La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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L7
Gary Numan
Chroniques

Pitbull

El Mariel

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Originaire de Miami, cet emcee aux racines cubaines avait écoulé 600 000 exemplaires de son premier opus « M.I.A.M.I. ». Rappé en espagnol et en anglais, ce disque risque fort d’en faire autant. Une œuvre dont le patronyme a été emprunté au bateau qui amena des milliers de réfugiés cubains sur les côtes américaines, en 1980. Le même navire qui embarqua Tony Montana jusqu’aux USA lors du sanglant « Scarface » de Brian De Palma. « El Mariel » porte à son bord les productions musicales chères à Lil Jon, le roi du crunk, les inévitables Neptunes, le revenant Wyclef Jean et même le Jamaïcain Don « Vendetta » Bennet (Sean Paul, Sizzla, etc.). Pitbull possède un flow tout terrain capable de surfer -et à merveille- sur les rythmiques très électros qui composent ce disque, habile recyclage des sonorités d’Afrika Bambaata en beaucoup plus dansant. L’essentiel d’ « El Mariel » a été taillé pour les pistes de danse ou les clubs de fitness ; et il faut avouer que la mission est largement accomplie. Ce disque recèle une sacrée fournée de tubes, et même si la médiocrité des paroles (biatches, gangsters) révèle la vacuité grandissante du rap U.S., on ne peut que s’incliner face à cette machine de guerre alliant reggaeton, hip hop et crunk.

 

 

 

30 Seconds To Mars

A beautiful lie

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Il n’est pas nécessaire de solliciter une boule de cristal pour prédire un avenir glorieux à ce cd. Outre une production de poids, cet opus bénéficie de l’omniprésence, à l’écriture des textes et au chant, de Jared Leto. L’acteur américain, vu notamment dans « Panic room », « American Psycho » ou encore « Alexandre ». Et pour nos lectrices, sachez qu’il est aussi connu pour ses talents de séducteur. Il a ainsi vécu une idylle auprès de Cameron Diaz et de Scarlet Johannson. A des époques différentes, bien sûr. Excusez du peu ! Enfin, je ne m’attarderai pas sur le côté ‘people’ du personnage car ce n’est pas le genre de la maison. D’autres médias s’en chargent au détriment du profil artistique et de l’analyse du contenu.

Mais venons-en à cet opus. Dès la plage d’ouverture, « Attack » le groupe nous balance un tube formaté sur mesure, une plage dont la durée oscille autour de 3 minutes 30. Le troisième titre n’est autre que « The Kill », une compo diffusée sur toutes les ondes FM. Et le single « From Yesterday » devrait connaître le même sort. Si ces compos sont accrocheuses, les mélodies ne sont guère originales. Et pour cause, elles évoluent à la croisée des chemins de formations yankees comme Funeral For A Friend, Nickelback ou encore Linkin Park. Honnêtement, je préfère l’acteur Jared Leto. Il tourne d’ailleurs pour l’instant « Mr Nobody », en compagnie de notre Jaco Van Dormael national. Un film à gros budget. Le plus onéreux du cinéma belge d’ailleurs. Reste aussi à voir ce que donnera en live, la défense de cet opus. Mais là aussi il faudra s’attendre à la grosse artillerie plutôt qu’aux petites salles intimistes. Une preuve ? A la rentrée, 30 Seconds To Mars est programmé dans la prestigieuse ‘Brixton Academy’ de Londres…

Sons of Alpha Centauri

Sons of Alpha Centauri

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Non, ce ne sont pas les héritiers naturels de Tangerine Dream, mais une formation londonienne responsable d’un premier long format qui excelle dans le desert-rock. Ou si vous préférez, le stoner (NDR : pour les puristes notamment !) Et pour être tout à fait précis, Sons of Alpha Centauri pratique un stoner instrumental, une discipline initiée par le groupe, désormais culte, Karma to Burn ! Mais là s’arrête la comparaison entre le trio américain et S.O.A.C. Beaucoup plus floydien dans l’esprit, proche de Isis, le combo anglais marche sur les traces d’un Monkey 3, qui serait parvenu à insuffler des volutes de psychédélisme anglo-saxon à son rock aride. Douze plages pour plus d’une heure de musique parfois aérienne, souvent puissante. Une basse vrombissante, des guitares acérées, des sonorités space-rock, le tout au service d’un savoir-faire musical que chaque secoueur de tête appréciera à sa juste valeur.

Précisons encore que Sons of Alpha Centauri est déjà l’auteur de trente-quatre morceaux ; tous numérotés à la façon de Karma to Burn, mais ce n’est qu’un hasard…Nous avons donc droit aux chiffres « 2 », « 14 », « 15 », « 26 », « 23 », « 25 », « 28 », « 21 », « 9 », « 31 », « 8 » et « 34 », en guise de tracklisting ! Le package très élaboré de ce skeud hors du commun vous permettra d’apprécier le caractère original de cette présentation dépourvue de véritables titres. Amis du stoner, régalez-vous !

Brian Reitzell

30 Days Of Night

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Dirigé par David Slade et coproduit par Sam Raimi, le film « 30 Days Of Night », sorti aux alentours des fêtes d’Halloween et tiré du comic-book du même nom, conte l’histoire d’une petite bourgade d’Alaska victime d’un phénomène naturel particulier. Chaque année, le soleil boude cette partie du monde pendant 30 jours consécutifs, forçant ses habitants à vivre, de toute évidence, dans l’obscurité durant cette période. Une aubaine pour les vampires, qui ne passeront certainement pas à côté de cette opportunité. Le film ayant disparu des complexes cinématographiques depuis un bail, la bande sonore de « 30 Days Of Night » arrive dans les bacs belges manifestement trop à la bourre. Indissociable du long métrage qu’elle illustre, l’œuvre de Brian Reitzell et son atmosphère inquiétante n’a, par conséquent, que peu d’intérêt hors contexte. Sauf peut-être pour agrémenter l’ambiance de l’une ou l’autre soirée déguisée à Halloween. En attendant, l’objet devra se contenter de prendre la poussière au fond du grenier…

Thot

The huffed hue

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Thot, dieu égyptien de l'écriture et de la science. Patronyme adéquat pour un projet radicalement expérimental, affilié à l'electro-garage. Même si elle a pu compter sur de précieuses complicités, cette réalisation belge est essentiellement portée par un seul homme, Greg Fray. Le bonhomme lance des idées intéressantes et ne manque pas d'audace dans les aventures sonores et le développement réussi d'ambiances post-rock parfois envoûtantes. Mais le tout est fort handicapé par un chant systématiquement exaspérant. On ne peut que souhaiter à Thot de maintenir le cap d'une voie musicale intéressante, tout en concédant à l'esthétique quelque partage du pouvoir. A surveiller.



65daysofstatic

The Destruction Of Small Ideas

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Au premier jour, il y eut « The Fall Of Math ». Au second apparut « One Time For All Time ». Au troisième vint l’accomplissement. « The Destruction Of Small Ideas » est, à ce jour, probablement l’œuvre maîtresse des Sheffieldiens de 65daysofstatic. La destruction des petites idées au profit d’idées plus grandes et plus originales. Complexe, osé, barré, ce nouvel exercice de style virevolte entre math-rock classieux et expérimentations hyperboliques d’une précision à couper le souffle. Pourtant sans grande prétention, « The Destruction Of Small Things » atomise les standards du genre en douze morceaux à la fois apocalyptiques (« These Things You Can’t Unlearn », « The Distant and Mechanised Glow Of Eastern European Dance Parties ») et séraphiques (« Don’t Go Down On Sorrow », « Lyonesse »). Un must pour tous les mélomanes en quête d’authentique originalité.

Spitting Off Tall Buildings

Good Night And Good Luck

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En une demi-seconde, on est dans le vif du sujet. Le titre « Cracks » démarre sur des chapeaux de roues, appâtant nos oreilles à l’aide de guitare lourdes, une rythmique énergique et, au milieu du jeu de quilles, une voix féminine dopée au ‘Vicks’ citron, apportant un zeste de sérénité rassurant. On se repose immédiatement sur « Tade », en commençant, déjà, à comprendre où cette formation germanique veut en venir. Ouf : elle ne nous veut que du bien. Du convenu, mais du bon. Et du robuste. Les titres s’enchaînent à la vitesse du tonnerre (juste un peu moins vite que l’éclair, donc) et plante sans pudeur un décor qu’il fait bon de revoir de temps en temps : celui où se sont défoulés Sonic Youth et les Pixies, Fugazi et Hole ou plus récemment, ces têtes brûlées de Yeah Yeah Yeahs. Du coup, quand on découvre que l’opus a été enregistré à Chicago sous la houlette d’un certain Steve Albini, on ne s’étonne même pas. La patte du gaillard est évidente, présente dans chaque arrangement, chaque fureur et chaque changement d’humeur de cet album vrombissant.

Alex Rossi

Let me in

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Ce n’est pas la première fois que je vous en parle, mais le blues brésilien est actuellement en plein essor. Il est riche et recèle une multitude d’artistes talentueux. Des harmonicistes, tout particulièrement. Dont Flavio Guimaraes et Robson Fernandes. Alex Rossi appartient également à cette catégorie. Aussi, lorsque les bluesmen américains tournent en Amérique du Sud, il est régulièrement invité à les rejoindre. Et notamment Honeyboy Edwards, Billy Branch, John Primer et Phil Guy. Sans oublier feu Jeff Healey. Mais là, c’est du passé… Alex aime se rendre au Texas, afin de prendre son pied dans les clubs de Dallas. Il a ainsi côtoyé, sur les planches, Lee McBee, Mike Morgan, Hash Brown, Smokin' Joe Kubek et même des légendes locales comme Sam Myers, Robert Ealey et Curly ‘Barefoot’ Miller. C’est à Dallas qu’il a également rencontré Richard Chalk, le patron de Topcat. Ce dernier lui a donné l'opportunité d'enregistrer un album. Un opus au cours duquel il s’est focalisé sur les reprises plutôt que de prendre le risque de présenter ses propres compositions. Un choix qui a cependant l'avantage de nous démontrer l'étendue de son registre. Pour réaliser cet elpee, il a reçu le concours de quelques collaborateurs. Et pas seulement du coin. Rossi adore se produire en compagnie d’autres souffleurs comme son compatriote Flavio Guimaraes, Billy Branch ou encore les regrettés Sam Myers et Carey Bell! Chez lui, il dirige son blues band : Alex Rossi and the Crazy Dogs. Il est cependant aussi capable de se frotter à d'autres styles. Qu’il aborde au sein d’un autre combo : le Trem27 Bluegrass Band. L’opus a bénéficié de deux sessions d’enregistrement différentes. L’une s’est déroulée à Porto Allegre, au Brésil et l’autre à Dallas. Quelques compatriotes ont donc participé à la confection de cette œuvre ; mais aussi des artistes notoires… Une chose est sûre, tous les invités semblent ici heureux d’avoir pu rendre service à ce musicien ambitieux.

En ouverture, Alex attaque "Tell me how you like it" en puissance. Il adopte un schéma musical proche de Howlin' Wolf. Les cariocas manifestent une excellente cohésion. Christiano Ferreira est le premier à s'envoler sur sa guitare. Luciano Leaes se montre très versatile sur son piano. Imprimé sur ce rythme très populaire, le "The sun is shining" de Jimmy Reed est interprété plutôt nerveusement par le chanteur/guitariste Omar Esteban Itcovici. Luciano maîtrise à la perfection ses 88 touches d'ivoire alors que le boss, Richard Chalk, semble totalement ravi de mettre sa gratte au service de l’équipe. Le célèbre thème instrumental "Caravan" rend un hommage à Duke Ellington. Rossi y démontre tout son talent, prouvant en même temps qu’il est parvenu à intégrer des styles bien différents. Le Chicago southside des années 50 occupe une large part dans cette œuvre. Les mêmes musiciens défient royalement le "Rock me" de Muddy Waters. Les partenaires ont choisi une version unplugged. Phil Guy chante d’un timbre profond, très sombre, singeant au passage la façon de vocaliser de Waters tout en empruntant la tonalité de John Lee Hooker. Il se charge également de la guitare acoustique, tout comme un autre Brésilien : Fernando Norhana (NDR : il a déjà tourné chez nous). Rossi s’y révèle un véritable virtuose. Guy chante autoritairement le "That's alright" de Jimmy Rogers. Luciano impressionne dans le rôle d'Otis Spann. Rossi souffle comme Sonny Boy II. Les plus belles réussites de cet opus impliquent régulièrement des artistes sud-américains. Itcovici est convainquant au chant et à la six cordes tout au long du "Crosseyed cat" de Muddy Waters et du classique "I just want to make love to you" de Willie Dixon. Le rythme participatif de Jimmy Reed refait surface sur "Good lover", un compo signée par sa compagne Mary Lee. Mais si Omar Dykes et Jimmie Vaughan, lors de la confection de l’album hommage à Reed, avaient invité Lou Ann Barton pour chanter ce titre, Rossi a fait appel à une autre chanteuse texane : Kathy Prather. Et elle se débrouille plutôt bien. Un fragment au cours duquel Hash Brown déménage à la gratte pendant qu’Alex souffle dans les aigus comme le vieux Reed. Instrumental allègre et rythmé, "Hawaian eye" déborde de swing. Alex est passé à l'instrument chromatique. Il souffle à la manière de George Smith. Le gratteur texan Holland K Smith et Leaes, préposé à l'orgue Hammond, entretiennent l’excellent niveau de cette plage. Phil Guy chante "Show me your Bombacha". Une plage issue d’une plume qu’il partage, pour la circonstance, avec Alex. C’est également le morceau final de cet elpee de bonne facture. Un boogie léger, hypnotique, balayé par un harmo atmosphérique et hydraté par l’orgue de Luciano.