New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Bertrand Burgalat

Une association impressionnante de virtuosité et de classe...

Soirée psyché-glamour au Bota, dans le cadre du Parcours Chanté, avec au programme le groupe bruxellois Fantomas Pop, les Français de Frandol et en apothéose, Bertrand Burgalat en personne, accompagné de son groupe déjà mythique, AS Dragon.

Fantomas Pop se la joue sixties, n'hésitant pas à ressortir le visuel d'époque, boule à facettes et projections à base d'hallus à La Grateful Dead. Leur musique oscille entre le psychédélisme de bon ton et la variété yéyé si chère à Gainsbourg période France Gall. En grande partie instrumentale, leur set list recèle quelques perles aux relents acid - dommage que le maniérisme de la chanteuse ternisse un peu l'ensemble (à cet égard, la voir rouler des yeux en chantant ses préférences en matière de Chupa Choup est à pleurer de rire).

Deux jours plus tôt en première partie de Noir Désir à Forest National, les Français de Frandol se la jouent davantage rock'n'roll : leurs mélodies transpirent sous les aisselles, et les guitares se font plus avenantes. Sorte de croisement incertain entre Bow Wow Wow et Matmatah, ce groupe de seconde division parvient rarement à déchaîner les passions, tant leur rock variet' un peu bâtard reste coincé au ras du plancher.

Tout le contraire de Bertrand Burgalat et AS Dragon : depuis son album solo ("Sssound of Mmmusic"), le producteur-remixeur-compositeur et patron de Tricatel nous étonne à chaque livraison. Cette fois accompagné d'un groupe sacrément solide, à la rythmique imparable, le joyeux luron de la vague néo-psyché nous livrera un concert puissant, parfait, voire, à certains moments, ahurissant. Car sa formation, initialement constituée pour accompagner Michel Houellebecq sur les plages de France, impressionne de virtuosité et de classe : rarement groupe français nous aura tant bluffé par sa technique et son aisance sur scène. Reste la voix de Burgalat, pas toujours au point mais émouvante de sincérité, et ses paroles pince-sans-rire, à des années lumière de la soupe hexagonale desservie par tous ces Enfoirés de Goldman et Garou. S'éclipsant parfois derrière la beauté androgyne d'une nouvelle chanteuse à la voix d'or, Burgalat reviendra pour un final dantesque, avec une reprise du " Tears of a clown " des Smokey Robinson. Que demander de plus ?

 

Sparta

Il y a bien une vie après At the Drive-In...

Né des cendres encore brûlantes du combo texan At The Drive-In, Sparta dégage une énergie tout aussi incandescente. C'est que sa musique, du rock sans fard et sans compromis, rappelle fort ce qui avait fait d'At The Drive-In il y a deux ans la nouvelle coqueluche des amateurs de riffs bien corsés et de mélodies rentre-dedans. "Relationship of Command" était l'album de réconciliation avec un rock qui tournait alors en rond, coincé entre les jérémiades post-pop d'un Thom Yorke et le nu-métal prévisible de toute une flopée d'apaches à casquette rouge. Malheureusement, les épaules de ces Texans aux cheveux afro étaient trop frêles pour supporter toute cette pression - bombardés sauveurs du rock, ils étaient devenus des bêtes de foire médiatiques, et leur hargne (vite devenue légendaire en concert) d'en prendre un sacré coup, de partir en fumée comme un mauvais rêve. KO, au tapis, les Texans n'avaient plus le choix que de déposer les armes, de ranger les guitares, au moins pour cette fois, le futur nous réservant parfois de fabuleux come-backs.

Deux ans plus tard, toujours pas d'At The Drive-In à l'horizon, mais trois groupes qui reprennent vaillamment le flambeau - chez les rockeurs les plus furibards, on ne tue pas Goliath d'un seul coup de pierre, même si celui-ci avait pris l'allure inquiétante d'une reconnaissance unanime, jamais bon quand on veut garder la tête froide. At the Drive-in est mort ? Vive Sparta, Mars Volta et De Facto !

Aussitôt l'armistice rock déclarée, voilà qu'Omar et Cédric étaient ainsi de retour il y a quelques mois avec Mars Volta, de l'At the Drive-in relooké progressif, voire dub (mais moins que De Facto). On les redécouvrait ainsi le 22 mars dernier, au Pianofabriek, pour un concert en grandes pompes, court mais pas à court d'idées, au cours duquel les deux ex-leaders du Drive-In montrèrent encore une fois à qui voulait l'entendre qu'ils étaient bien là et pas las, et qu'il faudrait encore compter sur eux, foi de Texans ! Quant aux restes du groupe d'origine, les revoilà aussi dans les bacs, avec un nouveau nom, Sparta, et un maxi augurant du meilleur. Ici, on nage davantage dans les eaux empruntées jadis : c'est du rock bien serré, tendance Fugazi, de l'EMO avec des tripes, du post-punk mais sans trop d'attitude.

Fébrile, le public a l'impression d'enfin l'avoir, ce concert d'At The Drive-in, annulé pour cause de fatigue il y a deux ans au Muziek-O-Droom… Difficile de dire si Sparta reprend les ingrédients live qui avaient faits le succès de leur groupe d'avant, puisque personne ne les aura jamais vu en Belgique… Toujours est-il que ça chauffe, ça vibre, ça décoiffe : les mélodies rappellent le meilleur de "Relationship of Command", les riffs sont inventifs, la voix oscille toujours entre violence rentrée et détente explosive - hardcore. En moins d'une heure, Sparta aura prouvé qu'il y a bien une vie après At the Drive-In… Leur chanson "Mye" se pose ainsi comme le testament d'un groupe qui aura eu la vie dure, mais qui aura ouvert la voie à ce revival rock'n'roll cuvée 2001-2002. Finalement, autant reprendre les choses là où ils les avaient laissées, et d'affirmer que sans eux, peut-être, les rockeurs en blousons noirs vus et entendus partout ces derniers mois seraient toujours occupés à répéter dans leur cave et à poser devant la glace de leur salle de bain.

The Faint

Leur horloge s'est arrêtée il y a vingt ans...

Aaargh, la cold-wave est de retour ! The Faint n'a plus écouté de musique depuis 1982, à l'époque ou Human League et Front 242 faisaient un tabac dans les clubs de Mouscron et de Detroit. De l'EBM qu'ils appelaient même ça ! Les saligauds, v'là-t-y pas qu'ils nous refont le coup comme en 40, avec les combat shoes et les tenues en treillis ! Ce beat ! Ces poses ! Cette voix ! Mais que diable, serions-nous au Steeple Chase de Waregem à danser sur Wumpscut, en balayant le sol de nos cheveux longs corbeau, les poings fermés se balançant d'avant en arrière ? The Faint ? Chouette alors, on se sent rajeunir, et pour ceux qui n'était pas nés, voilà une belle entrée en matière dans le fabuleux monde des années 80 ! Elektroklash meets Billy Idol, pour qu'ils comprennent mieux. Ah ouaiiis ! The Faint : le groupe qu'on aimerait ne pas aimer. « Danse Macabre » (NDR : ce titre !) est en vente chez tous les bons disquaires).

Radio 4 : on en a déjà parlé. Le punk funk, cette tendance rétro qui replonge dans le début des années 80, à l'époque ou Gang Of Four, A Certain Ratio et co. faisaient danser l'undergound avec leur mix de rock abrasif et de grosses basses frétillantes. Mais le public serait-il venu pour The Faint et son EBM figé dans le temps ? A voir l'ambiance (nulle) et les gens qui dansaient (personne), on se dit que Radio 4 s'est trompé de salle. Pourtant, leur « Gotham ! » est une pure merveille de rock dansant, produit par un duo de choc composé de Murphy et de Goldsworthy, alias DFA. Liars, The Rapture, c'est aussi eux. Bon, patience : un « Dance To The Underground » devrait embraser la salle en un quart de tour. Raté : « On se croirait presque à New York », ironise Anthony Roman, le chanteur-bassiste. Un petit rappel pour être polis (avec deux chansons de leur premier album, « The New Song And Dance » et le fameux « Certain Tragedy »), et puis Radio 4 met les voiles. Triste… Que dire de plus ?

Paul Weller

Le parrain du punk a encore de beaux restes...

Le Modfather était de retour en Belgique, quelques mois seulement après son dernier passage sur nos terres, pour un concert de présentation de son dernier album, « Illuminations »… La salle presque pleine semblait démontrer la preuve du regain d'intérêt que rencontre l'Anglais, malgré l'indifférence quasi générale que suscitent les sorties de ses albums depuis quelques années. Vieux, le Weller ? Pas encore, à voir la vigueur avec laquelle il empoigne sa guitare, comme au bon vieux temps d'« All Mod Cons » et de « Seting Sons »… Le concert sera d'ailleurs ponctué de nombreux classiques du parrain de la brit-pop, entre autres « That's Entertainment » et « A Town Called Malice » des Jam, sans oublier une version jazzy d'« Have You Ever Had It Blue ? », l'un des rares hits que connût Style Council, son groupe soul des années 80. Le reste, fût à l'avenant : plusieurs morceaux d'« Illuminations », comme ce « It's Written In The Stars » à la limite de la rengaine pop sautillante, preuve que son dernier album possède bien des vertus – son meilleur depuis « Wild Wood », sans aucun doute. Paul Weller commence à se faire vieux, mais a donc de beaux restes (les classiques solo « You Do Something To Me », « Wild Wood », « The Changingman »). Peu importe que certains le trouvent ringard : pour nous, il restera toujours l'auteur de chansons intemporelles.

 



31 Knots

The days and nights of everything anywhere

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On ne s’est toujours pas remis du coup de boule encaissé à l’écoute de « Talk Like Blood » que débarque « The days and nights of everything anywhere ». Tout a long de cet album, 31 Knots renforce un peu plus encore son statut de défricheur sonore, voire de ‘camoufleur’ de bonheur. Car, une chanson de 31 Knots, c’est toujours un tube en puissance. Mais un tube plombé d’assauts distordus, souvent salvateurs. Ici, la formation de Portland ne change pas ses habitudes, conservant toute sa rapidité, sa fluidité et sa virtuosité. Sur “Man Become Me”, les doigts de Joe Haege sprintent sur le manche de la six cordes telles les pattes d’une araignée engagée sur la finale olympique du 100 mètres. La bête tente d’établir les bases d’un nouveau record du monde. Et forcément, dans le stade, personne ne s’emmerde. Si les mélodies punk-pop de 31 Knots empruntent les chemins escarpés d'un prog-rock mathématique, on n'est pas loin d'un mauvais lancé de boulet à la Mars Volta. La musique de 31 Knots demeure d’une complexité déconcertante. Techniquement risquée, voire insensée, elle parvient pourtant à nous toucher de plein fouet. Radicalement. Comme un éclair, cet album vient nous foudroyer, sans même nous laisser le temps de respirer. 31 Knots est une collectivité d’aventuriers sans peur, des types déterminés à gratter loin, très loin. Quitte à percer l’exosphère pour mieux se perdre dans l’espace.

 

Sigur Rós

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Écrit par

Découpé en huit mouvements, le nouvel album de Sigur Rós ressemble fort à une sorte de concept album. Une invitation au rêve, à un voyage autant spirituel que musical, qui s'étale sur 72 minutes. Un périple qui s'ouvre par quelques compositions lentes, contemplatives, nappées de tas de claviers qui ondoient, de cordes qui s'étendent à l'infini et de voix éthérées et envoûtantes, avant de monter progressivement en puissance, pour atteindre en final le sublime, la grâce, en développant un son énorme au cours duquel les percussions cognent, s'emballent… Tout au long de cette œuvre, le falsetto du chanteur, Jon Por Birgisson, gémit dans un langage imaginaire, qu'il a créé à cet effet : le 'hopelandic'. On n'est ici plus très loin d'un prog rock que le Pink Floyd aurait pu créer, s'il était parvenu à évoluer avec son temps. Et le mot prog n'est certainement pas usurpé, lorsqu'on sait que Sigur Rós n'est pas le premier groupe à avoir utilisé un langage personnel. Bien avant lui, Magma avait imaginé le kobaïen ! Un disque qui n'a pas été enregistré à Pompéi, mais dans une ancienne piscine, aménagée en studio ultrasophistiqué. Une œuvre à écouter dan son salon, assis dans un sofa moelleux, le casque sur les oreilles…

 

The Lunar Tiki's

Surf sur vague garage...

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Moins de monde que prévu pour cette belle affiche programmée par ' Rock it Mourcourt', une organisation particulièrement dynamique issue de la région de Tournai. Fondée début 2004, sa programmation privilégie la mouvance punk rock garage 60's/70's. Et la configuration du Centre culturel de Mourcourt se prête très bien à ce type d'évènement. Par contre, pas mal de spectateurs (dont plusieurs médias) découvraient pour la première fois cette petite salle. Et il ne fait aucun doute, qu'ils auront apprécié la convivialité de cet espace perdu au beau milieu de la campagne tournaisienne.

Les Lunar Tiki's, vous n'en avez probablement jamais entendu parler. Et pourtant, hormis la chanteuse, ce quintet est composé de vétérans de la scène rock. On y retrouve ainsi le claviériste Simon Rigot (ex- Bernthøler), le bassiste Philippe 'Flupke' De Clercq (il a milité chez les Moonshades et The Nervous Shakes), le guitariste Roland Bettenville (fan de surf music, cet ingénieur en électronique s'est illustré au sein de diverses formations locales au cours des nineties) ainsi que le drummer Michel Zylbersztajn. Alias Michel Z, il a enregistré un album sous le patronyme NOH MASK, sévi chez les Streets et surtout les Names. Pour ceux qui s'en souviennent encore, The Names s'était produit en première partie de A Certain Ratio, à Manchester en 1980, avait commis un single remarquable l'année suivante (« Calcutta ») et un excellent album en 1982 (« Swimming »), sur le label 'les Disques du Crépuscule' et sous la houlette de Martin Hannett. La chanteuse n'a que 18 ans. Mais sa voix est puissante, claire, sensuelle et bien timbrée. Et quoique de petite taille elle possède une véritable présence sur les planches. Musicalement, les Lunar Tiki's pratiquent un rock/garage/psyché/surf assez efficace. Surtout lorsqu'ils interprètent leurs compos personnelles. Une solution sonore délicieusement rognée par l'orgue Hammond. Un regret : le choix de deux reprises : « L'aventurier » d'Indochine et « Tainted love » de Soft Cell, enfin immortalisée par Soft Cell. Pas assez revues et corrigées suivant le code garage. Donc pas assez originales. Mais dans l'ensemble, cette entrée en matière s'est révélée plutôt réussie…

Fort d'un premier album épatant (« Hellelujah »), dont les ventes ne décollent toujours pas (un phénomène invraisemblable !), The Experimental Tropic Blues Band est donc reparti en tournée. Après leur set, le trio devait filer sur Mons pour clôturer un mini festival. Ce qui explique pourquoi, en début de prestation, on avait l'impression qu'il en gardait sous la pédale. Par rapport aux concerts auxquels j'ai pu assister du combo, Dirty Woolf semble plus effacé. C'est Boogie Snake qui se charge davantage des vocaux. Il s'agite, se secoue la longue chevelure blonde et dirige les débats. Il se laisse même porter par le public. Bien équilibré, le tracklist alterne compos bluesy et titres plus trash. L'électricité fait rage. A un tel point que Dirty Wolf, commence enfin à se réveiller et empoigne le fil alimentant  les loupiotes pendues au dessus de la scène. L'effet est immédiat : une panne de courant. Mais le groupe en a vu d'autres et Boogie Snake se lance dans un show improvisé au milieu du public, le temps de remettre le jus. Faut croire que cet incident a eu le don de survolter Wolf, puisqu'il s'est enfin lâché, se laissant, à son tour, porter par le public, et se déchaînant à son tour sur scène. L'intensité est alors maximale ; mais le groupe doit encore prester 50 km plus loin. Et en un éclair, remballe le matos, remercie vivement le public et prend la clef des champs. Dommage, car on a eu l'impression de n'avoir eu droit qu'à un échauffement. Question quand même : pourquoi une guitare rectangulaire (elle me rappelle celle de Bo Diddley) est demeurée dans son rack ?

C 'est dans leur combinaison intergalactique que Two Star Hotel avait décidé de se produire. Sous cet accoutrement, la formation de Al et Ben Plastic n'a jamais été aussi proche de Devo. Même dans l'attitude. Robotique, mécanique, hypnotique, son funk blanc me rappelle même parfois Gang Of Four, mais sans les breaks. C'est sans doute ce qu'ils appellent du plastic-avant-rock. Fatalement, mis sur orbite par une musique semblable, on a envie de danser. Un excellent chanteur, une énergie sidérale, un jeu de scène bien en place, il ne manque plus à Two Star Hotel que de baliser ses compos de ruptures pour s'extraire d'une certaine linéarité mélodique et peut-être le concours d'un clavier pour donner davantage d'amplitude à leur odyssée sonore. C'est un avis que partageaient bon nombre de spectateurs lors de ce rendez-vous cosmique. Et sans doute une condition pour que T.S.H. s'extirpe de la zone nébuleuse de l'underground (encore que vu les costumes on se serait cru catapulté dans un épisode de la 'Guerre des étoiles'). Faut-il encore qu'il le veuille…

Au cours de cette soirée, on a eu droit au show théâtral d'Interlude. Dans les chiottes, dans le public et même sur le podium. Quatre types habillés comme des agents secrets du KGB (devait faire chaud là-dessous) qui chantent –notamment– des comptines de Noël pendant que l'un d'entre eux gratte un ukulélé. Le spectacle est très humour second (voire troisième) degré et s'achève par le strip-tease d'un des membres tournant sur lui-même, la tête surmontée d'une bougie et exhibant des boules (de Noël, bien sûr) accrochées à la taille. Apparemment, le sexe féminin a beaucoup apprécié l'effeuillage…

 

 

Add N To (X)

Un seul être vous manque...

Add N To (X) en concert, c’est une orgie de sons vintage, au croisement de l’avant-garde électronique et du rock le plus garage. Leur nouvel album, « Loud Like Nature », sonne d’ailleurs comme du Stooges kraftwerkien : des guitares, des refrains, des mélodies, mais passés à la moulinette d’une électro « rétro-futuriste ». entendez par là une électro faite avec de vieux synthés trouvés aux puces, des machines ancestrales truffées de boutons de toutes les couleurs, qui font « wizzz » et « tuuut » quand on les tourne dans tous les sens.

En concert, le trio est accompagné d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur. De quoi donner davantage de punch et d’envergure à leurs ritournelles sexy. Malheureusement, cette fois-ci, leur prestation ne fut pas à la hauteur de nos attentes. Sans doute était-ce dû à l’absence de la charmante Ann Shenton, dont la vigoureuse poigne (comme elle triture ces synthés !) donne d’habitude une couleur « sensuelle » aux délires bruitistes de Steve Claydon et Barry 7, ses deux comparses particulièrement frappés du ciboulot. Add N To (X) sans les déhanchements fantasques d’Ann Shenton (cette main baladeuse qui caresse le theremin !), c’est un peu comme Boss Hog sans Christina, Nashville Pussy sans sa bassiste, Mazzy Star sans Hope Sandoval : triste et sans saveur. D’autant plus qu’en son absence, ces deux compères n’auront pas hésité à pousser le volume à fond et à gueuler comme la créature de Frankestein, entraînant l’exaspération du public et, par là, son indifférence. Au programme : que des titres du nouvel album, à part ce « Metal Fingers In My Body » toujours aussi bandant. Un peu court, comme orgasme… Surtout sans les clins d’œil aguicheurs d’Ann déguisée en cow-girl de la Planète Mars. « Plug Me In », qu’elle disait. Pfff.

Coldplay

Le reflet d'un bonheur fugace, mais intense...

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Il y avait longtemps que je n'avais plus vu autant de monde à Forest National. Si mes souvenirs sont exacts, c'était lors d'un concert de Depeche Mode. En 1997. Celui des britanniques Coldplay était bien évidemment sold out. Même le poulailler était plus que copieusement garni. Malheureusement, je n'ai pu assister qu'à la fin du set accordé par le supporting act, en l'occurrence Idlewild. Un retard provoqué par les travaux, les embouteillages et le temps nécessaire pour trouver une place de parking...

Mais venons-en à Coldplay. Première constatation, le light show est tout bonnement remarquable. Plusieurs écrans restituent, tant au dessus que derrière le groupe, les prestations individuelles des musiciens. Tantôt en couleurs, tantôt en noir et blanc. A l'instar de ce que U2 avait utilisé lors de son 'Elevation tour'. Sans oublier les stroboscopes et les lasers. Lors du rappel, un de ceux-ci va même projeter un ciel jaune virtuel, où les nuages circulent, juste au-dessus du public. Magique !

Ah oui, et le concert alors ? Somptueux, tout simplement ! Pourtant, après quelques morceaux, j'ai eu un peu peur, que la formation se contente de reproduire méthodiquement les plages de ses deux albums. Un peu comme le groupe l'avait fait lors de son dernier passage à l'AB. Une impression qui a duré 20 bonnes minutes. Et puis Coldplay s'est totalement libéré. Alternant chansons issues de ses deux opus, Chris Martin passe du piano à la guitare sèche ou électrique, comme si c'était déjà un vieux briscard. Assis derrière les ivoires, il ne tient pas en place. Debout, il saute d'un côté à l'autre de la scène. Aussi lorsque l'intensité électrique jaillit, c'est toute l'assistance qui s'enflamme. Et je pense tout particulièrement à cette interprétation flamboyante de « One I Love », issue du single « In my place », qui m'a rappelé les meilleurs moments de House Of Love. Faut dire que Jon Buckland, le guitariste, y met la gomme. Chris s'excuse de ne pas trop bien parler dans la langue de Molière. Mais il le fait avec une telle candeur, qu'on en tombe sous le charme. Sa voix est bourrée de feeling et correspond parfaitement au profil romantique de ses chansons. Mais, il a pris de la bouteille et tourne le micro vers le public pour le laisser reprendre en chœur ses plus belles mélodies. Des moments d'émotion indescriptibles pour les aficionados. Et n'oublions pas pour autant le travail de Guy Berryman à la basse et de Will Champion aux drums, une redoutable section rythmique décidée à ne laisser déraper le concert que si elle le contrôle. Une bonne heure trente-cinq plus tard, y compris le rappel, on pouvait lire sur le visage des spectateurs le reflet d'un bonheur fugace, mais intense. Comme quoi le rock ça peut rendre encore heureux.

Après un tel set, je me suis juste posé une question : celle de savoir si le groupe avait encore l'intention de grandir et risquer de perdre sa spontanéité juvénile, ou alors de conserver sa dimension humaine. Je n'ai pas la réponse, mais j'ai toujours en mémoire des (mauvais) exemples de groupes, qui au sommet de leur art, ont oublié qu'il fallait aussi se renouveler. Pensez à Simple Minds. Et même à Radiohead, qui à une certaine époque, a failli tomber dans le piège. Croisons les doigts pour que l'histoire ne soit pas un éternel recommencement.

 

The Streets

La peur au ventre...

Affirmer que Mike Skinner, alias The Streets, était attendu relève de l'euphémisme. Son album déjà assuré de toutes les louanges dans les référendums de fin d'année, c'était donc une ABBOX remplie qui venait voir sur place le messie, pour un concert qui se devait de confirmer les dires de tous. Manque de bol, le petit Mike n'aura pas assuré « un max ». Sans doute est-ce dû à son manque d'expérience de la scène, d'autant plus qu'il a fait son album tout seul chez lui, et que le voilà maintenant entouré d'un vrai groupe. Il n'empêche : sa bonne bouille d'hooligan de pub anglais et son accent middle class aura fait son effet. On se serait presque cru dans un film de Ken Loach sur la musique de rue dans les bas-fonds de Sheffield. 100% British, mes amis, direct from the filthy streets of the suburban England fish and chips. Dommage que Skinner avait un peu la pétoche (« Mais que faire de ces bras qui pendent le long de mon corps », se dit-il tandis que son ami black chante le chorus ?). Comble des combles : Skinner n'aura d'autre conversation avec le public que de lui faire répéter « Great Beers » après lui avoir demandé « What's Belgium all about ? », alors qu'il brandissait fièrement… une Kronenbourg. Sinon, la musique est bonne : rien à dire. Encore un peu de rodage et Skinner fera péter tout ça dans une ambiance de feu. A Werchter, par exemple ?

 

 



The Afghan Whigs

Le rappel était inutile...

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Ce concert était très attendu. D'une part, parce qu'il avait été reporté ; et d'autre part parce qu'il était intéressant de voir confirmer, sur les planches, tout le bien que l'on pense de "1965", leur dernier album. Un chef d'œuvre, comme dirait Marc Isaye. Un disque de référence, en quelque sorte, car après avoir roulé leur bosse pendant une bonne dizaine d'années, nos Américains continuent d'innover tout en gardant leurs racines et leur intégrité. A contrario d'autres groupes qui s'essoufflent trop rapidement ou se contentent de reproduire de pâles copies des opus précédents. Non vraiment, le soul-rock délivré par Afghan Whigs est inimitable. D'ailleurs, si vous ne les connaissez pas, je vous avoue que les décrire ou les comparer à un autre groupe est une tâche difficile. A la limite, on pourrait imaginer un croisement entre Sonic Youth et James Brown. Une chose est sûre, il faut admettre que ce combo est parvenu, jusqu'à présent, à bien gérer sa carrière. Signé, au départ, sur le label Sub pop, il avait alors commis l'excellent elpee "Congregation". Passé sur la major Warner en 1993, il nous a délivré "Gentlemen", un elpee davantage noisy/pop ; mais surtout un disque qui allait leur ouvrir les portes du grand public. A partir de cet instant on aurait pu avoir les pires craintes ; surtout après la sortie de "Black Love", une plaque un peu en deçà des autres.

Mais ce mardi 16 mars à l'AB, nos amis de Cincinnati ont balayé toutes nos suspicions, en délivrant un set époustouflant. Ils sont parvenus à mettre le feu en nous allumant à chaque morceau. Pendant près de 2h30, ils ont pu enchaîner les différents titres du dernier album et ce qu'on peut appeler des tubes comme : "Somethin' Hot", "66" ou encore "Debonair", "What jail is like", etc. Seul bémol : le rappel. Les longues intros jusque là originales, sont devenues un peu redondantes et lassantes. Cause à effet ? Je n'en sais rien ; mais une chose est sûre, la playlist était devenue beaucoup moins intéressante… Maintenant, il est possible que le groupe n'a pas voulu sombrer dans un concert trop traditionnel. Visiblement enroué, toussotant entre les morceaux, Greg Dulli n'a pas hésité pas à se casser la voix pendant toute la durée du concert. Il faut quand même préciser qu'il a pu compter sur le concours de ses deux choristes, dont la performance a été tout bonnement exceptionnelle. Nonobstant son physique peu avantageux, Susan Marshall a d'ailleurs eu l'occasion de faire vibrer la salle et même de la charmer en interprétant "My curse". Black, l'autre choriste, a apporté une note soul au concert, tout en agrémentant sa performance de quelques pas de danse plutôt drôles... Afghan Whigs a pu aussi compter sur la collaboration d'un bassiste très classe et d'un excellent pianiste pour compléter l'harmonie : John Curley et Michael Horrigan. Très à l'aise sur scène, ils ont même reçu une ovation lorsque G.Dulli les a présentés.

En première partie, nous avons eu droit à une bonne surprise, sous la forme du groupe Snowpony. Sa prestation a séduit le public qui avait pris la peine d'arriver plus tôt. Ce qui peut s'expliquer aisément, lorsqu'on sait que line up est composé d'ex membres de My Bloody Valentine et de Stereolab...

 

Matmatah

Un bon divertissement...

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Difficile de se faire une opinion sur Matmatah :

1) groupe pop monté de toutes pièces par les médias (depuis leurs passages à répétition sur la chaîne musicale MCM) ou

2) 4 Bretons ayant réellement démarré comme groupe alternatif et révélés par leur unique talent ?

Une chose est sûre, leur succès actuel tient en partie de l'effet de mode celtique récemment instauré par des formations telles que Manau ou Louise Attaque. Seul moyen de vérifier si leur qualité intrinsèque était à la hauteur de leur succès médiatique : se rendre au Botanique ce lundi 8 mars 1999. Premier point positif : le prix des places : 350 FB nonobstant la taille de la salle (Orangerie), pour un concert rapidement sold out. Tempérons cependant notre enthousiasme, lorsqu'on sait qu'ils ont augmenté le prix de leur cachet pour un seul concert en festival : 100.000FF. La présence de nombreux "teenagers" allait-elle nous permettre de vivre un concert mémorable comme seul la Mano Negra ou d'autres groupes de rock alternatif français pouvaient nous délivrer début des années 90? Les fans de ce style ont d'ailleurs dû se contenter de ce concert, car dans le programme tendu et éclectique de ce 'Parcours chant' du Botanique, les Shériffs allaient faire faux bond laissant nos amis les Binamé seuls à contempler leur triste sort. Après une première partie franchement médiocre assumée ( ?!) par le groupe Meaulnes, nos 4 Bretons ont donc débarqué à Bruxelles, pour ce qu'ils appelèrent plus tard leur 'dépucelage' ; soit leur premier concert en dehors de leurs frontières françaises. Face à un public jeune et déjà acquis à sa cause, leur entrée en matière était facilitée, mais le début du concert m'a laissé perplexe et m'a fait pencher vers la première hypothèse développée au début de cet article. En effet, en entamant le set par des titres tels que "La Ouache", "Kerfautras" et "Emma", nos 4 gaillards sont restés très proche des versions studios de leur album, un peu comme si on devait se farcir un podium 'Radio Contact' lors d'une manifestation populaire. Heureusement, la suite du concert m'a quelque peu rassuré. Et en particulier le morceau "L'apologie", soit l'hymne … la libéralisation du cannabis, drôle et éloquente à la fois, à l'instar du "Marie-Jeanne" des Slugs (NDR : l'un a-t-il plagié l'autre ?). Le groupe a osé également interpréter 2 nouveaux morceaux : si "Archimède" m'a laissé plutôt de marbre, le second, toujours sans titre, était un peu plus 'buscant'. Ce morceau, ainsi que le look du chanteur ajoute d'ailleurs une note 'hippie' au groupe à la manière ; un peu dans l'esprit de Guided By Voices. J'ai beaucoup apprécié l'excellente reprise de "L'évadé" de Gainsbourg (repris de B.Vian). Ni vraiment énergique ni vraiment folk/celtique, c'est ce que j'ai le plus déploré : un manque d'originalité du groupe et certaines limites actuelles. L'instrumentalisation reste simple, seuls quelques airs de flûte traditionnelle sortent du lot. Ce qui a un peu sauvé le concert ? D'abord un public déchaîné 'pogottant', 'slamant', 'stage divant', nonobstant le service d'ordre rigoureux. Ensuite, 2 titres enchaînés : le tube "Viens faire un tour … Lamb‚" lorsque le groupe s'est laissé un peu aller sur une reprise d'Abba en plein milieu et "Ribette's" jouée à fond de caisse. Je reste donc sceptique quand à l'évolution de ce groupe mais je leur souhaite toutefois bonne chance car il convient de dire, pour terminer, qu'ils étaient au départ un peu coincés sur scène mais finalement très sympa et que leur concert, à défaut d'être aussi époustouflant que l'explosion de leur vente d'albums, est resté un bon divertissement. (N.D.R. : et encore merci à Carlo Di Antonio pour le lift retour vers Mons !)

 

Sonnfjord

En attendant un nouvel album?

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Considéré comme une étoile montante, Sonnfjord est un groupe issu de Braine-l'Alleud. Drivé par la vocaliste Maria-Laetitia Mattern, il implique son frère Aurelio (Paon, Lucy Lucy), aux claviers, Jérome Van Den Bril, à la guitare, ainsi que Fabio Zamagni (Noa Moon), aux drums. Sans oublier le bassiste François De Moffarts, qui ce soir, est bien au poste. Le quintet va nous réserver de larges extraits de son dernier Ep, « City Lights ». A l’origine tramée dans le folk, la musique du combo s’est convertie successivement à l’électro/pop. En progression constante, elle est même devenue davantage atmosphérique.

Sunday Charmers assure le supporting act. Un trio impliquant Morgan Legrelle (drums) ainsi que les frangins Donnet, Etienne (chant/guitare) et Florian (basse). Il a publié son nouvel opus, « Evenig dawn », en février dernier, un disque qui fait suite à l’Ep « These Golden Summers », gravé en 2016. La formation pratique un indie rock ensoleillé, rafraîchissant et spasmodique, véhiculant même parfois des accents funkysants ou s’autorisant des envolées psychédéliques….

Quand ils montent sur les planches, les musicos sont pimpants comme s’ils devaient se rendre à un examen oral au collège (chemises, cheveux, etc.). Première constatation : le son est excellent.  

« The Day Before I Met You » vous entraîne sur une plage paradisiaque, afin d’y siroter un cocktail fruité et coloré… Une ligne de basse frémissante trame « All There Is To Me », un morceau à la mélodie accrocheuse. Etienne est assez interactif. A fil du temps il s’est affirmé et assure sur les planches.

La band libère une belle énergie qu’il communique aux premiers rangs. Les harmonies vocales sont onctueuses. La voix d’Etienne est sucrée et chaude. Parfois ses cordes réverbèrent des sonorités hawaïennes comme chez Talisco.

Et le dernier morceau du set, « Last Bite Of The Sunset » nous replonge fin des 60’s. On s’imagine alors au festival de Wight, au moment du coucher de soleil, à l’écoute d’un groupe bien rock dans l’âme… Dommage que la setlist ne nous ait pas réservé « Make This Happen », une perle dansante, mais chargée de spleen… (Pour les photos, c'est ici)

Setlist : « Want To Say High », « The Day Before I Met You », « West Side Story », « Next time Time On », « Late Nights », « Phoenix », All There Is To Me », « Last Bite Of The Sunset ».

Place ensuite à Sonnfjord. « Dust And Shapes » ouvre le concert. La mélodie est élégante, Maria-Laeticia ondule des bras. Particulièrement interactive, elle a la bougeotte, sautille et invite le public de se rapprocher. « Crazy » est une nouvelle compo. Pendant « Instru », chaque musicien se réserve un petit solo. Véritable bête de scène, Maria chante, la plupart du temps, dans la langue de Shakespeare. Elle interprète cependant, « Tu dors debout », dans celle de Molière, d’une voix susceptible d’évoquer tour à tour Gabrielle Aplin, Noa Moon ou encore Claire Louise, et lorsqu’elle devient un peu plus graveleuse, Ann Arbor ou Lana Del Rey. Sur les planches, la complicité entre le frère et la sœur est palpable. Ils se multiplient tout au long de « Light ». Le combo n’en oublie pas pour autant ses hits radiophoniques, « Dust And Shapes » et « Fresh Heart ». Pas de trace de l’excellent « Escape » qui ponctue habituellement la set list ; c’est d’ailleurs « Fresh Heart » qui achève le concert.

Sous le couvert de la confidence, à l’issue du set, un des membres du band nous a confié qu’un premier elpee était en préparation, mais que sa conception ne se déroulerait pas dans la précipitation… (Pour les photos, c'est )

Setlist : « Dust And Shapes », « Crazy », « Desert Town », « Fever », « Tu Dors Debout », « Africa », « Carry On », « FHSD », « ERR + Get Real », « Instru », « Lights », « Diva….tion », « Fresh Heart ».

(Organisation : Silly Concerts ASBL)

Photos : Frédéric Pak

Indochine

Intergalactique…

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Indochine est reparti pour la seconde phase de son ‘13 Tour’, un périple qui passait deux jours de suite par le Palais 12. Les deux dates sont soldout. Ce qui n’est guère une surprise. Pas de supporting act. Attirant un public multigénérationnel, la formation fêtera ses 4 décennies de carrière en 2021. Faut dire que sa musique est devenue intemporelle et va bien au-delà de l’étiquette new wave qu’on lui a collée. On ne reviendra pas trop sur l’historique, mais simplement rappeler que Nicola Sirkis est le chanteur et le leader de ce groupe qui a vendu plus de 10 millions d’albums. Qu’il est responsable de nombreux tubes. Que son frère, Stéphane, également impliqué dans l’aventure du band depuis les débuts, est décédé le 27 février 1999. Et enfin que c’est le public belge qui a relancé la carrière du combo, début du nouveau millénaire. Un public fidèle qui est devenu de plus en plus conséquent au fil des interminables tournées, périples au cours desquels, Indo s’est toujours évertué à choyer son auditoire, en proposant des shows généreux, impeccables, enrichis de visuels, de décors ainsi que d’éclairages soignés. Le tout entretenu par des supports musicaux élégants et des clips recherchés.    

Avant l’heure de mise à feu, des clips consacrés aux légendes du rock’n’roll défilent. Ils mettent notamment en scène Bowie, Blondie et Patti Smith. Puis le sigle d’Indochine apparaît soudainement en laissant un message : ‘dans 15 minutes’. De quoi faire patienter l’auditoire…

Lors de la tournée précédente, des écrans à 360 degrés cernaient la foule. Pour ce nouveau circuit, certains sont suspendus au plafond. Un énorme dispositif circulaire –baptisé ‘le monstre’ par les artistes et les techniciens– surplombe la fosse. Un peu comme une soucoupe volante. Et elle va littéralement faire décoller les 20 000 spectateurs, dès que les lumières s'éteignent. Les images qui y sont reproduites donnent effectivement l'impression qu'un vaisseau spatial s'apprête à plonger dans l'espace. Et alors que la galaxie défile, les planètes passent à toute vitesse pendant qu’un autre écran géant s'allume sur la scène. Impressionnant !

Vêtu rituellement de noir, mais la chevelure blonde, Nico est soutenu par ses fidèles musicos. En l’occurrence le guitariste/claviériste Oli De Sat (NDR : qui a pris une place de plus en plus importante chez Indochine depuis 2002, notamment dans la composition) et le second gratteur Boris Jardel, le bassiste Marc Éliard et le drummer Ludwig Dahlberg, planté au centre. Une longue avancée de podium traverse la fosse en son centre. Elle est destinée à créer le meilleur contact entre Sirkis et l’auditoire, au cours du set. 

« Black Sky » nous plonge au sein d’un univers futuriste. « 2033 », « Station 13 » et « Henry Danger », titres issus du nouvel elpee, « 13 », sont repris en chœur par la foule. Pendant « Station 13 », le plafond sis au-dessus de la fosse se transforme en immense kaléidoscope multicolore. Nico se charge alors des claviers. Il signale que tous ses héros sont morts ; et à cet instant l’image de Bowie apparaît sur l’écran arrière. Place ensuite à « Gloria », compo au cours de laquelle Asia Argenta et Nicola chantent en duo. Mais le duo est reconduit virtuellement. Asia est enfermée dans ce vaisseau spatial transparent. Les images sont hypnotiques, incroyables. Nicola est allongé à l’avant de l’estrade, et la regarde en l’air. Tout au long de « La Vie Est Belle », clip pour lequel elle a également participé, les images défilent sur les écrans aussi bien au plafond que derrière les artistes. Sirkis s’adresse à ce public qui l’a toujours soutenu, même dans les moments les plus difficiles. Un aficionado lui remet un drapeau noir-jaune-rouge que l’artiste s’empresse d’endosser…

Tout au long de « Kimono Dans L’Ambulance », titre qui a été écrit après les attentats de Bruxelles et de Paris, « Un Eté français » et « Trump Le Monde », une compo qui vilipende le nouveau président des Etats-Unis, le light show et les images déferlent au point de devenir accablantes. Pendant « Tes Yeux Noirs » Sirkis en profite pour traverser la fosse sur l’avancée en touchant des mains et en se faisant filmer par les portables.

Régulièrement les morceaux sont allongés pour le ‘live’, et puis en fin de parcours, Indochine va mettre son medley à la sauce électro. Imparable !

Le premier rappel sera dispensé en version acoustique. Cinq titres, dont « J’ai demandé à la lune » et le classique « Trois nuits par semaine ».

Lors du second encore on aura encore droit à l’inévitable « L’Aventurier », « Karma Girls » et surprise, « Rose Song », un morceau que le groupe n’a plus interprété depuis 2003. Un dernier cadeau à la Belgique… A l’issue des 150’ de concert, les spectateurs avaient plein de petites étoiles dans les yeux… (pour les photos, c'est ici)

Setlist : « Black Sky », « Ceremonia », « 2033 », « Henry Darger », « Station 13 », « Alice And June », « A L’Assaut (Des ombres sur l’O) », « La Vie Est Belle », « Tes Yeux Noirs », « Gloria », « Kimono Dans L’Ambulance », « Trump Le Monde », « Rose Song », « Little Dolls », «   Song For A Dream », « Un Eté Français », « Medley : Club 13 : Canary Bay / Les Tzars / Paradize / Adora / La Machine A Rattraper Le Temps / Kill Nico »

Premier rappel : « J’ai demande à la lune », « Salombo », « 3ème Sexe », « College Boy », « Trois Nuits Par Semaine »

Second Rappel : « L’Aventurier », « Karma Girls ».

(Organisation : Greenhouse Talent en accord avec 3S et KMS Live)

Photo : @ Karel Uyttendaele

 

Tunng

Comme si une vague de bonheur se propageait jusqu’au sein du public…

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Il s’agit déjà de la quatrième fois que Tunng se produit dans la capitale de l’Europe. Suite au retour de Sam Genders (Diagrams), le line up du band retrouve son format originel. Celui de 2007. Et c’est l’ensemble des musicos qui signe l’intégralité du dernier elpee, "Songs You Make At Night ", paru en août dernier. Une forme de retour aux sources auquel on était impatient d’assister, et surtout de savourer en retrouvant les fameuses harmonies vocales échangées entre Mike Lindsay, Ashley Bates et Sam Genders, le revenant.

Malgré une discographie épatante, il faut bien reconnaître que le combo anglais ne parvient toujours pas toucher le grand public. D’ailleurs, la Rotonde est loin d'être remplie et une partie de l’auditoire va rester assis, tout au long de la soirée. Ce qui arrange bien votre serviteur, puisqu’il disposera de plus d’espace pour profiter pleinement du show.

Il est 21h lorsque les lumières s'éteignent. Les trois chanteurs/guitaristes (Genders, Lindsay, Bates) et le vocaliste/percussionniste Becky Jacobs se plantent à l’avant-plan. Derrière, quoique bien cachés, on peut discerner la présence de batteurs/percussionnistes. Dès les premiers morceaux, on identifie ce qui a toujours fait le charme de Tunng ; en l’occurrence ces harmonies vocales douces et entraînantes posées sur des lignes de guitares acoustiques, stimulées par les percus et pimentées de touches électroniques loufoques. Mais ce qui saute aux yeux lors de ce concert, c’est le plaisir manifesté par les musiciens en interprétant leurs compos. Comme si une vague de bonheur se propageait jusqu’au sein du public… D’ailleurs, la majorité des spectateurs arborent un large sourire. Faut dire que les morceaux de leur dernier opus sont particulièrement allègres. Ce qui n’empêche pas le combo de piocher au sein de son ancien répertoire, dont le tube « Hustle ».

Au bout d’une petite heure, les membres du groupe vident les lieux, sauf Mike Lindsay. Celui-ci s'installe derrière les claviers et nous réserve un intermède particulier se démarquant de la folk/electronica à laquelle émarge depuis des lustres. Il enfile une tête de girafe sur la tête et se lance dans une compo électro particulièrement originale. Au bout de quelques minutes, il ôte son masque, et laisse apparaître un visage d’enfant qui s’amuse avec son nouveau jouet. De quoi entretenir cette ambiance propice à la bonne humeur. Ses comparses le rejoignent ensuite pour dispenser « Bullets » et « Jenny Again », certainement deux des meilleurs titres de Tunng. On ne pouvait rêver plus belle conclusion.

La folk-electronica de Tunng a illuminé la Rotonde l’espace d’un concert. Et les mélomanes ont quitté la salle le cœur léger et le sourire aux lèvres…

(Organisation : Botanique)

Un bouquin de 600 pages consacré à Led Zeppelin

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Jean-Michel Guesdon et Philippe Margotin se sont penchés sur le répertoire de Led Zeppelin en passant 94 chansons de ses chansons au crible avant d’y apporter un éclairage intéressant.

Au total, ce sont 600 pages d’une œuvre commune : celle de Page, Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham

http://www.editionsduchene.fr/epa/musique/led-zeppelin-la-totale-9782851209184

Ellie Goulding encore plus près de nous…

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Ellie Goulding est surtout connue pour son single Starry Eyed, un morceau issu de son premier album studio, « Lights », paru en 2010.

Ce titre a rencontré un énorme succès sur YouTube.

Elle s’est aussi rendue célèbre en prêtant sa voix dans divers films à succès comme ‘Mirror (Hunger Games)’ ou encore ‘Love Me Like You Do’ (Cinquante nuances de Grey).

Ellie signe un retour fort attendu en réalisant une nouvelle collaboration avec Diplo sur le titre accrocheur "Close to Me", qui réserve en ft. Swae Lee. Et il est disponible ici

Un nouvel album en préparation ?

Empress Of n’est pas prêt à fumer la moquette…

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Empress Of surfe sur la vague de l’electro-pop . Son premier EP « Systems » (2013) avait conquis le grand public

Après voir gravé un premier elpee fort prometteur en 2015, intitulé « Me », son second, « Us », réserve quelques surprises dont le titre « I Don't Even Smoke Weed » est à découvrir ici

Lorely Rodriguez se produira le 24 mars 2019 au Botanique de Bruxelles.

Camélia Jordana ne fréquente pas que du beau monde…

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Camélia Jordana a été révélée en 2009 par l'émission ‘Nouvelle Star’, télé crochet qui lui a permis de décrocher la troisième place du concours.

Flirtant avec ce succès, elle publie un premier album, « Camélia Jordana », en 2010, et un deuxième, « Dans la peau », en 2014. Son troisième « Lost » sortira 19 novembre prochain.

Parallèlement, elle s’est lancée dans le cinéma. Elle a d’ailleurs remporté d’ailleurs le César du meilleur espoir féminin en 2018 pour son rôle dans ‘Le Brio’.

Extrait de son nouvel opus, « Gangster » a été traduit en clip, et il est disponible ici

Vous saurez Tout sur Yann Tiersen…

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Yann Tiersen a annoncé les détails d'un nouvel album, « All », qui paraîtra ce 15 février 2019.

« All » est le premier album enregistré dans le nouveau studio de Tiersen, ‘The Eskal’, construit dans une discothèque abandonnée de l'île d'Ouessant, une petite île située dans la mer Celtique entre la Bretagne et les Cornouailles.

L’album, mixé et coproduit par Gareth Jones, développe les thèmes de l’environnement et du lien avec la nature, incorporant des enregistrements extérieurs tels que les forêts de séquoias de Californie ainsi que des enregistrements provenant de l’aéroport de Tempelhof.

Cet album coïncide avec une longue tournée européenne qui s’étalera entre février et mars. Cerise sur le gâteau, il fera escale pour deux dates (les 19 et 20 février 2019) à Londres au Royal Festival Hall du Southbank Centre.

Pour écouter « Tempelhof », premier titre tiré du nouvel album, c’est ici

 

 

 

 

Coldplay prépare déjà les fêtes de fin d’année…

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Colplay a décidé de gâter ses fans pour cette fin d’année.

En effet, le groupe drivé par l'auteur-compositeur-interprète Chris Martin Coldplay sortira un album live et un concert en vidéo le 7 décembre pour accompagner la sortie du nouveau documentaire disponible en Dvd dès le 14 novembre !

Viva la vida en live ici