Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Cass McCombs

Catacombs

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Cet artiste californien (NDR : issu de Concord, très exactement) s’inspire de ses voyages opérés à travers le vaste continent nord-américain, pour écrire ses poésies qu’il traduit en chansons. Toutes les expériences vécues se retrouvent dans ses lyrics. Les rencontres. Bonnes ou moins bonnes. Les anecdotes. Ses états d’âme. En fait, il raconte tout simplement sa vie. En observant l’image qui illustre la pochette de son dernier album, sur laquelle il pose comme un cow-boy, on imagine déjà le créneau au sein duquel sa musique évolue : le country/folk/rock. Précaution, elle ne sombre jamais dans le kitch. Evitant ainsi le ridicule.

Tout au long de cet opus, l’instrumentation est placée fort en retrait, de manière à faire ressortir la voix de Cass. A l’instar de « Dream-Come-True-Girl », le premier single extrait de « Catacombs ». La contrebasse et les guitares se contentent ainsi de soutenir les parties vocales. Que l’actrice américaine Karen Black vient parfois soutenir aux backing vocaux. J’épinglerai encore « My  Sister, My Spouse » ainsi que « You Saved My Life », deux véritables perles. En extrapolant, on imagine une époque où les parents allaient danser dans les salles paroissiales de village. Mais ce côté suranné a aussi quelque chose d’intemporel. Bien qu’évoluant dans un même registre, les compos bénéficient d’arrangements fort subtils. Faut dire qu’ils sont tour à tour enrichis d’une lap steel, d’un piano ou encore d’une contrebasse... Si vous aimez ce style, cet elpee est incontournable. D’ailleurs Cass Mc Combs ne déçoit jamais. Parce qu’il flirte avec le bon goût ; et dans cet esprit, il mérite qu’on lui tire notre chapeau…

 

Muse

The Resistance

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Alerte ! Aux abris ! Pourquoi ? Ils ont débarqué. Qui ? Muse ! Vous allez être submergés, noyés, perdus, engloutis ! Gare aux fans de la première heure, préservez vos oreilles et jetez vos préjugés au loin, très loin même. A des lieues de ce que vous connaissez du groupe. Muse vient de sortir son sixième album studio. Et la nouvelle plaque du trio du Devon est surprenante. Une claque ! Osée, très osée…

Le groupe semble s’être définitivement tourné vers un rock puissant, mélodieux alternatif, progressif et même symphonique. Matthew Bellamy, Christopher Wolstenholme et Dominic Howard ne se contentent pas de ‘nourrir’ régulièrement leur capital ‘chansons’ et ‘albums’ sans prendre de risque. Ils nous prennent à contrepied, explorent de nouvelles contrées musicales. Et tant pis pour les déçus. Mais qui sait se frayer un chemin sur leurs traces en sera ô combien récompensé. 

Alors, entrons dans le vif du sujet. « Uprising » ouvre les débats. Il nous matraque les tympans à grands coups de batterie et de riffs à la Gary Glitter des années 70. Un hit dans toute sa puissance (NDR : le seul vrai morceau qui sonne ‘Muse’ ?) Quoique moins puissant, le titre maître est un peu de la même veine. Par contre « Undisclosed Desires » prend déjà un peu la tangente et force l’auditeur à l’effort. On n’avale pas aussi facilement cette plage, à contrario de celles de leur précédent Cd. Mais le jeu en vaut la chandelle et l’écoute répétée de ce morceau finit par vous ensorceler. Faut dire que ce rythme imprimé par ce pincé de cordes a de quoi surprendre. Et bien soutenue par une excellente basse et un jeu de batterie toujours aussi efficace, la voix de Matthew fait le reste. « United States of Eurasia » ressuscite Queen. Pas celui des années 80 mais le meilleur, celui des seventies. Une mélodie riche, aux saveurs orientales, rehaussée par un piano dominant, un jeu de guitare à la Brian May et des chœurs ‘tout puissants’ ! Alléluia ! Ecoute ça Freddie ! « Guiding Light » et « Unnatural Selection » jouent sur les contrastes. D’un côté une mélodie très raffinée et discrète. De l’autre, un rock puissant, brut et agressif marqué par des riffs et un rythme presque ‘hard’, surtout en toute fin de morceau. Quoique de bonne facture, « MK Ultra » passe un peu inaperçu. A cause de la richesse et la créativité déployées précédemment. « I belong to you » termine la première partie de l’elpee. Rengaine chantée pour moitié en anglais et pour moitié en français, ce titre à lui seul résume tout ce qui précède et présume de ce qui va suivre. Mélange des genres, condensé des ‘folies géniales’ du groupe, Muse papillonne partout, goûte à toutes les fleurs qu’il rencontre sur son chemin, se rassasie de tous les arômes possibles et imaginables.

Et là maintenant, on s’attaque à un autre morceau, la ‘face cachée de la lune’ en quelque sorte… Comme aux ‘Noces de Cana’, Muse nous réserve le meilleur pour la fin. Qui a dit que rock et classique ne pouvaient cohabiter ? Quel crétin oserait pondre un commentaire quelconque dénigrant les 13 minutes qui clôturent de merveilleuse façon un album aussi riche que surprenant. C’est en écoutant les trois dernières plages que l’on se rend compte de ce qu’est la ‘grande musique’, pas celle de nos parents ou ‘des vieux’ non, la vraie. La Musique avec un M majuscule. Muse nous dévoile ici toute sa culture musicale, nous démontre que leur doctorat obtenu à l’université de Plymouth n’est pas qu’honorifique. Le talent est bel et bien présent ! Matthew Bellamy évite tous les pièges inhérents à ce mélange des genres. Tel un funambule sur son fil, il virevolte sur son piano avec une assurance remarquable. Ses deux complices se mettent au diapason et sortent de leurs tripes un truc inimaginable. On est en pleine symphonie, en plein mini opéra-rock de trois morceaux seulement ; mais trois morceaux résolument modernes et classiques à la fois. Fa-bu-leux ! C’est le délire musical total. Mais attention, c’est contagieux. Ça s’écoute et se réécoute sans fin.

Laissez-vous tenter, osez, entrez dans ce disque, vous n’en sortirez plus. Muse compte 15 ans d’existence. Merci pour ce cadeau ! En concert à Anvers (complet hélas) et à Liévin (Nord de la France) le samedi 31 octobre (complet aussi !). Ça devrait valoir le coup d’œil et surtout le plaisir des oreilles…

St. Augustine

Changing plans

Écrit par

Alias St Augustine, François-Régis Croisier nous vient de Clermont-Ferrand. Cet Auvergnat avait commis son premier Ep l’an dernier. Intitulé « In A Field Of Question Marks », il était complètement passé inaperçu. « Changing plans » constitue donc son premier opus, un disque qui reprend les morceaux de son maxi.

Après avoir écouté cet elpee, il ne fait aucun doute que Croisier a révisé ses classiques. Ceux de Bob Dylan, notamment. Pas pour rien que son pseudonyme est inspiré d’une chanson du Zim, « I dreamed I saw St Augustine ». Néanmoins, ses influences ne s’arrêtent pas en si bon chemin, puisqu’il cite également, parmi ses références majeures, Ron Sexsmith et Elliot Smith. Et puis, sa musique me fait souvent penser à Sufjan Stevens, même si son timbre vocal campe plutôt un hybride entre Kristofer Astrom et Josh Ritter. Mais trêve de comparaisons, car St Augustine possède ses propres spécificités…

Quoique St Augustine soit avant tout le projet de Croisier, au fil du temps, le line up s’est élargi. Un ensemble à géométrie variable le soutient ainsi régulièrement. Le plus souvent en ‘live’, mais également lors des sessions d’enregistrement. Et finalement, un noyau dur s’est constitué. En outre, ses camarades du label clermontois Kütufolk (NDR : Delano Orchestra, Leopold, Skin, etc.) ont apporté circonstanciellement leur collaboration. Suivant les désidératas du songwriter. Un concept qui lui a permis de donner davantage d’amplitude aux morceaux, de varier les climats, les saveurs, les couleurs. Ce qui explique sans doute pourquoi cette œuvre ne sombre jamais dans la monotonie (NDR : un malaise qui affecte trop de ‘folkeux’…) 

Un morceau comme « Lite Girl » touche ainsi au sublime. A cause de la rencontre entre cordes acoustiques et électriques, opérée sur un lit de chœurs féminins. Caractérisé par ses trompettes et ses rythmes mariachis, « Icelandic » aurait pu figurer au répertoire de Calexico. Splendide ! Balayé d’un violon cajoleur et soutenu par une rythmique entraînante, « Rainy country » prélude l’arrivée de l’automne. Et lorsqu’il prononce les mots ‘You really could be happy in a rainy country’, on conclut qu’on n’est pas si mal dans notre petit pays. « The Forest » achève l’elpee, une compo dont le crescendo tout en subtilité est véritablement impressionnant.

Pour un premier album, St Augustine vient de réaliser un coup de maître. Bien sûr, il ne révolutionne pas le genre ; mais renoue, en toute humilité, avec un folk hexagonal de qualité. Une denrée devenue tellement rare au cours de ces dernières années. Dans ces conditions on espère déjà la sortie d’un deuxième opus pour l’Auvergnat ; mais aussi que cet artiste puisse servir de guide pour ses condisciples, outre-Quiévrain…

Mustang arrive au triple galop…

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« A71 » est le titre du premier album du trio originaire de Clermont-Ferrand qui devrait sortir dans les bacs vers la fin du mois d’octobre.

Composé de Jean Felzine au chant, à la guitare et au piano, de Johan Gentile à la basse et de Rémi Faure à la batterie, cette formation se tourne résolument vers le rock des années 50 à 70. Avec un look ‘rockabilly’ de la meilleure veine, ils empruntent un style à la Elvis de la grande époque mais font également référence à des artistes comme Lou Reed et Johnny Cash. Ils s’identifient volontiers aux années ‘Yé-yé’ et chantent parfois niaisement des chansons à textes sans engagement aucun (« Le pantalon » p.ex.).

Très attendu par les amateurs du genre, leur elpee va à coup sûr dépoussiérer un peu le rock et la scène française (un peu molle) de notre époque.

Album « A71 », sortie le 26 octobre 2009

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/legroupemustang

 

Martha Wainwright ressuscite la môme !

Écrit par

La chanteuse d’origine canadienne et accessoirement sœur de l’illustre Rufus sort un album live acoustique de ses reprises de la môme Piaf. Enregistré lors de ses trois concerts au New York’s Dixon Place Theatre en juin dernier, Martha reprend sur scène quelques standards de son illustre aînée, entouré de ses complices habituels : le pianiste Thomas Bartlett, le bassiste Brad Albetta et le guitariste Doug Wieselman.

Son album « Sans Fusils, Ni Souliers, A Paris. » qui paraîtra le 9 novembre prochain est un recueil de ‘classiques’ parmi lesquels on pourra retrouver entre autres « Adieu Mon Cœur », « Vieux Piano », « Une Enfant » et une version personnelle de « La Foule ». 

Ayant grandi à Montréal, Martha aura été baignée toute son enfance et sa jeunesse par les paroles et les musiques du ‘moineau parisien’. C’est donc tout simplement pour (enfin) lui rendre un hommage qu’elle a, suite à ses trois concerts, sorti un album live.

Martha Wainwright : « Sans fusil, ni souliers, à Paris », sortie prévue le 09 novembre 2009

 

 

Du bon son pour l’automne

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Après avoir été favorablement reçu dans une série de festivals cet été, Mumford & Sons publieront leur premier album, « Sigh No More », le 19 octobre prochain. Inspirés tant par Crosby, Stills & Nash que par les Kigs Of Leon, la musique des Anglais semble prometteuse ! Créé en 2007 et emmené par leur emblématique leader Marcus Mumford, ils pourraient rapidement devenir ‘The Next Big Thing’. Préparez-vous à la sensation automnale !

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/mumfordandsons et http://www.mumfordandsons.com

 

Musicien cherche 365 logements

Écrit par

The Bear That Wasn’t sera en tournée en Flandre à partir du 2 Octobre, pour 365 jours ! Le Belge Nils Verressen a en effet créé le groupe Musicien cherche 365 logements sur Facebook. L’initiative est rapidement devenue un buzz et s’est donc traduite par cette tournée marathon. La musique de cet aventurier s’inspire de Gravenhurst, Elliott Smith voire de Bon Iver. Fan de folk ? Vous avez de grandes chances de le croiser sur les routes belges cette année….

Pour plus d’infos : http://www.thebearthatwasnt.be et http://www.facebook.com/group.php?gid=78731031146

(muzikant zoekt 365 logies)


 

L’agence Toutpartout fête ses 15 ans d’existence…

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L'agence Toutpartout fêtera ses 15 ans à Londres et surtout au Botanique à Bruxelles. Pour la salle bruxelloise, l’événement se produira le samedi 28 et le dimanche 29 novembre.

A l’affiche :

Samedi 28 novembre

- Micah P. Hinson (USA)
http://www.micahphinson.com
http://www.myspace.com/micahphinson

- The Cave Singers (USA)
http://www.cavesinging.blogspot.com
http://www.myspace.com/thecavesingers
http://www.lastfm.fr/music/The+Cave+Singers

- Scout Niblett (UK)
http://www.scoutniblett.com
http://www.myspace.com/scoutniblett
http://www.lastfm.fr/music/Scout+Niblett

- Shit and Shine (UK/USA)
http://www.myspace.com/shitandshine
http://www.lastfm.fr/music/Shit+and+Shine

- Tony Dekker from Great Lake Swimmers (CAN)
http://www.greatlakeswimmers.com
http://www.myspace.com/greatlakeswimmers
http://www.lastfm.fr/music/Great+Lake+Swimmers

- Will Johnson + Jason Molina (USA)
http://www.secretlycanadian.com/artist.php?name=molina
http://www.myspace.com/jasonmolinasongs
http://www.lastfm.fr/music/Jason+Molina

- Joe Gideon & The Shark (UK)
http://www.myspace.com/joegideonandtheshark
http://www.lastfm.fr/music/Joe%2BGideon%2B%2526%2BThe%2Bshark

- Hank & Lily (CAN)
http://hankandlily.com
http://www.myspace.com/hankandlily
http://www.lastfm.fr/music/Hank+and+Lily

Dimanche 29 novembre

- The Black Heart Procession (USA)
http://www.myspace.com/theblackheartprocession
http://www.lastfm.fr/music/The+Black+Heart+Procession

- Deer Tick (USA)
http://www.myspace.com/deertick
http://www.lastfm.fr/music/Deer+Tick

- Lightning Dust (CAN)
http://www.lightningdust.com

http://www.myspace.com/lightningdust

http://www.lastfm.fr/music/Lightning+Dust

- Githead (UK)
http://www.githead.com
http://www.myspace.com/githead
http://www.lastfm.fr/music/Githea

- Dosh (USA)
http://www.anticon.com/index.php?section=artist&target=Dosh&js=yes
http://www.myspace.com/doshanticon
http://www.last.fm/music/Dosh

- Phosphorescent (USA)
http://www.myspace.com/phosphorescent
http://www.last.fm/music/Phosphorescent

Pour plus d’infos : http://www.toutpartout.be et http://www.botanique.be

 

Revolver

La Pop au Chœur…

Écrit par

Les trois enfants de chœur de Notre-Dame de Paris ont sorti leurs meilleures armes pour  livrer leur premier concert en Belgique : guitares, piano et violoncelle. Hormis une formation classique, c’est bien au sein de la prestigieuse association ‘Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris’ que les trois titis accomplissent leurs premiers pas musicaux. Dès 2006, année de la création du groupe, ils sont emportés par la nouvelle vague de formations françaises aux accents très britanniques (BB Brunes, Cocoon, John & Jehn…) Revolver y ajoute cependant une note d’originalité supplémentaire : la musique classique.

Accompagnés d’un batteur récemment intégré au groupe, les quatre garçons dans le vent  présentent leur premier elpee, « Music For a While », sur les planches de la Rotonde. Lieu intime parfaitement adapté à leur ‘pop de chambre’. Il restait donc au public, venu nombreux au Botanique, à ne pas s’endormir...

« Calm Down » ouvre le feu sur un pop-folk aux riches harmonies vocales et imprime son style musical d’entrée de jeu. La suite prend rapidement la tournure d’une liturgie de l’église Beatles. Le nom du groupe est d’ailleurs délibérément emprunté à l’album « Revolver » des Beatles. Deux ou trois morceaux s’éloignent timidement des sentiers des quatre de Liverpool pour fouler les champs sonores de The Divine Comedy et de Belle and Sebastian. Un set globalement tiède aux instruments dépouillés qui ne prend son envol que tout à la fin du concert.

L’excellent single « Get Around Town » n’arrive (NDR : hélas !), qu’en avant-dernière place des 13 titres de la setlist et secoue la foule. Les planches de la Rotonde tremblent et frissonnent enfin… l’espace d’un bref, trop bref instant. Instant fugitivement  prolongé par le très excité « Balulalow ». Le public à peine échauffé devra se contenter de deux rappels peu originaux et insipides qui signent les limites du répertoire du jeune groupe de l’Hexagone. Une reprise d’Elvis sans grand intérêt vient clôturer le concert.

Grisés par les applaudissements incessants et chaleureux de l’auditoire, les quatre Parisiens reviennent pourtant prendre place au centre du public pour un dernier morceau acoustique. Final original et courageux !   

L’ensemble évoque cependant une jolie broderie ornant un titre phare : « Get Around Town ».

Sans vouloir sombrer dans les jeux de mots pourris, Revolver fait davantage l’effet d’un pistolet à eau que d’un Smith & Wesson. Il éclabousse mais ne renverse jamais !

(organisation Botanique)

 

Made in Belgium

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dEUS s’apprête à sortir une nouvelle édition de son chez d’œuvre paru en 1994, « Worst Case Scenario ». Vendu à 300.000 exemplaires à l’époque et plébiscité par la critique, cet album mythique s’offre un lifting sous une version ‘Deluxe’ partagée en deux cds, et enrichie d’un livret de 24 pages ainsi que d’un dvd. Les titres originaux ont été remasterisés. Le second cd réunira leur premier EP ‘Zea’, des demos, des titres live et autres flip sides. Le tout sera disponible le 19 novembre.

Worst Case Scenario (remastered) Tracklisting:

1.       Intro
2.       Suds & Soda
3.       W.C.S. (First Draft)
4.       Jigsaw You
5.       Morticiachair
6.       Via
7.       Right As Rain
8.       Mute
9.       Let’s Get Lost
10.     Hotellounge (Be The Death Of Me)
11.     Shake Your Hip
12.     Great American Nude
13.     Secret Hell
14.     Divebomb Djingle

Extra Cd Tracklisting: (Provisoire)

1.       Zea Intro Replica
2.       Zea
3.       Texan Coffee
4.       It. Funiture In The Far West
5.       Great American Nude (Strip Mix)
6.       Niche
7.       Jigsaw You (Live At The Oasis, Brussels)
8.       Whose Vegas (Is It Anyway)
9.       Morticiachair (Live London Astoria)
10.     Let Go
11.     Suds & Soda (By Die Anarchistische Abendunterhaltung)
12.     Kinderballade
13.     Dea
14.     demo (TBD)
15.     Live (TBD)

16.     Live (TBD)

Dvd

 

Meilleur album 2010 ?

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La songwriter américaine, Laura Veirs, reviendra cet hiver pour ce qui constitue déjà son septième album, « July Flame ». Ce retour se produira sur le très bon label Bella Union (Midlake, Ohbijou,…) Prometteur, il a bénéficié, en outre, de la participation de Jim James (My Morning Jacket). « July Flame » est déjà acclamé par Colin Meloy des Decemberists comme le meilleur album de 2010 ! Vous avez dit prématuré ?

 

Pour plus d’infos : http://www.lauraveirs.com et http://www.myspace.com/lauraveirs

 

 

Le numéro d’appel de Caroline n’est pas attribué

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L’album d’Allo Caroline est dès à présent dans les bacs des meilleurs disquaires (NDR : comme dit la formule consacrée). Composé de Sarah Auvray (chant, bruicolages), Stéphane Devineau (chant, guitare) et Lionel Langlinay (chant, percussions), le groupe est curieusement dépourvu de la moindre Caroline. La première a milité chez « Les Elles », les deux derniers sont des ex-Mes souliers sont rouges ; et ce trio risque bien de devenir une grosse surprise. Née en 2006, la formation caennaise propose son premier cd « Pincez-moi ». Un disque qui ne devrait pas être triste, vu leur art à manier humour ‘décalé’ (NDR : voir leur site perso). Et on ajouterait volontiers deux adjectifs : drôles et talentueux.

Découvrez-les sur le net en cliquant sur le lien ci-dessous : http://culturebox.france3.fr/#/allo_caroline/7582/Allo_Caroline_chante_%22Si_ce_matin%22_..._pour_culturebox

 

Aznavour revient au swing…

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Le nouvel album de Charles Aznavour sortira le 30 novembre prochain. A seulement 85 ans, le patriarche de la chanson française a décidé de ‘relooker’ son répertoire. Pour y parvenir, il s’est rendu à Hollywood, au sein des mythiques studios Capitol, où il a fait la rencontre du Clayton Hamilton Jazz Orchestra. Désireux de dépoussiérer ses plus beaux bijoux, le petit Charles s’est remis à swinguer comme en ses plus belles années pour donner à ses ‘classiques’ une nouvelle forme plus jazzy. La collaboration est entière même pour les deux inédits de l’album : « Fais-moi rêver » et « Je suis fier de nous », en duo avec Rachelle Ferrell. Ce nouvel album, attendu dans les bacs fin novembre s’intitulera : « Charles Aznavour & The Clayton Hamilton Jazz Orchestra ».

William Elliott Whitmore

Le plus beau concert folk de l’année…

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Après avoir assisté, l’an dernier, à sa prestation accordée en première partie d’Alela Diane, à l’Ancienne Belgique, j’étais impatient de redécouvrir le songwriter américain William Elliott Whitmore, ce vendredi, à la fameuse Rotonde du Botanique.

Originaire de l’Iowa, William en est déjà à son 7ème album. Intitulé « Animals In The Dark », il est paru cette année chez Anti. Agé à peine de 31 ans, Whitmore est donc encore relativement jeune, mais affiche déjà la roublardise d’un vétéran. Faut dire qu’il pourrait être l’héritier naturel idéal de Seasick Steve voire de Ramblin’ Jack Elliott, dont il partage étrangement le patronyme… Sa voix est en effet impressionnante de maturité et maîtrise. On jurerait que l’animal a vécu plusieurs vies, avant de se réincarner en chanteur folk. Et face à un public de connaisseurs (NDR : acquis à sa cause), il n’a plus qu’à dérouler.

Le chanteur porte la barbe. Il monte sur les planches en compagnie d’un groupe réduit. Sa musique est dépouillée, mais possède cette force directe et indéniable. William s’accompagne au banjo ou à la guitare acoustique pour aborder des sujets intemporels, graves et souvent engagés. L’homme vit d’ailleurs toujours à la campagne, dans son Iowa natal. A la ferme, en toute simplicité, à l’image de sa musique. Ce qui lui permet de se protéger d’un monde qu’il refuse apparemment d’intégrer. Ses compositions sont peu instrumentées mais touchent instantanément le cœur des spectateurs. Sa voix reste son plus grand atout. Eraillée, chaude et profonde, elle nous happe dès les premiers couplets. Quand William Elliott Whitmore se met à chanter « A Good Day To Die » ou « I’d Rather Be The Devil », le public le croit sur parole. Cet homme n’est pas de cette époque. Croyez-le ! Il aurait pu vendre son âme au diable en compagnie de Georges Clooney et ses sbires, au carrefour d’une route déserte au fin fond du Kentucky, dans le ‘O’Brother’ des frères Coen. Arborant un superbe chapeau de Pilgrim, William est tout à fait crédible dans son déguisement de troubadour folk. Le public tape du pied à l’unisson au son de son blues de blanc-bec cul-terreux. Il ne reste plus qu’à fermer les yeux, pour voyager dans le temps…

La musique de William Elliott Whitmore ne suscite jamais l’ennui. Et l’artiste le démontre tout au long de l’heure au cours de laquelle il fait la différence. Deux morceaux sortent cependant du lot : « There’s No Hope For You » et « Hard Times ». Le fantôme de Willy DeVille rôde dans la salle. William a accordé le plus beau concert folk depuis celui de Micah P. Hinson, concédé l’année dernière, dans cette même salle… Ne le ratez surtout plus lorsqu’il se produira près de chez vous…

(Organisation Botanique)

The Raveonettes à la recherche du self control

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Le nouvel opus des Raveonettes paraîtra ce 5 octobre. Il s’agit de leur quatrième. La bande à Sue Rose Wagner and Sharin Foo a bénéficié du concours de Thomas Troelson (Junior Senior and DFA) à la mise en forme. Intitulé « In And Out Of Control », l’album traite de sujets assez sombres. Paradoxal, lorsqu’on sait que Sharin est depuis peu, devenue maman. Et pour que votre info soit complète sachez que la formation partira en tournée qui passera par l’Europe en septembre

Tracklisting

1  ‘Bang!’
2  ‘Gone Forever’
3  ‘Last Dance’
4  ‘Boys Who Rape (Should Be Destroyed)’
5  ‘Heart Of Stone’
6  ‘Oh, I Buried You Today’

7  ‘Suicide’
8  ‘D.R.U.G.S.’
9  ‘Breaking Into Cars’
10  ‘Break Up Girls!’
11  ‘Wine’

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/theraveonettes

 

Sensation automnale

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Les Baddies débarquent d’Angleterre. Leur premier album, « Do The Job », sera disponible dès le 22 octobre. Drivé par les jumeaux Michael et Jim Webster, le quatuor est, à l’instar de The Horrors et These New Puritans, originaire de Southend. La presse spécialisée les décrit comme le chaînon manquant entre les Futureheads et les Hives, enrichi d’une une pointe de Queen Of The Stone Age. A la grande joie du MNE…

Tracklisting

01 - Tiffany, I'm Sorry
02 - Open One Eye
03 - Battleships
04 - Colin
05 - At The Party
06 - Pisces
07 - We Beat Our Chests
08 - Holler For My Holiday
09 - I Am Not A Machine
10 - To The Lions

11 - Baddies
12 - Paint The City

Pour plus d’infos : http://www.listentobaddies.co.uk et http://www.myspace.com/baddies

 

Jesse Dee

Y a quoi à la télé ce soir ?

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Grand fan d’Ottis Redding et de Sam Cooke, Jesse Dee a publié en l’espace d’un an deux œuvres pop teintées de soul, deux opus dédiés à la gloire de ses idoles. Ce 1er octobre, le jeune homme venait présenter « Bittersweet Batch », son recueil le plus récent à l’ABClub, devant un public belge très disparate.

Avec sa petite gueule à émoustiller les fans de Charlie Winston, Jesse Dee séduit un parterre majoritairement féminin. Exit la première partie, le Bostonien s’avance sur scène dès 20h30, accompagné de ses cinq musiciens. Des musicos qui, à priori, n’ont pas l’air d’avoir grand chose en commun. On croirait voir débarquer deux aristochats aux cuivres, un pilier de Pub aux grosses caisses, un Richie Rich quadragénaire à la basse et un génie autiste à la gratte. L’interprète chevelu démarre son set sans cérémonie par « Alright », morceau d’ouverture de « Bittersweet Batch ». Tout de suite, le constat est inéluctable. Jesse Dee a de la voix, mais la Soul qui en découle semble légèrement forcée. Le gamin tente de s’élever au niveau de Redding ou Cooke (dont il reprendra respectivement les « A Woman, A Lover, A Friend » et « Nothing Can Change This Love ») mais atteint à peine celui de James Morrison voire d’Amos Lee.

Scéniquement, la troupe est encore loin de la cohésion qui lui attribuerait une quelconque crédibilité. Jesse Dee tente de détendre l’atmosphère en prenant pour cible quelques membres de l’assistance (hein, Enzo…) et en plaçant deux ou trois plaisanteries entre des morceaux qui paraissent de plus en plus similaires et interminables. Le chanteur a encore du pain sur la planche avant de pouvoir prétendre à convaincre les amateurs de Soul, une musique émanant du fond des tripes et pas seulement des cordes vocales…

Organisation : Ancienne Belgique

John Vanderslice

Romanian Names

Écrit par

Le premier elpee de John Vanderslice, « Mass Suicide Occult Figurines », est paru au tout début de ce nouveau millénaire. Depuis lors, le Californien (NDR : issu de San Francisco, pour être plus précis) concocte à peu de chose près un album par an ; et il faut bien reconnaître, qu’à ce jour il n’a jamais réellement déçu. C’est en 1997 que l’on entend parler pour la première fois de l’Américain. En effet, cette année-là, il monte son propre studio à San Francisco : le Tiny Telephone. Spoon, Okkervill River, Death Cab For Cutie et quelques autres vont y enregistrer leurs meilleurs albums. Et à ce titre, on peut déjà remercier Vanderslice. Il n’entame donc sa carrière solo que trois ans plus tard.

Son septième album, «  Romanian Names », est partagé en 12 plages. L’album s’ouvre par le paisible « Tremble and Tear », une chanson folk soutenue par des chœurs soignés. Idéal pour commencer. « Fetal Horses » aurait pu figurer au répertoire de Sufjan Stevens, alors que « Sunken Union Boat » et « Carina Constellation » lorgnent manifestement vers Midlake. A cause des superbes harmonies vocales. « D.I.A.L.O » et « Forest Knolls » trempent dans une forme d’electro minimaliste. Toute une série de morceaux indie pop qui font littéralement mouche. A cause le plus souvent de leurs mélodies contagieuses. Par contre, ce « Romanian Names » s’achève par le moins bon titre de l’elpee, « Hard Time ».

Un autre reproche qu’on pourrait adresser à ce disque, c’est son manque d’homogénéité. Néanmoins, Vanderslice appartient à cette catégorie d’artistes qui se foutent pas mal de la norme. Il compose suivant son inspiration. Que ça plaise ou non. Et poursuit ainsi son petit bonhomme de chemin, à l’écart de la vague du succès. Pour l’amour de son art. Rien de plus. Et à cet égard, on peut lui tirer notre chapeau. C’est sans doute dans cet esprit, que paraîtra son prochain elpee… prévu pour l’année prochaine.

 

Patrick Watson

Wooden arms

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En quelques secondes le décor est posé. Il doit chanter les yeux fermés, tant ses textes déroulent des rêves à l’infini. Sa voix chuchotée caresse un monde féérique où le vent souffle et les chœurs glissent sur les montagnes. Les paysages s’étirent à perte de vue mais dès lors qu’on apprend sa participation au dernier disque de Cinematic Orchestra (« Ma fleur » paru en 2007), on ne s’étonne plus de ces sons devenus plus imagés que jamais. Assez en tout cas pour tomber sous le charme de Wooden Arms à travers ce dedans profondément incarné et vivant. Car si cet album évolue au-delà de la beauté contrôlée du précédent « Close to paradise », c’est aussi par une effervescence magique, débridée et joliment fourre-tout. A pas de loup, le magicien étire ses rondeurs, tour à tour, sur un piano envoûtant (« Drifters »), un banjo, une harpe lascive et des percussions improvisées. Rien n’est laissé au hasard ; roue de vélo, casserole, branche, ventouse, claquements de tiroirs, du tout et n’importe quoi pourtant tellement bien à sa place. Patrick Watson ou les errances qui toujours aboutissent ; on apprivoisera sans heurts cette boîte de Pandore.

Sensuel, il l’est toujours à souhait, surtout accompagné de la voix de Lhassa, invitée furtive d’un étonnant morceau doux et hivernal à la fois (« Hommage »). On reste un peu plus perplexe devant son décor cabaret et fumée bleutée (« Travelling salesman ») ou son ambiance hantée et saturée (« Down at the beach »). Mais après avoir croulé sous le romantisme assassin du morceau « Wooden arms », on est prêt à subir n’importe quelle expérimentation pourvu que cette voix hypnotique continue de nous souffler doucement dans le cou.

 

Action Dead Mouse

Revenge of Doormats and Coasters

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Après avoir édité le remarquable (et remarqué) « Pets and Nerds Attack Planet Earth », en 2007, Action Dead Mouse nous revient. Gonflé à bloc ! Les Italiens sortent une nouvelle fois des caves ou autre lieux troglodytiques pour y exhiber « Revenge of Doormats and Coasters ». Tout un programme ! Pseudo-instrumentale, la plaque réserve quelques cris et gimmicks percutants. Sur des compositions arythmiques et décalées, le combo nous livre sa vision des événements, sous la forme d’un slogan apocalyptique. Balancés de droite à gauche et sans aucun état d’âme, les 11 morceaux sont l’essence même d’un mouvement post math audacieux. Autant le dire tout de suite, cet opus n’est pas toujours très accessible. Faut dire qu’Action Dead Mouse est nettement plus intello que la plupart des groupes de rock indé actuels. Ce qui ne l’empêche pas de faire exploser les convenances tout en simulant un malaise musical. Décalé ou dérangeant, en fonction de la position où l’on prend part à son univers, « Revenge of Doormats and Coasters » matraque et maltraite le confort pour le transformer en cage insalubre et étriquée. Savoureux ou écœurant, en fonction de son appétit musical, cette galette est néanmoins d’excellente facture. Les percus décharnées et les cordes lancinantes entretiennent un son moite. Nous sommes bien dans la péninsule méditerranéenne. Le détachement ou le déni est pratiquement impensable pour l’auditeur, tant l’ambiance générale prête à l’interrogation et l’oubli des conventions. « Revenge of Doormats and Coasters » laisse, comme l’album précédent, des taches incrustées dans l’âme ; et on est loin de s’en plaindre.

Jack Bruce & Robin Trower

Seven Moons Live

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Est-il vraiment nécessaire de vous présenter Jack Bruce et Robin Trower ? Oui ? Bon, OK, je m’y colle. De son vrai nom John Symon Asher Bruce, Jack Bruce est né en Ecosse. Le 14 mai 1943. Faites le compte, il vient de fêter ses 66 ans. Tout jeune, il étudie le violoncelle ; mais, c’est le rock et le blues qui l’attirent. Armé d’une basse, il fait son instruction au sein de diverses formations, au nombre desquelles figurent les Blues Incorporated et surtout les Blues Breakers de John Mayall. Un beau jour de 1966, il décide de fonder un power trio en compagnie de Ginger Baker et Eric Clapton. Le nom du groupe : The Cream.

Robin Leonard Trower est né le 9 mars 1945. Il est un des membres fondateurs de Procol Harum (NDR : « A Whiter Shade of Pale », vous vous souvenez ?) C’est un des ‘guitar heroes’ issu des seventies. Son jeu, tout en pédale wah wah, lui avait d’ailleurs valu, à l’époque, le surnom de ‘White Jimi Hendrix’.

Dans les années 80, ces deux musiciens légendaires, accompagnés du batteur Bill Lordan, enregistrent, sous le nom de BLT, deux albums (« BLT » et « Truce ») devenus aujourd’hui incontournables. En 2008, plus d’un quart de siècle plus tard, les deux compères décident de remettre le couvert en s’associant au batteur anglais Gary Husband (Level 42, Gary Moore, John McLaughlin, Allan Holdsworth). De cette association nait « Seven Moons », un excellent elpee alliant le classic rock, le jazz et le blues.

« Seven Moons Live » a été immortalisé à Nijmegem en Hollande, le 28 février 2009, alors que le groupe n’en était qu’à sa troisième prestation ‘live’ depuis sa formation. Au menu de la setlist, une grande partie des titres figurant sur « Seven Moons », bien sûr ; mais aussi quelques classiques de Cream (« Sunshine Of Your Love, « White Room » et « Politicians ») ainsi que « Carmen » un extrait de l’album « BLT ».

La prestation débute par les remerciements de Bruce adressés au public néerlandais. Faut dire que le public dans la salle est chaleureux et accueillant. On sent le bassiste très ému de se retrouver sur les planches bataves. Aux premiers accords de « Seven Moons », et de son ‘Classic Rock Seventies’ sans grande surprise, on se dit que, malheureusement, la prestation ne sera pas inoubliable. Cependant, cette impression disparait dès le premier solo de guitare délivré par Robin Trower. Le sexagénaire n’a rien perdu de sa superbe et nous flanque une belle claque dans la tronche. Et tout au long des 77 minutes que dure ce disque, il va nous en mettre quelques unes. Car si la musique du groupe n’est pas des plus excitantes, elle est transcendée par la ‘lead’ guitare magique du grand Robin. Evidemment, les qualités de bassiste et de chanteur de Monsieur Bruce ne sont pas ici remises en cause ; pas plus d’ailleurs que l’incroyable jeu jazzy de Gary Husband. Cependant, c’est principalement à Trower que l’on doit les instants les plus remarquables de cet opus live. Comme il fallait s’y attendre, l’interprétation du « Sunshine of Your Love » de Cream, dans sa version longue de huit minutes, est l’un des tous grands moments du show. Le public ne s’y trompe pas et ovationne le groupe à sa juste valeur. La guitare de Trower fait également merveille sur les titres les plus blues de l’album, tel ce « Bad Case Of Celebrity » endiablé où le six-cordiste est magnifiquement secondé par la basse ‘ronronnante’ et la voix chaude de Jack Bruce.

En résumé, « Seven Moons Live » est une œuvre dont on peut tirer énormément de leçons. Premièrement, une leçon de rock’n’roll. Ensuite, une leçon d’humilité. Car les musiciens sont vraiment sympas avec leur public. Enfin, vu l’âge avancé des trois protagonistes, une leçon de survie.