L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

The Twilight Sad

No one can ever know

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Depuis la publication de leur dernier opus, « Forget the night ahead », il y a trois ans, le bassiste Craig Orzel est parti. Un changement de line up qui aurait pu déstabiliser la formation écossaise (NDR : elle est issue de Kilsyth, à 30 hm de Glasgow). Il n’en est rien, puisque « No one cane ver know », leur troisième elpee, tient parfaitement la route. Simplement, le style lorgne davantage vers les 80’s…

Exit les murs de guitares auquel le groupe nous avait habitués, sur ses disques précédents, The Twilight Sad a décidé de privilégier les nappes de claviers et… la basse ; une basse omniprésente, il faut le souligner. Finalement, on ne retrouve, au sein de leur expression sonore, que le climat glauque, ténébreux. Faut dire que la voix d’écorché vif de James Grahan entretient cette atmosphère. 

Le disque s’ouvre par le splendide « Alphabet », une compo empreinte de lyrisme. L’émotion est palpable, nonobstant des lyrics pas toujours très faciles à comprendre. A cause de l’accent scottish à couper à couteau, du chanteur. Pourtant, à l’écoute de leur musique, des tas d’images de ce magnifique pays qu’est l’Ecosse traversent votre esprit : les lochs, les fjords, les falaises, les glens, les plaines traversées de petits cours d’eau, les châteaux, son histoire, le tout sur fond d’ambiance mélancolique et mystérieuse…

The Twilight Sad se produira au Botanique ce vendredi 27 avril.

 

Bonnie Prince Billy

Wolfroy goes town

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Il y a déjà quelques mois que le Will Oldham, aka Bonnie Prince Billy, a publié cet album. Faut dire que le barbu est difficile à suivre, tant il est productif. Prolifique certes, mais efficace. Sa discographie est colossale. Il doit avoir gravé une cinquantaine d’albums, sortis sous différents pseudonymes. Et parfois pour s’y retrouver, on a intérêt à se servir d’une boussole.

« Wolfroy goes town » s’inscrit dans la lignée générale de ses précédents elpees. Il réunit des compos à la sensibilité à fleur de peau sculptées dans un folk minimaliste. Et minimalisme est parfois un mot faible, car sur ce nouvel essai, on a l’impression qu’il l’a poussé à l’extrême. En fait, pour enregistrer cet opus, le natif du Kentucky n’a reçu le concours que d’un seul musicien, Emmet Kelly. Bref, « Wolfroy goes town » est 100% bio : guitare sèche, claquements de mains. L’électricité est quasiment absente. La valeur ajoutée de cet album serait davantage à chercher du côté des voix. Bien entendu, l’organe vocal d’Oldham est inaltérable mais c’est la présence d’Angel Olsen (avec qui il a tourné auparavant) qui fait l’originalité de l’œuvre. D’ailleurs les points d’orgue de la plaque sont incontestablement « No Match » et surtout « New Tibet », deux plages caractérisées par la merveilleuse conjugaison des deux voix qui s’élèvent en crescendo et tout en douceur.

Bonnie Prince Billy est une figure de proue du folk américain. Et si « Wolfroy goes town » n’est pas son meilleur album commis à ce jour, il tient parfaitement la route. Faut dire que pour l’instant, sur ce terrain, personne d’autre n’est capable de le concurrencer…

 

Clock Opera

Ways to forget

Pour un premier elpee, Clock Opera vient de frapper fort. Une formation drivée par le multi-instrumentiste, compositeur et lyriciste Guy Connelly. Les mélodies sont soignées. Quoiqu’autoritaire, la voix de Connelly invite au rêve. Elle me fait même souvent penser à celle de Guy Garvey (Elbow). L’intensité des compos est bien palpable. Elle est alimentée par des synthés, du piano, de la batterie et des samplings. Et tout en nous entraînant dans un univers visionnaire et psychédélique, elles finissent même par libérer un chouette groove, né de la rencontre entre l’instrumentation organique et électronique. Si certaines plages empruntent des accents dramatiques, un peu comme chez Other Lives ou Midlake, d’autres sont davantage contaminées par le swing, mais dans l’esprit de Talking Heads. Un éventail de références qui communique davantage d’amplitude à l’expression sonore. D’autant plus que contagieuses, les chansons sont également empreintes d’une grande sensibilité. Suffit d’écouter des pistes comme « Man made », « Lesson n°7 », « Belongings », « A piece of string » et le single «  Move to de mountains » pour s’en convaincre…

 

 

The Shins

Port of Morrow

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En 2001, deux titres des Shins étaient retenus pour figurer sur la bande-son du film ‘Garden State’ de Zach Braff, deux plages issues de l’album « Oh, Inverted World ». Depuis, à la tête de son projet à géométrie variable, James Mercer ce cesse d’illuminer les cœurs des amoureux de la pop…

Mercer et ses acolytes sont particulièrement doués pour torcher des morceaux aussi brillants, qu’harmonieux et soignés. Tout semble tellement fluide pour ces très discrets musiciens épris d’indie-pop classique ! « Port of Morrow » succède à « Wincing the Night Away », un elpee paru il y a déjà 5 ans chez Sub Pop, label que le groupe a entretemps quitté. Le génie de la pop a-t-il conservé ses talents de mélodiste ? C’est une évidence, à l’écoute de perles pop-rock telles que « Simple Song », « September » ou « For a Fool ». Certes, à première écoute, on a parfois l’impression que le combo ne livre pas tout son potentiel ; mais il faut reconnaître que peu de formations contemporaines sont capables de concocter d’aussi belles chansons… 

Pour enregistrer cet elpee, la bande à Mercer à reçu le concours de Richard Swift aux claviers, et ma foi ses interventions sont plutôt habiles, mais également de musicos issu de Modest Mouse et Fruit Bats. James a donc négocié brillamment son retour après avoir ouvert une parenthèse chez Broken Bells aux côtés de Danger Mouse. Une aventure qui n’a donc pas altéré sa divine inspiration. Ouf!

 

Maps & Atlases

Beware and be grateful

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On peut affirmer qu’en publiant « Beware and be Grateful », Maps and Atlases vient d’enterrer définitivement son étiquette math-rock. Faut dire qu’il y a un bon moment qu’elle ne collait plus à leur peau. D’ailleurs, assurer les premières parties de Russian Circles, leur voisin chicagolais, n’est aujourd’hui plus imaginable. Bien de l’eau a coulé sous les ponts, depuis leurs débuts, c’est-à-dire lorsque le groupe était comparé à Hella ou Don Caballero.

Le nouvel opus illustre parfaitement le changement d’orientation de la formation yankee. Elle y brasse une multitude d’influences, en revisitant la quintessence de l’indie-rock rencontrée au cours des cinq dernières années.

« Old and Gray » ouvre la plaque. Une voix aérienne est rapidement soutenue par des chœurs. Une basse ronflante entre timidement dans l’ensemble, avant de s’imposer. Sur « Fever », le début est tout aussi réservé, avant d’amorcer un crescendo qui déboule à la manière de Menomena. « Remote and dark Years » n’est pas vraiment sombre, mais plutôt sculpté dans un pop/rock suave. Et entraînant, « Vampires » se révèle davantage rock. Curieuse coïncidence, car en fin de parcours, plusieurs plages (« Be Three Years Old », « Bugs »)  s’aventurent dans l’univers de Vampire Weekend. Les percussions sont exotiques et les guitares allègres. De quoi conclure l’œuvre dans un climat de bonne humeur.

Bref, si le quatuor a décidé de prendre un virage à 180° dans sa musique, il n’a rien perdu de son efficacité. Mieux encore, ses mélodies sont contagieuses et excitantes. De quoi satisfaire tout mélomane, branché sur ce style musical…

Maps and Atlases se produira en concert ce dimanche 22 avril au Botanique. Et c’est le combo tournaisien Perils of Penelope qui assurera la première partie.

 

Nada Surf

The stars are indifferent to Astronomy

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Sixième album en quinze ans de carrière pour le trio new-yorkais. Et pas de souci, la voix de Matthew Caws est toujours aussi envoûtante…

Et oui, quinze ans déjà que Nada surfe (mmh… facile !) sur la vague rock alternative américaine. On leur doit par ailleurs quelques ‘classiques’ incontournables comme « Always Love », « Whose Authority » ou encore l’hyper médiatisé « Popular ». Succès entièrement mérité pour ce band bien accepté de ce côté-ci de l’Atlantique, principalement en France car Mattew, à la guitare et au chant ainsi que Daniel Lorca, préposé à la basse, se sont rencontrés au lycée français de New York ; donc se débrouillent plutôt bien pour parler la langue ‘hexagonale’. Ne baser son succès que sur ce détail serait vraiment une injustice flagrante. En effet, en plus d’être capable d’échanger (et ils le font en toute simplicité) avec son public anglophile ou francophile, Nada Surf est responsable d’une musique pop hyper dynamique, bien léchée et entraînante à souhait. La section rythmique endiablée, d’une efficacité redoutable, n’y est sans doute pas étrangère. Les 10 morceaux (seulement) insufflent une grosse énergie à celui qui tend l’oreille vers cette plaque de grande qualité où spontanéité et naïveté font bon ménage.

Ce nouvel elpee fait suite à un léger creux qui a quand-même duré quatre longues années. Hormis, « If I had a Hi-Fi », un opus composé exclusivement de reprises et publié en 2010, il fallait remonter à 2008, pour retrouver la trace d’un elpee studio. « Lucky » paru en 2008. Il suivait « The Weight is a gift » en 2007 et « Let go », en 2002. Nada Surf renoue ici avec une bonne vieille habitude : proposer une musique immédiate qui vous charme instinctivement. Les New-yorkais sont de retour et très heureux de nous le faire savoir. En dix plages, dix chansons pop échevelées et harmonieuses Mattew, Daniel et Ira Elliot sonnent le rappel des troupes.

Grâce à une production impeccable due à Ric Ocasek (NDR : Cars) et une instrumentation à la hauteur, c’est une nouvelle fois un album frais et inventif que nous livre le combo américain. C’est ce côté festif d’une musique hyper accessible et pas compliquée qui garantit une pérennité à ce groupe où le talent est inversement proportionnel au nombre de ses musiciens…

Tendez donc un peu l’oreille à « Jules and Jim », hommage à Truffaut, ou encore « The Moon is calling » (et la liste n’est pas exhaustive), splendide ballade pop/rock imparable ; en un mot, laissez-vous tenter et en y mettant le petit doigt, c’est le bras entier qui sera dévoré par ce trio diabolique. Excellent ! Un album de grande facture ! Un des meilleurs de la discographie du groupe. Un concentré de bonheur !

 

Metronomy

The English Riviera / Unreleased Remixes

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« The English Riviera » est un album dont on a beaucoup parlé. Il a même été considéré comme un des meilleurs opus de l’année 2011. Il fait aujourd’hui l’objet d’une remise en forme. Une énième salve de remixes de ses innombrables hits. De quoi permettre une nouvelle fois aux mélomanes de s’extasier. Et dans cet exercice de style, c’est « Corinne » qui a été le plus (NDLR : la plus ?) remodelé(e). Un morceau qui bénéficie de 4 traitements différents, dont la version très réussie et version singulière et chillwave signée Benoit & Sergio. Si les remixes de cette collection n’arrivent pas à la cheville des plages originales, ils permettent à certains artistes d’élargir la vision électro-pop de la formation insulaire. A l’instar de « The Look ». Traduit en Drum & Bass par Camo & Crooked et house par Two Inch Punch. Bref, une compilation intéressante à défaut d’être inoubliable. Ces remixes devraient toutefois faire des ravages dans certains bars pseudo branchés de la French Riviera, cet été…

 

Lindstrøm

Six Cups Of Rebel

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Six tasses de n’importe nawak, c’est le défi relevé haut la main par Hans-Peter Lindstrøm. Après ses sublimes collaborations avec Prins Thomas et un premier LP de bonne facture, le producteur norvégien nous balance sept nouveaux morceaux de branleur. Celui qui nous a fait trippé sur des « I Feel Space » et le triptyque « Where You Go I Go Too » se perd ici dans des expérimentations à la mords-moi le nœud. Si on peut parler d’expérimentations.

« Six Cups Of Rebel », ce sont sept tentatives infructueuses d’élever la House à un niveau supérieur. On ressent manifestement l’envie du mec, tant certains morceaux ont du potentiel (« No release », « Hira », « Quiet Place To Live ») ; mais il y a quelque chose qui coince entre les doigts du bonhomme. Quelque chose de fade, de lassant. Et venant de la part d’un gars comme Lindstrøm, c’est d’autant plus décevant.  Ne lui reste que les prestations live pour se rattraper.

Live : Aux 10 Days Off (Gand) cet été.

 

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