Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Viagra Boys
Chroniques

Daniel Martin Moore

In the cool of the day

Écrit par

Envoyer ses démos perso aux labels n’est pas nécessairement un coup dans l’eau. Le songwriter issu du Kentucky, Daniel Martin Moore –que l’on a entendu aux côtés de Ben Sollee, il y a quelques mois– en est le parfait exemple ; car c’est de cette manière qu’il a été signé par Sub Pop !

“In the Cool of the Day” constitue son second album. Ce troubadour sudiste pratique un folk pastoral teinté d’accents soul. Responsable de chansons intemporelles et profondes abordant des thèmes graves et solennels, Daniel inclut dans son répertoire des reprises d’airs traditionnels (« In the Garden », « O My Soul », « Softly and Tenderly »). Si elles sont soulignées de chœurs féminins, ses compos sont donc essentiellement sculptées dans l’instrumentation acoustique, puisqu’elles privilégient le banjo, le piano et le violon. Si Daniel possède un talent indéniable, il manque dans son inspiration ce grain de folie dont est parfois capable Andrew Bird, par exemple. Plus country, « Dark Road » semble être arraché à la BO d’‘O’Brother’ (c’est un compliment !) tandis qu’« In the Garden », caractérisé par son piano de saloon désaccordé, emprunte une forme plus jazzyfiante.

« In the Cool fo the Day » est une œuvre à la fois ‘classe’ et classique, manifestant un grand respect pour la tradition de l’Amérique profonde.

Magic Pop Hotel

Magic Pop Hotel

Écrit par

Album multicolore et arc-en-ciel comme le souligne la bio, le Magic Pop Hotel tient de la caravane onirique. Réelle invitation à l'évasion, cet album éclabousse par sa fraîcheur. Si « Flowers », premier single extrait de cet elpee, évoque éventuellement une version sucrée de Portishead, c'est plutôt du côté de Hooverphonic que la majeure partie des compositions aurait tendance à lorgner.

Cette Trip Pop hexagonale se mâtinant d'influences très diverses, on se réjouira dès lors de ne pas tenir entre ses oreilles un produit formaté, simple copier/coller de ce qui avait fait les beaux jours de Bristol et de ses environs.

Pétillante et sans autre prétention que de nous emmener vers des paysages reposants, la musique de ce duo pourrait être la réponse française à The Hundred In The Hands. Moins cérébrale, plus lumineuse, mais plus subtile qu'elle n'y paraît. Une belle réussite en somme.

 

Los Disidentes Del Sucio Motel

Soundtrack From The Motion Picture

Écrit par

Les Los Disidentes Del Sucio Motel ressemblent à une bande de joyeux drilles. Ces Strasbourgeois, passionnés de Stoner Rock, auraient pourtant très bien pu se contenter de faire comme tout le monde : former un groupe et jouer la musique qu’ils aiment. Trop simple et trop léger probablement pour ces rockers pur jus qui, non content de jouer du lourd de chez lourd, métamorphosent carrément leur quintet en un concept cinématographique. Chacun des musiciens se livre à fond dans son rôle de dangereux desperado de série B américaine : Francky Maverick (guitare-chant) a abandonné le commerce des glaces pour se lancer dans celui de la drogue. Billy Maverick (batterie) est un dangereux exhibitionniste récidiviste. Bobby Maverick (basse/chant) est recherché pour violence sur barman. Johnny Maverick (guitare), quant à lui, risque l’enfermement pour trouble de l’ordre public, outrage à agent, coups et blessures sur officier de police. Reste Sonny Mc Cormick (clavier-chant), le seul membre de la bande à ne pas faire partie de la famille Maverick. Il est recherché pour homicide.

Comme son nom l’indique, « Soundtrack From The Motion Picture » est la bande son d’un film (imaginaire) relatant les aventures de la fratrie Maverick. Ces derniers sont probablement le gang familial le plus dangereux qu’ait connu l’Amérique depuis les frères Duke –de la série « Sheriff fais moi peur ! »– et les frères Gecko –interprétés par Quentin Tarentino et George Clooney dans « Une Nuit en Enfer » (« From Dusk Till Dawn »)– le film culte de Robert Rodriguez.

Saluons, en passant, la quasi-perfection du suivi du concept. De l’artwork du Cd au site web du groupe, tout est si bien torché que l’on y croit sans peine. La pochette pourrait servir d’affiche pour un long métrage de Tarentino. Quant au look des musiciens, on a rarement fait plus bad boy redneck !

Faute, probablement de disposer des moyens nécessaires pour proposer un véritable chef-d’œuvre du septième art, LDDSL propose par le biais des goodies de son site internet (http://www.lddsm.com/?page_id=161), un roman-photo hilarant qui vous plonge carrément dans l’ambiance en nous enfermant aux côtés de Johnny Maverick, dans sa cellule de la prison fédérale de Santa Fé.  

Et la musique alors ? Et bien pareil : la quasi-perfection. Du pur bonheur pour les esgourdes de tout ‘stone’ rocker normalement constitué. Une rythmique aussi lourde qu’un ‘monstertruck’, un son de guitare plus gras qu’un hamburger de restoroute et un chant plus rugueux que le bitume de la route 66. Los Disidentes Del Sucio Motel synthétisent sur leur ‘soundtrack’ la musique huileuse et plombée de Kyuss, des Eagles Of Death Metal, des Queens Of The Stone Age, de Fu Manchu de Karma To Burn et même de Clutch (NDR : grâce au clavier assassin de Sony). Quelques ‘guests stars’ figurent au générique de ce Road Movie sonique et notamment l’excellent Andreas Bergstonn, du combo stoner suédois Deville, sur le titre « From 66 to 51 ».

La crème de la crème du stoner français, avec en prime, un chapeau de cow-boy !

C’est malin. J’ai envie de voir le film maintenant !

 

Ray LaMontagne

God Willin’ & The Creek Don’t Rise

Écrit par

« God Willin’ & The Creek Don’t Rise » marque pas mal de changements pour Ray LaMontagne. Il s’agit d’abord du premier album qu’il autoproduit sans l’aide d’Ethan Johns, responsable de la prod’ des trois disques précédents. Ensuite, cette quatrième plaque marque la première collaboration ‘officielle’ du singer-songwriter avec The Pariah Dogs, son back-up band. « God Willin’ & The Creek Don’t Rise » est donc une sorte de nouveau départ. Ce dont LaMontagne avait peut-être besoin vu le résultat mitigé rencontré par son disque précédent, « Gossip In The Grain ». « God Willin’ & The Creek Don’t Rise » est un opus légèrement différent dans la discographie de Ray LaMontagne, qui met ici l’accent sur la Country plutôt que le Folk.

Mais bien que le quatrième élément discographique du folkeux barbu recèle quelques superbes litanies (« Repo Man », « This Love Is Over », « For The Summer », « Are We Really Through »…), l’ensemble peine à retenir l’attention. Le plus grand reproche que l’on puisse adresser à certaines de ces nouvelles compos, concerne principalement les vocalises. La voix rocailleuse de LaMontagne est beaucoup moins mise en valeur qu’au sein de ses travaux précédents. Peut-être une volonté du chanteur de mettre en avant le travail de ses musiciens ? Honorable mais, malheureusement, c'est tout l’ensemble qui en pâtit. « God Willin’ & The Creek Don’t Rise » ne squattera les platines que quelques semaines, avant de retourner prendre la poussière au fond de l'armoire…

The Jim Jones Revue

Burning your house down

Écrit par

Ex-Thee Hypnotics, Jim Jones a donné le nom à son groupe, en y ajoutant le terme de Revue. Un quintet qui compte à ce jour deux opus studios ainsi qu’une compile de singles et de flip sides. « Burning your house down » constitue donc le second elpee. Un disque mis en forme par Jim Sclavunos, le drummer des Bad Seeds de Nick Cave et de Grinderman. Et première constatation, la production est nettement plus léchée que celle dont avait bénéficié leur long playing éponyme.

Dans la musique de The Jim Jones Revue, il y a une constante, presque une trame : le piano. Des ivoires jouées le plus souvent frénétiquement, à la manière de Little Richard. C’est d’ailleurs une des références du groupe. Qui pratique, le plus souvent un rock’n roll/blues/garage hanté également par des légendes comme Jerry Lee Lewis ou Chuck Berry. Le fantôme d’Eddy Cochran plane même tout au long du titre d’ouverture, « Dishonest John ». Et celui de Lux Interior (The Cramps) sur le boogie woogie « High horse ». Du boogie woogie qu’on retrouve sur le titre final, « Stop the people ». Quelques plages adoptent un profil plus hard’n blues. Puisé au beau milieu des seventies. Dans l’esprit de Humble Pie. Et je pense tout particulièrement à « Big len » et le titre maître, une nouvelle version d’une compo qui figurait sur la compile. « Elemental » est également une plage incluse sur « Here To Save Your Soul », mais revisitée pour la circonstance. Un rockabilly excentrique et paradoxalement très riche : « Killin’ Spree ». Et puis une piste réminiscente de l’album « Rock 'n' Roll » de John Lennon : « Shoot first ». Pour le reste, on a droit à du punk’ roll sauvage, survolté et bourré de charme ; même la plage mid tempo « Righteous wrong » arrache. Un peu comme la voix de Jim Jones, d’ailleurs. Bref, un disque qui vous donne la banane pour toute la journée : ‘Rock 'n' Rolllllllllllllllllllllllllllllllllllll…’

Incarnations

With All Due Respect

Écrit par

Daniel Collas, Bart Davenport et Quinn Luke sont trois potes. Et pourtant, ils sont issus d’horizons différents. Daniel Collas milite chez The Phenomenal Handclap Band. Bart Davenport vient d’achever une tournée en compagnie des Kings Of Convenience. Enfin, Quinn Luke AKA Bing Ji Ling est la moitié de Q&A, un projet assez récent, signé chez DFA Records. Leur emploi du temps est donc particulièrement chargé. Aussi, leur collaboration a quelque chose d’envoûtant et de magique. Le projet de ces trois Newyorkais est né, à l’issue d’une vive discussion, vécue sous le soleil madrilène. Pourquoi pas ! Chacun sa valise à la main et des idées musicales plein la tête, les trois larrons ont donc quitté la Grosse Pomme pour Tarifa, une petite ville sise en Andalousie où le soleil est presque éternel. Et c’est Lovemonk, un petit label indépendant espagnol, qui les recommande à Encarnacion ‘Nini’ Sagrista, propriétaire d’un petit studio établi à 5 minutes de la plage. Dans un élan de générosité, ‘Nini’ leur offre le couvert et le gîte. En guise de remerciement, le trio baptise son projet Incarnations et intitule son elpee « With All Due Respect », l’album le plus chaud de l’hiver. Au cours de ces deux semaines de séjour, le trio a enregistré 9 titres ; mais il a également goûté au charme de l’Espagne : son soleil, sa cuisine, ses plages (comme l’illustre la pochette) et ses longues heures de farniente. Le groupe est alors rentré à New York pour réaliser le mixing. Une opération au cours de laquelle, il s’est rendu compte qu’il disposait de compos au groove chaud et à l’instrumentation riche. Ce qui explique pourquoi le travail de mise en forme sera limité au strict minimum, par rapport aux enregistrements accomplis à Tarifa.

Ce road trip énergique est une petite bombe 70’s balancée dans l’esprit de The Phenomenal Handclap, même si tout le monde y a mis son grain de sel. La voix proche d’un Paul McCartney (« The Selfish Guy ») accentue l’aspect pop des compos, alors que les rythmiques ibériques réverbèrent des accents frétillants. Cordes de guitare acoustiques, interventions à l’orgue, bruits de vagues et percussions allègres : un remède idéal proposé par Incarnations pour passer l’hiver. Good vibes !

 

Rick Holmstrom, John ‘Juke’ Logan & Stephen Hodges

Twist-O-Lettz

Écrit par

Harmoniciste californien (NDR : issu de Los Angeles, très exactement), John ‘Juke’ Logan a fondé le label Mocombo en 1998, afin de le consacrer au ‘Custom blues’. Cependant, après douze années d’existence, on ne peut pas dire que les publications soient abondantes. Il y a bien eu une collection parue en 2000, intitulée "Custom blues for you sampler", à laquelle ont participé Logan et les Delgado Brothers, un album concocté en duo par Logan et Doug McLeod en 1999 ("Live as it gets") et trois elpees personnels de Juke, "The chill", sorti à l'origine en 1995 et réédité en 2007, qui avait bénéficié du concours de David Hidalgo, Junior Watson et Denny Freeman, "The truth will rock you" en 2005, enregistré au Texas en compagnie de Gary Primich, les Leroi Brothers et Johnny Moeller, ainsi que "Juke rhythm" en 2002, impliquant Kid Ramos, Davis Hidalgo et Primich.

Rick Holmstrom est un des meilleurs gratteurs californiens. Il s’est forgé une notoriété dans l’ombre des meilleurs harmonicistes : William Clarke, Rod Piazza (et ses Mighty Flyers), Billy Boy Arnold et Johnny Dyer. Stephen Hodges est un batteur très réputé sur cette scène locale. Il a joué pour Charlie Musselwhite et James Harman mais aussi en compagnie de Tom Waits et John Hammond. Ces trois musiciens ont donc décidé de se réunir pour enregistrer ce « Twist-O-Lettz », dans un style qu’ils ont qualifié de neo roots blues. Ils se sont enfermés au sein des studios Pacifica, sous la houlette de Glenn ‘Senior Sol’ Nishida, afin d’explorer en ‘live’ le son des jungles urbaines de la planète X. 

La mise en bouche est impressionnante. Une cover pas possible d’une compo remontant à 1962, "The land of a thousand dances". Un morceau signé Chris Kenner, un chanteur de R&B de couleur noire issu de la Nouvelle Orléans et disparu depuis plus de trente ans. L’atmosphère qui baigne tout au long de cette plage est mystérieuse, terrifiante. Pétrifiante, la voix de Logan semble émaner de l'au-delà. Des sons puissants sont synthétisés par les cordes de Holmstrom. Le rythme devient hypnotique. Une forme de transe s’installe. Ce blues traduit un mal de vivre manifeste ; mais son originalité n’est jamais prise en défaut. Ce style, Rick avait commencé à nous en donner un large aperçu tout au long d’"Hydraulic groove", un elpee gravé en 2002. Que la vie doit être difficile et dangereuse sur cette planète. Il chante "If I should die", un boogie infernal. Logan empoigne son harmo. Tel un carnassier jamais rassasié, il souffle nerveusement, fiévreusement, dans son instrument. Démoniaque ! Les percussions et la rythmique des cordes sont découpées au rasoir. De la pure défonce. Blues rocker assez court mais très efficace, "Be home soon" va droit au but. "Lone wolf" est également propice à l’envoûtement. Le reflet d’un vécu difficile du loup solitaire. Logan chante et souffle rageusement. Au bord de la démence, les cordes se mettent à hurler. Régulièrement, le trio met le cap vers la Louisiane et le Texas, à l’instar de Fabulous Thunderbirds postmodernes. Et "Let's rock & roll, imprimé sur un tempo implacable, "Waitin' too long" ainsi que la reprise extraordinaire du "Turn yer' damper down" de Jerry McCain (en hommage à Gary Primich) en sont les plus belles illustrations. Des compos au cours desquelles le trio ne peut tenir en place. John, Rick et Stephen ont la classe. "Jukestaposition" et un morceau puissant, direct et remarquable. Il y a bien longtemps que je n’avais plus entendu un instrumental aussi convaincant. Enorme!!!  "I'd like to see" nous entraîne dans les bayous. "Come along" s’ouvre dans la douceur mélodique avant de virer en boogie infernal et dévastateur. Rocker puissant et sans fioriture, "We got to rock" est sculpté dans les cordes métalliques et réverbérées. Direction Chicago pour la reprise du "Wild about you" d'Elmore James. Le son est primaire, rustre, mais d’une efficacité à couper le souffle. Blafard, lugubre, "Look me in the eye" opère un dernier détour dans les swamps, avant de nous plonger dans la torpeur du titre final, "Way of action", le chaos de la planète X. "Twist-O-Lettzse" constitue manifestement un des meilleurs albums de l’année dernière. Et pourtant, il vient de nous parvenir début 2011. N’empêche, ce disque est vraiment impressionnant.

Heligoland

All your ships are white

Écrit par

D'apparence frêle, ce navire nommé Heligoland a néanmoins traversé les océans et une décade. Venus de leur Australie natale, ses trois membres d'équipage ont débarqué sur notre Vieux Continent et ont enrôlé ce vieux briscard de Robin Guthrie à la barre.

Aérée, épurée et éthérée, la musique de ces Français d'adoption se fond parfaitement dans les ambiances sonores de l'ex-Cocteau Twins.

Arpèges teintées de chorus, chant mélancolique et rythmique en suspens sont les ingrédients majeurs de cet elpee qui vogue entre deux terres. Le léger vibrato dans la voix de Karen Vogt renforçant ce sentiment d'apparente fragilité. Les notes cristallines choient comme autant de perles de pluie, alors que la rondeur des basses enveloppe le tout dans un écrin soyeux.

Motif de basse eighties et slide guitare pour entamer ce voyage où des intonations étincelantes, se reflètent comme la lune sur le manteau sombre de la mer (« Kiss kiss bang bang »). « The light inside » touche par sa sensible envolée céleste, l'émotion grimpant aux cordes vocales jusqu'à l'unisson. « Mapping your desires » dessine en pointillé un trajet douloureux, avec au final un tourbillon de voix comme autant de sirènes nous emportant vers des promesses vaines. « A year without sunlight » s'égrène comme le sable entre les doigts avant de se terminer en apogée tempétueuse. Les guitares se font écho sur « Nearness », les brumes s'élèvent lentement sur « Your longuest breath » et retiennent leurs notes en apnée mais finissent par dévaler en cascades lumineuses. Larmes salées sur « All your ships are white » et son c(h)oeur qui saigne. Et basse en figure de proue pour un final toutes voiles dehors.

Le traitement des guitares, bien sûr, nous ramène au shoegazing en suspens des Cocteau Twins, mais Heligoland possède une grâce intemporelle et un grain particulier. Loin de prendre l'eau, ce vaisseau poursuit sa route vers une terre sacrée et se propose de vous y emmener.

Page 444 sur 1252