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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Evanescence

Evanescence (Cd + Dvd)

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Depuis l’énorme succès rencontré par son premier album, « Fallen », qui s’est écoulé à plus de 17 millions d’exemplaires, Evanescence n’a cessé d’écumer les routes, et de chambouler maintes fois son line-up. Amy Lee y fait figure de leader incontestée.

On se demandait sérieusement si on entendrait encore parler de ce combo, aux allures d’éphémère machine à hits. Ce troisième album vient balayer nos doutes. La belle est parvenue à s’entourer d’un solide groupe, et d’un producteur chevronné, en la personne de Nick Raskulinecz (Rush, Alice in Chains…) Le concours de Will Hunt, batteur récemment aperçu chez Black Label Society, n’est pas étranger à une approche nettement plus heavy que celle opérée chez « The Open Door », deuxième effort pas convaincant pour un cent. Ici, les compositions sont pêchues et extraordinairement bien arrangées. A l’instar de « The Other Side », caractérisé par ses interventions de cordes très discrètes ou encore « Lost in Paradise », et son intro au piano. Si le refrain de « My Heart is Broken » s’avère entêtant, « Made of Stone » pourrait parfaitement s’écouler en format single.

Mais inutile de chercher ici des tubes comparables à « Bring me to Life » ou « My Immortal », car il n’y en a pas. Pourtant, le combo signe le meilleur et le plus authentique de ses albums. Une bien belle prouesse dans un style musical où la concurrence devient de moins en moins rude.

 

Julien Doré

Bichon

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Il en a fait du chemin, le petit Julien, depuis sa victoire remportée en 2007, dans le cadre de la défunte émission du télé-crochet ‘Nouvelle Star’. En 4 ans, le gars s’est entouré d’une large palette de personnalités (Arno, Christophe, Christian Lacroix, Catherine Deneuve, etc.), a raflé quelques récompenses dont une Victoire de la Musique, s’est affiché sur grand écran avec plus ou moins de succès, s’est prêté au jeu de la bande originale de film, et délivre à présent son second ouvrage. Le Français est parvenu sans mal à se détacher de tout ce qui pouvait le lier de près ou de loin à l’émission de M6, sans pour autant la renier.

Trois ans après avoir publié « Ersatz », un premier disque de facture respectable, Julien Doré et sa gueule d’ange revient pour un deuxième LP en tous points supérieurs au précédent. Deux parfait témoignages : « Kiss Me Forever » et « L’été Summer », les deux premiers singles qui en sont extraits. Passé pro en matière de textes décalés et jeux de mots, Doré s’est une nouvelle fois entouré d’une belle brochette d’invités. Ainsi, au casting de « Bichon », on retrouve Katerine, Dominique A, Biyouna, Françoise Hardy pour un charmant duo sur « BB Baleine », The Shoes et enfin Yvette Horner, pour laquelle le jeune homme a toujours clamé haut et fort son admiration. Doré envoie treize morceaux sincères et captivants qui relèguent « Ersatz » au rang d’anecdote. A écouter les oreilles bien dressées.

Après le sold-out de ce 8 novembre, Julien Doré reviendra à l’AB le 14 mars prochain.

 

Dave Cloud

Practice in the milky way

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Dès qu’on entre dans « Practice in the milky way », on a l’impression de pénétrer dans un bar établi en Amérique profonde. L’atmosphère est malsaine, pue la sueur et la clope froide ; et on vous y sert du whiskey frelaté. Le tableau est planté et il est loin de s’aventurer du côté de la voie lactée…

« Practice in the Milky Way » constitue le quatrième opus du natif de Nashville. Et pour l’enregistrer, il à une nouvelle fois fait appel à The Gospel of Power, un backing group réunissant, dans l’ensemble, de vieux baroudeurs du rock garage. Et en particulier Tony Crow (Lambchop, Silver Jews) ainsi que Ben Martin (Clem Snide).

Tout au long de cet opus, l’intensité est permanente. Mais la voix de Dave Cloud n’a toujours pas évoluée. Approximative elle devient agaçante sur la longueur. Instrumentalement, par contre, The Gospel of Power est irréprochable. Faut dire qu’au sein du line up, on y retrouve des ex-musiciens de Silver Jews. Pas étonnant d’ailleurs que parfois on pense à la défunte formation issue de New-York City, à l’écoute de cet elpee. Le son des guitares est crade. Des claviers remontent à la surface lors des morceaux imprimés sur un tempo plus lent. Pas pour s’abandonner dans des slows langoureux. Ce n’est pas exactement le genre de la maison. D’ailleurs le style baigne plutôt dans un rock/blues brut de décoffrage…

Malheureusement, l’attitude désinvolte voire excessive de Cloud dessert totalement l’excellent boulot accompli par son backing group. Et si sur les 10 premiers morceaux, elle prête à sourire, au bout de vingt titres, elle devient insupportable. Et puis quelle idée de réserver 20 pistes à un seul album !

 

Sarah Carlier

For Those Who Believe

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Une fois n’est pas coutume, la Belgique accouche d’un nouveau talent…

Habitué à l’émergence de groupes rock/indé fleurissant un peu partout dans le pays, c’est une jeune femme qui cette fois a droit à la une et… aux lauriers.

Sarah Carlier, née en 1990 à Schaerbeek d'un père belgo-congolais et d'une mère Tchadienne publie un premier album grâce aux internautes et à Aka-music. Force est de constater que les uns comme les autres ont eu le nez creux. « For Those Who Believe » est vraiment bien né. Décliné en 11 plages, au potentiel surprenant, Sarah puise son inspiration chez Nina Simone, Jimmy Hendrix ou son idole Gnarls Barkley.

Mais c’est sans aucun doute à Tracy Chapman qu’elle sera le plus souvent comparée. Tout comme l’Américaine, elle partage un style musical, axé essentiellement sur des partitions de cordes acoustiques et une rythmique entêtante et mélodieuse. Même la voix et/ou l’interprétation soutiennent la comparaison. « Chorus Man » qui ouvre l’album en est la parfaite illustration.

Afin de mener à bien son projet, Sarah a bénéficié du soutien de Franck Baya (Saule) qui a cosigné quelques compos, tenu les baguettes derrière les fûts et s’est réservé les manettes pour mettre en forme l’album. Laurent Stelleman (Moonsoon) a également mis sa guitare au service de la jeune Bruxelloise, pour son plus grand bonheur.

Jouant véritablement de son excellent organe vocal sur les non moins bonnes partitions, la jeune chanteuse démontre un talent et une maturité qui étonnent.

Fort de onze morceaux tous aussi réussis les uns que les autres –mention  particulière à « Tenderness »– elle ne doit, cette fois, plus rien à Tracy Chapman et Sarah Carlier, parvenant à convaincre dès sa première parution.

On épinglera un détail qui démontre le caractère chaleureux de notre Tracy nationale : elle remercie chacun des 600 producteurs en leur consacrant les trois dernières pages de son livret.  On n’a pas affaire à une ingrate !

Vite, vite, la suite !

 

Silver Tongues

Black Kite

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L’obscur label américain Karate Body nous invite à découvrir le premier opus de Silver Tongues, « Black Kite » Un groupe issu de Louisville, dans le Kentucky. Des musiciens talentueux, qui avant de se lancer dans leur nouvelle aventure, ont sévi chez The Fervor, Wax Fang ou encore Follow The Train.

Et figurez-vous que ce band pourrait bien revendiquer la place de leurs voisins géorgiens de R.E.M., qui ont –rappelons-le– décidé de se séparer. La voix de David Cronin, rappelle en effet étrangement celle de Michael Stipe. Elle se charge même régulièrement de réverb’. Quant à la musique, elle est manifestement influencée par musique indie, à tendance FM, des années 80, dans l’esprit de U2 et bien sûr de R.E.M. Les différentes compos de l’opus démontrent une belle maîtrise, mais aussi une capacité à passer d’un style à l’autre, sans éprouver la moindre difficulté : le folk (« Black Kyte »), la soul (« Highways »), le pur rock indie (le single « Ketchup »), le rock mainstream et baroque (l’hyper orchestré « Warsaw ») ou encore le country/rock circa 60’s (« Hope For »).

Silver Tongues possède suffisamment de potentiel pour réussir. Il lui restera avant tout à se forger sa propre identité ; mais une chose est sûre, on devrait bientôt reparler ce cette formation. Et en bien !

 

Wynton Marsalis & Eric Clapton

Play the Blues

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Eric Clapton a d’abord fait ses classes dans l’univers du blues, avant de passer au rock, puis à la pop. L’artiste est populaire, il faut le reconnaître ; il est même notoire au sein de toutes les générations. Il a cependant décidé de se lancer dans une nouvelle expérience, en compagnie d’un des plus grands trompettistes de jazz contemporains, Wynton Marsalis. Les deux musiciens ont répété durant trois jours le répertoire présenté lors de trois concerts accordés au Lincoln Center de New York.

Le concert démarre par "Ice Cream", une compo qui baigne dans le pur dixieland. Du jazz très traditionnel dispensé par des professionnels du genre, une sphère au sein de laquelle, chaque musico est libre de mettre le nez à la fenêtre, dès qu’il en a l’opportunité. Et sept minutes plus tard, la trompette et la guitare, bien sûr, mais aussi la clarinette, le piano, la basse et la batterie ont déjà accompli leur exercice de style en solo. Le concert est partagé entre jazz et blues ; et c'est tant mieux. Notre Eric chante "Forty-four", l'une des meilleurs compositions du légendaire Howlin' Wolf. Avouons que la fusion est réussie. De ce Chicago blues conventionnel, s'échappent le trombone de Chris Crenshaw, la clarinette de Victor Goines et bien entendu les cordes d'Eric. Signé W.C Handy, "Joe Turner's blues" met bien en exergue le croisement entre ces deux musiques traditionnelles américaines. Le tempo est lent, paresseux même, mais il libère beaucoup de feeling. Une situation reproduite sur une autre plage issue de la plume de Handy, "Careless love". Sur "The last time", Marsalis nous rappelle le talentueux trompettiste, Louis Armstrong. Remarquable ! "Kidman blues" campe un boogie blues syncopé. Très ‘New Orleans’ cette plage est imprimée sur un tempo particulièrement enlevé. Le piano de Dan Nimmer est bien en avant-plan, mais tous les musiciens prennent leur pied sur cette piste. Eric sent bien que c'est l'instant de dispenser son tube "Layla". Mais il l’a adapté à la sauce Dixieland. Tous les cuivres et tutti quanti piaillent d'impatience. Une version originale de toute beauté au cours de laquelle Clapton nous pond un solo très inspiré, aussitôt relayé par Marsalis. Magique ! Chris Crenshaw chante "Joliet bound", un country blues très relax, attaqué dans l’esprit de JJ Cale. Et quelle bonne surprise, lorsque pour jouer les deux dernières plages, le grand bluesman noir Taj Mahal monte sur les planches. Il chante le traditionnel "Just a closer walk with thee" et son "Corrine, Corrina", à la sauce New-Orléans, Tak en profitant pour venir y ajouter ses interventions au banjo. Une belle propagande pour cette musique partagée entre le jazz et le blues. 

 

Maita Luisa

Lero Lero

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Quand vous écoutez l’album d’une jolie chanteuse brésilienne, par cliché peut-être, vous vous attendez à ce qu’un bout de soleil soit enfermé dans les divers morceaux. Or, les mélodies ont plus de trait de la nostalgie et de la mélancolie que des airs endiablés de salsa du Sao Polo natal de Luísa Maita. Du coup, malgré sa douce voix crémeuse, on a du mal à accrocher. Les titres passent et se ressemblent. On ne trouve rien que nos régions ne nous ont déjà apporté. Alors pourquoi aller chercher ailleurs ce qu’on a chez soi!? Il ne suffit pas de posséder une douce voix et de servir quelques mélodies passe-partout pour devenir une véritable artiste mademoiselle Maïta! On se prend au jeu sur une ou deux pistes mais certainement pas sur l’intégralité de l’album. Il est vrai que le Brésil et l’Europe sont séparés par un océan mais ce n’est pas une raison suffisante pour accepter de s’y noyer. A force de ramer, les compos de « Lero Lero » frôlent parfois l’amateurisme. A se demander si on ne l’a pas recrutée dans la rue. On peut aisément l’imaginer poussant la chansonnette, sa guitare dans les bras, un chapeau posé devant elle. La mode tend vers la promotion de musiciens étrangers. Idée sympathique, entraînant parfois quelques trouvailles exceptionnelles. Mais l’original ne se déniche pas forcément à l’autre bout du monde.

 

Laterbox

Let’s Dance Together (Ep)

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Le pop/rock pur jus est souvent considéré comme une exclusivité bien britannique (Beatles, Smiths, Oasis, Blur, …) ; et il a fait le bonheur des teenagers (et des autres) durant trois décennies. Depuis quelques années, outre-Manche, cette scène s’est transformée en ‘rock indé’, épinglant des locomotives comme Kooks, Arctic Monkeys et tutti quanti. Pourtant, il n’y a pas que l’Albion qui a voix au chapitre.

Laterbox en est un exemple, parmi tant d’autres. Un quatuor parisien réunissant quatre jeunots aux dents longues : Raphaël à la basse, Quentin aux drums, Renaud à la guitare et Pépito au chant, outre les claviers et la seconde guitare.

Découpé en cinq plages, cet Ep est interprété dans un anglais correct, ce qui n’est pas toujours évident de la part de nos voisins, dont l’accent ‘angliche’ bien de chez eux, fait souvent sourire…

« Let’s Dance Together » qui ouvre l’album connaît déjà son petit succès grâce à la diffusion du clip sur Youtube (http://www.youtube.com/watch?v=kGz3YcewXhM ).

« Chessboard » et « This Part Of Your Life » sont encore plus dansants, très réussis et démontrent tout l’enthousiasme manifesté par la formation.

Nettement plus calme mais sculpté dans les cordes de guitares acoustiques, la quatrième plage s’inscrit davantage dans la lignée d’Oasis.

Enfin, « The Year After » clôt cet Ep, mais reste un peu en dedans. Moins efficace, moins clair que le reste, c’est peut-être le titre de trop. Quatre morceaux auraient sans doute suffi et incité à vouloir en entendre davantage. Malgré tout, Laterbox mérite le titre d’espoir du rock indé made in France. Pas si mal !

 

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