Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

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Chroniques

The Late Call

You Already Have A Home

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Les formations suédoises n’ont pas fini de nous étonner. Leur pays qui nous inspire le froid, nous propose des artistes qui réchauffent le cœur. Nous sommes donc en Suède. Le soleil vient de se lever sur la montagne et une légère brise caresse votre visage. C’est le cliché type qu’on entretient en évoquant les pays scandinaves. Et après voir écouté la musique de The Late Call, c’est cette image qui s’inscrit dans l’esprit.

S’il n’y avait qu’un nom à retenir ce serait celui de Johannes Mayer. Il écrit, compose et interprète ses propres chansons. Parfois soutenu par l’un ou l’autre collaborateur. En 2008, il signe chez Tapete Records. Ce qui lui permet de publier un premier album l’année suivante, « Leaving Notes ». Pour « You Already Have A Home », Johannes Mayer s’est entouré d’une véritable équipe de musiciens qui apporte une touche supplémentaire à ses compositions.

Dès la première chanson, « The Start Of Something New », le ton est donné. Ce mélange de chaud et de froid, de joie et de tristesse envahit le mélomane. L’album traduit une apaisante mélancolie et dépeint des textes sensibles et délicats. Même si la Scandinavie regorge d’artistes folk de ce type, on ne peut parler de déjà entendu pour The Late Call. Car le caractère intimiste et profond des morceaux est particulièrement troublant. Le tout est contradictoire. C’est beau, c’est triste mais on a plus envie de sourire que de pleurer à l’écoute de « You Already Have A Home ».

 

The Jolly Boys

Great Expectation

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Mais qui sont ces vieux musiciens posant fièrement auprès de leurs instruments, sur la photo reproduite sur la pochette de cet album ? The Jolly Boys ! Les papes légendaires du mento et les plus dignes représentants d’un courant musical jamaïcain antérieur mais bien moins notoire que le reggae. Le mento est une sorte de version calypso-folk du reggae, exécutée à l’aide d’un banjo, de maracas et d’une ‘rumba box’.

Formé en 1955, le groupe a rencontré un succès important dans son pays natal, mais également sur la scène internationale, au cours des années 80 et au début des années 90. Emmené par leur charismatique leader et chanteur Albert Minott, le combo est de retour aujourd’hui, 13 années après avoir publié son dernier elpee. « Great Expectation » réunit des reprises de morceaux rock que l’on aurait tant aimé entendre, au cours du dernier été. Leurs versions du « Rehab » d’Amy Winehouse, du « Ring of Fire » de Johnny Cash, de « Perfect Day » signé Lou Reed, du « Blue Monday » de New Order ou encore l’adaptation du « Riders on the Storm » des Doors sont en effet tout bonnement irrésistibles. « Great Expectation » constitue une des albums les plus frais et inattendu de cette année 2010 ! Curieusement, il est l’œuvre de vieux briscards jamaïcains. Frais comme un bon Mento (NDR : jeu de mot, je le concède, facile et pas terrible mais tellement vrai) ! « Great Expectation » ou la naissance du mento contemporain…

H.E.A.T.

Freedom rock (b)

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La presse Classic Rock, tout comme les fans d’Europe et de Danger Danger, ne tarissaient pas d’éloges cette formation suédoise, née en 2007, lors de la sortie de son premier elpee. Difficile de revenir plus aux sources que ne le font ces inconditionnels du hard FM et mélodique. Ce deuxième effort remet le couvert : claviers, gros son et refrains immédiatement mémorisables. Un hard rock un peu poussiéreux, malgré ces treize nouveaux titres qui réjouiront celles et ceux qui ont flashé sur « The Final Countdown » ou « Livin on a Prayer ». Ils sont jeunes et maîtrisent parfaitement leur matière. Les plans de guitares tiennent la route. Et les hits en puissance font mouche. Depuis l’entêtant « Black Night », qui voit Tobias Sammet s’en donner à cœur joie, jusqu’au séduisant « Who will stop The Rain ». Bien sûr, on n’échappe pas aux inévitables ballades (« Shelter » et « Everybody wants to be Someone »), mais le combo ose également se frotter au boogie ; et en particulier tout au long de l’endiablé « High on Love », qui vous redonne la patate. Une ombre au tableau, cependant : Kenny Leckremo, le chanteur à la forte personnalité, a quitté le groupe depuis. On comprend ainsi mieux le titre de l’album. 

Ronnie Earl

Spread the love

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Ronnie Earl est un artiste majeur. C’est de notoriété publique. De son véritable nom Ronnie Horvath, Earl est né dans le quartier du Queens à New York, en 1953. Son cursus scolaire est plus que respectable, puisqu’il achève ses études, en 1976, à l'Université de Boston. Ce qui ne l’avait pas empêché de se consacrer à la guitare. Et même de manière intensive. Il apprend beaucoup en écoutant le blues d'Otis Rush et de l'harmoniciste Big Walter Horton. Il entame sa carrière musicale, à Boston, au sein du backing group de Johnny Nicholas, the Rhythm Rockers. Et sévit ensuite chez les Bluetones du chanteur/harmoniciste Sugar Ray Norcia. En 1978, il rejoint le Roomful of Blues, le big band de Providence, dans le Rhode Island, pour y remplacer Duke Robillard. Il y séjournera jusqu'en 1986 ; mais en même temps, il entame une carrière individuelle En 88, il monte ses Broadcasters, formation au sein de laquelle figurent, au départ, le chanteur Darrell Nulisch et l'harmoniciste Jerry Portnoy. Depuis, il a publié un nombre impressionnant d’albums. Que ce soit pour les labels Black Top, Bullseye, Telarc, Stony Plain, et j’en passe.

Lorsqu'il aborde le slow blues, Ronnie adore dédicacer. Une intention qu’on retrouve dans les titres de ses compos : "Blues for... Jimmie and Jesse, for Bone, for Robert Jr, for the West Side, for Henry, for Martin Luther King, for Shawn, for Otis Rush, for the Homeless, for J, for Fathead, for the South side…", autant d'hommages rendus à des artistes, des styles ou des causes. Si Ronnie est un brillant musicien il est aussi avant tout un homme, un humaniste, à la sensibilité exacerbée, à l'inspiration débordante, puisant autant dans le blues que le jazz, et se servant même parfois des rythmes exotiques. Sa musique est celle de ses sentiments, de son corps, de son cœur, de son âme. Ronnie ne chante pas et si dans le passé, il est régulièrement parvenu à s’entourer d'excellents vocalistes, sa musique est avant tout instrumentale. Et très souvent, il laisse libre cours à ses collaborateurs, pour s’exprimer.

Pour enregistrer ce nouvel opus, Dave Limina est préposé aux claviers, Jim Mouradian à la basse et Lorne Entress aux drums. Earl puise dans le catalogue d'Albert Collins, dès le premier titre. "Backstroke" démontre déjà que l'essence même de cette œuvre repose sur les échanges à très haut niveau entre les cordes d'Earl et les claviers de Dave Limina. Ronnie parvient à restituer le style en picking du Master of the Telecaster. Première étiquette, "Blues for Dr Donna" est une déclaration d'amour qu’il adresse à son épouse Donna. Un blues tout en feeling et douceur, caractérisé par son toucher tellement délicat. Il effectue ensuite des lectures très personnelles de compos notoires, telles que le "Chitlins con carne" de Kenny Burrell, au cours desquelles il emprunte à Carlos Santana ainsi que le "Cristo Redentor" de Duke Pearson, un moreau popularisé par la version de Charlie Musselwhite à l’harmonica. Et il faut avouer que cette adaptation est majestueuse. Ronnie entame ensuite une séquence découpée en trois chapitres, "Happy", "Patience" et "Miracle". Un enchaînement proposé sous la forme d’un testament musical ; car cette musique qui lui vient du cœur, de l'âme et de l’esprit, il l’exécute en affichant cette technique impeccable et immaculée, qui le rapproche tellement de Carlos Santana. Faut dire qu’il émane une même spiritualité des deux musiciens. Limina adopte un style réminiscent de Booker T pour attaquer "Happy", une plage empreinte de bonne humeur. "Patience" campe un superbe blues lent. Enfin, "Miracle", parcouru par les interventions cathédralesques à l’orgue de Limina, ponctue cette trilogie. Les échanges entre Ronnie et Limina sur "Spann's groove" nous rappellent ceux, divins, opérés entre Muddy Waters et Otis Spann, et nous projettent ainsi dans le passé glorieux de Chicago. Sa conception très personnelle du blues, qu’il teinte de jazz et parfume d’exotisme, refait surface lors des tempos lents. A l’instar de "Skyman", au cours duquel il adresse manifestement un clin d'œil au regretté Duane Allman. Puis sur "Tommy's midnight blues". Et enfin tout au long d’"Eleventh step to heaven", une onzième marche qui mène au Paradis, et dont le parcours est balisé par l’excellente intervention de l'invité Paul Kochanski, à la basse. Davantage imprégné de jazz, "Ethan's song" met surtout en exergue le talent de Mr Limina. Il reste encore deux hommages. Tout d’abord, "Blues for Slim", qu’il adresse au remarquable Eddie Jones, dit Guitar Slim ; et, enfin, sous une forme acoustique, le traditionnel "Blues for Bill". Manifestement, Ronnie Earl possède un sens aigu du perfectionnisme…

 

Donna Regina

The Decline of female happiness

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Non, ne vous inquiétez pas, Donna Regina n’est pas une énième folkeuse sorti du fin fond de son patelin américain. Et ce n’est pas davantage une autre pâle copie d’Alela Diane ou de Cat Power. Donna Regina n’est pas une femme (du moins pas à part entière). Donna Regina n’est même pas italienne. Non, malgré tout ce que l’on pourrait imaginer, Donna Regina est un groupe allemand. Formé en 1992, par le couple Janssen, il sera rejoint quelque temps plus tard par un troisième larron. Un trio qui n’a jamais rencontré de réelle notoriété en dehors du territoire teuton. Il faudra attendre 1999 et leur signature sur le label allemand Karaoke Kalk pour enfin s’exporter. Cependant, on ne peut pas dire que le groupe jouisse d’une grande notoriété internationale. « The Decline of female happiness » constitue cependant, déjà, leur sixième opus.

La substance sonore dispensée par le trio baigne dans les eaux troubles de l’électronica et du folk. Donna Regina possède une très jolie voix. Douce et apaisante. Bien mise en évidence, on a l’impression de retrouver un Grandaddy conjugué au féminin. Et le titre maître, ainsi que « Perfect Stranger » en sont certainement les titres les plus significatifs. Les samples se mêlent parfaitement aux lignes de guitares acoustiques, de piano et de xylophone. D’autres titres sont cependant plus électroniques. La voix est alors malheureusement trafiquée. Triste quand on possède une chanteuse de cette trempe. La guitare laisse alors place à des nappes électroniques et aux synthés. Dommage car le mélange électro-folk était tout simplement parfait. Donna Regina s’engage alors dans une veine plus trip hop rappelant davantage Portishead. Malheureusement à ce petit jeu là, les Allemands sont beaucoup moins convaincants. 

Album en demi-teinte donc pour Donna Regina. Pourtant, lorsque guitare, piano et voix dépouillée de tout effet, sont au rendez-vous, leur musique parvient à nous faire oublier la disparition du groupe de Jason Lytle ; mais quand le groupe oublie l’aspect organique, ses morceaux se révèlent tout à fait dispensables.

 

Black Space Riders

Black Space Riders

Écrit par

‘Nous sommes transportés dans une autre dimension, une dimension faite non seulement de paysages et de sons, mais surtout d’esprits. Un voyage dans une contrée sans fin dont les frontières sont notre imagination. Un voyage au bout des ténèbres, où il n’y a qu’une seule destination : La Quatrième Dimension’.

Cette phrase tirée du générique de la série culte des années soixante « The Twighlight Zone / La Quatrième Dimension »  résume parfaitement l’état d’esprit dans lequel il est nécessaire de se plonger pour profiter pleinement de l’écoute du premier album des ‘space-rockers’ allemands de Black Space Rider. Inutile de rêver d’un périple confortable, l’arrière-train calé dans le siège rembourré du poste de pilotage de l’‘Enterprise’ ou du ‘Faucon Millenium’, les Black Space Riders, sont des bikers cosmiques, ils arpentent la voie lactée tous feux éteints, au son tonitruant du doom rock sidéral.

Intéressé par la ballade ? Rien n’est plus simple. Un petit coup de ‘kick’ sur la touche ‘play’ de votre lecteur et vous foncez à travers l’espace intersidéral au guidon d’une ‘Astral Davidson’. Le moteur ronronne à la vitesse de la lumière, boosté par les divagations soniques de quatre Riders : JE (chant/guitare), SLI (guitare/chant), SAQ (basse/chant) et CRIP (batterie/percussions/chant).

« Space Bomb » donne le ton. Le début de votre périple sera heavy et psychédélique. Un démarrage envoûtant qui n’est pas sans rappeler les débuts d’un certain Monster Magnet. Etape suivante : une ligne de basse monstrueuse introduit le riff doom, ondulant et hypnotique de « Black pt. II Space In Black ». Soudain, la vitesse s’accélère et « Stoned Bikers In Space », dans un style coincé quelque part entre Motörhead et Black Sabbath, vous fait du bien où ça fait mal. L’ivresse de l’espace vous gagne et le tempo hypnotique de « Hide From The Spacelight » vous invite à planer comme sur un titre des Doors. « Black Book Of Cosmic Salvation Part 2: I, Black Space Messiah », évoque le désert rock de Kyuss. La froideur noire de l’espace interstellaire est aussi intense que l’aridité des immensités désertiques d’Arizona. Mais l’espace est aussi un lieu où règnent la violence et la haine. La basse attaque, sale et hargneuse (NDR : Darth Lemmy aurait-il un fils caché au sein des Black Space Riders ?) C’est « Voodoo Spaceship », un titre rageur qui ferait même pogoter Jabba Le Hut ! La fin de votre odyssée est proche. Tout au long de votre périple vous avez senti la présence d’Hawkwind, le célèbre pirate de l’espace. Sa patte cosmique vous fait encore vibrer sur « Ride On, Black Space Rider » et « Lonely Space Trucking Man ». Il est temps de revenir sur terre. « Space Trilogy Part 1, 2 et 3 », dernier hommage au heavy rock spatial de Blue Öyster Cult ferme sur vous la porte des étoiles.

Le disque est terminé. Votre voyage aussi. Il a duré une heure. L’une des plus belles heures de votre vie.

Anoraak

Wherever The Sun Sets (a)

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Frédéric Rivière alias Anoraak nous vient de France. Il s’illustre lors de la sortie de l’Ep « Nightdrive With You ». Et une première constatation s’impose rapidement : le Nantais est un amoureux des sonorités 80’s, dans un style évoluant quelque part entre chillwave et italo-disco. Anoraak nous propose son premier opus. Synth-pop(ulaire), il s’intitule « Wherever The Sun Sets ». Débordant de romantisme, il reflète une belle panoplie d’images de couchers du soleil.

Enregistré à Paris sous la houlette de Benoît de Villeneuve, cette rondelle est un long voyage aux sonorités ‘cheap’ et aux influences oscillant des Commodores à M83. On tente de contempler « Above Your Head », mais très vite les sons froids et analogiques que le Français tente de réchauffer, de sa voix mielleuse, provoquent des haut-le-cœur. « Don’t Be Afraid », son duo partagé en compagnie de Sally Shapiro, icône de la scène suédoise, pue la romance à l’eau de rose. Et ne parlons même pas de « Long Hot Summer Night » qui nous remémore les belles années d’‘Alerte à Malibu’, lorsque les gros seins de Pamela Anderson, courant sur la plage, ballotaient au rythme du générique.

En un tour de main et sans grande prise de risques, Anoraak est parvenu à pondre un bon disque cul-cul comme on les déteste. En voilà encore un qui va réussir à faire chavirer quelques cœurs en manque de soleil et d’amour. Heureusement, ce n’est pas mon cas…

 

Rocky Votolato

True Devotion

Écrit par

Très souvent, lorsqu’ils déposent leurs armes électriques, les héros musicaux les plus violents se muent facilement en compositeurs folk talentueux. Rocky Votolato en est un nouvel exemple. Au sein de Waxwing, il s’époumonait en déversant un mélange de post-hardcore, de punk et de métal. Une aventure qu’il avait entamée en 1996, en compagnie de son frère, Cody, guitariste des formidables et tout aussi énervés Blood Brothers. Après avoir puisé le suc de ses influences, chez Jawbreaker et Fugazi, pendant de nombreuses années, ce natif du Texas, élevé à Seattle, a décidé de débrancher ses amplis en 1999, afin de se lancer dans une aventure folk, ma foi, fort classique. Un peu dans l’esprit de Damien Jurado, même si Rocky est manifestement moins doué. Ce qui ne l’a pas empêché de publier 6 albums dont le très réussi « Makers », en 2006. Son précédent opus, « The Brag and Cuss » remonte à 2007. Et « True Devotion » s’inscrit dans la même lignée. Rien de révolutionnaire, mais un songwriting sis à mi-chemin entre la country alternative et le folk. Néanmoins, si aucune compo ne fait vraiment la différence, l’ensemble tient parfaitement la route. Et est surtout très agréable à écouter. Notamment à cause de la voix chaleureuse de Votolato. Mais perso, j’estime que les compos les plus convaincantes sont aussi celles au cours desquelles le rythme est plus enlevé. « Fragments » et « Red River » en sont d’ailleurs les plus belles illustrations. Chassez le naturel…

Si l’opus ne manque pas d’allure, un zeste de folie, de fougue, voire d’électricité, lui permettrait vraiment de faire la différence. Et pourquoi ne demanderait-il pas conseil à son frangin ?

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