L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chroniques

Zita Swoon

Wait for Me

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Lorsqu’il quitte dEUS, en 1999, Stef Kamil Carlens fonde Zita Swoon. Et depuis, il ne cesse de nous surprendre. Faut dire que son groupe polymorphe adore brouiller les pistes. En 2011, l’Anversois a posé ses bagages au Burkina Faso pour y enregistrer, en compagnie d’artistes du cru, une musique hybride, née de la rencontre entre le blues occidental et le folklore local.

Pour y parvenir, le Belge a enrôlé le balaphoniste (le ‘balafon’ est une sorte de xylophone) Mamadou Diabaté et la chanteuse Awa Démé. « Wait for Me » propose 12 vignettes abordant frontalement une série de sujets qui traitent des problèmes rencontrés par la société africaine contemporaine, comme la corruption, la pauvreté, l’exploitation forestière ou l’immigration. Si Stef Kamil Carlens s’exprime en anglais et Awa Démé en dioula (idiome local), leurs voix se conjuguent élégamment sur une structure instrumentale alimentée par des banjos, des guitares resophoniques, du glockenspiel et des percus savamment dosées mais terriblement efficaces. Le backing band de Stef est également de la partie, mais également toute une série d’invités de circonstance. L’opus a été mis en forme par Gilles Martin, ingénieur du son mythique de la maison Crammed Dics. J’accorderai, cependant, une mention spéciale au magnifique duo vocal opéré sur « A Ni Baara », une plage bouleversante au cours de laquelle on a l’impression que deux mondes communiquent, sans parfois se comprendre, pour évoquer les problèmes liés à l’immigration, problèmes vécus par les pays méditerranéens …

Un mix de cultures fascinant à découvrir en concert, le 2 mars au WCC Zuiderpershuis (à Anvers), le 4 mars à l’AB (à Bruxelles), le 14 mars au Lotto Mons Expo ainsi que le 17 et le 18 mars à de Singel (Anvers).

 

Sealight

Dead Letters

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Arpèges de guitares couchés sur lit de nuages cotonneux et filets de voix vaporeuses en sauce spleen, tel est le menu de cet album de Sealight.

Aux fourneaux, Dave Oliffe, croisé au sein d’Heligoland (voir par ailleurs la chronique de « All Your Ships Are White »), cherche à titiller nos papilles auditives.

Aux casseroles, pour faire prendre la sauce, on retrouve le grand chef Robin Guthrie, qui repasse les plats.

Si son travail de production reste irréprochable, force est de constater que l’ex-Cocteau Twins ne se démarque pas vraiment de la veine qui a fait sa réputation.

Au final, la paire nous sert un plat un peu tiède et qui sent le réchauffé. La voix de Sandra Rossini en fait trop et devient rapidement irritante ; et si les ambiances sont belles et bien présentes, nous baignant dans un doucereux climat d’abandon, il n’en reste pas moins qu’on s’ennuie vite, comble pour un disque qui au final ne dure que vingt-trois minutes et quelques secondes.

Reposant sur un concept fumeux (l’échange de courrier entre les membres du groupe et certains proches), ce « Dead Letters » est appelé à rester… lettre morte.

 

School Is Cool

Entropology

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C’est une évidence, School is Cool est probablement le groupe belge jouissant actuellement du potentiel international le plus élevé… Leur rock est en effet un parfait croisement entre le lyrisme d’Arcade Fire et la pop ‘high quality’ de Death Cab for Cutie ! Formé en 2009 à Anvers, cette formation se revendique de la pop baroque, et l’étiquette semble adéquate…

Bien que vainqueur du fameux ‘Rock Rally Humo’, en 2010, le combo a seulement publié son premier opus, « Entropology », fin 2011 ; et il recèle, bien évidemment, les singles « New Kids in Town » et « The World Is Gonna End Tonight ». Pour un premier essai, cet elpee est particulièrement bien produit. L’instrumentation y est divinement alimentée par des envolées de violons, de glockenspiel et de percussions. Un cachet indie imparable estampillé par la superbe voix de Johanes Genard. Dommage que l’album, divisé en trois actes, soit si long (16 titres !), car il recèle de véritables pépites, telles que le très ‘Arcade Weekend’ « Car Backseat, Parking Lot » ou le délicat « On the Beach of Hanalei ».

C’est sûr que lorsqu’une telle bande-son vous trotte dans la tête, l’école doit être cool !

Quelques semaines après avoir savouré l’album de Dan San, « Entropology » constitue, peut-être, un  nouvel indice de la renaissance du pop/rock belge. C’est en tout cas ce que j’espère…  

 

Andrès Garcia

Haunted Love

Écrit par

D’origine suisse, Andres Garcia est producteur. Il milite dans l’univers de la musique électronique, de type minimaliste. Son premier album remonte à 2002, et s’intitule « I am your Friend ». Dans son expression sonore, il a le bon goût d’apporter une dimension onirique et sentimentale à ses compos. En soignant les mélodies et les voix, par exemple. Des vocaux qui subliment, notamment, « I am no longer », une piste savoureuse, judicieusement partagée entre harmonies vocales douces, suaves, et électro. Cependant, on a aussi parfois l’impression de baigner dans une forme d’ambient voire de lounge.

Ce Galicien vient donc de publier son dernier opus. Un disque découpé en 9 pistes. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de toute une volée de collaborateurs, réunis sous la bannière de The Ghost. Pour la plupart des amis proches. Qui ont participé tantôt à l’écriture des lyrics ou même des morceaux. Certains titres bénéficient même de la présence d’un quatuor à cordes.

Destinée à la relaxation, cette expression sonore n’est évidemment pas novatrice. Ni transcendante, d’ailleurs. Mais elle est de bonne facture. Simplement, afin d’être appréciée à sa juste valeur, elle doit s’écouter dans un état d’esprit bien particulier. Et pas nécessairement, au calme, dans son salon. Mais plutôt en ‘live’. Et pour cause, l’artiste aux talents multiples, la met régulièrement au service de spectacles chorégraphiques. De manière, sans doute, à lui insuffler ce dynamisme qui manque cruellement à ses compostions…

 

Charlotte Gainsbourg

Stage whisper

Écrit par

L’année 2011 a été bien remplie pour Charlotte Gainsbourg. Elle a en effet accouché de son troisième enfant, ainsi que de ce double album, intitulé « Stage Whisper ».

Cet opus réunit 11 enregistrements live et 8 nouveaux titres studio, dont 4 écrits par Beck. Un Beck que l’on retrouve à la production, tout comme Noah & the Whale, The Villagers ou encore Connan Mockasin.

Sur « Terrible angels», le titre d’ouverture, l’empreinte de Beck (à l’écriture et à la production) est bien visible (ou plutôt audible). La voix de Charlotte berce littéralement « Memoir », une longue ballade. Une voix toujours imparfaite, mais qui vient se poser délicatement sur cette compo signée Conor O’Brien et Renaud Letang.

Pour le reste, cette partie ‘studio’ semble provenir de chutes de bandes, abandonnées lors d’une session d’enregistrement. De quoi satisfaire les fans, mais pas vraiment en rameuter de nouveaux. Pas de quoi non plus remonter sa cote de popularité dans les critiques, qui ont tendance à la délaisser au profit d’autres artistes issues de l’Hexagone.

Le live est bien plus intéressant et surtout diversifié. Depuis l’entraînant « IRM », caractérisé par son côté disco/pop, au plus intimiste « Just like heaven », en passant par un « Heaven can wait » plus allègre que sa version studio.

C’est d’ailleurs de ses enregistrements en public que nous est donc venue la bonne surprise. Elle qui  fuyait la foule comme la peste ou semblait si angoissée lors de ses rares passages TV, nous épaterait presque par moment.

Et si à l’image de feu son père, son chant n’est jamais impeccable, Charlotte semble tout comme ‘Gainsbarre’ perfectionniste. Peut-être qu’un jour, elle parviendra à conquérir sa France…

 

The Fuzztones

Raw Heat (The real sound of In Heat)

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En 1989, les Fuzztones publiaient “In heat”, un disque alors produit par Shel Talmy. La mise en forme, Le groupe semble ne jamais trop avoir digérée, puisqu’il a décidé de rééditer le disque sous sa mouture originale. En fait, à l’époque, Rudi Protrudi et Ian Astbury, el chanteur de The Cult, s’étaient liés d’amitié. Ce qui avait permis à la formation new-yorkaise de décrocher un contrat chez Beggars Banquet (NDR : alors une compagnie major !) Mais lorsque les bandes sont arrivées chez le label, il a fallu les relifter. La boîte estimait que leur musique était trop rude. L’écurie a donc choisi Shel Talmy, un producteur notoire qui avait notamment bossé pour le Who et les Kinks, pour effectuer l’opération. Le résultat et catastrophique, puisque les morceaux sont constamment noyés sous l’orgue ‘cathédralesque’, un peu comme chez certains groupes de hard rock atmosphériques.

La nouvelle version du disque est donc la plus proche possible de l’originelle. Le groupe avait même conservé les démos, dans le plus grand secret. Rudi et Jordan Tarlow (Outta Place) se sont chargés de traiter les plages, suivant leur propre philosophie ; et l’ordre du tracklisting a été complètement chamboulé. Et le résultat est plutôt concluant, puisqu’on y distingue enfin les autres instruments, et notamment les guitares ainsi que l’harmo, qui font la marque de fabrique du combo de garage revival. La bande à Protudi a voulu remettre les pendules à l’heure. C’est donc fait !

Après plus de trente années d’existence, les Fuzztones sont encore en activité et leurs prestations ‘live’ toujours aussi excitantes. Si en 1989 ils surfaient sur une vague garage, propulsée par des Chesterfield Kings, Lyres ou enocre Cynics, aujourd’hui ils peuvent se targuer d’avoir enfanté des héritiers aussi prestigieux que les Strokes ou encore et surtout The Hives…

 

 

Crane Angels

Le Sylphide de Brighton

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Ensemble bordelais, Crane Angels calque son concept sur celui d’I’m From Barcelona voire de Polyphonic Spree. Ils sont nombreux : treize en tout et accordent une grande importance aux chœurs. A l’instar de leur patronyme, ce collectif réunit une bande de doux dingues. Ils ne se prennent pas la tête et n’ont qu’un seul objectif se défouler entre potes. Pourtant, leur mélange de pop, de rock et de folk pourrait évoquer Arcade Fire, si Wim Butler avait la banane à longueur de journée. Le tracklisting de « Le Sylphide de Brighton » alterne morceaux plus rapides et plus lents ; mais qui finissent toutefois toujours par exploser, tôt ou tard.

Certes, on pourra peut-être leur reprocher le manque de créativité ou encore la structure prévisible des compos de leur elpee. Mais qu’importe ! Les onze titres de cet opus libèrent une intensité jouissive impressionnante. D’ailleurs, après avoir écouté cet elpee on est totalement requinqué. Un stimulant moral qui n’est pas négligeable.

 

Cascao & Lady Maru

Gong !

Écrit par

Cascao est danseur et producteur. Lady Maru est DJ à Rome. Ils sont italiens et ont décidé de partager un projet en commun. Et « Gong ! » constitue le résultat de leur collaboration.

Un opus découpé en 10 plages qui ne laisse pas indifférent. Et pour cause, énergiques, éclectiques et novatrices les morceaux sont alimentés par des mélodies plutôt étranges. Surprenantes, même. Tout comme les vocaux, d’ailleurs. Et « Bad Might », en est certainement la plus belle illustration.

« Gong ! » nous plonge donc au sein d’un univers déconcertant, déstructuré même. Parfois un peu retro. A cause des arrangements ou des synthés, réminiscents des années 80. Mais les titres les plus déjantés sont manifestement « Tropical Tasting » et « Viulenza e decadanza », deux pistes complètement délirantes, que nos deux compères parviennent pourtant à parfaitement contrôler.

Bref, ce parfum new wave voire électro punk qui baigne cet elpee n’est pas pour me déplaire et nonobstant son aspect un peu décalé, il s’avère totalement rafraîchissant. On guette déjà la suite avec impatience... et curiosité.

 

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