Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

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Biohazard 8/8/26
Chroniques

Tape Cuts Tape

Pagan Recorder

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Le très prolifique et aventureux Rudy Trouvé (ex-dEUS, Kiss My Jazz, Dead Man Ray,…) n’est pas homme à se reposer sur ses lauriers… Flanqué du batteur Eric Thielemans ainsi que de la chanteuse et reine de l’improvisation jazz, Lynn Cassiers, il vient de monter un nouveau projet qu’il a baptisé Tape Cuts Tape. La musique du trio privilégie l’improvisation et puise ses influences à la fois chez Cocteau Twins, Moondog, Brian Eno, le dub que le Krautrock teuton. Une bonne raison de croire que le résultat ne sera pas très accessible, mais assurément éclectique…

Publié sous la forme d’un vinyle, il y a quelques mois, « Pagan Recorder » est découpé en compos languissantes et climatiques, des compositions dominées par les riffs de guitare concédés par Rudy et les interventions vocales éthérées de Lynn Cassiers. Deux ans plus tôt, la formation avait entamé les sessions par des séances d’impro ; aussi, l’ambiance générale du premier album s’en ressent. Les mélodies ne se dévoilent que lorsqu’on fait abstraction des sonorités bizarres et parfois dissonantes. Des moments magiques qui nécessitent cependant une attention particulière de la part du mélomane. A cet instant, on peut dire que la formule est gagnante. A l’instar de « Heavy », dont les accords de guitare subtils et obsessionnels contrebalancent parfaitement les expérimentations électroniques, pendant que la voix délicate de Lynn Cassiers se pose avec beaucoup de classe. Ou « Petrol Blue », au cours duquel l’expression sonore, enrichie de bidouillages électro et alimentée par une boucle hypnotique, plonge dans l’univers quintessentiel de Portishead. Un des sommets de l’opus. Tout comme le plus rock « The Red » et le très atmosphérique « Chosen Profession », une plage de plus de 7 minutes au cours de laquelle Cassiers et Trouvé partagent un remarquable duo. Bien sûr, certaines plages pèchent par un excès d’expérimentation. Un peu comme s’il s’agissait de brouillons. D’autres encore s’évaporent dans l’interlude dispensable ou l’élucubration bruitiste. Et je pense tout particulièrement à « Exit », « Vaccum » ou encore l’horripilant « Kinder ».

Bref, malgré ces quelques réserves, il faut saluer l’audace du trio pour s’être aventuré hors des sentiers battus. Et puis surtout d’être parvenu, en expérimentant, à proposer des compositions riches et intéressantes. Les mélomanes les plus exigeants, en recherche constante de nouveaux horizons sonores, devraient apprécier.

Stonehelm

Stonehelm

Écrit par

Stonehelm est un quatuor lourdingue qui débarque du sud de la Californie et plus précisément de la ville de Ventura. Des chevelus tatoués qui, depuis 2008, ne cachent pas une passion profonde pour l’herbe thérapeutique qui fait rire et témoignent d’une addiction indéfectible à la musique d’Electric Wizard.

Il n’est probablement pas nécessaire d’en remettre une couche. Vous avez certainement déjà compris que nous sommes en présence de stoner/doom metal bien enfumé. Car quand les musiciens planent, ce sont nos oreilles qui trinquent. Difficile de ne pas se sentir écrasés face à la rythmique massive de Zack Bickler. Périlleux, aussi, d’essayer de résister aux assauts de la basse distordue d’Andrew Renteria. Impossible, en tout cas, de ne pas succomber au groove monolithique des riffs balancés par John Daniels et Wes Caley. 

A l’instar de celle de ses cousins britanniques d’Electric Wizard, la musique de Stonehelm est douloureusement pesante et se décline avec la vélocité d’un gastéropode somnolent. Les vocaux, assurés par Daniels sont brumeux et hypnotiques. Ils évoquent la dope et ses plaisirs interdits, le retour des zombies de l’apocalypse, les épopées barbares et même les religions martiennes. L’artwork du Cd est absolument magnifique : une imagerie occulte sulfureuse combinée à un plaidoyer pour la légalisation de la marijuana à des fins thérapeutiques.

Pas de bol pour ceux et celles d’entre vous qui voudraient soutenir la cause, il faudra encore attendre un peu avant de pouvoir vous procurer ce premier opus éponyme. Le label Death Earth Records qui devait le publier vient de faire faillite. Stonehelm est à la recherche d’un nouveau deal destiné à atteindre son but final : ‘Bring marijuana and doom to the masses’.

En attendant la sortie officielle de cette plaque fumante, Stonehelm nous a autorisés à publier un lien de téléchargement gratuit vers son album, artwork compris. T’en veux man ? On en a… ici : http://rapidshare.com/files/372449535/Stonehelm_2010___Booklet_and_Artwork.rar

Un groupe à découvrir d’urgence si vous aimez Electric Wizard, Sleep et Cathedral.

Spencer The Rover

The accident (and other love stories)

Écrit par

Il existe un cabaret sur Madeleine Boulevard, à la lisière d'une forêt au nord du pays, où les chansons de Spencer The Rover prennent leur envol, la nuit, et où l'amour est décliné sur un piano aqueux (NDLR : à queue ?) Joliment orchestrées, ces histoires habitent cet ensemble de neuf comptines qui s'écoutent loin des tourments de l'envie. Il y a aussi du trombone dans les coulisses, des cordes pour se peindre et des cuivres à mastiquer, parfois on y fait du cor(ps) à cor(ps). On pense à Bambi, seul sans sa maman, et tristement, on se demande à quoi on cerf. Sur un tapis de feuilles mortes, bruissent les pas du gibier ; au loin, le soleil se levant, la chasse accourt. The Accident n'en est peut-être pas un. C'est un bel album, qui emprunte tantôt aux Beatles, tantôt à l'Elton John des 70's, se moque des tendances et mise sur l'originalité. Koen Renders n'est pas inconnu au-delà de la frontière linguistique, et l'homme sait s'entourer. Sa voix est pour beaucoup dans le subtil équilibre qui régit l'ensemble de ses belles chansons. En prime, une version léchée de « Sad songs », histoire d'attirer l'attention des radios. En catimini, l'oiseau a fait son nid.

 

Middle Class Rut

No Name No Color

Écrit par

La collaboration entre Zach Lopez et Sean Stockham remonte à leur adolescence. Les deux Californiens se connaissent donc depuis longtemps. Après avoir fondé un premier duo sous le patronyme de Leisure, les deux compères décident, en 2006, de le transformer en Middle Class Rut. Dans la foulée, leur répertoire s’élargit et le tandem acquiert une certaine notoriété. Entre 2006 et 2009, le groupe publie une série d’Eps ; ce qui leur permet d’accomplir quelques tournées en compagnie de grosses pointures comme Socialo Distorsion, Them Crooked Vultures, …And You Know Us By The Trail Of Dead ou encore The Bronx. Excusez du peu ! Après quatre années d’existence, il était donc temps à la paire yankee de réunir la quintessence de leur discographie sur un album. Et c’est chose faite sur « No Name No Color ». Cette publication devrait ainsi permettre au tandem, pourtant déjà unaniment reconnu outre-Atlantique, de séduire les mélomanes du Vieux Continent.

Pourtant, après avoir écouté une première fois ce disque, je dois reconnaître ne pas avoir été particulièrement emballé par la marchandise. Cependant, au fil des écoutes, j’ai dû revoir mon analyse. Après m’être adapté à la reverb sur la voix. Puis à la production un peu trop proprette. Car je dois reconnaître que la musique de Middle Classe Rut possède une certaine classe. Notamment pour combiner énergie et mélodie. Tour à tour paisible ou agitée, leur solution sonore navigue manifestement en eaux troubles. Sans doute trop ‘pop’ pour les uns et trop agressive pour le autres, elle surprend, tout simplement. Et des superbes morceaux comme « New Low », « Thought I Was » ou encore « Alive Or Dead » en sont les plus belles illustrations. Enfin, je promets bien du plaisir si vous cherchez absolument à leur coller une étiquette. Perso, je n’y suis pas encore parvenu…

Magnum

The Visitation

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Depuis sa reformation en 2001, Magnum publie des albums avec une régularité métronomique. Né au milieu des seventies, le groupe AOR/rock progressif britannique s’est accordé un break de huit ans entre la sortie de « Rock Art » (NDR : son onzième opus studio sorti en 1994) et celle de « Breath Of Life » (2002). Cette interruption volontaire de carrière semble avoir eu un effet salutaire sur la santé du combo de Birmingham, puisqu’il enchaîne, depuis son retour, des albums d’une qualité quasi-irréprochable. Après « Brand New Morning » (2004), « Princess Alice And The Broken Arrow » (2007) et « Into the Valley of the Moonking » (2009), c’est au tour de « The Visitation » de venir confirmer l’excellente forme de Tony Clarkin (guitare), Bob Catley (chant), Mark Stanway (claviers), Al Barrow (basse) et Harry James (batterie).

Car ce n’est pas encore aujourd’hui que Magnum décevra ses fans. Tony Clarkin semble toujours aussi inspiré par ses muses. Son sens pointu de la composition et son savoir-faire en matière de mélodies inoubliables font à nouveau merveille. Les dix compositions proposées sur « The Visitation » oscillent, comme toujours, entre un AOR accrocheur et un rock progressif mélancolique. Des refrains entêtants, greffés sur de subtiles mélodies traversées par des interventions instrumentales techniques et passionnées. Cette formule utilisée par le groupe depuis plus de trente-cinq ans n’arrive toujours pas à lasser. Au contraire, on en redemande. La raison en est simple : tout en conservant les bases qui ont établi son succès, Magnum parvient encore à surprendre. Oh, rien de bien avant-gardiste : un riff heavy sur « Black Skies », le titre d’ouverture, quelques petites touches électroniques sur le titre éponyme, l’intervention d’un orchestre sur « The Last Frontier » ou une alternance de passages heavy et d’interludes au piano sur « Freedom’s Day ». Rien d’exceptionnel en somme. Juste de quoi nous tenir en haleine du début à la fin de l’elpee.

Clarkin et Bob Catley sont les derniers survivants de la formation originale des seventies. Ce dernier possède une des plus belles voix du rock anglais. Le temps ne semble pas avoir de prise sur sa performance qui porte littéralement chaque composition vers des sommets de perfection.

Afin que chacun puisse trouver son bonheur, le label (SPV/Steamhammer) multiplie les formats : un double vinyle coloré, un Digipack Cd accompagné d’un Dvd bonus et un Cd (jewel case) agrémenté d’une pochette différente.

En 2011, Magnum est encore et toujours une valeur sûre.

 

Nils Lofgren

Cry Tough (Dvd)

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Aucun doute : Nils Lofgren est un guitariste de génie. Cependant, je ne suis probablement pas le chroniqueur le plus approprié pour vous parler de ce Dvd. Car Lofgren a beau manifester un immense talent, je n’apprécie pas du tout sa musique. Mais pas de bol pour moi, ni pour l’artiste d’ailleurs, c’est dans mon bac qu’est atterri ce double Dvd intitulé « Cry Tough ». Quatre heures à passer en compagnie du grand Nils. Un enfer pour votre serviteur, mais probablement un pur moment de bonheur pour les fans du bonhomme.

Je ne m’aventurerai pas à critiquer le musicien. Après tout, il ne m’a pas attendu pour faire ses preuves. Peu de musiciens peuvent se targuer d’avoir milité comme guitariste au sein de l’E Street Band de Bruce Springsteen et chez le Crazy Horse de Neil Young. Pour ne pas manquer de respect à ce grand artiste, je me contenterai donc de vous énoncer les faits.

« Cry Tough » est un double Dvd, témoignage des trois shows accordés par le Nils Lofgren Band dans le cadre de la célèbre émission de la télévision allemande ‘Rockpalast’.  Le premier concert date de 1976, à l’époque où Lofgren venait de publier son premier album solo. A mon humble avis, le concert le plus intéressant puisque plus brut et plus axé sur l’improvisation que les deux autres. La seconde performance a été immortalisée en 1979. Lofgren est alors un artiste reconnu. Le show gagne en professionnalisme, mais perd beaucoup en spontanéité. Le troisième set de Lofgren au Rockpalast remonte à 1991. Cet enregistrement intéressera probablement les fans purs et durs du musicien américain puisqu’il n’a jamais été publié auparavant. La musique de Lofgren est le fruit d’un mélange de rock, blues et country. Le fan de hard rock que je suis retiendra les superbes soli de guitare. Pour le reste, « Cry Tough » devrait probablement plaire aux fans de Springsteen ou de Tom Petty.

Je m’excuse humblement auprès des fans de Monsieur Lofgren qui trouveraient cette chronique insuffisante. Les goûts et les couleurs… je ne vais pas vous faire un dessin.

 

Groove Armada

White Light

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Musiczine n’avait pas reçu « Black Light », le cinquième opus du duo anglais Groove Armada, un disque déjà paru en février 2010. Difficile donc de chroniquer ce « White Light ». Et pour cause, il s’agit d’une version remixée de quelques uns de titres qui précèdent la sortie de « Lumière noire ». Première constatation, les featurings sont plutôt médiocres. Un exemple ? L’horrible Nick Littlemore d’Empire Of The Sun. Les tracks lorgnent parfois vers Jimmy Sommerville. Et quoique robustes, les synthés abusent de clichés. Paradoxalement, « Not Forgotten » (impliquant pourtant l’horrible Littlemore) m’a procuré une drôle de petite sensation. A cause de quelques beats qui produiraient de bons effets sur les dancefloors. Les compos libèrent d’ailleurs de l’énergie, mais pas vraiment de nature à me sensibiliser. Je m’abstiendrai donc de tout commentaire complémentaire, en laissant ce soin aux inconditionnels de Groove Armada. Ils seront certainement plus constructifs.

Demian Clav

Nightfall Prayers

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Dès l'intro, surgit déjà, entre deux bandes froissées, le fantôme de Syd Barrett. Et il hante constamment l’esprit évanescent de ce disque sorti en 2009. L’expression sonore de cette formation française est empreinte d’une mélancolie certaine et d'une certaine mélancolie.

Vaguement cold wave dans l'âme et parfois noisy en background, chacun des titres se compose comme une bande son épique d'un grand film choral. Souvent théâtrale, la musique de Demian Clav peine à sortir de certains clichés grandiloquents et irrite parfois (« Me, myself and I (you »)

A l'auditeur de fermer les yeux et de se laisser guider. On peut s'amuser à retrouver à quel film appartient tel passage, tel dialogue, tel intro de chanson ou se laisser bercer sans demander son reste. Dans un univers ou Syd Matters, on se dit que finalement, Roger matters aussi...

A noter que « Wisteria Lodge », troisième opus du groupe, est paru en 2010.

 

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