Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chroniques

Various Artists

Brazil Classics 7: What´s happening in Pernambuco - New sounds of the brazilian northeast

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Explorant le passé, le présent et le futur de la musique populaire brésilienne, la série « Brazil Classics » pose ses valises dans le ‘nordeste’. Elle nous propose de découvrir les descendants du Mangue Beat. Guidé par Chico Science, ce mouvement musical (il a secoué le Brésil dans les années 90) a installé Recife (une des villes les plus pauvres du Brésil) sur la carte musicale. Les treize artistes épinglés ici reprennent à leur compte l’éclectisme de leurs prédécesseurs. Ils empruntent à l’électro, la drum & bass, le funk, le reggae, le rock et mélangent le tout aux rythmes traditionnels du ‘nordeste’. Le résultat capture une étrange musique pop : mélodique et douce mais où l’inquiétude et la mélancolie mènent la danse. Malgré quelques inévitables baisses de régime, la qualité de l’ensemble ne souffre d’aucune discussion. On pointera quand même la performance des Cidadão Instigado. Ces dignes héritiers de Tom Zé (lui aussi originaire du ‘nordeste’) interprètent leur déjanté « O pobre dos dentes de duro ».

Plain White T’s

Every Second Counts

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Il aura fallu plus d’un an à « Hey There Delilah » pour se frayer un chemin à travers les foyers européens menant vers le haut des charts. L’attente a payé pour les Plain White T’s car, aujourd’hui, impossible d’allumer sa radio sans être contraint d’imposer à nos tympans le hit de ces nouveaux Fall Out Boy(s). Les nouvelles coqueluches de ces (très) jeunes dames présentent sur leur troisième ouvrage une collection passionnément inintéressante de tubes préfabriqués à la Simple Plan.

Sachant l’Europe un peu trop à la masse, Hollywood Records aura même pensé à inclure l’énorme tube radiophonique « Hey There Delilah », ainsi que le single « Take Me Away », tous deux originellement extraits de « All That We Needed », le recueil précédent. Taillé sur mesure pour les radios collégiennes de Californie, « Every Second Counts » est parcouru de titres aux refrains certes accrocheurs (« Hate (I Really Don’t Like You)) », « Our Time Now », le très ‘Jimmy Eat World-esque’ « Friends Don’t Let Friends Dial Drunk ») mais s’adressant principalement aux teenagers. Ceux-là même pour lesquels « Every Second Counts » aura perdu tout son attrait dès le débarquement de ce que les Ricains appellent ‘the next big thing’. Plain White T’s ou l’histoire d’un succès éphémère…

Pour regardez le clip de Our Time Now

http://www.youtube.com/watch?v=sftymVyLb-Q

http://www.wat.tv/playlist/858435/video/859932/plain-white-s-our-time-now.html

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftiG5.html

Pour regarder le clip de Hey There Delilah

http://www.youtube.com/watch?v=h_m-BjrxmgI

http://www.wat.tv/playlist/467571/video/656937/attitude-PLAIN-WHITE-T-S-HEY-THERE-DELILAH.html

 

Mark Stewart

Edit

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Le terme ‘légende’ est souvent galvaudé, mais chez Mark Stewart, on peut se risquer à l’utiliser. Chanteur du Pop Group à la fin des années 70, Mark Stewart a ensuite commencé une chaotique carrière solo dont « Edit » constitue seulement le sixième volume. Après dix ans de relative discrétion (hormis quelques collaborations opérées en compagnie de Nine Inch Nails, Tricky et Primal Scream), Mark Stewart revient, mais c’est comme si rien n’avait changé.

L’homme reste fidèle aux sonorités radicales et à ses paroles obsédées par l’injustice sociale et la paranoïa. Mélangeant bruit blanc, hip hop old school, électro et dub distordus, sa musique reste à l’enseigne de l’auto sabotage systématique et des expériences sonores limites mais totalement enthousiasmantes.

La première partie de l’album est quasi parfaite. On part du funk abrasif de « Rise Again » où les premières paroles prononcées par l’ancien du Pop Group sont « I Go Craaaaaaaaazy ! » et on le croit sans peine à l’écoute des titres suivants… Le triste « Loner » est une complainte électro dévastée (à ne pas mettre entre les oreilles de dépressifs) qui installe le décor pour une plongée sans filet dans l’apocalypse intérieure de Mark Stewart. Le magistral « Puppet Master » lui succède, un dub digital déjà entendu (dans une version un peu différente) sur « Kiss The Future », la compilation consacrée par le label Soul Jazz à notre homme, il y a quelques années. L’efficace « Strange Cargo », se penche sur le thème de l’esclavage moderne et concasse une rythmique ragga à l’aide de percussions et de chants africains. « Secret Suburbia » est un des titres les plus mélodieux d’« Edit », mais pas le plus réussi ; à l’instar de « Mr. You’re A Better Man Than I », une curieuse reprise des Yardbirds chantée en duo avec Ari Up (ancienne des Slits). La deuxième moitié de l’album se perd dans de sévères délires (comme l’introduction kilométrique d’« Almost Human ») mais réserve quand même l’excellent « Radio Freedom » et le totalement fou « Freak Circus », titre électro qui flirte avec la quatrième dimension…

Conclusion : en ces temps de pasteurisation musicale, « Edit » constitue un disque précieux, par un artiste qui l’est tout autant. Check it out !

Ratatat

LP3

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Les deux premiers essais de Ratatat n’étaient pas vraiment de véritables réussites. On était dès lors en droit de se demander si la devise ‘jamais deux sans trois’ s’appliquerait au duo. Force est de constater que cet « LP3 » ne fait effectivement pas exception à la règle. De « Shiller » à « Black Heroes », on s’y emmerde royalement. Et ce, même si la formation a manifestement fait l’effort de se renouveler en changeant totalement de direction. Une direction qui n’est cependant pas celle de l’originalité, les New-yorkais s’essayant à quelques expérimentations peu convaincantes (« Gipsy Threat », « Mirando ») et autres ‘Daft Punkeries’ idiotes (« Falcon Jab », « Shempi »). « LP3 » est, avant tout, une œuvre réservée à ceux que l’on nomme les ‘hardcore fans’, les fans de la première heure. C’est-à-dire tous ceux qui, assurément, verront d’un mauvais œil cette chronique et auraient l’envie pressante de nous baffer lorsque l’on annoncera que le pire reste à venir. En effet, Ratatat prévoit d’ores et déjà pour cet automne le successeur de « LP3 ». Brillamment intitulé « LP4 », celui-ci devrait soit nous convaincre définitivement de la médiocrité des travaux du duo, soit nous faire ravaler ces quelques lignes. Espérons que la seconde option soit la bonne, Ratatat jouissant d’un potentiel indéniable. Ne lui reste plus qu’à l’exploiter comme il se doit.

 

Johnossi

Johnossi

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Si Johnossi était le nom d’un animal, ce serait celui d’un diptère ailé crachant des plumes. Suspendus aux écailles douillettes de leurs amplis, John Engelbert et Ossi voltigent. Et le duo suédois adhère sans mal aux cordes acoustiques, délivrant leur premier numéro éponyme et cupidonesque sur une piste pop rock friande de bons sentiments. Les mains se touchent, les cœurs chavirent et les flèches fusent. Sous la coquille d’une instrumentation épurée (guitare-batterie), habitent des figures mélodiques maquillées de poudre batelée qui laissent un sourire béat. La critique scandinave s’y est abonnée et Soundtrack of Our Lives l’a supporté. En à peine 3 mois de formation, le contrat était signé (V2 Records), la bulle était gonflée et l’envolée comblée de bonne volonté. Parti d’un paysage tamisé, l’opus remplit toutes les fonctions de la perle pop, efficace et légère, ornée de petits trophées (« Man must Dance », « Family Values ») propices à l’invasion médiatique. Saluant au passage les Velvet Underground, Jack Johnson et Jeff Buckley, l’équipe gagnante de Stockholm gravit les échelons du rock romantique et prend la pause dandy pour se caser dans la gueule grande ouverte d’une discothèque affamée.

 



State Radio

Year of the Crow

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Tout au long des treize pistes de leur dernier opus « Year of the Crow », les membres de State Radio s’érigent en militants et pointent d’un doigt agité quelques facettes de notre triste monde. De « Guantanamo » à « Fall of the American Empire », ils n’ont de cesse de rabâcher des lieux communs déjà entendus cent fois. Alors quitte à se les farcir une énième fois, de meilleures conditions acoustiques n’auraient pas été superflues. Oscillant entre rock, reggae et punk, State Radio mêle aux compositions de doux accents folks. Et ça marche… rarement. Très prévisibles, les variations de genre ou de voix n’étonnent pas, ni n’agrémentent les morceaux. Au contraire, elles irritent. On ne retiendra de « Year of the Crow » que « The Story of Benjamin Darling Part 1 » et sa cadence engageante, « Rash of Robberies » et son refrain qui vous martèle les tympans pour y rester graver et, peut-être, le triste « Sudan », mais sans conviction…

En guise de conclusion, State Radio nous sert un « Fall of the American Empire » pas plus convaincant que le reste. ‘It’s the fall of the American empire, but don’t worry honey, you didn’t miss a thing’… Idem pour cet album… Avis aux plus courageux qui se procureront l’album : le meilleur réside peut-être dans la chanson cachée…

 

Maria Rita

Segundo

Écrit par

Fille d’Elis Regina (chanteuse phare du mouvement tropicalia) et de César Camargo Mariano (arrangeur pianiste du même mouvement), Maria Rita a toujours baigné dans l’univers de la musique. Comme son titre l’indique, « Segundo » constitue le deuxième album de Maria. Un disque paru en 2005, au Brésil. Lenine (autre pointure de la pop « made in Brazil ») a coproduit cette collection de chansons partagées entre joie et tristesse. Jouée totalement en acoustique par un efficace trio jazz (piano, contrebasse, batterie), la musique de Maria Rita est ancrée dans la pop occidentale mais puise largement dans le jazz et les rythmes brésiliens comme la bossa et la samba. Maria possède ce trait commun à beaucoup de chanteuses brésiliennes : une belle voix un peu voilée et fragile, déchirée entre allégresse et mélancolie. Beau disque sans artifice, « Segundo » privilégie les mélodies suspendues à la formule piano/voix. Risquant de passer inaperçu au milieu de la furie discographique, cette œuvre discrète mérite pourtant qu’on y prête une oreille attentive…

 

 

 

Chroma

Radea

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Tiens, un album de jazz qui ne ressemble pas à un album de jazz… Je m’explique. Le compositeur et claviériste Karel Van Marcke (il a longtemps travaillé auprès de Jambangle, pour ceux qui connaissent) ne change certes pas son style jazzy d’épaule, mais l’univers qu’il dessine tout au long de ce sympathique projet s’étend bien au-delà de ses sonorités habituelles. La liste des invités parle d’elle-même : à côté de David Linx, on trouve un trésor nommé Geike Arnaert (Hooverphonic) ou un pur joyau vocal baptisé Ingrid Weetjens, qui vole la vedette aux trompettes sur l’impeccable « Differences ». Electro, easy jazz, pop… Le quintette fait des merveilles et n’affiche aucune autre prétention que celle de distiller quelques notes agréables parmi nos humeurs. Un album enjoué, frais et, surtout, accessible, qui navigue constamment entre les styles pour faire semblant de nous déstabiliser et, au bout du compte, nous épater.