Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26651 Items)

Ami Karim à Ath

Écrit par

La Maison Culturelle d'Ath présente Ami Karim en concert le 4 décembre à 20h au Palace.

Riche de 20 titres, l’album de ce jeune slameur, n’a pas besoin du sticker ‘ami de …’ pour briller.

Le concert de Grand Corps Malade au Palace en 2009 reste un épisode musical mémorable. Le public ne sera pas déçu non plus de cet artiste en pleine ascension ; son écriture sur le vif et son aisance à jouer avec les mots sont ses atouts majeurs. Trempant sa plume dans les petites plaies invisibles de notre société, Ami Karim se raconte à travers les chroniques du quotidien de sa banlieue. Ses textes sont sans concession, teintés d’espoir et de mélancolie mais sans jamais tomber dans la jérémiade ou la rime facile. Véritable activiste de la scène depuis 2008, il est entouré d’un trio musical de haute tenue qui trouve le tempo juste pour accompagner la précision de ses mots. Il irradie la scène de son flow doux et déconcertant, annonçait Pierre Siankowski des Inrockuptibles et offre une belle variété dans les ambiances jazz, funk ou soul. À découvrir …

(d’après communiqué de presse)

http://www.maisonculturelledath.be

Prix : 15€, 12€ (Abt.), 1,25€ (Art. 27)

Avec : Mehdi Madir (basse et guitare), Bruno Pimienta (batterie) et 
Stéphane Gasquet (claviers)
Durée : 90 min.
Dès 12 ans

http://www.amikarim.com
http://www.myspace.com/amikarim

Appel aux jeunes musiciens de la Wallonie Picarde

Écrit par

Les Jeunesses Musicales lancent un appel aux jeunes musiciens de la Wallonie Picarde.

 Tu as entre 12 et 20 ans?

Tu es musicien?

Tu as envie de montrer ton talent?

Visite dès aujourd'hui http://www.imaginefestival.be pour plus d’infos

Clôture des inscriptions le 31/12/2010.

(communiqué de presse)

Tindersticks

A rainy tuesday night

Que ne ferions-nous pas pour assister à un concert de Tindersticks ? Surtout en cette soirée pluvieuse du mois novembre. Il est 19 heures quand nous quittons Bruxelles et l’autoroute qui nous conduit jusque Lille semble bien longue. Les bouchons, travaux et autres nids de poule ont de quoi freiner notre enthousiasme, au propre comme au figuré. Arrivé sur les lieux, reste à dénicher un endroit pour garer sa voiture, au sein de ce quartier lillois qui ne rassure toujours pas. Le hall d’entrée du Splendid et son pseudo bar m’ont toujours fait penser aux infrastructures des pays de l’Est. Un vestiaire ? Même en plein hiver, il faut l’oublier. A contrario du Vooruit de Gand, où se produisait Tindersticks deux jours plus tôt, le bâtiment du Splendid, lui, n’a pas été rénové. Mais ne boudons pas notre plaisir. Le cadre étroit de cet ancien cinéma de quartier a également son charme. Et puis il est plus intimiste. Davantage qu’au Cirque Royal, par exemple. 700 personnes s’y sont donné rendez-vous ce soir. Mais difficile de comprendre pourquoi certains concerts organisés dans le Nord de la France (comme celui de Johnny Clegg, accordé quelques semaines auparavant à Roubaix) n’attirent pas davantage de monde, dans de telles salles…

Petit détail qui a son importance, au pays des ‘Ch’tis’, l’horaire est rarement précisé. Tout comme la mention d’un éventuel supporting act. Une indication quand même : 20 heures ! Quand à savoir s’il s’agit de l’ouverture des portes ou du début réel du concert ? Mystère et boule de gomme. Mais le public local n’en a cure et la majorité des spectateurs débarque, comme nous, vers 20h45. De quoi juste assister à la fin de la première partie, assurée par The 2. Un duo, vous vous en doutez. Partagé entre un chanteur/guitariste parisien et une Lilloise préposée aux rythmiques et backing vocals. Minimaliste, leur style –pour ce dont nous avons pu entendre– s’inscrit dans la lignée de Cocoon voire de Milow. Applaudissements polis de l’audience. A l’arrière de la scène, l’impressionnant matos prévu pour les 7 musiciens des Tindersticks est déjà en place.

Les derniers préparatifs sont donc rapides et sur le coup de 21h15, les gars de Nottingham entrent en scène. Caractérisée par sa longue intro musicale, « Falling down a mountain » est une compo idéale pour entrer dans le vif du sujet. Pour la petite histoire, notez que Stuart a écrit ce titre, instinctivement, le lendemain d’un mauvais rêve. Et c’est au sein du dernier album que les spectateurs sont plongés. Le deuxième titre respecte l’ordre chronologique de l’elpee : « Keep you beautiful ». Du même opus, « She rode me » et « Black Smoke » se révèlent bien plus rythmés et allègres.

Aux cotés de Stuart Staples, David Boulter et Neil Fraser, les nouveaux sont bien intégrés. A l’instar du drummer black Earl Harvin, par exemple. Pour la petite histoire, sachez qu’il s’était présenté spontanément au groupe, afin de proposer ses services, en précisant qu’il n’avait pas besoin de temps d’adaptation, puisque grand fan du groupe, il connaissait déjà toutes les partitions des morceaux, à la batterie. Parmi les moments forts du set, on épinglera surtout « Can we start again ? » et « Tyed », deux compos vivifiantes qui empêchent qu’il ne glisse vers un climat trop mélancolique.

Après deux rappels généreux, Stuart –et c’est une de ses trop rares interventions concédées au cours du show– remercie le public d’un ‘thank you for coming a rainy tuesday night’. Suivant l’adage, petite pluie abat grand vent. Et les très dandys Tindersticks sont parvenus à nous préserver des intempéries, au cœur de leur microclimat…  

Organisation Vérone Prod.

(Voir aussi notre section photos)

 

The Boxer Rebellion

Brick By Boring Brick

Écrit par

Double affiche ce soir à l’ABClub pour une soirée sold-out très Pop-Rock. D’une part, les petits Liégeois de Bacon Caravan Creek, venus présenter leur deuxième album, « WolfWolfWolfSheepWolf ». D’autre part, The Boxer Rebellion, une formation cosmopolite dont la carrière connaît un bel essor, depuis la publication, fin 2009, de leur seconde galette, « Union ».

Bien qu’ils ne soient plus que trois dans leur mouture studio, Bacon Caravan Creek se décuple sur scène. Ce soir, ils sont six à présenter des morceaux extraits de « WolfWolfWolfSheepWolf », un disque qui intervient pas moins de cinq ans après leur première œuvre, « Behind A Wish ». Cinq années qui ont permis au trio de concocter des morceaux beaucoup plus catchy et plus adulte que ceux qui parcouraient le disque précédent. Les petites manières de Nicolas Perat, en charge des vocalises, peuvent parfois agacer ; mais la formation, dans son ensemble, est plutôt solide et prouve qu’elle mériterait autant d’attention que leurs compatriotes de Puggy.

The Boxer Rebellion ne fait pas dans les longs discours. Très (trop ?) pro, le quatuor réunissant un Américain, un Australien et deux Britanniques démarre son set par « These Walls Are Thin », « Evacuate » et « Semi-Automatic », tous extraits de « Union ». Le Ricain Nathan Nicholson, leader de la troupe, salue un ABClub complet avant d’enchaîner sur des titres tirés d’un troisième disque à paraître début 2011. Le jeu du quartet est très carré et leur Pop-Rock, que je découvre pour la première fois ce soir, bien trop formaté à mon goût. Leur passage au sein du film hollywoodien « Going The Distance » et leur participation à la bande son de celui-ci a créé le buzz pour The Boxer Rebellion qui ralliera certainement les fans de groupes tels que Muse, Editors (circa « In this Light and On This Evening ») ou Maxïmo Park. Les autres passeront probablement leur chemin sans se retourner…

(Organisation : Ancienne Belgique)  

Serj Tankian

Imperfect Harmonies

Écrit par

Né au Liban (Beyrouth) en 1967, puis émigré à Los Angeles en 1975, ce fils d’Arméniens aurait pu mal tourner en devenant un businessman. Il avait décroché un diplôme en Marketing & Business à la ‘California State University’ et avait même fondé sa propre entreprise de développement de logiciels en comptabilité. Heureusement, en 1995, il s’était sorti de ce mauvais pas en fondant System Of A Down en compagnie de trois amis issus, comme lui, de la communauté arméno-américaine.

Ce n’est un secret pour personne, System Of A Down est l’un des groupes métal américains les plus inventifs de sa génération. Un son original et un sens de la contestation prononcé l’ont propulsé aux sommets de la gloire dès la sortie de son premier album éponyme, paru en 1998. Outre son inventivité musicale, SOaD s’est érigé en porte-drapeau de la reconnaissance du génocide arménien. Trois albums plus tard (« Toxicity » en 2001, « Steal This Album ! » en 2002 et  le double « Mesmerize/Hipnotize » en 2005), le quatuor met fin à ses activités, estimant avoir fait le tour du sujet.

Tankian n’abandonne pas la musique. Il prête sa voix et ses talents de mixeur à de nombreux groupes. Il trouve le moyen d’intégrer sa formation universitaire à ses activités musicales en fondant son propre label : Serjical Strike Records. En parallèle, il continue son travail d’activiste au sein d’Axis Of Justice, l’organisation qu’il a fondée en compagnie de Tom Morello (Rage Against The Machine). En 2007, on reproche beaucoup à son premier effort solo intitulé « Elect The Dead » d’être une copie quasi-conforme du travail de System Of A Down. Il faut dire, à sa décharge, que sa voix unique et inimitable était l’une des principales caractéristiques du ‘style SoAD’. C’est sans doute la raison pour laquelle « Imperfect Harmonies », le second opus du Serj, est aussi différent de tout ce qu’il a pu réaliser dans le passé.

En tant qu’amateur de métal et fan de System Of A Down, je rejette et j’abhorre « Imperfect Harmonies ». La voix si caractéristique de Serj Tankian liée à une musique dénuée de guitares est pour votre serviteur une quasi-abomination. Pourtant, il faut reconnaître à cet album d’innombrables qualités : le courage de l’expérimentation, l’inventivité et la recherche sonore en sont quelques unes. Tankian mélange le rock, l’électronica, le jazz, la dance, le folklore arménien et la musique classique. Certains titres sont agréables à écouter, d’autres par contre semblent partir dans tous les sens. Côté lyrics, Tankian reste attaché à ses combats : la corruption institutionnelle et le génocide perpétré sur le peuple de ses ancêtres. C’est sûr que cette fois on ne pourra pas accuser le chanteur de plagier son groupe précédent. Mais bon sang, un peu de guitares, par respect pour les fans, était-ce trop demander ?

Asia

Spirit of the Night - The Phoenix Tour Live in Cambridge 2009 (Dvd)

Écrit par

L’année 2005 a été marquée par la réunion inespérée des quatre membres fondateurs d’Asia. Le line-up classique de ce combo rock progressif/aor anglais, composé de John Wetton (King Crimson, Uriah Heep, UK, Roxy Music) à la basse et au chant, Steve Howe (Yes, GTR) à la guitare, Carl Palmer (Atomic Rooster, Emerson, Lake & Palmer) à la batterie et Geoff Downes (Yes, Buggles) aux claviers s’était retrouvé pour fêter dignement le vingt-cinquième anniversaire du groupe. Une fois les rancœurs d’antan oubliées, les quatre géniteurs des géniaux « Asia » (1982) et « Alpha » (1983) se sont attelés à la composition d’un nouvel opus. Le très justement intitulé « Phoenix » a vu le jour en 2008. Tel l’oiseau mythique auquel il avait emprunté le nom pour intituler son nouvel opus, Asia renaissait alors de ses cendres. De l’avis général, « Phoenix » était l’un des meilleurs albums du groupe, toutes formules confondues.

Le Dvd, enregistré à Cambridge en 2009, confirme la légitimé de ce retour à la vie. Le quatuor mythique y dévoile sa complicité retrouvée et y étale tout son talent et son expérience de la scène. La setlist oublie intentionnellement tout ce qu’Asia a pu enregistrer en dehors, entre 1983 et 2008. Sur les douze titres interprétés, cinq sont extraits d’« Asia », quatre d’« Alpha » et un de « Phoenix ». La douzième plage est un bonus. Une reprise du classique « In The Court Of The Crimson King » de King Crimson, interprété au Philadelphia Tower Theater en présence de l’un de ses géniteurs : Ian McDonald, qui rejoint le groupe sur l’estrade, armé de sa flûte.

C’est sûr, les quatre héros ont pris un coup de vieux. Cependant, l’âge ne semble pas avoir de prise sur leur talent. La voix de John Wetton est restée intacte. L’une des plus belles du rock britannique. Steve Howe, vêtu de sa chemise à motifs, les cheveux gris, l’avant du crane dégarni et chaussé de petites lunettes, a l’air d’un savant fou en vacances. Visiblement heureux d’être sur les planches, il s’agite comme un gamin en triturant le manche de sa six-cordes avec une adresse que beaucoup de jeunots doivent lui envier.

Nous avons eu la chance de chroniquer, il n’y a pas très longtemps, la réédition Dvd du concert « Pictures At An Exhibition » d’Emerson Lake and Palmer » datant du début des seventies. Carl Palmer y apparaît jeune, fou et appliqué. Près de quatre décennies plus tard, le batteur n’est plus jeune. Cheveux courts, il est bien plus posé que par le passé. Néanmoins, il est toujours aussi appliqué et incroyablement technique. Derrière les claviers, Geoff Downes se charge de cimenter la musique. Il maintient la musique du groupe entre rock progressif et AOR. Preuve de leur qualité, les nouveaux titres passent aussi bien que les anciens. Le moment de gloire revient bien évidement au hit interplanétaire « Heat Of The Moment », au cours duquel le public se déchaine.

« Spirit of the Night - The Phoenix Tour Live in Cambridge 2009 » est un témoignage de ce dont Asia est toujours capable. Un must pour les fans.

 

Aloe Blacc

Good Things

Écrit par

Premier fruit de l’union entre Stones Throw et V2, le « Good Things » d’Aloe Blacc est tout ce qu’on peut attendre d’une œuvre soul contemporaine. C’est-à-dire un bon vieux son vintage inspiré des sixties ! Guitares waka-waka funkys incluses (le court mais efficace « Hey Brother ») ! Le deuxième labeur du Californien s’ouvre sur le tubesque « I Need A Dollar », instantanément récupéré par la chaîne télévisée US culte, HBO, pour les besoins du générique de la série « How To Make It In America ». Une reconnaissance en soi.

A l’image de son single porte-drapeau, « Good Things » invoque le fantôme de Curtis Mayfield tout en lorgnant parfois du côté d’Al Green et du soulman blanc, Mayer Hawthorne. Aloe Blacc fait preuve d’une humilité à toute épreuve, tant dans les textes que dans les mélodies. Et même lorsqu’il se risque à s’approprier du Velvet Underground (« Femme Fatale »), il le fait brillamment. « Good Things » a le potentiel de plaire autant à la petite frangine qu’à mère-grand. La nouvelle sensation Soul a bien mérité sa réputation de gendre idéal.

 

The Claymore

Damnation Reigns

Écrit par

The Claymore est un groupe power métal mélodique originaire de la ville de Castrop-Rauxel. C’est en Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, à l’Ouest de L’Allemagne. Situation plutôt exceptionnelle, malgré dix années d’existence, The Claymore n’a jamais connu de changement de line-up. Depuis sa formation en 2000, la structure du groupe repose sur cinq piliers inébranlables : Andreas Grundmann au micro, Sebastian Busacker et Kai Schwittek aux six-cordes, Christian Köhle à la basse et Hardy Kölzer aux drums.

« Damnation Reign » constitue la dernière réalisation discographique de cette formation ‘on-ne-peut-plus-stable’. Elle fait suite à une paire de démos (mises en boite en 2001 et 2002) ainsi qu’à deux albums officiels. L’un, autoproduit en 2004, s’intitule « Monument » ; l’autre, édité par Black Bards Entertainment en 2008, est sorti sous le nom de « Sygn ».

On s’en doute un peu, quand il s’agit de power métal ‘made in outre-Rhin’ nous sommes en terrain archi-connu. Il n’y a pas vraiment de surprises, mais pas de déception non plus. Fort d’une décennie d’expérience dans le style, The Claymore connait bien son boulot et fournit un produit efficace. Du power métal actuel qui combine les mélodies heavy classique à deux guitares inspiré par Iron Maiden ou Judas Priest et le power métal plus moderne, à la limite du thrash de Nevermore ou Iced Earth. Les vocaux d’Andreas Grundmann sont assez haut-perchés et plutôt typiques du métal teuton.

Deux pointures internationales effectuent une apparition remarquée sur « Damnation Reign ». Le désormais célèbre Tim ‘Ripper’ Owens (ex-Judas Priest, ex-Iced Earth, Yngwie Malmsteen, Beyond Fear) prête sa voix ‘halfordienne’ au puissant « Behind Enemy Lines ». Quant à Victor Smolksi, le virtuose biélorusse en fonction chez Rage et Mind Odyssey, il distille de sublimes soli sur « (E)scapegoat ».

Outre onze compositions personnelles, The Claymore se fend d’une reprise du « Chainsaw Charlie » de WASP (NDR : groupe en compagnie duquel The Claymore tourne pour l’instant) ; et sur cette compo l’absence de la voix si particulière de Blackie Lawless manque cruellement.

Sans être original pour un sou, « Damnation Reign » est un album d’excellente facture et assez réussi ; d’ailleurs, les aficionados de métal classique se reconnaîtront sans aucun problème.

Thierry Crommen

Diversions

Écrit par

Thierry Crommen est un harmoniciste belge. Agé de 52 ans, il s’est forgé une belle notoriété au sein du milieu particulier de la musique à bouche. Il est vrai qu'en Belgique, est né l’un des plus redoutables souffleurs contemporains : Toots Thielemans. Il est d’ailleurs devenu une légende vivante, dans l’univers du jazz. Thierry est lui aussi un instrumentiste pur et dur. Il ne chante pas et se concentre donc sur ses harmonicas. Psychologue de formation, il est un parfait autodidacte et a librement choisi d’embrasser une carrière de musicien professionnel, revendiquant des références plus que respectables : Toots bien sûr, mais aussi Stevie Wonder. Et puis Jean-Jacques Milteau. De nationalité française, ce dernier est un brillant disciple du blues. Thierry a longtemps bossé en compagnie de Michel Fugain et, par la suite, côtoyé tout ce que la Belgique possède comme musiciens réputés. Sa carrière solo, il l’a entamée auprès de l'excellent gratteur Jean-Jacques Stotzem. Ensemble, ils ont publié l'album "Different ways". En 1997. Il monte ensuite son trio, impliquant Erno au piano et Chris De Pauw aux guitares. Le groupe grave "La nouvelle donne", en 2004. Le line up passe à un quartet, lors de l’arrivée du bassiste Achim Tang. Sous cette formule, le combo sort alors "Versions originales", en 2007. Le même band s’est donc réuni, en studio, dans la bonne cité ardente de Liège, pour nous délivrer cette nouvelle collection instrumentale, intitulée "Diversions".

"Sortilège" ouvre l’elpee. Une compo qui baigne au sein d’un climat paisible. Les cordes acoustiques, le piano et la contrebasse –responsable d’accords particulièrement graves– prennent leurs quartiers avant que ne pointe l'harmonica de Thierry. Son jeu est original, subtil et empreint de fraîcheur. Les climats se succèdent, des climats au cours desquels chaque instrument a sa place. La virtuosité de TC est naturelle. Sa musique de racines est traversée d’éclairs jazz. Tang signe "So long", une compo très dépouillée, plongée au sein d’un océan de mélancolie ; mais cette tristesse est toujours parfaitement contenue, autorisant circonstanciellement les accès hispanisants des cordes, bien mis en valeur par Chris. La démarche opérée sur "What changed?" n'est pas vraiment différente. La ligne mélodique est infaillible. L’harmonica peut disserter sur ce canevas très cohérent. Ce sens mélodique est aussi présent sur "Undercover", une compo issue de la plume de Pierre Van Dormael. Jolie ballade, "The substitute" aurait pu être soulignée de vocaux ; mais il revient à l’harmonica de remplir ce rôle. Il évolue bien à l'avant-plan, tandis que cordes et ivoires se délectent en toile de fond. Un climat latino envahit "Rumores de tormenta", un tango dynamique soutenu par les cordes aux sonorités graves et épaisses de Tang. "A.B.O.F.A" est un nouvel exercice de style manouche. D’une grande virtuosité ! Chargé de swing. Très climatique. Au cours duquel, Chris de Pauw s’autorise une escapade très fringante dans le monde du blues. Ce dernier apporte également sa touche personnelle à "Ma confidence", une plage dont la beauté naturelle procède de son feeling mélodique contagieux. L'harmonica se multiplie tout au long de l'intrigant "Le Chercheur d'ombres". Et cette fresque éclatante s’achève par "Back to Bach", un titre paradoxalement classique et détonant.

Devotionals

Devotionals

Écrit par

Si le patronyme de Devotionals ne vous dit rien, celui de Tyson Vogel vous rappelle peut-être quelque chose. Et pour cause, il s’agit du drummer de Two Gallants. Pour concocter son premier opus solo, le Californien s’est bien entouré, puisqu’il a reçu le concours du violoniste Anton Patzner (NDR : impliqué notamment chez Bright Eyes et Judgment Day), du batteur Jeff Blair ainsi que du vibraphoniste de Honeycomb, Andrew Maguire.

A l’instar de Two Gallants, la musique proposée par Jason sur cet elpee, évolue également au cœur d’un univers sis à la croisée des chemins du folk et de la country ; mais hormis sur « Misericordia », un morceau absolument sublime, l’expression sonore est essentiellement instrumentale. Ténébreuses et atmosphériques, les compos tombent cependant parfois dans le mélo. Tout particulièrement sur « Swell To The Invitations Of the Sky », chanson balayée de violons gémissants. Certaines plages évoquent davantage un Ennio Morricone contemporain. Et pourraient même servir de bande originale à un western. D’autres encore souffrent d’un excès de minimalisme et ne parviennent jamais à décoller. Et je pense tout particulièrement au titre qui ouvre le disque, «  Toll and Toy », et « Toil pt 2 ».

Si le post-rock acoustique de cet LP éponyme ne manque pas d’allure, à cause de la parfaite maîtrise des instruments affichée par Tyson Vogel et ses compagnons, ni de créativité, il faut espérer que le projet puisse mûrir, afin de se différencier davantage de Two Gallants. Une chose est sûre, Devotionals a tout pour plaire. 

Freaky Age

Living in the Morning Ways

Écrit par

Freaky Age affiche deux particularités. La première, c’est qu’il s’agit à nouveau d’une formation belge. Originaire de Ternat, en Flandre, pour être plus précis. La seconde, c’est la moyenne d’âge des membres. En fait, on est ici en présence, à la limite, d’un baby band. Et pour cause, elle oscille autour des 18 printemps. Ce qui, convenons-en est plutôt ‘jeunot’ pour déjà publier un second album ! Le premier, « Every Morning breaks out », est paru en 2008. Il faisait suite à un Ep éponyme, publié, lui, en 2007. Incroyable !

En matière de précocité, Lenny Crabbe, Mathias Declercq, Wouter Van den Bossche et Jonas Pauwels sont sans doute  champions de Belgique. En effet, le groupe (trio à ses débuts) naît fin 2003 (ils ont 11 ans !!!) et c’est 3 ans plus tard, en 2006, lors du ‘Rock Rally’, organisé par Humo, qu’ils se révèlent (alors, 14 piges à peine). Ils décrochent une place en finale de ce concours et sont invités à jouer sur la scène de l’Ancienne Belgique. C’est suite à cette prestation qu’une agence française de management, basée à Paris, les repère et leur permet d’assurer la première partie de Superbus, dans un Zénith de Lille qui affiche complet pour l’occasion. Bien que juste adolescents, Freaky Age force le respect grâce à la qualité de ses premières publications. En 2007, le single « Time is Over » devient un hit sur les ondes de Studio Brussel et Pure FM, deux stations bien connues des amateurs de pop/rock. Leur second single, « Where do we go now », devient ‘numéro un’, 4 semaines d’affilée dans les charts belges.

Nous sommes au printemps 2010 et c’est donc, à l’âge où beaucoup apprennent seulement à gratter la guitare que nos 4 ‘gamins’ nous proposent, eux, leur second cd.

Dès l’entame du titre initial, « Excitement in the Morning Light », caractérisé par son riff bien balancé et une voix bien trempée qui nous bouscule quelque peu, Freaky Age annonce la couleur. Dans un style bien personnel, profilé sur une ligne pop/rock claire et caractérisé par des mélodies imparables qui sonnent juste. Au fil des 13 titres, se dégage même un petit parfum de Strokes ou d’Arctic Monkeys. Lenny (qui utilise son organe vocal de façon parfaite) nous emmène dans une suite de compositions qui transpirent le talent et la maturité.

Il faut dire que le bougre a de qui tenir. Comme Obélix tombé dans la potion tout bébé, Lenny a grandi dans la marmite musicale de son géniteur de père. Son papa, Luc, était en effet le leader de Betty Goes Green et membre de Telsar, dans les nineties. Bon sang ne saurait mentir…

Une nouvelle confirmation de l’excellente santé du ‘rock made in Belgium’ ainsi que l’immense potentiel d’un groupe aussi frais que sa jeunesse le lui autorise.

Heljareyga

Heljareyga

Écrit par

Un peu de géographie, tout d’abord. Connaissez-vous les Iles Féroé ? C’est un archipel sis au nord de l’océan Atlantique, à mi-chemin entre l’Ecosse et l’Islande. Un territoire appartenant au Danemark, mais autonome depuis la fin des années quarante. Les Iles Féroé sont tristement célèbres chez les écologistes et autres défenseurs de la nature. En effet, les féroïens organisent traditionnellement, chaque année, un véritable massacre de dauphins globicéphales. Pas bien !

Mais tout n’est pas horrible aux Iles Féroé. La preuve, c’est qu’elles comptent une toute petite communauté métallique. Une poignée de formations locales de qualité, dont la plus célèbre est Týr. Ce combo mené par le vocaliste/guitariste Heri Joensen défend, depuis dix ans déjà, les couleurs du viking métal féroïen.

Heljareyga est le projet solo de Joensen. Ce dernier a passé trois années à composer quelques pièces musicales sortant du cadre purement viking/folk métal de sa formation principale. Pour concocter ce premier album éponyme, il a reçu le concours de quatre jeunes musiciens, tous issus de la scène féroïenne.

Il faut bien avouer qu’à premier abord, la différence entre le viking métal de Týr et le métal progressif d’Heljareyga n’est pas flagrante. Heri Joensen possède une voix assez typique, proche du chant clair de Vintersorg (Vintersorg, Otÿg, Bork Nagar) voire de Simen Hestnæs (Arcturus, ex-Bork Nagar, ex-Dimmu Borgir), qu’il est difficile de ne pas associer à Týr. De plus, les lyrics d’Heljareyga, comme la plupart de ceux de Týr sont entièrement écrits en langue féroïenne, ce qui contribue à donner un petit air de famille aux deux formations.

Il faut prêter une oreille attentive à Heljareyga pour se rendre compte que, finalement, hormis les vocaux, les deux groupes sont assez différents. Heljareyga propose un métal à tendance progressive. Moins influencé par les mélodies folkloriques, mais beaucoup plus élaboré que celui de Týr. Les compositions sont longues et épiques (NDR : L’album est divisé en cinq plages dont la plus courte dure quand même 8’45). Comme c’est le cas chez Iron Maiden, Lynyrd Skynyrd ou autrefois Molly Hatchet, Heljareyga évolue sous la forme géométrique du triangle guitaristique. Trois six-cordistes (dont Joensen lui-même) se partagent les attaques multicouches intenses et les soli travaillés. Les compositions alternent les cavalcades épiques, rapides et les passages plus calmes. Bien que Joensen s’en défende, on peut tout de même discerner quelques influences folkloriques dans la musique d’Heljareyga  (NDR : les lignes de guitare et la mélodie de « Regnid », par exemple lorgnent vers la musique celtique). Pas vraiment transcendant à la première écoute, « Heljareyga » finit par envoûter pour peu que l’on prenne le temps de s’y intéresser en profondeur.

Lissie

Catching a Tiger

Écrit par

La jeune Américaine Lissie (née Maurus) publie son 1er LP directement sur le mastodonte Sony Music. Mauvais signe ? Ce serait en tout cas la première et logique impression à la vue de la pochette de « Catching a Tiger », rappelant plus l’univers aguicheur de Christina Aguilera que celui d’Emmylou Harris ! Pourtant, pas question de pop mainstream, de R&B sirupeux ou de hip-hop ‘bling-bling’ ici, mais bien d’un honnête folk-rock FM dans la lignée de Shania Twain (oui, je sais c’est dur comme comparaison…), Sheryl Crow ou Alanis Morisette. Lissie jouit quand même d’une certaine caution musicale, car son 1er Ep (« Why You Runnin’ ») avait été produit par Bill Reynolds, le bassiste de Band of Horses. Il était, en outre, sorti sur le très respectable label Fat Possum…

Si l’ambiance est parfois très racoleuse comme sur les horripilants « Cuckoo » ou « In Sleep », souvent, les chansons séduisent et offrent une version ‘light’, et pas désagréable du tout, d’Alela Diane. Les morceaux plus épurés comme « Worried About » ou « Oh Mississippi » particulièrement. Certaines compos pop (« When I’m Alone ») passent également la rampe malgré leur son 80’s un peu kitch. Lissie est née dans l’Illinois et, en bonne Américaine, elle a retenu les bases indispensables à toute chanson folk qui se respecte, tout en lui apportant une touche de modernité qui pourrait permettre à un plus large public de découvrir le genre. Une vulgarisation folk qu’elle a d’ailleurs entamée en 2008 en assurant les premières parties de Lenny Kravitz.

Lissie Maurus ou la version féminine de son ami Joshua Radin ? L’opus n’est pas mauvais, mais très américain et abusant trop de clichés, il risque fort de ne pas toucher la ‘vieille Europe’, bien trop intransigeante dans ses goûts musicaux… Il n’y a pourtant pas de mal à se faire plaisir de temps en temps.

En concert le 16 novembre à l’Ancienne Belgique.

Mystery Jets

Serotonin

Écrit par

En 2006, Mystery Jets publiait « Making Dens », une première œuvre sans saveur, sans détermination. Depuis, les Britons ont publié un deuxième essai, « Twenty One », orienté pop électro, passé quasi-inaperçu. Ils ont ensuite quitté Warner Music pour rejoindre le circuit indépendant. Grand bien leur en a pris tant « Serotonin » se démarque de la première bouse pop qu’ils avaient engendrée. Plus proche de l’univers de Syd Barrett, leur héros ultime, ce troisième labeur présente un quatuor qui prend enfin conscience de son potentiel et de la direction à prendre pour exploiter ce dernier au maximum. Les Londoniens délivrent onze morceaux de pur rock british parsemés d’une dose idéale de synthés. Il leur reste bien entendu de la marge pour progresser mais des titres tels que « Dreaming Of Another World », « Serotonin », « Show Me The Light » et « Melt » sont de véritable tubes en puissance, susceptibles d’amener Mystery Jets un chouïa plus près de la lumière des spotlights. Ne reste plus qu’à espérer qu’ils continuent sur la même voie.

OK Go

Of The Blue Colour Of The Sky (Extra Nice Edition)

Écrit par

Fin d’année oblige, les petits rigolos de OK Go font un cadeau à leurs fans. Une dizaine de mois après la publication de leur troisième album, « Of the Blue Colour Of The Sky », ils retrouvent un second souffle dans les bacs, par la grâce d’une ‘Extra Nice Edition’. Mais qu’a-t-elle d’Extra Nice, cette édition ? Outre le disque original recelant les tubes « WTF ? », « This Too Shall Pass » et « White Knuckles », OK Go propose un second Cd réunissant neuf versions démos de morceaux extraits de « Of The Blue Colour Of The Sky » mais également deux titres inédits dont des reprises des Pixies (« Gigantic ») et The Zombies (« This Will Be Our Year »), ainsi que quelques remixes. En clôture du disque bonus, figure une interview de la troupe et de leur producteur Dave Friedman, réalisée par l’animateur radio new-yorkais Ira Glass.

Et comme Ok Go est aussi généreux en studio que sur les planches, le quatuor a également glissé un code permettant à ses fidèles de télécharger douze remixes via leur site officiel. Si ça, c’est pas Extra Nice ! Mais l’édition aurait également pu s’avérer ‘Extra Extra Nice’ si les Chicagolais y avait également inclus les incontournables vidéo-clips des trois singles extraits du disque. Une édition destinée aux fans hardcore.

Rome Buyce Night

Ann Arbor

Écrit par

C’est lors de l’arrivée du drummer Romain Piegay, qu’en 2001, Guillaume Collet (dMute) et Antoine Ducoin (nouvellement chercheur à l’université d’… Ann Arbor !) décident de former Rome Buyce Night afin de donner une suite à leur brève aventure vécue au sein de Ressance. Influencé dès ses débuts par Sonic Youth, Godspeed You Black Emperor ! et Yo La Tengo, le trio a accueilli un second guitariste, Jérôme Orsini, en 2010. Une formation prolifique, puisqu’après avoir publié « Actone » en 2003, « Luminaires » en 2005, « Matricule » et « Micro Sainte » en 2009, elle nous propose aujourd’hui « Ann Arbor », son cinquième effort.

En concoctant « Ann Arbor », Rome Buyce Night a décidé d’élargir son horizon. Comment ? En lorgnant vers l’univers d’artistes aussi différents que Steve Reich, The Ex ou Konomo N°1. Toujours essentiellement instrumental, leur post-rock psyché nécessite cependant des efforts d’appréhension. Mais une fois ceux-ci accomplis, il se révèle riche et très varié. Outre les nouvelles références susvisées, l’esprit de Tortoise hante également cette œuvre. A cause du côté cérébral de leur expression sonore. En combinant énergie rock pure et structure post-rock impeccable, Rome Buyce Night est parvenu à ériger une musique complexe et sombre, mais jamais ennuyeuse. On a ainsi droit à des interventions de flûte sur « Red Diag », par exemple, une superbe compo post-rock de 11 minutes construite en crescendo. A l’instar de Can –toutes proportions gardées bien entendu– le combo joue également beaucoup sur l’architecture rythmique répétitive proche de la transe. Comme sur les très réussis « The Foam Theater », caractérisé par ses guitares acérées et torturées, ainsi que le plus noisy « The Unit Scale of Rock », tourmenté d’incantations tribales. Les compos sont solides et inspirées. La maîtrise technique des musiciens est irréprochable et la qualité du son est parfaite. Une exception qui confirme la règle : le titre maître ! Un morceau au cours duquel le quatuor s’essaie au folk, mais sans vraiment convaincre.  

Rome Buyce Night = un groupe très doué destiné à satisfaire les mélomanes exigeants.

 

JOY

JOY

Écrit par

Marc Huyghens a donc fondé un nouveau groupe. Un trio. Impliquant Françoise Vidick, sa compagne, aux percus et aux backing vocaux, ainsi qu’Anjan Naucler, une violoncelliste de nationalité suédoise. Ah oui, si vous ne vous vous en souvenez pas, Marc était le leader du défunt Venus, formation qui s’est séparée en 2007. JOY nous propose son premier opus. Il est éponyme et est découpé en 9 titres, dont une nouvelle version de « Vertigone », compo écrite à l’époque de son ancien groupe. Si la musique est minimaliste, le tracklisting alterne compos contemplatives et percutantes. A l’instar du Velvet Underground, auquel Marc continue de se référer, son expression sonore est aride mais soignée, mélodieuse et lancinante. Elle repose aussi sur de superbes harmonies vocales échangées entre Marc et Françoise ; mais elle ne respire pas vraiment la joie. Deux compos, « n° 7 » et « Mirage », plus que probablement autobiographiques, ont d’ailleurs certainement écrites au moment où Marc traversait une profonde dépression. On retrouve également des références au sacré et à la Bible dans deux compos. « Long Way Around The Sea » et « Sword ». Encore que cette dernière ainsi qu’« Empire », puisent certaines métaphores dans le Moyen-âge. Un « Empire » au cours duquel le violoncelle se révèle aussi grinçant et déchirant que le violon sur le fameux « Worst Case Scenario » de dEUS. Reste encore « Endless song », une compo incantatoire, épique, dont le sens mélodique peut rappeler Muse. Bref, un très chouette album. Et si vous voulez en savoir davantage, je vous invite à aller voir l’interview que nous a accordée Marc…

Archie Bronson Outfit

That’s Just The Way It Is

Écrit par

Les trois gaillards d’Archie Bronson Outfit connaissent la Belgique presque jusqu’au bout des ongles. Ce soir, au Het Depot de Louvain, le trio originaire de Bath effectuait son neuvième passage en 2010 dans notre pays ! Une affection que le public belge lui rend bien. Normal, lorsqu’on est responsable d’un disque aussi impeccable que « Coconut ».

Impeccable, ce n’est pas le premier adjectif qui vient en tête lorsque l’on pense à la SNCB. Peu habitué à prendre le train, je perçois, ce soir, la joie qu’éprouvent les navetteurs en pénétrant dans le hall de gare pour y découvrir que leur train enregistre une bonne demi-heure de retard. C’est donc en pleine prestation de The Victorian English Gentlemens Club que je débarque dans l’enceinte de Het Depot, une salle qui a l’énorme avantage de se situer juste en face de la gare. Prestation un peu morne de la première partie, qui n’a pas retenu mon attention.

Ensuite, c’est au tour du trio briton d’entrer en scène. Affublé de gandouras originales, Archie Bronson Outfit place la soirée sous le signe du « Coconut ». « One Up On Yourself » et « Magnetic Warrior » ouvrent le bal pour un public un peu clairsemé mais tout sourire. D’autant plus lorsque les trois hommes embrayent sur des extraits de l’énorme « Derdang Derdang ». « Kink » et l’incontournable « Cherry Lips » décoincent petit à petit les bassins de l’assistance. « Butterflies » sera l’unique incursion au sein de « Fur », le premier élément discographique de la bande. Très discrets, les trois hommes se contentent d’enchaîner les morceaux en plaçant des remerciements ici et là. Leur blues psyché s’occupe du reste. Et en balançant des bombes comme « Dead Funny », « Harness (Bliss) » et « Dart For My Sweetheart », lors du rappel, pas besoin d’en faire beaucoup plus. Simple mais efficace.

(Organisation : Het Depot)

Tindersticks

Can we start again ? Absolutely !

Écrit par

Il y a des lustres que je n’avais plus mis les pieds au Vooruit de Gand. Si mes souvenirs sont bons, c’était en 1996. Pour un concert de Garbage et des Rentals. A cette époque, la salle était totalement délabrée et un lifting, aussi nécessaire soit-il, me semblait devoir coûter les yeux de la tête. Et bien ce lifting a été réalisé. Tout a été refait ; même les enluminures ont été repeintes. En respectant l’architecture du théâtre érigé en 1913. Stupéfiant !

Ce dimanche 7 novembre, c’est la formation insulaire Tindersticks qui est programmée. Un groupe qui a retrouvé son trio de base Stuart Staples, David Boulter et Neil Fraser, même si Dickon James Hinchliffe fait toujours défaut. Et qui a commis un nouvel album début de cette année, « Falling Down a Mountain », un disque d’honnête facture, sans plus. Cependant, en mai dernier, la formation avait accordé un excellent set, au Cirque Royal, dans le cadre des dernières Nuits Botanique, concert auquel je n’avais pu assister. Raison valable pour ne plus les manquer lors de leur retour en Belgique…

C’est David Kitt qui ouvre la soirée. Nonobstant sa carrière en solitaire, ponctuée de quelques albums, dont le dernier « The Nightsaver », remonte à 2009, le Dublinois a rejoint le backing group de Tindersticks, pour la tournée. Ce qui lui permet d’assurer le supporting act. Il chante en s’accompagnant à la sèche. Et est soutenu par un batteur coiffé d’une casquette recouverte d’un bonnet. Son drumming tout en subtilité est assuré essentiellement à l’aide de balais. La musique de l’Irlandais trempe essentiellement dans l’indie folk, même si on y recèle des traces d’électronica et de soul. David possède une belle voix. Un baryton qui me fait un peu penser à celui de Jean-Louis Murat. Le public est réceptif et l’applaudit chaleureusement. Il le remercie en l’applaudissant à son tour. Après cinq morceaux, un bassiste vient rejoindre le duo. Et le nouveau line up de se lancer dans un titre offensif digne du Crazy Horse de Neil Young, mais en version plus acoustique. Ce n’est qu’en fin de parcours que l’artiste va enfin empoigner une gratte électrique et clore ainsi une jolie prestation. Bravo et à tout à l’heure…

Les roadies s’affairent et on observe, sur l’estrade, la présence d’une belle panoplie d’instruments. Des guitares, deux basses, un violoncelle, une clarinette et un saxophone posés sur leurs socles respectifs. Un piano, deux claviers, un vibraphone et un kit minimaliste de batterie. En fait, le même qui a servi pour le collaborateur de David Kitt. Il est placé à l’extrême droite de l’estrade, de profil. Vers 9h30, le septuor entre sur scène. Le titre maître du dernier elpee, « Falling down a mountain » ouvre le concert. Trois guitares au menu. Pas encore celle de Stuart A. Staples (NDR : qu’il troquera parfois pour une acoustique ou l’abandonnera circonstanciellement pour se consacrer exclusivement au chant), puisqu’il se réserve un melodica. Kitt est passé au vibraphone et le saxophoniste (NFR : un grand chauve !) a empoigné son violoncelle pour le paso doble « Sometimes it hurts ». Ce dernier, malgré son immense carcasse, se révèle discret mais terriblement efficace. Il porte un gilet, comme Stuart et le drummer (un musicien de couleur noire, particulièrement habile). Les trois autres, soit le bassiste/guitariste et les deux David (Boulter et Kitt) sont vêtus d’un costard, même si Boulter enlèvera sa veste, après quelques morceaux. Pas de cravate, cependant. Mais des chemises blanches, sauf le gratteur solo. La voix de Stuart passe vraiment bien. Il ferme souvent les yeux, un peu comme s’il était dans un autre monde, en recroquevillant son poignet gauche contre sa hanche. Kitt, le bassiste/guitariste et le drummer se chargent des backing vocaux. David, excelle même dans les contre-voix. Neil Fraser change de guitare, pratiquement à chaque morceau. Il alterne entre une drôle de sèche et deux électriques : une vielle (de couleur bleue) et une neuve (rouge clinquant !) « She rode me » est imprimé par le drummer sur le rythme du chemin de fer. Lors du ‘nightclubbien’ « Dyin slowly/Peanuts », Stuart a sorti un harmo de sa poche, dans lequel il souffle, en fin de morceau. Malgré son intro nerveux au violoncelle, « Raindrops » réveille un peu tout le monde. Une compo vivifiante, intense, que le drummer va fédérer de ses interventions remarquables et dont l’apothéose électrique (quatre six cordes !) va soulever l’enthousiasme du public. Fabuleux ! Tel un bruit d’horloge, un métronome donne le tempo à « Marseilles sunshine ». Serait-ce la montre du lapin, dans ‘Alice au pays des merveilles’ ? Les claviers légers et vaporeux s’infiltrent dans la mélodie. Le violoncelliste pince ses cordes. Mais le climat s’enflamme à nouveau pour l’excellent « Tyed », un morceau plus rythmé, au cours duquel Neil se sert d’un archet, pour frotter les cordes de son manche. Dominé par le saxophone, dynamisé par les grattes électriques et caractérisé par les superbes échanges vocaux entre Stuart et Kitt, « Black Smoke » poursuit dans le rythme. Et après deux chansons plus mélancoliques, le set s’achève par « Harmony around my table », une compo plus intense et rythmée, bien sûr. Ovation !

Après quelques minutes, la troupe revient sur les planches. A deux reprises. D’abord pour deux titres. Puis pour un dernier, « Can we start again », une plage allègre au cours de laquelle les musiciens frappent des mains et invitent les spectateurs à les accompagner. Ah oui, à la question de la compo, après un tel concert de Tindersticks, on peut répondre oui. Et on y sera…

Pour que votre info soit complète, sachez que le sonomètre a rarement dépassé les 90db. Ce qui explique que le lendemain, on ne souffrait pas d’acouphènes…

(Organisation Democrazy Gand)

Jeu set et match pour Tennis

Écrit par
Le duo prometteur Tennis s’apprête à rentrer dans la cour des grands à l’aide d’un premier album très attendu. « Cape Dory » sera disponible dès le 18 janvier. Le premier incontournable de 2011 ? Quoi qu’il en soit, la pochette à elle seule mérite le respect.
 
Tracklisting
 
01 Take Me Somewhere
02 Long Boast Pass
03 Cape Dory
04 Marathon
05 Bimini Bay
06 South Carolina
07 Pigeon
08 Seafarer
09 Baltimore
10 Water Birds

LCD Soundsystem live… en studio

Écrit par
James Murphy n’est pas encore prêt à dire au revoir à son LCD Soundsystem. Il publiera le 6 décembre un album enregistré en studio mais dans des conditions live, à Londres. Tout simplement intitulé « The London Sessions », le disque sera disponible, a priori, uniquement via les plateformes de téléchargement légal. En attendant, les fans peuvent dès à présent visionner l’étrange vidéo-clip de « Pow Pow » , le second single extrait de « This Is Happening ».
 
Tracklist:
 
01 Us V Them
02 All I Want
03 Drunk Girls
04 Get Innocuous!
05 Daft Punk Is Playing at My House
06 All My Friends
07 Pow Pow
08 I Can Change
09 Yr City's a Sucker