La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

The Big Pink

Tapes

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Tout baigne pour The Big Pink. Après s’être vu décerner le ‘Philip Hall Radar Award’, une récompense attribuée par le journal musical anglais New Musical Express, pour la publication de son premier opus, « A Brief History Of Love », Milo Cordell, moitié du duo indietronic, s’est chargé d’élaborer un mix pour le label teuton !K7. Pas mal quand même…

« Tapes » et sa pochette, c’est du grand art. De quoi inciter clairement à pousser le son. The Big Pink et sa police Walt Disney. The Big Pink et tous ces petits éléphants psychédéliques tirés du classique « Dumbo ». On n’y est pas insensible. Par contre les tracks ne sont pas vraiment de mon goût. Zut ! J’ai beau faire l’effort mais les petites mélodies pop sur fond de gros beats freestyle minimalistes ne communiquent pas beaucoup de vibrations afin de remuer les jambes…

Pourtant The Big Pink, c’est hype. Oui mais chez qui ? « Tapes » n’a vraiment rien de transcendant et malgré tout le respect que je porte à !K7 (NDR : et notamment ses trois furieuses galettes parues récemment pour célébrer leur anniversaire), il est temps que l’année se termine pour le label. Allez, s’il vous plaît, repartons sur de bonnes bases pour 2011 ! En vous remerciant !

 

17f

Tree Of Them

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Electron libre militant sur la scène indépendante suisse, Frédéric Merk participe à différents projets. Il change ainsi régulièrement de casquette, coiffant tour à tour celle de mixeur, de compositeur ou de musicien. Son dernier opus, le Veveysan, qui est également multi-instrumentiste (autodidacte), l’a réalisé en solo, même s’il a sollicité la participation de quelques collaborateurs pour atteindre son objectif.

Un projet qu’il a baptisé 17f. Se serait-il inspiré d’une unité de combat de l’aviation navale française ? On pourrait le croire ; et pourtant, ce n’est pas le cas. D’ailleurs, ce patronyme ne colle pas du tout au climat développé sur cet elpee. Pour être franc, il nage complètement à contre-courant. Et pour cause, « Tree of them » incarnerait plutôt un éloge au pacifisme et à la nature. L’électro/jazz de 17f est ‘ambient’ et évoque des paysages froids et enneigés. Hormis le morceau d’entrée, « Le sexe faible », l’expression sonore ne souffre pourtant jamais du syndrome de la monotonie. Elle est alimentée par une multitude d’instruments, tantôt conventionnels (saxophone, basse, guitare acoustique sur l’excellent « Receipt ») ou inidentifiables, qui se relaient judicieusement. On pense immédiatement à la scène islandaise, et en particulier à Mùm et Sigur Ros. Pourtant, c’est lorsque les nappes aériennes cèdent le relais au piano qu’on atteint le sublime. Sur « For a while », très exactement. Une compo plus mélodique, imprimée sur un tempo électronique minimaliste, sur lequel l’artiste suisse vient poser sa voix. A cet instant c’est le spectre de The Notwist voire de Postal Service qui se met à planer.

Empreinte de fraîcheur, atmosphérique, « Tree of them » est une œuvre de saison, à déguster au coin du feu, en observant tomber les flocons de neige.

(The) Silent Days

California (Ep)

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Derrière ce patronyme fleurant bon la Perfide Albion se cache en fait un quatuor typiquement ‘frenchie’, importé en ligne directe d’Epinal, petite ville vosgienne, à mi-distance entre Strasbourg et Dijon. De ce coin-là ne peuvent émerger que de bons crus…

(The) Silent Days est un quatuor, mais la tête pensante du combo se nomme Julien Bouchard, au four et au moulin et dans tous les bons coups, tant à l’écriture des textes qu’aux compositions musicales. Mais lorsque la troupe est réunie, elle manifeste une efficacité et une complicité redoutables.

Après avoir publié un excellent premier opus intitulé « I am nothing », en 2008, la formation a été invitée à assurer le supporting act des Stereophonics, lors de leur périple en Belgique et en France, au cours de l’hiver dernier.

Les critiques favorables fleurissent de toutes parts. Inspirés, surprenants, décomplexés, … les qualificatifs jaillissent de tous les médias et encensent ce jeune groupe naissant.

La barre a donc été placée très haut. Aussi (The) Silent Days envoie en éclaireur cet Ep de cinq titres, histoire de voir comment va réagir la presse, unanime il y a deux ans.

Force est de constater que le band n’a rien perdu de son talent. Ces cinq plages sont tout autant inspirées que les onze qui peuplaient leur premier elpee. La power-pop dispensée évolue, l’horizon sonore s’élargit encore, grâce notamment à des arrangements plus subtils, et les sonorités deviennent plus pop, plus aériennes.

Un coup dans le mille pour Julien Bouchard et son équipe.

Il n’y a plus qu’à patienter (pas trop longtemps, espérons-le) pour voir aboutir dans les bacs ce second album promis pour le début de 2011.

Frais et vraiment rafraîchissant. Excellent !

Shobaleader One

d’Demonstrator

Écrit par

Thomas Jenkinson alias Squarepusher est un solide pilier du label Warp. Un musicien raffiné et créatif. D’ailleurs, il aime surprendre. On le savait friand d’expérimentations sonores racées. Un homme, un seul capable de se mettre en danger face à ses élucubrations dont il a le secret. Toujours chez Warp, il nous propose un nouveau projet : Shobaleader One. Pour la circonstance, l’Anglais n’est plus solitaire. Ses nouvelles aventures, il a décidé de les partager au sein d’un line-up réunissant quatre autres musiciens qui se partagent synthés, guitares et drums, Squarepusher se chargeant des lignes de basse et de la voix.

Mais finalement, le résultat ne s’éloigne pas tellement de son elpee, « Just A Souvenir », publié en 2008. L’opus recèle des compos sculptées dans la mélodie pop, des chansons caractérisées par un recours au vocodeur, dans l’esprit d’un Daft Punk (« Plug Me In »). D’autres se couvrent d’accents jazzyfiants. Et je pense tout particulièrement à « Frisco Wave », dont les orchestrations de grattes acoustiques ont de quoi laisser rêveur. Une ligne de basse et un lead synth alimentent l’excellent « Cryptic Motion », une compo dont l’ambiance pétillante vous incite à secouer la tête

Loin des théories warpiennes, « d’Demonstrator » est une œuvre bien ficelée. Un petit délice qui mérite vraiment qu’on y pose une oreille attentive…

Smile (France)

Let’s Get Together

Écrit par

Bien qu’Oasis se soit désintégré et que les Dandy Warhols soient incapables de composer la moindre bonne chanson depuis quelques années, ces deux groupes continuent de bénéficier d’un statut de véritable culte, auprès de leurs aficionados. Et cette situation risque de durer, quelques années encore. Une formation hexagonale vient même d’imaginer le chaînon manquant entre ces deux formations : Smile ! Et ne souriez pas, ces Lillois prennent leur mission très au sérieux et ne manquent pas de talent. « Let’s Get Together » constitue déjà le second elpee du combo français. Autoproduit, il recèle toute une série de titres dont les frères Gallagher (« I’m Alive », « Let’s Get Together ») ou Courtney Taylor (« Shall We Overcome », « In My Mind »), seraient fiers d’avoir écrits. Et si « You’re a Junkie » est un tube en puissance, « Best Of You » est une véritable tuerie psyché ! La voix est plus vraie que nature et souvent filtrée comme le requiert implicitement le style. Les musiciens assurent des parties de guitares soniques très bavardes, tout en n’oubliant pas d’y ajouter quelques inévitables clappements de main ou des interventions d’orgue vintage. Si vous attendez la sortie du premier opus de Beady Eye, le nouveau combo de Liam Gallagher, « Let’s Get Together » devrait vous permettre de patienter. Par contre, si vous privilégiez l’originalité, il est préférable de passer votre chemin…

 

Picastro

Become Secret

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Après un petit tour infructueux au sein de la maison Polyvinyl en 2008 (« Whore Luck »), Picastro revient chez papa et maman. La famille Monotreme (65daysofstatic, Nedry,…) ne s’est donc pas fait prier pour accueillir à nouveau l’un de ses enfants chéris, l’un des plus délicats mais parfois aussi des plus complexes. Pour se faire pardonner son départ précipité, Picastro a rétrocédé, en guise d’amende honorable, neuf nouvelles mélopées aigres-douces, torturées et fragiles. « Become Secret », situé quelque part entre ‘Haunted Folk’ et ‘Sleep Rock’, ne fera sans doute pas plus de remous que ses trois précédents opus. Mais ceux qui auront la bonne idée de jeter une oreille à l’un des secrets les mieux gardés de Toronto, découvriront un univers délicat, parfois inquiétant, qui n’a rien à envier à des Cat Power ou Charalambides. Une toute belle œuvre, mais à éviter en cas de coup de cafard.

 

Lorn

Nothing Else

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Marcos Ortega, alias Lorn. Hormis le fait qu’il soit originaire de l’Illinois, difficile de choper des infos sur l’homme derrière ces quatre lettres. Ce qui n’est pas vraiment d’une importance capitale lorsque l’on écoute « Nothing Else », un disque à la fois sombre, direct et énigmatique. Premier artiste émanant d’une ville autre que L.A. à être publié sur Brainfeeder, le label d’un certain Flying Lotus, Lorn suit les traces de son mentor en proposant un Dubstep agité, plus riche, plus étoffé, plus original que celui de la plupart de ses contemporains. On pourrait même parler de ‘Deepstep’ tant les morceaux de Lorn ne se contentent jamais du minimum syndical,  ce desespérant minimum qui étaye les soirées pseudo-‘dubstep’. « Nothing Else » mise tout sur son atmosphère pesante, ses breaks envoyés tel un poing dans la tronche et ses beats électroniques qui semblent avoir été créés dans l’obscurité la plus totale. « Nothing Else », masterisé par Clark, fera bander les fans de Flying Lotus, The Glitch Mob, DJ/rupture ou Hudson Mohawke. En un peu plus de 30 minutes, Lorn largue une pure bombe. Rien d’autre.

 

Chilly Gonzales

Ivory Tower

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« Ivory Tower » est bien plus qu’un simple album. La septième œuvre de Gonzales est en fait la supposée bande-son du long métrage éponyme d’Adam Traynor (Puppetmastaz), mettant en scène le musicien et ses proches amis Feist, Peaches et Tiga. ‘Supposée’ car enregistrée bien avant le tournage du film. Produit par Boys Noize, « Ivory Tower » met à nouveau en exergue le talent indéniable du Canadien au piano. D’ailleurs, qui ne se souvient pas du gracieux « Solo Piano » publié en 2004 ? Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de jolies compositions épurées mais d’une œuvre pop aux accents très électroniques.

Mais que ceux qui s’attendent à des beats pompiers en lisant le nom du producteur du nouveau projet de Gonzales soient prévenus. « Ivory Tower » évolue à des années-lumière des productions habituelles de Boys Noize, même si sa patte est des plus évidentes sur certains morceaux (« Smothered Mate », « Never Stop »). Jason ‘Chilly Gonzales’ Beck, entré l’an dernier dans le livre des records, après avoir accordé un concert marathon de 27 heures, propose ici un disque en dents de scie, dont seule une bonne moitié conserve une certaine raison d’être, en dehors du long-métrage (« Knight Moves », « Smothered Mate », « I Am Europe », « Never Stop » et « You Can Dance »).  

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