Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

Cobson

Cobson

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Cobson est un trio issu de Montpelier fondé en 2005. ‘Découverte’ du Printemps de Bourges, le groupe s’est constitué progressivement une notoriété ; si bien qu’il a été invité à participer aux sessions d’enregistrement du dernier album de Rinôçérôse, « Futurinô » ; et en particulier pour le titre « Tomorrow ».

Le premier opus de Cobson est paru l’an dernier. Et il est éponyme. Puisées essentiellement dans l’indie rock, ses références sont multiples. Enfin, c’est ce qu’on décèle tout au long de l’elpee. « I Won't Let You Go » aurait pu naître d’une rencontre entre les Yeah Yeah Yeahs et des Cardigans déterminés. Faut dire que les rythmes frôlent parfois la frénésie.

Caractéristique essentielle de Cobson, il reflète parfaitement la féminité contemporaine actuelle : la liberté et la rage de dire les choses telles qu’elles transparaissent dans « Rubbish », par exemple. Le tout épicé d’un petit grain de folie, mais surtout de douceur que l’on peut savourer tout au long de « No coming back ».

Ce disque ne peut laisser indifférent les femmes. Elles risquent même de se sentir concernées par le climat au sein duquel baigne cette œuvre. Quant à la gente masculine, elle pourrait être séduite par la voix d’Anna Muchin.

 

Badly Drawn Boy

It's What I'm Thinking (Part One: Photographing Snowflakes)

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On n’a plus entendu grand-chose de positif au sujet de l’ex-enfant doré de Manchester, depuis des lustres… Plus précisément depuis la publication de son superbe premier album, « The Hour Of The Bewilderbeast », un opus couronné par un mérité Mercury Prize ! Entre-temps, l’homme au bonnet s’est séparé de sa maison de disque (XL Recordings) et est tombé dans un relatif anonymat, malgré la confection de quelques albums d’honnête facture ainsi que la BO des films ‘About A Boy’ et ‘The Fattest Man on Brittain’, des bandes sonores réussies même si toutefois bien moins flamboyantes que son œuvre inaugurale.

Damon Gough nous propose donc aujourd’hui son 5ème elpee studio, 10 ans après commis son chef d’œuvre. « Photographing Snowflakes » constitue la première partie d’une trilogie sous-titrée « It’s What I’m Thinking ». Deux épisodes devraient donc encore paraître. Toujours aussi ambitieux, le Mancunien s’en donne-t-il les moyens ? Une rapide écoute le confirme. Cough a choisi de se limiter à 10 morceaux. Une concision judicieuse, quand on sait que cet artiste est capable de fourguer une vingtaine de chansons sur un long playing. Et il l’a démontré dans le passé.

Magnifiquement produites par Stephen Hilton (Primal Scream, Scott Walker, Pulp), les compositions de Cough sont sculptées dans une britpop raffinée, racée et finement ciselée. Des plages aux arrangements majestueux. A l’instar de l’irrésistible « Too Many Miracles », caractérisé par ses envolées de violons. Mais l’Anglais privilégie le dépouillement, un choix qui fait un bien fou à sa musique. Et si certaines pistes succombent encore à la limite de la guimauve (« This Electric »), on y recèle quand même quelques sucreries de qualité (« Quality Street »). Certaines plages atteignent même le sommet de l’orfèvrerie pop. Et je pense tout particulièrement à « It’s What I’m Thinking », buriné par une pedal steel, à « This Beautiful Idea » exalté par un refrain grandiose ainsi que « What Tomorrow Brings », qui véhicule une émotion très palpable. Un regret néanmoins : le manque de folie de l’ensemble.

Ce come-back est cependant une bonne nouvelle de la part de ce petit prince de la pop anglaise. D’ailleurs, si vous aimez les confiseries mélodiques, oubliez James Blunt et ruez-vous sur le dernier Badly Drawn Boy. On espère simplement que la suite de sa trilogie atteigne le même niveau. Et puis, c’est certain, on réentendra rapidement parler de lui en termes dithyrambiques.

Big Daddy Wilson

Thumb a ride

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Big Daddy n'a pas encore atteint le demi-siècle. De couleur noire, ce musicien est originaire de la Caroline du Nord. C’est à l’église qu’il a appris à chanter, lors des offices dominicaux. Sa famille est pauvre. Lui aussi. Une situation qui le pousse à s’engager dans l'armée. Américaine, bien sûr. Il est envoyé en Allemagne où il y rencontre, sa future épouse. Une autochtone. Et c’est paradoxalement au pays de la choucroute qu’il découvre le blues! Tout particulièrement acoustique. Ce qui lui permet de mettre en évidence sa voix au timbre chaleureux, puissant, et aux accents soul indéniables. Egalement compositeur, il a publié plusieurs albums, en compagnie d’un groupe ou un duo. Et dans des styles très différents. Flanqué de Doc Fozz, il a gravé "Doin' it right", "Walk a mile with my shoes", "My day will come" et "Live". Les autres elpees ont été concoctés soit au sein des les Mississippi Grave Diggers ou de Real Deal, sous le nom de Wilson B. Thomas Ruf le remarque et le signe sur son label, pour lequel Big Daddy sort un premier long playing, en 2009, "Love is the key", un disque pour lequel il reçoit le concours d'Eric Bibb.

Ce dernier périple, il l’a baptisé "Thumb a ride". Et l’a accompli en imaginant ‘faire de l'auto-stop’, en compagnie de ses deux acolytes allemands, Jochen Bens et Michael van Merwyk, préposés aux cordes acoustiques. A eux trois, ils signent les treize chansons de cet elpee. Une œuvre intimiste, homogène, caractérisée par la pureté remarquable des cordes, cordes destinées à mettre en exergue la voix naturelle du Daddy.

Le disque s’ouvre par le titre maître. La voix est relayée par des cordes non amplifiées d'une guitare resonator et d'un dobro. "Baby don't like" élève le tempo. Enrichie de percussions, cette compo se signale par des répliques vocales entre deux partenaires. Ballade séduisante, "This is how I live" est découpée dans des cordes particulièrement limpides. D’une voix tendre, sensible, intimiste, Daddy s’épanche tout au long d’"Anny Mae". Un cri d’amour pour sa bien-aimée ! C’est cette conjugaison entre ses vocaux et les cordes qui crée la richesse des chansons. Des chansons qui libèrent une grande dose d’émotion. Et la triste complainte "It don't get no better" ainsi que "Who's dat knocking" en sont deux belles autres illustrations. Mais les mélodies peuvent également accrocher instantanément. A l’instar de "Cold is the wind" ou de "Drop down here", des plages bien rythmées, sans pour autant bouder le blues pur et conventionnel de "Way back yonder".

Matt Schofield

Anything but time

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Matt Schofield et Ian Siegal sont certainement deux des bluesmen insulaires les plus performants sur la scène contemporaine. Ils relèvent d’ailleurs tous deux du même label, Nugene, une écurie qui assure très bien la promotion de ses artistes. Chanteur et guitariste, Matt est originaire de Manchester. Il y est né en 1977. Il est passé pro en 1995. D'abord pour accompagner l'harmoniciste Lee Sankey. Ensuite, la diva anglaise Dana Gillespie. Sept ans plus tard, il fonde son trio, en recrutant l'organiste Jonny Henderson et le batteur Evan Jenkins. De bonne facture, original, leur blues rock est largement teinté de jazz et de funk. A leur compteur, deux albums live et trois autres enregistrés en studio, entre 2004 et 2009.

Matt a pourtant changé de drummer pour concocter ce nouvel elpee. Kevin Hayes, qui avait soutenu, pendant 18 ans, Robert Cray, se charge aujourd’hui des fûts. Les trois musicos se sont rendus à la Nouvelle-Orléans pour réaliser leurs sessions. Et sous la houlette de John Porter. En outre, ils ont bénéficié de la collaboration du claviériste local, John Cleary, pour trois plages.

L’elpee s’ouvre par le titre maître. Une compo qui baigne dans le son Stax de Memphis, un style imaginé naguère par Booker T & The MGs. Jonni se charge évidemment des interventions à l'orgue Hammond B3, dispensant les parties de basse, à l’aide de ses pédales. Un fameux musicien ! Très musicale et pure, la voix de Schofield est assez proche de celle de Robben Ford. Parfaitement ficelé, "See me through" est un long slow blues traversé de spectaculaires envolées des cordes et tapissé de claviers. Soit l’orgue, of course, mais également le piano acoustique de Cleary. "At times we do forget" est certainement la piste qui symbolise le mieux le MSB. Du blues rock savamment teinté de funk. La mélodie est imparable. Orgue, guitare et percus se conjuguent parfaitement. En fait, on est en présence d’une reprise de Stevie Winwood, morceau qui figurait sur son album "Nine lives". Superbe ballade, "Dreaming of you" met en exergue le jeu rythmique de Schofield. Une approche technique qui n'est pas sans rappeler celle, si élégante, adoptée par Jimi Hendrix, sur "The wind cries for Mary". Excellent blues rock, le "Wrapped in love" d’Albert King est alimenté par une guitare très pêchue, particulièrement amplifiée. L’ombre du ‘Velvet Bulldozer’ plane tout au long de cette piste. Soutenu par Cleary au clavinet, "One look (and I'm hooked)" ouvre une parenthèse New Orleans funk. Imprimé sur un tempo enlevé, "Don't know what I'd do" est un remarquable morceau de blues, au cours duquel Matt se réserve un extraordinaire solo. Il synthétise des phrases de Freddie King pour se les réapproprier, avant de les adapter à son tempérament explosif. Et le titre final, "Share our smile again" est tout aussi brillant. Un excellent album!

David Vangel

Breadth Control

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Chaque grande scène de film a son émotion. Chacun de ces sentiments est appuyé par une musique en arrière-plan. Les treize titres de « Breadth Control » ont un peu cette allure-là. Ils créent des ambiances claires et précises, qui laissent beaucoup de liberté à l’imagination tout en sachant où on veut emmener l’auditeur. On se construit très facilement de véritables séquences de production cinématographique. Et il n’est clairement pas donné à tout le monde d’établir de tels morceaux. Mais il est bien rare que les mélodies d’une B.O. de film pénètrent notre mémoire. En effet, on ne peut s’en passer tout au long de la projection, mais, à la sortie de la salle, personne ne se souvient d’un air musical. David Vangel nous propose un album bâti sur un schéma similaire. Ses morceaux sont jouissifs sur le moment, mais ne gravent aucun souvenir. Un autre détail me chiffonne : la meilleure piste est sans aucun doute « A Place In Time », qui ne dure que… 45 secondes ! Il est ‘étrange’ de ne pas exploiter plus longuement cette plage qui pourrait être d’anthologie. Du coup, on reste sur un goût de trop peu. Mais le fait que « Breadth Control » ne comporte pas de réel titre faible, sauve la mise par la suite.

 

Uriah Heep

Live in Kawasaki Japan 2010 – Official Bootleg

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Seuls les collectionneurs les plus pointus réussissent l’exploit d’énumérer la longue liste des enregistrements live d’Uriah Heep, un des groupes les plus influents des années 70, aussi bien pour la scène metal que prog.

Troisième volet de la trilogie des « Official Bootleg », ce « Live in Kawasaki Japan 2010 » fait suite à « Budapest Hungary », sorti l’an dernier, mais aussi à « Sweden Rock » paru en 2009. Et les trois objets rassemblés constituent un excellent témoignage de la troisième carrière du gang de Mick Box, seul rescapé du line up originel. Pourtant, l’interprétation des nouveaux et des anciens titres, combine très adroitement la fidélité aux ingrédients propres au Heep ; une façade heavy mais des mélodies de haute volée, des thèmes aux apparences simplistes, mais d’une grande complexité. Box assure comme jamais, entouré d’une tripotée de musiciens soigneusement sélectionnés. Le bassiste Trevor Bolder et le dernier venu, le batteur Russell Gilbrook, fusionnent à merveille dextérité et puissance de feu. Fameuse section rythmique !

Même s’il ne peut atteindre les notes les plus aigues du regretté David Byron, Bernie Shaw affiche toute sa maîtrise en réadaptant les lignes de chant du répertoire des Anglais. Phil Lanzon, derrière ses claviers, ne se risque pas à copier son célèbre prédécesseur Ken Hensley, favorisant les sonorités modernes au détriment du ‘Hammond Sound’. Notons encore la participation de l’ex-Whitesnake Micky Moody à la slide guitare, venu spécialement au Japon pour épauler son vieux pote Mick.

Les vingt-deux titres s’écoutent donc d’une oreille particulièrement attentive, d’autant plus que les versions proposées sur ce ‘pirate officiel’ sont toutes assez éloignées des enregistrements studio. A revoir en concert absolument !

 

Shineski

The Wild Lane

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En 2008, Shineski publiait son premier elpee. La critique n’avait pas été tendre vis-à-vis de ce long playing. A cause de la production, jugée trop faible. La formation française (NDR : issue de Mulhouse, très exactement) nous propose donc son second opus. Et pour la circonstance, elle a décidé de se réserver l’enregistrement et le mixing.

Pour ce « The Wild Lane », Shineski a également décidé de ressortir les grosses guitares. Résultat des courses, la plupart des compos de cet elpee sont sculptées dans un rock sans concession. Brutal, féroce aussi. On se croirait parfois revenu quinze bonnes années en arrière. Pensez au grunge du début des 90’s. Aux Foo Fighters, par exemple, même si le groupe puise également ses influences chez Trent Reznor et Bowie. Evidemment quand on reprend « I’m Afraid of Americans », difficile de le contester. Certaines compos trahissent également de forts accents stoner, à l’instar du titre maître.

Malheureusement, malgré les excellentes références, le résultat est décevant. On est ici très loin d’un Pearl Jam voire d’un Kyuss. En fait, le revivalisme de Shineski est tout bonnement suranné. Parcourus de soli de gratte d’une autre époque, des morceaux comme « In the Dark » ou « Another Way to Say Goodbye », en sont de parfaites illustrations. Et ce n’est pas la voix écorchée de Mathieu Gettliffe qui nous permettra de changer d’avis.

En voulant soigner la mise en forme, Shineski a oublié l’essentiel : le contenu. Pas que cet elpee soit de mauvaise facture, mais il ne parvient jamais à éveiller nos sens. Or sans ce feeling, difficile d’accrocher à un album… 

 

Saga

Heads or Tales Live

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Les amateurs de sympho et de prog s’entendront tous pour parler de “Heads or Tales”, en termes élogieux. Un album studio datant de 1983 qui demeure le sommet de la carrière des Canadiens de Saga.

Il est vrai que l’œuvre n’avait jamais été interprétée dans son intégralité, à l’époque, et que ce type d’exercice devient de plus en plus répandu chez les groupes vétérans. Mais quel est l’intérêt d’enregistrer live, près de 30 ans plus tard, une œuvre aussi dense sans le chanteur Michael Sadler ?

Son remplaçant Rob Moratti, osons l’écrire, ternit abominablement les dix titres en tous points magnifiques, dans leur version originale.

Bien sûr on ne peut qu’éprouver un sentiment de bonheur à l’idée de réentendre « The Flyer », « Catwalk », « The Writing », « Social Orphan » ou « Pitchman », tous considérés comme des standards du hard FM. Et on ne peut nier l’excellente interprétation des musiciens du combo, Ian Chrichton en tête. Ses soli de guitare filent toujours autant de frissons.

La virtuosité demeure intacte. Mais imaginons un « Highway to Hell » enregistré sans Bon Scott ou n’importe quelle pépite de Rush chantée par Max Cavalera… C’est exactement le sentiment que l’on éprouve à l’écoute de « Heads or Tales Live ». Que ceux qui ne connaissent pas ce fabuleux album des eighties se précipitent sur sa version studio, disponible en réédition. Notons que depuis la sortie de ce live, Michael Sadler est rentré au bercail. Qui s’en plaindra ?

 

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