L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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L7
Biohazard 8/8/26

Soft People

Absolute Boys

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« Absolute boys » constitue le second elpee de Soft People, un duo établi à San Luis Obispo, quelque part entre San Francisco et Los Angeles. « American Men », son premier, est paru en 2017. Un opus aux lyrics engagés, condamnant, notamment, les décisions jugées arbitraires du gouvernement Trump. Plus question de discours sociopolitique sur le nouvel album, mais des textes motivés par une situation plus personnelle, puisque mariés, Caleb Nichols et John Metz, y défendent (la) leur condition homosexuelle.

Le long playing s’ouvre par l’excellent « New moon », un titre pop qui bénéficie d’une jolie mélodie. Mélancolique, imprimé sur une boîte à rythmes minimaliste, il est délicatement coloré par une ligne de guitare tour à tour slide ou tintinnabulante. Elles sont encore chatoyantes tout au long du morceau suivant, « Shot through », mais il s’enfonce déjà dans une électro pop sophistiquée, précieuse, qui va contaminer une bonne partie des autres compos. Des compos qui évoquent vaguement Pet Shop Boys (ce vocal falsetto !), Notwist et New Order… Et la voix autotunée qui hante « Alex » devient même rapidement exaspérante. Pas une bonne idée, vu les capacités vocales des deux musicos. Finalement, c’est lorsque l’expression sonore sort des sentiers battus que le tandem devient le plus intéressant. A l’instar de « Louis », une valse cabaret, balisée par des sonorités d’orgue de Barbarie, qui aurait pu figurer au répertoire de The Divine Comedy. De « 22 lunes » également. Slammé, ombrageux, il est soutenu par des beats puissants. Et enfin « Emberina ». Un titre hanté par Joy Division. A cause de cette basse cold et puis de ces claviers vintage, frémissants et lugubres à la fois...

Bette Smith

The good the bad the bette

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Originaire de Brooklyn, Bette Smith est une chanteuse de soul rock. Très jeune, elle chante le gospel à l’église, au sein d’une chorale dirigée par son père. Elle grave son premier album, "Jetlagger", en 2017, un disque fort bien reçu au sein des milieux roots. Bette attire l'attention de Thomas Ruf, le patron du célèbre label allemand. Il lui propose d’enregistrer son second opus. Dont les sessions se sont déroulées au studio Dial Back Sound, dans le pays des collines du Mississippi, non loin d'Oxford. Matt Patton (bassiste chez Drive-By Truckers) et Bronson Tew (ingénieur du son et batteur) se sont chargés de la mise en forme, mais également de la section rythmique. Enfin, pas moins de huit guitaristes ont participé aux séances.

Miss Smith ouvre l’elpee par le funky et dansant "Fistful of dollars". Une gratte sauvage émerge en cours de route avant de céder le relais à la trompette volubile d’Henry Westmoreland. R&b lent, "Whistle stop" met bien en exergue la voix riche et rauque de Bette, devant le piano et au cœur de cordes synthétiques. Rock bien enlevé, "I'm a sinner" est entretenu par les cordes amplifiées de Jimbo Mathus (NDR : il milite au sein du swing band Squirrel Nut Zippers). Après une intro acoustique "I felt it too" libère rapidement une énergie punk. Sauvage, la rythmique est traversée par un sax hurleur et une slide qui arrache. Subtilement rythmé, "Signs and wonders" trempe dans une soul parfumée d’alt country par les interventions aux cordes de Luther Dickinson (North Mississippi Allstars). La voix de Bette est toujours aussi indomptable, tout au long "Human". Le long playing s’achève par trois excellentes plages. Tout d’abord, "Pine belt blues", un rock blues puissant au cours duquel les réparties de Mrs Smith sont très proches de celles de Tina Turner. Ensuite, "Everybody needs love". Sa voix est soutenue par Patterson Hood (Drive-by Truckers) sur ce southern country rock aux cordes étincelantes. Et pour clore le long playing, "Don't skip out on me", une piste chargée de passion. Alimentée par des cordes acoustiques et électriques réverbérées, elle est également traversée par les incursions magiques de la trompette….

Lee Fields

Big Crown Vaults Vol. 1

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Lee Fields & The Expressions

Souvent affublé du surnom ‘Little JB’ –comprenez ‘petit James Brown’, qu’il a d’ailleurs doublé vocalement dans un biopic consacré à ce dernier– Lee Fields a décidé de fêter ses 70 ans, en publiant « Big Crown Vaults Vol. 1 », une compilation de B-sides et d’inédits. Ce soulman talentueux a travaillé en compagnie de légendes telles que Kool and the Gang, B.B King ou Bobby Womack ; mais en découvrant cette impeccable collection, on peut affirmer que sa flamme est demeurée intacte.

Après avoir traversé de nombreuses années d’instabilité, il s’est attaché aux Expressions à partir de 2009. Depuis, le band nous réserve invariablement des elpees de toute bonne facture. Ces B-sides ne le sont d’ailleurs qu’à titre indicatif ; car des perles soul telle que « Time » ou funky comme « Do You Know » figureraient en haut de l’affiche de pas mal d’albums soul !

Dominique A

Vie étrange

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« Vie étrange » ne serait pas un nouvel album (NDR : quoique !) de Dominique A, mais un ‘carnet de bord musical’ né de son imagination, en plein confinement. D’abord, ce disque inclut les 4 plage de son Ep (« Le silence »), une adaptation de « L’éclaircie », compo signée Philippe Pascal (Marc Seberg, Marquis de Sade), disparu en septembre 2019, et seulement 5 inédits. Dont l’hommage qu’il rend à Christophe, sur le titre maître (‘Quelle vie étrange / Plus de mots bleus / No more’).

Première constatation, pour cet elpee, le Nantais en est revenu à une forme lo fi. Celle de ses débuts. Sur les premiers morceaux, sa voix est aussi fragile et confidentielle que celle de…  Christophe… Minimaliste, la boîte à rythmes imprime le tempo de la plupart des compos. Les claviers sont, en général, atmosphériques. Cathédralesques sur « Papiers froissés », ils frémissent littéralement tout au long de « A la même place ». Un peu de sèche, le plus souvent en picking, mais 2 lignes de gratte sur le morceau final « Sols d’automne ». Et puis une structure électronique et des dissonances martiales inspirées de Coil pour « Rien qu’en amour ». Deux plages qui tout en demeurant dépouillées, sortent quelque peu d’une certaine ligne de conduite instrumentale dictée sur cet LP. Quant aux textes, ils épousent les incertitudes de l’époque chaotique et anxiogène que nous vivons actuellement à travers des chansons poétiques qu’il interprète avec une sensibilité, une profondeur et une élégance qui touchent le cœur et l’âme…

Rest in Gale

Tombola

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Fondée en 2014, Rest in Gale est une formation originaire de Romainville, une commune française sise dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France. Et « Tombola » constitue son premier elpee. 

Mais ce qui frappe d’abord, c’est la voix de Julien Howler, un baryton caverneux, spectral et tourmenté, souvent déclamatoire, qui évoque tour à tour Paolo Conte, Fred Schneider (The B-52’s), Peter Murphy, Frank Zappa et même Michael Gira, sur la ballade country « Sweet disease ».

Les plages de « Tombola » sont, en général, élaborées, embrassant parfois des styles différents, au sein du même morceau, un peu comme chez Tuxedomoon. Le cuivré « Bateau ivre », malgré ses guitares jumelées et son riff emprunté au « London calling » du Clash, en est certainement le plus bel exemple. Souligné de chœurs, le romantique « Page blanche » bénéficie d’une jolie mélodie alors que « Dream(z) » cumule voix rapée, dans l’esprit de Beck voire de Ian Dury, solo de guitare et drumming tribal. Plus étonnant encore, « Amari » s’ouvre sur un rythme latino avant d’adopter des accents balkaniques orientaux. Meilleure plage du long playing, « The evil electric fall » est imprimé sur un tempo new wave, invite une guitare surf, avant qu’en fin de parcours des voix gouailleuses se manifestent. Enfin, enlevé, « Is it better » est rogné par des claviers vintage, dans l’esprit de Question Mark & The Mysterians. A la « Tombola » Rest in Gale a peut-être gagné le gros lot !

Prévue ce 26 novembre 2020, la sortie de l'album a été reportée au 29 janvier 2021.

Cabaret Voltaire

Shadow of fear

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Throbbing Gristle et Cabaret Voltaire sont considérés comme des pionniers de la musique industrielle. Issu de Sheffield, Cabaret Voltaire s’est surtout illustré de 1974 à 1994. D’abord sous la forme d’un trio. Jusque 1981, moment choisi par Chris Watson pour devenir ingénieur du son à la BBC. Mais surtout d’un duo impliquant Richard H. Kirk et Stephen W. Mallinder, ce dernier assurant également les parties vocales. A l’issue de la séparation, Mallinder prend une longue pause, s’exile en Australie pour devenir docteur es musicologie, mais revient début du millénaire pour reprendre le collier notamment au sein de Wrangler et Creep Show. Outre sa carrière solo, Kirk multiplie les projets (Electronic Eye, Vasco de Mento, Sweet Exorcist, Sandoz et la liste est loin d’être exhaustive). Puis en 2014, il relance Cabaret Voltaire, mais en solitaire. En 2019, il enregistre « Chance Versus Causality », la bande originale officielle du film de Babeth Mondini, sorti en 1979. Et enfin, cette année, « Shadow of fear », le premier elpee de Cabaret Voltaire en un quart de siècle. 

Kirk a utilisé un équipement vintage pour réaliser cet album. Un vieux Mac G4. Pace que son logiciel numérique est tombé en panne, au plus mauvais moment…

En résulte un elpee découpé en 8 titres qui synthétise un peu tous les styles explorés par Cabaret Voltaire, dans le passé. Depuis le dub à la techno, en passant par l’acid house, l’indus et le funk. Tout en restant résolument contemporain, un peu dans l’esprit d’un Aphex Twin qui se sert également d’un matos vintage…

Première constatation, il n’y a plus de chant, mais des voix échantillonnées, déformées, incantatoires, parfois plaquées sous la forme de slogans ou samplées (extraits de films policiers ou de discours prononcés par des politiciens véreux). La palette de synthés est large : orchestraux, atmosphériques, acides kraftwerkiens, dubby, cuivrés, frénétiques, etc. La boîte à rythmes est minimaliste, implacable. La guitare est déformée, tentaculaire, caustique. Tout un ensemble qui conduit à un climat sombre, claustrophobe voire sinistre. Mais qui devient carrément hypnotique lors des plages les plus speedées. Et puis, il y a les machines répétitives et froides qui font le reste.

Le tout premier LP du groupe de Sheffield, « Mixed up », était quelque part prémonitoire, évoquant les thèmes du chaos politique, de couvre-feux, de surveillance, de répression, de désinformation ou de surinformation… Traitant des thèmes de la corruption et de la destruction, « The power (of their knowledge ») nous rappelle que Cabaret Voltaire n’a jamais renoncé à dépeindre notre société qui, aux yeux de Kirk, se porte toujours aussi mal…

Bref Cabaret Voltaire fait du Cabaret Voltaire…

Kevin Krauter

Full Hand

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Après avoir milité chez Hoops, comme bassiste, Kevin Krauter (pas très glamour comme nom de scène…) s’est lancé dans l’inévitable aventure solo, dès 2018, en gravant « Toss Up » … premier essai transformé. Ce natif de Bloomington (Indiana) nous propose son second chapitre. Intitulé « Full Hand », il traverse à nouveau l’atmosphère vaporeuse de l’indie-pop, sans jamais trop s’éloigner de celle fréquentée par ce doux rêveur de Mac DeMarco (« Green Eyes »). Dès l’intro, notre cerveau flotte au cœur des nuages, une sensation causée par la voix androgyne et les claviers cotonneux. Entre soft-rock aux réminiscences 70’s et r&b, « Full hand » est très réussi. Beau et bucolique à souhait, il lui manque cependant quelques mélodies fortes auxquelles se raccrocher durablement...

Protestant Work Ethic

My idea of fun

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« My idea of fun » serait le quatrième opus de Protestant Work Ethic, une formation viennoise dont le patronyme s’inspire d’un livre signé Max Weber, un personnage considéré comme un des fondateurs de la sociologie moderne. Pas la peine, cependant, d’y chercher un quelconque rapport entre l’essai du philosophe, économiste et politicien allemand et la musique de la formation autrichienne. Ce choix était tout simplement anecdotique.

Pour enregistrer ce nouvel elpee, le groupe a bénéficié du concours de Marin Siewert (Christian Fennesz, Kammerflimmer Kollektief, etc.) à la mise en forme. Simon Usaty en est le leader. Il se consacre aux guitares, au ukulélé, à l’accordéon et au banjo. Et chante d’une voix douce qui rappelle parfois celle de Cat Stevens. Il est soutenu par un drummer, un contrebassiste, des cuivres et un second vocaliste, mais également des musiciens de studio, parmi lesquels figurent des violoncellistes, flûtistes et préposés aux cuivres dont un sousaphoniste. Notamment ! Fondamentalement folk et minimaliste, la musique de PWE vire parfois à la prog. Pensez à Magna Carta, The Incredible String Band, Stackridge et surtout The Beta Band. Encore que parfois l’ombre du Genesis de « Trespass » se met à planer, mais sans les envolées du mythique band britannique. Bercé d’harmonies vocales sinusoïdales, « Oh, but I will wring your heart yet » réveille même le souvenir de Gentle Giant. On y croise également des chœurs angéliques ou fantomatiques, selon les morceaux, mais également un orgue à soufflets (« Halfway point »). La surprise, c’est cependant pour la fin. Tout d’abord lors de l’excellent « A fun weekend, again », qui après des notes de sèche jouées délicatement en picking, monte en crescendo, se frotte à l’électricité, invite un banjo et rebondit sur une basse caoutchouteuse. Et enfin, sur le dernier morceau, « Beached », au cours duquel les oscillations de claviers vintage mais liturgiques, nous replongent dans l’univers d’Eyeless In Gaza, malgré quelques accords de guitare surf…

you.Guru

Young adult fiction

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you.Guru est un trio polonais impliquant un drummer, un bassiste et un guitariste également préposé aux claviers, synthés et effets électroniques. « Young adult fiction » constitue apparemment son premier elpee, une œuvre instrumentale dont la musique campe un crossover entre post punk, krautrock, indus, noise, psychédélisme et bien sûr électronique, tout en laissant une part à l’impro.

Imprimés sur un tempo tribal, hypnotique, krautrock (Neu !), les deux premiers morceaux sont nappés de synthés vintage dont les sonorités sont très susceptibles de rappeler Terry Riley. Encore qu’une boucle de basse alimente « Switch on the truth » et une guitare scintillante, « Pure nothing ». Et ces synthés reviennent à la surface, à mi-parcours, sur « The secret way to reach Ben », une piste mystérieuse qui glisse progressivement de l’ambient au post punk avant de s’enfoncer dans le psychédélisme, sensation accentuée par des accords de gratte surf ou à consonances orientales. Mais c’est surtout la section rythmique qui communique cette impulsion post punk. Une structure qu’on retrouve sur « Holy sand », la guitare véhiculant des accents décapants ou chargés de reverb. Et sans les claviers, le ténébreux « Acid Dance » adopte un profil semblable. Enfin, des percus indus en boucle cadencent « An animal song », une plage qui nous entraîne dans une transe ambiante, au cours de laquelle, à mi-course, des cordes de gratte commencent à crépiter …

PUP

This place sucks ass (Ep)

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En 2019, ce combo canadien (NDR : il est issu de la région de Toronto) avait décroché le prix ‘Juno’ de l’album alternatif de l’année pour « Morbid stuff ». Il est de retour pour un Ep pas piqué des vers (NDR : ce titre ?) Découpé en 6 pistes, il recèle une cover plus rapide du tube de Grandaddy, « A.M. », les paroles langoureuses et moelleuses du morceau contrastant avec la frénésie de l’expression sonore. Pas étonnant quand on sait que le synthé est ici remplacé par une guitare saturée. Tranchante, elle grésille sur l’hymnique « Rot », une plage qui traite de la lutte permanente contre le dégoût de soi. Le débit vocal est bien punk, mais le refrain s’avère particulièrement mélodique, un peu comme chez Helmet. Comme la plupart des refrains des autres morceaux, d’ailleurs. Il se révèle même contagieux sur « Anaphylaxis », malgré son couplet frénétique et ses cordes de gratte lancinantes ; et on se surprend même à siffloter le refrain. Plus proche de l’indie rock, « Nothing changes » lorgne vers Green Day et Ash. Chargé de groove, parfois menaçant mais surtout virulent, « Floodgates » alterne grattes claustrophobes, grondantes et même gémissantes. Une frénésie qu’on retrouve sur le final « Edmonton, 1’ de punk hardcore au cours duquel on entend à peine le chanteur Stefan Babcock qui tout au long de cet Ep, exprime sa colère de manière malsaine, dangereuse et même violente en traitant de la mort de l’anxiété et de la douleur physique.

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