Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

Bad Religion

Age of unreason

Écrit par

Bad Religion comptera, l’an prochain, 40 années d’existence, même si le groupe s’est séparé pendant une grosse année, après 1985. « Age of unreason » constitue son dix-septième elpee, un disque mis en boîte à Sunset Sound. Peu de surprise sur l’opus du combo californien, puisqu’il nous y propose son sempiternel punk/rock frénétique, souligné de superbes harmonies vocales, tout en continuant à véhiculer des messages engagés. A l’instar de « Candidate », radicalement anti-Trump. Riffs de guitare menaçants, thrash et solos bien sentis, parfois glorieux, servent de carburant à des compos souvent accrocheuses et aux refrains hymniques. Trois exceptions qui confirment la règle : les rock bien dansants et accrocheurs Down fall » et « Big Black dog » ainsi que le titre maître, une plage quelque peu bridée dans le tempo, mais conflictuelle dans le message. Ce qui n’est pas neuf dans la bouche du chanteur, Graffin…

Versing

10 000

Écrit par

Issu de Seattle, ce quatuor avait intitulé son premier elpee « Nirvana », un disque paru en 2017. Maintenant, si sa musique recèle quelques trace grungy, elle s’inspire surtout de la musique alt ou indie rock, mais également lo-fi, shoegaze et post punk des 90’s ; et aussi bien issue des States que de l’Albion. Depuis Sonic Youth circa « Daydream Nation » à My Bloody Valentine, en passant par Pavement et Wire. Inévitablement, les guitares tirent leur épingle du jeu sur les 13 pistes de cet opus. Tour à tour tintinnabulantes, geignardes, plaquées, arides, staccato, acérées ou dissonantes, elles alimentent des compos imprimées sur un tempo hypnotique et aux mélodies soignées, parfois sinusoïdales… Enfin, la voix de Salas, responsable de textes socio-politiques engagés, mais ironiques, voire humoristiques, est plutôt proche de celle de Thurston Moore, alors que les chœurs évoquent plutôt la bande à Colin Newman. Excellent !

Deflore + Jaz Coleman

Party in the chaos (Ep)

Écrit par

Lors d’un concert de Kiling Joke en Italie, le duo transalpin Delfore se produisait en supporting act. Séduit par le set de Christian Ceccarelli et Emiliano Di Lodovico, Jaz Coleman a alors envisagé une collaboration. Qui s’est donc soldée par la sortie de cet Ep, « Deflore in the chaos ». Découpé en trois pistes, ce disque nous réserve un morceau instrumental de plus de 8 minutes intitulé « Sunset in the West », une plage cinématographique, qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de la B.O. d’‘Orange mécanique’ et des débuts d’Orbital. Tramée sur une mélodie jouée au piano, elle alterne passages atmosphériques et sonorités de guitares thrash, voire indus. Des riffs qu’on retrouve sur le titre maître ainsi que « Transhuman world ». Sur le premier, la voix de Coleman plane au-dessus de l’expression sonore mêlant synthés, piano, basse, batterie et guitare électrique, une compo hypnotique qui libère un fameux groove. Menaçant, tribal et mystique, le second se distingue par le vocal syncopé et incantatoire de Jaz. Finalement deux morceaux qui auraient bien pu figurer sur l’album « Pandemonium » de Killing Joke. Excellent !

Bill Pritchard

Midland Lullabies

Écrit par

Incarnation même du ‘secret bien gardé’ –qui possède néanmoins une solide base d’aficionados… en France !– le discret Bill Pritchard ‘is back’, en publiant « Midland Lullabies », un opus qui succède au magnifique « Mother Town Hall », paru en 2016. Sorte de ‘crooner du pauvre’, cet Anglais pétri de talent et lettré –que l’on a connu aux côtés de Daniel Darc– nous conte la tragédie de ‘Iolanda’, une héroïne parisienne, à travers les rues de la capitale hexagonale (« Lullaby »), lorsqu’il n’aborde pas les aventures de « Garibaldi » ou ne succombe pas aux tentations bruxelloises (« The Last Temptation of Brussels »). En tirant parti de somptueux violons, de notes de piano évanescentes et de cordes discrètes, il tisse des chansons pop parfaites qu’il interprète d’une voix veloutée, tout en marchant sur les traces de Ray Davies. Rien de moins !

Peter Doherty

Pete Doherty & The Puta Madres

Écrit par

Pete Doherty a donc enregistré son dernier album pendant quatre jours, dans un village de pêcheurs d’Etretat, en Normandie, flanqué du guitariste Jack Jones (Trampolene), de la violoniste Miki Beavis, de la claviériste Katia De Vidas, du bassiste Miggles et du drummer Rafa, backing group qu’il a baptisé (!?!?) The Puta Madres. L’opus est partagé en deux parties. Et la première est certainement la plus intéressante, violon allègre ou langoureux, claviers légèrement psychédéliques et cordes de guitare savoureusement discordantes nourrissant de jolies mélodies, sur laquelle se pose la voix insaisissable de Pete, voix qui évoque de plus en plus souvent celle de Steve Harley (Cockney Rebel). Le band s’attaque même à une cover du « Ride into the sun » de Velvet Underground, renommée pour la circonstance « Someone else to be », tout en adressant un clin d’œil à Oasis.

Le second volet nous réserve des pistes davantage maniérées et déstructurées. Hormis le final « Punk Buck Bonafide », un blues dépouillé limité à la sèche et à une voix essentiellement déclamatoire, ainsi que l’entraînant « Shoreleave », balisé par une jolie ligne de basse, le reste oscille entre cabaret, jazz, ragtime, lo-fi et folk celtique, sans jamais vraiment trouver sa voie, même si les plages croisent régulièrement les interventions au violon de Miki, qui apportent, quand même, davantage de profondeur et de feeling aux compos…

Motorpsycho

The crucible

Écrit par

On avait déjà pu s’en rendre compte lors de la sortie du précédent opus, « Here be the monsters », mais Motorpsycho s’enfonce de plus en plus dans le prog/rock. Premier indice, l’album ne compte que trois plages, dont le titre maître va au-delà des 20 minutes et puise ses références tour à tour chez King Crimson, Yes (ces harmonies vocales !), Gentle Giant, Grateful Dead et Tool. Notamment. Entre envolées orchestrales majestueuses produites par le mellotron, passages complexes accentués par le drumming de Thomas Jämyr, et riffs de guitare thrash (Metallica ?), « Psychotzar » est émaillé de plusieurs solos de gratte, alors que « Lux aeterna » nous entraîne dans un univers proche d’« In the wake of Poseidon » du Roi Pourpre. Un cheminement labyrinthique au cœur duquel l’intensité atteint son paroxysme, dans l’esprit du « Pawn hearts » de Vader Graaf Genrator, mais en si on y ajoute de la guitare. Un véritable creuset !

The Staches

This Lake is Pointless

Écrit par

« Placid faces », le précédent elpee de ce quatuor helvète, remonte à 2016. Un disque sculpté dans un punk/rock lo-fi particulièrement emballant. Il vient donc de publier son troisième album.

« This lake is pointless » s’inscrit dans la même lignée. Une chose est sûre, le combo genevois (NDR : l’artwork de la pochette est représentée par son lac) ne s’est pas assagi. Et c’est tant mieux ! Emmené par une Lisa Sutter à la voix tour à tour énervée ou désabusée, parfois soutenue de chœurs, The Staches se plaît à casser les rythmes ou à poser des notes de clavier dissonantes. L’esprit punk flotte au-dessus des treize plages de cet opus, qui dépassent rarement les deux minutes. Si les esprits critiques risquent de taxer l’expression sonore d’un peu trop minimaliste, abandonner cette philosophie reviendrait à perdre le charme et son instantanéité…

Ivan & The Parazol

Exotic Post Traumatic

Écrit par

Ivan Vitaris est le leader de cette formation budapestoise qui jouit d’une certaine notoriété dans son pays. Elle a déjà accompli plusieurs tournées hors de ses terres et s’est même produite aux Etats-Unis. Mais son plus grand coup d’éclat a été commis dans le cadre du Sziget festival, il y a quelques années. Malheureusement, il faut bien avouer que ses origines restent sa seule singularité… D’ailleurs, les formations hongroises ne courent pas les rues.

Ivan & The Parazol puise son inspiration dans le classic rock des 60’s et 70’s. Mais “Exotic Post Traumatic” manque cruellement de ces fameux coups d’éclat. Aucune étincelle ne vient booster les dix morceaux de cet album. Si certains titres méritent qu’on y tende l’oreille, d’autres, par contre, paraissent déjà datés ; et tout particulièrement ”What I’ve been Through”. A ranger dans le tiroir à l’oubli…

Helado Negro

This is how you smile

Écrit par

La musique de Helado Negro reflète parfaitement les racines de l’artiste qui se cache derrière ce pseudonyme : Roberto Carlos Lange. D’origine équatorienne, il est né à Miami et est aujourd’hui établi à Brooklyn. Depuis maintenant une dizaine d’années, sa popularité est en un léger crescendo et vient d’atteindre, sur ce sixième album, son sommet (certes relatif !) Il faut avouer que dès ses débuts, le songwriter a été bien épaulé. Il a notamment bénéficié du soutien du label new-yorkais Asthmatic Kitty (label créé par Sufjan Stevens).

“This is how you smile” constitue son premier opus sur RVNG Intl. Helado Negro nous y propose un folk teinté de différentes influences dont le seul fil rouge qui relie les douze morceaux est guidé par une impression de quiétude. Ainsi, l’album débute par “Please don’t please”, un titre dont la douceur nous propulse en apesanteur. Tout au long d’“Imagining what to do”, la voix nasillarde et la guitare acoustique nous rappelle les meilleurs moments de Devandra Banhart. Ensuite, Roberto Carlos Lange prend un tournant en laissant ressortir ses racines latino sur plusieurs morceaux chantés en espagnol sur lesquels des sonorités électro laissent entrevoir des influences r’n’b (“Fantasma Vanga”). Sur le reste de l’album, le New-Yorkais d’adoption continue de manier avec brio les influences folk/electro/latino/r’n’b en nous réservant de magnifiques moments apaisants… 

Flight Of The Conchords

Live in London

Écrit par

Flight of The Conchords et un duo de musiciens et humoristes néo-zélandais réunissant Bret McKenzie et Jemaine Clement. Outre leurs séries radiophoniques et télévisées, pour lesquelles il a décroché toute une série de récompenses, le tandem compte quand même toute une série d’Eps et 5 albums, dont le dernier « Live in London », a bien sûr été enregistré en public. En l’occurrence à l’Eventim (autrefois Hammersmith) Appolo de Londres.

Pour bien apprécier les 22 morceaux de ce double album, dont 7 n’avaient jamais été enregistrés et de nombreux classiques du duo, il faut bien saisir toutes les nuances de la langue de Shakespeare, la paire multipliant les punchlines, les traits d’esprit et les plaisanteries, aussi bien entre que pendant les morceaux. On en oublierait presque la musique qu’on pourrait qualifier de folk/pop parodique. Cet enregistrement devrait bientôt faire l’objet d’un Dvd, et il faut admettre que l’image permettrait de mieux s’imprégner de l’ambiance dans laquelle le concert a été plongé…

Graham Bonnet

Meanwhile, Back In The Garage

Écrit par

Au cours de sa déjà longue carrière, le chanteur Graham Bonnet a marqué de son empreinte vocale, les albums de chacun des groupes au sein desquels il a milité. Et notamment « Down to Earth » de Rainbow, « Assault Attack » du Michael Shenker Group ainsi que « No Parole From Rock’ N’Roll », « Disturbing the Peace » et Dangerous Game d’Alcatrazz. Des œuvres considérées comme de grands classiques du hard rock, sur lesquels le charisme vocal de Bonnet a certainement contribué au succès.

Depuis, il poursuit une carrière solo, dont la qualité des albums n’a rien à envier à celle de ces anciennes productions. Ce nouvel opus, fort varié, dévoile les facettes de son talent et de celui de son band (dans lequel on trouve notamment son ancien complice d’Alcatrazz, le claviériste Jimmy Waldo). Tout en conjuguant énergie et subtilité, les compos font mouche. Impressionnantes, les parties de guitare exécutées par Kurt James sont illustrées par de belles descentes de manche, alors que sur chaque titre un voire plusieurs soli incisifs rayonnent.

Heavy, épique et lyrique la plage titulaire ouvre le long playing. Titre hard plus mélodique, « The Hotel » se distingue par sa ligne vocale imparable qui vous reste en tête. Les claviers entretiennent un climat mystérieux tout au long du bien rythmé « Long Island Tea ». Les sonorités vintage, notamment du mellotron, colorent « The House. « Livin’ Suspicion » adopte un style nettement plus FM. Davantage heavy, « Sea of Trees » et « America… Where Have you Gone ? » libèrent une belle dose d’énergie. Après son intro blues, « Man on The Corner » déboule pied au plancher. La reprise du célèbre « We Don’t need Another Hero » de Tina Turner est excellente. Quoique bien rock, « Heading Toward The Light » véhicule des accents psyché/rock. « The Crying Chair » campe une ballade poignante. Autant de titres qui se distinguent par la ligne de chant impeccable. Des compos dignes de grands classiques et qui figurent sur cet elpee kaléidoscopique, hautement épique, dans la droite lignée des œuvres signées UFO, Def Leppard, Deep Purple ou encore Queen… Du beau, du bon, du Bonnet !

U.D.O.

Steel Factory

Écrit par

Udo Dirkschneider s’est d’abord forgé sa notoriété comme chanteur d’Accept, groupe pour lequel il a enregistré 9 albums dont la plupart sont considérés comme des classiques incontournables du heavy metal. Mais c’est sans compter sur sa carrière solo qui compte déjà pas moins de 16 albums y compris ce nouveau sur lequel on retrouve son timbre de voix gouailleur inimitable. Ce bien nommé « Steel Factory » nous réserve de belles pièces faites d’acier rougeoyant et fumant, de véritables hymnes taillés pour la scène, là où le  talentueux Udo excelle, assurant toujours ses concerts en libérant sa hargne légendaire, d’un air goguenard.

S’il s’agit donc de heavy metal pur et dur, marqué par ses cavalcades de tempi (martelé par son fils Sven) et riffs aiguisés, certains titres affichent davantage de subtilités. A l’instar de « Keeper of my Soul », une plage qui baigne au sein d’une atmosphère particulière. Soulignée de chœurs et parfumée de touches orientales, elle se décline sur un tempo lent. Malgré ces mêmes fragrances exotiques, « Raise the Game » évacue les fumées du metal incandescent, alors que « Blood on Fire » emprunte un air de tango dans le solo. Enfin, Udo module sa voix sur les plus mélodiques « The Way », « In the Heat of the Night » et « Rose of The Desert ». Une constante, tout au long de cet elpee, le guitariste Andrew Smirnov parvient à rivaliser avec les anciens comparses d’Udo, grâce à des soli de haute qualité.

La formule d’alliage métallique ne change pas sur les albums d’Udo, dont celui-ci rappelle plus que jamais les heures glorieuses d’Accept ; et si vous vous en êtes abreuvés tout au long de ses incontournables elpees « Restless and Wild », « Balls to the wall », « Russian Roulette » et autre « Metal Heart », ruez-vous sans attendre sur cet excellent « Steel Factory », qui les vaut bien et est prompt à faire vibrer tous les cœurs de metal !

Uriah Heep

Living The Dream

Écrit par

Pas de doutes à ce sujet, Uriah Heep a toujours une pêche phénoménale ; et le nouvel elpee en est une nouvelle démonstration. Un disque qui s’ouvre par l’énergique « Grazed by Heaven ». Fidèle à lui-même, Mick Box, s’illustre toujours à merveille dans ses soli et rythmiques magiques, le ‘wizard’ de la guitare c’est définitivement lui ! Il a beau être le seul membre d’origine, Bernie Shaw et Phil Lanzon respectivement chanteur et claviériste, sont quand même en poste depuis le début des années 80 et assurent toujours brillamment leur rôle. Le premier est toujours aussi convaincant au chant. A cause de sa conviction, sa fougue et un certain lyrisme. Le second balise les plages de ses vagues de claviers, au son vintage, gorgé d’emphase, cachet typique du groupe. Davey Rimmer (basse) et Russel Gilbrook (Batterie) les membres arrivés dans les années 2000, sont déjà aguerris et soutiennent l’ensemble de leur section carrée et inébranlable.

Les harmonies vocales dynamiques (autre griffe du groupe, qui revient souvent dans l’album), la batterie volubile, les envolées prog de la plage titulaire, les riffs entrainants et le long passage planant empreint de nostalgie, qui se poursuit dans une montée en puissance sur « Rocks in the Road », la superposition des voix, sur la ballade aux accents folk, bien imprégnée du prog style 70’s sur « Water’s Flowin’ », les  variations d’ambiances entre ballade romantique sur fond de nappes de claviers et embardées heavy sur « It’s All been Said », le bien épique « Falling Under your Spell », caractérisé par ses riffs galopants, ses chœurs flamboyants et ses soli impétueux, décrivent ces  excellents titres qui figurent sur cet elpee et confirment la forte teneur progressive de cet LP. Bien qu’ancré dans les racines du groupe, sa production sonne de façon moderne, à grands éclats de rock puissant.

Un des grands incontournables de 2018, estampillé au fer rouge de la marque de fabrique ancestrale de cette institution du rock britannique.

Primal Fear

Apocalypse

Écrit par

« Apocalypse » constitue déjà le 12e album pour cette formation typique du metal teutonique, menée par Ralf Scheepers, un chanteur pressenti tout un temps pour remplacer Rob Halford lorsqu’il a quitté Judas Priest. Et en effet, le timbre du chanteur allemand est fort semblable à celui du ‘Metal God’. Similitude également au niveau de la densité de l’acier en fusion giclant des guitares, qui semble provenir du même fourneau que Priest. Martelant et cisaillant avec force, les forgerons teutons s’activent et s’emploient à produire les meilleures pièces métalliques en les ciselant soigneusement. En effet, chaque composition est lustrée par une production d’orfèvre.

Outre le fait que ces artisans du métal s’évertuent à décorer leurs pièces de belles enluminures mélodiques, polissant chaque refrain afin de le rendre éclatant, le même traitement est également apporté aux soli. Certaines subtilités entretiennent un certain décorum. Des variantes rythmiques,  une ornementation symphonique et des dorures pianistiques qui finalement enrichissent certains titres.

Rythmes tempétueux, déluges de riffs, orages de soli, cet opus porte bien son titre, mais des éclaircies de mélodies tempèrent ces éléments déchainés. Un bel ouvrage de ferronnerie !

Various Artists

Czech Up! Vol. 2: We'd be happy

Écrit par

Nouveau cap sur les trésors musicaux cachés à l’Est de l’Europe pour l’honorable maison défricheuse Vampisoul, grâce à ce second chapitre dédié à la pop tchèque des années 60 et les trésors des tiroirs du label Supraphon (fort de plus de 60 000 références depuis ses débuts en 1950 dans l’ex-Tchécoslovaquie !). Ce second volet dévoile des pépites de cette période marquées par de grands évènements politiques qui ont suivi le Pacte de Varsovie de 1968 à 1979 à travers 22 morceaux d’artistes peu connu dans nos contrées tels que Lukás Machata, Hana Ulrychová, Mahagon, Framus Five, Apollobeat, Beatings, Valerie Cizmárová, Gustav Brom Orchestra, The Blue Effect, SHQ, Metronom, Synkopy 61, Jazz Q, Vulkán, George & Beatovens, Flamengo, Eva Pilarová, Flamingo, The Soulmen, Barnodaj, Hana Zagorová ou encore Karel Cernoch. Une pincée de soul, une autre de jazz-funk, un zeste de funk, des effluves psyché et des incursions beat… une véritable orgie de sons tchèques à découvrir absolument.

Molly Nilsson

2020 2020

Écrit par

« 2020 2020 » constitue le huitième elpee de cette Suédoise établie à Berlin, un album dont le thème des compos traite de l’avenir sombre de notre planète, suite à la gestion désastreuse du présent, par nos édiles politiques. Ainsi sur « A slice of lemon, elle donne son avis sur le changement climatique, alors que « Gun control » aborde le sujet du port des armes. A l’instar de Connan Mockasin ou de Jonathan Donahue, la voix de Nilsson Molly, souvent overdubbée et soutenue de chœurs, est trafiquée. Pas vocodée, nuance. Hormis quelques contributions à la gratte ou à la basse ainsi qu’à la trompette, déléguées à des invités, elle assure l’intégralité de l’instrumentation qui se résume aux synthés et autres boîtes à rythmes. Lorsque son synthpop baigne au sein d’un climat solennel, on pense à Mercury Rev dans sa période la plus électro, mais en général, les plages souffrent d’un manque flagrant de créativité, « Blinded by the night », ballade mid tempo qui clôt l’opus, nous plongeant même dans une sorte de bal populaire digne de la réélection de votre Bourgmestre ou Mayeur, après les dernières élections…

Johnny Clegg

Décès du Zoulou blanc : Johnny Clegg s’est éteint à l’âge de 66 ans…

Écrit par

Johnny Clegg, surnommé le Zoulou blanc, est décédé ce 16 juillet, des suites d’un cancer du pancréas. Il venait de fêter ses 66 ans. Né près de Manchester, en Angleterre, d’un père britannique et d’une maman zimbabwéenne, chanteuse de jazz et de cabaret, il a été initié aux cultures locales, par son beau-père journaliste, dès l’âge de 7 ans, en Rhodésie, pays qu’il avait rejoint après le divorce de sa mère. Avant que la famille ne débarque à Johannesburg, en Afrique du Sud. En 1976, il y fonde Juluka, en compagnie du Zoulou Sipho McChunu. Ce qui ne plaît guère au régime raciste minoritaire qui détient alors toutes les commandes du pouvoir. Alors, lorsque sa chanson « Asimbonanga » sort en 1987, dont les paroles appellent ouvertement à la libération de Nelson Mandela, alors emprisonné, il est victime de la censure. Pendant les pires heures de ce régime suprémaciste blanc, ses compositions seront donc interdites. Après sa libération, Mandela le remerciera pour son combat contre l’apartheid, en 1997, après avoir débarqué sur scène, d’une manière inattendue, lors d’un concert à Francfort. Il va même se mettre à danser après avoir déclaré ‘C’est la danse et la musique qui me mettent en paix avec le monde’ (voir le moment immortalisé ici. La danse et la musique, ce sont les sources majeures des son inspiration qu’il restituait à travers une expression sonore où les rythmes zoulous endiablés se fondaient dans l’instrumentation organique, et tout particulièrement la guitare, les claviers et l’accordéon. Il avait encore honoré une tournée mondiale d’adieu en 2018.

RIP

      

The Tritones

Requiem for a Mermaid

Écrit par

Trio belge, The Tritones est constitué de Sébastien Févry (guitariste), Michael Schots (bassiste) et Bart Van Goethem (batteur). Intitulée « Requiem for a Mermaid », leur deuxième démo est partagée en cinq titres instrumentaux. Des plages qui mettent parfaitement la guitare en exergue. Et nous plongent au sein d’une ambiance relaxante, envoûtante, parfois nostalgique. Inspirée par la mer, la musique des Tritones pourrait facilement servir de bande originale de film. Une idée aussi pertinente qu’intéressante. D’ailleurs, le titre « Chagrin de la mer » a été choisi pour sonoriser « Ex-drummer », un métrage dont la sortie est prévue en janvier 2007. Le combo reprend également « Crockett´s Theme », BO de Miami vice (« Deux flics à Miami »), originellement jouée par Jam Hammer. Les sonorités de la guitare rappellent inévitablement les mythiques Shadows. Le jeune groupe a déjà séduit Ozark Henry, qui a sollicité leur démo après les avoir entendus sur Myspace. Ce fort joli travail, tout en qualité et en finesse, devrait permettre à la formation d’atteindre une certaine reconnaissance… voire une reconnaissance certaine.

Askani

Teints blafards

Écrit par

Pas spécialement original, le punk-rock de ces Français est cependant bien interprété. Faudrait maintenant voir en public. A mon avis, le résultat devrait être plus explosif…



Le retour du Boss …

Écrit par

« Western Stars », le 19ème album studio de Bruce Springsteen, est également son premier nouvel enregistrement studio, en cinq ans.

Produit par le Boss et Ron Aniello, l’opus s'inspire partiellement des disques pop de la Californie du Sud de la fin des années 60 et du début des années 70.

Plus de 20 musiciens ont participé aux sessions de cet elpee, et notamment Patti Scialfa, Jon Brion, David Sancious, Charlie Giordano et Soozie Tyrell.

Pour célébrer cette sortie, Springsteen a aussi partagé la vidéo de la plage titulaire de l'album, réalisée par Thom Zimny, lauréat d'un Grammy Award et d'un Emmy Award. Elle est disponible ici et présente Springsteen dans des scènes inspirées par les paroles de la chanson, des séquences de performance et des vignettes tournées à Joshua Tree, en Californie.  

Perdu, mais aussitôt retrouvé !

Écrit par

L’album perdu de Miles Davis « Rubberband » sortira enfin le 6 septembre !

L’opus qui avait été enregistré juste après la signature de Miles Davis chez Warner Bros a été terminé par les producteurs originaux Randy Hall et Zane Giles ainsi que le neveu de Davis, Vince Wilburn Jr. Lalah Hathaway et Ledisi ont été invitées pour les voix.

Pour écouter "Rubberband Of Life" feat. Ledisi, c’est ici