L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

Mother’s Army

The Complete Discography

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Le vocaliste italien Joe Lynn Turner est connu essentiellement pour son travail opéré chez Rainbow. Il y avait succédé à RJ Dio. Il s’est également forgé une belle notoriété en opérant diverses collaborations ; et notamment en compagnie de Yngwee Malmsteen.

Mothers’Army est un ce ses nombreux projets. Autour du chanteur, on ne retrouve que de vieilles connaissances. Bob Daysley, Carmine Appice, Ansley Dunbar, Jeff Watson. Les trois albums du combo de power rock metal ne sont pas simples à  dénicher. La sortie de ce coffret trois Cd’s, en forme d’intégrale ne pouvait donc mieux tomber. Un premier album a vu le jour en 1993 déjà, avec un son hard racé et toujours d’excellentes performances du Sieur Turner. Certains titres plus soft, caractérisés par la présence d’un harmonica, s’éloignent des stéréotypes du genre.

Il faudra attendre 97 avant que ne sorte « Planet Erath », une petite déception pour un combo qui s’oriente vers un rock nettement moins inspiré. Heureusement, « Fire on The Moon » rectifie le tir un an plus tard et nous offre une succession de compos cinq étoiles, formidablement habillée d’un son puissant mais toujours clair. Ce n’est pas ce que Turner a pu enregistrer de meilleur, mais je recommanderai ce coffret aux adeptes de Whitesnake, Rainbow et Deep Purple.

 

Connan Mockasin

Faking Jazz Together (Ep)

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Votre serviteur n’est, en général, pas très friand de remixes. Ces exercices de style n’apportent le plus souvent, pas grand-chose de plus, à la version originale. Il y a des exceptions, mais elles ne sont pas légion. En fait, plutôt que d’être remixés, certains albums mériteraient une totale remise en forme. La nuance est subtile, mais elle établit une différence fondamentale entre production et bidouillage. Le bidouillage n’a le plus souvent qu’un seul objectif : faire danser sur les nightfloors.

« Faking jazz Together » est incontestablement la meilleure plage issue du tour premier elpee de Connan Mockasin, « Forever Dolphin Love », un superbe opus publié par le Néo-Zélandais, l’an dernier. Cette piste fait aujourd’hui l’objet d’un Ep trois titres.

La première piste est une version ‘extended’ du morceau originel. Rien de révolutionnaire à l’horizon ! La seconde a été retravaillée par Michael Mayer. Et elle correspond parfaitement à ce qu’on attend d’une compo destinée à une piste de danse. Enfin pour la troisième, c’est Tom Furse, le bassiste de The Horrors, qui est derrière les manettes. L’adaptation est apparemment plus cool, mais l’apport de percus et de rythmiques confère au morceau un aspect plus tribal, presque hypnotique.

Connan Mockasin se produira ce lundi 26 octobre à l’Orangerie du Botanique, et reviendra le 19 mai au Cirque Royal, afin d’épauler Charlotte Gainsbourg, dans le cadre des Nuits Botanique.

 

Lonely Drifter Karen

Poles

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Le plus Européen des trios s’est donc fixé à Bruxelles pour écrire ses deux derniers albums. Quoi de plus normal, puisqu’il s’agit de la capitale du Vieux Continent. L’Autrichienne Tanja Frinta, l’Espagnol Marc Melia et le Français Clément Marion (qui a remplacé l’Italien Georgio Menosi) ont en effet décidé de donner une suite à leur aventure entamée en 2008, sous le patronyme de Lonely Drifter Karen, un nom inspiré du film ‘Les Idiots’ du fantasque réalisateur danois Lars Von Trier, en publiant un troisième opus, intitulé « Poles »

A l’instar de ses deux précédents elpees, l’expression sonore de L.D.K. est issue de la rencontre entre pop et folk, mais un folk au sens large du terme, s’ouvrant également et surtout aux musiques de l’Est. La voix de Tanja est toujours aussi puissante. Le ton constamment allègre. Les synthés et les percussions électroniques sont judicieusement dispensés. Mais dans l’ensemble, les compos de cette œuvre, quoique jamais désagréables à écouter, manquent de mélodies imparables. Si bien qu’il est parfois bien difficile de nous extraire d’un certain ennui. D’autant plus que la mise en forme est un peu trop polie pour ne pas dire trop propre. Heureusement, l’une ou l’autre compo nous rappelle quand même que l’Euro-trio ne manque pas de talent. A l’instar du plus pop, rafraîchissant et entraînant, « Comet », qui aurait pu figurer dans le répertoire d’une Cindy Lauper indie !

Lonely Drifter Karen se produira ce 10 mai, au Dok Arena de Gand.

 

Jester At Work

Magellano

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A peine un an après la sortie de « Lo-Fi, Back to Tape », l’Italien Antonio Vitale –alias Jester at Work– s’est déjà remis au travail et prouve par la même occasion qu’il a opté pour le bon patronyme… « Magellano » a été composé à proximité d’un port, et les bateaux avaient  probablement pour destination l’Amérique, car tout chez Jester respire les States, de sa voix goudronnée à ses divagations blues acoustiques. L’homme fait imparablement penser à un Admiral Freebee italien ou à un Johnny Cash qui serait né et aurait vécu à Pescara ! « Magellano » regorge de pépites, élaborées dans l’esprit proche de l’illustre explorateur. Les plus belles ? Le très court « Little Sad Song » et le féroce « Estacion 14 ». A découvrir absolument !

 

Hooded Fang

Tosta Mista

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Vous n’avez jamais entendu parler de cette formation canadienne ? Pas grave, leur notoriété ne saurait tarder. Et pour cause, ce deuxième album est une véritable bouffée d’air frais qui balaie la sphère rock contemporaine. Un peu comme les Strokes avait fait, il y a quelques années. Hooded Fang remet au goût du jour le rock garage des 60’s. Les morceaux sont accrocheurs. Opérée par le groupe, la mise en forme semble bâclée. Pourtant, il n’en est rien. En fait, elle est destinée à entretenir un climat vintage. Cristallins, les riffs de guitares se glissent entre les nappes d’orgue. La ligne de basse est caoutchouteuse. Entraînante, la voix de Daniel Lee est régulièrement soutenue de chœurs.

Même s’il ne dure à peine que 23 minutes, ce disque aurait dû sortir en vinyle, un matériau qui correspond parfaitement à ce type de musique, qui doit encore susciter chez vos parents, une certaine nostalgie. Une belle excuse pour autoriser les enfants à aller fouiller dans la vinylothèque de leurs ascendants, afin d’y découvrir des trésors cachés et avant-gardistes…

 

Dry The River

Shallow Bed

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Les Londoniens de Dry the River, sorte de Mumford & Sons 2012, publient leur premier LP, « Shallow Bed » et tout le monde s’emballe. Ou presque. Il y a certes de l’ambition dans cette première œuvre acclamée de toutes parts, mais il y a du bon comme du tout pourri là-dedans. Pour apprécier pleinement les capsules pop-rock du quintet, il est clairement indispensable d’adhérer aux vocalises de Peter Liddle. La voix du chanteur est de celles qu’il est assez facile de détester. Surtout lorsque celle-ci devient larmoyante ou s’essaie à des envolées lyriques appuyées, comme sur le single « No Rest » ou « New Ceremony », un morceau qui aurait aussi bien pu être gravé sur un disque de The Killers.

« Shallow Bed » n’est en fait jamais aussi bon que lorsque les cinq Londoniens proposent des compos tout en retenue. A ce titre, le trio final « Shaker Hymn », « Weights & Measures » et « Lion’s Den » font la nique à tous les morceaux précédents. Et largement. La première œuvre de Dry The River réussit à parfaitement amalgamer finesse et polissage. Si bien que la formation finira quoi qu’il en soit sur les plus grands podiums, tôt ou tard. D’autant que les petits gars peuvent se targuer d’avoir été nominés dans l’infaillible liste ‘Sound Of 2012’ de la BBC. A suivre, peut-être…

 

Daan

Concert (Cd+Dvd)

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Parti de Berchem en 1998, Daan Stuyven a parcouru depuis pas mal de chemin. A la lisière des confluents de notre beau pays, et au-delà. Une route sertie de joyaux, comme un soleil perçant la brume en hiver. Car la musique de DAAN est faite d’images, autant que de sons.

Retraçant la tournée accomplie en formule trio l’an dernier (et reconduite encore depuis, notamment lors des PIAS Nites) cette double galette nous offre donc la possibilité de (re)voir et entendre les chansons de cet artiste humble mais terriblement talentueux.

Au passage, on appréciera l’esthétique soignée de la vidéo, du packaging, et on se délectera de ces versions déshabillées, mises en lumière par Isolde Lasoen et Jean François Assy.

Parmi les perles de cet opus, on épinglera « Ashtray », le sombre « Neverland » (qui pourrait être la Belgique), l’incontournable « Simple » repris en chœur par le public (un des moments forts de ses concerts), la chevauchée accomplie tout au long d’« Icon » et le conquérant « Victory ». Et au sein de cette discographie irréprochable, elles sont précieuses…

Quand la musique populaire revêt ses atours de grands soirs et s’élève au rang de beauté céleste.

 

Florence Coste & Julien Dassin

Monsieur Montand

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La mode serait-elle aux hommages ?

Il y a quelques semaines à peine, une flopée d’artistes saluaient la mémoire de Monsieur 100 000 volts (Gilbert Bécaud pour les ignorants). Aujourd’hui, un duo réunissant Florence Coste (inconnue au bataillon, en tout cas au mien) et Julien Dassin (fils de l’autre) choisit de reprendre à son compte les plus grands succès d’Yves Montand.

A l’inverse de la compile concernant Bécaud où chacun y allait de sa petite touche personnelle pour tenter de donner une nouvelle vie ou une autre dimension au morceau interprété, sur ce CD consacré à « Monsieur Montand », on a droit à des reprises fades, insipides, incolores car bien que recherchant le style ‘Yves Montand’ on n’en n’a qu’une très pâle imitation. Le hic dans ce cas-ci, c’est qu’en voulant rester trop fidèle au modèle, soit on casse la baraque ou on se casse la gueule. Et bardaf, c’est l’embardée (ça vous rappelle rien ?)

Car n’est pas Montand qui veut !

L’esprit ‘guinguette’ cher au grand Yves est bien conservé car l’instrumentation n’a pas changé d’un iota et elle est même excellente ; mais les voix sont loin, très loin d’avoir le charme, la force, la personnalité du célèbre Interprète…

En un mot comme en cent, même si la qualité d’enregistrement d’antan est sans aucun doute certainement moins bonne que celle-ci, rien ne vaut l’original. En effet sur ce disque, l’ennui transpire de la première à la dernière mesure et on serait bien tenté de reprendre les vinyles du ‘Papet’ même s’ils crachouillent du début à la fin…

Du vent, que du vent…

 

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