L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Les Tops 2020 de Musiczine

Écrit par

2020 : Annus Horribilis. Eddie Van Halen, Peter Green, Christophe, Ennio Morricone, Little Richard, Florian Schneider, Dave Greenfield, Manu Dibango, David Roback et la liste est loin d’être exhaustive nous ont quittés en 2020 ; certains des suites du Coronavirus. Un COVID19 qui a causé d’énormes dégâts dans de nombreux domaines. Et si la culture n’a pas été épargnée, c’est la musique qui en a certainement payé le plus lourd tribut. La scène alternative d’abord. Car non seulement, ses artistes vendent de moins en moins de disques au profit des plates-formes de streaming, malgré une qualité de son pas toujours idéale ; mais faute de concerts, ils n’ont pu compenser leur manque à gagner. Enfin, disons plutôt ce qui leur permet de vivre décemment de leur passion. Le secteur événementiel en a aussi pris un coup. Il ne faut pas le nier. Surtout les petites structures. Les grands festivals devraient s’en remettre plus vite. Certains commencent d’ailleurs déjà à communiquer les premiers noms de leurs programmations. Mais revenons à ces albums qui sont quand même parus en 2020. Et il y en a d’excellents. Car finalement, ces supports constituent quand même la concrétisation des projets de ces artistes. Et la meilleure manière d’appréhender leur musique. Bien sûr, l’image, aujourd’hui prend une place de plus en plus importante. Notamment, à travers les vidéos. Raison pour laquelle Musiczine a décidé, cette année de proposer un Top des plus beaux clips. Le choix est tout à fait subjectif. Mais il donne une petite idée de ce que la scène alternative est capable de réaliser, sous sa forme la plus arty, dans ce domaine. C’est un choix subjectif. D’autres clips auraient certainement mérité d’y figurer, mais cette sélection tient la route et surtout ne se contente pas d’immortaliser, sous un angle stéréotypé, un ‘live’ sur les planches ou une session studio.

Enfin, suivant la tradition, Musiczine vous propose, bien sûr, les Tops albums de ses collaborateurs, qui seront enrichis au fil des jours, jusque fin janvier.

Musiczine ne peut que vous souhaiter une meilleure année 2021. Ce ne sera pas trop difficile…

Bernard Dagnies

Top 30 albums

Thelonious Monk : Oh, that monster
Warmduscher : Tainted lunch
Fontaines D.C. : A hero’s death
Psychedelic Furs : Made of rain
Throwing Muses : Sun racket
Death Bells : New signs of life
En Attendant Anna : Juillet
RVG : Feral
Sophia : Holding on / Letting go
The Somnambulist : Hypermnesiac
Death Valley Girls : Under the spell of joy
Richard Dawson : 2020
Nap Eyes : Snapshot of a beginner
Protomartyr : Ultimate Success Today
Population II : A la Ô Terre
Fiona Aple : Fetch the bolt cutters
Kelley Stoltz : Ah ! (Etc.)
The Bats : Foothills
Picastro : Exit
The Reds, Pinks and Purples : You might be happy
Matt Berninger : Serpentine prison
The Cribs : Night network
The Doves : The universal want
Nothing : The great dismal
Ganser : Look at the city
Pearl Jam : Gigaton
Hum : Inlet
Mourn : Self worth
TV Priest : Uppers
Savak : Rotting teeth in the horse's mouth

Top 5 Eps

Earl Morbley : For you to hide
Orville Peck : Show Pony
PUP : This place sucks ass
Hilary Woods + Birthmarks
Stuck out : Mindless

Top 5 albums Belgium

Gianni Marzo : The Vessel
Lisza : Charango
The WRS : The WRS
The K. : Amputate Corporate Art
Josy & The Pony : Eponyme

Top 10 clips video

God is an Astronaut : Burial
Réalisation Chariot Of Black Moth

Divine Shade : Right now (In The Dust – part IV) feat Morgane (Scampi )

Yvan Marc : J'en ai rêvé

Jónsi : Swill

Martin Gore : Mandrill

MGMT : In the afternoon
Réalisation MGMT

Glass Museum : Clothing
Caméraman : Simon Medard

La Féline : Où est passée ton âme
Réalisation : Le Gentil Garçon

Farees : Sand ni**er!
Réalisation : Sami Clady – Illustration Bouchra Mokhtari

Acoustic Resistance : Ride On
Réalisateur : Raphaël Forichon

Blackmarquis

Top 20 albums

  1. Jehnny Beth : To Love Is To Live
    2. John Foxx & The Maths : Howl
    3. Linea Aspera : LP II
    4. Zanias : Extinction & Hermaline EP
    5. Position Parallèle : Mélodies en Sous:sols
    6. Martial Canterel : Horizon EP
    7. Riki : Riki
    8. Tame Impala : The Slow Rush
    9. SUUNS : Fiction EP
    10. Soko : Feel Feelings
    11. Diorama : Tiny Missing Fragments
    12. Lebanon Hanover : Sci:Fi Sky
    13. Wire : 10:20 & Mind Hive
    14. Einstürzende Neubauten : Alles in Allem
    15. KMFDM : In Dub
    16. The Psychedelic Furs : Made of Rain
    17. Minuit Machine : Don't Run For The Fire
    18. Protomartyr : Ultimate Success Today
    19. Adaestuo : Manalan Virrat
    20. Clan of Xymox : Spider On The Wall

Top 10 albums Belgium

  1. Kinex Kinex : Neon Park
    2. Dive : Black Star
    3. Techno Thriller : Decameron
    4. Cruise [CRTL] : It's Happening Again!
    5. B : State of Nature EP
    6. Minos : Minos
    7. The Breath of Life : Sparks Around Us
    8. O.C.D. (Obsessive Compulsive Disorder) : Lockdown Tapes EP
    9. Dr Olive & The Hoperators : Maybeland
    10. Macgray : Journey To Dawn

Best Compilation

My Precious! Vol. 3 (Red Maze Records)

Béber

Top 15 albums

Lord Buffalo : Tohu Wa Bohu
Woods : Strange to explain
Bonny Light Horseman : Bonny Light Horseman
Bright Eyes : down in the weeds, where the world once was
Fontaines D.C. : A Hero’s Death
Mammal Hands : Captured Spirits
Waxahatchee : Saint Cloud
Phoebe Bridgers : Punisher
Adrianne Lenker : Songs & instrumentals
Matt Berninger : Serpentine Prison
Caspian : On Circles
Khruangbin : Mordechai
Sufjan Stevens : The Ascension
Hamilton Leithauser : the loves of your life
Pottery : Welcome to Bobby’s Motel  

Taï

Top 15 albums

Woods : Strange to Explain
Bill Callahan : Gold Records
Fiona Apple : Fetch the Bolt Cutters
Bambara : Stray
Danny Brown : Uknowwhattimesayin?
Deftones : Ohm
Run The Jewels : 4
Baxter Dury : The Night Chancers
Theo Hakola : Water is Wet
Fontaines D.C. : A Hero's Death
Holy Fuck : Deleter
Honey Harper : Starmaker
L.A. Salami : A Reason To Have Faith
Floating Points : Crush
Pottery : Welcome to Bobby's Motel

Top 15 albums non sortis en 2020 mais appréciés au cours de cette année

Big Thief : Two Hands
Anderson .Paak : Malibu
Slowthai : Nothing Great About Britain
Benjamin Booker : Witness
Guru : Jazzmatazz
L.A. Salami : The City Of Bootmakers
NOFX : Punk in Drulic
The Body : I Have Fought Against It, But I Can't Any Longer
Orelsan : La Fête est Finie
Dolly Partony : Jolene
The Cars : The Best of
The Men : Tommorow's Hits
Wives : So Removed
Torche : Admission
Whitney : Forever Turned Around

Romain Ballez

Top 10 albums

1 - The Ocean : Phanerozoic II: Mesozoic / Cenozoic
2 - Deftones : Ohms
3 - Intronaut : Fluid Existential Inversions
5 - Puscifer : Existential Reckoning
4 - Oceans of Slumber : Oceans of Slumber
6 - Igorrr : Spirituality and Distortion
7 - Ihsahn : Pharos
8 - Myrkur : Folkesange
9 - Testament : Titans of Creation
10 - 16 : Dream Squasher

Jean-Claude Mondo

Top 20 Blues 

  1. Elvin Bishop & Charlie Musselwhite : 100 Years of the Blues
    2. Kim Wilson : Take me back
    3. Dion : Blues with friends
    4. Lucinda Williams : Good souls better souls
    5. John Primer & Bob Corritore : The gypsy woman told me
    6. Eliza Neals : Black crow moan
    7. Tinsley Ellis: Ice cream in hell
    8. Allman Betts Band : Bless your heart
    9. Mike Zito : Quarantine blues
    10. Wayne Nicholson & John Campbelljohn : Elmore's Blues
    11. Jeremiah Johnson : Heavens to Betsy
    12. The Proven Ones : You aint done
    13. Duke Robillard & Friends : Blues Bash!
    14. Bob Corritore & Henry Gray : Cold chills
    15. Savoy Brown : Ain't done yet
    16. Walter Trout : Ordinary madness
    17. Kid Ramos & Bob Corritore : Phoenix Blues Sessions
    18. Ronnie Earl & The Broadcasters : Rise up
    19. Kat Riggins : Cry out
    20. Sugar Ray & The Bluetones : Too far from the Bar

Didier Deroissart

Top concerts

Top 6 concerts artiste/groupes belges

Juicy - VK (Molenbeek) le 31/01/2020 - Gogols Feest
Tanae - Ferme du Biéreau (LLN) le 24/09/2020 - Fête Wallonie-Bruxelles
Gangsters d’Amour - Ferme du Biéreau (LLN) le 10/10/2020
Marble Sounds - AB (Bruxelles) le 15/10/2020
Plaine Jane - Zik Zak (Ittre) le 12/10/2020
Thomas Franck Hopper - Zik Zak (Ittre) le 28/08/2020

Top 6 concerts artistes/groupes internationaux

Mura Massa - AB (Bruxelles) le 27/02/2020
The Colorist Orchestra feat. Gabriel Rios - AB (Bruxelles) le 19/01/2020
The Score - AB (Bruxelles) le 8/03/2020
Sam Fender - AB (Bruxelles) le 25/02/2020
Meute - AB (Bruxelles) le 4/03/2020
Inspector Cluzo - Botanique (Bruxelles) le 4/02/2020

Et pour le choix de la rédaction néerlandophone, c'est ici

The Bats

Foothills

Écrit par

Malgré une longue pause observée entre 1995 et 2005, The Bats affiche le même line up depuis 1982. Soit le bassiste Paul Kean, le batteur Malcolm Grant, la guitariste Kaye Woodward et le chanteur/guitariste Robert Scott. Ce dernier a, outre sa carrière solo, milité chez The Magick Heads, Electric Blood, Gina Rocco & the Rockettes ainsi que Greg Franco & The Wandering Bear, mais il est toujours impliqué dans l’aventure de The Clean, en compagnie des frères Kilgour, cependant comme bassiste, autre formation néo-zélandaise qui appartient à ce que les médias ont baptisé de ‘Dunedin sound’, un mouvement qui a marqué de son empreinte la scène indie, de 1980 à 1995. Des formations comme Pavement, R.E.M. et Mudhoney le reconnaissent même comme une de leurs influences majeures.

Rafraîchissante, caractérisée par ses mélodies limpides, ses harmonies vocales soignées, la ligne de basse raffinée, ses cordes de gratte carillonnantes, chatoyantes, tintinnabulantes et sa rythmique enlevée, la musique de ce quatuor kiwi mêlait astucieusement pop, psychédélisme, folk et post punk, un peu dans l’esprit des Feelies, à leurs débuts. Et près de 40 ans plus tard, la recette n’a guère changé, même si elle est un peu plus mélancolique et un peu moins turbulente. Quoique ! « Foothills » constitue le dixième elpee de The Bats, un disque qui a été enregistré dans une maison de campagne, près de la chaîne de montagne des Alpes du Sud, en Nouvelle-Zélande. 

La plupart des 12 plages de « Foothills » sont tramées sur la conjugaison entre cordes électriques et acoustiques ou semi-acoustiques. Parfois jouées en picking. Ponctuellement, un clavier vient s’immiscer discrètement dans l’ensemble. Du glockenspiel s’invite même sur « Changes all ». Et à l’écoute du propulsif, énergique et enjoué « Warwick » on ne peut s’empêcher de penser à Rolling Blackouts Coastal Fever, digne héritier de ce fameux ‘Dunedin sound’… Superbe !

The Reds Pinks & Purples

You might be happy someday

Écrit par

Issu de San Francisco, Glenn Donaldson a déjà multiplié les projets (Skygreen Leopards, Jewelled Antler, FWY ! et la liste est loin d’être exhaustive). Son dernier, il l’a baptisé The Reds Pinks & Purple ; et cette formation nous propose son deuxième album, un disque qui fait suite à « Anxiety art », paru en 2019. A première écoute, on en déduit que ce combo aurait pu figurer au sein de l’écurie Sarah Records. Issu de Bristol, ce label arty a sévi de 1987 à 1995 et a notamment hébergé des groupes comme sur The Orchids, Field Mice et Sweetest Ache. C’est d’ailleurs d’abord à ces bands que l’on pense en écoutant la musique de The Reds Pinks & Purples. Elle sonne plutôt britannique. Douces-amères, mélancoliques ou ensoleillées, suivant les morceaux, elle s’appuie sur d’élégantes mélodies tissées par des cordes de guitare chatoyantes, tintinnabulantes voire cristallines (Lotus Eaters ?), alors que les inflexions vocales de Glenn rappellent plutôt celles de Paddy McAloon (Prefab Sprout). Enfin, le titre maître qui clôt cet opus, semble même hanté par The Smiths, les accords de gratte semblant même empruntés à Johnny Marr…

Une excellente surprise !

Deftones

Ohm

Écrit par

Responsable de la production de ses quatre premiers elpees, Terry Date est de retour pour mettre en forme le neuvième opus de Deftones. Intitulé « Ohm » il fait suite à « Gore », paru en 2016.

Bien que fondée en 1988, la formation n’a dû changer de line up qu’à une seule reprise, en 2013. Un cas de force majeure. Victime d’un grave accident de voiture en 2008, Chi Cheng, le bassiste, était tombé dans un coma semi-conscient. Et est décédé 5 ans plus tard. Il avait été remplacé par Sergio Vega, qui militait alors chez Quicksand.

Découpé en 10 plages, « Ohm » joue de nouveau sur les contrastes entre les moments empreints de sérénité entretenus par les claviers éthérés et les envolées métalliques percutantes, impétueuses, grinçantes et tranchantes que s’autorise Stephen Carpenter à la guitare, et dont le rôle de dynamiteur lui correspond bien mieux. Et dans ce contexte, la voix de Chino Moreno, entre murmures et hurlements, épouse parfaitement l’expression sonore. Une voix qui évoque parfois celle de Perry Farrell (Jane's Addiction, Porno for Pyros) mais aussi de Billy Corgan (Smashing Pumpkins). De cet LP très homogène, on épinglera quand même deux pistes. Tout d’abord « This link is dead ». A l’issue de son intro atmosphérico-indus, le morceau libère une intensité électrique digne de Killing Joke. Et puis, en final, l’excellent titre maître. Une plage au cours de laquelle Stephen se sert d’une gratte à 9 cordes. Paru en single, il aurait d’ailleurs pu figurer sur l’album « Siamese Dream » de Smashing Pumpkins.

Zola Mennenöh

Longing for Belonging

Écrit par

Née à Cologne, Zola Mennenöh a développé de nombreux projets musicaux avant-gardistes, à travers le monde. Etablie à Copenhague, au Danemark, cette multi-instrumentiste a décidé de se poser en gravant un premier opus solo, dont elle signe les dix titres. Intitulé « Longing for Belonging », il est paru sur chez Figureight, un label new-yorkais qui a notamment publié des œuvres de Gyða Valtýsdóttir (Mùm), Brian Eno ou encore Jon Hopkins.

Pour enregistrer cet elpee, elle a reçu le concours de trois musiciennes. En l’occurrence une préposée à la viole de gambe, une pianiste et un percussionniste. Sombre et mélancolique, sa musique reflète des images de paysages hivernaux rencontrées au sein des pays nordique. Le piano sert de fil conducteur à son folk minimaliste qu’elle chante d’une voix intimiste. Et qu’elle colore parfois de nuances plus jazzy et bucoliques, à l’instar de « I will always be yours, forever ». Mais elle n’en oublie pas pour autant ses expérimentations. Comme tout au long des 12 minutes de « Make things simple ».

Difficile à appréhender, « Longing for Belonging » exige plusieurs écoutes avant d’en déceler toutes les subtilités. N’espérez cependant pas entendre une quelconque mélodie à siffloter sous la douche. Ce long playing nous plonge surtout dans une ambiance plutôt que de se distinguer par ses différents morceaux…

Coffee at Nine

Burn Inside (EP)

Écrit par

Facile d’imaginer, après avoir écouté cet Ep, que Yann Chinette (voix, guitare), Amaury Potier (basse) et Jonathan Laffont (drums) aient été biberonnés au grunge ainsi qu’au stoner. Originaires de Montpellier, les trois musiciens se sont rencontrés lors de leur études musicales ; et en 2019, ils décident de fonder Coffee at Nine.

« Burn Inside » constitue son premier essai, un Ep réunissant 4 titres manifestement influencés par Queens Of The Stone Age. La musique est énergique et puissante. Le son est soigné. Bien sûr, les puristes préféreront l’orignal à la copie, mais l’ensemble tient parfaitement la route et finalement les différents morceaux atteignent facilement leur cible : celle des nostalgiques d’un style qui a marqué toute une génération de rockers aux chemises à carreaux. Pas pour rien que cette mode vestimentaire est de nouveau au goût du jour…

Kelley Stoltz

Ah ! Etc.

Écrit par

Né à New York, en 1971, Kelley Stoltz a enregistré une quinzaine albums depuis le début de sa carrière, entamée en 1999. Ses influences majeures ? Nick Drake, le Velvet Underground, Brian Wilson et Echo & The Bunnymen, dont il est un fan inconditionnel. Ainsi dès 2001, il ose une adaptation de l’album « Crocodiles ». En 2010, il ouvre pour la tournée de ses idoles, puis est invité à assurer la guitare rythmique lors de leur périple accompli entre 2016 et 2018, en Europe et aux States. Et pour le remercier, Will Sergeant est venu lui apporter son concours lors de l’enregistrement de son elpee, « Ah ! Etc. »

Multi-instrumentiste, ce grand ami de John Dwyer et Ty Segall a presque tout fait sur cet opus. Un superbe essai au cours duquel, on retrouve, ça et là, ses références initiales. A l’instar du nerveux « Team earth », dont les harmonies vocales sont aussi soignées que chez les Beach Boys. Ou du velvetien « Cold ». Will Sergeant est venu donner un coup de gratte à « Quiet ones », une sorte de cha-cha-cha tapissé d’orgue vintage et stimulé par une ligne de basse post punk. Et puis déclame d’une voix grave sur « Moon shy », une bossanova groovy à laquelle l’ex-Dance Hall Crashers, Karina Denike, participe aux vocaux, alors que la fin de parcours nous propulse dans l’univers du « Dark side of the moon » du Floyd. Allyson Baker (Dirty Ghosts) se consacre au micro sur « She likes noise », une plage dansante, hypnotique, sculptée dans le surf/punk. Le timbre de Kelley rappelle curieusement celui de Colin Newman tout au long du post punk accrocheur, « Dodget a bullet ».

Les influences des 60’s, on les retrouve sur « Some other time ». A cause des cordes de guitare bringuebalantes, réminiscentes des Byrds voire de Big Star. Une mélancolie douce berce le très pop « Never change enough », une piste qui finit par véhiculer des accents empruntés à Aztec camera. Le long playing nous réserve encore quelques morceaux psyché/pop, parfois teintés de surf et se clôt par le plus glam « Havin fun », nonobstant son tempo bien rock’n’roll. Brilliant !

Cloud Nothings

The black hole understands

Écrit par

Ce 7ème elpee de Cloud Nothings a été réalisé en pleine période de confinement, via l’échange de fichiers entre Dylan Baldi et Jayson Gercyz. Le premier cité se charge des parties vocales et de toute l’instrumentation, hormis la batterie, que se réserve le second, et le synthé, confié à Chris Madak (Beemask) pour le seul « An average world », une plage au refrain contagieux et aux harmonies et contre-harmonies vocales réminiscentes des Beach Boys.

La plupart des morceaux de « The black hole understand » baignent au sein d’un cocktail de noisy (power) pop, rock ou punk voire de shoegaze qui évoque tour à tour Posies, Teenage Fanclub, Hüsker Dü et même Wedding Present. Dylan chante en falsetto ces compos aux mélodies accrocheuses, souvent mélancoliques, aux guitares carillonnantes, granuleuses, limpides, pétillantes, scintillantes, joyeusement discordantes ou chargées de reverb, alors que Gercyz impressionne par l’amplitude et la richesse de son drumming (« The sound of everyone » en est la plus belle démonstration). Enfin, tant les arrangements que la mise en forme sont impeccables, sans pour autant aseptiser les compos. Un véritable tour de force pour cette formation qui non content d’avoir déjà gravé un nouvel album début décembre, vient également de sortir près de 30 elpees ‘live’, uniquement disponibles via le téléchargement.

Locate S,1

Personalia

Écrit par

Christina Schneider apprécie, apparemment, les pseudos bizarres pour ne pas dire alambiqués. L’Américaine a ainsi baptisé ses projets Jepeto Solutions et C.E. Schneider Topical, mais également Locate S,1., pour lequel elle a gravé « Healing contest », en 2018, et « Personalia », en mars dernier. Ce nouvel opus nous réserve une collection de compos indie pop plutôt enthousiasmantes qui s’épanouit sur l’excellente maison Captured Tracks. On y croise des réminiscences 80’s, notamment à travers des claviers pop, mises au service de textes féministes publiés depuis l’état de Géorgie (Athens) tellement central en ces temps d’élections sénatoriales américaines. Mise en forme par le farfelu Kevin Barnes (la tête pensante et constamment en ébullition d’Of Montreal), la musique de Locate S, 1 s’inspire manifestement des mélodies sucrées d’ABBA tout en respectant une exigence d’écriture digne de Kate Bush. Conclusion facile mais pertinente : « Personalia » affiche une vraie personnalité !

Indochine

Singles collection - 1981-2001

Écrit par

Alors qu’en août dernier, Indochine publiait un premier recueil réunissant tous ses singles, commis entre 2001 et 2021, un second volume vient de paraître. Intitulé « Singles collection 2 », il se concentre sur la période sise entre 1981 et 2001.

Formé en 1981, le combo a vécu quelques changements de line up depuis ses débuts. Ce qui ne l’empêche pas, aujourd’hui encore, d’attirer de nouveaux fans et surtout d’établir un pont entre différentes générations. Et notamment entre les parents nostalgiques et les enfants en recherche perpétuelle de renouveau.

Car un des principaux défis du combo, c’est d’expérimenter tout en conservant une approche populaire de la musique. 

Cette compile réunit 32 titres, parmi lesquels figurent les nombreux tubes d’Indochine. Mais ils prennent ici une dimension toute particulière grâce aux effets dynamiques que les nostalgiques des sonorités des années 80-90 risquent de regretter amèrement.

Parmi les modifications marquantes, on épinglera l’ajout de paroles sur certains morceaux, et tout particulièrement sur « Stef II » ; mais aussi, et à l’instar du premier chapitre, quelques pépites épurées sobrement baptisées ‘les pianos sans voix’ ou encore ‘la guitare voix’, soit des versions de compos que les moins de 20 ans connaissent forcément.

Enfin, l’énigmatique Christine and the Queens partage un duo avec Nicola pour le « 3e sexe » (NDR : ce titre figurait également sur l’album « 3 », gravé en 1986 !), hymne à la tolérance sexuelle plus que jamais d’actualité, histoire de marquer le coup d’un quarantième anniversaire placé sous le signe du (dé)(re)confinement. Sirkis livre là une version bien personnelle sous un angle peu ou prou inspirée, mais dont le résultat est aussi surprenant que jubilatoire.

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