. Enchaînant quelques titres du nouvel album, le chanteur s'adresse au public : 'On m'a dit que je ne parlais pas beaucoup' avant de poursuivre sur le bien envoyé 'Un chanteur, c'est pas fait pour parler, non ?'. Et au public d'acclamer ensuite les « Beautiful Day » et autres morceaux du premier album que le groupe n'avait plus joué depuis longtemps. Après un petit rappel, le groupe cède la scène l'esprit tranquille en laissant derrière lui un public conquis. 

Une petite demi-heure plus tard, le Mons Orchestra, au grand complet cette fois, reprend place. La tension monte au fur et à mesure que les membres de Dionysos apparaissent sur scène. Triomphants avant même d'avoir entamé la moindre note, les Français démarrent le set par un « John McEnroe » puissant à souhait. L'assistance s'emballe et du haut du balcon on peut voir un bon 3/4 du parterre sautiller de joie en synchro avec Mathias, véritable pile sur pattes. Après une rapide présentation du Mons Orchestra, rebaptisé naturellement le 'Monstre Orchestra' pour l'occasion, l'intro de « Giant Jack » glisse lentement sur les cuivres avant de laisser exploser les distos aux visages extatiques du public qui n'attendait apparemment que ça. Le groupe parcourra ensuite  la quasi-intégralité de « Monsters In Love », leur dernier essai en date, sans laisser de place aux vieux morceaux. De « L'homme qui pondait des œufs » au bref  final a cappella de « Tokyo Montana », Mathias et sa bande confirmeront leur statut d'entertainers. Et en parlant d'entertainment, on retiendra surtout leur grande innovation, le pogo silencieux, auquel le public s'est adonné avec joie l'espace de quelques secondes. Impossible également d'échapper au stage-diving et à l'inévitable passage acrobatique du chanteur à l'étage du dessus, sorte d'amendement pour avoir qualifié de 'vieux' le public qui se trouvait, souvent malgré lui, dans les affreuses corbeilles du Cirque Royal. Après un poignant « Neige » final, dédié à son père, Mathias reviendra ensuite, suivi de sa troupe, pour un rappel d'anthologie. Une version de près d'une demi-heure de « Song For Jedi », il n'en fallait pas plus pour contenter ceux qui attendaient avec impatience que le groupe joue de vieux titres. 

Quant au Mons(tre) Orchestra, il a su créer tout au long de la soirée une véritable synergie entre les mélodies des deux formations et leurs propres arrangements, faisant de ce concert une expérience inoubliable, tant pour le public que tous ceux qui furent sur scène ce soir-là.

 

Young People

All At Once

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Quelques mois après la sortie d’un EP annonciateur de réjouissances électriques, Young People nous revient pour « All At Once », troisième album aventureux. D’une sortie discographique à l’autre, ces jeunes gens ont bien changé. Le guitariste Jeff Rosenberg décidant en effet de lâcher sa six cordes pour s’en retourner aux études (oui, c’est possible...), Young People s’assimile aujourd’hui au duo Katie Eastburn/Jarrett Silberman. Elle, la fille, habite à New York. Lui, le garçon, crèche à Los Angeles. Suite à la fracture du trio, la cohésion entre ces deux survivants ne tenait plus qu’à quelques envois postaux, courriers échangés entre New York et Los Angeles, entre la fille et le garçon. Ensemble, ils décident de reprendre les rudiments d’une musique enchantée, de s’éloigner des étiquettes référentielles un peu trop gluantes. Sur « All At Once », on s’éloigne ainsi des décharges saccadées à la Electrelane, des mélodies furieuses à la PJ Harvey pour se concentrer sur un folk froid et impassible, à vous glacer le sang. La douceur du timbre de Katie Eastburn surgit alors de ces contrées arides. Du folk pour morts vivants : un antre de repos pour les mortels.

Sir Alice

?

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Album assez horripilant au premier abord, « ? » de Sir Alice est comme un bon alcool artisanal en provenance des Balkans. Après une série de dégustations douloureuses suivies de maux de tête, l’amateur finit par y prendre goût… Bien sur, il ne faut pas s’attendre à déguster un Mouton Rotshild ou même une bonne Grappa de derrière les fagots. Dans le cas qui nous intéresse, le breuvage est plutôt serré, confectionné avec les moyens du bord dans une vieille baignoire par un grand-père (m)éthyliquement défoncé aux vapeurs d’alcool de prunes. En résumé ça grince, irrite, blesse, révulse, choque ; mais à la fin de la bouteille on a plutôt envie de remettre ça. Comme quand on tombe de cheval, l’important est de remonter en selle le plus vite possible, afin que la peur ne l’emporte pas… Etrange rapport sadomasochiste que Sir Alice semble maîtriser à la perfection. Hésitant entre Electronica et Electroclash/punk, les douze titres parsemant son premier LP semblent avoir été confectionnés dans le but de dérouter l’auditeur, de le prendre à rebrousse poil. Alors que des plages comme « Te souviens-tu de toi ? » ou « Polaroïd » pourraient faire croire à une fausse quiétude nappée de couches et de sonorités malsaines mais néanmoins apaisantes, « Docteur X » et « ? ? ? » sonnent l’assaut à coups de beats assassins. Poussant le bouchon (de quoi ?) encore plus loin, Sir Alice se permet même le luxe de produire de l’insupportable... En témoignent « Psychophase » et « Un crapaud », franchement imbuvables et au cours desquels la Française semble se perdre au milieu de ses alambics, s’emmêlant les pinceaux dans la composition de son breuvage au point de le rendre presque dangereux pour la santé. C’est dans ces moments critiques, au cours desquels elle peine à trouver le juste équilibre entre sa voix geignarde et une production rêche comme du papier verre, que l’envie de tout balancer dans les toilettes devient la plus forte chez l’auditeur. Une pulsion bien vite oubliée au moyen de petits shoots abrasifs comme « L’amour made in Taiwan », « Comptine » ou encore « Confused ». Ah oui, un dernier petit conseil d’ami : si vous voulez éviter la barre du lendemain, point n’est nécessaire d’écouter « Closed », morceau de clôture de l’album que l’on dirait tout droit sorti de la BO d’un film gore coréen.