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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Ora Cogan
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Chroniques

Tony Holiday

Soul service

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Issu de la scène musicale contemporaine de Memphis, Tony Holiday est un jeune chanteur/harmoniciste. Il s’était illustré, début 2019, lors de la sortie de son premier opus, "Tony Holiday's Porch sessions", une œuvre qui réunissait des sessions improvisées devant l'entrée des maisons de différents artistes, avec la présence constante de Tony et son partenaire, Landon Stone.  Ce qui avait tapé dans l’oreille d'artistes confirmés comme Charlie Musselwhite et James Harman. On lui reconnaît de multiples talents, dont l'authenticité et le réalisme, mais également une attitude héritée des anciens. En outre, la sonorité de sa musique semble unanimement appréciée. Enfin, Tony aime tout spécialement le blues traditionnel et la soul.

Il a pris rendez-vous au studio Zebra Ranch, de la famille Dickinson, dans le Mississippi, avec son ami gratteur Landon Stone, une section rythmique ainsi que le claviériste Victor Wainwright. Ori Naftaly (NDR : d’origine israélienne, ce guitariste s’est établi Memphis où il a fondé sa formation, Southern Avenue, hébergée sur le label Stax) se charge de la mise en forme.

Imprimée sur un mid tempo, "Payin' rent on a broken home" est une entrée en matière solide. Abrasé par l'harmonica, ce blues nous plonge dans une ambiance Westside blues soul de Chicago. Shuffle bien ficelé, "She knocks me out" évolue sur une rythmique constante alors que les cordes de Naftaly et le piano de Wainwright s’animent. Naturelle, la voix de Holiday est impeccable. Le son de l'harmo est puissant, l'envol des cordes, déterminant, tout en maîtrise et assurance. L’elpee recèle des plages plus cool et même indolentes. A l’instar de "The hustle", du tendre "Day dates" ainsi que d’"It's gonna take some time", un morceau soul repris en chœur devant les interventions délicates du piano de Victor. Cordes acoustiques et ivoires alimentent "Good advice", un titre qui baigne dans l’americana. Jazz et swing bercent "Checkers on the chessboard", une compo rafraîchissante hydratée par l'harmonica chromatique (NDR : cette tonalité !), la ligne de basse, le piano électrique et les cordes. De toute bonne facture, cet LP s’achève par le saignant "Ol' Number Nine", une plage qui met une dernière fois en exergue le talent de souffleur de Mr Holiday.                                                          

The Mighty Mojo Prophets

Sounds from the jungle hut

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Etabli à Long Beach, au sud de Los Angels, The Mighty Mojo Prophets a été fondé en 2007 par le chanteur Tom ‘Big Son’ Eiliff et le guitariste Mitch Dow. Ils se partagent également l’écriture des compos. A ce jour, le band a publié quatre albums : "Mighty Mojo Prophets", en 2011, "Flyin' home from Memphis" en 2013, "Record Store" en 2016 et ce "Sound from the jungle hut", en mars dernier. Le line up du combo implique également l’harmoniciste Tom Richmond, le claviériste Mike Malone, le bassiste Dave Deforest et le drummer Johnny Minguez.

Imprimé sur un mid tempo, "Cold december" ouvre l’elpee. La voix colle parfaitement au morceau et trois billets de sortie sont déjà accordés à l'harmonica, l'orgue et la guitare. Excellent, "Jungle hut" est dynamisé par les percussions tribales, alors que le souffleur brille de mille feux. Mais le MMP est aussi capable d’élever le rythme. A l’instar du rockab’ boogie "Sweet to me", une compo stimulée par le piano roadhouse, alors que l’harmoniciste multiplie les éclairs fulgurants. Une situation qui se reproduit tout au long du rock’n’roll torride "Judged by 12". Les interventions de Tom Richmond sur l’instrument chromatique qui sévissent tout au long du Chicago shuffle "Smooth" évoquent le regretté William Clarke. Tout comme sur "Pawnshop bound", un morceau qui emprunte son riff au notoire "Help me". Tapissé par l’orgue Hammond, "Burnin' hell" campe un slow blues. Très soul, la voix de Tom est chargée de mélancolie. Et les cordes de Mitch Dow sont vraiment bouleversantes. Classique et délicieux ! Bien ficelé, "Shorty George" nous plonge dans le Westside de Chicago. L’opus recèle quelques ballades soul de bonne facture. Dont "Just the way it is". Et le long playing de s’achever par "Bela's ukulele", un instrumental classieux qui véhicule des accents exotiques et met à nouveau en lumière le talent des différents musicos…  

Shawn Pittman

Make it right

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Originaire de l'Oklahoma, Shawn Pittman réside depuis longtemps à Dallas. Âgé de 45 ans, ce guitariste appartient à une génération de gratteurs doués tels que Anson Funderburh, Mike Morgan ou encore Pat Boyack. Il a publié ses premiers elpees, "Burnin' up" et "Something's gotta give" (NDR : produit par Jim Gaines), à la fin du siècle dernier, sur le label Cannonball de Ron Levy. C’est à cette époque que Shawn décide de s’établir dans la capitale du Texas. Cependant, après avoir gravé une dizaine d’albums, il décide de faire un break. En 2013, il retourne dans l’Oklahoma pour y suivre des cours en informatique. Mais il est toujours contaminé par le virus de la musique (NDLR : ouf !). Ainsi, en 2018, il enregistre un nouvel opus en compagnie de son ami, le batteur Jay Moeller (Fabulous Thunderbirds). Intitulé "Everybody wants to know", il sort sur le label allemand Crosscut. Et il vient de graver un nouvel LP, un disque qui vient de paraître chez l’écurie batave CBH.

Pittman est à la tête d’un trio, puisqu’il est soutenu par le Turco-allemand Erkan Ozdemir, à la basse, et son fils Levent, à la batterie. Les sessions se sont déroulées au studio Heyman, à Copenhague. Erkan jouit d’une solide expérience en tournée. Il a ainsi il a accompagné de nombreux artistes lors de leurs périples en Europe, dont Memo Gonzales (pour les Bluescasters), les gratteurs des Mannish Boys, Frank Goldwasser et Kirk Fletcher, Trudy Lynn, et Johnny Rawls, entre autres… Il a également monté The Ozdemirs, avec ses deux fils, le guitariste Kenan (26 ans) et le drummer Levent (25 ans). Shawn est un artiste taillé pour la scène. Il aime se produire en live et a d'ailleurs déjà accompli trente tournées sur le Vieux Continent !

Dès "Done tole you so !", on entre directement dans le vif du sujet. Un blues rock imprimé sur un mid tempo dont les accents texans semblent empruntés à ZZ Top, même si la voix est moins déjantée, plus juvénile. Et Shawn en profite pour s’autoriser une sortie cool sur les cordes. Les envols de guitare dispensés tout au long de "Finger the trigger" sont manifestement inspirés par Albert King. "Make it right" s’enfonce au cœur du boogie pur et dur. Le son est métallique, volontiers primaire, inspiré des collines du Mississippi. Une attaque rudimentaire et sale qui est reconduite sur le lancinant "I feel good". Particulièrement soudée, la section rythmique imprime un Diddley Beat tout au long de "There will be the day", alors que la basse ronflante d’Erkan facilite l’envol de cordes. Caractérisé par son intensité dramatique, le blues lent "How long" est inspiré par Otis Rush et Magic Sam. Shawn opère deux incursions dans le swamp blues louisianais à travers "Let it go" et le superbe "Fair weather friend", digne de Slim Harpo, deux pistes bien cool. Le long playing nous réserve encore deux bons shuffle texans. Tout d’abord, "Woke up screaming", abordé à la manière de Stevie Ray Vaughan, et en finale "I'm done", une compo allègre chargé de groove. Ses Ozdemirs le poussent alors à slider comme Hound Dog Taylor… 

Ghostpoet

I grow tired but dare not fall asleep

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Ghospoet, c’est le projet d’Obaro Ejimiwe, un Londonien d’origine africaine. Un artiste engagé et particulièrement actif, puisqu’outre ses cinq elpees gravés depuis 2011, ses remixes et ses multiples collaborations, il a ouvert un café/club à Margate, pour y organiser des concerts le soir et lancé une station de radio afin de les diffuser.

« I grow tired but dare not fall asleep » constitute bien son 5ème LP. Un disque pour lequel il a reçu le concours de plusieurs vocalistes (NDR : s’inspirant d’une peinture du XVIIIe siècle de l'artiste anglo-suisse Henry Fuselli, l’image de la pochette reflète sa bienveillance pour la féminité), dont Polly Mckay (Art School Girlfriend), Delilah Holiday (Skinny Girl Diet), Katie Dove Dixon et SaraSara, cette dernière déclamant sur un tempo martial  et dans sa langue maternelle (le français), en intro de « This train wreck of a life », avant qu’entre quiétude et tourment, le morceau ne glisse vers une forme de trip hop. Un climat qu’on retrouve sur l’oppressant et énigmatique « Concrete pony », même si le tempo évoque plutôt Gang of Four.

Particulièrement sombres, angoissantes même, les compos abordent les thèmes de la solitude, de la sur-connexion, du désespoir, de l’incertitude et de l’anxiété face à la proximité de la mort. Notamment. Mais également du danger de la montée de l’extrême droite et du sort des réfugiés tout au long de « Rats in a sack », une plage enrichie d’arrangements de cordes. Des arrangements qu’on retrouve également sur l’introspectif « Humana second hand ». Lorsque la voix d’Obaro se fait gutturale, elle en devient incantatoire. A l’instar du cosmique « Breaking cover » ; ligne de basse tendue, accords de guitare douloureux et piano électrique dominant un sujet pourtant tapissé d’électronique. Les compos les plus expérimentales ne lésinent d’ailleurs pas sur les bruitages. Comme sur « Black dog got silver eyes », un morceau dont les incursions de cuivres jazzfyfiants sont inattendus, alors que profonde, la ligne de basse semble empruntée à feu Peter Principle, marchant ainsi sur les traces de Tuxedo Moon.

On épinglera encore « Social laceration », une plage lacérée (?!?!) de stridulations de gratte et dynamisée par un drumming à la fois ample et syncopé, le crépusculaire « Nowhere to hide now », une piste caractérisée par ses cordes de guitare déchirantes, sa basse gothique, ses claviers fluides et imprimée sur un tempo new wave ; mais surtout l’excellent titre maître. Mi-chanté, mi-parlé, entre post punk et cold wave, il se révèle fondamentalement rock dans le sens le plus alternatif du terme. Un excellent album, mais très susceptible de vous flanquer le bourdon… 

Green Day

Father of all motherfuckers

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Le mois de mars devait sonner le départ d’une nouvelle tournée pour Green Day. Hélas le sort en a décidé autrement… Le début de l’année s’annonçait pourtant sous de bons auspices pour le groupe, qui voyait paraître son dernier album.

Si le titre retentit comme une énième provocation, dont seul le groupe semble avoir le secret, il n’en demeure pas moins surprenant. Et semble s’inscrire, à premier abord, dans l’esprit du très évocateur « God hate us all », un LP de Slayer, gravé en 2001. 

« Father of All Motherfuckers » nous entraîne au sein d’un univers aux sonorités hétéroclites, très éloignées de celles que nous avions rencontrées à travers leurs long playings précédents.

Le voyage se veut plutôt court, puisque les 10 titres qui le composent ne dépassent pas 26 minutes.

Les orfèvres du rock parviennent pourtant à nous captiver dès les premières notes de l’abrasif « Father of All… », une plage qui donne le ton à la suite de l’opus. Les riffs de Mik Dirnt se mêlent aux effets radiophoniques de la voix de Billie Joe. Et elle s’enflamme pour attaquer l’incandescent « Fire, Ready, Aim » ponctué de ‘handsclaps’. A noter que ce morceau a été révélé au public lors d’un match des New Jersey Devils, et en est même devenu l’hymne officiel de la National Hockey League…

Si certains ont déploré l’absence de paroles très engagées politiquement, philosophie qui était ancrée dans leur esprit, « Oh Yeah ! » prouve que les musicos n’ont pas, pour autant, renié leurs convictions. Aussi, les oreilles attentives reconnaîtront la reprise du sample de Joan Jet dans « Do you wanna touch me », coécrit avec le sulfureux Garry Glitter. Billie Joe avait alors révélé, au cours d’une interview, que les fonds récoltés pour ce titre seraient reversés à des associations venant en aide aux victimes d’abus sexuels.

La transition s’opère sur le très pop/rock à coloration sixties « Meet me on the Roof », une piste adoucie par les interventions du piano ; ce qui lui confère une impression de légèreté.

Une certaine effervescence adolescente envahit le mélomane à l’écoute de « I was a Teenage Teenager ». Outre le fait que ce soit un des morceaux les plus entêtants de cet LP, il est également un des plus travaillés. Le groupe souffle également un vent de nostalgie tout au long de « Stab you in the heart » en s’inspirant du riff de « Jailhouse Rock » lors du refrain, alors que la mélodie lorgne carrément vers les Fab Four…

Green Day, prompt à expérimenter de nouvelles sonorités atypiques, ne renie pas pour autant ses origines. A l’instar du morceau punk « Sugar Youth » et de l’épatant « Take the money and crawl », deux compos qui réverbèrent des accents empruntés à « She’s a rebel », titre qui figure sur l’excellent album « American Idiot ».

« Graffitia » referme la plaque sur une note frénétique autant audacieuse que festive réminiscente d’« I fought the law » du Clash. Les paroles de Billie Joe semblent véhiculer une certaine forme d’insouciance. A ce sujet, lorsqu’il avait été interrogé sur la nature de ce message, il avait répondu : ‘Il célèbre le rythme de vie de ceux qui n’ont rien à foutre’.

Ce n’est pas le meilleur album de Green Day, mais le combo a le mérite d’expérimenter. Avec panache ! Et si le chiffre 13 est frappé du sceau de mysticisme, « Father of All Motherfuckers » lui fait bel et bien honneur.

Rolling Blackouts Coastal Fever

Sideways to new Italy

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Le titre du deuxième opus de ce quintet issu de Melbourne est emprunté au village New Italy, sis dans la Nouvelle-Galles, au sud de l’Australie, tout en rendant hommage au passé des migrants italiens du siècle dernier. Lors des sessions, et pour la première fois, le band a reçu le concours d’un producteur externe, en l’occurrence Burke Reid (Courtney Barnett, The Drones, Julia Jacklin, …)

Si le remarquable « Hope downs » s’inscrivait dans la lignée de la scène ‘Dunedin sound’ du label néo-zélandais Flying Nun, dont les artistes ont marqué la scène indie des 80’s (NDR : pensez à JPS Experience, The Chills, The Verlaines, Bailter Space ou encore Able Tasman), tout en intégrant quelques références puisées chez Go-Betweens, « Sideways to new Italy » s’ouvre de nouveaux horizons sonores. Plus pop et à la mélodie aussi soignée qu’accrocheuse. Un peu dans l’esprit de Big Star et parfois de Felt. A l’instar de « Falling thunder » ainsi et des ensoleillés « Play » et « Beautiful steven », ce dernier se distinguant par sa ligne de basse particulièrement mélodique. Une ligne de basse qui se met à palpiter sur le délicat « Sunglasses at the wedding », un morceau qui lorgne carrément vers Belle & Sebastian ; la présence d’un synthé et surtout les harmonies vocales, accentuant cette impression. Mais ce sont les plages plus enlevées (ou post punk, si vous préférez), caractérisées par les conjugaisons de guitares savoureusement discordantes, tintinnabulantes, chatoyantes, carillonnantes ou même turbulentes qui font la différence. Depuis le swinguant, chargé d’électricité cinétique, « The second of the first », une piste propulsée par la section rythmique, au percutant et dépouillé « Cameo », en passant par le sémillant « The only one », un titre imprimé sur un tempo new wave, l’ondoyant « Cars in space », hanté par Paul Westerberg » ainsi que le single « She’s there ». Enfin, romantique, tramé sur une guitare sèche jouée en picking », « Not tonight » aurait pu figurer au répertoire des Go-Betweens. On y revient. Bref, un chouette album, même s’il n’atteint pas l’excellence de « Hope downs ». Mais il est fort à parier que R.B.C.F. est en marche vers la gloire…

Orwell

Parcelle brillante

Écrit par

En vingt années d’existence, le projet de Jérôme Didelot compte plusieurs albums dont « Parcelle brillante » constitue déjà le 6ème. 

A l’instar de « Dérivation », titre atmosphérique qui ouvre l’elpee, la pop d’Orwell est richement instrumentée. Les cordes, les cuivres, les nappes de claviers se succèdent et/ou s’entremêlent au gré des titres. Derrière le chef d’orchestre, on compte plus d’une dizaine de collaborateurs dont Armelle Pioline (Holden, Superbravo), qui participe aux chœurs sur « Jamais assez ». Le natif de Nancy assure le chant des paroles qu’il a écrites. Pour ces dernières, il s’est inspiré des textes de l’écrivain américain de science-fiction Theodore Sturgeon. Si l’instrumentation est toujours aussi ample, les influences changent au fil des morceaux. Et par conséquent, les ambiances, aussi. On relève des traces de jazz sur « Rien ne pourra ne pourra me rendre sage », d’autres de musique africaine sur « Jamais Assez ». Parfois on pense à la formation hexagonale François & the Atlas Mountains ou encore à Orval Carlos Sibelius (la touche psyché en moins). Enfin, la production de « Parcelle Brillante » est particulièrement (trop ?) léchée. D’ailleurs, il faut bien avouer que s’il fallait émettre un bémol pour cet album, c’est clairement son manque de folie, cette absence de coup d’éclat qui lui communiquerait davantage d’âme... 

Wax Chattels

Wax Chattels

Écrit par

Formation néo-zélandaise, Wax Chattels se revendique groupe de guitares sans guitares… Une autre façon de prétendre concevoir du rock sans les ingrédients traditionnels ! Depuis sa base à Auckland, le trio aux aspirations nihilistes a décidé de ne pas caresser nos oreilles dans le sens du poil en se servant de basses buzzy, de grattes chargées de reverb’, de claviers dissonants et d’un drum kit aussi bruyant que possible. Pour Wax Chattels, le monde est un trou noir abyssal et sa musique est censée le refléter (« Facebook » ou « Stay Disappointed »). Vous l’aurez compris, mieux vaut être en forme avant d’écouter ce condensé de malaise sonique et cathartique enregistré dans des conditions live et expérimentales. Ereintant mais intéressant.

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