Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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The Experimental Tropic Blues Band

Le mot ‘Experimental’ prend ici tout son sens…

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Fasciné par le cinéma underground des seventies, Jérôme Vandewattyne avait déjà bossé en compagnie des Tropics, pour « The Belgians », un concept consacré autant à l’album qu’aux projections destinées aux spectacles. Il a donc remis le couvert, mais ici, pour un véritable long métrage. Son titre ? ‘Spit’n’split’. Une référence à une pratique sexuelle dans l’univers du porno. Jérémy, Jean-Jacques et David ont participé comme acteurs à ce tournage. Mais également composé la B.O.. En fait, ce jeune réalisateur a suivi la tournée du trio, pendant deux ans. Et il en relate les aventures et les mésaventures rencontrées par la formation, sous la forme d’une fiction. Dont la démesure conduirait à l’évasion et à l’amour. Enfin, presque. Jérémy et Jean-François ont accepté d’accorder cette interview à Musiczine, juste avant le set du band, accordé dans le cadre du Roots & Roses. Et il faut le reconnaître, en ce qui concerne ce film, qu’il n’est pas toujours facile de leur tirer les vers du nez…

On dirait qu’aujourd’hui, vous avez besoin de thématiques, pour écrire de nouvelles compos. A l’instar de « The Belgians ». Puis maintenant, à travers ce « Spit’n’Split ». Une explication ?

Jeremy : pas vraiment une thématique, mais on ne souhaite plus reproduire la même routine : sortir un disque, faire une tournée, sortir un disque, etc. On préfère quand l’exercice est moins classique et plus complexe.
Jean-Jacques : Nous cherchons à explorer de nouveaux horizons. Celui-ci,
cinématographique, est tout à fait inédit pour nous.

J : il s’intéresse à l’amour dans tous ses états. Finalement, c’est un bon moyen pour évoquer un sujet… différemment.
J-J : c’est un prétexte. Parler d’autre chose. De plus profond.

Sur la pochette figurent des personnages dans leur plus simple appareil. C’est une manière de promouvoir une idéologie naturiste, nudiste… ?

J : non, on a voulu que le projet reste cohérent en montrant l’affiche du film pour lequel on a composé la musique. Et on l’a reproduite sur la pochette.
J-J : être nu, dans la nature, c’est un retour aux sources. En fait, si on observe bien les personnages, ils portent tous des masques de nos visages. Ils nous réincarnent. Bien sûr, c’est un peu morbide…
J : la fin du film est proche et il reflète une forme d’évasion…

Une envie de retour à la nature ?

J-J : exactement.
J : le retour à tout ce qu’il y a de plus simple en nous, quoi.

En préambule à ce long métrage, vous citez une phrase d’Alfred de Musset, ‘Tout le réel pour moi n’est qu’une fiction’. Poète et dramaturge, il était un grand romantique, mais aussi un débauché et un alcoolique notoire, comme Rimbaud…

J : ta réflexion confirme qu’il s’agit bien d’une fiction. Sans trop dévoiler le scénario. Et ce choix communique davantage de saveur. Parce qu’on piste des alcooliques et des débauchés, pendant au moins une heure et demie.

Vous avez intitulé un morceau de l’elpee, « Divine Comedy ». Ce n’est quand même pas un clin d’œil adressé à Neil Hannon ?

J-J : non c’est plutôt un hommage au romancier Dante Alighier. A son œuvre littéraire.
J : du coup, cette référence résume un peu le film. La Divine Comédie. Une approche quand même globale...

Le premier titre du long playing, « Le culte », évoque un rite païen. Tribal. Celui des aborigènes australiens ?

J-J : c’est la secte des Tropics !
J : il a surtout été écrit pour le film. La scène est importante et le réalisateur nous avait demandé d’imaginer une musique qui corresponde à cet état d’esprit. Celui d’une secte. Nous sommes entrés en studio sans un seul riff, mais en se servant uniquement des souvenirs de souhaits émis par Jérôme. Mais on avait aussi envie de composer des chansons à la Tropics, parce qu’il en fallait pour l’album. Ce soundtrack est donc également devenu notre nouveau disque. Qui est enrichi par des tas d’autres morceaux, pour lesquels on a vraiment pu expérimenter. Le mot ‘Experimental’ prend ici tout son sens.

Ce qui explique sans doute aussi pourquoi un titre comme « Baby Bamboo » semble s’inspirer de Swans. Il est chamanique, obsessionnel et hypnotique, sauf en fin de parcours, lorsque des interventions de claviers vintage font leur apparition…

J-J : jamais trop apprécié la musique de Swans…
J. : tu vas découvrir ce morceau, et après on se fera une orgie de « Baby bamboo » (NDR : une pipe psychédélique ?) En outre, je suis le gourou de cette secte…

J’ai lu que dans le film, il y avait des répliques qui tuent.

J : en fait, non, il s’agit plutôt de phrases cultes.

Tout au long de « Straight to the top » et « Power of the fist », le spectre de Jon Spencer se remet à planer. Comme lorsque vous avez publié « Liquid love », long playing qu’il avait produit…

J-J : c’est l’aspect punk du groupe. La face destroy. Le côté Pussy Galore. Ce sont des morceaux qu’on a composés instinctivement, sans réfléchir. Tous les matins on bossait dans ce climat. Pendant une demi-heure à quarante-cinq minutes, on faisait n’importe quoi. Le riff vient ou pas, peu importe. Et on chantait ce qui nous passait par la tête, dessus.

Une forme de brainstroming ?

J-J : exactement ! Et puis, parfois quand on écoute, on se dit, ouais, ça marche, t’as entendu, c’est super. Mais c’est vrai qu’il y a cette énergie Blues Explosion, en plus.
J : et puis on les a laissés, tels quels. Même les voix. On chantait, « Power of the fist ».
J-J : tout était improvisé.
J : La puissance du poing. Lors d’un sport de combat. Le morceau est sorti naturellement et on n’y a plus touché. Et souvent quand tu composes, ce sont les premiers instants, les premières prises, qui sont magiques. Ces instants de magie, on voulait vraiment les capter.
J-J : Quand tu débarques avec des morceaux construits, tu perds quelque chose au moment où tu les enregistres. Des tas de trucs s’égarent en cours de route.
J : Le studio était un laboratoire sonore. On n’avait rien écrit. Toute la journée était consacrée à la recherche sonore. Et à expérimenter. Donc là on se retrouve, on joue, on est devant l’ordinateur. On écoute ce qu’on a fait, puis finalement, on n’en isole qu’une partie. On duplique, on rejoue dessus. Et on peut même ajouter un peu de synthé. On avait plein de matos, et on s’est laissé aller. Et finalement, au bout des sessions on disposait de 40 morceaux. Il a fallu faire le tri de toute cette masse de travail, et Jérôme y a participé. On n’a jamais été aussi productifs, alors qu’on est arrivés en studio, sans rien. Jérôme a pioché dans ce répertoire et s’en est servi pour le film. Il y a même plus de musique dedans, que sur le disque. On n’est pas parvenu à tout inclure.

Vous avez eu recours à une certaine forme d’écriture automatique ?

J : si on veut !
J-J : ce n’était pas intentionnel. C’est arrivé (NDR : près de chez vous ?)

« Ultra erectus » est un titre manifestement post punk, mais on y décèle des traces de r&b. A la limite on pourrait parler de r&b post punk.

J : il me fait plutôt penser aux années 90. A fond. A Lenny Kravitz (rires)…
J-J : à cause de ce côté fusion… ce morceau est encore complètement involontaire. Il n’a pas tellement sa place hors du film, en fait. Je n’aime pas le jouer en live (NDR : les musiciens de The Scrap Dealers débarquent et on se salue…) C’est un morceau qui me fait aussi penser à « Satisfaction » des Stones (NDR : il imite le riff). Oui, c’est vrai le côté r&b, tu n’as pas tort.

« Alas alas » est un slow. Curieux quand même, cette guitare surf et ces cris d’enfants qui semblent émaner d’une cour de récréation.  

J : tout à fait. J’habite à côté d’une école. J’ai emporté mon enregistreur et puis voilà. Les paroles évoquent la relation entre un papa et son fils.
J-J: c’est inspiré d’une séquence que j’ai vue dans « Interstellar ». Qui met en scène Matthew McConaughey. Au cours de ce film, il prétend qu’il deviendra le fantôme de ses enfants. Et c’est un truc qui m’a fort marqué. Le fait de savoir que tu seras le futur fantôme de tes enfants. Cela m’a brisé le cœur. Mais finalement, c’est le contraire qui se produit. Son enfant vieillit avant lui, parce qu’il voyage dans une autre dimension, etc.

Une bonne raison pour aller voir le film ?

J-J : très spécial. Inattendu. Riche. En même temps, trash. C’est un film qui va loin. Dans les tabous. Il brise beaucoup de tabous.

C’était l’objectif ?

J : non, pas vraiment, parce que le film s’est écrit au fur et à mesure de la tournée et Jérôme nous a suivis pendant les deux ans de ce périple. Et après, on a eu besoin d’un an de montage. Un an de boulot. Ca s’est fait comme ça, parce que nous on n’est pas des acteurs et il a fallu jouer la comédie, quoi. C’est vraiment un long processus. Comme réalisateur, il a vraiment été très bon, parce qu’il a nous a pris tels qu’on étaient. Pour créer une fiction qui est ultra réaliste. Ma mère y croyait dur comme fer. Mais après l’avoir vu, elle s’est dit : ‘ce n’est pas possible, je n’ai pas enfanté un monstre pareil’. Et à la fin, un élément remet tout à plat et on en conclut : ‘OK, je me suis fait avoir’. Même si je le dis, tu te feras quand même avoir.

Ce soir, on vous a demandé de reprendre l’hymne du festival, ‘Roots & Roses’. La cover devrait être psyché/noisy, enfin dans le genre.

J-J : psyché oui… noisy, certainement.
J : chaque année les organisateurs invitent un groupe à tenter l’exercice de style, et c’est tombé sur nous. Et la version qu’on va interpréter ce soir, n’est pas vraiment celle diffusée sur Internet.

(Photo : Ludovic Vandenweghe)

 Sortie de l'album "Spit'n'Split", ce 1er mai. Et à l'achat de l'album vous disposerez d'un code pour visionner le film, une seule fois, en streaming.

 

The Allman Brothers Band

L’Allman Brothers Band doublement en deuil…

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C'en est bien fini de l’Allman Brothers Band. Le chanteur, claviériste et parfois guitariste, Gregg Allman, s'en est allé ce 27 mai, à l'âge de 69 ans. Il est décédé des suites d'un cancer du foie. A son domicile. Il est vrai qu'il avait déjà subi une transplantation en 2010.

Il vient de rejoindre son frère Duane, légendaire guitariste, victime d'un accident de moto chez lui à Macon, en Georgie. C’était déjà en octobre 1971.

Gregg s'était marié à six reprises et avait divorcé autant de fois. Sa troisième épouse n’était autre que la chanteuse Cher.

Il laisse deux fils musiciens, l'excellent Devon, et Elijah Blue (de son mariage avec Cher).

Un album devrait sortir dans le courant de cette année. Il s’intitulera "Southern Blood".

Fondé en 1969, The Allman Brothers Band était un groupe de southern jam, responsable des meilleures joutes de guitares de l'histoire. Et l'album live "At Fillmore East", paru en 1971, réunissant les gratteurs Duane Allman et Dickey Betts, célèbre des moments de véritable magie.

Enfin, Butch Trucks, l'un des batteurs de cet Allman Brothers Band (NDR : rôle qu’il partageait auprès de Jaimoe Johanson) s'est suicidé chez lui, en Floride, le 24 janvier 2017. Il avait 69 ans. Son neveu Derek Trucks avait joué lui aussi plus tardivement dans le groupe des frères Allman. Il drive toujours son Truks/Tedeschi Band!

RIP

 

Monstrueuse affiche pour les dix ans de l’Alcatraz !

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L’Alcatraz Festival fêtera, les 11-12 et 13 août prochains, sa première décennie. L’occasion était toute trouvée pour proposer, une fois de plus, un line-up d’exception. Il faut dire que les organisateurs du festival prennent soin de sélectionner des groupes de qualité, des bands d’hier et d’aujourd’hui, tout en assurant au festival une « taille humaine » et surtout très conviviale.
 
Le début des hostilités débutera en douceur, le vendredi 11 août, avec l’ouverture de la première stage. Le thrash-old school des Belges d’Evil Invaders ne manquera pas de placer la barre assez haute, avec notamment sous le bras un nouvel album qui devrait voir le jour encore dans le courant de cette année. On restera ensuite dans les sonorités plus anciennes, mais cette fois-ci dans le versant Heavy Metal, avec les Anglais de Hell suivis des Danois de Denner/Shermann, deux guitaristes liés à Mercyful Fate et qui ont décidé d’unir leurs forces en 2015 afin de faire revivre les sonorités de ce groupe mythique du Heavy. Bon moment assuré ensuite avec Krokus, les fleurons suisses du Hard Rock, qui ne manqueront pas de jouer quelques morceaux de « Big Rocks », leur dernier LP de reprises sorti en ce début d’année. Et pour couronner cette journée dédiée aux valeurs d’antan, Dirkschneider fera revivre pour le plus grand bonheur de toutes et tous les morceaux qui ont permis de faire entrer la légende teutonne qu’est Accept dans l’histoire du Heavy.
Line-up complet : Evil Invaders, Hell, Denner/Shermann, Krokus, Dirkschneider
 
Un des premiers rendez-vous du samedi 12 août, cette fois-ci sur la seconde stage du festival, sera pour les fans d’ambiances lourdes propres au Stoner, avec High on Fire en début de journée suivi d’un peu plus tard de Brant Bjork, fondateur et batteur de surcroit du groupe mythique Kyuss (qui se lissera par la suite pour devenir Queens of the Stone Age). Toujours dans les ambiances lourdes, mais remontant cette fois-ci aux sources du Death Metal, Obituary, la bande aux frères Tardy, déferlera tel un rouleau compresseur sur la plaine courtraisienne. Autre genre, autre style : les amateurs de vestes à patchs auront la chance d’applaudir, un peu plus tard dans la journée, deux légendes du Thrash, les Américains de Death Angel et de Testament. Il est fort à parier que ces mêmes personnes ne décolleront pas de la scène, happées par les riffs ravageurs et épiques d’Iced Earth et de, en clôture de cette journée intensive, les légendes anglaises de Saxon. Actifs depuis ’77, les hommes de proue du Heavy Metal sont des habitués de la Belgique et offrent à chaque fois des concerts hauts en couleur ! À ne pas manquer !
Line-up complet : King Hiss, Monkey 3, High on Fire, Wolves in the Throne Room, Brant Bjork, Obituary, Sleep, Abbath, Rage, Last in Line, Death Angel, Iced Earth, Testament, Saxon
 
Nul doute qu’il faudra être vigilant à garder des forces pour le dimanche 13 août, troisième et dernière journée de l’Alcatraz, tant l’affiche est intéressante (pour rester poli). Si vous aimez le (Black) Metal aux relents de Viking, ne manquez surtout pas les Norvégiens d’Enslaved. Une véritable référence en la matière ! Au même titre de groupe iconique, les Américains de Morbid Angel offriront au public belge une autre facette originelle du Death Metal. Les musiciens préparent actuellement un successeur à Illud Divinum Insanus et ont récemment laissé entendre qu’ils pourraient jouer l’un ou l’autre de ces nouveaux morceaux cet été. Un autre moment fort de la journée sera sans nul doute le set de Life of Agony, un des revivals tant attendus de la scène Hardcore. Très discrets au début des années 2000, les musiciens de Brooklyn ont annoncé leur grand retour il y a de cela trois ans et ont sorti cette année A Place Where There's No More Pain, douze ans après leur dernier LP. Même si l’Alcatraz acquiert cette réputation de dérouler le tapis rouge aux vétérans du Metal, il n’en demeure pas mois que deux groupes plus jeunes seront à l’affiche en cette journée dominicale. Trivium et leurs morceaux nourris de Heavy, de Thrash et de Hardcore viendront démontrer par l’exemple que la nouvelle génération a également son mot à dire. Avant que le festival ne touche à sa fin, Doro, la Metal Queen, réunira telle une communion tous les spectateurs présents (et, en tant que grande amie de Lemmy Kilmister, ne manquera certainement pas de lui rendre hommage). Si les Vikings d’Enslaved du matin ont allumé en vous un feu guerrier, c’est sans nul doute un brasier que les Suédois d’Amon Amarth viendront attiser. Du haut de leurs drakkars, les adorateurs d’Odin viendront mettre à l’épreuve ce qui vous reste d’énergie. À moins que ce ne soit les fers de lance du Neo Metal, à savoir les Californiens de Korn, qui parviendront finalement à mettre à genoux les derniers survivants ?
Line-up complet : Carnation, Dr.Living Dead!, Asphyx, Enslaved, Moonspell, Morbid Angel, Paradise Lost, Raven, Ufo, Sacred Reich, Life of Agony, Trivium, Doro, Amon Amarth, Korn
 

Evan Johns

RIP Evan Johns

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La cité d'Austin a enregistré un autre décès. Celui du chanteur/guitariste Evan Johns. Il s’est éteint ce 21 mars 2017, à l’issue d’une opération chirurgicale. Il n’avait que 60 ans. 

Il avait entamé sa carrière à Washington, aux côtés du regretté gratteur Danny Gatton, avant de fonder son groupe, The H-Bombs. En 1984, il émigre à Austin pour remplacer le guitariste Don Leady, parti fonder ses Tail Gators, au sein de l'excellent groupe de roots rock, The Leroi Brothers. Jello Biafra, le fondateur de Dead Kennedys en était un fervent admirateur.

Evan Johns avait remontés ses H-Bombs, à Austin. Il en était toujours le leader au moment de sa mort!

RIP

Jimmy LaFave

RIP Jimmy LaFave

Écrit par

Ce mois de mai 2017 est pénible pour les artistes du Sud des States ; et pour cause, le chanteur/compositeur Jimmy LaFave, fervent admirateur de Woody Guthrie, est décédé chez lui à Austin ce 21 mai. Il avait 61 ans. Il était également atteint d’un cancer du foie. C'était aussi un grand fan de Chuck Berry et il ne dédaignait pas intégrer du solide rock'n'roll dans son répertoire qualifié de folk/rock. Son dernier opus, "The Night Tribe", vient de sortir…

RIP

Un nouvel Ep pour David Leo

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David Leo, le leader charismatique du défunt Malibu Stacy nous revient en prêcheur pop pour nous convertir à sa nouvelle doctrine musicale. La sincérité est toujours intacte mais les convictions ont été revisitées. 

Un style authentique, joyeux et décomplexé. Bénéficiant de la complicité artistique du talentueux Anthony Sinatra (Piano Club), David Leo ressuscite les sonorités des années 80 et 90 pour en faire sa propre religion. Une religion pop et sucrée qui devrait vous régaler à l’écoute de l’EP 4 titres, « Pop'ocracy  »

Le single « Tina » bénéficie d’un clip vidéo, et c’est ici

David Léo se produira ra le vendredi 9 juin 2017, dans le cadre de sa ‘release party’, à la Rotonde du Botanique. L’entrée est fixée à 11€ en prévente.

https://www.facebook.com/events/105221303346534/?__mref=mb

http://www.davidleo.be/

https://www.facebook.com/davidleo.be/

 

 

Le mythe de l'androgyne selon Grace Meer

Écrit par

« Your King » est le premier clip de Grace Meer. Ce court métrage musical est dirigé par Clément Legrand (Réalisateur) et Damien Laturaze (Plasticien) tous deux récompensés par Lady Gaga en 2010. Le clip met en scène le mythe de l'androgyne dans sa quête effrénée d'unicité et de comblement de soi.  

Le court-métrage musical "Your king" porte la symbolique de la recherche originelle de l'amour et de sa polarité complémentaire. Gorgé de références artistiques, mythologiques, philosophiques et spirituelles, "Your King" dévoile plusieurs niveaux d'interprétation. Le court-métrage révèle ainsi différents aspects : la dualité en chacun, les parts d'ombre et de lumière, les pulsions de vie et de mort l'Eros et Thanatos, l'union du masculin et féminin sacrée. 

L'artiste, dans la projection de ses fantasmes et dans le foisonnement de son inconscient, nous invite à sonder son monde intérieur dans une introspection mystique et élévatrice. Tout l'univers est contenu et inscrit en elle.

Cette artiste, auteur, compositrice, interprète possède un univers musical graphique abouti, profond et puissant, à découvrir ici .

 

 

 

 

Une cérémonie tout en couleur !

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C É R É M O N I E raconte des histoires. Des histoires de déambulations, d’interrogations, d’amour et d’abandon.

Ses histoires, C É R É M O N I E les raconte à deux voix. L’une féminine, l’autre masculine. Deux voix qui chantent des textes écrits en français. Cette langue qui porte les membres du groupe depuis plusieurs années déjà.

Quant à la musique de C É R É M O N I E, elle forge un univers typé qui évoque à la fois New Wave, Synth Pop et Twee Pop. Un son dans lequel s’enchevêtrent et se répondent une guitare ample gorgée d’échos, des basses vibrantes et saturées et une batterie minimale et directe, parfois organique parfois synthétique.

 

Le premier single de  C É R É M O N I E s’intitule La Chute Des Corps. En écoute ici .

 

 

Absynthe Minded exécuté !

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Depuis l'album 'As it ever was' sorti en 2012 (avec e.a. Space et 24/7) ABSYNTHE MINDED n'avait plus sorti de nouvelle musique.

Mais l'attente est enfin finie car cette semaine le groupe sort 'The Execution', un single qui d'après les passionés de rock chez Sony Music en France et en Benelux est d'une qualité sans précédent pour le groupe de Bert Ostyn.

'The Execution' sera le premier single d'un nouvel album qui arrive après l'été.

 

 

Une BO parfaite à nos souvenirs d’adolescence !

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Formé à Bruxelles en 2016 autour de la personnalité sémillante d’Audrey Marot, Annabel Lee est un projet de garage pop qui n’hésite pas à foncer vers le punk ou le grunge lorsque tout le monde commence à dodeliner de la tête avec trop d’indolence.

Ce blaze de brigande de western moderne évoque surtout une féminité farouche qui n’hésite pas à balancer des coups de genou là où il faut avant de tourner un sourire mélancolique vers le soleil, lequel imprègne chacun des morceaux du premier EP Wallflowers (sortie prévue le 2 juin chez Luik Records).

Un mélange de candeur, de lucidité, de crudité et de cynisme post-adolescent qui imprègne la voix mi-cristalline mi-blasée d’Audrey et qu’on retrouve chez l’australienne Courtney Barnett ou le duo californien Best Coast.

Découvrez "Period sex" ici .

"Millionaire" a tiré le gros lot !

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Après 12 ans d’interruption, Millionaire est ‘on a high’ again.

Le groupe mené par Tim Vanhamel marque son retour avec ’Sciencing’, l’album fraîchement sorti, passé chez Unday, le label d’entre autre Trixie Whitley, Dans Dans et Tamino.

Aujourd’hui Millionaire annonce 2 concerts cette automne: Handelsbeurs à Gand le 7 novembre et Het Depot à Louvain le 14 novembre.

 

Regardez la vidéo de ‘I’m Not Who You Think You Are’ ici .

 

 

Les Nuits Botanique 2017 : mardi 23 mai

Les Nuits Botanique ont refermé leurs portes dimanche dernier, mais le programme prévoit quand même un prolongement exceptionnel : un concert d'An Pierlé est organisé dans le cadre exceptionnel de l'Eglise Notre-Dame de Laeken, l'édifice néo-gothique dont la crypte abrite les tombes de la dynastie royale belge. Un an après avoir accordé un set sublime au sein de l’église des Dominicains, l'artiste gantoise est donc de retour aux Nuits ; et pour l’occasion, afin de célébrer la sortie, chez PiaS, du deuxième chapitre de son diptyque 'stellaire' : « Cluster ».

A l’instar du premier chapitre, « Arches » a été enregistré en partie dans une église et réserve une place prépondérante aux grandes orgues. C'est donc tout naturellement au sein d’édifices religieux qu'An Pierlé a choisi de faire vivre sa musique. A Laeken, étrangement, les grandes orgues ne seront pas utilisées et le podium sera installé non pas en dessous du jubé, comme d’habitude, mais sur l'hôtel. Les raisons de ce choix sont d'ordre logistique, l'entrée principale ne permettant pas l'installation de la scène à l'arrière de l’édifice. En outre, les dimensions gigantesques des orgues ne correspondent pas à l'atmosphère intimiste au sein de laquelle la musique de l’artiste baigne.

Le superbe « I Feel For The Child », issu de « Arches », ouvre le spectacle sur des claquements de doigts. Karel De Wilde, l'organiste, côtoie, une fois n'est pas coutume, les autres musiciens sur l’estrade. Et les sonorités digitales de son instrument, un Nord C2D customisé, ainsi que la voix nous transportent d'emblée au cœur d’une dimension mystique. Le break incrusté au milieu de la compo est d'une intensité et d'une puissance incroyables. ‘And you drown yourself in silence...’ Enfin, elle s’achève comme elle a commencé, en douceur, a capella…

L’auditoire, qui occupe complètement la nef centrale et les ailes, est déjà conquis. Dans la foulée, An Pierlé entame « Road To Nowhere », le premier extrait de « Cluster ». Aux côtés d'An, on reconnaît son partenaire à la scène comme à la ville, Koen Gisen (guitare, saxophone, percussions). Les harmonies vocales des deux choristes, Loesje Maieu et Kaat Hellings, sont d'une extraordinaire délicatesse, tout comme leurs interventions aux claviers et aux percussions.

Après « Vibra », An Pierlé présente son nouveau 'single', « Golden Dawn ». D’un ton humoristique, si caractéristique, elle propose à chacun d'écrire aux radios afin qu’il soit diffusé plus fréquemment ! L'interprétation est superbe. Sublime, le refrain vous saute au cou et vous enlace sans jamais plus vous lâcher : ‘The Golden Dawn is on its way. We dream... Keep dreamin' on...’ C'est lent, voluptueux, déchirant de beauté. 

« Huntifix » s’inscrit dans la même veine. Empreinte de tendresse, cette chanson d'amour est construite autour de quelques notes d'orgue et de piano, soutenues par le va-et-vient d’une maraca. Le saxophone et les notes d’ivoires apportent ça et là des couleurs plus 'free jazz'. La composition virevolte lentement, telle une danse sensuelle : ‘Do you want to undress me, Do you really want to see, Would you like to caress me, Do you want me entirely…’

Un petit bémol cependant : les choeurs féminins sont trop envahissants pendant ce morceau ; on aurait préféré être en tête-à-tête, virtuel bien sûr, avec la belle An.

S'ensuit l’épatant single « Birds Love Wires », qui figure également sur « Arches », une des plus belles compositions de ces deux dernières années. Avant d'interpréter « There Is No Time », An Pierlé invite quelques spectateurs à monter sur le podium afin de participer au tournage d'une vidéo. Sous la direction de l'artiste, et le temps d'une chanson, votre serviteur se retrouve à ramper sur le tapis du podium avec deux amies tandis que d'autres dansent et qu'une petite fille s'assied au piano à côté de l'artiste. Un moment comique, étrange et inoubliable !

La dernière partie du show se déroule dans la perspective d'une montée en puissance, alignant l'imposant « Sovereign », le sexy « Bedroom Dust » (qui rappelle Lana Del Rey, me confie judicieusement ma voisine, Charlotte) et enfin, le très sombre « Dragon JM ».

On épinglera également les superbes jeux de lumière qui exploitent à merveille l'architecture de l'église. Les faisceaux viennent jouer sur les voûtes et l'effet est féerique. Au fil des harmonies gothiques, on peut apercevoir les ombres de Lisa Gerrard et de Kate Bush qui ondulent dans les travées…

L'épique « Changing Tides » entame le rappel. Un tambour martial guide la composition dans une farandole enivrante, qui débouche sur un final époustouflant à trois voix.

Après avoir chanté une pub pour faite la promo de son nouvel album (encore un moment cocasse), An Pierlé prend enfin congé de l’auditoire sur une reprise à nouveau fabuleuse de « Such A Shame », le classique de Talk Talk. Il ne faut pas oublier que ce groupe anglais est une de ses références majeures ! L’approche est ici minimaliste : juste quelques notes de piano et les voix. Le public est crucifié de bonheur.

En conclusion : le nouvel album réussit brillamment l'épreuve du 'live', recueillant dans l'édifice gothique un superbe écho. Ce soir, nous étions invités par Notre-Dame de Pierlé... pour un joli point... d'orgues aux Nuits Botanique. (Voir aussi les photos ici)

Pour lire l'interview d'An Pierlé, c'est .
Pour écouter l'émission spéciale WAVES consacrée à « An Pierlé », c'est ici.

Setlist:

Feel for the Child
Road To Nowhere

Vibra
Golden Dawn
Huntifix
Birds Love Wires
It's Like
Monkey
We Gravitate
There Is No Time
Sovereign
Bedroom Dust
Dragon JM

Encore:

Changing Tides
Such a Shame (Talk Talk cover)

En première partie, La Jérôme, alias Christa ‘Kiù’ Jérôme, auteur/compositrice belgo-haïtienne, franco-néerlandophone et bruxelloise se produisait en duo avec son guitariste. D’une voix très jazzy, elle a proposé un répertoire 'bluesy' à la fois épuré et émouvant. (Pour les photos, c’est )

An Pierlé + La Jérôme duo

(Organisation: Botanique + Ancienne Belgique)

 

 

 

 

Eddy de Pretto entre la poésie et le slam !

Écrit par

Enfant de banlieue Parisienne, Eddy de Pretto en garde l’amour du mot qui cogne.

Scandant avec grâce des textes durs, il rapatrie avec une violence poétique une certaine idée du béton dans la chanson française.

Il en tire également des influences urbaines et New-R&B, donnant à sa chanson française une approche résolument moderne.

Remarqué au Festival des Inrocks Lab en septembre 2017, c’est sur scène que ce jeune auteur-compositeur prend toute son ampleur, et finit d’écrire avec son corps ce que les mots ne peuvent plus.

Après avoir sorti plusieurs titres démos, dont 'Beaulieue' et 'Rue de Moscou',  Il produit actuellement son premier EP qui sortira en septembre prochain.

Vainqueur du Prix du Printemps de Bourges 2017, il défendra ses chansons sur scène dès le mois de mai, avec sa toute nouvelle formation scénique, accompagné d’un batteur et d’un claviériste/bassiste.

 Découvrez cet artiste en cliquant ici .

L'adieu de Gary Cooper

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"Adieu Gary Cooper", nouvelle signature Casbah Records, livre son premier clip qui pourrait être un clip de campagne sans filtre d’en marche.

Pour Gonzai et Mitt Homann : «  Adieu Gary Cooper raconte sa loose post-moderne dans un clip néo-chaplinesque angoissant qui ferait presque passer "Shining" pour une comédie romantique.

Une chanson qui devrait en toute logique donner envie aux jeunes chômeurs et allocataire du RSA de se « mettre en marche ».

Plongez-vous dans l'univers du groupe en cliquant ici .

Soundgarden

Le Grunge perd un de ses pères fondateurs

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Chris Cornell, connu principalement pour être la voix de Soundgarden mais aussi d’Audioslave et Temple of the Dog, s’est donné la mort dans sa chambre d’hôtel, ce 18 mai à Détroit. La veille encore, il donnait un show au Fox Theatre, dans le Michigan. Une surconsommation d’Ativan, médicament connu pour traiter notamment des problèmes d’addiction et d’anxiété, pourrait être la cause de ce qui l’a poussé à commettre l’irréparable en se pendant dans la salle de bain. Il avait 52 ans.

Le corps du chanteur sera rapatrié ce dimanche à Los Angeles et devrait être incinéré le vendredi 26 mai. La famille réfléchit à la possibilité d’organiser des funérailles publiques pour les fans.

Lancé en 1984 par Cornell, accompagné de Kim Thayil à la guitare et Hiro Yamamoto à la basse, Soundgarden est considéré comme étant un des pionniers ayant permis l’émergence du Grunge (avec Nirvana, Pearl Jam et Alice in Chains). Le groupe connait ses plus grands moments de gloire au début des années ’90, notamment avec la sortie de l’album « Superunknown » et du tube ultra-connu, « Black Hole Sun ». Le groupe se sépare ensuite en ’97, suite à des tensions internes, pour revenir treize ans plus tard sur le devant de la scène avec un nouvel album sous le bras, « King Animal », qui sortira à la fin de l’année 2012.

Le groupe s’engage ensuite dans une énorme tournée en 2014 et fera un crochet par la Belgique, le 29 juin, au Graspop Metal Meeting Festival. Leur ultime show au plat pays.

Le band avait annoncé il y a peu avoir composé quelques morceaux et prévoyait d’entrer en studio à la fin de cette année, afin d’enregistrer son septième album studio. Quelques dernières notes désormais en suspens, pour la postérité. Nirvana s’est éteint en 1994. Vingt-trois ans plus tard, le Grunge perd à nouveau un de ses pères fondateurs.

 

Le nouvel album de BRNS hautement sucré !

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Les quatre comparses de BRNS reviennent sur le devant de la scène avec un tout nouvel album intitulé "Sugar high", à paraître le 06 octobre prochain.

Premier extrait, "Pious Platitudes" disponible ici .

Bai Kamara Jr

Ebahi ? Mais par Kamara Junior…

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Situé à Ittre, au beau milieu des bois, le Zik Zak est une très jolie salle. Rien n’est donc susceptible de troubler la tranquillité du voisinage. En outre, le son y est excellent et l’accueil réservé au public ainsi qu’aux artistes, chaleureux. Au programme, ce soir, The Lonely Free en supporting act et Bai Kamara Jr en tête d’affiche. Il était venu présenter son nouvel elpee, « The Mystical Survivors And Some Rare Earthlings », au Botanique, en avril dernier. On doit donc s’attendre à une set list qui fasse de nouveau la part belle à cet opus. Un disque dont le métissage entre funk, rock, latino, blues, soul, blues et world africaine est tout bonnement savoureux. Mais ce soir, la prestation sera surtout intimiste, privilégiant le format acoustique…

Arrivé en retard, impossible de vous décrire le set de The Lonely Free. Suivant les échos recueillis, la formation pratique un rock/blues que souligne, de sa voix chargée de groove, Sophie Kroonen.

Et lorsque votre serviteur débarque, Bai Kamara Jr vient d’entamer son second morceau. En costard cravate, armé d’une gratte semi-acoustique, il a le sourire aux lèvres. Il est soutenu par un quatuor qui semble tout autant prendre son pied. En l’occurrence Eric Moens, à la guitare électrique, et Thierry Rombaut (BJ Scott, Sarah Carlier), à la basse. Sans oublier, sur une estrade, bien en retrait, Yves Baibay aux drums.

Il a plus ou moins 50 âmes dans la salle. Aussi Bai invite l’assemblée à se rapprocher du podium.

Minimaliste, la version du « Going Up The Wrong Way » est dépouillée de ses cuivres. « Misery » dénonce la famine et la misère qui sévit en Afrique, le continent d’où il est originaire. Un nouveau titre : « It Ain’T Easy ». Tout au long de « For The Promise Of Gold », la voix du Sierraléonais adopte les inflexions de Jimi Hendrix. Et elle est carrément bouleversante pendant le plus rock « Riverboat Blues », un morceau au cours duquel l’auditoire est ébahi par sa maîtrise aux cordes ; il se réserve d’ailleurs alors un bel envol, en triturant judicieusement ses pédales.  

Si sa musique nous entraîne dans le delta du bayou, « If I Could Walk On Water » aborde le drame des Boat People. Lors de la version studio, des artistes belges avaient apporté leur concours, une chanson dont les bénéfices ont été reversés à Médecins Sans Frontières.

Plus latino, mais sans percus ni ivoires, « Signs » lorgne carrément vers Carlos Santana. A cause du toucher de gratte si caractéristique.

La voix se charge de groove sur « Got Out Of This », une compo hantée par Marvin Gaye et Curtis Mayfield. Et le funky « Making Beggers Into Thieves » clôt ce set, un morceau qui incite à investir le dancefloor.

Le band quitte brièvement les planches pour réapparaître aussitôt afin d’accorder un rappel de deux titres : « Substitute » et « Fortune », soit les deux dernières perles de la soirée.

(Organisation : Zik Zak)

Mustii

Mustii président?

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Afin de célébrer son ‘Printemps 2017’, la Province de Hainaut avait mis les petits plats dans les grands : défis, dégustations, performances, gaming, bien-être... soit plus d’une soixantaine d’activités. Il y en avait pour tous les goûts !
Mais pas seulement, puisque afin de fêter dignement cette sympathique manifestation, Mustii se produisait sous le dôme multifonctionnel et avant-gardiste du Lotto Mons Expo.
Des consignes avaient été stipulées quelques jours au préalable. Sous peine de se voir refuser l’entrée, il fallait être présent suffisamment tôt. Les organisateurs craignaient un sold out.
Faut dire que Mustii commence à se tailler une solide réputation dans l’univers musical noir-jaune-rouge…

Call me Lia assure le supporting act. Une très jolie surprise ! Ce quintet est mené tambour battant par la toute frêle Alice Spapen et son comparse Arthur Bochner.

L’histoire de ces chevilles ouvrières est d’une banalité exemplaire. Une rencontre au célèbre ‘Jazz Studio’ d’Anvers, une complicité musicale qui s’amorce, un amour de la musique et une amitié naissance. Les ingrédients sont réunis !

Très vite, le duo cherche à se diversifier et propose un spectre musical plus large, davantage structuré et coloré. Il recrute trois autres jeunes musiciens, encore élèves au Conservatoire Royal de Bruxelles : Louise Andri (claviers), Victor Goldschmidt (batterie) et Pierre Louis Barthélémy (basse).

La formation –dont les musicos sont originaires de Bruxelles et du Brabant Wallon– prend véritablement son envol, suite à sa participation en 2015, au concours ‘L’Envol des Cités’. Elle est finaliste. Ce qui lui permet de signer chez Rox Records, un label distribué par Moonzoo music.

Sucrée, sa pop emprunte parfois des accents rock et se teinte circonstanciellement de tonalités jazzyfiantes ou funkysantes. Cosy, feutré même, l’univers sonore est plutôt proche d’un Black Lilys.

Les refrains sont envoûtants et entêtants. Les riffs de guitares sont faussement nonchalants dans la progression rythmique. Sans oublier cette vocalise ensorcelante qui annonce chaudement le printemps. Une tessiture susceptible de faire frémir de bonheur !

Les voix masculine et féminine se conjuguent à merveille ! Elles convient le spectateur à une cérémonie très agréable, pleine de réminiscences qui nous ravissent.

D’une trentaine de minutes cette prestation a certes marqué les esprits, mais elle laissera comme un goût de trop peu.

Les applaudissements –hautement mérités– fusent de toute part. Les lumières tamisées s’éteignent doucement et la salle sort de sa pénombre.

Il faut attendre 22h30 avant que Mustii ne montre le bout de son nez. Il s’excuse d’avoir une demi-heure de retard. Faut dire qu’il était programmé à l’affiche d’un autre festival, quelques heures plus tôt.

Si habituellement, il est couvert d’un ersatz de peignoir à capuche de style ‘Boxer’, acheté aux fripes, il arbore une tenue un poil plus conventionnelle ce soir : soit un survêtement en toile de lin de couleur noire et des fringues en cuir.

Histoire de théâtraliser un peu plus l’évènement encore, les musicos qui l’accompagnent ont suivi le même rituel.

Thomas Mustin, à l’état-civil, s’est essentiellement illustré en publiant « The Golden Age » et « Feed Me », deux titres matraqués sur les ondes radiophoniques.

Jeune artiste belge, acteur, auteur, compositeur et interprète, son univers musical baigne au cœur d’une pop électro enivrante, sensuelle, douce et abrupte à la fois.

A même pas trente ans, le gamin diplômé de l'IAD possède déjà une sacrée expérience scénique ! Ces derniers mois, il a écumé des dizaines de salles de concerts et des festivals.

Son tour de chant commence lorsque deux comparses flanqués en arrière-plan frappent énergiquement sur deux cymbales gargantuesques. Tout est millimétré. Les sons synthétiques sortent des machines, posées ci et là, et inondent immédiatement les conduits auditifs des aficionados. C’est assez énergique, les premiers pas de danse de sioux sont perceptibles !

La salle est pleine à craquer ! Les quelques piliers de comptoir ont déserté le bar, déposé leur pinte et sont venus tendre l’oreille à moitié ivre.

Mustii interprète, bien sûr les titres de son Ep, « The Darkest Night », paru l’an dernier. De nombreux fans connaissent les textes et les reprennent en chœur.

Les chansons conventionnelles et de jolies ballades ténébreuses alternent. Elles figureront sur un elpee, qui devrait sortir très prochainement.

Etrangement, la puissance de sa voix contraste avec son physique de jeune premier tout droit sorti d’une sitcom française pour ados, diffusée pendant les années 90.

Les détracteurs estimeront le set, sans doute, trop lisse. Donc, sans relief. Si manifestement l’improvisation n’a pas sa place, il est au contraire fort dense.

Sa reprise du tube séculaire « Heroes » s’avère toujours un des moments forts du spectacle. Une compo très intelligemment réappropriée. Le regretté David Bowie aurait été très fier du travail accompli.

Sans relâche, le show est rythmé par une kyrielle de chorégraphies ! Le gaillard ne cesse de courir et d’interagir avec les spectateurs.

A plusieurs reprises, il descend dans la fosse et serre les mains. De quoi laisser de nombreux spectateurs, bouche bée. Le tout, en arborant un large sourire, malgré une chaleur particulièrement écrasante. Il perle de sueur. Mais, on le sent heureux d’être là ! Il communique son énergie. On se croirait en pleine campagne électorale. Un spectateur lui offrira même du ‘Babybel’ pour le remercier. Et ce fromage est aussitôt converti en trophée…

Dents blanchies, sourire ravageur, coiffure soigneusement peignée et yeux hypnotiques, il profite de sa plastique de mannequin pour lécher du regard sans trop de scrupules les plus jolies filles. Et apparemment, elles sont ravies.

Un concert d’une rare intensité ! Décidément, La Belgique regorge de bien plus de talents qu’on ne peut l’imaginer…

(Organisation : Province de Hainaut)

 

 

 

Les Nuits Botanique 2017 : samedi 20 mai

Le festival des Nuits Botanique touche bientôt à sa fin et se clôture en feu d'artifice. Avant la soirée des adieux, prévue au Cirque Royal, ce dimanche, la veille propose également un programme des plus alléchants : All We Are, Mountain Bike (release concert) et Warhaus au Cirque ; puis, ensuite, la nuit électro au Bota.

Quand votre serviteur débarque au Cirque Royal, All We Are termine son show. C’est même le dernier titre interprété par ce trio établi à Liverpool. Mais ce « Dreams » laisse une impression plutôt étrange. La musique est assez décousue, à la limite de la justesse, surtout dans le chef de la chanteuse. Il faut espérer que le début de set était de meilleure facture…

Enfin, après ce premier coup de pédale, place à Mountain Bike... Hum... Les jeux de mots sont faciles quand on évoque ce quatuor bruxellois. Depuis 2012, Etienne (chant, guitare), Charles-Antoine (guitare), Aurélien (batteur) et Stefano (bassiste) ont déjà publié un album éponyme sur Humpty Dumpty et aujourd'hui, c'est la soirée 'release' de la nouvelle plaque : « Too Sorry For Any Sorrow », qui sort sur le label bruxellois Humpty Dumpty et le franco-belge Teenage Penopause Records de nos amis Elzo Durt et François Abdel.

Dès les premiers titres, « Future Son » et « Absolutely », le ton est donné. Cette pop frontale, très 'british', énergique, psyché vire parfois carrément au 'post punk'. Post punk, à cause de ces sonorités de grattes légèrement désaccordées, mais bien cinglantes. On pense tour à tour aux Kinks, à Oasis, à Ty Segall, aux Stranglers ou encore aux Buzzcocks.

Déplorant que le parterre ait été disposé en mode places assises, Etienne s'empresse d'inciter l’auditoire à se lever : ‘On n'est pas là pour ramasser des champignons !’, exhorte-t-il, non sans une pointe d’humour. Le public s'exécute et l'ambiance monte tout de suite d'un cran.

La setlist privilégie les morceaux du nouvel elpee. « You'd Better Let Go » a de délicieux relents psychédéliques et « Escape Plan » est enrichi de superbes harmonies vocales. Issu du premier album, « I lost my hopes (in paradise) » n'a rien perdu de sa fougue et fait mouche comme à chaque concert du combo. Entre deux chansons, Etienne rend un hommage discret à Christophe Van Impe, le journaliste décédé il y a peu. Le set se termine en beauté dans la foulée de « Mean With You », « Torture » et « B+ B- ». Une prestation explosive et de très belle facture !

Votre serviteur n’a pas encore eu l’opportunité d’assister à un concert de Warhaus. Il est donc impatient de découvrir la suite du programme. Il faut dire que Maarten Devoldere, le 2ème chanteur de Balthazar, a fait très, très fort, en publiant « We fucked a flame into being », son premier LP solo. Pour la petite histoire, ce titre s’inspire de ‘Lady Chatterley's Lover’, le roman-brûlot de D.H. Lawrence.

Quand les musiciens montent sur le podium, on reconnaît Michiel Balcaen, qui milite également derrière les fûts, chez Balthazar, et Jasper Maekelberg, le leader de Faces On TV, à la guitare. Le couple glamour par excellence débarque enfin : Maarten Devoldere est habillé de noir, et sa longue veste lui confère un look très classieux ; et, à ses côtés, Sylvie Kreush, sa compagne à la ville comme à la scène, est particulièrement sexy dans sa tenue sombre bordée de voiles. La rythmique chaloupée de « Control » s’élève. Le chanteur se saisit de sa guitare/basse hybride et égrène les quelques notes qui sont ensuite répétées à l'infini par sa pédale 'looper'. Après quelques accords de mélodica, il commence à chanter... et… on est tout simplement subjugué. Sa voix est désinvolte et lancinante, comme celle de Nick Cave. Ou alors proche d’un Leonard Cohen, plongé au sein d’une atmosphère lynchéenne. Derrière lui, la silhouette de Sylvie Kreush ondule et fascine. La guitare essaime quelques cinglantes notes tiraillées en mode 'bend'. Un climat moite de cabaret érotique, chargé d'une sensualité à fleur de peau, baigne alors le Cirque.

Pour attaquer « Beaches », le poulain de l'écurie PiaS passe à la trompette et sample une ligne légèrement dissonante reproduisant une sirène de paquebot. Pas étonnant quand on sait qu’il a enregistré les bases de son album, sur un bateau, près de Gand. Une embarcation qui a d'ailleurs donné son nom au projet Warhaus. S’ensuit le riff quasi-funky de guitare, qui provoque une réaction enthousiaste du public. « Against The Rich » enfonce encore le clou grâce à son rythme rétro irrésistible.

Après un titre interprété par Sylvie Kreush, Devoldere nous réserve une version en solo de « Memory ». Quand on observe le manche sa gratte, manifestement elle a été trafiquée. La corde supérieure est prévue pour une basse et les trois supérieures, pour des cordes de guitare électrique. Ce qui permet au musicien de jouer les deux parties sur un seul instrument via deux micros/pick-ups séparés. Ingénieux !

Retour à la formation au complet pour aborder l'envoûtant « Machinery » et, surtout, le voluptueux « I'm Not Him », un slow qui évoque –et c’est à s'y méprendre– « Elle et Lui » de Max Berlin. Tout y est, même la 'cow bell', le son de clochette. Rassurez-vous, ce mimétisme est délibéré : l'artiste reconnaît vouloir adresser un clin d'oeil à ce titre légendaire.

Le concert arrive tout doucement à son terme et après la chanson 'locale', « Bruxelles », interprétée en solo, Warhaus choisit de terminer le show par une nouvelle compo, « Mad World ». La partie finale a capella est reprise en choeur par un public conquis, qui continuera à chanter, même après le départ des musiciens…

En un mot comme en cent, Warhaus est une véritable révélation. Outre les références citées, on y décèle encore d’autres influences, puisées chez Serge Gainsbourg et Lou Reed. Mais surtout une ambiance et un son qui rappelle le chef d'oeuvre « Pop Crimes », signé par le regretté Rowland S. Howard, l'ancien guitariste de Birthday Party... Seule petite déception ce soir : la stature de Devoldere. Elle est respectable en ‘live’, mais n'impose pas comme celle d'un Nick Cave. Mais peut-on vraiment lui reprocher cela? En résumé, ce soir, si Mountain Bike a confirmé tout son potentiel, on a assisté à l'éclosion, si pas d'une star, à tout le moins d'un talent avec lequel il va falloir compter... 

Philippe Blackmarquis

Warhaus + Mountain Bike + All We Are

After Party – Nuit Electro

Après l'enchantement maléfique dispensé par Warhaus, au Cirque Royal, cap vers le Botanique pour la désormais traditionnelle Nuit Electro, qui est programmée lors du dernier samedi du festival.
 

Pour débuter, dès minuit, dans la Rotonde, on va prendre une véritable claque dans la figure. Ou plutôt, on a encaissé une boule de neige lancée par Ross Tones, alias Throwing Snow. Le producteur londonien a gravé son premier album, "Embers", cette année ; et le résultat sur scène est bluffant. Sa musique électronique est puissante, pulsée et son côté 'trance', hautement hypnotique. Elle recèle aussi des touches krautrock dans les séquences à la Tangerine Dream. Les ambiances sont sombres et mélancoliques, à cause du recours aux accords mineurs. La salle n’est pas encore comble, mais les têtes dodelinent, comme emportées par l'invitation au voyage. Jolie entrée en matière !

Gay Pride oblige, l'artiste suivant est 'queer' : Zebra Katz (Ojay Morgan). A la fois rappeur, danseur et performer, cette icône du mouvement ‘Hip Hop Queer’ crée d'emblée une atmosphère toxique et moite, au sein d’une Rotonde à présent pleine. Vêtu d’une combinaison ignifugée et d’un masque noir, il intrigue. Sa musique lorgne vers un hip-hop à la limite du trip-hop, rappelant par moments Tricky. Impressionnant !

Mais il et temps de quitter la Rotonde pour rejoindre l'Orangerie, où nous attend Factory Floor. Dès 2005, date de sa naissance, la formation londonienne brouille les pistes. Techno primitive ou post-punk aux relents industriels ? La question mérite d’être posée. D’autant plus qu’un titre comme « Bipolar » lorgne vers Joy Division et The Fall. Aujourd'hui, F.F. réunit Gabriel Gurnsey (synthés, programmation, batterie) et la jolie Nik Colk (synthés, voix, effets). Un duo ! Sur le podium de l'Orangerie, Gurnsey se consacre à la batterie et Colk s’est installé en vis-à-vis, derrière une table, sur laquelle on imagine concentrés des synthés, des contrôleurs et des boîtes à rythme. En 'live', le son de F.F. est très 'techno modulaire'. Il s’agit de séquences de basses synthétiques et de beats électroniques sur lesquels Nik Colk applique des effets sonores, élabore des progressions et parfois, injecte quelques voix trafiquées. La musicienne ressemble d'ailleurs un peu à Nico, mais qui aurait teint ses cheveux en roux. Elle a enfilé un t-shirt de sport vert parfaitement kitsch. Gurnsey intervient pour soutenir les beats à l’aide de ses drums. Le public est enthousiaste mais malheureusement le set est écourté après 40 minutes, à cause des retards accumulés au fil de la soirée.

On profite de l'interruption pour se désaltérer, zappant au passage le set de l'Anglais Babyfather ; puis hop, retour à l'Orangerie pour la tête d'affiche de la Nuit : Paula Temple. La carrière de cette productrice/DJ, établie à Berlin, couvre plus de 20 ans ! Puissante et hybride, sa techno est construite à l'aide de logiciels comme Ableton et de contrôleurs qui manipulent les tracks et les samples. Elle se plante debout derrière ses machines. Et il émane d'elle une forme de mystère. Sans soute à cause de ses cheveux couleur anthracite et puis de son regard sombre. Quant au public, il est venu pour danser et Paula Temple lui fournit la bande-son idéale pour son délire nocturne. Une prestation pas très originale, certes, mais oh combien efficace.

Throwing Snow + Zebra Katz + Factory Floor + Babyfather + Paula Temple

Philippe Blackmarquis

(Organisation : Botanique)

Le Tremplin des Ardentes est ouvert !

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Envie de jouer durant les Ardentes ? C’est possible !

Vous pouvez valider votre participation jusqu’au vendredi 16 juin. Les programmateurs des Ardentes et Anthony Sinatra (chanteur du groupe Piano Club) choisiront trois finalistes parmi l’ensemble des participants. Ce choix est totalement indépendant du nombre de voix Facebook récoltées par les participants. Les deux participants ayant récolté le plus de votes sur Facebook seront également présents lors de la finale et feront grimper le cercle des finalistes à 5.

Une soirée au Reflektor sera alors organisée pour départager les finalistes.

 

Pour s'inscrire, c'est ici!

 

Soutenez la lutte contre le cancer en musique !

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Depuis plusieurs années, des milliers de personnes prennent leur vélo le week-end de l’Ascension pour les 1000 km de Kom op tegen Kanker. Cette année, Sony Music propose de soutenir la lutte contre le cancer en écoutant la '1000 km playlist' via Spotify, Apple Music ou Deezer. Toutes les recettes venant de cette playlist seront intégralement reversées à Kom op tegen Kanker. L’occasion est donc belle de réaliser une bonne action tout en se faisant plaisir !

 

Plus d’infos ici.