Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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L'ours sort de son hibernation ...

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Comme un ours, Alexis sort de son hibernation créatrice après deux saisons de tournée triomphale avec « Georges & moi » pour retrouver son propre répertoire, sa propre écriture, sa musicalité unique…

Ours est à la croisée des chemins. Ancré dans l’identité musicale d’Alexis et dans la continuité des précédents albums avec des orchestrations folk assez dépouillées (guitares acoustiques, ukulélé, banjo, ukulélé basse), des mélodies fortes mêlées à un flow adressant un clin d’oeil au hip hop, ce 5ème album se pare d’arrangements plus modernes grâce à la collaboration de Sébastien Collinet (Rover, Florent Marchet) : des boites à rythmes qui mettent en valeur le flow d’Alexis, des programmations discrètes comme fond sonore, de l’espace, et l’élégance du violoncelle.

Le premier clip est à découvrir ici

Gina Sicilia

Heard the lie

Écrit par

Originaire de Philadelphie, Gina Sicilia est aujourd’hui âgée de 33 ans. Malgré des études de journalisme, elle s’est finalement tournée vers la musique. Cette jeune chanteuse de blues et roots a publié, dès 2009, "Allow me to confess", un premier elpee fort bien reçu dans l’univers du blues. Elle signe alors sur le label Vizztone. Son 5ème opus, "The Alabama sessions", avait été enregistré au célèbre studio Muscle Shoals (NDR : c’est dans l'Alabama). Depuis 2013, elle est établie dans la Music City, à Nashville. "Heard the lie" constitue déjà son 8ème LP. Faut dire que sa plume est particulièrement féconde…

Le titre maître ouvre le long playing, une excellente plage au cours de laquelle la voix caractéristique de Gina crève déjà l'écran sonore, alors que Dave Darling (NDR : également le producteur) se réserve un envol remarqué. Cette voix est particulièrement savoureuse, lors des ballades ; à l’instar de "How many times", dont le parfum soul est exhalé par les chœurs, d’"Angels watching" et de la finale "Growing dim". La version du "Ready for love" de Mick Ralphs (NDR : ce morceau figurait sur le premier elpee de Bad Company, paru il y a plus de 40 ans) est surprenante. Mais si Sicilia parvient à se la réapproprier, elle n’a pas l’étoffe de l’originale. Gina et Janiva Magness cosignent "Brighter day", une compo soul empreinte de douceur, au cours de laquelle cette dernière lui donne la réplique vocale. Les ivoires et les percus d'Herman Matthews s’imposent tout au long de "Man in the sky", un blues aux accents gospel. Le dobro de Doug Livingston enrichit l’americana "Sugar", une piste délicatement rythmée. Les cordes sont omniprésentes tout au long du vivifiant "I do bad things", une plage bien roots…

 

Mugwump

Drape

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Sur ce second album, Mugwump troque ses outils électroniques contre un attirail classiquement bien plus rock. Enregistré sur une période de 9 mois, en compagnie du bassiste Stephane Fedele, du guitariste Thomas Stadnicki et du batteur Lukas Melville, « Drape » navigue quelque part entre post-punk, noise et post-rock (« No Trepidation »), quand il ne mouille pas en eaux ‘kraut’ (« Rain/frame »), tout en larguant quelques amarres électro destinées à aérer l’ensemble (« Empty Peculiar »), au sein d’un climat réminiscent d’un passé proche… Geoffrey Mugwump a donc troqué son rôle de DJ/producteur contre celui d’un leader de groupe rock ; et il manifeste un véritable talent dans cette reconversion. Cependant, si sa voix de crooner est aussi belle que nonchalante et décadente, l’expression sonore perd ici de son originalité et de son énergie. Saluons néanmoins la prise de risque et la bonne facture de l’ensemble.

 

Lori McKenna

The tree

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Lori McKenna vit près de Boston dans le Massachusetts. Cette chanteuse de folk et de country est surtout reconnue pour ses talents de compositrice. Au cours des dernières années, elle a remporté plusieurs prix pour ses chansons. Son thème de prédilection reste la famille. Miss McKenna a déjà publié une dizaine de productions depuis sa première, en l'an 2000. Cet opus a été produit par Dave Cobb qui se consacre également aux guitares. L'ensemble est très homogène et met en valeur la voix si expressive et adaptée à son répertoire de Lori.

L'introduction de cordes acoustiques sur "A mother never rests" annonce cette voix si présente et douce, qui donne le ton à tout ce qui va suivre. Les sonorités de la sèche sont d’une grande pureté et sont bien mises en exergue tout au long de "People get old". "The young and angry again" et "Happy people" sont davantage rythmés. La structure du titre maître est particulièrement soignée. Enfin, Dave Cobb est passé au mellotron pour "The lot behind St Mary's"…

 

Kara Grainger

Living with your ghost

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Originaire des faubourgs de Sydney, Kara a chopé le virus de la musique, dès son plus jeune âge. Elle et son frère intègrent le groupe Papa Lips, alors qu’elle n’a que 16 printemps. Le band enregistre un Ep, avant de transformer son patronyme en Grainger. Kara et Mitch décident alors de tenter l’aventure à New Yok, où ils débarquent le 9 septembre 2001, soit deux jours avant les attentats terroristes…

A partir de 2006, l’Australienne entame une carrière solo. Elle s’établit à Los Angeles, deux ans plus tard et publie l’elpee "L.A Blues", en 2011, et "Shiver & Sigh", en 2013.

Le long playing est paru sur le label Station House, soit la même écurie qui avait sorti le superbe opus du bluesman italien Dany Franchi, "Problem Child". Louisianais d’origine suédoise, Anders Osborne signe la production et partage les parties de guitare auprès de Miss Grainger.

Le titre maître ouvre la plaque. La voix est cool et agréable. Découpée dans des riffs rythmiques, la plage met en exergue la slide d'Anders et l'orgue d'Ivan Neville (NDR : le fils du notoire Aaron). Très roots, "Working my way back home" véhicule des accents légèrement funky. Osborne colore de sa slide le blues/rock sauvage "Man with soul". Acoustique, "Somewhere to be found" carbure au blues roots, une compo paisible enrichie de jolis arrangements de cordes. Piano et cuivres balisent les pistes funk "You're in New Orleans" et "Groove train". Hard rock, "Favorite sun" aurait pu figurer au répertoire du Deep Purple de Jon Lord. Tapissé par un orgue Hammond et ciselé par une guitare en picking, "Love will get you through the door" baigne savoureusement dans le Delta…

 

The War and Treaty

Healing Tide

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The War and Treaty est un duo réunissant Michael Trotter et son épouse, Tanya. Cette dernière est née et a vécu à Washington où elle sera rejointe bien plus tard par son futur mari. Michael a servi durant des années dans l'armée US, et tout particulièrement en Irak où il aura l'occasion de mettre en évidence ses talents musicaux. Après son service, il rencontre, lors d'un concert, Tanya Blount. Ils deviennent rapidement inséparables et se marient. Puis entérinent leur union en fondant The War and Treaty. TW&T pratique de la southern soul, qu’illuminent les deux voix aussi complémentaires qu’extraordinaires…

Seules quelques percus rudimentaires balisent "Love like there's no tomorrow", une ‘field holler’ ou une ‘work song’ primitive que chante le couple, presque a cappella. A vous flanquer des frissons partout. Changement radical de registre pour "Healing tide", puisque piano, orgue et cordes amplifiées alimentent ce blues/rock puissant, y compris à travers les harmonies vocales. La voix de Tanya s’impose tout au long du superbe r&b "Are you ready to love me?" Amorcé par l’orgue Hammond, l’indolent "If it's in your heart" est illuminé par les interventions de la pedal steel, alors que la voix de Michael, saturée d'émotion, est ensuite relayée par Tanya, qui lui donne la réplique. Superbe ! Un échange vocal qu’on retrouve, en fin de parcours, sur "It's not over yet". The War & Treaty s’attaque également à d’autres styles. Comme le bluegrass ("Here is where the loving is at"), le roots/blues ("One and the same", une plage soulignée par un harmo au cours de laquelle la gratte est traitée au bottleneck), la gospel/soul ("Hearts") et le funk ("All I wanna do"), une piste caractérisée par des cordes déjantées. Excellent!

 

Sa musique agit comme l’antidote inattendu à nos renoncements ...

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Féloche revient le 14 septembre avec son troisième album Chimie Vivante, avec sa mandoline insolente, son énergie débordante, sa joie féroce et ses sons mutants.

Chimie vivante est le troisième album de Féloche, et c’est peut-être son plus personnel. Tout cela tient du galion de bric et de broc, de la grande fantaisie débridée, feu d’artifice et cotillons, arcs en ciel et grande roue.

Yolande Moreau a réalisé le clip du titre Crocodiles qui nous plonge d'emblée dans l'univers si original de Féloche.

Avec ce troisième album, Chimie Vivante, Féloche accomplit une nouvelle révolution autour de ses thèmes de prédilection, l’enfance, la mémoire et la passion de vivre avec pour seul guide sa fantaisie jubilatoire.

On retrouve sur scène la dinguerie douce et généreuse de cet album qui réchauffe et ranime.

La largesse de son sourire annonce la couleur : Féloche donne et son public aussi. Sa musique agit comme l’antidote inattendu à nos renoncements.

Un extrait ici .

 

 

Janelle Monáe

Hanté par le petit Prince, mais pas de Saint-Exupéry…

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De son véritable nom Robinson, Monáe est née le 1er décembre 1985 à Kansas City. Son maître ? Feu Prince. Et elle le revendique ouvertement. Cette auteure-compositrice-interprète de soul américaine s’est construite un personnage ultrasophistiqué, entre androïde arty et sex symbol émancipé. Il suffit d’écouter « Make Me Feel », le tube de son dernier album, « Dirty Computer », sorti en avril, pour retrouver la patte du Kid de Minneapolis, qui aurait pu poser une ligne de basse, pour communiquer le groove à la compo. Et le clip (voir ici) ne fait que confirmer cette impression. En 2011, elle s’était produite à l’Orangerie du Botanique et dans le cadre du festival Couleur Café. Depuis, elle a acquis une nouvelle maturité, sans pour autant négliger ses revendications féministes.

L’AB est comble pour accueillir la diva dont on attend un show futuriste boosté par son sacré tempérament. Inévitablement, tout au long du spectacle, elle va proposer des extraits de son dernier opus.

Le rideau est tiré. Pour l’instant rien à voir, circulez ! Les lumières s’éteignent et les haut-parleurs crachent la B.O. du ‘Star Wars’, alors que les rideaux commencent à s’ouvrir. Deux figurants apportent une civière sur laquelle est couchée Janelle. Elle est immobile. Au bout de 5 bonnes minutes, tout le monde disparaît, alors que la musique de « Crazy, Classic, Life » retentit. La scène s’éclaire et on découvre un backing group essentiellement constitué de musicos féminines. Deux claviéristes (NDR : qui reproduisent également les sonorités de cuivres), une bassiste bien en chair, sans oublier les 4 danseuses. Mais aussi un drummer et un excellent gratteur, qui doit tout avoir appris de Slash. Le show est réglé comme du papier à musique. A l’américaine, si vous préférez. Sexy, les danseuses et Janelle remuent sensuellement leurs corps et surtout leurs popotins. A quatre niveaux, l’estrade –de couleur blanche– va les voir constamment monter ou descendre, suivant la chorégraphie à exécuter. Si les ballerines (?!?!?) ont enfilé des tops blancs et un shorty lilas affriolant, Janelle change de tenue tous les trois morceaux, optant pour le pantalon à damier noir et blanc, tout au long de « PYNHK ». Bien que la musique semble tour à tour influencée par Michael Jackson, Tina Turner, James Brown, Nile Rodgers et bien sûr Prince (NDR : en particulier « Prime time » et naturellement la cover de « Purple Rain »), Janelle Monáe affiche une palette vocale impressionnante qui va de la new soul au funk profond. Interactive, Janelle Monáe va galvaniser la foule, pendant deux heures. Une véritable bête de scène !

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Embarquez pour un voyage transcendantal !

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Formé à Tucson, en Arizona, The Myrrors s’impose comme un des groupes emblématiques de la scène néo-psychédélique, faisant revivre le rock infusé à l’acide dans une scène en panne de création depuis quelques années.

A l’image de sa discographie lysergique, le quatrième album de ce band est un immense retour en arrière par transe psychédélique, jusqu’à cette époque si lointaine, celle pendant laquelle les hippies n’avaient pas encore d’accès à internet.

Les rythmes sont très lents, la voix est à la fois androgyne, éthérée par un surplus de reverb.

On navigue dans des contrées spacieuses et emplies de mystère, emmené par des mélodies quasi-fantomatiques.

Un véritable voyage transcendantal s’offre à vous sur ce Borderlands.

Un extrait ici.

 

Encore une question d'argent !

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The Jack Moves, duo originaire de Newark dans le New Jersey, aime décrire sa musique comme de la « sweet soul ». Rencontrés dans un skate park, le chanteur, producteur, arrangeur et multi-instrumentiste Zee Desmondes et Teddy Powell batteur, producteur et ancien patineur professionnel, perfectionnent depuis plus de 4 ans une vision musicale qu’ils partagent : de la soul moderne aux accents de Curtis Mayfield sur laquelle plane le fantôme vocal d’un certain Jackson.

Ils s'apprêtent à sortir leur deuxième album Free Money : une véritable révélation pour tout amateur de new soul, R&B et de pop de chambre (Mac Demarco, Gus Dapperton, Rex Orange County).

Un extrait ici.

Sur les pas de Broadcast, Silver Apples ou encore Kraftwerk !

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Né à Brighton, Fröst est le fruit de la collaboration entre l'artiste franco-suédoise Johanna Bramli (chanteuse du groupe Imitation Electric Piano, formation annexe de Stereolab) et Steve Lewis, le synthé et producteur de Fujiya & Miyagi.

Sur les pas de Broadcast, Silver Apples ou encore Kraftwerk, le duo crée une musique angulaire et électronique, en français et en anglais, mélangeant des rythmes 'motorik' et hypnotiques au sein de structures pop.

Le 28 septembre, le duo publiera son premier album Matters, via le label Lost Room Records.

http://www.frostband.co.uk/

 

Death Grips

Malmener les sens sans pourtant parvenir à émouvoir...

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Une salle pleine à craquer –hormis les balcons latéraux et la tribune assise– attend le concert de Death Grips, une formation d’afro/punk annoncée comme très susceptible de plaire aux aficionados de Bad Brains, Ho99o9, Crass et Anti-Pop Consortium. L’auditoire est assez jeune et plutôt féminin pour accueillir ce crew de hip hop californien (NDR : il est issu de Sacramento) considéré, depuis début 2010, comme un hype dans l’univers de l’underground, tout en entretenant une forme de mysticisme. 

Pas de supporting act, mais une musique d’ambiance couverte progressivement par un bruit de fond qui atteint son sommet vers 20h30, horaire prévu pour le début du show. Pourtant, c’est le moment choisi par un roadie pour opérer le soundcheck des microphones. Drôle d’idée ? Pourquoi ne pas l’avoir réalisé en lieu et place de ce bourdonnement inopportun ? Il faudra même encore attendre un bon quart d’heure avant que le band ne débarque sur les planches.

« Beware », une longue plage de 5 minutes, prélude l’arrivée des musicos. Le line up implique Andy Morin, préposé aux machines, derrière laquelle il se place, Zach Hill, le drummer, installé en retrait –qui ôte rapidement son marcel, vu la chaleur ambiante– et le chanteur MC Ride. Torse nu, ce dernier va déblatérer, tout le set, des paroles gutturales complètement incompréhensibles, tout en arpentant l’estrade de long en large. Finalement, c’est le drummer qui sert de fil rouge. Pourtant, ses interventions sont sauvages, instinctives et tribales, mais remarquables et surtout bien organiques. Death Grips est venu défendre son sixième elpee, « Year Of The Snitch », mais n’en oublie pas pour autant les titres qui ont fait son succès. La setlist réunit 21 morceaux oscillant entre 2 et 3 minutes. Des compos qui baignent dans une forme de trip hop indus, stimulée par des percus afro/punk et toujours susceptibles, de virer à une forme plus expérimentale. Enfin, pas tellement, ce soir…

Les premiers rangs se balancent au rythme des percussions, comme s’ils étaient envoûtés par une forme de chamanisme. De nombreux spectateurs se lancent dans le crowdsurfing, qui déborde légèrement la sécurité alors que d’autres créent deux interminables round circles ; mais jamais la situation ne dégénère. Une situation qui semble plaire à MC Ride. Lorsque le band attaque le hit « Death Grips Is Online », multicolore, le light show nous en met plein les mirettes. Il en devient même aveuglant. Avant que le set ne reprenne son cours sur un même ton. Malmenant les sens sans pourtant parvenir à émouvoir... Après trois-quarts d’heure, votre serviteur en a vu et entendu assez. Il tire sa révérence, regrettant, en outre, que l’aspect noise/rock, plus jouissif, n’ait pas été suffisamment exploré…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Modern English

Au départ, on n’était pas prédestiné à devenir un groupe pop…

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A l’instar de Sad Lovers & Giants, Modern English est une formation atypique responsable d’une musique atmosphérique dont la ligne de guitare claire a exercé une influence majeure sur de nombreux groupes pop/rock. Fondée en 1979, près de Colchester (NDR : c’est dans l’Essex), elle s’est séparée à trois reprises, et s’est reformée autant de fois, sous des configurations différentes, avant de retrouver, début 2010, les 4/5 de son line up. Soit sans le batteur Richard Brown. Le groupe enregistre même un nouvel elpee, cette année-là, ‘ Soundtrack’, puis en 2016, ‘Take me to the trees’….

Modern English se produisait à Amougies, dans le cadre de l’édition 2018 du W-Festival. Et à l’issue du set, Gary McDowell, le guitariste (NDR : c’est lui compose la musique, Robbie Grey, les paroles), a accepté d’accorder une interview à Musiczine. Un personnage haut en couleur, extrêmement sympathique, cheveux et barbe en broussailles dont le visage tatoué est pourtant particulièrement expressif...

Le combo s’était produit en 1982, dans une salle de gymnastique, à Zedelgem, lors d’un concert exceptionnel ; mais Gary ne s’en souvient pas. Ajoutant que depuis près de 4 décennies, il a tellement fréquenté de salles de concerts, qu’il lui est impossible de se remémorer ce show. Par contre, quand on lui parle du festival de Weeley, qui s’est déroulé en 1972, près de chez lui et qu’on lui rappelle les groupes qui y ont participé, ses yeux s’illuminent estimant votre serviteur de veinard, pour y avoir vu des légendes comme Faces, T Rex, Van der Graaf Generator, King Crimson ou encore Barclay James Harvest soutenu par un orchestre symphonique, s’y produire. Ajoutant même : « Et Mott The Hoople ! A l’époque je n’avais que 11/12 ans… » 

Le band s’est donc reformé en 2010, sous les 4/5 de son line up, mais sans le drummer, Richard Brown. Y avait-il une raison particulière. Il clarifie : « Tout simplement parce qu’il ne se sentait plus suffisamment en forme pour reprendre le collier. Vers 85/86, il avait déjà été remplacé… » Et c’est un cinquième larron, issu de Liverpool qui le supplée… « Oui, il vient du Nord du pays. Et dans cette région, ils ont le sens de l’humour. Ce sont des marrants ! » Mais n’est-ce pas difficile de repartir en tournée, après tout ce temps ? « Il y a 21 ans que j’habite en Thaïlande. Quatre ans avant de m’y installer, j’ai abandonné le groupe qui avait alors splitté. Et puis, en 2010, l’idée a germé dans les esprits pour recommencer l’aventure. J’ai alors reçu de nombreux appels téléphoniques pour rentrer au bercail. Et je suis revenu au pays. On a enregistré un disque, et puis on est reparti sur la route… » Il était donc intéressant de savoir ce qu’il avait fait, durant ces longues années d’interruption… « J’ai joué dans la rue. Notamment du didgeridoo. Et puis j’y ai fait du cirque. J’ai aussi fréquenté le Covent Garden, à Londres. J’ai aussi participé à différents festivals. Mais comme je me sentais bien en Thaïlande, j’ai abandonné la musique et je me suis retrouvé dans le milieu de la finance. En gros, c’est ce que j’ai fait pendant ce long break… »

Dans une interview, Robbie Grey avait déclaré que les mouvements new wave et post punk symbolisaient le véritable rock alternatif. Or, au cours des 70’s, Yes, Genesis, King Crimson et bien d’autres se revendiquaient également de la scène alternative. Il explique : « J’adore King Crimson. C’était effectivement une musique alternative pour cette époque. En fait, on a trouvé notre place au sein de ce panel de formations, dont beaucoup manquent à l’appel aujourd’hui. Car au départ, on n’était pas prédestiné à devenir un groupe pop. Mais on a été rattrapé par le marché. C’était les débuts de MTV. La chaîne musicale nous a demandé de sélectionner un titre qui allait être diffusé trois fois par jour. Notamment aux Etats-Unis. Ce sera ‘I melt with you’ ». Mais pourquoi cette chanson ? « En fait, elle ne devait pas être trop proprette ni trop joyeuse. C’est Hugh Jones (NDR : qui a notamment bossé pour Echo & The Bunnymen, The Sound, Damned, Simple Minds, The Charlatans, Stan Ridgway ou encore Teardrop Explodes), le producteur, qui l’a choisie. Il a déclaré, je la prends, mais laissez-moi le champ libre. Je vais la faire à ma sauce. Il y avait un refrain avant-gardiste. Il a bossé dessus et l’a transformé en quelque chose de pop. Alors qu’au départ, elle n’avait rien de ce style. Ce n’était pas prévu ! Il a donc fallu écrire d’autres lyrics pour ce refrain ; ce qui donné naissance à une autre version de la compo. Pas de regret, cependant, pour cette entourloupe, car c’est ce qu’il fallait faire… » Finalement elle a servi de B.O. pour le film ‘Valley girl’ de Rachel Goldenberg, projeté en salle l’année suivante. « Et pour d’autres également (NDR : des reprises de ce morceau). Cette B.O. a permis d’élargir notre audience. La plupart des gens ont découvert Modern English, en assistant à la projection de ces films. Tout a changé pour nous, à cette époque. Car notre quotidien se résumait à se produire dans des clubs. Et rien d’autre. C’est ce qui nous a permis d’assurer le supporting act de Roxy Music. Un souvenir très agréable… » Surtout que Roxy Music est une influence majeure pour le band. Mais également David Bowie. D’ailleurs, sur son dernier elpee, ‘Take me to the trees’, le morceau « Trees » emprunte le rythme du ‘Heroes’ de Bowie. Volontaire ou involontaire ? « Jouer le morceau de cette manière nous semblait naturel. C’est bien que tu le mentionnes. Le riff est répétitif. La voix arrive sur le tard, un peu de la même manière. C’est une compo que j’adore, mais la comparaison est fortuite… »

La liaison est donc naturelle pour aborder le sujet du dernier long playing. Et tout d’abord le choix qui s’est posé sur Martin Young, pour la mise en forme. Ex-Coulourbox, c’est lui qui avait composé le hit ‘Pump up the volume’. « Il y a longtemps qu’on se connaît. A l’époque où on n’avait pas beaucoup d’argent, on partageait le même appartement. On l’a choisi, parce que c’est un excellent producteur. Quand il rencontre un problème, il l’épluche scrupuleusement. Il va recommencer la même prise, 100 fois s’il le faut. C’est un type méticuleux et c’est ce dont on avait besoin lors des sessions. Non seulement c’est un bon producteur, mais aussi un bosseur. En outre, il est ouvert d’esprit. Il ne rejette aucune idée d’emblée… » Pour l’artwork de cet LP, le groupe a encore fait appel à Vaughan Oliver, comme par le passé. En fait Modern English est un peu à ce graphiste, ce que Yes était à Roger Dean. Gary en donne la raison : « Notre collaboration remonte à l’époque où on était chez 4AD. Il réalisait tout le travail artistique pour le label. Il est la retraite, mais on a insisté pour qu’il réalise la pochette. Il a encore un emploi du temps bien chargé, mais finalement, il a accepté, parce qu’il existe un lien spécial entre lui et nous. C’est lui qui avait d’ailleurs signé celle de notre tout premier album… »

Faute de Robbie Grey, difficile d’aborder la thématique des compos. Mais quand même, lorsqu’un groupe choisit comme titre d’album ‘Talk me to the trees’, difficile de ne pas aborder le sujet de l’écologie. D’autant plus que 35 ans plus tôt, ‘After the snow’ était déjà de la même veine et constituait un message précurseur dans le domaine. « En fait, mon rôle consiste à créer des atmosphères musicales alors que Rob doit rester vigilant et observateur de ce qui se passe dans le monde. Et donc je colle la musique dessus (NDR : les cloches de l’église se mettent à sonner…) On a toujours conscience de ce qui se passe autour de nous. Et on veut préserver cet état d’esprit. Cependant, il est exact que les deux albums adoptent une semblable démarche. Et on sait où on va… »

Modern English a également participé au projet This Mortal Coil. C’était une réunion entre amis ou un exercice de style organisé par 4AD ? « A l’époque, c’était une idée du patron du label indépendant Ivo Watts-Russell. On a d’abord enregistré un medley de ‘Sixteen Days’ et ‘Gathering Dust’ (NDR : Elizabeth Fraser et Robin Guthrie de Cocteau Twins ont enregistré la face B, une reprise de "Song to the Siren" de Tim Buckley que Watts-Russell a finalement choisie comme face A du 7 inches ; mais c’est finalement la flip side qui a atteint le numéro un dans les charts britanniques). Je jouais de la guitare et Mick Conroy de la basse. Puis plein d’autres artistes du label ont apporté des compos pour enregistrer l’album ‘It’ll End in Tears’ (NDR : This Mortal Coil va encore graver deux autre opus, ‘Filigree and Shadow’, en 1986 et ‘Blood’, auxquels participeront de nombreux artistes de l’écurie, et notamment des membres de Dead Can Dance, Breeders, Pixies, Wolfgang Press ou encore Colourbox). On a même joué en concert dans une salle d’art ; mais on n’avait droit qu’à 20 minutes de set. Et finalement on a interprété le même morceau à sept reprises… »

Un elpee serait en préparation. Info ou intox ? « Pas un album, mais un Ep ! On a mis en boîte deux ou trois chansons lors de notre tournée, à Los Angeles. On va encore en écrire deux ou trois. Et il y a de fortes chances qu’il sorte dans 6 à 7 mois. Donc effectivement, on est occupé d’enregistrer. Rob bosse également sur les paroles afin de leur donner davantage de caractère. Pour leur communiquer, suivant les morceaux, un feeling plus sombre ou plus allègre. Ce qui va modifier, sans doute, les démos réalisées pour l’instant. Et tout cela est en préparation… »

(Merci à Vincent Devos)

 

Une note laissée par un fan donne naissance à un titre ...

Écrit par

Lauv, Ari Staprans Leff à l’état civil, est un jeune Américain né à San Francisco.

Un jour, un fan lui a laisser un message déposé dans une boite lumineuse bleue qu’il laisse à disposition à l’issue de chacun de ses concerts.

Ce message lui a inspiré une chanson intitulée « Superhero ». A voir ici .

 

Un volet pop punk plus marqué encore !

Écrit par

Trio formé avec des membres de Annita Babyface and the Tasty Poneys, Not Scientists et Forest Pooky, Supermunk a vu le jour en 2015 dans une charmante bourgade ardéchoise, davantage connue pour son zoo que ses groupes, Peaugres.

Un premier album ”Photophobic” (Bad Mood Rds) en 2016.

Le trio s’est ensuite retrouvé mi-juin 2018 avec pour mission de composer et d’enregistrer un EP en tout juste un mois.

Un défi relevé haut la main puiqu’il voit le jour en juillet 2018 avec Christophe Arnaud.

Conservant le style Indie Punk Rock à la sauce 90’s avec une grosse base rythmique, qui a fait le charme de ”Photophobic”, ”Stuck In The Darkness” inscrit à son répertoire un volet pop punk plus marqué.

Bref ça se situe quelque part entre Superchunk et Groovie Ghoulies, et ce deuxième album est un candidat sérieux au titre de disque de l’été !

Un extrait ici afin de vous familiariser avec cet univers.

Toujours la même ...

Écrit par

 Maître Gims a invité la superstar Alvaro Soler en studio afin de réaliser une nouvelle version du hit 'La Même'.

Afin de mettre en valeur la chanson pop avec de nouvelles dynamiques urbaines, Maître Gims s'est rapidement associé à la célèbre équipe de producteurs Jugglerz (Bausa, Raf Camora, etc.).

Clip à voir ici .

Julien Baker

Une maturité nouvellement acquise

Écrit par

Nonobstant son prénom, Julien Rose Baker est bien une fille. Elle est originaire de Memphis, dans le Tennessee. Cette auteur, compositrice, interprète et guitariste, milite également chez The Star Killers (NDR : jusque 2015, le band répondait au patronyme de The Forristers), un groupe de rock alternatif, qu’elle a formé en compagnie de Matthew Gilliam. Elle a également décidé de se lancer, en parallèle, dans une carrière solo. Et a publié son premier elpee, il y a deux ans. Intitulé « Sprained Ankle » (Trad : cheville foulée), il a été bien accueilli par la critique. Elle vient de sortir un second album « Turn Out The Lights », plus personnel. Une sorte de tourbillon d’émotions pour cet album écrit sous le signe de la sincérité, de la force et de la délivrance. Et elle se produisait au sein de l’Orangerie du Botanique, ce lundi 3 septembre…

Le supporting act est assuré par Becca Mancari. Mais lorsqu’elle entame son set, l’auditoire est encore clairsemé. Née à Staten Island, New York, d’un prédicateur italo-irlandais et d’une mère portoricaine, Becca Mancari a pas mal bourlingué. Fan de Big Thief et Kevin Morby, elle voue une profonde admiration pour Alabama Shakes et a partagé la scène avec la chanteuse du groupe Brittany Howard (qui est également celle d’Alabama Shakes), dans le cadre de son side-project, Bermuda Triangle. 

Si Becca joue de la steel guitar, ce soir, elle va se consacrer uniquement à la gratte semi-acoustique ou à la Fender bien électrique. Sur les planches, elle est soutenue par un guitariste. Un barbu qui assure également les backing vocaux, et lorsque leurs voix se conjuguent en harmonie, c’est vraiment superbe ! Elle est toute vêtue de rouge, mais sa veste est décorée de motifs finement bordés, représentant des cactus, des palmiers et des guitares. Becca est venue défendre son premier elpee, « Good Women », paru en octobre 2017, dont elle va nous proposer de larges extraits. C’est son premier passage en Europe. Sa musique est le fruit d’un cocktail entre country, folk et indie rock et ses chansons sont empreintes de mélancolie douce, une mélancolie particulièrement perceptible dans la voix. Le duo est interactif. Les interventions aux cordes sont subtiles. « Arizona Fire » ouvre le show, une piste qui nous entraîne immédiatement au milieu du désert. Elle se réapproprie le « Never Tear us Apart » d’INXS, une compo qui avait notamment été reprise par Ben Harper. L’adaptation est plus paisible et surtout dépouillée. A contrario, « Devil Mouth » est un titre rock bien nerveux. Une bonne première partie !

La salle est bien remplie, quand Julien Baker grimpe sur l’estrade. Ce petit bout de femme se sert d’une Fender, d’un synthé et d’une loop machine, afin de restituer les sonorités de percus, de basse, de piano et d’orgue Hammond. Le temps de six morceaux, elle reçoit le concours de la violoniste, Camille Faulkner. Paru en single, « Appointements » entame le concert. Délicates, subtilement appuyées par les tonalités du piano, les cordes sont manifestement hantées par The Edge (U2). Julien (Prononcez : ‘JOO’ - ‘lee’ - ‘uhn’) a acquis de la maturité. Ce n’est plus la jeune fille de 20 ans qui chantait d’un timbre monocorde, en novembre 2017, au sein d’une Rotonde pleine à craquer. Elle est capable de monter sa voix dans les aigus, à la limite de se rompre ses cordes vocales. Claire, lumineuse, tendre ou puissante, elle est chargée de spleen. Mais bien mieux maîtrisée, elle la module de manière judicieuse. Ses yeux se ferment pour permettre de se concentrer sur ce chant. Elle n’est cependant pas du genre à crier sa joie de vivre sur tous les toits ou à nous raconter des contes de fées. Elle semble avoir le vécu d’un vétéran de 50 balais. Outre la vie et la mort, elle aborde des sujets comme les relations humaines, les désillusions, l’addiction ainsi que la foi. Elle a simplement décidé d’en parler ouvertement, d’une manière désarmante, sans cacher sa sensibilité et sa profonde sincérité. Quand Julien chante à 50 cm du micro, a cappella, on en a des frissons partout. Tout au long des 75’ de prestation, on aurait pu entendre un moustique voler, tellement l’auditoire était concentré et buvait ses paroles, comme du petit lait. Pas de déclaration pendant le set, sauf un petit speech avant d’attaquer, lors de la finale, son hit, « Turn Out The Lights ». Et puis, elle est repartie, comme elle est venue, sans un mot. Si vous appréciez Gabriel Aplin et Agnès Obel, vous risquez fort de tomber sous le charme de cette artiste promise à une grande carrière…

(Organisation : Botanique)

Simi Nah livre son dernier album et 'tire sa révérence'

'Je vous tire ma révérence' chante Simi Nah sur un des titres de son nouvel album, le dernier, « La Terre Est Noire ». Pour rappel, Simi Nah est une artiste française qui a travaillé dans la mode et joué de la basse au sein de différentes formations, notamment dans Praga Khan et The Chicks. Elle développe depuis quelques années un projet solo très intéressant en compagnie de son 'partner in crime', le musicien-producteur belge KGB aka Kenny Germain B.

Après avoir publié quatre albums, « Cherchez La Femme », « 5 », « Be My Guest » et « Bootleg », Simi Nah a annoncé que le cinquième serait le dernier. Les proches de Simi savent qu’elle met fin à sa carrière, quitte Ostende et se retire dans son pays natal. Il plane donc une certaine gravité sur les compos. Le style est articulé autour d'une synthpop sombre, teintée d'éléments EBM/darkwave et d'influences françaises.

On connaissait déjà les plages « Chacun Pour Soi », une bombe électro, et « J'en Ai Marre », au titre on ne peut plus éloquent. On découvre sur le long format une série de titres sombres, déclinant les thèmes du départ (« Mettre fin à ses nuits »), du caractère éphémère des choses (« F.M.R. ») et de la mort (« Morte et Moi »). Les références à Mylène Farmer sont nombreuses, mais pour notre plus grand plaisir.

Etrangement, et album 'chant du cygne' album sonne aussi comme un cri d'existence. On espère donc que l'opus, annoncé comme le dernier, rencontrera un franc succès et que l'artiste reviendra sur le devant de la scène après, disons une ou deux années de repos 'sabbatique'; car franchement, on souhaite qu'elle 'persiste et signe' !

Pour commander l'album :

  • CD

  • Digital (avec 2 bonus tracks, deux remix de HIV+ et JM Lederman)

Warmduscher

Whale City

Écrit par

Mis en forme par Dan Carey (Hot Chip, Franz Ferdinand, Bat For Lashes, Yeasayer, The Kills, Kylie Minogue, etc.), « Whale City » constitue le second opus de Warmduscher, un projet au sein duquel milite des membres ou ex-membres de Fat White Family, d’Insecure Man et de Paranoid London. Craig Louis Higgins, Saul Adamczewski et Ben Romans-Hopcraft en sont les fers de lance. Mais entrons dans le vif du sujet.

Oscillant entre punk, garage, rock, krautrock, blues, surf, soul, funk, surf, glam, electronica et même disco, la musique de Warmduscher est sans doute souvent âpre, sauvage également, mais particulièrement originale. Le spectre du Jon Spencer Blues Explosion plane tout au long de « The sweet smell of Florida » ainsi que « I got friends », une piste dont les drums syncopés impriment le tempo. Funky également. Comme cette ligne de basse qui impose un rythme d’enfer, sur « Standing the corner », une plage qui rappelle le « Where it’s at » de Beck. Des compos au cours desquelles la voix de Craig est puissante, parfois criarde et chargée de reverb. Alors qu’elle se révèle plus chaude sur des titre soul, comme la ballade mid tempo « 1000 whispers » ou encore « Summertime tears », infiltré par un clavier vintage (NDR : un bontempi ?) Excellent !

OCS

Memory of a cut off head

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OCS est un projet monté par John Dwyer, avant qu’il ne fonde Thee Oh Sees (NDR : suffit de prononcer le sigle pour se rendre compte de l’analogie). Et « Memory of a cut off head » constitue déjà son cinquième essai ; le dernier « OCS 4: Get Stoved » remontant quand même à 2005. Lors des sessions d’enregistrement il a reçu le concours de plusieurs collaborateurs, dont son bassiste Tim Hellman et puis l’ex-chanteuse/claviériste Brigid Dawson ainsi que l’ex-drummer Patrick Mullins. Si le band de San Francisco pratique du garage/rock, OCS privilégie un psyché folk enrichi d’arrangements, notamment de cordes, mais aussi de cor, aussi discrets qu’efficaces. Un peu dans l’esprit du mythique Love, quoique les pistes les plus acoustiques et lentes lorgnent plutôt vers Nick Drake. Douces et rafraîchissantes, les voix de Brigid et de John créent des harmonies troublantes, déchirantes, limpides. L’opus recèle, en outre, deux morceaux aux références surprenantes. Tout d’abord « Choping block », réminiscent du « Space Oditty » de Bowie, et l’introspectif « Time turner », plutôt hanté par le Velvet Underground circa Nico. Et le recours au mellotron apporte un petit côté prog inattendu, à l’ensemble. Un chouette album !

 

Mycatisgreen

Catfish (Ep)

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Mycatsigreen est un projet imaginé par Sébastien Flémal, en 2017, alors qu’il était encore impliqué chez Paperweight. Depuis, il a poursuivi sa carrière en solitaire, publié quelques singles et un premier Ep, « I will always use the telephone (my love) » via Bandcamp, avant de graver un second sur les plateformes numériques.

Découpé en 5 plages, « Catfish » baigne dans une sorte d’indie pop/folk/rock/lo-fi inspiré à la fois par les 90’s et tout particulièrement The Feelies, Belle & Sebastian, Tahiti 80 ainsi que Lemonheads (NDR : un titre de cet Ep s’intitule d’ailleurs « I listen to the Lemonheads »). Au menu : riffs de guitare électriques, acoustiques ou semi-acoustiques plaqués (NDR : sauf sur la ballade mid tempo « Tuesday », jouée en picking), lead vocal et chœurs éthérés, ligne de basse élégante, que vient parfois soutenir des drums, et un zeste d’électro, histoire de donner un ton plus contemporain à l’ensemble. Un titre plus enlevé quand même, « Daisy », pour clôturer cet Ep qui ne manque vraiment pas d’allure…