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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Dernier concert - festival

Ora Cogan
The Cure

Betty Goes Green

Hand Some

Pour enregistrer son deuxième album ("Hunalaria"), ce quintet bruxellois avait bénéficié du concours de Mike Rathke à la production. Mike, si vous l'ignorez encore, assure à la fois les fonctions de guitariste et de coproducteur pour Lou Reed. Et figurez- vous que lors des sessions de "Hand Some", réalisées au studio RPM de New York, Lou est venu donner un petit coup de guitare sur "It's been a long time". Ce qui semble avoir décidé Robert Wasserman d'apporter sa collaboration à la basse pour un autre titre. "Lies", pour ne rien vous cacher (!). Bref, comme vous pouvez le constater, l'élite rock'n’rollienne de New York porte un intérêt certain à la formation belge. Et à l'écoute de ce "Hand Some", vous comprendrez aisément pourquoi. Pas de grunge, de pop ou de hardcore, mais un disque de rock urbain bien saignant, juteux, stoogien, reedien, entrecoupé de ballades semi-acoustiques insidieuses, sombres, presque velvetiennes...

 

Big Catholic Guilt

Judgement

Mini album (quatre titres et deux remixes) pour cet ensemble bostonien qui se réclame de Ministry et de Nine Inch Nails. Pas étonnant que le chanteur possède un timbre vocal aussi abrasif qu'Al Jourgensen. Côté ambiance, ce n'est pas beaucoup plus drôle. Rien que les illustrations de la pochette vous donnent un idée du climat qui règne tout au long de ce "Judgment". En médaillon figure le "Dernier Jugement" de Scroveni et à l'intérieur un extrait d'une peinture miniaturiste de Pol de Limbourg (Les Très Riches Heures). Des images plutôt négativistes qui transpirent également à travers des lyrics hostiles à toutes les formes de religion...

 

Sweet Billy Pilgrim

Billy Pilgrim

Billy Pilgrim n'est pas le nom d'un artiste solo, mais bien d'un sextet établi en Georgie (Atlanta) dont la musique s'inscrit dans la tradition country-folk américaine la plus pure. Un patronyme emprunté au personnage imaginaire d'un roman de Kurt Vonnegut. Ce qui explique sans doute pourquoi l'intérêt de ce disque, dont l'enregistrement a pourtant bénéficié de la collaboration de quelques requins de studio, et puis surtout de la production de Hugh Padghan (Police, XTC), repose essentiellement sur les lyrics. Des textes poétiques, profonds, relationnels nés des plumes conjuguées de Kristian Bush et d'Andrew Hyra. Une association indispensable à l'existence même du groupe, puisque ces deux musiciens se partagent également le chant et la guitare. Malheureusement, malgré la richesse littéraire incontournable, la solution ne parvient pas à s'extraire d'un format acoustique trop conventionnel...

 

Biohazard

State Of The World Address

Groupe de metal funk par excellence, Biohazard vient d'enregistrer son troisième opus. Sous la houlette d'Ed Stasium, producteur des Ramones et de Living Colour. Le groupe a, par ailleurs, bénéficié du concours des rappeurs de Cypress Hill pour le meilleur titre de l'album, "How Is It". Bien dans l'air du temps avec son rythme contagieux, irrésistible et ses riffs de guitares irascibles, belliqueux, "State Of The World Address" manifeste inévitablement un engagement sociopolitique à travers des textes mordants, rageurs qui dénoncent les injustices raciales dont le peuple noir est encore et toujours victime aux Etats-Unis...

 

The Black Crowes

Amorica

Le nouvel album de cet ensemble géorgien nous semble toujours aussi contaminé par le heavy rock de la fin des sixties et du début des seventies. En particulier par celui que pratiquait, à une certaine époque, les Allman Brothers, le Free, les Small Faces, Humble Pie et consorts. Et le quintette a beau clamer son innocence, pour la troisième fois, il vient d'être pris en flagrant délit de revivalisme. Pourtant, les musiciens sont de véritables virtuoses. Et le chanteur possède un timbre vocal savoureusement sauvage, abrasif et écorché. Mais au lieu de tirer parti au maximum de ce potentiel pour tramer une texture mélodique solide, les membres de Black Crowes se contentent de rivaliser dans la performance technique. Et pourtant, ils sont capables d'accorder leurs violons (!), comme sur le titre qui ouvre l'elpee, "Gone". Mais c'est tout ! Les onze compositions suivantes s'étiolent au fil du blues, du metal, du boogie, du country ou du gospel...

 

Frank Black

Teenager Of The Year

Deuxième album solo pour l'ex-leader des Pixies. Et première constatation, il est double. Enfin presque, puisque le second morceau de plastique se résume à trois versions différentes du single "Headache". Soit un total général qui s'élève à vingt-cinq fragments. Avec ou sans boulier compteur!... Si "Teenager Of The Year" affiche encore certaines spécifications propres au défunt et mythique groupe bostonien (ligne de basse menaçante, riffs de guitare vicieux, corrosifs, breaks vertigineux, changements de tempo, vocal écorché), il faut regretter que la plupart des compositions semblent avoir perdu une bonne dose de leur adrénaline. Au profit d'un popcore arrosé de claviers rognés ou allègres, enrobé d'arrangements de cuivres, voire épicés de twang hawaïen, de country, de reggae ou de romance. Attention, cet opus reste d'excellente facture, mais les inconditionnels des Pixies auront l'impression que la matière première a été passée à l'attendrisseur...

 

Black Maria

Les Traces

Black Maria en est aujourd'hui à son troisième album. Et il faut avouer que les traces (!) laissées par son passé référentiel sont toujours bien vivaces. Insculpées par Dominic Sonic, d'abord. Qui avait produit le premier opus. Et puis par Noir Desir, avec lequel le groupe normand a toujours reconnu avoir des atomes crochus. Ce qui n'empêche pas ce disque, dont la plupart des fragments sont chantés dans la langue de Voltaire, de receler l'une ou l'autre composition d'excellente facture. "Fils de gitan", l'instrumental "Korgo" qui ouvre le morceau de plastique et puis bien sûr le titre maître. Mais également de concéder certaines faiblesses. Et en particulier la cover des Stones, "2000 light years from home" trop quelconque pour véritablement convaincre...

 

The Black Sorrows

The Closen Ones

Fondé en 1984, Black Sorrows jouit d'un énorme crédit en Australie ; multipliant, depuis sa formation, les disques de platine. Pourtant, malgré le succès récolté, on ne peut pas dire que son expression brille par son originalité. En fait, tout son héritage musical est redevable au delta yankee, au cajun, au tex mex et plus conventionnellement au rhythm’n’blues ainsi qu’au country ; mais il a tellement été grevé de droits FM, qu'il en a perdu toute sa valeur (saveur?). "The Closen Ones" n'est pas un nouvel opus du groupe kangourou, mais une succession de seize titres, ponctuée de l'inévitable "Sons Of The Sea", empruntés aux six albums enregistrés jusqu'à ce jour. Pauvre Poséidon!

 

Blonde Amer

Blonde Amer

Bien que fondé en 1986, Blonde Amer vient seulement d'enregistrer son premier album. Dans le passé, le groupe avait bien gravé deux singles, mais dont le succès est demeuré plus que confidentiel. Son expérience ? Il l'a acquise au fil des nombreuses tournées conduites à travers tout l'Hexagone. Constitué des frères Jérôme et Bernard Santelli, qui assurent l'essentiel de la composition, et Vincent Jenny, Blonde Amer perpétue la tradition du rock bleu blanc rouge institué début des eighties par des groupes comme Lili Drop et Telephone. Telephone surtout, à cause du timbre vocal de Jérôme proche de celui de Jean-Louis Aubert. Et puis du spleen poétique des lyrics. Vous avez sans doute déjà pu entendre sur les ondes radiophoniques "Si jamais", chanson qui devrait probablement faire un hit. Les onze autres titres sont coulés dans le même moule. Et à notre humble avis, Blonde Amer n'est pas près de le casser...

 

Blondie

The Platinum Collection

Entre 70 et 80, cette formation américaine a récolté un succès considérable, succès qui a atteint son apogée en 1979, lors de la sortie d’"Heart Of Glass". Plusieurs compilations ont déjà retracé l'histoire de ce phénomène new wave, mais jusqu'à présent aucune d'entre elles n'était parvenue à nous faire revivre cette belle histoire. Et c'est chose faite avec ce double CD. Un box qui propose en quarante-sept titres la quintessence de Blondie. Et en particulier ceux qui investissent la première rondelle. C'est-à-dire lorsque leurs chansons parvenaient à capturer l'essence d'un punk pop réminiscent des sixties. Et puis il y avait Debbie Harry, femme enfant à la bouche et au regard sensuels, aux mini robes ou ensembles provocants, mais surtout à la voix sans modulation mais tellement limpide. Pensez à "X Offender", à "Denis", à "In The Fleh" ou à "Rip Her To Shreds". Mais il y en a encore bien d'autres, et en particulier le célèbre " Heart Of Glass". Le deuxième morceau de plastique s'intéresse à la phase la plus accessible du groupe. Et notamment "Sunday Girl", "Atomic", "Call Me", "The Tide Is High", "Rapture". Le tout ponctué de quatre inédits dont un "Once I Had A Love" qui ressemble étrangement à ce célèbre "Heart Of Glass". Et puis deux remixes. L'un d'"Atomic" et l'autre de "Rapture". Le volume est en outre enrichi d'un livret abondamment illustré de photographies, mais également valorisé de commentaires des musiciens du combo pour chaque chanson. Un document indispensable!