L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
L7

Chris Cacavas

Pale Blonde Hell

Depuis que Dan Stuart et Chuck Prophett ont décidé de se reconvertir au country blues ("Spacegoats", "Balinese Dance") et nonobstant les inaltérables prestations scéniques de leur Green On Red, il ne reste plus que Steve Wynn, Johnnette Napolitano et Chris Cacavas pour entretenir la flamme du Paisley Underground. Si spirituellement Chris en est probablement le plus proche, concrètement il en est également devenu le plus fécond. Depuis le début de cette décennie, il vient ainsi d'enregistrer son troisième opus flanqué de son groupe, les Junk Yard Love. Trois disques dont l'intensité électrique rime avec efficacité psychédélique. Sur "Pale Blonde Hell" il fait aussi la part belle aux guitares duales, guitares qu'il configure avec l'ex-Rain Parade, John Thomas. Ses interventions au clavier sont toujours aussi rognées, poussiéreuses, mais moins envahissantes, alors que son timbre vocal écorché, yankee, n'a jamais été aussi proche de celui de Neil Young. Bref un superbe album qui bénéficie, en outre, du concours de Joey Burns de Giant Sand, mais pour quelques interventions de violoncelle, ainsi que de choristes féminins, question de sensibiliser au maximum l'aspect mélodique de ses compositions. Epatant !

 

Deviate

Crisis Of Confidence

Né de la rencontre entre les groupes belges Sixty Nine et Mental Disturbance, Deviate cherche un compromis entre le hardcore, le trash metal et l'electro funk. Un style emprunté à Living Colour et Rage Against The Machine, mais restitué avec beaucoup moins de fidélité. Une situation qui risque à brève échéance de déclencher au sein du combo, une véritable "Crisis of Confidence"...

 

Willy DeVille

Live

Un rapide coup d'œil sur le contenu de cet opus nous a permis de relever la présence de "Spanish Stroll", une chanson qui nous avait fait vibrer à la fin des seventies. Sa version ‘live’ n'a peut-être plus la même vitalité, mais elle n'a rien perdu de son feeling initial. Antépénultième titre de ce CD, elle précède de savoureuses adaptations de "Stand By Me" et d'"Hey Joe", classiques immortalisés respectivement par John Lennon et par Jimi Hendrix. Suffisait donc de retourner au début de la lecture pour sceller notre bonheur. Malheureusement, hormis "Savoir Faire" et "Cadillac Walk", Willy se complait dans une certaine morosité sentimentaliste. Son pachuco rock manque de la plus élémentaire agressivité et les rythmes latins se liquéfient rapidement dans l'insipidité. Même la voix torride, sensuelle, exotique de Willy ne parvient pas à nous consoler de cette désillusion. Du coup, on est allé puiser dans nos vieux vinyles pour y repêcher et se délecter des immortels "Cabretta" et "Return To Magenta"...

 

Diabologum

Le goût du jour

Hier, les diabolos mentaient. Aujourd'hui, ils gomment. Que feront-ils demain? Communiquer? De manière à emprunter un moyen de diabolocommunication au goût du jour. Trêve de plaisanterie, Diabolologum est un groupe français. Parisien très exactement. Un quartet qui ne manque pas d'idées, mais bien de ligne de conduite. D'abord à cause de sa musique qui zappe de Sonic Youth à Velvet Underground, en passant par Bongwater, Taxi Girl, Mary Goes Round et Polyphonic Size. Un Polyphonic Size à qui ils empruntent également la candeur et l'attitude pop wave. Pour les lyrics, là c'est une autre paire de manches. Chantés en anglais, leur naïveté frise le ridicule. Mais en hexagonal, ils se révèlent frondeurs, malicieux, ésotériques. "Le goût du jour" laisse ainsi libre cours aux paradoxes, aux ambiguïtés et aux contrastes, avec une pointe d'humour, d'irrévérence et de sensualité qui n'est pas sans rappeler Lio. En particulier, lorsque c'est la voix de Bambi qui anime (!) la mélodie. Walt Disney présente...

 

Manu Dibango

Wakafrika

Pour enregistrer son nouvel album, Manu Dibango a reçu le concours de l'élite musicale noire africaine, notamment Youssou N'Dour, Geoffrey Orema, King Sunny Adé, Touré Kunda, Salif Keita et tout une série d'artistes moins connus mais aussi talentueux. Le Français Manu Katché et les Yankees Alex Brown, Paul Jackson Jr et David Williams sont également de la partie. Mais le plus intéressant procède de la participation de Peter Gabriel et de Sinead O'Connor à la nouvelle version de "Biko", chanson que l'Archange avait écrite en 1980, pour éveiller la conscience du monde contemporain au régime dictatorial et d'apartheid imposé en Afrique de Sud. Une composition qui prend aujourd'hui toute son ampleur depuis l'élection démocratique du nouveau président de cet état, Nelson Mandela... Une énigme est cependant venue nous traverser l'esprit: pourquoi ce "Wakafrika" ne figure pas sur le catalogue ‘World Music’ ?

 

Die Haut

Sweat

Pour célébrer le dixième anniversaire de son existence, Die Haut gravait l'an dernier "Head On", un album sur lequel Kim Gordon, Debby Harry, Jeffrey Lee Pierce, Alan Vega, Blixa Bargeld, Anita lane et Lydia Lunch donnaient de la voix (!). Les trois derniers cités, rejoints par Nick cave et Kid Congo Powers, ont même accepté de poursuivre l'expérience à travers une tournée européenne. De ce périple, c'est le concert du Tempodrom de Berlin, qui a été immortalisé sur "Sweat", une œuvre sulfureuse, impitoyable, métallique réminiscente de Birthday Party, d'Einstürzende Neubauten et de Kowalski....

 

Die Krupps

The Final Remixes - The Final Option II – The Final option remixed

Il plane un certain mystère sur l'origine de cette formation. Teutone? Yankee? Peut-être un peu des deux. En tout cas, Die Krupps se prend très au sérieux. C'est sans doute le principal reproche que nous pouvons lui adresser. Car si la techno, le punk, le trash, le gothique, le rap, le métal et le post industriel entrent dans la préparation de base de son expression, les fragments de "The Final Option" parviennent à faire une synthèse entre la musique hybride de Front 242, l'electro hardcore d' Einstürzende Neubauten et le cyberpunk de Cassandra Complex. Comme son nom l'indique, "The Final remixes" épingle des versions retravaillées de compositions antérieures. Issues des deux premiers albums. Remodelés, pour la circonstance, par KMFDM, Philip Boa, Luc Van Acker, Jim Martin (Faith No More), Clawfinger, Paradise Lost et consorts. Quinze en tout. Mais finalement (!), aucune d'entre elles n'atteint la valeur des compositions originales...

 

Died Pretty

Trace

Died Pretty compte aujourd'hui un peu plus de dix années d'existence. Une décennie au cours de laquelle le quintet australien a toujours affiché le même line up. Ce qui explique sans doute pourquoi le groupe transpire une telle homogénéité, un tel aplomb sur les planches. Malheureusement, au fil du temps, ses albums se révèlent de plus en plus léchés, de plus en plus tendres, contrastant singulièrement avec l'aridité et la violence des premières œuvres. Produit par Hugh Jones (Echo & The Bunnymen), "Trace" flirte régulièrement avec la pop originelle de REM, s'autorisant même un détour par la house mancunienne, chère à Happy Mondays, sur "110 BPM". Il subsiste heureusement quelques traces de son glorieux passé. Died Pretty y développe alors une atmosphère velvetienne écartelée entre moments lancinants et sonorités diluviennes, entre violence rageuse et fluidité trouble, entre mélodie climatiques et visions sulfuriques; la voix écorchée, possédée de Ronnie Penno, sorte d'hybride entre Michaël Stipe et Steve Winwood, se chargeant d'entretenir ce climat fiévreux, dramatique, susceptible à tout instant de se libérer dans une déflagration psychédélique...

 

Dig

Dig

Quintet californien, Dig aligne la bagatelle de trois guitaristes. Eponyme, ce premier opus était sorti en 1993, mais n'avait pas bénéficié d'une promo pourtant bien méritée. Car pour un coup d'essai, il faut reconnaître que le groupe avait réussi un véritable coup de maître. En fait de groupe, nous devrions surtout parler du rôle joué par son leader David Hackwith. Chanteur, compositeur et guitariste, il vient de se voir confier la production du dernier elpee des Ramones. Son inspiration ? Il la trouve dans les vertus électriques les plus savoureuses de House Of love, My Bloody Valentine, Radiohead, Smashing Pumpkins, Pixies voire de Sugar et puis dans le psychédélisme du Floyd circa Syd Barrett. 'F*** you", pénultième fragment du disque affiche même une agressivité menaçante digne de Sonic Youth. Ses lyrics ? Il les torture avec sarcasme et profondeur à la manière d'un Mark E Smith. Epatant !

 

Disharmonic Orchestra

Pleasuredome

En choisissant pour nom de groupe Disharmonic Orchestra, ce trio allemand n'était certainement pas décidé à produire une musique esthétique, tendre et mélodique. Ce qui semble normal pour un groupe de hardcore post industriel. Mais consternant lorsque le résultat vinylographique souffre d'une absence totale d'imagination et de subtilité...