New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26651 Items)

L’apocalypse selon Bill Callahan…

Écrit par

« Apocalypse » ! C’est le titre du second album solo de Bill Callahan. Pour enregistrer ce nouvel opus d’americana pur jus, il a pris congé de son band, Smog. Le disque paraîtra ce18 avril. Plus que quelques jours à attendre…

 

Scum : le son qui tue !

Écrit par

En attendant la sortie de son premier opus, prévu pour fin août, la nouvelle signature du label Mute, S.C.U.M., offre un titre en téléchargement : "Summon the Sound", un morceau qui annonce la couleur : elle sera noire. Ce titre figurera sur « Forwards », une compile éditée par Mute, à l'occasion du Record Day Vinyl. Limité à 1000 exemplaires, ce recueil paraîtra ce 16 avril et recèlera des inédits de Can, Liars et Grinderman.

http://www.myspace.com/scum1968

240 Missils Airlines…

Écrit par

Qui a déclaré qu’il n’existait pas de groupes rock en France ? Il ferait bien de revoir son jugement. Missils Airlines en est la plus parfaite démonstration. Après avoir publié un premier album éponyme, « Miss Ils », en 2007, Missils Airlines revient avec « 240 », un nouvel elpee partagé en 10 morceaux rock dont les guitares tendues flirtent avec les sonorités electro.

http://www.missils-airlines.com/
http://www.youtube.com/watch?v=w-pcnxF-ytw
http://www.dailymotion.com/video/xhyzfl_paris-libere-missils-airlines_music
http://www.vimeo.com/21947319

 

La tentation selon Within Temptation…

Écrit par

Alors que le nouvel album de Within Temptation intitulé « The Unforgiving », est devenu ‘numéro 1’ le jour de sa sortie dans les charts rock en Amérique, Angleterre, Belgique, Hollande, France, Allemagne, Autriche, Finlande, Suède, Suisse et Portugal, il est maintenant entré dans le top 10 général des albums dans 10 pays, après seulement deux semaines !

« The Unforgiving » est inspiré d’une bande dessinée réalisée par Steven ‘O Connell (BloodRayne & Dark 48) et dessinée Romano Molenaar (Storm, Witchblade, Darkness, X-Men). Partagée en 8 épisodes, cette BD sera également publiée, tout au long de l’année, sur le site de Within Temptation.

Pour plus d’infos : http://www.within-temptation.com

Lien iTunes : http://itunes.apple.com/be/album/the-unforgiving/id422592578

Tracklist:

1. Why Not Me
2. Shot In The Dark
3. In The Middle Of The Night
4. Faster
5. Fire And Ice
6. Iron
7. Where Is The Edge
8. Sinéad
9. Lost
10. Murder
11. A Demon's Fate

12. Stairway To The Skies

 

Ladi6 : une nouvelle diva libérée

Écrit par

Le nouvel opus de Ladi6, la diva néo-zélandaise, paraîtra ce 27 mai. Il s’intitulera « The Liberation Of… » Elle avait été remarquée lors de ses collaborations opérées en compagnie de Fat Freddy’s Drop ; et son premier elpee avait recueilli d’excellents échos, dans la presse. Sera-t-elle capable de se libérer de ses références qui oscillent d’Erykah Badu à Lauryn Hill ? Seul l’album pourra nous le démontrer…

http://www.ladi6.com

 

Mathilde Renault : un talent en herbe…

Écrit par

Pour enregistrer son premier album, Mathilde Renault a reçu le concours de Khalid Kouhen, un percussionniste marocain qui avait déjà bossé pour Paddy Kelly, Manu Dibango, Jacques Higelin et Madjid Bekkas ; mais aussi la collaboration de Bert Cools, la violoncelliste Annemie Osborne et le contrebassiste Arne Van Dongen (Lais, Marka). Pop folk, la musique de la jeune artiste belge est teintée de jazz et de world music. Partagé en 12 plages et enregistre aux studios Dada à Bruxelles, « Cameleon Boat » sera dans les bacs ce 4 mai.

Pour plus d’infos : http://www.mathilderenault.com

 

Le folk de chambre de Dark Dark Dark

Écrit par

C’est ce 25 avril 2011 que paraîtra le nouvel opus de Dark Dark Dark. Ce sera leur second opus et il sera découpé en 10 titres. Son titre ? « Wild go ». Le sextet américain en profitera ensuite pour entamer une tournée européenne, qui leur permettra de jouer en supporting act de Black Heart Procession, Low ou The National. Chez nous, ils se produiront au Botanique le 19 mai et le 29 mai au Cactus Club de Bruges.

Tracklisting:

1. In Your Dreams
2. Daydreaming
3. Heavy Heart
4. Celebrate
5. Nobody Knows
6. Something For Myself
7. Right Path
8. Robert
9. Say The Word
10. Wild Go.

http://brightbrightbright.com/
http://www.melodic.co.uk/

http://www.myspace.com/darkdarkdarkband

Akro au Bleu Electrique

Écrit par

Teinté de blues, de soul et de rock, sur trame résolument hip-hop, le nouvel opus d’Akro s’intitulera « Bleu Electrique ». Le premier single, « Dans Mon Ordinateur » a été composé intégralement à l’aide d’un Mac. Par contre, les titres concoctés par DJ Mig One (Starflam, Orishas), Orfeo (James Deano) et Kid Creme & L’Inconnu (Scylla) ont été reproduits sur de véritables instruments.

http://www.bleu-electrique.com

Dates de concerts:

16 Avril - Hôtel de Ville de WavWavre
8 mai - Site de la Carrière d'Opprebais
17 mai - Dour Festival
23 août - Brussels Summmer Festival
15 octobre - Centre Culturel de Jette

 

Apparat transféré chez Mute !

Écrit par

Mute vient de signer Sascha Ring alias Apparat. Après avoir gravé 3 albums électro, très bien reçus par la critique et le public, sur le label allemand Shitkatapult, collaboré aux sessions d’enregistrement des disques de Modeselektor et d'Ellen Allien, et participé récemment à la confection de l'album du révéré DJ-Kicks, Apparat s'apprête à sortir son nouvel album, à la fin de l'été. Appara(mmen)t (il) s’aventurerait sur un nouveau territoire musical, où voix, instruments organiques soutiendraient des sonorités épiques caractérisées par une alternance entre crescendos et moments plus paisibles…

http://www.apparat.net/
http://www.myspace.com/apparat
http://www.facebook.com/apparat.official

 

Le Golden Paris Tour de Thos Henley

Écrit par

L’Anglais Thos Henley accordera 20 mini concerts acoustiques de 20 minutes, dans la rue ou dans des lieux atypiques, au sein des 20 arrondissements de Paris. 2 concerts par jour, 2 arrondissements par jour.

Toute les dates du tour parisien ci-dessous ou sur: http://www.thoshenley.com/ParisGoldenTour

Paris Golden Tour

Samedi 16 avril à 13h00 - XIe arrondissement
où? au Fargo Store, 42 rue de la Folie Méricourt

Samedi 16 avril à 19h00 - XIIe arrondissement
où? devant Le Baron Rouge (proche de La Place Aligre)

Dimanche 17 avril à 13h00 - XIIIe arrondissement
où? sur le Quai François Mauriac, devant la Dame de Canton

Dimanche 17 avril à 19h00 - XIVe arrondissement
où? 9 rue de la Gaîté, devant Les Tournesols

Lundi 18 avril à 13h00 - XVe arrondissement
où? Parc André Citroen, sur le quai javel

Lundi 18 avril 19h00 - XVIe arrondissement
où? esplanade du Trocadéro

Mardi 19 avril 13h00 - XVIIe arrondissement
où? devant le Théâtre Hébertot 78 bis, boulevard des Batignolles

Mardi 19 avril à 19h00 - XVIIIe arrondissement
où? Marches du Sacré Coeur

Mercredi 20 avril à 13h00 - XIXe arrondissement
où? Le Pavillon du Lac (Parc des Buttes Chaumont)

Mercredi 20 avril à 19h00 - XXe arrondissement
où? Bar de La Maroquinerie 17 rue Boyer

 

 

Anwynn

Newydd Wawr (Ep)

Écrit par

Repérés lors des éditions 2010 du ‘Metal Female Voices’ de Wieze et du ‘PPM Fest’ de Mons ou plus récemment, dans le cadre du Rock Sound Festival 2011 de Lessines, les Athois d’Anwynn confirment leur nomination au titre de nouvel espoir de la scène métal gothique épico-symphonique belge en nous proposant « Newydd Wawr ». 

Cette formation née en 2007, dont le patronyme signifie ‘l’Autre Monde’ en langage celte,  évolue depuis l’année dernière dans la configuration relativement peu commune du septuor. L’Ep quatre titres « Newydd Wawr » (‘La Nouvelle Aube’) marque une évolution considérable par rapport à la première démo, « Behind The Veil », parue en 2009. La horde sauvage se voit désormais renforcée par l’arrivée d’un second bretteur et surtout d’un imposant guerrier-hurleur. La ‘Nouvelle Aube’ est donc ici synonyme de ‘nouvelle dynamique’. Celle-ci repose trois éléments principaux :

1. Une section rythmique dévastatrice résultant des assauts réguliers de Wobi (basse) et Laurent (batterie).

2. L’union sacrée entre le clavier atmosphérique d’Astrid et les guitares de Wallace et Ben qui allient riffage mélodique du métal classique et brutalité du death métal. 

3. L’intrigante dualité entre les vocalises mezzo-soprano angéliques d’Amandine et les vociférations d’orque irascible de l’impressionnant Bouc.

La plaque, dont le son puissant a été mis en forme par Olivier Wittenberg (NDR : le batteur et compositeur principal de Manic Movement) balade l’auditeur, pendant une vingtaine de minutes, entre rêveries et légendes guerrières, en relatant les derniers jours des druides, les guerres claniques et la quête du Saint-Graal.

Sous le regard courroucé des dieux païens du métal, sept vaillants Hennuyers, imprégnés de culture celtique, redécouvrent les secrets de l’acier. Préparez vous à l’aube nouvelle !

 

Simon & Garfunkel

Bridge over troubled water (cd + dvd)

Écrit par

Pour célébrer le 40ème anniversaire de la sortie de l’album “Bridge over troubled water”, Columbia a décidé de le rééditer en coffret Deluxe. Un box qui réunit l’album original remasterisé, un ‘live’ immortalisé en 1969 et un Dvd consacré à des interviews ainsi qu’à documentaire intitulé ‘Songs for America’ et réalisé à l’époque par CBS.

Publié en 1970, « Bridge over troubled water » constitue le cinquième (NDR : si on ne tient pas compte de la B.O. de ‘The graduate’) elpee studio du duo new-yorkais. Ce sera aussi leur dernier sous ce format, malgré l’une ou l’autre reformations épisodique (NDR : elles donneront lieu à des prestations en public et à la gravure de certaines d’entre elles). Décrochant cinq ‘Grammy Awards’, en 1971, ce disque a été certifié à huit reprises disque de platine et est demeuré pendant 10 semaines au sommet des charts. C’est aussi celui qui recèle les incontournables « El condor pasa (If I could) », « Cecilia », « The Boxer », outre le titre maître. Un classique plus qu’un album culte ; mais que tout mélomane branché par l’histoire du rock se doit de posséder dans sa discothèque ou compactothèque selon.

Le second cd est découpé en 17 plages enregistrées lors d’un périple effectué à travers les States, en 1969. Il recèle les inévitables tubes « Homeward bound », « The 59th street bridge song (Feelin’ goovy)”, « Scaborough Fair » (couplé à “Canticle”), “Mrs. Robinson”, “The Boxer”, “Bridge over troubled water”, “The Sounds of silence” ainsi que la cover du “That silver-haired daddy of mine” des Everly Brothers.

Dvd, ‘Songs for America’ est un documentaire fort bien ficelé, réunissant des interviews accordées par les deux artistes, des séances de répétition, des scènes de la vie quotidienne, le tout sur fond d’images d’archives filmées à l’époque (NDR : le clan Kennedy, Martin Luther King, les manifestations contre la guerre du Vietnam, les paysages somptueux des Rocheuses, etc.) et sonorisées par les chansons de Paul et Art.

Le tout est enrichi d’un booklet de 24 pages consacré à la réalisation de l’opus, illustré de photographies rares et dont le texte a été rédigé par Michael Hill.

Lien iTunes   

 

The Soft Boys

Underwater Moonlight (réédition 2010)

Écrit par

Avant d’opter pour le patronyme des Soft Boys, cette formation répondait à celui de Dennis & The Experts. Le changement définitif s’est produit en 1977, soit un an après leur naissance. Mais le plus intéressant procède du line up de ce band qui impliquait le guitariste soliste Kimberley Rew, futur Katrina and the Waves et surtout Robyn Hitchcock, grand excentrique britannique, dont la carrière individuelle, souvent marginale, sera entrecoupée de deux reformations éphémère de son groupe phare (NDR : en 1994 et en 2001) et puis d’une aventure chez les Egyptians, vécue en compagnie de la plupart de ses anciens collaborateurs, au cours de la seconde moitié des eighties et le début des nineties ; sans oublier le projet The Venus 3 qu’il a monté en compagnie de Peter Buck de R.E.M, Scott McCaughey des Young Fresh Fellows ainsi que de Bill Rieflin de Ministry, qui lui ont permis de publier trois elpees entre 2006 et 2010.

Publié en 1980, « Underwater Moonlight » (NDR : ce disque avait déjà fait l’objet de deux rééditions, dont l’une, en 2001, sous le format double cd, était enrichie de quelques bonus) fait donc suite au très expérimental « The can of bees ». Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans des conditions extrêmement difficiles. Tant techniques que de situation (NDR : une cabane pourrie !) Provoquant un stress, une anxiété et un désenchantement chez les musiciens qui se ressent dans les compos. Mais paradoxalement, cette situation les a poussés à se surpasser. Par rapport au premier elpee, hormis le tribal et aride « Old pervert », sculpté dans un funk blanc déstructuré, les mélodies sont particulièrement soignées voire contagieuses et les harmonies vocales parfois carrément ‘byrdsiennes’ (« The queen of eye », caractérisé par ses cordes de guitares bringuebalantes, l’enlevé « Positive vibration » qui adresse un clin d’œil aux Beach Boys). Le spectre de Syd Barrett est omniprésent et pas seulement pour les lyrics complètement à la masse. Très musicale, la ligne de basse apporte une grande richesse aux compos. On a même droit à un zeste de violon et d’harmonica. Ainsi qu’à des claviers. Notamment sur l’instrumental « You’ll have to go sideways ». Fluides, atmosphériques, ils enveloppent la trame hypnotique, obsessionnelle, tissée par les guitares, un peu à la manière de Kevin Ayers (NDR : encore un grand excentrique !) Et de cette œuvre intemporelle, j’épinglerai encore le remarquable « Kingdom of love », réminiscent du Floyd circa “The Piper at the Gates of Dawn” (NDR : mais sans les claviers), le palpitant « I got he hots », qui alterne couplets blues/rock (NDR : ces breaks !) et refrains pop, la voix de Robyn passant alors du timbre rauque, déclamatoire (Captain Beffheart ?) au plus clair et nasillard, sans oublier le morceau maître, en final, plus élaboré mais complètement halluciné, dans sa vision du psychédélisme.

Les Paradis Artificiels 2011 : mercredi 13 avril

Écrit par

Maxim Nucci, alias Yodelice, est un chanteur/compositeur français né à Créteil, dans le Val-de-Marne. Ses influences ? Elles oscillent du rock au cabaret, en passant par le dub et le hip hop. En 2010, il avait décroché la Victoire de l’album révélation de l’année pour « Tree of life ». Son dernier opus, « Cardioid », date de 2010, un disque dont certaines plages avaient été enregistrées en public. Mais pour comprendre cet engouement, rien de tel que d’assister à son spectacle. Et, l’espace d’un concert, le Théâtre Sébastopol de Lille s’est laissé aspirer dans un vortex, nous entraînant dans une autre dimension.

La lumière s’assombrit, l’excitation du public atteint son paroxysme. Tous, et surtout toutes, attendent l’arrivée du chanteur idolâtré, Maxim Nucci. Le décor est digne d’un bon film de Tim Burton. On ne sait pas vraiment où l’on se trouve, mais ce cadre s’apparente au paysage funèbre d’une planète inconnue. Un faisceau de lumière laisse apparaître le nom du groupe dans une sorte de filigrane. Les instruments de Maxim sont accrochés sur un arbre à la silhouette improbable et sa guitare épouse la forme d’une tête de mort tout droit sortie de ‘L’étrange Noël de Mr. Jack’.

Ça y est, des ombres s’approchent des instruments dans un mouvement à peine perceptible, le public exulte. Enfin les autochtones sortent de leur pénombre. Les projecteurs se braquent sur le chanteur au physique méditerranéen. Il arbore un costume deux pièces (veste noire et blanche) et est coiffé d’un chapeau haut-de-forme surplombé d’une plume d’oie. Il est finement maquillé : des yeux passés à l’eye-liner et un petit triangle dessiné sous son œil gauche. Une marque de fabrique !

Lors de la première chanson, on ne peut qu’imaginer le look des autres musiciens. C’est à l’orée de leur deuxième titre que l’éclairage nous laisse découvrir l’excentricité notoire du groupe. Un croissant de lune est peint sur le visage du violoncelliste, le guitariste s’est peinturluré le sien laissant penser qu’il porte un masque, le percussionniste, lui aussi, obéit à cette règle dans un style plus tribal. Autre point commun : tous ont au moins une plume pour compléter leur déguisement.

Les spectateurs n’ont aucune difficulté à goûter aux délices proposés par Yodelice et de son band ! D’un bout à l’autre de la prestation de près de deux heures, le public voyage à travers le temps et les succès de la formation. L’incroyable « Free », le mélancolique « Insanity », le sulfureux « Sunday With a Flu » ou encore le poignant « Talk To Me », font chavirer le vaisseau Sebasto tout entier. Après quelques morceaux et une ‘standing ovation’, les trois coups tant redoutés retentissent et baissent le rideau…

En résumé, c’est simple, donnez une plume à votre partenaire, fermez les yeux et demandez lui de la faire glisser sur votre peau… Yodelice, c’est ça : une légère caresse qui vous fait frissonner pendant deux heures d’affilée.

(Voir aussi notre section photos) 

Yodelice + Laurent Marchet

(Organisation A Gauche de La Lune)

Mike Tramp

Stand Your Ground

Écrit par

Est-ce par boutade ou par nostalgie que Mike Tramp a choisi de donner à son nouveau groupe le patronyme de Mike Tramp And The Rock’n’Roll Circuz ? Ce ‘cirque rock’n’roll’ dont il est un peu exclu depuis la séparation de White Lion en 1991.

Si Tramp n’a jamais quitté le milieu du rock (NDR : le vocaliste blond a publié quelques long playings en compagnie de Freak Of Nature, cinq elpees solo et a même tenté le retour d’un White Lion au line-up entièrement remanié en 2008), il n’a jamais vraiment renoué avec le succès de « Pride » et « Big Game », les albums multi-platinés du grand ‘Lion Blanc’.

Ce n’est probablement pas en publiant « Stand Your Ground », le second essai discographique du ‘Rock’n’Roll Circuz’ (NDR : un album éponyme est paru en 2009), que le chanteur danois risque de retrouver son nom au sommet des affiches. Car, il faut bien l’avouer : aussi sympathiques que soient les nouvelles compositions de Tramp et de son groupe, elles sont bien loin d’afficher cette classe ‘Vanhalenienne’ dont White Lion avait forgé sa marque de fabrique.

A notre grande déception, MikeTramp s’est un peu éloigné du hard rock de ses débuts musicaux pour adopter une combinaison de rock et de blues, à mi-chemin entre forme acoustique et alternative. Les plages de « Stand Your Ground » évoquent un peu trop souvent la musique des Américains de Soul Asylum, à l’époque de leur hit planétaire « Runaway Train ». Certes, Tramp chante toujours aussi bien, et ses mélodies sont plutôt jolies, mais le tout manque un peu trop d’énergie pour convaincre pleinement l’amateur de rock musclé.

Pour les fans inconditionnels uniquement.

 

tUnE-yArDs

Whokill

Écrit par

Un artiste qui parvient à créer son propre univers sonore, dès le premier album, ce n’est pas courant. Et pourtant, en publiant « Bird Brains », en 2009, Merrill Garbus alias tUnE-YaRdS, y était parvenu. Son folk détraqué et ludique semblait, en effet, sortir de nulle part et préludait une suite fort intéressante. Que confirme donc « Whokill », son second opus.

Pour concocter ce nouvel elpee, Garbus a bossé en compagnie du bassiste Nate Brenner, qui a coécrit quelques morceaux ; en outre, il a décidé d’accorder davantage de soin à la mise en forme, tâche qui avait été un peu négligée sur le précédent cd, un peu trop systématiquement lo-fi.

Loops électro, rythmes africains (l’étonnant « Riotriot » et single « Bizness ») et saxo peu orthodoxe alimentent son folk passé à la moulinette qu’elle souligne d’une voix (quasi masculine) libre de toute contrainte.

L’artiste introduit son œuvre par un ‘Lady and Gentlemen, Merrill is performing…’ ; et on peut vraiment parler de réelle performance, tant la Canadienne habite ses compositions. La polyrythmique épileptique de « My Country » répond aux salves bricolo hip-hop de « Gangsta », soutenues par une lointaine sirène. Son potentiel créatif semble inépuisable. Merill Garbus n’accorde aucun répit au mélomane et livre une multitude d’idées sur chaque morceau. En fait, à travers son folk, elle est parvenue à décloisonner les styles. Un peu comme CoCorosie, avant que le duo ne fasse naufrage…

Serions-nous en présence du chaînon manquant entre Joanna Newsom et M.I.A. ? Pour le vérifier, je vous invite à aller découvrir la saine folie de cette nouvelle diva folk, ce 3 juin, à l’AB Club, où elle se produira.

Watine

Still Grounds for Love

Écrit par

Derrière Watine musardent Catherine Watine, chanteuse française, et son compagnon de jeu Nicolas Boscovic. Le duo est entré sur la scène rock indie en 2006, en publiant l’album « Dermaphrodite », et a renforcé sa présence par « B-Side Life » en 2009. A peine un an plus tard, ils nous reviennent en nous plongeant dans l’univers organique, cinématographique et très personnel de « Still Grounds for Love ».

Dans le souffle d’un vieux vinyle, l’opus débute par un conte joliment progressif (« The Story of That Girl ») bercé par une ballade pop rock harmonieuse. Si les thèmes abordés semblent féminins (voire féministes), ils relèvent plus d’une philosophie personnelle et universaliste : « Connected Queen » aborde la Femme dans un son doucement expérimental insufflé de cordes qui octroient la même délicatesse que notre Raymondo national, d’autant plus par le xylophone qui conclut le morceau, rejoint par un piano, ouvre « The strings of my fate » dans l’intimité d’une boîte à musique en rythme de valse. Ce sont aussi des éléments tels que la résonance des ivoires ou de sabots sur les pavés qui confirment le monde féérique dans lequel Watine développe son savoir musical. Mais les synthétiseurs –fantomatiques, certes– nous rattrapent (« Trying to »), notamment en mode clavecin électrique sur « Books & Lovers » ; et si l’on replonge ci et là dans le sombre monde de Tim Burton, l’histoire mène toujours à une éclaircie et revient systématiquement à un confortable cocon. La voix étrangement masculine qui chuchote les mélodies dans son monde intimiste pourrait nous faire penser au petit frère de Keren Ann. « Strong Inside » reste dans la mélancolie et souligne l’impression baroque de l’album. Watine ne s’immobilise cependant ni dans le niais ni le contemplatif : leur plénitude est prouvée par l’intelligence compositionnelle de certains titres (le rythme décalé d’« Architect ») et le son brut qu’ils s’approprient très bien également (« Le cours de ma vie »).

Watine dépeint son univers par une electronica organique, à l’aide d’un son parfois analogue à celui exploré par Imogen Heap, dans une profusion d’arrangements réalisés avec maturité.

 

Adam Kesher

Challenging Nature

Écrit par

Si le patronyme de cette formation bordelaise est également celui d’un personnage du chef-d’œuvre noir et dérangé de David Lynch, ‘Mulholland Drive’, sa musique est bien plus lumineuse et joyeuse ! Les 10 titres de « Challenging Nature » sont en effet taillés pour l’été, les ondes et les festivals. Les membres d’Adam Kesher ont décidé d’épurer leur expression sonore en se concentrant sur l’essence mélodique de leurs morceaux. Personne ne devrait résister à l’euphorie rythmique 80’s de « Gravy Train » –proche des Friendly Fires– ou à la mélodie ultra-efficace d’« Hundred Years Later » que n’aurait pas renié Foals. Plus accessible que le précédent elpee –le très réussi mais inégal « Fortune », sorti en 2009– l’ambitieusement intitulé « Challenging Nature » (NDR : ‘What we're doing here is challenging nature’ déclare Werner Herzog, une maxime tirée du documentaire Burden of Dreams qui a inspiré le titre de l’album…’) a bénéficié du concours des maîtres de l’entertainment. Tout d’abord Dave One, des joyeux allumés Canadiens de Chromeo ; et ensuite le pape de l’électro rock frenchie, Philippe Zdar, tête pensante de Cassius. Dave One a forcé le groupe à opérer un choix parmi les 20 chansons que le band avait composées afin de ficeler l’album le plus cohérent possible. Et il s’agit d’une véritable réussite ! Une déferlante pop aux mélodies irrésistibles qui constitue un véritable défi lancé aux Américains. 

Ce long playing devrait permettre à Adam Kesher de marcher sur les traces de Phoenix et surtout d’intégrer la très ‘short list’ des groupes français au potentiel international.

 

Crystal Stilts

In love with Oblivion

Écrit par

Dans le sillage du premier album « Alight of night », le nom de Crystal Stilts et apparu dans les astres. Si le ciel semble s'assombrir à l'aube de ce second opus, au titre fantasmagorique, l'univers de ces New-Yorkais semble définitivement s'illuminer au long de ces onze plages de très haute tenue.

Si leur shoegaze-psyché reste agrippé au bitume fumant, leur son semble avoir gagné en maturité et se démarque assurément de nombre de combos naviguant sur un surf rock aux accents hypnotiques.

Pour entamer ce voyage en terre d'oubli, « Sycamore tree » s'enfonce dans une forêt étrange à bord d'un bolide qui traverse le temps et l'espace en laissant dans son sillage une traînée de poudre blanche. Débouchant sur un paysage aride où la voix de Brad Hargett se faufile et se promène comme chez elle.

« Through the floor » s'avère tout simplement irrésistible et la suite de cet elpee s'avale comme un timbre de LSD, procurant son lot de visions extatiques et de plaisirs immédiats.

Quand atterrit l'O.V.N.I. « Alien Rivers », dans la nuit psychotrope, les sens viennent à s'oublier au bout de sept minutes dix-huit brumeuses où le fantôme de Jim Morrisson danse avec Dieu lui-même.

« Half a Moon », « Invisible city » et « Blood barons » s'envolent dans un registre plus enjoué, mais ne sombrent jamais dans la facilité.

Tout simplement épatant d'un bout à l'autre, résolument jouissif et impeccablement mis en orbite par la production de JB Towsend, guitariste du groupe, « In love with Oblivion » jette un pont entre Brooklyn et certaines étoiles qui illuminent le firmament.


 

Jacques Duvall

Expert en désespoir

Écrit par

La liste des artistes pour qui Jacques Duvall a écrit est longue comme une page d’annuaire téléphonique. De Lio à Télex en passant par Chamfort, Birkin, Daho, Lavoine, Rapsat et j’en passe, ce rescapé de la génération punk a servi de parolier à plus d’une vingtaine de chanteurs ou groupes d’origine et de styles complètement disparates. Notre homme est, comme un caméléon, capable de s’adapter à l’environnement dans lequel évolue son commanditaire.

Né Eric Verwilghen un 1er août 1952 à Schaerbeek, cet ancien employé de la médiathèque préfère l’ombre à la lumière et n’en est qu’à son troisième album personnel après « Comme la Romaine » en 1983 et « Je déçois » en 90. Il est également impliqué dans des projets tels que « Pourquoi pas nous » d’Elisa Point ou encore le dernier elpee (de très bonne facture) de Lio paru sous l’appellation ‘Phantom Featuring Lio’.

En 2006, Jacques Duvall a changé de crèmerie et s’est engagé chez Freaksville, label créé par Miam Monster Miam. Depuis lors, sa productivité a explosé tant en quantité qu’en qualité. Sans cesser de proposer ses services à d’autres, il ose de plus en plus et décline en onze titres ce troisième opus perso dont il a confié la production à Benjamin Schoos de Miam Monster Miam, bien secondé par Gilles Martin (Miossec, Dominique A).

Si la pochette style J.R. de Dallas a tout pour vous foutre le bourdon et surtout l’envie de ne pas acheter ce Cd, il faut oser franchir le pas. Derrière cette affreuse jaquette se niche un véritable petit trésor de pop musique légère, limpide et colorée. Oubliées les compos compliquées, touffues et indigestes. L’affreux Jacky (ben oui, il est pas vraiment beau hein sur la pochette) nous sert ici onze blagues bien bonnes, bien belges, à déguster sans modération. Certaines sont à prendre au second degré (minimum). Ecoutez donc « La grève des éboueurs », « Tout doucement » ou même « La chanson la plus triste du monde » pour en être totalement convaincu. Le bougre a visiblement enlevé son costume de gentil parolier gnan gnan (« Les brunes comptent pas pour des prunes ») et opère sa mue de façon surprenante.

Bien soutenu par 4 voix féminines partagées entre Coralie Clément, Mademoiselle Nineteen (fille du chanteur Marc Morgan), Sophie Gallet et Christa Jérôme, Jacques Duvall nous balade au fil de ses chansons dans des parfums sonores variés, parsemés de guitares et de rythmes à la ligne claire.

Du pur plaisir ! Assurément ce qu’il a fait de mieux depuis trente ans.

Sortez donc de l’ombre Jacques Duvall !

 

Bridget Hayden

A Siren Blares in an Indifferent Ocean

Écrit par

Bridget Hayden a longtemps sévi chez le groupe anglais Vibracathedral Orchestra, comme violoniste. Elle a ensuite rejoint Telescopes, au sein duquel elle partage un duo en compagnie du membre fondateur Stephen Lawrie. Et enfin, elle a décidé de mener en parallèle, une carrière individuelle. « A Siren Blares in an Indifferent Ocean » constitue donc son premier opus solo. Un disque au cours duquel elle a recours à son inévitable archet, à la guitare et a une multitude de pédales pour concocter une œuvre de drone pure. Les sept morceaux de l’elpee sont épais, denses, lourds (dans tous les sens du terme) et inertes. Peu de nuances. Après avoir écouté un titre, on est largement rassasié par ce type d’expérimentation extrême. Franchement, j’ai beau apprécier un groupe comme Sunn O))), le drone proposé sous cette forme m’insupporte…