Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Concerts

Rape Blossoms

En phase de préfloraison…

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Le Stuk est né en 2002, un espace culturel sis à Louvain. Pourtant, je viens de le découvrir. Et je dois avouer que ce centre artistique, partagé entre une salle de concert, une autre dédiée à la projection, des ateliers, un studio d'enregistrement, etc. est absolument superbe. Bref le genre de salle polyvalente qui laisserait rêveur plus d'un Wallon...

Et si je m’y suis rendu, c’est parce que s’y déroulait une double affiche ‘made in Belgium’ des plus alléchantes. Tout d'abord Rape Blossoms, dont les morceaux entendus sur le web m'avaient vite séduit. Sur disque, leur post-punk rageur et bien noisy a suffisamment d'intérêt et de fougue pour retenir l'attention dans un genre où les prétendants sont fort nombreux. Lorsque résonnent les premières notes, le club n'est pas encore très rempli, mais il y règne une chaleur assez intenable contrastant avec le vent froid qui souffle dehors. Le groupe semble avoir ramené ‘son’ petit public d'amis ou de fans ; et bien que ce ne soit pas la grande foule, on est loin d'un bide.

Dès le début du set, on remarque que le son est très bon, excepté cette voix un peu trop systématiquement noyée dans la reverb et assez lointaine. C'est sans doute à mettre sur le compte d'une certaine timidité du chanteur qui tout comme le reste de la bande semble très jeune (début de vingtaine). Plus à l'aise, le guitariste lâche et relâche quelques accords acérés mais souples tandis que le bassiste est partagé entre ses 4 cordes et un clavier duquel il tire des nappes mélodiques façon cold wave ou des sonorités plus cra-cra. Mais c'est surtout le batteur qui, à l’aide de ses rythmes tribaux, semble canaliser l’ensemble par sa justesse quasi métronomique de ses interventions, rappelant même, lors du dernier morceau, le mythique Wire. Le chanteur descend alors de l’estrade, pour occuper l'espace vide et amorce quelques pas de danse timides, mais sympathiques.

Des débuts prometteurs en tout cas pour ce quatuor à l'énergie juvénile qui, lorsqu'il aura pris davantage d'assurance, devrait refaire parler de lui.

Le temps d'une pause afin d'installer le matos pour la tête d'affiche et la salle s'est considérablement remplie. Madensuyu n’est pas encore la nouvelle hype underground belge, mais il commence tout de même à faire l'objet d'une certaine attention médiatique méritée, grâce à sa discographie. Un Ep et trois albums, dont l'excellent "D is done" et le dernier "Stabat Mater". Venus défendre celui-ci, le duo se partage le chant. L'un se réserve les drums alors que l'autre se charge de la guitare et se sert d'un clavier qu'il joue aux pieds à l'aide d'un pédalier midi. Et bien qu'ils restent assis tout au long du concert, on sent qu'ils dégagent une certaine présence. En intro du concert, des chœurs d'enfants installent une ambiance de recueillement avant de nous laisser rentrer dans le vif du sujet. Leur musique est à la fois nerveuse et tendue mais possède également un côté dramatique presque douloureux comme le suggère le titre de leur dernier opus, référence à un poème du XIIIe siècle évoquant la souffrance de Marie lors de la crucifixion de Jésus (poème qui servira plus tard d'inspiration à de nombreux compositeurs classiques comme Vivaldi, Schubert ou Verdi... mais aussi au duo electro-punk Sexy Sushi !) Mais rassurez-vous, il ne s'agit pas d'une célébration religieuse, même si l'écoute attentive du public pourrait le laisser penser ; ce dont s'amusera d'ailleurs le batteur dans un petit commentaire adressé en forme de clin d'œil. Heureusement, il y a aussi de la légèreté voire même un certain côté pop chez eux pour éviter de tomber dans le pathos et transmettre un côté accessible à l'ensemble. Et bien évidemment de l'électricité et une énergie presque chamanique dans ces rythmes et ces vocaux qui s'étendent d'une plainte rauque à une sorte de scansion indienne, les plumes et les peintures de guerre en moins. Une forte personnalité en tout cas se dégage de leurs compos et de la façon dont ils les interprètent, totalement pénétrés par leur art.

Ils interpréteront une bonne partie de "Stabat Mater", mais reviendront aussi sur l'elpee précédent pour le plus grand plaisir de ceux et celles qui les avaient découverts lors de la sortie de celui-ci (dont votre serviteur). Et après avoir quitté la scène une première fois, ils reviendront nous gratifier de plusieurs morceaux bien sentis et loin d'une quelconque obligation contractuelle... Un bon moment de partage et de sincérité que je vous invite à vivre tant que le groupe ne squatte pas encore les gros podiums.

(Organisation : Stuk)

 

Moonface

Bref, mais parfait…

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Ce jeudi, l’Ancienne Belgique nous invitait à partager un moment intimiste en compagnie du très prolifique Spencer Krug, alias Moonface. Le Canadien venait défendre son dernier opus en date, « Julia with blue Jeans on », un album unanimement encensé par la critique. Pour l’occasion, l’AB avait opté pour une configuration spécifique, en disposant des sièges au sein du Club, afin qu’un maximum d’une centaine de personnes puisse assister à la performance, en toute décontraction. 

C’est sous un silence monacal que Spencer Krug monte sur les planches. D’entrée de jeu, le Montréalais détend l’atmosphère en soulignant l’aspect formel de la disposition des lieux. Sur l’estrade, seul trône un piano à queue. Rappelons que pour son dernier album, Moonface ne se sert que des ivoires. L’artiste s’installe derrière cet instrument, et commence à en jouer. En solitaire, impossible de tricher... Cependant, il n’en n’a pas besoin. Sa voix si particulière, chargée d’émotion, résonne comme sur ses enregistrements. Spencer démontre que s’il est un excellent chanteur, il est également fort adroit de ses doigts. Ceux-ci parcourent les touches avec une grande agilité. Il n’hésite pas à s’arrêter quelques instants (toujours en battant la mesure) avant de reprendre de plus belle pour mettre davantage de relief à l’ensemble. Un frisson vous parcourt l’échine... Difficile de rester de marbre face à son récital. Il vit ce qu’il chante, et cela se ressent. La quasi-totalité des morceaux de son dernier album figure dans la setlist. Comme temps forts, on épinglera le plus enjoué « November 2011 », et les deux plages les plus intenses du dernier elpee, « Everyone is Noah, everyone is the Ark » et « Julia with Blue Jeans on ». Il nous réserve également une nouvelle compo, qui traite des conséquences de son déménagement depuis Montréal à Helsinki. Entre les titres, il discute avec le public. On a l’impression d’assister à un concert privé tant il existe une réelle promiscuité entre lui et nous.

Une petite heure de concert plus tard, Spencer quitte l’estrade, en s’excusant de ne pas disposer de davantage de chansons. On ne lui en voudra pas, le set solo qu’il a livré était tout simplement parfait.

(Organisation Botanique)

 

Stephen Malkmus

De quoi ravir les aficionados…

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Après la séparation de Pavement en 1999, Stephen Malkmus n’est pas resté longtemps les bras croisés. Quelques mois plus tard, il publie son premier album solo. Depuis lors, malgré une reformation éphémère de son groupe, le Californien enchaîne les LP. « Wig out at Jagbags », le dernier en date, constitue déjà son sixième. Toujours flanqué de ses Jicks, Malkmus poursuit en solo ce qu’il était parvenu à mettre en place chez Pavement, c’est-à-dire un rock lo-fi nonchalant et déstructuré. L’Orangerie, ce soir, n’est pas pleine. Le public est en majorité peuplé de spectateurs affichant la trentaine. Beaucoup sont certainement des fans inconditionnels qui ont passé des heures à écouter les albums de Pavement ou de Silver Jews (groupe au sein duquel il a milité de 89 à 99).

La première partie est assurée par The Megaphonic Thrift. Le groupe norvégien est responsable d’un rock qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de Sonic Youth et Built To Spill.

Vers 21h, les lumières s’éteignent. Les Jicks montent sur les planches. Mark Clark, le guitariste/pianiste, prend place à gauche du podium. Le batteur, Jake Morris, siège derrière ses fûts, en retrait, sur une petite estrade. Enfin, la bassiste, Joanna Bolme, se plante au centre de la scène. Les trois musiciens entament alors une intro afin d’accueillir la star de la soirée. Après quelques roulements de tambour que le drummer accompagne de quelques cris, Stephen Malkmus débarque au pas de course. De manière à chauffer le public qui le reçoit par ses applaudissements. L’ambiance sera bon enfant, c’est désormais une certitude. Physiquement, malgré ses 48 ans, il affiche toujours la dégaine d’un adolescent rachitique de 18 ans. Après les présentations d’usage, Malkmus entame les choses sérieuses. Son jeu de guitare est directement reconnaissable : complètement déstructuré, imprévisible, toujours à la limite de sonner faux. Sa voix également n’a pas bougé d’un pouce. Ce qui ne doit pas être de tout repos pour les musiciens de suivre le gratteur. Visiblement, il s’amuse et leur fait confiance. Il enchaîne les morceaux et nous démontre qu’il n’a rien perdu de son talent. Malkmus nous gratifie de plusieurs solos issus de son imagination fertile. Rien que cela ! Sa musique est toujours aussi proche de celle de Pavement. Une différence quand même : l’absence de ‘tubes’. Normal, puisqu’il n’y en a pas dans sa discographie solo. Il faut cependant avouer qu’on a l’impression d’écouter une suite de morceaux qui se suivent et se ressemblent ; ce qui ne semble pas gêner l’assistance. Il doit être un peu plus de 22heures, quand Malkmus et ses acolytes quittent le podium pour y revenir quelques minutes plus tard, afin d’interpréter trois derniers titres.

Ce concert a été une belle occasion de découvrir ou de redécouvrir une grosse pointure des 90’s. Musicalement et physiquement, Stephen Malkmus a de l’énergie à revendre. Et c’est le sourire aux lèvres que les spectateurs sont rentrés chez eux. Une bonne humeur clairement communiquée par l’Américain durant toute la soirée.

(Organisation Botanique)

 

Komplikations

Efficace et sans Komplikations

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Le public était particulièrement impatient d’assister à cette double affiche prometteuse ; au point que la Zone affichait sold-out, ce soir, au grand dam des distraits et des retardataires qui s'en mordent encore les doigts. Excepté ces derniers et les gens souffrant d'agoraphobie, on ne s'en plaindra pas vu le manque certain d'affluence en ces lieux, au cours de ces derniers mois. Une défection peut-être justifiée par une programmation assez inégale pour cette salle, considérée jadis comme un rendez-vous incontournable pour les aficionados de la scène alternative...

Mais bref, la foule des grands soirs était bien réunie pour assister tout d'abord au concert de Komplikations. Formation en rangs serrés, elle implique Ben (Cheap Killers, Pirato Ketchup, Two Star Hotel, Hiatus, ...) à la batterie, Lio (Le Prince Harry, Luik, Tache) au synthé et Allen au chant (dont le CV m'est inconnu). Issue le la scène germanopho-liégeoise, cette mini ‘dream team’ consomme un minimum de moyens mais atteint un impact maximal dans un genre baptisé synth-punk. Plus agressif et décharné que l'habituel et parfois convenu electro-punk, on rencontre un exemple typique du style chez Screamers, un groupe dont le morceau culte (?), "122 hours of fears", est d'ailleurs repris en concert par Komplikations. Sur les planches ces derniers sont parfaitement soudés et on imagine d'ailleurs mal le contraire vu le minimalisme de l'instrumentation. En effet, sous cette configuration, il vaut mieux jouer carré et en symbiose sinon on peut vite passer du minimaliste au minable... Une barrière qu'ils ne franchissent pas et on les en remercie! Que du bon au contraire dans leur set. Des décharges d'énergie en flux continu comme autant d'électrochocs qui agitent les corps frénétiques venus chercher leur dose d'adrénaline délivrée par un groupe pas avare en la matière. C'est le moins qu'on puisse dire puisqu'on a eu droit a +/- 1h de prestation de leur part, peut-être un peu longuet pour une première partie, même si elle a été excellente. Il faut dire qu'ils s’étaient aussi déplacés pour fêter la release party du nouveau mini-lp "Poverty' qui justifie bien un tel enthousiasme.

Longue pause ensuite avant de passer à Frustration, quintet parisien fort attendu et qui promet de faire monter davantage la pression. A leur entrée sur l’estrade, des voix scandent ‘Allez y, foutez le feu!’, alors que certains réclament déjà des morceaux comme s’ils sollicitaient un putain de juke-box... Impassibles, les musicos laissent encore la tension monter d'un cran jusqu'à ce qu'elle devienne palpable dans les premiers rangs avant de démarrer pied au plancher. Et en route pour une belle salve de brûlots post punk comme ils savent les délivrer et comme on en trouve 13 à la douzaine sur leur déjà culte "Relax", sorti en 2006. Mais seront-ils à la hauteur de cet incontournable? Pour ce qui est du début de concert on répondra oui sans hésiter. Ils enchaînent les titres sans temps mort et sans faiblesse, déclenchant des pogos effrénés qui démarrent à proximité du podium mais s'étendent rapidement au delà et finissent au bout d'un moment par avoir raison de mon goût assez limité pour la foule et ses mouvements (...), me poussant à battre en retraite vers la moitié de la salle. A partir de cet instant, mes impressions seront très différentes notamment à cause d'un manque de présence sonore à cet endroit, le groupe jouant bizarrement très bas sur scène. Mais il semble aussi qu'ils commencent à se planter par ci par là quand ils ne foirent pas carrément un break sur un morceau qui du coup tombe totalement à plat.

La fatigue peut-être? Toujours est-il qu'après seulement +/- 45 min et un rappel, ils tirent leur révérence. Ce qui me semble, ma foi, un peu court ; surtout que le support act a finalement joué plus longtemps.

Un set en demi-teinte donc malgré un démarrage en force ainsi qu'une première partie des plus convaincantes et à l'énergie communicative suivie par davantage de tâtonnements et autres problèmes techniques qui me laissent dubitatif. Bravo par contre à Komplikations qui ne cesse de s'améliorer tout en gagnant en efficacité et en impact.

(Organisation Plastic Team Liège/PGL Aachen)

Connan Mockasin

C-O-N-N-A-N, Connan !

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Quelques mois après avoir accordé un concert fascinant de sensualité, dans le cadre des Nuits Botanique, le lutin néo-zélandais Connan Mockasin revenait à Bruxelles ; mais pour la circonstance à l’AB (en mode ‘Box’), afin de présenter les nouvelles créations enfumées de son dernier album, « Caramel ».

Un auditoire correctement garni assiste aux premières notes d’un groupe qui manifeste une coolitude absolue. Le préposé à la basse porte une étrange perruque ; et ses interventions paraissent plutôt rondes. Les drums sont puissants et les claviers vaporeux. Toute une instrumentation qui soutient à merveille les longues et intenses divagations psyché imaginées par Connan Hosford. Le groupe interprète les meilleures plages de l’incontournable « Forever Dolphin Love », à l’instar de « Megumi The Milkyway Above » et « It’s Choade My Dear ». Bouteille de vin rouge à la main, l’artiste communique beaucoup avec son public (même si tout ce qu’il raconte n’est pas toujours très compréhensible…) et nous réserve même l'une de ses nouvelles compos, en compagnie de son guitariste et sa claviériste, dans la fosse. L’ambiance est moite, presque tropicale. Connan Mockasin et ses acolytes l’entretiennent à l’aide d’une mixture sonore qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre celle de Prince et de Sébastien Tellier circa « Sexuality », qui aurait été vaporisée de psychédélisme sixties.

Après une petite heure de set, l’artiste quitte déjà le podium ; avant de revenir sous une couette d’où sort une improbable Geisha (oui, celle qui pose dans le livret de son nouvel album) qui chauffe la foule aux cris très manga de ‘C-O-N-N-A-N, Connan !’, afin de sortir cet homme allumé, d’une nuit entamée bien trop tôt pour qu’il puisse entamer les magnifiques et languissants « I Wanna Roll With You » et « Forever Dolphin Love », une compo tout en crescendo de plus d’une vingtaine de minutes. De quoi terminer ce magnifique concert de manière magistrale… Mon année musicale 2014 commence sur les chapeaux de route !

(Organisation AB)

 

 

Edward Sharpe

Feelgood Concert !

Écrit par

N’est-ce pas une riche et belle idée de débuter sa semaine par un ‘feelgood concert’ ? Lundi soir, Edward Shape et ses énigmatiques Magnetic Zeros avaient en effet choisi la scène de l’AB à Bruxelles pour accomplir leur second passage en Belgique. La dernière fois que cette joyeuse troupe avait foulé le sol belge, c’était lors de la funeste édition du Pukkelpop, en 2011.  

C’est une salle comble qui attend Alex Ebert et sa bande de musiciens/chanteurs avec une réelle impatience ! Un premier hymne ouvre le bal : « 40 Day Dream » ; et d’emblée, le ton général du show est immédiatement donné : les spectateurs ont payé pour un spectacle placé sous le signe de la bonne humeur et de la joie, à l’image même des compositions du groupe californien. L’auditoire est rapidement plongé dans une ambiance ‘néo-hippie’ –sans LSD toutefois– et transportée dans un monde beau et paisible bercé par les sonorités ultra mélodiques du gourou Edward Sharpe et de ses Magnetic Zeros. Décontracté, le chanteur ne cache pas qu’il ne s’est plus produit en ‘live’ depuis longtemps. Du coup, sa mémoire flanche. Vérité ou mensonge peu importe ; pourvu qu’il puisse partager sa musique avec son public. Pour y remédier, il propose que celui-ci puisse choisir lui-même les morceaux qu’il ‘performera’ au fur et à mesure du show. Lors de l’interprétation d’« I Don’t Wanna Pray », au climat très gospel, chaque membre chante à tour de rôle ; de quoi démontrer tout le potentiel de ses chômeurs aux vocaux. Le micro est également confié à un spectateur qui s’excite le temps d’un couplet ! Le concert évoque alors une grande célébration baignant dans un bonheur béat sans pourtant atteindre des sommets musicaux. Il semble cependant qu’un tel événement conviendrait mieux autour d’un feu de camp, afin de mieux partager la chaleur de ses chants généreux et conviviaux. Cette grand-messe s’achève sans surprise par un dernier hymne, celui qui symbolise l’image du collectif : l’incontournable « Home »!  La chanson sert parfaitement de point final… car il n’y aura pas de rappel !

(Organisation AB)

Depeche Mode

The Power of The Black Celebration

On les attendait au tournant. Trente-trois années de carrière, treize albums, dont le petit dernier, "Delta Machine", une œuvre qui a enchanté les uns et déçu les autres. En outre, quatre ans plus tôt, la dernière tournée de ces pionniers de la synth-pop avait été bien en deçà des espérances, surtout à cause des prestations en demi-teinte de Dave Gahan, qui se battait à l'époque contre un cancer.

En ce soir du mois de janvier, le Sportpaleis est archi-comble. Comme de nombreux amis, nous avons été bloqués pendant deux heures sur l'autoroute Bruxelles-Anvers à cause de travaux (inutiles?). Heureusement, nous débarquons juste au moment où retentit "Welcome To My World", la chanson d'introduction du concert. Sur la scène, derrière les musiciens, on découvre un énorme écran vidéo, composé de plusieurs triangles, qui évoquent le logo de Delta Machine. Les musiciens sont disposés suivant un même rituel : Martin Gore est à gauche et Dave Gahan, au centre ; derrière eux Christian Eigner siège derrière la batterie, et sur deux petits podiums placés en retrait sont installés Peter Gordeno à gauche et 'Fletch', aka Andrew Fletcher, le troisième membre original de la formation, à droite, tous deux aux claviers.

Ce n'est pas un hasard si les deux premiers morceaux du set, "Welcome…" et "Angel", sont issus de "Delta Machine" : les Anglais sont très fiers de leur dernière production et il faut reconnaître que leur mélange de blues, de rock et d'électro fonctionne parfaitement en ‘live’ également. Plus tard, "You Should Be Higher", un des titres de "Delta Machine" composés par Dave Gahan, recueillera aussi un joli succès. Mais, sans surprise, ce sont les classiques qui emportent le plus l'adhésion du public. D'abord "Walking In My Shoes", caractérisé par le final très puissant de Christian Eigner, "Precious", agrémenté de jolis chiots en vidéo ou encore "Black Celebration", très dark et hypnotique, surtout quand le public reprend en choeur le refrain.

Les deux leaders principaux, Martin Gore et Dave Gahan ont l'air très en forme et heureux d'être là. Gore est, comme toujours, habillé très 'glam', ne négligeant pas la touche androgyne, tandis que Gahan a revêtu sa traditionnelle veste sans manches. Ce dernier déborde d'énergie et démontre clairement qu'il est à nouveau au top de sa forme. C'est qu'il a abandonné depuis longtemps les substances illicites au profit d'activités plus saines comme le jogging ou le fitness! Le résultat est beau à voir : il virevolte comme une ballerine de gauche à droite de la scène, engageant le public à chanter sur les refrains. Un des meilleurs showmen de histoire du rock, ce cher Dave!

Après le très efficace "Policy of Truth", on a déjà droit à la première pause du concert. Gore et Gordeno restent seuls sur l’estrade pour interpréter des versions acoustiques de "Slow", un blues pur et dur, très chaud, qui révèle à ceux qui ne le savaient pas encore que Martin Gore possède une voix exceptionnelle, et "But Not Tonight", un nouvel extrait de l'album "Black Celebration". Bien qu’en général très discret, voire timide, Martin Gore s'avance sur la rampe de la scène au milieu du public et incite ce dernier à reprendre les ‘ouh ouh’ qui clôturent la compo. La foule ne se fait pas prier et continue même à chanter quand la musique s'arrête, pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce que Dave Gahan revienne pour la suite du set et constate, émerveillé, ce qui est en train de se passer : un moment magique.

En guise de transition, le combo, revenu au complet, nous offre un autre blues figurant sur "Delta Machine", le très beau "Heaven", rehaussé par une vidéo hallucinante d'Anton Corbijn. La 'machine DM' se met alors en marche. Tout d'abord au travers de "Behind The Wheel", suivi de la version Jacques Lu Cont remix du très Reznorien "The Pain I Used To Know", sur laquelle Gordeno quitte ses claviers pour venir taquiner la basse au devant du podium. On continue plein pot par "A Question of Time", au cours duquel Gahan est carrément déchaîné, et on atteint enfin le paroxysme tant attendu: les première notes de guitare de "Enjoy The Silence" retentissent déclenchant un vacarme assourdissant. Plus de 20 000 fans chantent à tue-tête le refrain à la place de Gahan. Le final est assuré par un "Personal Jesus" d'anthologie. Un début très lent, en 'teaser' parfait, puis c'est la déferlante. Un moment de pur orgasme sonore.

La formation se retire pour quelques minutes et ce sont à nouveau Gore et Gordeno qui reviennent pour attaquer une version acoustique de "Shake The Disease". Sublime ! La mélodie est ensorcelante et pendant le passage "Understand Me...", Gore clape dans les mains, un geste repris comme un seul homme par un public subjugué. Le rappel se poursuit ensuite par la version Goldfrapp remix de "Halo", qui bénéficie miraculeusement d'un son très clair, suivi par "I Just Can't Get Enough", le titre que Depeche Mode a joué le plus sur scène en 32 ans, et toujours un des favoris des fans. "I Feel You" est assez décevant, noyé dans une bouillie sonore mais le moment le plus fort sera, sans surprise, le final : "Never Let Me Down Again". C'est une tradition devenue célèbre des concerts de Depeche Mode : à un moment précis de la chanson, Gahan vient au devant de la scène et lève les bras en l'air. 20 000 fans tendent également les leurs, et lorsque le riff final démarre toute la salle se met à les balancer de gauche à droite. La foule ressemble alors à un champ de blé qui ondule par la force des vents. Un événement qui, chaque fois, vous communique la chair de poule...

En conclusion, un excellent concert. Depeche Mode est de retour et dégage à nouveau autant sur scène. C'est en grande partie grâce à Dave Gahan, qui est de la race des grands showmen à la Mick Jagger, Bono, etc. Il possède un charisme étonnant et cette faculté unique de s'adresser à tout le monde, du premier rang aux gradins les plus éloignés. La setlist était parfaite même si l'on regrettera l'absence de bijoux tels que "Strangelove", "People Are People" ou "Everything Counts".  Seuls bémols, la 'salle' et le son, très confus, comme d'habitude au Sportpaleis. Il serait grand temps qu’il soit rénové et adapté à la technologie moderne! Mais l'approche du son de Depeche Mode est aussi critiquable : en ‘live’, il est trop brut et le choix de Christian Eigner aux drums est contestable. Son jeu est trop lourd et l'ensemble manque cruellement de finesse, de clarté et de variation dans les dynamiques. Enfin, ne boudons pas notre plaisir: les concerts de Depeche Mode sont des moments uniques, de véritables 'célébrations' de la musique et de la vie... Gahan est passé très près de la mort ; aujourd'hui, lui et son groupe sont plus vivants que jamais!

Setlist

Intro (Excerpt from 'Welcome to My World')
Welcome to My World
Angel
Walking in My Shoes
Precious
Black Celebration
Should Be Higher
Policy of Truth
Slow (Acoustic; Sung by Martin)
But Not Tonight (Acoustic; Sung by Martin)
Heaven
Behind the Wheel
A Pain That I'm Used To ('Jacques Lu Cont's Remix' version)
A Question of Time
Enjoy the Silence
Personal Jesus

Encore:

Shake the Disease (Acoustic; Sung by Martin)
Halo ('Goldfrapp Remix' version)
Just Can't Get Enough
I Feel You
Never Let Me Down Again

(Organisation : Live Nation)

 

Frustration

Un certain sentiment de Frustration…

Écrit par

Le public était particulièrement impatient d’assister à cette double affiche prometteuse ; au point que la Zone affichait sold-out, ce soir, au grand dam des distraits et des retardataires qui s'en mordent encore les doigts. Excepté ces derniers et les gens souffrant d'agoraphobie, on ne s'en plaindra pas vu le manque certain d'affluence en ces lieux, au cours de ces derniers mois. Une défection peut-être justifiée par une programmation assez inégale pour cette salle, considérée jadis comme un rendez-vous incontournable pour les aficionados de la scène alternative...

Mais bref, la foule des grands soirs était bien réunie pour assister tout d'abord au concert de Komplikations. Formation en rangs serrés, elle implique Ben (Cheap Killers, Pirato Ketchup, Two Star Hotel, Hiatus, ...) à la batterie, Lio (Le Prince Harry, Luik, Tache) au synthé et Allen au chant (dont le CV m'est inconnu). Issue le la scène germanopho-liégeoise, cette mini ‘dream team’ consomme un minimum de moyens mais atteint un impact maximal dans un genre baptisé synth-punk. Plus agressif et décharné que l'habituel et parfois convenu electro-punk, on rencontre un exemple typique du style chez Screamers, un groupe dont le morceau culte (?), "122 hours of fears", est d'ailleurs repris en concert par Komplikations. Sur les planches ces derniers sont parfaitement soudés et on imagine d'ailleurs mal le contraire vu le minimalisme de l'instrumentation. En effet, sous cette configuration, il vaut mieux jouer carré et en symbiose sinon on peut vite passer du minimaliste au minable... Une barrière qu'ils ne franchissent pas et on les en remercie! Que du bon au contraire dans leur set. Des décharges d'énergie en flux continu comme autant d'électrochocs qui agitent les corps frénétiques venus chercher leur dose d'adrénaline délivrée par un groupe pas avare en la matière. C'est le moins qu'on puisse dire puisqu'on a eu droit a +/- 1h de prestation de leur part, peut-être un peu longuet pour une première partie, même si elle a été excellente. Il faut dire qu'ils s’étaient aussi déplacés pour fêter la release party du nouveau mini-lp "Poverty' qui justifie bien un tel enthousiasme.

Longue pause ensuite avant de passer à Frustration, quintet parisien fort attendu et qui promet de faire monter davantage la pression. A leur entrée sur l’estrade, des voix scandent ‘Allez y, foutez le feu!’, alors que certains réclament déjà des morceaux comme s’ils sollicitaient un putain de juke-box... Impassibles, les musicos laissent encore la tension monter d'un cran jusqu'à ce qu'elle devienne palpable dans les premiers rangs avant de démarrer pied au plancher. Et en route pour une belle salve de brûlots post punk comme ils savent les délivrer et comme on en trouve 13 à la douzaine sur leur déjà culte "Relax", sorti en 2006. Mais seront-ils à la hauteur de cet incontournable? Pour ce qui est du début de concert on répondra oui sans hésiter. Ils enchaînent les titres sans temps mort et sans faiblesse, déclenchant des pogos effrénés qui démarrent à proximité du podium mais s'étendent rapidement au delà et finissent au bout d'un moment par avoir raison de mon goût assez limité pour la foule et ses mouvements (...), me poussant à battre en retraite vers la moitié de la salle. A partir de cet instant, mes impressions seront très différentes notamment à cause d'un manque de présence sonore à cet endroit, le groupe jouant bizarrement très bas sur scène. Mais il semble aussi qu'ils commencent à se planter par ci par là quand ils ne foirent pas carrément un break sur un morceau qui du coup tombe totalement à plat.

La fatigue peut-être? Toujours est-il qu'après seulement +/- 45 min et un rappel, ils tirent leur révérence. Ce qui me semble, ma foi, un peu court ; surtout que le support act a finalement joué plus longtemps.

Un set en demi-teinte donc malgré un démarrage en force ainsi qu'une première partie des plus convaincantes et à l'énergie communicative suivie par davantage de tâtonnements et autres problèmes techniques qui me laissent dubitatif. Bravo par contre à Komplikations qui ne cesse de s'améliorer tout en gagnant en efficacité et en impact.

(Organisation Plastic Team Liège/PGL Aachen)

 

The Valerie Solanas

Manifeste d'avant-garde...

Qui est Valerie Solanas? Valerie Solanas était une féministe radicale devenue célèbre par son pamphlet ‘SCUM Manifesto’ et sa tentative maladroite d’assassinat sur Andy Warhol. Solanas reprochait à Warhol d'avoir perdu un de ses scripts, intitulé "Up Your Ass" (NDR : ça ne s'invente pas !). Donc, le 3 juin 1968, Solanas se rend dans le hall de la Factory, à New-York, et tire trois coups de pistolet en direction de la victime. Les deux premiers manquent leur cible, mais la troisième balle lui transperce le poumon, la rate, l'estomac, le foie et l'œsophage. Warhol s'en tire de justesse, mais il ne récupérera jamais vraiment et devra porter un corset jusqu'à la fin de ses jours.

Ironie du sort : plus de trente ans après sa disparition, le manuscrit a été retrouvé au fond d'un coffre rempli d'équipement d'éclairage. La première de la pièce s’est déroulée en 2 000, à San Francisco, à quelques blocs seulement de l'hôtel Bristol où Solanas est décédée d'une pneumonie, en 1988.

Une histoire hallucinante, surréaliste, qui convient très bien au style de The Valerie Solanas, une formation issue d'Anvers, qui présentait son nouvel opus, "Amazon", au Beurschouwburg, à Bruxelles. Le quatuor emmené par le vocaliste et flûtiste Michaël Brijs propose une musique aventureuse qui combine des éléments de jazz et de blues au son brut du postpunk, surtout la poésie parlée (‘spoken word’) de Jello Biafra, ex-Dead Kennedys. Une saveur unique est ajoutée par le trait saillant de la flûte, qui rappelle bien sûr Jethro Tull.

Sur scène, Michaël Brijs affiche une présence imposante. Le costume de dandy et la barbe sont noirs de jais et le débit vocal, maîtrisé. La basse de Filip Vandebril est ronde et vrombissante. Ajoutez-y les harmonies étranges de Tom Tiestla à la guitare et aux synthés ainsi que les rythmiques complexes de Dmonkey Van Remoortere, et vous obtenez un objet musical très étrange.

Pendant les premiers titres du nouvel opus, par exemple "Psycho Therapy", on se surprend à penser au Doors, à Captain Beefheart, à Kurt Weil ou encore Nick Cave. Au fond de la scène, un artiste, sans doute Bert Lezy, qui dessine les pochettes du combo, improvise la création d'une oeuvre de peinture à l'eau sur la toile blanche où sont projetées des vidéos. L'ambiance fait très Beat Generation et le fantôme de Jack Kerouac flotte au-dessus des têtes. Pendant le très dansant "Valis", le public est emporté par le refrain "Everybody Dance!". Un reprise de Serge Gainsbourg et, sans avoir pris de substances, on entrevoit aussi ‘des éléphants roses, des araignées sur le plastron de son smoking et des chauves-souris au plafond’...

Brijs se fend également d'une citation de William Blake, tirée de "The Marriage of Heaven and Hell". Je ne résiste pas à l'envie de vous la livrer:

"Prisons are built with stones of Law,
Brothels with bricks of Religion.
The pride of the peacock is the glory of God.
The lust of the goat is the bounty of God.
The wrath of the lion is the wisdom of God.
The nakedness of woman is the work of God."

Brijs invite ensuite la chanteuse Lien De Greef à le rejoindre sur la scène pour le titre "Lovers In A War Zone", un joli duo de crooners post-modernistes. Le combo clôture son set par le morceau caché d'Amazon, "Strange Goings-On", aux accents bluesy très Zeppeliniens (la descente de basse de "Dazed And Confused").

Au final, un spectacle étonnant, baigné dans un weltschmertz urbain, une poésie beat. Un joli manifeste d'avant-garde...

La première partie, Kras en Bijvoet, réunissait Hadewig Kras, la chanteuse/bassiste d'origine néerlandaise mais vivant à Anvers et Jan Bijvoet, guitariste et comédien. Les deux artistes sont, semble-t-il, assez connus dans le Nord du pays. Leur musique, déroutante, est un mélange entre le post punk expérimental d'Einstürzende Neubauten (le chanteur Blixa Bargeld a d'ailleurs produit un des disques de Kras) et le 'spoken word' de Lydia Lunch.

(Organisation : Beurschouwburg)

 

Traams

Parfaitement sur rails…

Écrit par

Il y avait un bout de temps que le Botanique n’avait plus programmé de formation aussi énergique. Si mes souvenirs sont bons, il s’agissait de Metz, qui s’était produit fin 2013. Traams nous vient tout droit de Chichester (NDR : c’est dans le Nord de l’Angleterre) et vient de publier son premier album. Intitulé « Grin », il a recueilli de bonnes critiques dans la plupart des medias alternatifs. Leur style ? Un mélange de post punk et de garage. Attention, même s’il s’arrêtait ce jeudi soir à la Rotonde du Botanique, il ne s’agissait pas du 92 ou du 94, mais bien d’un Traams on ne peut plus insulaire. Et si la rame était bien remplie, elle aurait pu encore accueillir quelques passagers supplémentaires.

Dès 20h15, on entre dans le vif du sujet. Pas de première partie. Traams campe un trio. Soit Stu Hopkins au chant et à la guitare, Leigh Padley à la basse ainsi qu’Adam Stock aux drums. Et il va nous dispenser un set épuré. A l’ancienne, si vous préférez. Sans artifice ou tape-à-l’œil. Au début du trajet, on a l’impression que le band est un peu perdu sur les voies ; mais rapidement le gratteur (NDR : plus que probablement le leader du groupe), va les arpenter de long en large, en ferraillant son instrument pour en extraire des sonorités puissantes, généreuses en décibels (NDR : bonjour les tympans !) Le concert est alors parfaitement sur rails ! L’énergie est constamment palpable, même si les compos oscillent entre titres sculptés dans le punk-rock mélodique (« Flowers ») et longues plages, plus élaborées, hypnotiques (« Klaus »), à la limite expérimentales. Les Anglais n’en oublient pas de remercier le public, entre les morceaux. Enfin, c’est du moins ce qu’on imagine, car comme ils s’expriment avec un accent à couper au couteau, on ne comprend pas grand-chose de ce qu’ils racontent. Vers 21h00, ils abandonnent une première fois la scène avant de revenir pour conclure ce sympathique concert par trois autres compos.  

Après avoir gravé un excellent premier elpee, le band a démontré qu’il était capable de transporter son potentiel en ‘live’. Bref, un bon concert pour entamer l’année 2014 de la meilleure des manières…

Setlist

Sleep
Low
Grin
Demons
Swimming pool
Head Roll
Fibbist
Loose
Flowers
Klaus

Mexico
Jack
Dog

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