Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Marvin

Marvin

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‘African Tape !’ est un label italien créé en 2008 par Julien Fernandez (Chevreuil, Passe Montagne) et Mitch Cheney (Hey ! Tonal).  Il est certainement un des labels contemporains qui réunit les artistes les plus fougueux, dans l’univers du rock indépendant. L’écurie réunit en son sein des combos comme Aucan, Ventura, Shipping News, entre autres, et bien entendu les formations respectives des membres fondateurs.

Autant dire qu’il est quasi impossible de rivaliser face un catalogue de cette envergure. L’elpee éponyme de Marvin est une des dernières sorties en date d’African Tape ! Originaire de Montpellier, le combo a été fondé en 2003. En fait, cet opus est une réédition de leur premier LP sorti en 2007, en tirage limité. Le band avait d’ailleurs sorti un deuxième opus, l’an dernier, un disque qui avait été unaniment apprécié par la critique. C’est dire si cette réédition tombe à pic ! Marvin y propose un post-math-rock énergique ; mais à contrario de certaines formations issues du milieu les sudistes, il a le bon goût d’y injecter des références krautrock, qui ne sont pas pour me déplaire. Si vous avez apprécié leur premier long playing, vous ne pouvez passer à côté de leur second. Une confirmation de tout le bien que l’on pouvait penser de Marvin…

Agnes Obel

Riverside

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Agnes Obel a publié son Ep « Riverside », quelques mois seulement avant l’album « Philharmonics ». Vivant à Berlin, cette chanteuse danoise nous offre ainsi un aperçu de sa musique diaphane. Guidées par le piano, que l’artiste pratique depuis son plus jeune âge, comme toute sa famille, les chansons sont douces, sans virer dans le niais. Suggestives et légèrement inquiétantes aussi elles correspondent au personnage timide et mystérieux qui les interprète. La musique d’Agnes Obel a en tous cas charmé le réalisateur Thomas Vinterberg, qui a décidé d’utiliser 3 de ses titres pour son prochain film « Subarmino ». L’artiste est actuellement en tournée, un peu partout en Europe.

 

John T. Pearson : un gentleman nous salue.

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Notoire pour avoir drivé Lift to Experience, un groupe aussi phénoménal qu’éphémère, qui avait gravé en 2001, un chef d’œuvre intitulé « The Texas-Jerusalem Crossroads, avant que le combo ne se sépare, Josh T. Pearson publiera son premier opus solo, « Last of the Country Gentlemen », le 15 mars prochain, un disque dont l’enregistrement s’est déroulée à Berlin. John Peel adorait cette formation texane. Il leur avait consacré 3 sessions en 5 mois et les avait inclus parmi ses 125 meilleures (http://www.bbc.co.uk/radio1/johnpeel/sessions/top125/)

Depuis, les apparitions de Josh T. Pearson étaient plutôt sporadiques. Il avait bien avait sorti un elpee studio intitulé « I’m so lonesome I could cry », un single, en compagnie de Dirty Three et participé à la confection du premier opus de Bat for Lashes, mais pour le reste, c’était plutôt le clame plat. Histoire de vous faire patienter, je vous invite à visionner une performance parisienne exclusive de « Woman I’ve raised hell », accordée sur un toit parisien…

http://www.youtube.com/joshtpearson

Pour plus d'infos : http://www.joshpearson.uk

 

En concert au Botanique  le 9 avril 2010.

Les Illuminations de Josh ‘Noël’ Groban

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Josh Groban a décidé de nous réchauffer le cœur, lors de ces fêtes de fin d’année, en publiant un nouvel opus. De jolies ballades qui mettront en exergue sa voix chaleureuse. « Illuminations » a été produit par Rick Rubin, notoire pour son travail opéré notamment en compagnie de Metallica, Red Hot Chili Peppers, Johnny Cash et Dixie Chicks. Un premier extrait, "Hidden Away", est à découvrir sur YouTube.

http://www.youtube.com/watch?v=PPKMdAof590&feature=player_embedded

Fitz and The Tantrums : une bien belle promesse…

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De l’indie pop influencée par la soul, c’est ainsi que Michael Fitzpatrick, le leader de Fitz and The Tantrums, un Angelino qui fait actuellement un buzz aux States, décrit sa musique. Un simple coup d’œil à la vidéo de « MoneyGraber » devrait également vous convaincre du potentiel de cette formation, dont la sortie du premier elpee, « Pickin’ Up the Pieces », est prévue pour février 2011.

http://www.youtube.com/watch?v=bb6cBKE3WzQ&feature=player_embedded

DeVotchKa : bien plus de 100 Lovers.

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Incontournable depuis sa superbe BO consacrée au film ‘Little Miss Sunshine’, DeVotchKa publiera son nouvel album le 14 février prochain. « 100 Lovers » constituera le 5ème album du groupe né à Denver. Il a été produit par Craig Schumacher (Calexico, Neko Case) et puisera encore et toujours dans la musique traditionnelle issue de l’Europe de l’Est, dans la culture mariachi ainsi que dans le punk/rock…

Track Listing:

  1.  The Alley - 5:04

  2.  All the Sand in all the Sea - 4:50

  3.  One Hundred other Lovers - 4:11

  4.  The Common Good - 4:26

  5.  Interlude 1 - 0:40

  6.  The Man from San Sebastian - 3:44

  7.  Exhaustible - 3:30

  8.  Interlude 2 - 0:24

  9.  Bad Luck Heels - 4:15

  10. Ruthless - 4:48

  11. Contrabanda - 3:55

  12. Sunshine - 4:56

http://www.devotchka.net
http://www.myspace.com/devotchkamusic
http://www.myspace.com/devotchkamusic

Tom Tom Club compilé…

Écrit par

Tom Tom Club est une formation américaine, fondée par Chris Frantz et Tina Weymouth, en 1981, deux musiciens qui militaient alors au sein de Talking Heads. « Genious of Love », leur second single va immédiatement cartonner dans les charts internationaux, lors de sa sortie. Il suivra d’ailleurs un autre hit, moins planétaire, mais tout aussi percutant, intitulé « Wordy Rappinghoood ». Consacrée à leurs morceaux-phares, une double compile, baptisée « Genius Of Live », est sortie ce 22 novembre. L’une immortalise des sessions ‘live’ accordées au Clubhouse. L’autre est consacré à des remixes.  

http://www.tomtomclub.net/

 

The Black Keys (r)emportent tout sur leur passage !

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2010 aura donc été une année exceptionnelle pour les Black Keys ! Après l’accueil formidable reçu par leur 6ème album, « Brothers », la formation a été en effet nominée pour 4 Grammy Awards dans les catégories ‘meilleur album alternatif’, ‘meilleur morceau rock’, ‘meilleure performance live’ et ‘meilleure performance instrumentale’. Excusez du peu ! Dépêchez vous de découvrir le clip de “Tighten Up” sur YouTube, si ce n’est déjà fait !

http://www.youtube.com/watch?v=mpaPBCBjSVc

Implacable Children of Bodom

Écrit par

Le groupe de Heavy Métal finlandais Children of Bodom publiera « Relentless Reckless Forever », son nouvel album, ce 7 mars 2011. Ce sera aussi déjà son 7ème. Il a été mis en forme par Matt Hyde (Slayer, Monster Magnet) et sera précédé par le single “Was it Worth it?”. La formation se produira ce 15 mai au Hof Ter Lo d’Anvers.

http://www.cobhc.com
http://www.myspace.com/childrenofbodom
http://www.facebook.com/childrenofbodom
http://www.twitter.com/cobhc

 

De la MuZiek de Singe ?

Écrit par

MuZiek de Singe est une formation belge responsable d’un tout premier album, enregistré au Home Records à Liège. Il sera distribué par Happy Family. Ce quintet propose un mélange de musiques du monde et de jazz, surtout manouche.

Un coup d’œil sur le net pour y voir plus clair ?

http://www.myspace.com/muziekdesinge
http://www.youtube.com/watch?v=eLBRWoJlTA8

 


 

Fusty Delights remporte l’édition 2010 du FNAC Unsigned Music Talents

Écrit par

Les grands gagnants du concours FNAC Unsigned Music Talents 2010 sont les Fusty Delights!

Prix des lecteurs Focus Vif : Willerzie. Il jouera donc le 11 décembre aux nuits du Focus au K-Nal.

(d’après communiqué de presse)

http://www.moodio.tv/webtv/fr/NDI2Nw%3D%3D/Fnac-Unsigned-Music-Talents-Final

 

Le Para Grounds fête ses 30 ans !

Écrit par

Le Body Farm Festival fêtera les 30 ans de Para Grounds, le 18 février prochain au Magasin 4. Front 242 et de nombreux amis seront de la fête !

http://www.bodyfarmfestival.org
http://www.myspace.com/paradeground

 

Bright Eyes chante pour le peuple

Écrit par

Conor Oberst reprend du service au sein de Bright Eyes. Après ses aventures en solitaire et en compagnie de Monsters Of Folk, Oberst revient à son premier amour. “The People’s Key”, prévu pour le 15/02 succède à “Cassadaga” qui date déjà de 2007.

Tracklist:

Firewall
Shell Games
Jejune Stars
Approximate Sunlight
Haile Selassie
A Machine Spiritual (In the People's Key)
Triple Spiral
Beginner's Mind
Ladder Song
One for You, One for Me

Ed WydeE

Le loup et l’agneau…

Écrit par

L'atelier 210 accueille ce vendredi soir Chapelier Fou, jeune artiste français, jouissant déjà d'une belle renommée en Belgique et décrit comme l’héritier naturel de Yann Tiersen et d'Amon Tobin. Violoniste de formation, Chapelier Fou bidouille et sample les sons et les superpose. Voix, extraits de films et de disques classiques, notes de piano, pizzicati de violon... la matière est riche et l'univers dessiné par ce virtuose a vite trouvé ses adeptes. Après avoir publié deux Eps (« Darling, darling, darling... » et « Scandale ! ») et un album intitulé « 613 » (signés chez 'Ici d'ailleurs', label qui produit également Yann Tiersen et Matt Elliott) le Chapelier fait tourner les têtes.

Le concert débute par Ed WydeE, artiste bruxellois encore méconnu, qui a gagné le concours 'Musique à la française' l'hiver dernier, dans la catégorie 'Musiques urbaines'.

Tandis que la salle se remplit, beaucoup d'entre nous, venus applaudir Chapelier Fou, découvrent Ed WydeE. Ce slameur charismatique déclame ses poèmes acides accompagné de deux musiciens, l'un au clavier, l'autre aux percussions. Les textes, littéraires, rêveries aigres-douces, prennent le parti du sensible, du récit personnel. C'est en tout cas l'impression qu'ils donnent, et l'assistance se rapproche pour mieux écouter les mots qui défilent à toute vitesse pour nous mettre une grande claque.

Il est assez surprenant d'apprendre qu’Ed et sa bande se produisent ensemble depuis un peu plus d'un an seulement, tant les trois compères semblent à l'aise sur les planches ! Les mots, corrosifs, dressent un constat amer de nos vies, sur des mélodies sombres, mais le plaisir que les musiciens prennent sur scène, l'euphorie des mots, et l'humour en sourdine confèrent à ces fables un aspect malicieux. Parfois le batteur attrape un saxophone, tandis que le pianiste, une main au clavier, assure de l'autre un rythme sur une petite boîte de bois.

« L'Auguste » parle d'un clown, figure de l'idiot du quartier qui assène des vérités crues. « Des cailloux dans les poches » est un hommage à Virginia Woolf, qui a mis fin à ses jours en avançant dans l'eau de la rivière, les poches de son manteau bourrées de cailloux. La diction est proche de celle d'Ab Al Malik, la présence scénique évolue entre insolence et nonchalance. Ed WydeE joue ses textes comme des courtes pièces de théâtre. ‘Prenez garde, petits moutons’ nous répète-il. Ajoutant ‘Sachez ce qu'ils font de vos bouclettes, de votre peau, de votre chair’. Sur un fond de synthé évoquant un manège déréglé, c'est plutôt la chair de poule que nous communique Ed WydeE. Une performance scénique que l'on espère revoir vite.

A dix heures et des poussières, à peine en retard, Chapelier Fou glisse discrètement sur la scène et entame son spectacle, sans adresser le moindre regard au public. Seul, coiffé d'un chapeau, il se faufile sous une lampe-réverbère qui éclaire tout son petit matériel. Il inaugure le show par un morceau planant, fantastique. Immédiatement, son visage se convulse dans des grimaces de plaisir. Sigmund aurait pu nous emmener à ce concert pour nous prouver que les artistes prennent leur pied dans l'acte artistique ! Car Louis Varynski, alias Chapelier Fou, ne semble plus toucher terre.

La performance du multi-instrumentiste est assez impressionnante, il manie violon, guitare, machines avec la même aisance, et une précision telle que l'on ne perçoit pas toujours de différence entre le ‘live’ et les enregistrements de l'album. Très concentré, le bidouilleur, plongé dans les rouages de son univers, en oublie presque l’auditoire, qu'il remercie d'un hochement de tête.

« Hémisphère Ouest », morceau de l'album « 613 », est applaudi chaleureusement, et le Chapelier ose enfin saluer son public avant d'enchaîner par « Laggage » : quelques pizzicati, une boucle, d'autres pizzicati, un sample, quelques notes à l'archet... nous sommes embarqués pour un voyage onirique et aérien. On pourrait regretter ce trop peu de communication avec l'audience, si ce n'est au travers d'un micro qui lui donne une voix trafiquée, ambiance SF, et presque inaudible. Avancerait-on que Louis Varynski est timide ? Les spots, braqués sur le public plus que sur l'artiste, nous donneraient raison. Néanmoins, les grands musiciens ne sont pas toujours des bêtes de scène, que l'on se rappelle Brassens, par exemple. « Les métamorphoses du vide » prouve, s'il le fallait, la filiation qui le lie à Yann Tiersen. La guitare suspendue sur le ventre, le musicien enchaîne quelques notes de violon qu'il sample aisément, tel un dompteur de sons. Les morceaux les plus célèbres, comme « Darling, darling », laissent place à d'autres titres moins connus, voire inédits. Peut-être retrouvera-t-on certains d'entre eux sur le prochain Ep, dont la sortie est prévue pour l’année prochaine ?

Bien applaudi, le chapelier ouf nous offre deux rappels, et achève son set par un dernier morceau franchement dansant.

(Organisation Atelier 2010)

Chapelier Fou

Dans sa bulle…

Écrit par

L'atelier 210 accueille ce vendredi soir Chapelier Fou, jeune artiste français, jouissant déjà d'une belle renommée en Belgique et décrit comme l’héritier naturel de Yann Tiersen et d'Amon Tobin. Violoniste de formation, Chapelier Fou bidouille et sample les sons et les superpose. Voix, extraits de films et de disques classiques, notes de piano, pizzicati de violon... la matière est riche et l'univers dessiné par ce virtuose a vite trouvé ses adeptes. Après avoir publié deux Eps (« Darling, darling, darling... » et « Scandale ! ») et un album intitulé « 613 » (signés chez 'Ici d'ailleurs', label qui produit également Yann Tiersen et Matt Elliott) le Chapelier fait tourner les têtes.

Le concert débute par Ed WydeE, artiste bruxellois encore méconnu, qui a gagné le concours 'Musique à la française' l'hiver dernier, dans la catégorie 'Musiques urbaines'.

Tandis que la salle se remplit, beaucoup d'entre nous, venus applaudir Chapelier Fou, découvrent Ed WydeE. Ce slameur charismatique déclame ses poèmes acides accompagné de deux musiciens, l'un au clavier, l'autre aux percussions. Les textes, littéraires, rêveries aigres-douces, prennent le parti du sensible, du récit personnel. C'est en tout cas l'impression qu'ils donnent, et l'assistance se rapproche pour mieux écouter les mots qui défilent à toute vitesse pour nous mettre une grande claque.

Il est assez surprenant d'apprendre qu’Ed et sa bande se produisent ensemble depuis un peu plus d'un an seulement, tant les trois compères semblent à l'aise sur les planches ! Les mots, corrosifs, dressent un constat amer de nos vies, sur des mélodies sombres, mais le plaisir que les musiciens prennent sur scène, l'euphorie des mots, et l'humour en sourdine confèrent à ces fables un aspect malicieux. Parfois le batteur attrape un saxophone, tandis que le pianiste, une main au clavier, assure de l'autre un rythme sur une petite boîte de bois.

« L'Auguste » parle d'un clown, figure de l'idiot du quartier qui assène des vérités crues. « Des cailloux dans les poches » est un hommage à Virginia Woolf, qui a mis fin à ses jours en avançant dans l'eau de la rivière, les poches de son manteau bourrées de cailloux. La diction est proche de celle d'Ab Al Malik, la présence scénique évolue entre insolence et nonchalance. Ed WydeE joue ses textes comme des courtes pièces de théâtre. ‘Prenez garde, petits moutons’ nous répète-il. Ajoutant ‘Sachez ce qu'ils font de vos bouclettes, de votre peau, de votre chair’. Sur un fond de synthé évoquant un manège déréglé, c'est plutôt la chair de poule que nous communique Ed WydeE. Une performance scénique que l'on espère revoir vite.

A dix heures et des poussières, à peine en retard, Chapelier Fou glisse discrètement sur la scène et entame son spectacle, sans adresser le moindre regard au public. Seul, coiffé d'un chapeau, il se faufile sous une lampe-réverbère qui éclaire tout son petit matériel. Il inaugure le show par un morceau planant, fantastique. Immédiatement, son visage se convulse dans des grimaces de plaisir. Sigmund aurait pu nous emmener à ce concert pour nous prouver que les artistes prennent leur pied dans l'acte artistique ! Car Louis Varynski, alias Chapelier Fou, ne semble plus toucher terre.

La performance du multi-instrumentiste est assez impressionnante, il manie violon, guitare, machines avec la même aisance, et une précision telle que l'on ne perçoit pas toujours de différence entre le ‘live’ et les enregistrements de l'album. Très concentré, le bidouilleur, plongé dans les rouages de son univers, en oublie presque l’auditoire, qu'il remercie d'un hochement de tête.

« Hémisphère Ouest », morceau de l'album « 613 », est applaudi chaleureusement, et le Chapelier ose enfin saluer son public avant d'enchaîner par « Laggage » : quelques pizzicati, une boucle, d'autres pizzicati, un sample, quelques notes à l'archet... nous sommes embarqués pour un voyage onirique et aérien. On pourrait regretter ce trop peu de communication avec l'audience, si ce n'est au travers d'un micro qui lui donne une voix trafiquée, ambiance SF, et presque inaudible. Avancerait-on que Louis Varynski est timide ? Les spots, braqués sur le public plus que sur l'artiste, nous donneraient raison. Néanmoins, les grands musiciens ne sont pas toujours des bêtes de scène, que l'on se rappelle Brassens, par exemple. « Les métamorphoses du vide » prouve, s'il le fallait, la filiation qui le lie à Yann Tiersen. La guitare suspendue sur le ventre, le musicien enchaîne quelques notes de violon qu'il sample aisément, tel un dompteur de sons. Les morceaux les plus célèbres, comme « Darling, darling », laissent place à d'autres titres moins connus, voire inédits. Peut-être retrouvera-t-on certains d'entre eux sur le prochain Ep, dont la sortie est prévue pour l’année prochaine ?

Bien applaudi, le chapelier ouf nous offre deux rappels, et achève son set par un dernier morceau franchement dansant.

(Organisation Atelier 2010)

The Narcotic Daffodils

The Narcotic Daffodils

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Avant de fonder The Narcotic Daffodils , les musiciens de cette formation bruxelloise avaient déjà pas mal bourlingué. Irène Csordas et Hakim Rahmouni chez Awaken- Hakim, Simon, Flupke et Merlin au sein de Leo & the Lunar Tiki's. Sans oublier leurs projets parallèles. L’Acid Blue de Hakim ainsi que le Kriminal Hammond Inferno de Flupke et Simon. Ces deux derniers sont d’ailleurs des (presque) vétérans. Et pour cause, Flupke a sévi chez Nervous Shakes et Moonshades, alors que Simon Rigot a vécu l’aventure Bernthøler, de 1981 à 1985.

Vu le patronyme, vous vous doutez bien que le style de ces Jonquilles Narcotiques baigne essentiellement dans le psychédélisme. Un psychédélisme atmosphérique (accords de guitare gémissants, fuzzy, chargés de feedback, claviers rognés, fluides, poussiéreux et même un zeste de sitar) tantôt à la limite du prog (Pink Floyd, Argent), du garage (Fleshtones), du r&b (Animals), du métal (Deep Purple, Hawkwind, Iron Butterfly) voire même du jazz (le Trinity de Brian Auger, Traffic), le tout parfois parcouru d’accès de musique symphonique (Bach, pour être plus précis). Une expression sonore sur laquelle vient se poser, telle un papillon, la voix candide d’Irène (NDR : pensez à Sonja Kristina, la vocaliste de Curved Air). Eponyme leur premier elpee est découpé en 12 compos, dont un titre caché. Sous-titrée « The crazy dwarf », la fin de parcours, se décline même sous une forme conceptuelle. Le groupe vient de signer sur une maison de disques japonaise et négocie, pour l’instant, un contrat auprès d’un label indie belge.

 

Le « Screamadelica » de Primal Scream, version ultra-deluxe.

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Le 21 mars prochain, Primal Scream soufflera les 20 bougies de son classique « Screamadelica ». A cette occasion, la formation propose une version collector de l’album à en faire baver les fans. A l’intérieur du luxueux coffret : pas moins de 4 CDs dont le « Screamadelica » remasterisé avec l’aide de Kevin Shields de My Bloody Valentine et le « Dixie Narco EP », un double vinyle et un making-of en DVD.

CD1: (même tracklist pour le vinyle)

01 Movin' On Up
02 Slip Inside This House
03 Don't Fight It, Feel It
04 Higher Than the Sun
05 Inner Flight
06 Come Together
07 Loaded
08 Damaged
09 I'm Comin' Down
10 Higher Than The Sun (A Dub Symphony in Two Parts)
11 Shine Like Stars

CD2: Live in L.A., 1992

CD3: Remixes

01 Loaded (Farley Mix)
02 Loaded (7" Mix)
03 Come Together (Farley 7" Mix)
04 Come Together (Wetherall 7" Mix)
05 Come Together (Terry Farley Extended 12" Mix)
06 Come Together (Hypnotone Brain Machine Mix)
07 Come Together (BBG Mix)
08 Higher Than The Orb (5:00)
09 Higher Than The Sun (12" Mix) 
10 Higher Than The Sun (American Spring Mix)
11 Don't Fight It (7" Edit)
12 Don't Fight It (Graham Massey Mix)
13 Don't Fight It (Scat Mix)
14 Don't Fight It (High, High, High Massey Mix)
15 I'm Losing More Than I Ever Had
16 Ramblin Rose

CD4: The Dixie Narco EP
01 Movin’ On Up
02 Stone My Soul
03 Carry Me Home
04 Screamadelica

Toro Y Moi, clap 2e

Écrit par

Chaz Bundick, alias Toro Y Moi, profite du buzz autour de son projet pour offrir un successeur à « Causers Of This », son premier album. « Underneath The Pine » est attendu pour le 22 février. En attendant Bundick vient de publier « Lina », le premier single sous le sobriquet de Les Sins, son projet orienté dancefloors.

I’m From Barcelona

Un homme et une femme…

Écrit par

A la suite d’un accident, Wallis Bird a perdu partiellement l’usage de la main gauche. Née gauchère, elle a néanmoins continué à jouer de la guitare. Par la force des choses, la jeune Irlandaise exilée à Londres est donc contrainte d’utiliser une gratte de droitier dont les cordes sont naturellement inversées. Singularité coupable d’un jeu peu conventionnel. 

La rage de vaincre, particulièrement palpable en concert, n’échappe pas à la presse nationale. Les critiques dithyrambiques pleuvent (The Guardian, Daily Express, The Sun…) et qualifient rapidement la jeune britannique, âgée de 26 ans, de ‘future star nationale’. Illustration du sentiment de bravoure suscité par l’artiste ou opinion axée exclusivement sur la qualité intrinsèque de sa musique ? Seul le charme cosy du Witloof bar pouvait nous apporter la réponse.

Véritable phénomène anglo-saxon, Wallis Bird décide d’exporter ses mélodies vers le Continent. Quelques bulles sonores soufflées d’une voix chaude et puissante. Un son rock et un groove énergique qui explorent généreusement la musique folklorique, le blues et le funk. Très dynamique, l’auteur-compositeur-interprète foule inlassablement les planches avec l’énergie et l’enthousiasme de l’enfance. Un monde rose alternant ballades douces, acoustiques (« Travelling Bird ») et rock plus excité (« To My Bones »). Bref, une musique adolescente qui ne craint pas la naïveté et frise l’insignifiance.

Un set frais, léger, rythmé mais cruellement anodin. Sans la moindre aspérité. Un moment agréable qui se déguste Guinness chaude à la main. Sans réfléchir. La musique n’a-t-elle pas la prétention unique de divertir ? Wallis Bird  l’a bien compris et nous offre un moment d’insouciance. Un rafraîchissement sans gueule de bois. Une bande-son idéale pour la  campagne publicitaire d’un tour-operator irlandais. Un vol musical ‘low cost’ offrant un city trip imaginaire qui inviterait l’auditeur à pousser toutes les portes des pubs d’Irlande.

Tableau d’une adolescence qui peine à entrer dans le monde adulte et préfère se réfugier dans l’univers invariablement innocent de « LaLa Land ». Un titre funky aux paroles ingénues: ‘The world will love you // Elephants of memory // An alphabet of chemistry // All of these things have made me // Roscoe and Beenie, laughter and no TV// I've got punch lines and feisty cars // And tons and tons of love…’ Wallis Bird le crie d’ailleurs haut et fort : ‘Just because I’m wearin’ a dress doesn’t mean I’m a lady now’. Quant à « All For You », il se farde d’un poignant sentimentalisme digne des plus mauvais épisodes de ‘Plus Belle La Vie’.   

Trêve de paraphrases ! Les ambiances Wallis Bird, on les aime ou pas. Tout simplement. Pas de défaut particulier. Ni qualité particulière. Aucun sujet à critique. Seulement une soirée sous le signe de la sincérité et de la compassion réservée à un public cible.

La vraie sensation de la soirée viendra du support act brillamment assuré par les Bruxellois d’I’m Big In Japan. Un homme : Didier Van Wambeke (chant-guitare). Une femme : Ingrid Van Wambeke (claviers). Pourtant, la musique n’a pas été écrite par Francis Lai (NDLR : souvenez-vous du film de Claude Lelouch, projeté sur les écrans en 1966), mais bien par un duo frère-sœur qui nous régale d’une expression sonore ingénieusement minimaliste. Une peinture syncrétique teintée de pop, de post-rock et surtout de néo folk dont les traits délicatement esquissés relèvent manifestement de la culture européenne. Une voix et une guitare surfant aisément sur de nouvelles vagues du style, incarnées par des groupes comme Musée Mécanique ou encore Junip. Un clavier Nord Stage et un micro Korg tissent des textures de musique électronique minimale et ambient (The Album Leaf, Perfume Genius…) Une atmosphère délicate maîtrisée par une claviériste de formation classique qui donne de l’âme aux compos. L’ensemble reste néanmoins sous la haute surveillance de Tom Waits qui sommeille en filigrane.

Ce binôme surprenant dispense donc ce folk-pop moderne subtil et élégant. Une harmonie fraternelle qui se lie de mélodies intimes aux arrangements luxuriants. Sous cette nouvelle configuration, deux concerts ont donc suffi. Une formation belge en perpétuelle mutation à suivre de près, de très près.  

Testez rapidement l’expérience I’m Big In Japan : le duo bruxellois se produira sur les planches du Belvédère à Namur ce 29 janvier 2011 (http://www.belvedere-namur.be/event/25-carte-blanche-olivier-bourgi.php ).

Le groupe entrera en studio cet été pour la réalisation d’un deuxième Ep. Un disque qui sortira sur leur propre label : ‘Club House Records’.  

Wallis Bird

Bienvenue dans le monde merveilleux de ‘LaLa Land’ !

Écrit par

A la suite d’un accident, « Wallis Bird » a perdu partiellement l’usage de la main gauche. Née gauchère, elle a néanmoins continué à jouer de la guitare. Par la force des choses, la jeune Irlandaise exilée à Londres est donc contrainte d’utiliser une gratte de droitier dont les cordes sont naturellement inversées. Singularité coupable d’un jeu peu conventionnel. 

La rage de vaincre, particulièrement palpable en concert, n’échappe pas à la presse nationale. Les critiques dithyrambiques pleuvent (The Guardian, Daily Express, The Sun…) et gratifient rapidement la jeune britannique de 26 ans de ‘future star nationale’. Illustration du sentiment de bravoure suscité par l’artiste ou opinion axée exclusivement sur la qualité intrinsèque de sa musique ? Seul le charme cosy du Witloof bar pouvait nous apporter la réponse.

Véritable phénomène anglo-saxon, Wallis Bird décide d’exporter ses mélodies folk vers le Continent. Quelques bulles sonores soufflées d’une voix chaude et puissante. Un son rock et un groove énergique qui explorent généreusement la musique folklorique, le blues et le funk. Très dynamique, l’auteur-compositeur-interprète foule inlassablement les planches avec l’énergie et l’enthousiasme de l’enfance. Un monde rose alternant ballades soft-folk (« Travelling Bird ») et rock plus excité (« To My Bones »). Bref, une musique adolescente qui ne craint pas la naïveté et frise l’insignifiance.

Un set frais, léger, rythmé mais cruellement anodin. Sans la moindre aspérité. Un moment agréable qui se déguste Guinness chaude à la main. Sans réfléchir. La musique n’a-t-elle pas la prétention unique de divertir ? Wallis Bird  l’a bien compris et nous offre un moment d’insouciance. Un rafraîchissement sans gueule de bois. Une bande-son idéale pour la  campagne publicitaire d’un tour-operator irlandais. Un vol musical ‘low cost’ offrant un city trip imaginaire qui inviterait l’auditeur à pousser toutes les portes des pubs d’Irlande.

Tableau d’une adolescence qui peine à entrer dans le monde adulte et préfère se réfugier dans l’univers invariablement innocent de « LaLa Land ». Un titre funky aux paroles ingénues: ‘The world will love you // Elephants of memory // An alphabet of chemistry // All of these things have made me // Roscoe and Beenie, laughter and no TV// I've got punch lines and feisty cars // And tons and tons of love…’ Wallis Bird le crie d’ailleurs haut et fort : ‘Just because I’m wearin’ a dress doesn’t mean I’m a lady now’. Quant à « All For You », il se farde d’un poignant sentimentalisme digne des plus mauvais épisodes de ‘Plus Belle La Vie’.   

Trêve de paraphrases ! Les ambiances Wallis Bird, on les aime ou pas. Tout simplement. Pas de défaut particulier. Ni qualité particulière. Aucun sujet à critique. Seulement une soirée sous le signe de la sincérité et de la compassion réservée à un public cible.

La vraie sensation de la soirée viendra du support act brillamment assuré par les Bruxellois d’I’m Big In Japan. Un homme : Didier Van Wambeke (chant-guitare). Une femme : Ingrid Van Wambeke (claviers). Pourtant, la musique n’a pas été écrite par Francis Lai (NDLR : souvenez-vous du film de Claude Lelouch, projeté sur les écrans en 1966), mais bien par un duo frère-sœur qui nous régale d’une expression sonore ingénieusement minimaliste. Une peinture syncrétique teintée de pop, de post-rock et surtout de néo folk dont les traits délicatement esquissés relèvent manifestement de la culture européenne. Une voix et une guitare surfant aisément sur de nouvelles vagues du style, incarnées par des groupes comme Musée Mécanique ou encore Junip. Un clavier Nord Stage et un micro Korg tissent des textures de musique électronique minimale et ambient (The Album Leaf, Perfume Genius…) Une atmosphère délicate maîtrisée par une claviériste de formation classique qui donne de l’âme aux compos. L’ensemble reste néanmoins sous la haute surveillance de Tom Waits qui sommeille en filigrane.

Un binôme surprenant qui distille un folk-pop moderne subtil et élégant. Une harmonie fraternelle qui se lie de mélodies intimes aux arrangements luxuriants. Sous cette nouvelle configuration, deux concerts auront suffi. Une formation belge en perpétuelle mutation à suivre de près, de très près. 

(Organisation Botanique)




 

Junior Wells

Live in Boston 1966

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De son véritable nom Junior Wells, Amos Wells Blackmore était un des plus grands harmonicistes du Chicago blues. Il était né à Memphis en 1934 et est décédé à Chicago, en 1998. Il était le cousin de Junior Parker et avait émigré vers Chicago en 1948. Il n'a que 19 ans quand il remplace Little Walter, au sein du Muddy Waters Band. Au cours des années 60, il se joint au guitariste Buddy Guy, pour partager une longue aventure musicale. Une collaboration ponctuée par le superbe album "Hoodoo man blues", sorti en 1965, puis l'année suivante, par "It's my life baby", tous deux édités chez Delmark.

Ce "Live in Boston 1966" nous replonge donc au beau milieu de cette époque. Et c’est le même label qui se charge de publier ce disque. Buddy Guy n'a pas participé à ce set. Junior est soutenu par les Aces, une formation qu'il avait montée au tout début des années 50. Junior, préposé au chant et à l’harmonica, est donc accompagné par le guitariste Louis Myers, le bassiste Dave Myers et le drummer Fred Below. Réunissant douze plages, cet opus est entrecoupé de commentaires dispensés par Wells. Il n'avait alors que 32 ans.

"Feelin' good" ouvre la plaque. Un boogie au cours duquel Junior allume son public. Faut dire que cet artiste est un véritable showman! Il empoigne son harmonica et attaque "Man downstairs", sur un rythme très soutenu, pendant que les frères Myers assurent à l'arrière. Un peu de calme envahit l’atmosphère. Place au slow blues, "Worried life blues", une compo signée par Big Macceo Merrywheather. Sobre, Louis Myers montre néanmoins son savoir-faire, avant de céder le relais au leader qui souffle en puissance, alternant les basses et les aigus. Junior a de l’humour. Et le démontre lorsqu’il présente ses chansons. Plutôt long, "Junior's whoop" est bien ficelé. Il emprunte au style de ses titres les plus notoires, comme "Messing with the kid" ou "Mellow down easy". La qualité du son n’est pas extraordinaire, mais l'instant est magique. Myers nous prend à la gorge tandis que Fred Below dirige la manœuvre rythmique derrière ses caisses. Les classiques se succèdent : le "That's allright" de Jimmy Rogers, le "Look on yonder's wall" d'Elmore James et l’inévitable "Got my mojo working". "Messing with the kid" est un titre issu de la plume de Mel London. C’est aussi le plus grand succès de Wells. Il l’exécute dans une ambiance torride. Il présente ensuite ses musiciens, avant de laisser le champ libre aux frères Myers tout au long d’une version du très populaire "Hideaway" de Freddy King. La courte finale est également instrumentale et baigne dans le jazz. Elle est interprétée par les Aces, sans leur leader. Cet opus rend justice au talent de Wells, une véritable bête de scène. Assister à un de ses concerts était d’ailleurs un véritable régal…