La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Damien Saez

Le manifeste qui sonne la révolte…

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Damien Saez n’a jamais été le plus tendre des chanteurs francophones. Mais ses textes onttoujours reflété un certain engagement et ressemblé à un appel à la révolte. Aujourd’hui, plus que jamais, ce côté rebelle se confirme. En ce moment, il « Manifeste » partout en France. Il a posé, le temps d’une soirée, ses revendications, en chansons, sur les planches de Forest National.

D’une douceur rude, rugueuse et aussi belle que ‘démangeante’, Saez fait un peu son cinéma, laissant le public seul face à une jeune fille au regard profond, projetée sur l’écran géant. Elle aussi est belle et sombre ; le noir et blanc accentuant chaque expression qu’elle affiche dans une justesse touchante. Mais surtout, elle dégaine les mots, aussi précisément qu’un cow-boy dégaine son colt ; comme lui, elle égratigne, elle blesse, elle frappe de plein fouet quiconque la regarde, l’écoute. C’est une poésie magnifiquement ténébreuse. Damien l’accompagne au piano, comme si une bande son prenait vie en direct.

« L’humaniste », extrait du « Manifeste », ouvre le bal. Un bal militant qui, pendant plus de trois heures, prend aux tripes, donne des envies de révolution. Un bal aussi où tout le monde n’entrera pas dans la danse, n’écoutant à priori que trop superficiellement les paroles de ces compositions toutes plus fortes les unes que les autres. Mais non Saez ne se prend pas pour un justicier, il n’est pas venu au bal, masqué. Il chante et crie parfois, son indignation. Et il invite chacun à l’accompagner.

‘Depuis le début de la tournée, on aimait bien, parfois on pouvait chanter 4h. Et puis Bruxelles… Ville européenne… Couvre-feu à 11h.’ Il provoque, il punche. Et ce n’est clairement pas de l’ordre de la remarque courtoise ; c’est plutôt une vraie pique, une lance.

Après un début de set placé sous des morceaux aux airs calmes, mais aux airs seulement, dans lequel l’artiste a donné aux « Enfants paradis » la « Fin des mondes », il offre quelque chose de plus rock grâce à « Betty ». Et avec elle, Damien s’emballe. Finies les berceuses, il balance, il envoie toute la colère qui résonne dans ses chansons, libérant toute sa puissance verbale. « Mon terroriste » va permettre aux spectateurs, venus festoyer, de se divertir, de bouger, de danser, bien aidés par un accordéoniste qui colore magistralement les compos, en choisissant le ton exact. Mais ce terroriste va aussi combler les autres, ceux venus pour écouter ce que le chanteur raconte, ceux qui savent qu’ils ne ressortiront pas, le cerveau et le coeur indemnes de cette soirée. Et cette division va être renforcée par un intermède provocant sur « Des p’tits sous ».

Saez règle ensuite ses comptes par une « Lettre apolitique ». L’ambiance est particulière. Ce n’est pas un Forest National complètement enflammé qui est face au chanteur. Un public en manque de repères, en manque de chansons phare de l’artiste. Jusque là, il a fallu se contenter « Des p’tits sous », de « J’hallucine » et de « Into the Wild ». Mais la suite rattrape quelque peu cette absence de répertoire plus ancien. Saez va ressortir de sa boîte l’elpee « J’accuse ». C’est un peu comme si l’assistance recevait enfin sa dose. C’est un soulagement, une peur qui s’envole. Il est vrai que rien n’est jamais sûr chez cet OVNI de l’industrie musicale…

Et puis arrive le double moment de consécration de cette soirée. La douce poésie de « Jeunesse lève-toi », non moins revendicatrice, emmène cette fin de spectacle dans une autre dimension. Mais comme chaque fois, l’incroyable « J’veux qu’on baise sur ma tombe » touche, émeut. Hallucinante poésie noire, extraordinaire moment d’osmose… Comme si cette chanson appartenait à chaque fan présent, comme si Damien Saez était un ami d’enfance. Les yeux se ferment, chacun se construit son image, bercé par cette mélodie reconnaissable entre dix mille. Une rivière noire a coulé pendant des heures, mais sa noirceur remonte, sa misérable pollution retourne d’où elle vient. La rivière se purifie, elle émet de nouveau son joli bruit, elle est de nouveau belle. Mais elle chuchote, elle supplie que cet épisode ne se reproduise plus, de l’aider à empêcher que la noirceur ne l’envahisse de nouveau. Il faudra veiller, rester vigilant, rester ouvert et, ensemble, combattre, ruser, se défendre de toutes les forces que la nature a procuré à chaque être de raison.

La très jolie clôture sur « Tu y crois » en deviendrait presque anecdotique. Une soirée pleine de merveilles.

Cette chronique a été sans conteste la plus difficile que j’ai eu à écrire. Je n’ai jamais autant effacé, recommencé, repris, hésité… Comment relater un moment unique sans se tromper, sans se laisser tromper par les mots? Comment vous expliquer toute la symbolique d’un jeune garçon qui monte sur scène pour lever le poing aux côtés de Damien ? Mon affection musicale est marquée depuis de nombreuses années par les oeuvres de Saez. Ce n’est pas le plus beau concert auquel j’ai assisté. Mais mes émotions, mes sentiments, mes réflexions lui disent merci. Mon coeur et mon cerveau fonctionneront mieux encore. Je suis ressorti de cette salle avec une profonde envie de révolte.

Enfin, ce ne sont pas ces raisons qui ont rendu difficile l’écriture. Non, pas du tout. J’ai eu honte. Honte de coucher de si pauvres mots pour en raconter de si beaux. Ceux de la plume même de Damien Saez. Il n’a pas la voix la plus attrayante de la chanson française ; mais bon sang, quelle qualité d’écriture, quelle justesse, quelle noirceur, et pourtant pleine d’espoir. Ses textes paraissent parfois débarquer d’un autre monde que celui dans lequel est ancré la musique d’aujourd’hui. Et ces paroles qui prennent vie ont encore tellement plus d’impact quand elles sont livrées en live. Il était impossible de lui rendre véritablement justice ici. Vu toute l’admiration que je lui porte, je m’en excuse…

(Organisation : Live Nation)

The Jesus & Mary Chain

De la fumée, mais plus de feu...

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La dernière fois que votre serviteur avait assisté à un concert de Jesus & Mary Chain, c’était en 1998. Presque 20 ans, déjà. Dans le cadre du festival de Dour. Et la prestation n’avait pas laissé un souvenir impérissable, les deux frères –probablement alors sous influence– étaient alors entrés en conflit. Cette année là, la formation avait quand même publié un album, intitulé « Murki ». Avant de se séparer en 1999. Après avoir monté des projets, chacun de leur côté, les frères Reid ont donc décidé de reprendre le cours de l’aventure en 2007. Se contentant de tourner, pour finalement quand même graver un septième opus, l’an dernier, baptisé « Damage & Joy », un disque qui a bénéficié de la mise en forme de Youth (Killing Joke).

En débarquant dans l’AB, vers 19h30, il y a à peine 200 personnes dans la salle. Curieux ! Heureusement, elle va se remplir progressivement. Et à 21 heures, elle est presque comble. Le set de Jesus & Mary Chain peut alors commencer…

Le supporting act est assuré par Tokota, un quatuor issu du Nord de la Belgique. Les deux gratteurs sont bien complémentaires et leurs cordes libèrent des sonorités pétillantes, cinglantes, dans l’esprit des Skids. Quant à l’expression sonore, elle oscille entre la pop (Mud Flow ?) et le blues. Malheureusement, le chanteur est loin d’avoir une voix inoubliable. Et ce n’est pas la choriste, venue renforcer l’équipe, en fin de parcours, qui va changer la donne. D’autant plus que sa voix est trop faible, pour faire une éventuelle différence… (Pour les photos, c’est ici)

C’est donc par « Amputation », une plage du dernier elpee, que le set de J&MC s’ouvre. Derrière le quintet, l’image de la pochette de cet opus, « Damage & Joy », est projetée ; et pourtant le concert ne va en retenir que quatre extraits, le reste du tracklisting puisant au sein de la discographie du band. William a les cheveux en pétard, bouclés, et est chaussé de lunettes. Sa six cordes est branchée sur deux baffles et amplis ‘Orange’. En léger retrait, mais au centre, le drummer trône sur une estrade. Le deuxième gratteur et le bassiste sont installés à gauche. Et Jim se plante au centre. Sa coupe de cheveux est, ma foi, plutôt classique. Il est filiforme. Réservé, il parle peu entre les morceaux. C’est d’ailleurs à peine si on entend ses propos. Sauf, quand il chante, d’une voix dont le timbre est toujours aussi velouté.

Les titres s’enchaînent. Depuis le bourdonnant « April skies » jusqu’au lancinant « Halfway to crazy », en passant, entre autres, par le doux amer « Between planets », l’hymne mortel « Blues from a gun », une compo soulignée de chœurs envoûtants, et le groovy « Mood rider ». Une choriste vient également rejoindre le band pour deux morceaux, mais elle n’a pas le charisme de Hope Sandoval… Des chansons mélodieuses, quoique noisy, qui s’écoulent plutôt paisiblement, en cascade, même si certaines se révèlent un peu plus caustiques. Sur l’estrade, les musicos sont plutôt statiques. La tension électrique est cependant permanente et propice au feedback. Les sonorités de cordes sont cristallines ou marécageuses. Ou encore véhiculent des accents fuzz voire surf. Quand elles ne lorgnent pas carrément vers Joy Division. Le son est puissant. Surtout dans la fosse. Les climats sont glaciaux, tourmentés et ténébreux. Spectraux parfois, même. Faut dire que l’écran de fumée y contribue. Mais la violence est intérieure. On est d’ailleurs loin de l’attitude dangereuse du punk que le combo incarnait en 1985. Et pourtant, les lyrics continuent de véhiculer des thèmes pour adolescents, comme la frustration, la romance pure et le sexe.

C’est lors du final que le show va enfin s’embraser et la tension atteindre son paroxysme. Grâce à une version agressive de « Reverence ». Après une longue intro instrumentale, presque post rock, l’assaut sonique est irrésistible. Et Jim en profite pour marteler son slogan, ‘Je veux mourir comme Jesus Christ’, lors du refrain. Le sommet du concert !

Il est dix heures, et le groupe s’éclipse. Or, le concert venait de prendre son envol. Cinq minutes d’attente, dans ces circonstances, c’est trop long. Le soufflé est retombé. Jesus & Mary Chain revient donc sur l’estrade pour un rappel entamé par un « Nine million days » (« Darklands »), au cours duquel on retrouve pourtant ces chœurs ‘rollingstoniens’ envoûtants, probablement par sympathie avec le diable. Et puis un « Just like honey » (quatre plages issues de « Psychocandy » lors de l’encore) à la beauté scintillante, qui va couler goutte à goutte comme du miel. Mais le charme est rompu. La fumée était encore bien présente, mais plus le feu… (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Live Nation)

Setlist

Amputation
April Skies
Head On
Far Gone and Out
Between Planets
Blues From a Gun
Always Sad
Mood Rider
Teenage Lust
Cherry Came Too
The Hardest Walk
All Things Pass
Some Candy Talking
Halfway to Crazy
Reverence

Encore:

Nine Million Rainy Days
Just Like Honey
You Trip Me Up
The Living End
Taste of Cindy

War on Peace

 

Grout/grout s'offre une version de "Drive in Saturday" de Bowie!

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Grout/Grout est un groupe Montpelliérain composé de 5 musiciens. Leur musique, très influencée par la pop britannique des 60’s et les mélodies d’Elliott Smith entre autres, pourrait se définir par l’étiquette Pop/Folk si on devait la résumer … mais est-ce bien raisonnable ? Après 2 albums autoproduits (Warm/Worms et Mrs Peelings), Grout/Grout prépare actuellement un 3° LP.

En attendant, ils viennent de réaliser un triptyque vidéo pour illustrer 3 covers (The Smiths, The Beatles, David Bowie) sur le thème de la flânerie routière. Boite 3 vitesses, donc, pour ce projet de clips qui décline, recycle les mêmes images sur 3 versions de montage différents. Avec « Car Driving triptych», à consommer avant l’été, Grout/Grout vous propose une série de 3 reprises … pas seulement à l’argus.

Le premier volet, « There Is A Light That Never Goes Out », reprise des Smiths, pose un climat jour/nuit trimballant  le groupe de façon farfelue en voiture(s) à pois. Le deuxième recycle ces images déambulatoires pour une reprise de « Drive My Car » des Beatles. Ici, le clip oscille entre le générique de Mannix et celui d’Amicalement Vôtre, l’occasion de sortir quelques images de jeunesse, voire quelques casseroles à accrocher à l’arrière de la voiture.

Enfin, le troisième volet qui vient d’être réalisé offre une version de « Drive In Saturday » de Bowie teintée de Twin Peaks dans le climat sonore. Le clip, plus lent, plus contemplatif, présente un autre point de vue sur ces images de route.

"Drive In Saturday"est disponible ici .

L'univers lunaire de Leatitia Velma ...

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"Laetitia Velma propose un répertoire au piano, mi instrumental mi chanté, dans une veine ouvertement cinématographique, et avec un minimalisme enchanteur, évoquant à la fois Philip Glass et la pop onirique d'Agnes Obel."

Artiste auteur-compositeur, elle a sorti son premier album "Les Eaux Profondes" en 2011, produit et arrangé par Dominique A, distribué par Wagram et Pias en Belgique.

Le nouvel album "Cinq Lunes" sortira le 31 mars prochain,

 

  

Le nouvel EP de Dimoné a jetté un froid !

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Dimoné est l'un des plus incroyables artistes de la scène française. Sa plume caresse l’homme « au plus près de l’os », cisèle le verbe avec élégance, au gré des jeux de mots et doubles sens.

D’une voix pénétrante à la fois grave et soyeuse, il distille une poésie sans fard, presque charnelle, posée sur une pop mélodique portée par les guitares. Dandy démon, Dimoné grésille, irradie, bouillonne, crépite et éclabousse.

Après avoir été le coup de coeur de l'Académie Charles Cros pour son album « Bien Hommé, Mal Femmé » en 2015, Dimoné sort le EP « Epris dans la glace ». Un 5 titres en guise de visa vers là où tout recommence, où tout s’abolie, une remise à zéro Celsius des compteurs pour un disque inspiré et enregistré sous des latitudes boréales au Québec. 

Une poignée de chansons aux reflets blancs qui sont autant de spectres que de silences, parcourant par les vaisseaux de notre corps ces étendues à la rencontre d’anciennes traces. Un prisme par lequel se cristallisent nos ailleurs bariolés, en de probable provenance s’ils ne sont pas présages, comme le premier extrait, "La Grande Allée"à découvrir en cliquant ici .


 

 

  

Découverte d'une pierre précieuse !

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Après avoir sorti en 2016, un premier EP Utopia, et deux singles remarqués, Lobsters & Cherries, et Blood in Love, qui ont fait le tour de la toile, revoici Ruby Cube qui annonce la sortie de son premier album en septembre sur le label Choke Industry (Lilly Wood and the Prick, Burning Peacocks, Tess, Ana Zimmer...).

Ruby Cube a déjà dévoilé un premier extrait « Precious Stone », dans lequel on retrouve la pop toujours aussi émotive du groupe toulousain et son ADN revendiqué qui embrasse des groupes comme Joy Divison, Metronomy en passant par The Cure et Late of the Pier.

Le nouveau clip de Ruby Cube s'appelle « Precious Stone » et présente un couple dans une société futuriste où les relations amoureuses et charnelles sont vécues au travers de dispositifs de réalité virtuelle.

"Precious Stone", disponible ici .

 



Un gris pâle pourtant solaire !

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L’Europe les a précédemment découvert lors des festivals Great Escape (UK), Mama (Fr) où Dour (BE), ils sont de retour en 2017.

Pale Grey s’est enfermé en studio pendant plus d’un an, le groupe a composé, enregistré, et produit une salve de nouveaux titres mélangeant flok-pop-légère, introspections mineures, expérimentations sonores, hip hop et electronica.

Cet assemblage singulier, d’où émerge une identité forte, combine contrastes et cohérence, contradictions et continuité, évolution et permanence …

Avant la sortie d’un nouvel album à l’automne prochain, le groupe dévoile un premier EP – Ghosts – à paraître le 12 mai prochain. Quatre morceaux qui, dans leur sobriété et leur unicité, propagent une présence et une densité riche.

Le groupe présentera officiellement ce nouveau disque au public belge à l’occasion des Nuits Botanique.

Un "Millionaire" de plus dans le paysage musical ...

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Douze ans aprés leur dernier album 'Paradisiac', la groupe légendaire de Tim Vanhamel fait son retour longtemps attendu sur Unday Records, le label d'entre autres Trixie Whitley, Dans Dans et Tamino.

Millionaire est ‘on a high’ again. ‘I’m Not Who You Think You Are’ est un titre transpirant le nasty, le groovy, l’edgy. Il contient tout ce que nous associons avec le son du groupe. ‘Nous revoilà !’ s’exclame Vanhamel. Le clip assez psychedélique est présenté aujourd'hui par Clash Magazine en Angleterre, Visions Magazine en Allemagne, Mowno en France et 3voor12 aux Pays-Bas.

‘I’m Not Who You Think You Are’ décrit les préjugés forgés intempestivement à partir de nos projections propres. C’est le titre précurseur du très attendu ‘Sciencing’, le troisième album de Millionaire. Celui-ci a été mis en boîte à l’Elstudio: espace d’enregistrement flambant neuf, imaginé et construit par notre compatriote & ingénieur du son Jeff Claeys (Admiral Freebee, Jon Spencer & The Blues Explosion) à Santa Teresa, un coin de paradis costaricain. “I’m Not Who You Think You Are était un des premiers titres bouclés pour Sciencing, en une seule prise en plus! Il a ouvert la voie pour les autres ».

Jonas Govaerts s’est chargé de la vidéo. Il est le metteur en scène du premier film d’horreur flamand, “Welp” et surtout le prédécesseur de Vanhamel à la guitare des turbulents The Hickey Underworld. Le clip a été réalisé de concert avec Jaak De Digitale, dont les Evil Superstars, Vermin Twins et Chrome Brulée avaient déjà loué les services. C’est une pièce montée dans l’esprit de ‘Blade Runner’, dans laquelle une jeune fille (la photographe et actrice Stine Sampers) plane dans un good trip après avoir bu une boisson purificatrice. Mais Vanhamel recommande : “Fiez-vous moins aux apparences qu’au titre de la chanson”.

Découvrez le clip de "I'm not who you think you are" en cliquant ici .

 

Adam and the Madams y sont presque ...

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Almost, un EP six titres, est une continuité des expérimentations du groupe, qui s’amuse des formats pop, parfois en les détournant, parfois en les explosant complètement en se risquant sur des choses plus étranges.

C’est aussi une part plus grande à la production et aux machines avec un esprit “Do It Yourself” de l’enregistrement au mastering en passant par le visuel.

Et c’est également l’occasion de reprendre deux artistes qui leur paraissent complètement incontournables, à savoir David Bowie ("Heroes") ses arrangements et son songwriting hallucinant, et le Velvet Underground ("Sister Ray") qui sont, selon le groupe, les pères spirituels psychédéliques de tout ce que peut être le noise rock.

Ces deux morceaux n’ont pas échappé au traitement ludique et nonchalant des Madams, qui sont restés fidèles au fond et à l’esprit, bien plus qu’à la forme.

Pour ceux qui aiment : Blur période "Song 2", Sonic Youth, Radiohead, Sebadoh, The Black Keys...

Les nuits toujours aussi secrètes ...

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Situé à la frontière française, à côté de Maubeuge, et fort de son succès des éditions précédentes, le plus belge des festivals français fêtera cette année son seizième anniversaire, ces 28, 29 et 30 juillet.

Monter les yeux fermés dans un bus à la destination inconnue, découvrir un groupe mystère dans une chapelle abandonnée, festoyer au grand air, s'évader dans un champ ou s'abandonner sur un dancefloor jusqu'au petit matin : cette année, pendant trois jours, les Nuits Secrètes proposent à ses festivaliers de faire d'Aulnoye-Aymeries leur terrain de jeu.

Comme à son habitude, la programmation est généreuse et aventureuse, vous pourrez découvrir ou redécouvrir Julien Doré, Camille, Jacques, $-Crew, Dub Inc., Chinese Man, Charlotte de Witte, BCUC, pour ne citer que le sommet de l’iceberg.

Si vous souhaitez vous familiariser avec ce festival digne des plus grands, cliquez ici.

Plus d'information sur le site officiel ou sur Facebook.

 

Clara Luciani est un "Monstre d'Amour"

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Clara Luciani a grandi dans la région de Marseille. Elle chante depuis qu’elle sait parler, compose depuis qu’elle sait écrire et apprend plusieurs instruments sur le tas, de groupe en groupe.

Alors qu’elle s’ennuie ferme en fac d’Histoire de l’Art, elle rencontre par hasard Marlon Magnée, membre du groupe La Femme, après l’un de leurs concerts. Il lui propose de participer au projet. Là où une jeune fille bien comme il faut se serait contentée de sourire en battant des cils, Clara accepte, laisse tomber ses études, fait sa valise et s’en va à Paris avec sa guitare.

À tout juste 24 ans, Clara Luciani enregistre son premier EP avec Benjamin Lebeau (The Shoes) et Ambroise Willaume (Sage), né d’un jet après un chagrin d’amour. Selon Otto Dix, peintre allemand dont la violence crue la fascine, tout art est exorcisme ; et en effet, Monstre d’Amour vibre d’une énergie brute - l’énergie du désespoir, de la solitude, mais aussi de la renaissance.

« Etendue dans le froid d’un été qui ne vient pas », Clara se métamorphose en créature tentaculaire et s’enfonce avec grâce dans l’obscurité des abysses, où sa voix singulière côtoie les guitares électriques et la douceur du violoncelle. Et si elle a le coeur lourd, elle triomphe du chagrin avec une force solaire.

Découvrez le clipe "Pleure, Clara pleure" en cliquant ici .

No Sleep 2017 : samedi 15 avril

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Il s’agit déjà de la quatrième édition du ‘No Sleep festival’, un événement qui se déroule à Ath, dans un ancien hangar à grains complètement rénové, situé le long de la Dendre et derrière la gare. L’affiche propose des groupes et artistes en devenir, belges ou français. Honnêtement, en découvrant la salle, il y avait de quoi être inquiet. La raison ? La hauteur du bâtiment. Une frayeur vite balayée, au vu de la présence de Jérémy Samain, l’ingé son du Salon de Silly, derrière les manettes.

The Rackers ouvre les hostilités à 17h00. A son actif, un Ep, « Black » (NDR : dont le titre, « 1, 2, 3 », fait l’objet d’une vidéo ; et c’est à découvrir ici). Ce power trio (NDR : qui a déjà a remporté quelques ‘tremplins’) réunit le chanteur/guitariste Jim, le bassiste Alan et le drummer Yoan. Quoique en retrait, c’est ce dernier qui mène la danse. Sa frappe est métronomique et accentue progressivement l’intensité des morceaux. Ce qui permet à la température ambiante de grimper. Si bien que le batteur se retrouve rapidement en ‘marcel’… L’intro est gorgée de sonorités de gratte saturées, distordues ou triturées par les pédales. Ce sera d’ailleurs le cas, tout au long du set. Qui s’ouvre par « Snap ». La basse ronfle. Le climat est malsain et ténébreux. Et nous plonge dans les 90’s. Plus métallique, « You Could Be My Girl » est chargé de testostérone. Le drummer est vraiment époustouflant. Parfois, le spectre des Doors plane. Mais sans les claviers. Un set particulièrement rock exécuté dans l’esprit de bUNNY bLACK bONES. A suivre de très près…

Quatuor bruxellois, Boda Boda implique les chanteurs/guitaristes Benjamin Caroyez (NDR : ce barbu est né dans la cité des Géants) et Thomas Stadnicki, le drummer Lukas Melville ainsi que le préposé aux synthés Romain Rouklis. Le combo avait décroché le prix du ‘Best Live Act’, dans le cadre des Gentse Feesten, et avait atteint la 3ème place du Concours Circuit, en 2016. Il peut aussi compter sur un fan illustre ; en l’occurrence Dave Grohl (Foo Fighters) qui a déclaré à leur sujet : ‘The best rock band with at least two BODAs in its name’. Et c’est également l’an dernier que le band a publié son premier essai, un Ep 5 titres, baptisé « The Greatest Hits ». Fallait sans douter, la formation pratique un stoner/metal/grunge. Et il est inspiré par Queens Of Stone Age, Mastodon et Nirvana, auxquels les musicos ont certainement été biberonnés. Mais le contenu a été parfumé d’effluves empruntés à Raketkanon et surtout à Tame Impala. Les harmonies vocales sont accrocheuses. Branché sur un ampli à gratte, le synthé sonne comme une basse. Burné, « Bauver » entame les hostilités. Plus expérimental, « Mr. Bad Luck » baigne dans le noise rock. Les guitares s’y révèlent incisives. Et particulièrement efficace, « The Pillow, The Stairs And The Wet White Hair » décoiffe littéralement (NDR : c’est le cas de le dire !) Les percus sont particulièrement nerveuses, notamment sur le morceau de clôture, « Hafid ». Et les synthés y libèrent alors toute leur puissance.

A l’instar de Hyphen Hyphen, Alpes est un combo niçois. Mais ici s’arrête la comparaison, car le premier cité est surtout spécialisé dans le play-back… Fondé en 2013, le quartet réunit le chanteur/guitariste Quentin Munoz (NDR : un blondinet !), le gratteur Paul Chapuis, le bassiste Charles Eynaud De Fay et le drummer Antoine Jenkins. D’après les commentaires laissés sur la toile, les disques du combo sont excessivement soignés (NDR : intitulé « Between moon and sun », son premier elpee est paru en juin 2016) ; mais en ‘live’, il est bien plus percutant. C’est d’ailleurs cet LP qu’il est venu défendre. Si la structure des compos repose sur les deux grattes, l’ensemble est manifestement sucré par la french touch ainsi que le néo-psychédélisme cher à MGMT et Tame Impala. Sculptés tour à tour dans le surf ou le funk (NDR : celui des Scissor Sisters ?), les riffs sont puissants et tranchants. Titre d’entrée, « Feel It » nous entraîne dans un univers psyché pop paisible. Un peu trop, peut-être. La voix est légèrement vocodée. Les chœurs sont séduisants. Les claviers enrichissent judicieusement les bien plus sautillants « Another Secret » et « Betogether ». Le groupe ose deux nouvelles compos : « You Listen While I'm Taking » et « You Down ». Place ensuite au nouveau single, le plus cérébral « Lune et l'autre ». « Fleeting Sadness » et « Moon Boots » sont deux morceaux qui montent progressivement en puissance. Titre judicieux, « Learning To Fly » est davantage atmosphérique. Avant d’atteindre le Mont Blanc, grâce aux bien musclés « The Shy Bow Without » et « Target Tell Me Why »…

Sur les planches, Raphaël Esterhazy, alias Konoba, est flanqué de la moitié du groupe Solkins ; en l’occurrence Maxime ‘big moustache’ Simon, à la guitare et aux claviers, ainsi que Maxime Honhon, à la basse et aux synthés. Un line up complété par un drummer (NDR : encore un barbu !) Konoba vient de graver son premier opus, « Smoke And Mirrors ». Après s’être produit, à de nombreuses reprises, comme supporting act, il est enfin tête d’affiche ! Sur les planches, la complicité entre les différents musicos est étonnante. Il y a également une belle interactivité entre les artistes et l’auditoire, dont les filles (aussi bien les boutonneuses que les plus mûres), aux premiers rangs, boivent les paroles du chamane, comme du petit lait. La scène est décorée de grandes lampes vintage. Un flux lumineux intense arrose la scène. Et « Smoke And Mirrors » ouvre le show. Les deux claviéristes mènent la danse. Raphaël tapote sur sa machine. Il se déhanche et se balance. Atmosphérique, sa voix navigue quelque part entre celle de Joe Newman (Alt-J), Beck et Gotye. « I’M A Wolf » nous raconte l'histoire d'un homme et d'une femme, faits l'un pour l'autre, qui se croisent parfois, mais ne se rencontrent jamais. Big moustache empoigne sa gratte. Raphaël siège derrière les ivoires. Pop/rock spasmodique, « I’Ve Been Dreaming » est un nouveau titre. Place ensuite au moment ‘câlin’ du spectacle. Ainsi, pendant « Love » la foule se rapproche de Raphaël qui prend un bain de foule. Plus lent, sucré et dansant, « Penny Dropped » est inspiré des Fab Four (NDR : déjà ce titre !) Raphaël module sa voix comme il le souhaite. Encore un nouveau titre : « Dancing In The Moonlight ». Raphaël se sert d’une gratte semi-acoustique pour interpréter la cover du « Lover You Should’Ve Come Over » de Jeff Buckley. Surprenant ! Une seule chanson dans la langue de Molière : « L’indifférence ». Sur l’album elle dure 12 minutes. En ‘live’, elle est écourtée, sans pourtant nuire à sa qualité. Konoba n’oublie pas son hit, « On Your Knees », qui a enregistré plus de 2,5 millions de vue sur YouTube. Une autre cover. Celle du « My Body Is A Cage » d’Arcade Fire. Et elle est superbement revisitée. Le show est terminé et on reste indubitablement sur sa faim. Normal au vu de l’excellente prestation de l’artiste. Il se produira encore dans le cadre des Nuits Botanique, au Cirque Royal et lors de la plupart des festivals d’été. Qu’on se le dise ! Un seul regret, c’est que l’édition 2017 du ‘No Sleep’ n’a attiré que 150 spectateurs. Trop peu pour un tel événement !

Pomrad + Konoba + Alpes + Boda Boda + The Rackers

(Organisation : No Sleep ASBL)

 

Un 15ème album studio pour Wire

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Intitulé « Silver/Lead », le nouvel album de Wire, est paru ce 31 mars. Il s’agit déjà du 15ème de la formation légendaire britannique. Il célèbre en même temps le 40ème anniversaire de ses débuts sur les planches. Des planches qu’il foulera ce 13 mai à l’Ancienne Belgique , en clôture d’un festival auquel participera également Raime, Blanck Mass, Dans Dans, Paper Hats, Onrust et Delvaux, sans oublier, en special guest The Fly avec Adam Wiltzie (Stars Of The Lid).

https://soundcloud.com/wirehq/02-short-elevated-period

 

Pour la beauté du geste… et ce n’est pas qu’un Slogan !

Écrit par

Duo lyonnais, Slogan a publié, ce 20 mars, son premier Ep. Intitulé « La beauté du geste », il épouse un concept que le groupe a baptisé électro-ciné-club. Et le résultat est plutôt réussi. Jugez plutôt le clip du titre maître ici

Soundcloud : http://bit.ly/2ncLSGW

Des Prédateurs discrets…

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Originaire de Lyon, Les Discrets publiera son troisième album, « Prédateurs », ce 21 avril 2017. Son précédent elpee, « Ariettes oubliées », remontait à 2012.

Son mélange de shoegaze onirique et de post rock aux accents métalliques s’est mué en indie rock à la froideur électronique, intégrant des influences issues du trip hop et des bandes originales de films des années 70. L’opus a même été décrit comme la ‘bande son d'un lent film noir dont l'action se déroulerait à bord d'un train qui emmène l'auditeur en différents lieux, vus au travers de différentes fenêtres’. Les thèmes principaux abordés sur cet LP sont le temps, la nature, et la vie…

Pour écouter « Le reproche », extrait de ce long playing, c’est ici

Bandcamp : https://les-discrets.bandcamp.com/

 

O.R.A., mais pas des pâquerettes…

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Fondé en 2016, O.R.A. est combo bruxellois responsable d’une musique indie atmosphérique qui oscille entre rock, pop, électro et trip hop. Le combo vient de publier deux clips, « Wolf » et « Farewell », deux vidéos issues d’une session ‘live’ enregistrée à Bruxelles.

https://www.youtube.com/watch?v=t8yP91h21Ho&t=138s

https://www.youtube.com/watch?v=wqcqMg1dHZE

 

Royal Blood broie du noir…

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« How did we get so dark? », c’est le titre du nouvel album de Royal Blood qui paraîtra ce 16 juin 2017. Et en prélude à cette sortie, le single « Lights Out » bénéficie d’un clip (à voir ici), posté sur la toile.

Les sessions de cet opus se sont déroulées à Brighton, Hollywood, Los Angeles et Nashville. Pour les lyrics, le chanteur/bassiste Mike Kerr s’est inspiré d’événements qui ont marqué sa vie depuis le succès de leur premier album.

Royal Blood se produira à Rock Werchter, le vendredi 30 juin

Mainstage: 18h40 – 19h40

Tracklisting

1. How Did We Get So Dark?
2. Lights Out
3. I Only Lie When I Love You
4. She’s Creeping
5. Looks Like You Know
6. Where Are You Now?
7. Don’t Tell
8. Hook, Line & Sinker
9. Hole In Your Heart

10. Sleep

 

Festival Décibulles (update 14/04/2017)

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L’édition 2017 du festival Décibulles se déroulera du 14 au 16 juillet à Vallée de Villé / Neuve Eglise (67) (NDR : c’est en France !)

L’affiche :

Vendredi 14 juillet

Wax Tailor
Un Air Deux Familles
Naaman
Vald
Jacques
Freez
Ropoporose
Les Humains Gauches
Holy Chips
Hilgege

Samedi 15 juillet

Grauss Boutique
Cie Les Goulus
THéâtre Magnetic
IMPérial kikiristan
Braziliers
Asaf Avidan
The Bloody Beetroots live

Panda Dub
Last Train
Hanni El Khati
Kamarad

Dimanche 16 juillet

Birdy Nam Nam
Møme
Boulevard Des Airs

Naive New Beaters
Jahneration
Lemmings Suicide Myth
Cie Ahoui
Daikiri
Cie Super Super
Imperial Kikiristan
Partout Partout

http://www.decibulles.com/

 

Edition 2017 des Nuis Secrètes (update 14/04/2017)

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L’édition 2017 des Nuis Secrètes se déroulera du 28 au 30 juillet à Aulnoye-Aymeries. C’est à la frontière française, à côté de Maubeuge.

Monter les yeux fermés dans un bus à la destination inconnue, découvrir un groupe mystère dans une chapelle abandonnée, festoyer au grand air, s'évader dans un champ ou s'abandonner sur un dancefloor jusqu'au petit matin : cette année, pendant trois jours, les Nuits Secrètes proposent à ses festivaliers de faire d'Aulnoye-Aymeries leur terrain de jeu.

On retrouvera, notamment, à l’affiche Julien Doré, Camille, Jacques, $-Crew, Dub Inc., Chinese Man, Charlotte de Witte et BCUC

Pour voir le teaser, c’est ici 

https://www.facebook.com/events/1340447029311586/

http://www.lesnuitssecretes.com/

 

Atomic Spliff

De bonnes vibrations pour recharger ses accus…

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Il y a un bon moment que votre serviteur n’avait plus fréquenté l’Eden à Charleroi. Une salle à taille humaine qui s’est rapidement forgée une certaine notoriété pour la qualité du son. Et dont les organisateurs, particulièrement dynamiques, accueillent de manière conviviale, artistes et public. Qui seront plongés, ce soir, dans l’univers du ragamuffin, du dancehall et du rub à dub. D’abord grâce au band carolo, Babelsouk, puis liégeois, Atomic Spliff, dont c’est la ‘release party’. Il vient de publier son second opus, « Robomuffin ». Et si vous souhaitez relire la chronique de l’album, c’est ici.La foule s’est déplacée en nombre, pour cette soirée. Compte-rendu.

Né en 2011, Babelsouk a gravé son premier LP, « Charlykingston », l’an dernier. La release avait rempli l’Eden ! MC : KLM en est le chanteur. Il est soutenu par les guitaristes Nesta et Damien, le percussionniste Alibih, le claviériste Sem, le bassiste Eric et le drummer Mnk. Il pratique une fusion de reggae, dub, raggamuffin, ska, funk, soul, rock et hiphop, façon old school. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Ensoleillée, la musique véhicule des textes engagés mais positifs. Un flow qui aborde des sujets de la vie quotidienne comme l’amour, le respect de soi et des autres, la solidarité, la paix et l’espoir. Et en ouverture, « Babylon Low » en est une belle illustration. La guitare rythmique balise la compo et met les points sur les ‘i’. Le mélodica la colore et la sucre, alors que les percus lui communiquent graduellement des accès de fièvre…

« Babelsouk Anthem » nous entraîne dans le Kingston du pays noir. Les lyrics y traitent de la mondialisation, de la guerre en Irak, du nucléaire. Et de l’emploi. Il faut « Tendre La Main » avec « Action » sur une « Soif De Justice » pour le « Peuple d’aujourd’hui » dans une ambiance africaine. Mais c’est la musique qui fédère. Le message est clair. En 20 voire 30 mots, cette ‘Impro Freestyle’ est construite sans complexe et facilement. De l’excellent hip hop qui en revient aux roots. « La Nuit Porte Conseil » quand on a « La Tête Dans Les Etoiles ». Bref, drivé par un KLM, capable de jouer sur les mots comme MAKYzart, on peut affirmer que Bablesouk… a mis le souk ! 

Après un changement de matos, place à Atomic Spliff. Stone Man (NDR : artiste complet, il est également sculpteur et cartooniste) est coiffé d’un bonnet jaune paille (anti-héro) sur le bandana couvrant des dreadlocks qui lui arrivent aux talons. Il est chaussé de lunettes fumées dont les montures sont de la même couleur que le couvre-chef.

La formation liégeoise est responsable d’un reggae particulièrement ‘roots’, oscillant entre ragggamuffin, dancehall et rub a dub. Propices à la bonne humeur, les paroles sont humoristiques et traitent de leurs expériences quotidiennes. La scène est immense : pas de problème, le crew est imposant et les musicos sont, à l’instar de votre serviteur, quasi tous barbus. Il réunit deux Mc’s, Daddy Cookies et Stone Man, un guitariste, Kevin Maclot (il pourrait jouer le rôle de Lépold II, dans un biopic), le claviériste Brieu Di Maria, le bassiste Boris Valley Colledos, le drummer Renaud Baivier, le saxophoniste Jort Verdijk et le trompettiste Kris Van Stoes (NDR : deux Anversois, aux cuivres !), sans oublier deux ‘Flagmen’ (des agitateurs de drapeaux, aux couleurs jamaïcaines, fallait s’en douter), dont Bernard Jaegero…  

Les chanteurs sont en forme et dès leur entrée en scène, ils frappent dans les mains des spectateurs, aux premiers rangs. Un mélodica amorce « Appelle-Moi », une compo pleine de bonnes vibes, construite comme un comics yankee. « Robomuffin », c’est le titre du nouvel elpee. Les martiens ont débarqué en 2015. Les hommes sont devenus des numéros. Des robots même. Les Mc’s adoptent ces gestes automatiques sur des bruits mécaniques. « Mr Postman » est devenu une bête. Il dépose les factures, mais pas les colis qui viennent de Kingston. L’envoi contenait malheureusement des mixtapes…

« Rock Steady / Well Now » remonte le temps. Mais que ce soit sur le sable de Kingston ou le dancefloor, ‘Ya Man’, on bouge le popotin. Tout en se vidant la cervelle et oubliant ses tracas. « Train To Zion » est envahi de cuivres. De solides musicos ! Départ Gare des Guillemins. Le voyage en train nous conduira à Zion. Un paradis sur terre. Pas de ticket. No Stress. On danse dans le wagon fumeur. La ganja calme les nerfs. « Pas Assez ». Non, on en veut encore. Le show tire à sa fin. « Remove Ya ». Je m’emmerde à Babylon. Je veux travailler à mon rythme. La chaleur monte graduellement. L’ambiance également. Des meufs sont montées sur l’estrade, mais la fumée est trop épaisse pour voir distinctement ce qui s’y passe. « Nerveux » s’enfonce dans le hip hop, l’oreille dans le rétroviseur (?!?!?). On crache tous sur Babylon. On n’aime pas la guerre. Atomic dresse le raggamuffin comme un cheval sauvage, lors d’un rodéo. Dansant, « Gal Ina Di Dance » baigne dans un rub a dub plutôt pointu.  

Au bout de 120 minutes de folie, mais bien contrôlée, le public a rechargé ses accus de bonnes vibrations. La prestation scénique était impeccable. Pas un seul temps mort. Une soirée à marquer d’une pierre blanche !

Le 20 juin, Atomic Spliff se produira au Rogery Festival de Gouvy et le 24 du même mois, au Don’t Support Punish, qui se déroulera dans le Parc Royal à Bruxelles, mais également au Concerto à 5 euros de Rebecq. Allez checker sur leur Facebook (voir ), tout est indiqué.

(Organisation : Eden et Charlykingston ASBL)

Lindey Buckingham et Christine McVie vivent dans leur monde

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Mac Lindey Buckingham et Christine McVie (NDR : oui, oui, deux membres de Fleetwood Mac) enregistreront leur premier elpee, en duo, ce 9 juin. Il sera éponyme. Le premier single, « In My World », paraîtra dès ce vendredi 14 avril.

Lors des sessions, ils ont notamment reçu le concours de leurs compagnons groupe, Mick Fleetwood et John McVie.

Tracklisting

1. "Sleeping Around The Corner"
2. "Feel About You"
3. "In My World"
4. "Red Sun"
5. "Love Is Here To Stay"
6. "Too Far Gone"
7. "Lay Down For Free"
8. "Game Of Pretend"
9. "On With The Show"

10. "Carnival Begin"

https://www.fleetwoodmac.com/tango