Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Camille

Ouï

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Ce cinquième long playing de Camille, on aurait préféré ne jamais l’avoir ouï. Sa voix chevrotante, plus fragile que la flamme d’une bougie en pleine tempête, est profondément agaçante. Même pas possible de la sauver en prétextant que c’est momentané ; non, non, c’est bel et bien perpétuel. Ses montées dans les aigus n’ont rien de séduisant, ils donneraient plutôt mal à la tête, comme si on vous bombardait d’ultrasons. Les textes sont d’une niaiserie peu commune, d’un inintérêt extraordinaire. La chanteuse parisienne a même sûrement quelques problèmes grammaticaux parce qu’on cherche où se cachent les phrases complètes. Elle a dû perdre un pari avec des copines. ‘On a mis des mots dans un chapeau, tu choisis et tu dois faire des chansons avec ça’. Impossible autrement. Ce qui débouche sur : piscine, twix, fontaine de lait, lasso… Passionnant ! Même la musicalité gave au bout de trois morceaux, entre autres parce qu’elle est répétitive. Rarement eu l’occasion d’écouter quelque chose d’aussi déplaisant, d’aussi peu intéressant, d’aussi mauvais. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir cherché du positif, j’ai fouillé mais… Elle dit ne pas mâcher ses mots, on aurait franchement préféré qu’elle les ravale. Cet album fait tellement mal qu’il aurait plutôt dû s’intituler « Ouille ».

 

A Winged Victory For The Sullen

Iris

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Derrière le patronyme A Winged Victory for the Sullen, se cachent deux Américains : Adam Bryanbaum Wiltzie (NDR : membre fondateur de Stars Of The Lid et The Dead Texan) ainsi que Dustin O’Halloran (NDR : établi à Berlin, ce compositeur a notamment signé la B.O. du film ‘Marie-Antoinette’ de Sofia Coppola). C’est en Italie, en 2007, que les deux musiciens se sont rencontrés au cours d’un festival. Ils ont alors donc décidé de monter ce nouveau projet, en agrégeant symphonique et électronique. Pas étonnant, dès lors, qu’AWVFS soit hébergé sur le label londonien indépendant Erased Tapes, boîte qui fait la part belle au néo-classique, et notamment grâce à Nils Frahm, Olafur Arnalds ou Peter Broderick…

« Iris » constitue le troisième long playing du band yankee. A l’origine, les différents morceaux servaient de soundtrack pour « Iris », un film français qui met en scène Romain Duris et Charlotte Le Bon. Un long métrage réalisé par Jalil Lespert (NDR : scénariste et acteur, il est également le réalisateur du film « Yves Saint-Laurent », consacré au célèbre couturier parisien, décédé en 2008).   

Les plages sont instrumentales. Les nappes de claviers se fondent dans l’instrumentation classique assurée, en grande partie, par l’orchestre de Budapest. Tout à tour, les cordes ou le piano prennent le pouvoir. Quelques invités sont venus apporter leur pièce à l’édifice.

Dans l’ensemble cette œuvre baigne au sein d’un climat proche de celui imaginé par leur compagnon de label, Nils Frahm. Cependant, il faut admettre qu’AWVFS est passé maître dans l’art de dessiner des paysages sonores où les moments atmosphériques côtoient des crescendos. 

Contrairement à certaines B.O. qui souffrent de l’absence d’images, AWVFTS réussit le pari de ne pas en dépendre. Ce qui explique pourquoi « Iris » est un excellent album… 

 

Strand of Oaks

Hard Love

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Strand of Oaks, c’est le projet de Timothy Showalter. Ce songwriter n’est pas du genre à faire les choses à moitié. En 2014, il publiait l’album « Heal ». L’artiste américain (NDR : originaire de l’Indiana, il réside aujourd’hui à Philadelphie) y racontait comment il était passé près de la mort, suite à un accident de voiture. « Hard Love » constitue son cinquième elpee. Découpé en 9 plages, ce disque traduit des états d’âme, qu’on pourrait qualifier de dépressifs…

Principal reproche : la production est (trop ?) léchée. Et dès la première piste, c’est flagrant. Pourtant, les compos sont bien électriques et se distinguent par des mélodies bien ficelées, tout en ne recherchant pas, à tout prix, la facilité. « Radio Kids » est sculpté dans le pop/rock. Les racines sudistes remontent à la surface tout au long de « Salt Brothers ». Un instant, on pense même aux premiers opus de Kings of Leon, avant que le band ne se trompe de chemin. Pas d’électricité sur « Cry », mais des accords de piano. Le tempo est plus lent. La voix de Timothy est davantage fluette. Le spectre de Jeff Buckley y plane. Enfin, flirtant avec un blues bien crade, « Quit it » constitue incontestablement la meilleure piste de l’opus… 

Bref, « Hard Love » n’est pas du tout déplaisant à écouter, malgré quelques pistes formatées pour la bande FM. Et puis les plus aventureuses, sont vraiment intéressantes. Strand of Oaks se produira le 17 août, dans le cadre du Pukkelpop.

 

Open’er 2017 : jeudi 29 juin

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La sécurité est devenue le maître mot dans les festivals. Sécurité humaine et sécurité des infrastructures. Le drame qui a secoué l’édition 2011 du Pukkelpop a entraîné de nouvelles mesures, y compris hors de la Belgique. Alors quand les prévisions météorologiques décrètent un avis de tempête, en fin d’après-midi, c’est le branle-bas de combat. Les organisateurs décident de chambouler le programme, et de le repousser en soirée, voire plus tard dans la nuit. Ce qui va écourter le planning de votre serviteur. Pour gouverne, le site sera épargné par ces intempéries…

En ce début d’après-midi, Charli XCX grimpe sur l’estrade. Sur la plaine, il y a du vent et il fait froid. Et pourtant, son show va faire remonter la température de quelques degrés. Vêtue d’un minishort et d’un top moulant (NDR : à la limite aussi vulgaire que celui porté par Miley Cyrus) et coiffée d’une casquette ‘up to date’ bien fixée sur le front, elle va multiplier les déhanchements. Le tout en se servant d’une recette toute simple pour enrober ses tubes : du r&b, des fumigènes et des cotillons. Et ses hits sont légion. Les ados se sont massés aux premiers rangs et ils reprennent les refrains en chœur, car ils les connaissent par cœur. Sans oublier de s’autoriser un selfie, en compagnie de la star, quand elle se rapproche de la foule. Qui semble prendre du bon temps. Votre serviteur, beaucoup moins…

En fait il attend, The Kills, un de ses groupes préférés. Surtout qu’il a loupé son concert intimiste, accordé au VK. Le combo se produit sur la grande scène. Et il fallait craindre que ce podium ne soit pas adapté à la prestation d’Alisson Mosschart et de Jamie Hince. Mais les doutes seront rapidement dissipés, balayés par de solides riffs de guitares. Le décor sur le podium est sobre. Seule une toile –dont le design semble inspiré par celui du dernier elpee, « Ash & Ice »– tapisse l’arrière-plan. La boîte à rythmes et le préposé aux fûts se conjuguent pour imprimer le tempo. Mais toute l’attention de l’auditoire est focalisée sur les deux leaders, VV et Hotel. Le public masculin est littéralement sous le charme d’Allison, comme s’il était hypnotisé. A cause de sa voix. Mais aussi de sa silhouette, qui pourrait facilement se prêter à un défilé de mode. Jamie a le sourire aux lèvres. En permanence. Tout en balançant ses solos de gratte. Un moment fort de la soirée… et du festival. 

Après cette claque rock, retour vers la Tent stage pour assister à la fin du set de M.I.A. Que de chemin parcouru par la Srilankaise depuis son passage à De Kreun, en 2010. Les écrans vidéo sont impressionnants et couvrent la largeur de la scène. Mathangi et sa choriste soignent les refrains et les pas de danse. Ils déambulent au bord de l’estrade, mais s’autorisent des incursions au sein de l’auditoire. L’artiste n’en oublie pas son tube « Paper planes », un titre qui sample le fameux « Straight to hell » du Clash, un morceau paru en 1982. Quand on pense que la plupart des spectateurs n’étaient pas encore nés à cette époque ! ‘I fly like papers, get high like planes’ s’exclame Maya. Et elle n’a pas vraiment tort, car une symbiose s’installe entre elle et la foule ; et cette forme de synergie la booste, manifestement…  

Il y a du peuple pour assister au concert de Foo Fighters. Beaucoup même. Et il s’ouvre en force par trois tubes : « All My Life », « Times Like These » et « Learn to Fly ». Mais la suite va se révéler moins fringante. L’accumulation de dates dans les stades et grands festivals semble influer négativement sur la voix de Dave Grohl. Elle est bien trop rauque. Faut dire qu’il ne cesse de pousser des cris pendant et entre chaque titre, alors que la présentation des compos pourrait être opérée en douceur. Les morceaux sont longs, pour ne pas dire tirés en longueur. Et les intros –dont certaines sont empruntées à Queen et Van Halen– ne sont pas de nature à réduire la voilure. Faut dire que le groupe a beau être généreux, il doit quand même assurer un show de 2h30 ! Au cours duquel, il va quand même nous réserver une vingtaine de titres, dont en final, « Best of you » et « Everlong »…

(Organisation : Open’er)

 

Mademoiselle Nineteen passe "Au jardin"

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Mademoiselle Nineteen va aller, au début de l'année 2018, à la rencontre des "Fantômes de Liverpool". Mais avant cela, Juliette Wathieu, de son vrai nom, emmène son public "Au jardin" . Il s'agira de son deuxième album après celui de 2012. La jeune Lolita liégeoise évoquait alors ses premiers émois amoureux sur fond de guitares yéyé et de refrains lipstick. Mais dans les brumes de Liverpool, ville d'enregistrement, elle s'est trouvée une âme rock & soul.

Ben Mazué a trouvé "La femme idéale"

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Ben Mazué sortira avec "La femme idéale" à partir du 15 septembre. Mais comme l'artiste sait y faire, il saura récompenser la fidélité en parsemant des surprises au fur et à mesure de l'été. Pour ceux qui lui accorderont sa confiance en précommandant son nouvel album, il offrira six titres: "J'arrive", déjà disponible, "La liesse est lovée", "La femme idéale", "10 ans de nous", "Elodie" et "La mer est calme".

"Incorporée" au Sang

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Mina Sang a été squatteuse et fermière, sculptrice et cartomancienne, accordéoniste et camionneuse, belge et limousine. De tout ça, elle en a tiré des montagnes de souvenirs que, d'aussi loin qu'elle se rappelle, elle a toujours voulu partager en musique. C'est de cette volonté qu'est né ce premier EP comportant cinq titres dont "Incorporée" qui est déjà disponible, accompagné de son clip. L'elpee sera disponible le 15 septembre prochain.

La mer de Copenhague révéle à nouveau ses dangers

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Après plusieurs années de silence, le quintet de Copenhague révèle à nouveau "Dangers of the Sea". Leur nouvel album sortira le 20 octobre prochain. Mais pour ça, ils ont besoin de "You & I" , titre de leur premier single. Ils ont pris le temps mais aussi succombé à leurs impulsions comme le confie le chanteur Andreas Bay Estrup au sujet du morceau menant l'album. Des membres de Efterklang et Saybia participent également à l'aventure.

Anthrax

Du métal en fusion dans la cité ardente…

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Certains évènements sont à voir pour les croire : le concert d’Anthrax programmé ce soir en fait partie. Et pour cause, les pionniers américains du Thrash sont devenus, grâce à leurs 36 années de route, des habitués des grosses audiences. Mais, très étonnant, ils se produisent, aujourd’hui, face à un parterre largement réduit. Et pour cause, le Reflektor ne peut accueillir que cinq cents âmes ; et les places étaient vendues, près de deux mois avant le show. L’occasion de passer un moment survolté, hors du cadre habituel, en compagnie de ce band qui a marqué et influencé pas mal de monde, dans l’univers du métal. Plongée dans la fournaise de la salle liégeoise...

Léger come-back : sous une froide nuit de février dernier, Anthrax débarque dans le nord du pays afin d’interpréter intégralement « Spreading the Disease », son second elpee gravé en 85 ; un disque qui a forgé sa notoriété. Quatre mois plus tard, le vent piquant a laissé la place à la canicule. Anthrax n’est plus venu pour un revival de ses heures de gloire mais bien afin de brosser un tableau de sa carrière. Une seule constante : toujours autant de peuple. Le premier parking couvert à proximité du lieu de rendez-vous affiche complet. Direction la gauche, pour s’engouffrer au sein d’une ruelle étroite qui conduit à proximité de la seconde aire. Il semble rester des places, au quatrième étage. Cap ensuite vers le Reflektor, après s’être frayé un chemin entre les badauds étanchant leur soif, jusqu’à finalement débarquer dans la salle de concert. C’est petit, il y a du monde : l’espace risque de vite devenir étouffant.

Il revient aux Londoniens de The Raven Age d’ouvrir le bal. Ces derniers pratiquent un Heavy new-school qui se révèle rapidement répétitif. Les morceaux démarrent généralement de manière assez soutenue mais retombent finalement, tel un soufflé, pour adopter une même architecture dans la composition. La voix Michael Burrough est monotone. Il semble blasé. Une attitude qui n’est pas de nature à aider les morceaux à sortir de l’ornière. Bref, ce n’est pas mauvais, mais après trois morceaux, la lassitude commence à vous envahir. Comme quoi, être un ‘fils de…’ n’est pas toujours miraculeux. En effet, quand on y regarde de plus près, un des deux guitaristes n’est autre que George Harris, le fils de Steve, gratteur intemporel chez Iron Maiden. Rien que ça ! Un élément pas tout à fait anodin, qui a notamment permis au band d’ouvrir à plus d’une reprise pour le mythe insulaire. C’est également la seconde fois qu’il assure le supporting act pour une tournée d’Anthrax. Pas sûr, que ces opportunités se soient présentées, s’il s’était agi d’un autre sixcordiste…

Break d’une demi-heure avant que la tête d’affiche ne prenne d’assaut les planches. Vu le monde présent, mieux vaut ne pas trop s’éloigner, au risque de se voir relégué au fin fond de la salle. Le Reflektor est à présent plein, du pit aux balcons. Alors que l’ambiance était totalement décontractée une grosse semaine auparavant, lors du concert d’Agnostic Front –les musiciens se baladaient tranquillement parmi les spectateurs– un membre de la sécurité garde vaillamment la porte conduisant aux backstages. Et quand cette dernière vient à s’ouvrir, il s’empresse de la refermer aussitôt. Interdiction de voir les stars de ce soir avant qu’ils ne montent sur l’estrade. La musique d’ambiance diminue de volume, la foule s’exclame, imaginant que le show va bientôt commencer. Fausse alerte : ce n’est qu’un morceau pour chauffer les esprits. Et pas n’importe lequel : « The Number of the Beast » d’Iron Maiden. Ah ben oui, tiens… quel hasard ! Les voix s’élèvent, des poings se lèvent. Iron Maiden appartient définitivement à l’ADN des metalheads. Un tel titre, c’est une partie de sa moelle.

Extinction des feux. Et c’est parti ! La petite scène liégeoise est plongée dans le bleu foncé. Les enceintes crachent le « Can’t Turn You Loose » des Blues Brothers. Le batteur est le premier à grimper sur le podium ; et… déception, ce n’est pas Charlie Benante mais bien son substitut, Jon Dette, qui siège une nouvelle fois derrière le kit. En effet, depuis maintenant quelques années, Benante souffre du syndrome du canal carpien. Ce qui lui provoque de fortes douleurs au poignet et l’oblige à se faire régulièrement remplacer. En fond sonore résonne le riff d’ouverture d’« Among the Living », un des plus gros titres du band. Scott Ian, guitariste et boss du team, s’installe à l’avant de l’estrade. Il fait claquer sa guitare et prend possession du morceau. Comme d’habitude, il arbore cette mine si expressive, comme si chaque mouvement d’onglet sur les cordes le transperçait de part en part. Question expression faciale, le bassiste Frank Bello n’est pas en reste. Si son épaisse chevelure noire masque partiellement son visage, il articule les paroles de chaque morceau, tel un être possédé par une quelconque force maléfique. A ses côtés, Jonathan Donais, second gratteur, se montre beaucoup plus discret. Dernier arrivé de la formation (en 2013), il semble souffrir de la chaleur ambiante. Il n’a en effet pas fallu trois tintements de cymbales pour que la fosse s’emballe, se bouscule, joue des épaules, provoquant une augmentation de la température de quelques degrés. Le solaire vocaliste Joey Belladona débarque enfin, vêtu sobrement d’un jean noir et d’un t-shirt à l’effigie de la tournée du band. Les légendes du Thrash se sont déjà emparées de la scène.

A l’instar de Metallica, Slayer et Megadeth, Anthrax appartient au Big 4 of Thrash, à savoir ces quatre plus grands groupes américains qui ont lancé et popularisé le Thrash Metal, au début des années 80. Même s’il est aussi reconnu dans le milieu que ses trois comparses, Anthrax n’est jamais parvenu à prendre un même envol. Habitué des festivals mais bénéficiant dès lors d’une durée de set réduite, le combo new-yorkais a pu, ce soir, déployer tout son talent et sa hargne en une heure et demi de show. Pas de temps à perdre entre les morceaux, excepté pour se rafraîchir à grands coups de rasade d’eau. Le groupe préfère se focaliser sur la communication avec son public lors des morceaux que pendant les breaks. L’aura de Belladona irradie la salle ; le chanteur est visiblement heureux d’être sur les planches. Il échange des regards complices avec le public, frappe dans les mains de ceux qui tentent tant bien que mal de faire du crowdsurfing et distribue à tout va les onglets de Frank Bello (qui, d’ailleurs, n’en utilise pas pour sa basse !) Si les tubes ultra-connus tels que « Caught in a Mosh », « Madhouse » ou encore « Indians » viennent électriser la foule, il faut reconnaître que « Breathing Lightning » ou encore « All of Them Thieves », une plage extraite de son dernier elpee « For All Kings », ont davantage de mal à déchaîner les âmes. L’âge d’or est derrière eux et les musiciens le savent ; en témoigne la liste résolument old school proposée lors de ce set.

Vu la contiguïté des lieux, on se demandait si la formation allait se livrer à fond ? Alors que les musicos auraient pu sortir la carte de l’indifférence, forcés de se produire dans une si petite salle, ils ont heureusement préféré sortir le grand jeu et en s’investissant totalement. Et le public leur a largement rendu. Alors que la fin du show pointait le bout de son nez, la reprise d’« Antisocial » de Trust, mais dans la langue de Shakespeare, viendra mettre un énième clou sur le cercueil des plus sceptiques. Le sol est aussi détrempé que les bustes. Ceux qui glissent sont de suite rattrapés. La déshydratation guette. Les derniers riffs sont expulsés des grattes, les mines des musiciens témoignent de l’effort nécessaire afin d’exécuter ces treize morceaux au cœur du volcan de la cité ardente. Mais peu importe le nombre de metalheads leur faisant face (NDR : Scott Ian ironisera quand même en affirmant avoir dispensé ce soir le plus gros show de la tournée et que l’année prochaine, le Graspop se déroulerait certainement lieu dans cette salle), les Américains ont offert tout ce qu’ils avaient dans le ventre. Et ça, c’est Metal !

Setlist : “Among the Living”, “Caught in a Mosh”, “Got the Time”, “Madhouse”, “Fight 'Em 'Til You Can't”, “Breathing Lightning”, “Intro to Reality”, “Belly of the Beast”, “All of Them Thieves”, “Medusa”, “Be All, End All”, “Antisocial”, “Indians”

(Organisation : Reflektor)

Open’er 2017 : mercredi 28 juin

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Il s’agit déjà de la 16ème édition de l’Open’er, un festival polonais auquel participe votre serviteur pour la 5ème fois. L’événement a déjà décroché, à deux reprises, le très prisé ‘European Festival Awards’, dans la catégorie ‘Best Major Festival’. Ainsi que de nombreuses autres nominations. Toutefois, sa localisation excentrée attire un public, en grande majorité, local. Soit bien loin de celui du Sziget, qui en constante évolution, draine un auditoire international…

Notre journée débute par le set de Royal Blood, dont la carrière a démarré en force, dès 2014, lors de la sortie de son premier elpee. Un éponyme. Il vient de publier son second. Intitulé « How did we get so dark », il est d’aussi bonne facture, mais ne réserve plus guère de surprise. Les refrains y sont même plus pop et inévitablement accrocheurs. Le concert sera d’ailleurs accordé dans cet esprit. Mais ce n’est pas la cohue face à la grande scène. Pourtant, généreusement tatoué, le drummer –dont le matos est surélevé sur une estrade, du côté droit du podium– n’hésite pas à se lever pour inciter les spectateurs à taper dans les mains. Les riffs sont lourds et semblent calqués sur ceux de Queens of The stone âge. Mais la mayonnaise a du mal à prendre. Le public débarque au compte-gouttes. Faut dire que les nombreuses formalités et autres contrôles de sécurité retardent l’arrivée des festivaliers. Si les organisateurs se félicitent d’avoir introduit en primeur une montre qui sert de moyen de paiement électronique, il faut avouer qu’avant de se la procurer, il faut patienter dans une première file, et puis dans une seconde, pour la charger…

Il y a déjà un peu plus de monde pour James Blake. Son entrée en scène est à la fois sobre et discrète. Il s’installe seul, derrière son clavier, pour aborder la reprise du « Vincent » de Don McLean. Puis, il est rejoint par un drummer et un deuxième claviériste, avant de balancer son tube, « Limit to your love ». Ses longues ballades sont autant de berceuses. Mais au fil du temps, elles deviennent carrément… soporifiques. Et même l’excellent « Retrograde » ne parvient pas à sortir la fosse de sa léthargie. Aussi, progressivement, le public se disperse afin de mettre le cap sur Tent stage au sein de laquelle, la température devrait grimper d’un cran…

Et pour cause, Solange Knowles y est programmée. Après être restée dans l’ombre de sa grande sœur Beyoncé (NDR : elle était d’ailleurs simplement danseuse chez les Destiny’s Child), son heure de gloire est arrivée, lors de la sortie de son troisième opus, "A Seat At The Table". Paru à l’aube de ses 30 ans, cet elpee a reçu un excellente critique auprès de la presse. Qui s’est concrétisée par une première victoire aux Grammy Awards, en 2017, dans la catégorie ‘meilleure performance R&B’. Une belle leçon de persévérance pour cette jolie métisse qui avait déjà gravé sa première plaque, à l’âge de 16 ans. Ce soir elle est flanquée d’un band exclusivement afro. Afro, pas affreux, loin de là, car les deux jolies choristes sont particulièrement sexy. En outre, sveltes et élégants, les six musicos semblent avoir été triés sur le volet. Dès leurs premiers pas sur l’estrade, la belle et ses acolytes entament une chorégraphie. Et elle est particulièrement soignée. On se croirait presque au spectacle de son aînée. Mais les compos sont bien plus profondes. Et les refrains autrement puissants. Très juste, sa voix est digne d’une grande chanteuse de gospel. Elle ne cesse de nous bluffer tout au long d’un show parfait, mais un peu court. Seule ombre au tableau, le son. Les infra-basses sont trop écrasantes et étouffent la voix ainsi que la section des cuivres, déjà discrète, au demeurant…  

Retour sur la grande scène pour la première grosse tête d’affiche de ce festival : Radiohead. Pas de problème, le son est parfait. Comme d’habitude, pourrait-on ajouter. Et les morceaux interprétés ne souffrent d’aucune faille. Pourtant, on aimerait qu’un contretemps ou une improvisation bouscule ce set impeccablement rôdé. Que ce soit les introspections, au cours desquelles les artistes se montrent très concentrés sur leur sujet, ou les dérapages sauvages voire déjantés, tout est strictement maîtrisé. La fusion entre rock électrique et électro épileptique est infaillible. Thom Yorke vit profondément chacune de ses compos. Le light show et les vidéos nous en mettent plein la vue. Les morceaux s’enchaînent à un rythme hallucinant, ne laissant guère le temps à la foule de reprendre son souffle. Et la set list n’a qu’un seul objectif : déconcerter. Pas question de tubes, comme « Creep ». La notoriété du band n’est plus à faire, aussi, il trace sa voie à sa guise. Et qui peut lui donner tort ?

Le long chemin du retour se profile déjà, car le programme de demain est plutôt chargé…

(Organisation Open’er)

 

Telegraph et les loups, une belle histoire ...

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Le trio indie folk rock Telegraph fête l'été et la musique avec son premier clip "Run With Wolves" !

Formé l'an dernier lors d'un grand roadtrip sur la côte ouest nord-américaine, le groupe est composé des cousins Julien (chant, guitare) et Matthieu (guitare, chœurs) Humez, et de leur ami d'enfance Maxime Fornareso (batterie, claviers, chœurs).

Un projet commun porté par l'amour de la musique et le partage de leurs périples. "Run With Wolves", que vous avez pu découvrir en session live acoustique dans un parc floral à l'automne, est aujourd'hui le premier single du groupe.

Lumineux et inspirant, son très beau clip (à voir ici ) vous embarque dans l’univers Telegraph. Bienvenue sur la route !

Alice Cooper déclaré personnalité paranoïaque !

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La légende du shock-rock Alice Cooper annonce aujourd'hui la sortie de « Paranoiac Personality », le premier single de son nouvel album Paranormal.

Produit par Bob Ezrin, collaborateur de longue date, ce nouveau titre est tout droit dans la lignée des plus grands classiques d'Alice Cooper.

Diffusé en avant-première dans le Chris Evans Breakfast Show sur BBC Radio 2 ce jeudi matin, ainsi que dans l'émission d'Alice Cooper « Nights With Alice Cooper », « Paranoiac Personality » est désormais disponible en format digital et sur les sites de streaming.

Le single en digital est accompagné d'une version live inédite de « I'm Eighteen », enregistrée en 2015 à Dallas et interprétée par le Original Alice Cooper Band. Le mois de juillet verra également sortir le single « Paranoiac Personality » en vinyle blanc 7'' en édition limitée

Un lien streaming vidéo de « Paranoiac Personality » est également disponible sur la chaine YouTube officielle de earMUSIC : 

 

Un groupe qui en jette !

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Avec « Boy To Beastie », le groupe belge The Van Jets dévoile le premier extrait de son nouvel album qui sort le 27 octobre.

 Ce disque est le successeur de « Welcome To Strange Paradise » sorti il y a deux ans, et qui contient les hits « Two Tides Of Ice », « Carpet Man » et « Shit To Gold ».

La bande à Johannes Verschaeve a joué cet album durant deux étés dans tout le pays (Rock Werchter, Pukkelpop, Lokerse Feesten, TW Classic, Les Ardentes,...).

Cet été, vous pourrez voir The Van Jets au Pukkelpop.

La vie est belle !

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Que les fans se rassurent, Indochine revient avec un 13ème album studio qui devrait paraître le 13 septembre 2017.
 
"La vie est belle" est le premier single issu de ce nouvel opus. A découvrir ici .

"Esther" est entêtant et envoutant !

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Avant d’entamer sa tournée des festivals, Piano Club vous offre Esther! Hypnotique et entêtant, ce titre est empreit de la griffe singulière du groupe.

En guest vocal, on retrouve également l’artiste Lylou.

Ce nouveau clip composé d’extraits d’images « live », donne un fidèle aperçu de la fête qui caractérise chaque prestation du groupe.

Ce titre (à découvrir ici ) est déjà en haute rotation sur Pure et Mint.

 

Agnostic Front

L’esprit hardcore de l’underground new-yorkais au Reflektor…

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Alors qu’il se produisait la veille, face à plusieurs milliers de personnes, Agnostic Front a aujourd’hui rendez-vous devant un parterre nettement plus réduit –environ 400 personnes– mais néanmoins gonflé à bloc. Un moment musclé mais convivial en compagnie des légendes du Hardcore Punk. Ce détour par la Belgique est devenu une habitude pour cette formation yankee qui laisse toujours derrière elle un souvenir indélébile. Et puis… ce n’est ni plus ni moins qu’une tournée d’anniversaire : trente-cinq années de planches à célébrer vigoureusement dans le pit !

Dimanche fin d’après-midi, un soleil de plomb prend Liège en otage. Les rues sont calmes, le centre-ville est plutôt désert… à l’exception d’un petit attroupement qui s’est formé aux abords du Reflektor. Et pour cause : face à la salle de concert trône fièrement une magnifique Chevy datant de 1953. La bête a été amenée par le chapitre français du Rumblers Car Club, un collectif de passionnés dont le credo est de réparer, reconstruire et faire rouler d’anciennes voitures américaines. Autre détail intéressant : le responsable de cette association, née à New-York en ’96, n’est autre que… Roger Miret, le leader d’Agnostic Front. Il était donc naturel que le vocaliste, flanqué du reste du band, vienne inspecter le bolide. Accolades viriles, moments photos, échanges de compliments, la soirée s’annonce plutôt bien.

La fosse est plutôt clairsemée, si pas quasi-vide, lorsque les Liégeois de Surge of Fury entament leur set. ‘Allez les gars, on se rapproche… Que chacun fasse deux pas en avant, je veux pouvoir vous sentir’, lâche Tito à l’auditoire qui se densifie petit à petit. Les coreux comptent vingt années d’expérience acquise en ‘live’ ; ils connaissent donc bien les ficelles afin de bouter le feu au public. ‘Montrez vos culs…’, ose un spectateur. ‘En tout cas, nous, on se le bouge…’, lui rétorque de suite, le vocaliste. Il n’en faut pas moins pour que quelques esprits commencent à s’échauffer, les poussant à marteler le sol à coups de pieds et à mouliner les bras dans les airs. En une demi-heure de show, malgré un public relativement calme encore à cette heure anticipée de la soirée, Surge of Fury a offert un show carré et sans concessions. N’ayant jamais sa langue en poche, Tito remerciera Chris (vocaliste du groupe Do or Die et, pour l’occasion, organisateur de la soirée) mais également, un peu amer, tous les participants ‘qui ont été prêts à dépenser un tel prix, exorbitant pour ce style de musique…’ (NDR : le sésame s’élevait à un peu moins de trente euros).

Un espace contigu, des températures estivales : le cocktail idéal pour assoiffer les gosiers. La Chevy est mise en sécurité dans un parking proche de la salle de concert. C’est désormais une horde en t-shirts noirs et treillis de rigueur qui occupent la Place Neujean. Le temps de s’en jeter une ou deux, les martellements de la batterie de Wendy’s Surrender sifflent la fin de la récré. Originaires de Besançon, les Français ont entraîné leur fan club (vous vous rappelez, les fans de vieilles voitures US ?) Sous la bannière ‘East Side Hardcore’, les artistes bénéficient d’un quart d’heure de plus que le band précédent (même s’ils écourteront quelque peu leur prestation). La sauce a un peu de mal à prendre lors des premiers morceaux. D’ailleurs le public est assez statique. Wendy’s Surrender finit néanmoins par imposer son style typiquement old school mais agrémenté d’un petit côté groovy des plus appréciables. La fin du show approche et Cyril, le vocaliste, remercie Chris pour l’accueil. Jean Rem se lève derrière ses fûts, plante une baguette dans le flan du chanteur et lui montre l’arrière du podium. Cyril se retourne et se reprend illico : ‘… et on remercie également Roger d’Agnostic Front. On lui dédie d’ailleurs ce morceau !’ En toute simplicité, Roger Miret et son bassiste Mike Gallo s’étaient en effet glissés en coulisses afin de profiter de la prestation des Français. Au vu des hochements de tête approbateurs et des applaudissements, les artistes ont eu plutôt l’air de passer un bon moment. Une impression également partagée par la fosse, acclamant généreusement le groupe à la fin du concert.

Plus l’heure passe, plus l’air ambiant devient humide. Le temps de sortir d’un état proche de l’apnée, de se faire apostropher par la garde (‘on ne sort plus devant l’établissement avec des boissons après 10h !’), de se rafraîchir autant la gorge que les poumons, et il est déjà venu le moment de regagner le théâtre des opérations. Le décor est planté : le fond de la scène est tapissé par un drapé à l’effigie du dernier album d’Agnostic Front, « The American Dream Died », représentant la charmante statue de la liberté au visage squelettique. Tout le beau monde réuni pour l’occasion occupe à présent la salle, les plus motivé-e-s sont collé-e-s à l’estrade. Il faut dire qu’au Reflektor, il existe une grande proximité entre le groupe (ou l’artiste) et la foule, une simple petite barrière séparant le pit du podium.

Obscurité, cris, spots rouges projetés à la face du public, la B.O. du film ‘Le Bon, la Brute et le Truand’ (NDR : ça y est, vous l’avez aussi en tête à présent ?) est diffusée dans les haut-parleurs. Fidèle à sa réputation de mascotte, Vinnie Stigma entre triomphalement sur les planches, tout en torse bombé, vêtu d’un maillot du Standard et brandissant sa guitare retournée, au dos de laquelle sont inscrites en capitales les lettres STIGMA. Craig Silverman et Mike Gallo, respectivement guitariste et bassiste du band, prennent position derrière leur micro de part et d’autre du podium. Toujours très sobre et discret, Pokey s’assied derrière sa batterie, suivi finalement de Roger Miret, éternel bandana sur le crâne descendu jusqu’au niveau des yeux, et vêtu d’une ample chemise noire et short de la même couleur. Tous les poings sont levés. « The Eliminator », tiré de l’album « Cause for Alarm » de ’86, claque, tel un coup de fusil, le début du round. La contiguïté des lieux décuple la puissance des bousculades viriles dans la fosse. Les torses s’entrechoquent, certains tombent mais sont de suite relevés. Hardcore spirit.

L’ambiance est empreinte d’une franche camaraderie, le combo a l’habitude du plat pays et son public lui est fidèle. Un lien manifestement palpable. Les esprits s’échauffent, les plus hardis se font porter au-dessus de la foule pour finalement atterrir sur l’estrade, taper une accolade à un des musicos pour finalement se relancer de plus belle dans le pit. Certes, l’alcool aidant, certains abusent de cette ascension sur la stage ; ce qui finira par sensiblement énerver Roger Miret et Mike Gallo. Mais bon, ce rituel fait partie du jeu. Les morceaux s’enchainent pendant une heure, pour un set plein et condensé. Un ‘We love you Agnostic’ émane d’un des spectateurs adossé à la barrière et vient interrompre le vocaliste, alors qu’il était occupé à remercier le public de sa présence en ce dimanche soir. Ni une, ni deux, Roger Miret dédicace alors « For My Family » à ce fan visiblement heureux d’être là. En guise de remerciement, la formation invitera également (encore !) Chris de Do or Die à les rejoindre pour attaquer « Peace », avant de, quelques morceaux plus tard, relancer l’invitation cette fois-ci au vocaliste de Wendy’s Surrender, pour s’époumoner ensemble sur « A Mi Manera ». Un juste retour d’ascenseur.

Même si la moyenne d’âge tendait plutôt vers les trentenaires et les quadras, le public recensait quand même quelques jeunes pousses. ‘Vous êtes la nouvelle génération’, signifie Roger Miret à de jeunes enfants proches des barrières, avant de les inviter à monter sur l’estrade pour le dernier morceau du set, l’incontournable reprise des Ramones, « Blitzkrieg Pop ». Pendant que l’un s’accapare le micro de Craig Silverman afin d’entonner le refrain, un autre, plus jeune, cheveux longs et casque insonorisé sur la tête, pousse la chansonnette auprès du vocaliste, avant de se lancer dans la fosse, sous le regard médusé mais amusé des musiciens. ‘Vous savez, c’est aujourd’hui la Fête des Pères aux Etats-Unis… Mike est papa, Craig est papa, je le suis aussi… Vinnie lui est déjà grand-père (NDR : ce qui déclenche des rires de la salle). Et Pokey… lui c’est notre adopté, il est notre gamin à tous (accentuant cette hilarité). On est une grande famille…’, avait lancé Roger un peu plus tôt. Après avoir passé de bras en bras dans la fosse, le petit garçon revient sur les planches. Le chanteur le hisse sur ses épaules et clôture le set. Tout le monde est hors d’haleine. Les sourires parlent d’eux-mêmes : les légendes new-yorkaises du Hardcore-Punk ont une nouvelle fois mis le feu, en toute modestie, en tout simplicité, leur expérience et leur vécu transparaissant naturellement dans leur jeu de scène. Un esprit de fraternité, d’échange sincère avec leur public –peu importe le nombre qu’il soit– qui ne naissent et ne se déploient que dans ce type de concert. Longue vie au Front !

Organisation : Reflektor & Nuclear Blast

Simi Nah prône le "Chacun Pour Soi"

Simi Nah, l'artiste d'origine française aujourd'hui installée à Ostende, revient après 3 ans de silence et nous propose un nouveau single intitulé « Chacun Pour Soi ». Pour rappel, Simi a travaillé dans la mode et joué de la basse au sein de différentes formations, notamment chez Praga Khan ainsi que The Chicks.
 
Elle développe depuis quelques années un projet solo très intéressant en compagnie de son 'partner in crime', le musicien-producteur belge KGB aka Kenny Germain B.
 
Après avoir publié quatre albums, « Cherchez La Femme », « 5 », « Be My Guest » et « Bootleg », Simi Nah frappe fort avec cette nouvelle composition. Articulée autour d'un riff de synthé imparable, elle est rehaussée par le 'spoken word' de Simi et une rythmique électronique puissante et cristalline. C'est dans le style typique 'dark electro' de Simi Nah, quelque part entre Miss Kittin' et Serge Gainsbourg.
 
Mais le moment le plus frappant est à 3 minutes lorsque la chanson évolue vers une mélodie chantée d'inspiration médiévale et carrément gothique. On pense alors à Qntal et à Mylène Farmer. Le final voit cette mélodie s'entremêler avec le riff de synthé et le spoken word dans une belle apothéôse. Du très bon boulot et clairement un hit potentiel sur les dancefloors des soirées 'dark'.
 
Ce titre sort uniquement en digital et préfigure un album chanté en français prévu pour la fin de l'année qui, aux dires de l'artiste, serait son dernier long format avant la dissolution de son projet. On espère qu'il n'en sera rien !
 
Pour écouter et commander le single « Chacun Pour Soi » :
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  • iTunes : ici

The Dillinger Escape Plan

Pas de nostalgie, mais plutôt de la sueur, de l’énergie et de la chaleur animale…

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Ce soir, l’Ancienne Belgique est configurée en mode Box pour accueillir God Mother, Warsawwasraw et surtout, en tête d’affiche, The Dillinger Escape Plan. C’est la tournée d’adieu du combo américain. Fondé en 1997, il est responsable de 5 elpees, dont le dernier, « Dissociation », est paru en octobre 2016. Bien yankee, contemporaine, violente, sa musique est considérée comme le fruit de la rencontre entre heavy metal et mathcore, tout en intégrant des éléments de jazz et de prog. Les structures rythmiques sont souvent complexes et les tempos rapides. Si DEP a influencé de nombreux groupes, il s’est lui-même inspiré –et notamment– de Refused, Mahavishnu Orchestra, King Crimson, Black Flag et Cynic. Le New York Times a défini le groupe comme suit : ‘Si vous voulez vraiment connaître ces chansons, ce métal passe par le filtre jazz-rock d’Allan Holdsworth et Mahavishnu Orchestra’.

L’ouverture des portes est prévue à 18h30. Il ne sera décrété qu’une heure plus tard. En fait, le bus de DEP est tombé en panne sur la route. Les musicos seront donc contraints à se produire sur scène sans avoir réalisé leur soundcheck. A l’entrée le climat est lourd. Les gens parlent de l’attentat manqué, qui a secoué, la veille, la gare centrale…

A 20 heures, God Mother ouvre le bal. Un quatuor suédois. Issu de Stockholm, très exactement. Peu de monde dans la fosse. Si le drummer, le guitariste et le bassiste restent bien plantés sur les planches, le chanteur est vraiment déchaîné et rejoint l’auditoire, en emportant son micro relié à un fil (NDR : il aurait tout intérêt à s’en procurer un sans, pour ne plus s’entortiller dedans). Le band pratique un metalcore percutant et manifeste une énergie débordante. Hurlé le chant et particulièrement efficace. Convainquant !

Warsawwasraw embraie. Un duo parisien réunissant le chanteur/guitariste John Anthony Huss et le batteur Mathieu Luckas Betard. Ce dernier va se servir des fûts de son prédécesseur. Le chant est hurlé. Les sonorités sont lourdes et expérimentales. Pas trop ma tasse de thé. La salle commence à se remplir ; et elle sera comble pour la tête d’affiche.

Place ensuite à The Dillinger Escape Plan. Le drummer est installé sur une estrade surélevée juste devant une tenture noire sur laquelle est imprimé le nom du band. Le light show se distingue par quatre rangées de trois stroboscopes qui vont mitrailler la fosse, chauffée à blanc. Aux premiers rangs, l’atmosphère est suffocante. Votre serviteur migre vers le fond de la salle. Hurleur de service, Greg Puciato est épaulé par le bassiste Liam Wilson, installé en retrait devant le batteur, ainsi que Ben Weinman et Kevin Antreassian, qui se démènent comme des diables en boîte.

Après un élégant ‘Welcome Motherfuckers’, le show démarre sur les chapeaux de roues, par « Panasonic Youth ». Greg Puciato est omniprésent sur les planches. Il est partout et grimpe sur les baffles placés en front de scène. Son chant hurlé est assez mélodique, mais ‘testonérisé’. Endiablé, le set conjugue intensité et brutalité. Débordante, l’énergie libérée est terriblement électrique. Puciato incite à créer un circle pit et le rejoint. Les musiciens embraient par « Milk Lizard », comme si de rien de n’était, alors que Puciato remonte sur les planches. Pas sûr que la set list ait été respectée. Et l’intensité du show a atteint son paroxysme, lors du rappel, un encore de 3 morceaux.

Etonnant, mais la formation n’a pas abordé le sujet de la fin de son aventure. Et vu la réaction de la foule, on ne peut pas dire que l’ambiance était à la nostalgie, mais plutôt chargée de sueur, d’énergie et de chaleur animale. L’Ancienne Belgique a encore servi de temple du metal…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Moby se prépare à l'apocalypse

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Moby & The Void Pacific Choir offrent leur talent au public. Ils proposent, en effet, leur nouvel album, "More fast songs about the apocalypse" totalement gratuitement. Il sera aussi possible de bénéficier, à titre de supplément, de "These systems are falling", sorti en octobre 2016. Le but est, en plus de partager librement leur talent, d'inciter les fans à faire des dons à des oeuvres de charité, en invitant à verser ce qu'il serait légitime de payer pour cet album. Il reste possible d'acquérir une version physique.

Et pour emmener le public vers l'Apocalypse, un premier titre se voit doter d'un clip: "In this cold place" . Un clip, réalisé par Steve Cutts, tout en animé remettant le monde en question, mettant en évidence le côté destructeur de notre société. En partant de mignons petits dessins animés projetés sur un écran de télévision, Moby & The Void Pacific Choir égratignent et nourrissent plus d'un débat actuel. Sans oublier de mettre en image leur vision du nouveau président américain...

Une série de vidéos live accompagne le tout. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça bouge.

Une fin d'été où il faudra être "Villains"

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Triple annonce pour Queens of the stone age. Le nouvel album "Villains" sortira le 25 août prochain. Un septième opus qui vient rompre une période de 4 ans de disette. On appréciera au passage la couverture de l'album. Second coup sonné par Qotsa, le premier single "The way you used to do" est disponible. Et pour compléter le tableau, le groupe californien, qui a fêté 20 ans d'existence en 2016, s'arrêtera en Belgique lors de sa tournée. Ce sera au Sportpaleis d'Anvers, le 16 novembre.

 Tracklist:

1. Feet don't fail me
2. The way you used to do
3. Domesticated animals
4. Fortress
5. Head like a haunted house
6. Un-reborn again
7. Hideaway
8. The evil has landed
9. Villains of circumstance

Arcade Fire enflamme l'été

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Arcade Fire sortira son nouvel opus le 28 juillet prochain. Enregistré entre la Nouvelle-Orléans, Montréal et Paris, "Everything now" sera défendu sur scène tout l'été, le groupe arpentant les festivals d'Amérique du Nord mais aussi d'Europe. Ils seront notamment au Rock Werchter festival le jeudi 29 juin. Le morceau "Everything now" , titre éponyme de l'album, est lui déjà disponible.