L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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The Cure
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Chroniques

The Stranglers

Rattus At The Roundhouse (Dvd)

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“Rattus At The Roundhouse” est un Dvd qui reproduit la prestation ‘live’ accordée par les Stranglers, lors de leur concert accordé au Roundhouse de Londres, le 4 novembre 2007. Le tracklisting est identique à celui proposé exactement 30 ans plus tôt, au même endroit par la formation. Le groupe y a cependant joué deux titres plus récents, lors du rappel, "Duchess" et "Spectre of Love".

Différence majeure, néanmoins, la cruelle absence de Hugh Cornwell. Baz Warne, chanteur/guitariste ne se débrouille pas trop mal à la gratte, mais même si sa voix rauque correspond mieux au profil de la formation insulaire que celle de Paul Roberts, elle manque quand même de timbre. Pire encore, lorsque Burnel tente de chanter, c’est la soupe à la grimace.

Sans quoi, instrumentalement, le set est parfait et libère une belle intensité comme à la belle époque de « Rattus Norvegicus » et « No more heroes ». Hugh, quand tu souhaites revenir au sein du line up, c’est quand tu veux !

 

The Stranglers

Acoustic in Brugge

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Cet album ‘live’ a été immortalisé au Centre Culturel de Bruges, le 23 novembre 2007. Ce qui explique son titre. Et propose 19 morceaux unplugged. Encore que Dave Greenfield se serve d’un clavier, mais vintage. Pour la circonstance, le quatuor avait embarqué un percussionniste supplémentaire, répondant au nom de Neil Sparkes. Par rapport au Dvd « Rattus At The Roundhouse », la voix de Baz Warne passe beaucoup mieux la rampe. Et l’exercice de style instrumental frôle la perfection. Un grand moment que doivent avoir vécu les Brugeois, lors de ce set absolument exceptionnel…

 

Bruce Springsteen

Wrecking Ball

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Bruce Springsteen serait en colère. Enfin, c’est ce qui transparaît dans les lyrics des chansons de son nouvel opus. Il rejoint en quelque sorte les rangs des indignés aux States, qui en ont marre des spéculations financières, des institutions bancaires qui jouent aux apprentis-sorciers, etc. Bref, de cette dérive du néo-libéralisme. Ce sont d’ailleurs les thèmes qu’on retrouve dans les textes de ses chansons. Très bien ! Mais, Bruce ne nous apprend rien de bien neuf. Il enfonce, en quelque sorte, des portes ouvertes. M’enfin, il est populaire, et si son message peut avoir un quelconque impact sur les décideurs à travers le monde, alors on pourra le remercier. Mais honnêtement, j’en doute…

Venons-en maintenant à l’aspect musical de son 17ème album studio. Lors des sessions d’enregistrement, outre son E-Street Band, il s’est entouré d’une armée de collaborateurs. Sur trois compos, on retrouve même feu son ami saxophoniste Clarence Clemons, membre de son groupe, décédé l’an dernier. La plupart des plages de ce « Wrecking Ball », sont inondées d’arrangements. Luxuriants, ils asphyxient littéralement les mélodies. On a même droit à des chœurs gospel. Les hymnes ‘springsteeniens’ sont plutôt rares, et lorsqu’ils émergent, c’est sans grande conviction. Finalement, c’est quand le boss en revient à plus de simplicité qu’il retrouve des couleurs. Sur son rock plus carré, « We take of our own » qui ouvre la plaque, tout d’abord. Mais surtout lors de ses compos qui trempent dans le country/folk. Tout d’abord, « Easy money », un morceau digne des Pogues et puis « Death to my hometown ». Caractérisé par ses interventions de flûte celtique (penny whistle), il aurait pu figurer au répertoire des Dropkick Murphys. Et puis en fin de parcours, l’excellent « We are alive », une plage allègre, balisée par un banjo et hantée par le spectre de Johnny Cash. On épinglera encore une piste qui sort du lot par son originalité, « Rocky ground », une ballade mid tempo, légèrement soul, au milieu de laquelle un intermède de rap a été judicieusement glissé, un peu dans l’esprit de Beck. Dommage que tout l’album ne soit pas de cette trempe. Une petite déception…

 

Nicolas Jaar

Space is only noise

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Nicolas Jaar est un artiste américain, DJ et producteur de musique électronique depuis 2008. Agé de 22 ans, ce jeune homme n’a rien à envier aux plus grands du genre. Il est repéré grâce à son premier Ep, « The Student », et consacré suite à la sortie de « Space is only noise ». Ce dernier lui a d’ailleurs valu, à peu de choses près, un petit tour par la case justice pour l’utilisation d’un sample non déclaré de Ray Charles. Nous retrouvons beaucoup de références françaises dans son répertoire. Explication : sa mère est issue de l’Hexagone. Doucement mais sûrement, il abandonne la house music et file vers un registre qui tend vers une sorte de downtempo intemporel.

Bref, venons-en à cette belle plaque ! Quel bonheur de satisfaire ses oreilles d’un opus (proche du concept-album) aussi cohérent, original et addictif que « Space is only noise ». L’ambiance est posée dès le premier « Être » qui introduit une conversation entre Jean-Luc Godard et Serge Daney sur fond aquatique. De quoi faire la part belle au côté planant que dégage d’ores et déjà cette œuvre. Ensuite et toujours au rythme de l’eau qui coule, le sublime « Colomb » nous plonge tout droit dans l’univers décalé de Nicolas Jaar et c’est là que l’on s’imprègne de la sublime spiritualité omniprésente. Une minute de répit, le temps d’un interlude floral (« Sunflower ») et on s’accroche sans tarder à ce track aux accents dub qu’est « Too Many Kids Finding Rain In The Dust ». Si vous tentez alors de décrocher, c’est raté, car débarque alors « Keep me there », et il vous faudra rester en compagnie de Monsieur Jaar ; et quelle compagnie ! Voix nonchalante, saxo mélancolique et beat colossal à la basse transcendante. Je vous abandonne un instant dans l’univers anecdotique « I go A »… Woman !?

Chhhhhuttt ! On délaisse alors le synthé pour partir à la rencontre des « Problems with the sun » qu’évoque Nicolas Jaar. Le titre de l’album vous interpellait, je vous laisse vous dépatouiller avec les nappes hypnotiques plutôt rockeuses, plutôt rêveuses de l’excellent « Space is only noise if you can see ». Seen ? « Almost fell » annonce le retour du ruissellement pour céder la place à la douceur de « Balance her in between your eyes » qui pourrait presque évoquer la fin de l’aventure. Un chuchotement vient nous rassurer en annonçant « Specters of the futur ». Un moment envoûtant mais puissant, sucré mais amer, intriguant mais pourtant clair comme de l’eau de roche. Rien de plus logique… Suivi d’un interlude composé de percussions baptisé « Trace », l’artiste peut reprendre sa route avec une de ses meilleures créations qui n’est autre que « Variations ». Le petit dernier, « ^tre » perd son ‘E’ afin de clôturer magistralement ce très réussi « Space is only noise ». Et maintenant, je peux vous dire that I can see. Quelle claque !

 

Indochine

Paradize + 10

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En 2002, Indochine publiait « Paradize », un album qui allait marquer le retour à l’avant-plan du groupe, après une traversée du désert d’une bonne décennie. Pour célébrer cet événement, ainsi que les trente années d’existence de la formation une édition spéciale intitulée "Paradize + 10" vient de voir le jour. Celle qui nous a été transmise réunit trois disques. Le premier propose tous les titres de l'album sous leur version remasterisée.

Le second, 10 remixes signés rinôcérose, Tricky, Trisomie 21, Cassius, Oli de Sat, etc. ainsi que trois morceaux inédits. Et enfin la troisième plaque est consacrée à un Dvd partagé entre deux interviews (l’une accordée en 2001 et l’autre en 2001), mais surtout à une session studio particulièrement soignée, au cours de laquelle la bande à Nicola Sirkis reprend de manière magistrale le « Lips like sugar » d’Echo & the Bunnymen, même si la voix du chanteur n’est pas aussi percutante que celle d’Ian McCulloch. Et le tout est illustré par deux superbes ‘booklets’…

 

Hoquets

Belgotronics

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Un Belge, un Américain et un Français… On dirait une blague belge ! Les Hoquets proposent un premier album au titre évocateur : « Belgotronics » (en hommage à Konono N°1 et à la série Congotronics). Ce projet complètement décalé s’articule autour de textes polyglottes, des chansons destinées à faire l'apologie de notre beau pays, au son d'instruments faits maison, appelés ‘hoquets’ eux aussi. Le combo est signé sur le label belge Crammed Discs.

La belgitude à l'état pur. Une sacrée dose d'autodérision et de second degré: deux qualités propres à notre plat pays. Un hommage (évidemment) surréaliste à la Belgique et à ses spécificités culturelles, politiques et gastronomiques, comme en témoignent les titres et paroles des chansons : « 1815 », « Stoemp », « Brussels is the », « Béni B », « Cha-Cha-Charleroi », etc.

Beaucoup de percussions, des rythmes presque R’n’B (le drôlissime tube potentiel « Couque de Dinant »), des sons presque africains, tribaux. On se s’ennuie pas et on s’étonne de ce qu’ils sont parvenus à créer à l’aide de leur matériel de récup’ : bouts de bois, de ficelle et de métal.

Le CD est accompagné d’un livret façon journal et présente les différents morceaux, leur histoire ou les délires qui les ont alimentés. Dans la langue de Shakespeare, pour ne fâcher personne, bien entendu.

Cette musique ne ressemble à aucune autre. C’est déjanté, festif, drôle, insolite, innovant, fédérateur. La bonne humeur du trio est communicative. Alors, ne vous prenez pas la tête, dansez le « Chaud boulet » et tout ira bien !

 

Tom Fire

The Revenge

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De son véritable nom Camille Ballon, le multi-instrumentiste français Tom Fire (pianiste, contrebassiste, producteur, …) affiche déjà un long parcours derrière lui… Il a participé à la confection d’albums de McSolaar, Java, Yael Naïm et de No One Is Innocent mais, il tient aujourd’hui sa revanche perso en publiant son premier elpee solo.

Tout au long de « The Revenge », le Parisien nous propose une collection de morceaux enfumés inspirés des musiques urbaines (dub, reggae, hip-hop). Enregistré dans son studio près du Père Lachaise, l’opus ne flaire certainement pas la naphtaline, car il parvient le plus souvent à mêler habilement modernité et esprit pop. Parfois, il lui arrive cependant de frôler l’univers de la lounge (« The Candle »). Pour enregistrer ce disque, il a reçu le concours de toute une série d’invités, et notamment Matthew McAnuff (« Brainwash »), McSolaar (« Marche ou Rêve ») ainsi que Jaqee (« Get Baptised »). Signé sur Chapter Two, le nouveau label des fondateurs de Makasound, le projet rappelle tour à tour le Peuple de l’Herbe (NDR : en plus aseptisé, néanmoins, à l’instar de « Legalize it ») et un Gotan Project plus jamaïcain qu’argentin (« The Candle », « The Revenge »). Si Tom Fire n’est pas parvenu à mettre le feu sur « The Revenge », sa musique est quand même ensoleillée, douce et plaisante à écouter…

 

Geoff Farina

The Wishes of the Dead

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Depuis plus de 20 ans, Geoff Farina s’est illustré au sein de groupes indie cultes et dans des styles différents, que ce soit le math-rock de Karate ou le folk de The Secret Stars. En outre, l’artiste a également entamé une carrière solo, il y a quelques années. Mais en règle générale, tout effort en solitaire implique un passage par la case acoustique. Et le Chicagolais ne déroge pas à la règle…

« The Wishes of the Dead » constitue le premier album solo de Geoff Farina depuis 6 ans car, entretemps, le vétéran est devenu prof de musique à l’Université DePaul à Chicago. Ses nouvelles compositions ont été enregistrées le long de la rivière Kennebeck (dans le Maine) et la culture locale influence son écriture : « Hammer and Spade » raconte les batailles des premiers habitants de la région pour leur survie et « Scotch Snaps » son voyage pour dénicher des musiciens dans de petits festivals bluegrass régionaux. Mais, l’Américain ne se limite pas aux frontières du Maine et s’ouvre au monde sur « Prelapsarian » qui relate la vie à travers les yeux d’une droguée ou « Prick Up Your Ears » qui décrit la peur des habitants d’une petite ville face au départ de leurs proches pour partir à la guerre en Irak ou en Afghanistan…

Côté musical, pas de fioritures, Geoff Farina opte pour une instrumentation au plus près de l’os. Sa voix grave rappelle tantôt Leonard Cohen ou Tony Joe White et son toucher de guitare est inspiré du picking cher au ‘Piemond Blues’, technique assimilée auprès des vieux briscards du cru…

Une œuvre austère et digne qui atteint son sommet sur le magnifique « Twilit ».

 

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