Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
Ora Cogan

Boston

Walk On

Du line-up initial, il ne reste plus de Boston que le seul et unique Tom Scholz, guitariste-claviériste devenu multi-instrumentiste par la force des choses. Ou plus exactement depuis que ses anciens condisciples sont allés exercer leur talent au sein de RTZ. Si le groupe avait multiplié les disques de platine lors de la sortie des trois premiers albums, il est à craindre que ce "Walk On" ne parvienne plus à reproduire la même performance. Les explications sont multiples. Mais à notre humble avis, le hard sophistiqué de Boston a très mal vieilli, et ne devrait plus plaire, aujourd'hui, qu'aux nostalgiques de Kansas et de Kayak...

 

The Breath Of Life

Taste of Sorrow

Cet ensemble belge aurait pu finalement relever du label arty ‘Lively Art’. Si New Rose avait encore été de ce monde. Parce que la musique de Breath of Life présente de nombreuses similitudes avec la ‘touching pop’ incarnée, à la mi-eighties, par des ensembles hexagonaux comme Mary Goes Round, Asylum Party et Little Nemo. Coïncidence, mais c'est Gilles Martin qui produit "Taste of Sorrow". Un ingénieur du son belge que l'on a souvent retrouvé impliqué dans les sessions d'enregistrement du défunt Little Nemo. Mais, si le goût du chagrin baigne dans une solution romantique, atmosphérique, ‘cocteautwinesque’, il bénéficie surtout de la présence d'une chanteuse d'exception. Isabelle De Keyser. Une vocaliste dont le timbre vocal est capable de s'épancher, soit en inflexions angéliques, immaculées, à la Chloë St Lyphard, soit en inflexions sauvageonnes, punkysantes, plus proches de Siouxsie Sioux. Brillant! Même si ce style n'est plus vraiment dans l'air du temps...

 

Edie Brickell

Picture perfect morning

Flanquée des New Bohemians, Edie Brickell avait enregistré deux elpees en 1986 et 1990 ; et puis surtout décroché un hit avec "What I am" en 1989. Mariée depuis peu à Paul Simon, elle s'est tournée vers une carrière solo. En épousant un personnage aussi illustre, elle dispose aujourd'hui d'une marge de manœuvre beaucoup plus large (ça rime !) Elle a ainsi pu bénéficier du concours de toute une série de grosses pointures. Notamment Dr John, Art et Cyril Neville, Barry White et David Bromberg. Et puis de la coproduction de Roy Halee, ami inséparable de Paul, avec lequel il partage le travail en studio. Tout au long de "Picture perfect morning", Edie affiche une vulnérabilité sauvage, capricieuse, une vulnérabilité qu'elle injecte à l'aide de sa voix désarmante, cristalline, languissante dans ses chansons ; des chansons qui ne parviennent malheureusement que trop rarement à s'extraire d'un climat trop confidentiel...

 

Herman Brood

Fresh Poison

Herman Brood flanqué de sa romance sauvage a décroché, voici une bonne quinzaine d'années, quelques hits avec des singles comme "Saturday Night", "Still Believe" et "Never Be Clever". Un flambée plutôt impressionnante qui va toucher tant les Pays-Bas que les charts internationaux, avant de s'éteindre presque aussi vite qu'elle ne s'était embrasée. "Fresh Poison" consacre la reformation de cet ensemble néerlandais. Malheureusement, si l'enthousiasme est demeuré intact, son pop rock n'est plus guère passionnant ; les dix-sept chansons de ce "Fresh Poison" ne parvenant plus qu'à nous faire regretter le passé de HB&HWR...

 

The Buck Pets

To the quick

Après une bonne dizaine d'auditions, nous nous demandions bien ce que nous allions raconter au sujet de ce disque ; d'autant plus que l'absence de bio ne nous facilitait pas la tâche. Pour bénéficier d'une telle bienveillance, vous vous doutez certainement que ce CD est d'excellente facture. Et vous avez amplement raison. Mais c'est au fil des écoutes que nous avons pu commencer à nous faire une idée précise du contenu. Il est riche. Très riche même. Avec pour ligne de conduite, une pop électrique dont l'intensité varie entre les Pixies, Cell, Neil Young et les New Christs ; et pour sens mélodique une sensibilité proche de ce que les Cars développait à leurs débuts. Le vocal, rappelant même, à certains moments, celui de Ric Ocasek. On a même droit, en final, à un titre moulé dans le mod pop mid sixties à la sauce Who ; réminiscent de "Won't get fooled again", pour être très précis.

 

Babble

The Stone

Lorsque Tom Bailey et Alannah Currie sévissaient au sein de Thompson Twins, il n'y avait guère de monde pour s'intéresser à leurs expérimentations electro-tribales. Il aurait cependant suffi de gratter le vernis pop de leurs compositions pour en découvrir toute la richesse, tout le charme. En fait, l'attention du grand public a toujours été polarisée par la capacité du trio à aligner les tubes. Pensez à "Hold Me Now" et "Doctor Doctor", par exemple. Une sollicitude mal placée qui se révèlera au bout du compte fatale à l'existence du groupe. Rejoints par trois nouveaux musiciens, Tom et Alannah se sont alors penchés sur la musique orientale, hindoue en particulier. Ils ont même séjourné quelques temps en Inde, question de bien s'imprégner de l'esprit de cette culture. Inévitablement, "The Stone", premier album de Babble baigne dans un climat brahmanique, mais cet univers exotique est filtré successivement dans la pop puis la house atmosphérique (The Orb?), avant d'être hydraté par la conjugaison savoureuse des voix d'Alannah et de Tom...

 

Bad Religion

Strange than fiction

Fondé au tout début des eighties, cet ensemble californien est un peu considéré avec Hüsker Dü, comme un des piliers du hardcore juvénile yankee. Et pourtant, bien que responsable d'excellents morceaux de plastique, qui dénonçaient, entre autres, les inégalités sociales causées par le reaganisme et ses appendices, Bad Religion n'est jamais parvenu à s'extraire d'une certaine marginalité. "Suffer" en 88, "No control" en 89, "Against the grain" en 90 et "Generator" en 92 en sont probablement les plus beaux exemples. Et ce n'est pas "Strange than fiction" qui risque d'inverser la tendance. Pourtant, les compositions sont intenses, urgentes, moins filandreuses, moins épileptiques, moins crépitantes, plus punk que chez le défunt et mythique trio de Minneapolis, mais toutes aussi rafraîchissantes. Pas pour rien que ce quintet avance que le punk hardcore n'est qu'une nouvelle forme de musique folk...

 

The Badloves

Get on Board

Bien qu'issu des Antipodes (Melbourne), The Badloves fait un peu tâche d'huile sur la scène rock australienne et néo-zélandaise. Pensez à Nick Cave, Died Pretty, Celibate Rifles, Chills, JPS Experience ou même Midnight Oil. En cherchant bien, on trouve cependant, chez ce quintet kangourou des traces de blues, de gospel, de soul, de country et même de rock. Mais en général "Get On Board" secrète un pop FM moelleux, abâtardi, sorte de salade préparée à base de Faith No More anémique, de Stevie Wonder édulcoré et de Black Crowes lymphatique. Bon appétit !

 

Bailter Space

Vortura

Bien qu'exilé à New York, ce trio néo-zélandais relève de Flying Nun. Un gage de qualité, lorsqu'on sait que ce label antipodal nous a permis de découvrir des groupes comme Clean, Chills, Verlaines, JPS Experience, Bats et autre Chris Knox. Pourtant, la musique de Bailter Space n'a guère d'affinités avec celle de ses compatriotes. Etrange, noisy, austère, elle trace des lignes mélodiques linéaires, vertigineuses, comme chez My Bloody Valentine. Sombre, implacable, répétitive, elle endure les tourments cold wave de Joy Division. "Vortura" baigne ainsi dans un univers mystérieux où le calme malveillant né de la palpitation technologique contraste savoureusement avec les stridulantes électriques des cordes de guitare agressives, crépitantes, languissantes. Un superbe album!

 

Barkmarket

Lardroom

Mini CD cinq titres pour cet ensemble new-yorkais qui tire toute la richesse de son expression dans le chaos urbain, un peu à la manière de Sonic Youth. Encore que son leader, David Sardy, décrit sa musique comme un hybride entre celle de Lightnin' Hopkins et d'Einstürzende Neubauten. David possède un sens aigu du sarcasme et de la caricature, une faculté qu'il injecte dans ses lyrics hostiles à l'‘american way of life’, sur une musique torturée, aride et oppressive.