Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Un troisième album pour la bande à Finn Andrews

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Les Veils sortiront leur troisième album ce 6 avril. Intitulé « Sun gangs », il a été enregistré sous la houlette de Graham Sutton (Jarvis Cocker / British Sea Power / Bark Psychosis) et de Bernard Butler (NDR : pour un titre*).

Tracklisting

1. Sit Down By The Fire*
2. Sun Gangs
3. The Letter
4. Killed By The Boom
5. It Hits Deep
6. Three Sisters
7. The House She Lived In
8. Scarecrow
9. Larkspur
10. Begin Again

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/theveils et http://www.theveils.com

 

ABBOTA 2009 : une ‘Progra-Collaboration’

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Même si dans les grandes lignes on peut écrire que les programmations de l’Ancienne Belgique et du Botanique sont assez proches, en général, celle de l’AB se veut peut-être un peu plus éclectique. Du groupe confirmé au chanteur méconnu du public et à découvrir, les deux salles mettent un point d’honneur à éviter les productions trop commerciales. Une philosophie qui a conquis un public fidèle et confiant.

Le principe de  l’‘ABBOTA’, est simple. Le premier soir, c’est le Bota qui propose une affiche de 4 groupes belges à l’AB et, le second, c’est l’inverse. Les habitués du Botanique se retrouvent à l’AB-Box et l’AB-Club le temps d’un soir. Et vice versa, le public de l’AB se retrouve à la Rotonde et à l’Orangerie du Bota. Un concept original lancé il y a 3 ans !

19h. papa dada ouvre le bal. L’ABClub convenait parfaitement à ce trio composé d’un claviériste/chanteur, d’un batteur et d’un bassiste. John Janssens chante dans un anglais irréprochable. Musicalement, les compos restent sobres. Une pop accueillante et sympathique. Quelques mots en néerlandais pour faire sourire l’audience néerlandophone, et le tour est joué ! Suite à cette mise en bouche, c’est Selah Sue qui nous attendait dans la grande salle du rez-de-chaussée.

Selah Sue, à peine 19 ans, surprend de sa voix à l’intensité déconcertante. Le répertoire de cette artiste fragile et souriante émarge manifestement à la soul. Une chaleur afro pour une belge qui a grandit à Leefdaal. Découverte par Milow, elle transporte sa guitare à travers tout le nord du pays et a joué en première partie de Jamie Lidell à Londres et Paris. Moins populaire en Wallonie, elle promet pourtant un avenir rayonnant.

Le troisième groupe, The Vismets, dont l’esprit électro-rockeur ne manque pas de vitalité, a donné un sérieux coup de fouet à la programmation ! Le line-up est passé du trio au quatuor. Tout en puissance, des titres comme « Ground Z » ou « Gasoline » sont tout aussi bons, voire meilleurs que leur hit « We are Professionals ». Une progression époustouflante très susceptible de se traduire en réussite dans le futur.

Pour terminer cette soirée, Jeronimo est apparu décontracté et souriant. L’humilité et la modestie se lisent sur son visage. Au fil des années, il a acquis une bien belle expérience. En outre, Jérome Mardaga est parvenu à séduire aussi bien les amateurs de chansons à texte que de musique rock. Pourtant, bien que sur le plan technique, ses compositions soient irréprochables et ses lyrics empreints de sensibilité et de vécu, le seul obstacle qui m’empêche de savourer pleinement son répertoire, reste sa voix. Son timbre est faible et discret. Un handicap pour des compos qui demandent du relief et de l’intensité.

Calmement, les convives terminent la soirée au bar. L’AB ferme ses portes et s’invite le lendemain à quelques centaines de mètres de là, au Botanique. Les groupes à l’affiche : The Sedan Vault, Barbie Bangkok, Maximus et Joshua.

papa dada – Selah Sue – The Vismets - Jeronimo.

 

Rachael Yamagata

…Songs Sinking Into Heart

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Entre douceur et ardeur, Rachael Yamagata effectuait son premier (examen de) passage sur les planches belges. Celles de l’Ancienne Belgique. Dans un club à la limite du surbooking. Un succès de masse inattendu pour la jeune femme venue présenter son second ouvrage, le doublé « Elephants / …Teeth Sinking Into Heart ».

Fraîchement signée chez Warner, Rachael Yamagata a proposé au public un set réfléchi, parcourant à part égale « Happenstance » et « Elephants / …Teeth Sinking Into Heart ». Entamant son set par les délicats « Elephants », « Be Be Your Love» et « What If I leave », la jeune femme est soutenue par quatre musiciens. Elle a toujours le mot pour rire et conte ses déboires avec les hommes, principale source d’inspiration de ses textes. Après avoir demandé à l’assemblée ce qu’il y avait d’intéressant à faire sur Bruxelles après son concert, elle charmera d’ailleurs un certain Pierre. Ce petit veinard aura droit à une sympathique improvisation après lui avoir proposé un dîner en tête-à-tête. « Sidedish Friend », « Faster » ou « Accident », les chansons les plus pop-rock de son répertoire sont les plus acclamées mais également les moins passionnantes. Mais le band (composé de musiciens ayant accompagnés, entre autres, Beth Orton, Sophie B. Hawkins, Iggy Pop, Tom McRae ou encore Rufus Wainwright) tient la route et donne une dimension ‘live’ supérieure aux extraits de « …Teeth Sinking Into Heart ». Le set atteint son climax lors de l’interprétation cathartique d’un titre de 10 minutes extrait de « Elephants », en l’occurrence « Sunday Afternoon », clôturant un concert gracieux et généreux. Yamagata effectue un dernier retour sur scène, seule au piano sur « Reason Why ». 1h20 de pur bonheur.

Organisation : Ancienne Belgique.     

Various Artists

Arriba La Cumbia !

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La Cumbia est un style musical né au vingtième siècle, en Colombie. C’est un mélange opéré entre des courants musicaux européens et des rythmes afro-latins. La forme traditionnelle du Cumbia s’est imposée sur le continent sud-américain dans les années 60 et 70. Très mélodique, elle est portée par l’accordéon, les voix et les percus. Au cours des décennies suivantes, elle passe de mode… Fin de l’épisode. Car au cours des années 2000, des bidouilleurs mexicains (Toy Selectah et Control Machete) décident d’intégrer les sonorités Cumbia à l’électronique. Ils composent d’ailleurs « Cumbia Sobre El Rio », un tube qui va essaimer l’Amérique du Sud. Le phénomène gagne l’Argentine (NDR : où la Nueva Cumbia fonctionne très fort). Là-bas, elle se frotte au reggaeton, au crunk et au rap. Le phénomène atteint désormais l’Europe où beaucoup de magazines ont glosé sur le genre. « Arriba La Cumbia » se consacre donc à ce phénomène ; une compilation mixée par l’Anglais Russ Jones (Future World Funk). Quatorze plages partagées entre quelques très beaux morceaux de Cumbia ‘à l’ancienne’ et des plages plus électro concoctées par des pointures occidentales comme Basement Jaxx et Up, Bustle & Out ; mais aussi par les vrais représentants du genre, qui sont bien évidemment sud-américains (Toy Selectah, Los Galleros, Corraleros de Majagual). Un joyeux et frénétique bordel où on trouve des bribes de tango, de ragga, de hip hop, de dub et de reggaeton. Un disque à ressortir lorsque les rayons du soleil recommenceront à chauffer cette partie du globe. L’effet est garanti, le rhum aidant.

 

Various Artists

Johnny Cash Remixed

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Johnny Cash n’est pas mort. Enfin, dans l’esprit de nombreux artistes. Et c’est ce que ce disque tente de prouver. En essayant de lui rendre hommage. Imaginée notamment par Snoop Dog et John Carter Cash (le fils de Johnny Cash et June Carter), cette compile intitulée « Johnny Cash Remixed » revisite toute une série de compos écrites par feu le chanteur/compositeur américain. Mais sincèrement, était-il vraiment nécessaire de remixer une partie du répertoire d’un artiste aussi mythique ? On veut bien que ces exercices de style aient été exécutés par des personnalités notoires issues de la scène contemporaine, qu’elles soient hip hop, rock ou électro. Mais pour quel résultat ? On n’est pas loin du massacre, en pure et due forme. Et à la limite, on pourrait presque parler de manque de respect vis-à-vis d’un tel monstre sacré. Le pauvre Johnny doit certainement se retourner dans sa tombe en entendant la nouvelle version d’« I Walk The Line », remixée par QDT Muzic. Déjà que la voix de Cash a été trafiquée, mais les quelques timides flows proposés par Snoop Dog, sont carrément pathétiques. Et le remix de « Sugartime » opéré par Kennedy, n’est pas mieux réussi. Une exception qui confirme la règle : l’exercice de style magistral effectué sur « I Heard That Lonesome Whistle Blow » par l’électronicien berlinois Apparat. Pour la circonstance, il est parvenu à planter quelques beats profonds dans l’expression sonore, sans pour autant la dénaturer. Mais une seule plage sur les douze que recèle l’elpee, c’est un peu maigre…

 

Dan Auerbach

Keep It Hid

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Pour son premier recueil concocté en solitaire, Dan Auerbach, moitié chantante des Black Keys, retourne aux sources de la discographie de sa formation originelle. Exit la production bien léchée de Danger Mouse caractérisée par « Attack & Release ». Auerbach renifle les terres du Sud, crache un bon coup par terre et déloge le diable terré dans sa guitare. Après une petite détente acoustique sur le porche de sa cabane (« Trouble Weighs A Ton »), le barbu s’en va-t-en guerre. Armé de sa gratte, sa basse et ses distos (« I Want Some More », « Heartbroken, In Despair »).

Sur son chemin, il tente de dénicher de nouvelles sources d’inspiration. Il croise sa protégée, Jessica Lea Mayfield. Ensemble, ils poussent une petite chansonnette (« When the Night Comes »). Mais la simple pensée d’avoir laissé en retrait Patrick Carney, son partenaire de toujours, l’empêche d’approfondir sa recherche de nouveauté. Il se cantonne alors à ce qu’il connaît et sait faire de mieux, comme si « The Big Come Up » et « Thickfreakness » étaient les seules plaques qui constituaient sa collection personnelle de disques. Si votre recherche d’une bonne collection de faces B des Black Keys demeure infructueuse, « Keep It Hid » constitue le substitut idéal.

 

Birdy Nam Nam

Manual For Successful Rioting

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Oubliez le Birdy Nam Nam tel que vous l’avez connu quand il était jeune et insouciant. Celui-là même qui s’intéressait de près au jazz, au trip-hop et aux bidouillages sans prétention. Au placard la modestie des premiers jours, la bestiole a depuis exécuté quelques pompes, ingurgité une bonne dose d’hormones, s’est envoyé en boucle toute la discographie de Daft Punk, Boys Noize et autres frangins chimiques, avant de se lier d’amitié avec les grosses têtes du show-biz electro made in France. Désormais, la bébête, établie dans des tranchées où on ne l’attendait pas, s’est transformée en machine de guerre et veut faire la révolution en martelant des beats bourrins et putassiers dans ta gueule.

Dissimulés derrière l’entité baptisée Birdy Nam Nam, les quatre mercenaires n’en ont rien à foutre si leur nouvelle décharge n’a rien d’avant-gardiste. Ce qu’ils veulent, c’est voir leurs proies disparaître au cœur d’une série interminable de mouvements spasmodiques, le regard vitreux, le souffle court et suant à grosses gouttes. Jusqu’à ce qu’elles soient à genoux ou que leurs pieds saignent. Blood on the dancefloor. Le but est atteint. Birdy Nam Nam est venu, a vu et a vaincu.

Future Of The Left

Last Night I Saved Her From Vampires

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Avant la sortie de leur second ouvrage, prévu pour mai, Future Of The Left, formation née des cendres de McLusky et désormais signée chez 4AD, propose un disque enregistré en public lors de la tournée de promotion de leur excellent « Curses ». Foutraque, à l’image du trio, l’œuvre démarre sur un faux départ comblé par un discours décalé d’Andrew Falkous qui enchaîne, en compagnie de ses camarades, les morceaux de leur œuvre introductive, à la vitesse de la lumière. Les morceaux dépassent rarement les 3 minutes 30 et leur production est plutôt rudimentaire mais l’ensemble retranscrit à merveille l’ambiance et l’énergie punk d’un concert de Future Of The Left.

Le trio, qui avait foulé les planches du Recyclart ne mâche pas ses mots et encore moins ses riffs. « Last Night I Saved Her From Vampires » est un joli cadeau adressé aux fans. Néanmoins, la production approximative pourrait rebuter les néophytes à qui il est conseillé de pénétrer dans le monde de Future Of The Left par la porte principale, « Curses ».

 

Gagarin

Adaptogen

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Graham Dowdall s’est forgé une solide réputation en côtoyant des artistes aussi notoires que David Thomas (Pere Ubu), John Cale ou encore Nico. A l’origine, il était même drummer. Mais au plus profond de son subconscient se cachaient, en fait, d’étonnantes tendances électro. Il a même avoué vouloir devenir un créateur d’humeurs et de mélodies électroniques. Pour réaliser ses objectifs, il a donc fondé Gagarin. Il y a un peu plus de douze années.

Tout au long d’« Adaptogen », Gagarin nous entraîne dans un voyage atmosphérique, intergalactique, à la recherche d’une hypothétique quatrième dimension. Les nappes de claviers synthétiques et les beats simples servent de toile sonore à ces paysages visionnaires, destinés à relaxer le corps et l’esprit. On est manifestement ici dans une certaine forme d’ambient/electronica. Les mélodies sont légères et d’une troublante élégance. Les textures tout en nuances. Les downtempos particulièrement bien maîtrisés. Les longues plages instrumentales empreintes de charme.

Si on n’est pas en présence du disque de l’année, il serait vraiment dommage de passer à côté d’une œuvre aussi réussie. Je vous la conseille donc vivement…


 

Troy Gonyea

Troy Gonyea

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Pour l’instant, Kim Wilson tourne régulièrement en compagnie du guitariste texan Johnny Moeller. Mais avant de sceller cette collaboration, il avait révélé un jeune et excellent gratteur, Troy Gonyea. Il l'avait d’ailleurs intégré au sein de ses Fabulous Thunderbirds, en 2002, pour succéder à Kid Ramos. Il y sévira jusqu'en 2004 ; et à son départ, deux guitaristes vont le remplacer : le blanc Nick Curran et le noir Kirk ‘Eli’ Fletcher. Troy avait apporté son concours à Kim Wilson, en 2001, lors de l’enregistrement de "Smokin' joint". Mais il va surtout se révéler début 2003, lors de la sortie de "Lookin' for trouble", paru sur le label MC. Pour la circonstance, Wilson avait d’ailleurs fait appel à toute la bande à Gonyea.

Troy est issu de la région de Boston. A l’âge de 20 ans, il fréquentait déjà et régulièrement les stars de la scène locale. Et en particulier les membres du Roomful of Blues ainsi que Jerry Portnoy, un ex-harmoniciste du Muddy Waters Band. Il lui arrivait même de seconder Sugar Ray Norcia au sein des Bluetones. Troy avait immortalisé quelques sessions studio sur une démo, afin d’étayer son cv. Elles datent de l'an 2000. Et ce sont ces sessions qui, quelques mois plus tard, ont tapé dans l'oreille de Kim Wilson. Elles ont été réunies sur cet elpee, qui ne bénéficie pourtant que d’une distribution fort discrète. A cette époque, Gonyea drivait un trio répondant au patronyme de The Premiers, impliquant le bassiste Jon Ross et le drummer (NDR : un ex-Bluestime de Jay Geils et Magic Dick) Steve Ramsey. Une des sessions a été réalisée par le combo et remonte à août 2000. L’autre date d’octobre 2000. Le line up bénéficie du concours de musiciens de Roomful of Blues, en l’occurrence le pianiste Mark Stevens ainsi que les saxophonistes Doug James (baryton) et Gordon ‘Sax’ Beadle (ténor).

Le trio ouvre l’opus par "Wonderin", un solide shuffle balisé par la section rythmique. La voix de Troy est plutôt juvénile, mais bien timbrée. La guitare trouve immédiatement sa place au sein de l’espace sonore, et se réserve même le devant de scène, en manifestant beaucoup de classe! Caractérisée par sa rythmique saccadée, la cover du "What have I done wrong" de Magic Sam Maghett poursuit dans un registre fort semblable, très Chicago westside. Les cuivres font leur apparition sur "Bad luck blues", un blues lent admirable signé Eddie ‘Guitar Slim’ Jones. Troy chante d’une voix énergique, mais chargée de feeling. Il laisse échapper quelques petites grappes de notes, après chaque phrase vocale. Stevens le talonne de près au piano. Notre jeune artiste aime le Chicago blues. Classique, notamment. Et il le démontre en empoignant sa slide pour attaquer son "Realize". Au passage, il emprunte le riff cher à Elmore James. "Tell me what's the reason" revient à une formule jump. Parfaitement huilée, elle libère énormément de swing. Mais aussi de groove. A cause de la basse acoustique de Jon Ross. Et les deux saxophones en profitent pour s’octroyer un billet de sortie. Après avoir écouté une telle plage, on comprend mieux pourquoi l'ami Kim a été séduit. Autre blues lent aux accents indolents, "Irene" opère un trait d'union entre le Texas et la Louisiane. La configuration du trio délivre à nouveau un maximum de groove tout au long du "Some other day, some other time" de Freddie King. Pour la circonstance, les percus de Steve Ramsey font la différence. Un climat qu’on retrouve sur le "Can't stand to see you go" de Jimmy Reed, une plage au cours de laquelle Gonyea double à l'harmonica. "This can't go on" constitue, à mon humble avis, le meilleur morceau de l’elpee. Un autre blues lent, issu de la plume de Troy. Soutenu par le piano de Stevens et le sax ténor de Beadle, il interprète cette chanson d’une voix bouleversante, débordant de passion. Le trio affronte "Suitcase blues" en trio. Un titre aux accents exotiques, au cours duquel la section rythmique domine parfaitement son sujet. Troy n'a alors d'autre choix que de sortir de sa réserve et concocter un solo savoureux. Pour le boogie rock 'n' roll "Mary Ann", Mark est passé derrière son clavier tandis que Troy prend beaucoup de plaisir au chant. Cet opus de toute bonne facture s’achève par une version intimiste du "Canned Heat" de Tommy Johnson, une adaptation intimiste et très respectueuse de la tradition.

Troy Gonyea milite aujourd’hui chez Howl. Encore et toujours sous la formule du trio. Une formation de rock, responsable d’une musique mêlant l'énergie punk aux accents psychédéliques, tout en s’autorisant les débordements aventureux des jam bands .

 

Essie Jain

The Inbetween

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Essie Jain, un mystérieux patronyme pour une songwriter anglaise basée à New-York depuis plusieurs années. « The Inbetween » constitue son second elpee. Il fait suite à « We Made This To Ourselves », paru et unanimement acclamé en 2007. Pas de bouleversement dans son univers folk intimiste ; même si certains morceaux s’envolent, prennent du rythme. Essie Jain est toutefois parvenue à passer un pallier dans la profondeur de ses compositions.

A la fois pianiste et guitariste, sa voix reste néanmoins son plus bel atout. C’est d’ailleurs à travers les multiples variations de cette voix que se transmet une émotion omniprésente, tout au long de l’album. Sa musique est donc principalement basée sur ces trois éléments. Mais l’intervention judicieuse de cordes, d’une trompette, d’une contrebasse ou d’une batterie permet de diversifier sa palette sonore. Elle lui confère même un souffle supplémentaire. Comme cette petite touche jazzy à son folk épuré.

Plusieurs écoutes sont cependant nécessaires pour déceler les nuances de cet opus tout en apesanteur. Si la majorité des titres sont calmes et magnifiquement arrangés, certains se détachent du lot. « Eavesdrop » et son refrain chargé de mélancolie ou « You », petite comptine attachante. Mon coup de cœur ira néanmoins à « The Right ». Ce titre cabaret accrocheur et entraînant est également un single imparable. Mais il risque fort de ne pas rencontrer le succès mérité. Il est pourtant digne des compos proposées par les meilleures folkeuses contemporaines. Patrick Glynn a apporté sa collaboration à la confection de cette œuvre. A la guitare, à la voix (sur « I ask you ») et à la production. Un œuvre dont l’ambiance n’est jamais éloignée de l’univers de Portishead ou Alela Diane. Même si le résultat est moins aventureux et électronique que celui des maîtres de Bristol et plus noir que celui de la chanteuse californienne.

Introspectives, ses chansons vous toucheront au plus profond de votre âme, pour autant que vous vous laissiez le temps de vous en imprégner. A l’approche du printemps, ce disque hivernal vous aidera à oublier la tristesse de la saison. Jamais loin de Fiona Apple qui elle aussi nous avait accompagné lors des précédentes saisons froides. Bien plus qu’une chanteuse à piano de plus, donc…

 

Johnny Berlin

Find What You Love And Let It KillYou

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Originaire du Limbourg, Johnny Berlin pratique un style musical évoquant Interpol, Cure, Joy Division et un peu les Pixies des débuts, surtout pour la voix du chanteur Paul Renner. Même si la formation ne propose rien d’original (si ce n’est quelques touches électro bien balancées), elle maîtrise plutôt bien son sujet. Les compos sont bien travaillées et la mise en forme très aboutie. Le mélange de rock énergique et de new wave mélancolique proposé par ce quintet issu de Saint-Trond s’adresse surtout aux adolescents romantiques… Outre la sensation d’uniformité émanant de “Find What You Love And Let It KillYou”, il manque à cette plaque la petite touche de folie et d’originalité pour la rendre excellente. Ce sera peut-être pour le prochain album…

The Organ

Thieves

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Thieves est comme ces créations posthumes aussi profondément belles que frustrantes. Le soubresaut inattendu. Le couteau dans la plaie pour qui regrettait déjà amèrement la séparation des cinq Canadiennes. « Grab that gun » (2004) avait conquis par sa mélancolie électrique restaurant au féminin la grandeur des Smiths. Mais pas assez pour assurer la suite dans une industrie musicale hostile et formatée ; surmenage et discordes avec leur label Too Pure, diront-elles, ont brutalement balayé leurs illusions. Nos illusions. De pouvoir encore s’abreuver à cette sombre beauté qui fait si bien écho à nos vies aigres-douces. De pouvoir s’épancher en boucle sur cette énergie passionnelle traversée par le timbre androgyne de Katie Sketche.

Thieves approfondit ces mélopées ténébreuses mais illuminées à travers six titres en étoile filante (à peine 15 minutes). L’enregistrement lo-fi (dans un salon) ne fait que renforcer le tempérament et la beauté brute des morceaux. « Even in the night » et « Don’t be angry » touchent précisément par un dépouillement d’où résonne superbement cette voix profonde et troublante. « Oh What A Feeling » et « Fire in the ocean » l’emportent par une fièvre irrésistible coincée quelque part entre regret et détermination. Toujours guidé par le fameux orgue Hammond –d’où « The Organ » –, cet Ep d’adieu continue de tanguer délicatement entre la chaleur pop et la froideur new-wave. Et c’est au creux de ce paradoxe à visage humain que s’opère l’alchimie de The Organ ; ces mélodies simultanément puissantes et fragiles s’offrent pour sublimer la douleur et transcender le passé. S’en plaindront ceux qui se braquent face à l’anachronisme ; y plongeront sans réserve ceux que cette superbe catharsis éveille à la vie.

 

Simply Red

The Greatest Hits

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Pas la peine de perdre son temps pour présenter Simply Red. Après 25 ans d’existence, au cours de laquelle une multitude de musiciens ont transité, le ‘groupe’ de Mick Hucknall a décidé d’arrêter les frais. Une dernière tournée d’adieu est donc prévue pour cette année. Résumée logiquement en 25 titres, la carrière de la troupe de Manchester est émaillée d’une flopée de singles qui ont surtout marqué les années 80 et le début des années 90. Même si certains des plus gros tubes de Simply Red sont des reprises de groupes de soul ou reggae (« Money’s Too Tight (To Mention) », « If You Don’t Know Me By Now », « Night Nurse »), la formation a aussi réussi à imposer ses propres compos dans les ‘charts’. Tous les classiques figurent donc sur ce « Greatest hits », y compris « Stars », le meilleur du lot. Evidemment, certaines plages ont pris un coup de vieux ; d’autant plus que le son caractéristique des années 80 est ici omniprésent. Le fan transi sera d’ailleurs récompensé (?) par un inédit ; en l’occurrence le faiblard « Go Now ». Rien de bien nouveau à l’horizon, donc ; même si ce recueil devrait (on l’espère) clôturer la substantielle série de compiles déjà éditées par l’ami Mick Hucknall. Un personnage attachant, il faut le préciser ; ne fût ce que pour avoir financé l’excellent label de rééditions reggae ‘Blood & Fire’. Run it Red !

 

Telepathe

Dance Mother

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Très attendu, le premier album de ce duo féminin new-yorkais a été concocté sous l’égide de Dave Sitek, petit génie qui se cache derrière TV On The Radio. En circulation depuis 2006, Busy Gangnes et Melissa Livaudais se sont spécialisées dans le mélange des genres. Capables de pondre des titres très expérimentaux qui ne dépareilleraient pas sur une compilation ‘No Wave’, elles aiment aussi l’électronique et surtout le dubstep. Le dubstep semble d’ailleurs avoir été une grande inspiration dans la confection de ce disque, comme en témoignent les basses profondes et les rythmiques plutôt complexes (« Lights Go Down ») qui traversent ce disque. Pour enrober le chant naïf et adolescent des deux donzelles, Dave Sitek s’est amusé à bidouiller une série de synthés d’époque pour donner une coloration résolument ‘eighties’ aux neuf titres de « Dance Mother ». Sur « In your line », la rythmique évoque le Cure de la période « Faith », tandis que « Can’t Stand It » rappelle une des kilométriques intros de « Disintegration ». Robert Smith a dû en avoir les oreilles décollées…

Malgré son titre, « Dance Mother » est tout sauf dansant et il faudra à l’auditeur plusieurs écoutes pour apprécier cette tranche d’intellectualisme new-yorkais. Ce qui ne veut pas dire que ce disque soit de mauvaise facture, au contraire. « Chrome’s On It », le minimaliste « Lights Go Down » et le (presque) pop « Michael » constituent de très bons titres laissant entrevoir le potentiel du duo. Certes, l’elpee recèle quelques plages dispensables ou carrément crispantes, le chant boudeur (et un peu limité) du duo n’y étant pas étranger. A boire et à manger donc, mais pas inintéressant….

Ray LaMontagne

Une voix d’exception

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Ils étaient nombreux à attendre de pied ferme la venue du barbu dans nos contrées, longtemps ignorées par ce dernier. Initialement prévu à l’Orangerie du Botanique, le concert belge de Ray LaMontagne a par conséquent suscité une demande beaucoup plus grande que l’offre. Bye Bye l’Orangerie. Celle-ci a rapidement cédé sous la pression et laissé à son grand frère, un Cirque Royal Medium comble, l’honneur d’accueillir le singer-songwriter.

L’attachante Priscilla Ahn a ouvert la soirée de la plus séduisante des manières. Nouvelle recrue de la scène folk, la petite sœur spirituelle de Neko Case et Jenny Lewis a charmé le public en deux temps trois mouvements, entrecoupant les extraits de son prometteur premier ouvrage, « A Good Day », par de nombreuses interventions à la fois drôles et touchantes. Une artiste à tenir à l’œil.

Accompagné de cinq musiciens, Ray LaMontagne a démarré son set sans cérémonie. D’entrée de jeu, l’homme a dévoilé toute sa puissance vocale sur un « Henry Nearly Killed Me (It’s A Shame) » intense. Sa voix grave et éraillée est de celles qui vous traversent jusque dans les entrailles et vous touchent au plus profond de l’âme. Particulièrement lorsqu’il interprète les chansons les plus apaisantes de son répertoire, que ce soit en compagnie de son groupe (« Trouble », « Sarah », le céleste « I Still Care For You ») ou seul à la guitare (« Burn »). L’homme est venu pour chanter et rien d’autre, comme il le soulignera à un trouble-fête qui lui reprochait de façon peu courtoise son manque de communication avec le public. Sa communication, Ray LaMontagne la transmet à travers sa musique, un folk aux limites du blues et de la country (« Empty », « Three More Days ») parfois teinté de rock (« Meg White ») ou de soul (« You Are The Best Thing », « Hey Me, Hey Mama »). En clôture d’un concert remarquable de près d’1h30, Priscilla Ahn se glisse sur la scène afin d’accompagner LaMontagne sur le titre-phare de son dernier opus, « Gossip In The Grain ». Un duo fascinant précédé par une excellente reprise de Sam & Dave, « When Something Is Wrong With My Baby ». Une conclusion digne de ce nom pour un concert providentiel.

Organisation : Le Botanique

 

Brutal News

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Le violent groupe de Deathgrind new-yorkais, Brutal Truth, vous invite à découvrir un de leurs nouveaux titres sur leur MySpace. Intitulé « Evolution through revolution », ce morceau donnera son nom à un nouvel album –le premier depuis 10 ans–, dont la sortie est prévue pour le 20 avril. Enregistré au sein des studios Watchman à New-York, il s’annonce aussi doux que ses précédents essais…

Tracklisting

01. Sugardaddy
02. Turmoil
03. Daydreamer
04. On The Hunt
05. Fist In Mouth
06. Get A Therapist, Save The World
07. War Is Good
08. Evolution Through Revolution
09. Powder Burn
10. Attack Dog
11. Branded
12. Detached
13. Global Good Guy
14. Humpty Finance
15. Semi-automatic Carnation
16. Itch
17. Afterworld
18. Lifer
19. Bob Dylan Wrote Propaganda Songs

20. Grind Fidelity

Pour plus d’infos : http://MySpace.com/BrutalFuckingTruth

 

A quelques battements d’ailes de Bruxelles.

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Les hard-rockeurs australiens de The Butterfly Effect sont de retour avec un nouvel album. Clint Boge et sa bande viendront tester « Final Conversation of Kings » sur scène en Europe, dès avril. Aucun show n’est cependant annoncé en Belgique pour l’instant ; mais un petit déplacement à Amsterdam le 28 avril au Winston est fortement conseillé !

Tracklist:

1. Worlds On Fire
2. Room Without A View
3. Final Conversation
4. The Way
5. Window And The Watcher
6. ...And The Promise Of The Truth

7. In These Hands
8. 7 Days
9. Rain
10. Sum Of 1

Pour plus d’infos : http://www.thebutterflyeffect.com.au/final-conversation-of-kings

 

Un clip pour Simian Mobile Disco.

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Le nouveau single des Britons s’appelle « Synthesize » et il est hallucinant ! A regarder sans avoir consommé de substances illicites !

Lien de la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=k8J4Qzt7sso

 

Le retour de Dorfmeister

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Mieux connu pour le duo qu’il partage en compagnie de Kruder, Richard Dorfmeister fait son retour sur la scène musicale et prépare la sortie d’un nouvel album, sans son acolyte ; mais bien au sein de Tosca, un tandem qu’il forme avec Rupert Evert. Il s’agit déjà de leur troisième galette, dont la parution est prévue pour le 20 avril 2004 sur le label K7. Pas de doute que les beats electronica house de ce « No Hassle » vont enflammer plus d’une piste de danse !

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/toscak7

 

MSTRKRFT, le poing levé !

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Le super duo électro canadien MSTRKRFT (Masterkraft) annonce la sortie de son second opus pour le 27 mars 2009. Après avoir commis un excellent « The Looks » en 2006, les deux producteurs énervés nous proposent donc un elpee intitulé « Fist Of God », un disque qui a bénéficié de la collaboration de quelques featurings ; et notamment du rappeur N.O.R.E. , pour le titre « Bounce ». Inutile de préciser que l’œuvre baignera dans une ambiance dancefloor…

Tracklisting :

01. It Ain’t Love f. Lil Mo
02. 1000 Cigarettes
03. Bounce f. N.O.R.E. & Isis
04. Vuvuvu
05. Heartbreaker f. John Legend
06. Fist Of God
07. So Deep f. Jahmal (The Carps)
08. Click Click f. E-40
09. Word Up f. Ghostface Killah
10. Breakaway f. Jahmal (The Carps)

11. 1000 Cigarettes f. Freeway

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/mstrkrft