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Le Singe Blanc

Baï Ho (Cd + Dvd)

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Le Singe Blanc nous vient de Metz. Un trio pour le moins atypique. Et pour cause, son line up implique deux bassistes, Thomas Coltat et Vincent Urbani, également responsables des vocaux (NDR : enfin, une sorte de mélange d’éructations et de yaourt que s’échangent la paire, l’un d’une voix rauque et gutturale, et l’autre d’un timbre aigu), ainsi que le drummer Kevin Lequellec. Fondé en 2000, ce combo a acquis une certaine notoriété sur la scène musicale indépendante, au fil des concerts. Jugez plutôt : ils ont accordé plus de 500 dates en moins de 7 ans, assurant même le supporting act de formations comme The Ex, Zu ou encore Melt Banana. En 2007, ils ont même eu l’opportunité d’effectuer un périple en Chine. Un Dvd retraçant cette épopée accompagne cet opus. D’une durée de deux heures, il est enrichi de quelques clips vidéo. Stéphane Ulrich a donc filmé ce voyage opéré avec les moyens du bord. Peu de prestations scéniques, mais surtout la vie d’un groupe et de son team, sillonnant l’Empire du milieu…

Réputé pour sa musique radicale, baroque et déstructurée, le groupe est totalement inclassable. Il y a du math rock, du jazz, de la noise, du punk et même du disco. Il doit y avoir autre chose, mais ne m’en demandez pas plus, c’est assez compliqué ainsi. Une chose est sûre on en prend plein les tympans. Les deux basses ronflantes vous rentrent dedans constamment. Rythmiques et boucles se croisent et s’entrecroisent. L’énergie libérée est permanente. S’il règne tout au long des dix titres de ce « Baï Ho » (NDR : qui signifie singe blanc en chinois), apparemment le septième opus du Singe Blanc, une frénésie digne de Mr Bungle, les arrangements et les enchaînements sont plus subtils et le groove coule davantage de source. C’est même parfois dansant. Enfin, suivant la philosophie du Singe Blanc. Vous êtes donc prévenus…

Jessica Lea Mayfield

With Blasphemy So Heartfelt

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La prose épurée de Jessica Lea Mayfield naît au creux d’une succession de hasards. Quelques accords de guitare appris en famille, enregistrés sans moyens dans une chambre et l’un des cent exemplaires pressés arrive aux oreilles de Dan Auerbach (The Black Keys). La voie salutaire du MySpace établit le contact et, presqu’aussi instantanément, un premier huit titres voit le jour dans le studio du mécène. « With Blasphemy So Heartfelt » est la consécration de cette suite fortunée, trop bien engrangés que pour s’être nourri exclusivement d’aléas. Il y a, en effet, chez la jeune Américaine ce petit quelque chose d’intimiste qui séduit dans l’ombre. Cette voix délibérément brute et enrobée de simplicité qui rappelle Alela Diane. Ces compositions uniformes et brumeuses qui patinent en douceur les aspérités de nos pensées. Une myriade de sons pour envelopper cet univers onirique : xylophone, orgue, batterie, banjo… Et enfin, des fils soyeux pour tisser finement les éléments entre eux. Mais il faut reconnaître que la lenteur et le stoïcisme peuvent à la longue émietter l’album. Comme de coutume, on peut en blâmer les 19 ans à peine accomplis et espérer que la maturité fera œuvre de volonté et détermination. En attendant, il faudra accepter que le temps glisse sans heurts sur ce disque un peu trop volatile pour s’affirmer ici-bas.

 

Miranda Lee Richards

Light Of X

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Originaire de San Fransisco, Miranda Lee Richards a su bien s’entourer. Ainsi, lors de sa terminale, elle fait la rencontre de Kirk Hammett (Metallica) qui la prend sous son aile et lui enseigne les bases de la guitare. Cette amitié permet alors à la Californienne d’enregistrer ses premières démos. Celles-ci atterrissent quelques mois plus tard entre les mains d’Anton Newcombe, tête pensante des Brian Jonestown Massacre. Elle accompagne ensuite au micro la formation pendant six mois avant de rendre son tablier, refusant d’accompagner le combo en tournée pour des raisons que ceux qui ont visionné l’excellent docu « Dig ! » peuvent facilement imaginer. Richards gardera contact avec Newcombe pour lequel elle coécrira quelques morceaux avant de lancer sa propre carrière. En 2001, la jeune femme signe chez Virgin Records et publie « The Herethereafter », qui fait un flop intégral et provoque, déjà, le terme de son contrat.

Huit ans plus tard, Miranda Lee Richards, désormais au sein du label Nettwerk, garde la tête haute et fait un retour en douceur. D’aucuns diront même ‘trop en douceur’. « Light Of X », entièrement écrit et composé par son interprète, est de ces recueils qui privilégient l’ambiance à la variété des mélodies. Peut-être aurait-il fallu que la demoiselle s’entoure un peu plus, comme c’est le cas sur « Early November », cosigné par un certain Rick Parker et seul titre de l’ensemble à s’apparenter à une relative réussite. « Light Of X » souffre également de longueurs inutiles, de vocalises parfois lassantes et d’une monotonie cruellement assommante. Miranda Lee Richards n’a manifestement pas tiré parti de son premier échec.

SJ Esau

Small Vessel

Écrit par

Alias SJ Esau, Sam Wisternoff est originaire de Bristol. A l’âge de 10 ans, il militait déjà comme MC sur la scène hip hop locale ; et deux ans plus tard décroche l’accessit du championnat DMC. Il cherche ensuite sa voie à travers divers projets expérimentaux et apporte épisodiquement sa collaboration à d’autres formations, comme par exemple les Pixies ou encore Sonic Youth ; avant d’embrasser une carrière en solitaire. Il commet l’un ou l’autre Ep et un elpee de remixes, puis signe chez le label américain Anticon en 2007, écurie hébergeant –entre autres– 13 & God, Alias, Odd Nosdam, Sole, Themselves, et Why. « Wrong Faced Cat Feed Collapse », son tout premier opus, paraît la même année et marque une nouvelle orientation dans son style musical. Et l’année suivante, il embraie par « Small Vessel », plaque qui vient seulement de nous parvenir (NDR : elle a dû traverser l’Atlantique à la nage).

Première constatation, ce disque regorge d’idées. Que SJ puise aussi bien dans le folk, la pop, le néo-folk et parfois le rock. Se servant d’une multitude d’instruments comme les cuivres, les guitares, les drums, les percus et le violoncelle. Du violon aussi. Que se réserve la seule invitée sur le disque, Charlotte Nichols (NDR : elle a également participé aux sessions d’enregistrement du dernier elpee de Portishead). Elle apporte également son concours aux vocaux, de son timbre tendre, sur l’excellent « Under Certain ». SJ se charge évidemment des bidouillages électroniques et des collages, dans un style rappelant parfois Tunng. Et puis pose sa voix, d’une manière détraquée, dans l’esprit d’un Why ? Une constante : la préservation du sens mélodique. D’ailleurs certaines chansons se révèlent particulièrement élégantes. A l’instar des mélancoliques « Bastard Eyes » et « Bubble Head ». Et sans jamais pour autant être pris en défaut de manque d’enthousiasme. Des titres comme « Frustrating » ou encore « I threw a wobbly » en sont les plus belles illustrations. Une excellente surprise que l’on espère voir bientôt en concert, près de chez nous…

Starsailor

All the plans

Écrit par

La Britpop? C’est passé de mode! Et pourtant, certains groupes s’accrochent encore et toujours. Parfois avec succès. Comme Coldplay. Souvent sans. Pensez à Travis. Et Starsailor en est une autre illustration. « All the plans » constitue le quatrième elpee du quatuor de Wigan. Un disque qui a reçu le concours de Steve Osborne (New Order, B-52’s) à la mise en forme.

Sur les onze plages de cet opus, quatre parviennent à éviter le piège de la ballade sirupeuse et hyper léchée. Tout d’abord, le morceau d’entrée, « Tell me it’s not over ». Caractérisé par son piano sonore, il aurait pu figurer au répertoire de la bande à Chris Martin. Encore que parfois, il me fait davantage penser aux Veils. C’est d’ailleurs le cas également pour le morceau maître. Un titre enrichi de claviers fluides et bercé de guitares bringuebalantes (NDR : Ron Wood est venu donner un bon coup de gratte !) Reste encore le cinématique, ‘enniomorriconesque’ « The Thames » et l’étrange finale, aussi dépouillée que paisible, « Safe at home », au cours de laquelle James Walsh se fait crooner. A contrario, on ne s’étendra pas sur l’insipide « You never get what you deserve », au cours duquel il emprunte carrément les inflexions de Bono. Pas la peine de tirer des plans sur la comète, mais je crains fort que l’histoire de Starsailor s’achève à moyen terme ; à moins que le band n’accepte de descendre en seconde division… Seul l’avenir nous le dira…

Various Artists

Dr Boogie presents : 26 deranged and smokin' Cool Cats

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Ce recueil n’est pas consacré au blues, mais au rockabilly. Un style qui a fait fureur entre 54 et 59, aux States. Une multitude d’artistes s’y sont frottés. Et la plupart n’ont jamais dépassé le stade du juke-box, alors en vogue. Mais ces anonymes ont parfois commis de petites perles. Et c’est ce que ce « Dr Boogie presents : 26 deranged and smokin' Cool Cats » nous permet de découvrir. Pas question, donc ici, d’artistes notoires ou même de légendes.

Le rockabilly est né très tôt au cours des fifties. Une musique plutôt blanche, sudiste, qui allait préluder la naissance du rock'n'roll à Memphis, en 1954. Un style qui allait progressivement disparaître à la fin des 50s. Ce qui n’a pas empêché toute une série de vagues revivalistes. Et aujourd’hui encore, de nombreuses formations américaines se reconnaissent dans cette scène musicale énergique et excitante. Dr Boogie a eu l’excellente initiative d’exhumer ces 26 plages rythmées, rockabilly ou tout simplement rock'n'roll. Si la compile affiche une certaine homogénéité, elle autorise des approches différentes. Et bien que la guitare soit reine, d'autres instruments clé, comme le sax hurleur et le piano ont également droit au chapitre.

Johnny Jay ouvre le disque par "Sugar doll". Les accords de piano sont sautillants. On en a des fourmis dans les jambes. Son backing group reprend en chœur les paroles. Faut dire qu’à l’époque, le doo wop était largement associé à ce style. La succession des plages est de très bon niveau. Sur "Love bug crawl", Jimmy Edwards est soutenu par des accords de guitare digne des bonnes productions Sun de Memphis. "Rockin' spot" est balayé par les cordes ravageuses de Curly Coldiron. Un sax hurleur bien graisseux nous adresse un clin d'œil sur le "Red hot car" de Danny Verne. Il est vrai que dans cet univers sonore, le thème de la voiture est rituel. Le "Doin' allright" d’Eddie Cash nous entraîne sur la piste de danse. Le piano est omniprésent tout au long de ce morceau que n’aurait pas renié Jerry Lee Lewis. Des ivoires qui dynamisent le fracassant "Country woman" des Cals, le redoutable "The joint's really jumpin'" de Jimmy Evans ainsi que le "Gee whee Liz" de Charles Sens (NDLR : avec ou sans plomb ?) On a aussi droit à quelques morceaux de bon rock’ roll. Et franchement on a l’impression que des plages comme le "Gonna be better times" d'Al Urban ou "I can't help it" de Bing Day n’ont pas pris une ride. Ils sont même proches d'Eddie Cochran et de Gene Vincent. Des sommets de l’album, il faut le reconnaître. Et "Bop a lena" de John Friis & the Valiants ainsi que "Money is the thing of the past" de Ronnie Haig n’ont rien à envier aux productions contemporaines. La dose de swing libérée sur le très jazz "Big dog little dog" de Harvey Hunt est très subtile. Le "Rockabilly Hop" de Bill Moss évoque le Bo Diddley beat. Caractérisé par une étonnante conjugaison de guitare et de basse, le blues "Little bitty boy" de TK Hulin est imprimé sur un tempo frénétique. Cette excellente rétrospective consacrée aux fifties s’achève par "Sledgehammer", un instrumental saignant signé par les Trashers.

 

Various Artists

Dr Boogie presents : Shim Sham Shimmy

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Cette obscure collection nous plonge plus de cinquante ans en arrière, à l'époque où le blues s’était amplifié. Une période exaltante, véritable creuset du futur. Dr Boogie a puisé dans l'inépuisable vivier du sud des USA. Pas moins de trente artistes différents sont ici épinglés, dont certains allaient devenir célèbres ; mais d'autres ne jamais rencontrer la moindre reconnaisse ou le moindre succès. Ils n'en demeurent pas moins des témoignages authentiques.

L’opus s’ouvre par la plage la plus percutante. Celle qui donne son nom à l'album. Un morceau de l'inénarrable Champion Jack Dupree, chanteur, pianiste et boxeur de la Nouvelle Orléans. Le son est incroyablement actuel. Le guitariste (NDR : Stick McGhee?) déménage en diable.

Parmi les artistes qui se forgeront une notoriété, le recueil ne pouvait ignorer Joe Hill Louis, le ‘one man band’ de Memphis. Pourtant, il est ici impliqué au sein d’un groupe pour attaquer l’excellent "She's taking all my money". Trop tôt disparu (NDR : à l’âge de 36 ans), il avait enregistré au sein des studios Sun.

Autre homme-orchestre, Doctor Ross a également recueilli un certain succès. Il avait aussi enregistré à Memphis, pour Sun. Ses interventions à l’harmonica étaient très offensives. Et il le démontre tout au long de son "Texas hop".

Texan, Albert Collins est sans doute celui qui a acquis la plus grande popularité chez nous. Un tout grand ! Surnommé ‘The Ice Man’, il appréciait les références au froid. Pas étonnant, que ce soit son tout premier enregistrement, l'instrumental "Freeze", qui ait été choisi.

Larry Dale jouit également d’une fameuse réputation. Il est toujours vivant ! Inspiré par BB King, ce chanteur nous propose "You better need my warning", un morceau datant de 1954. Il est interprété en compagnie d’un Big Band, au sein duquel figurent Mickey Baker aux cordes et Jack Dupree aux ivoires.

Sam Myers nous a quittés en 2006. Un musicien remarquable et un personnage attachant. Heureusement, il a pu goûter au succès de son vivant. On le retrouve en 1957 ; il avait alors 21 ans, en compagnie d’Anson Funderburgh et des Rockets pour le stupéfiant "Rhythm with me", un instrumental au cours duquel il démontre qu’il avait du souffle et de la classe.

Papa George Lightfoot est un autre harmoniciste magique. Issu de Nachez, dans le Mississippi, son jeu était fascinant. Il est malheureusement décédé à 47 ans, alors qu'il avait opéré un retour à l’avant-plan.

On en vient maintenant aux illustres inconnus. Dont certains méritent franchement tout notre intérêt. Et je pense tout d’abord à Ramblin' Hi Harris responsable d’un swamp blues indolent, reproduit sur "I haven't got a home" ou encore Bobo Jenkins dont le séduisant "Nothing but love" évolue dans un registre proche d’un bon Jimmy Reed. Les échanges vifs, vibrants, opérés entre les cordes et le piano sur le "Good woman blues" de B Brown & MC Vouts emportent aussi nos suffrages. Chanteur/pianiste, Cecil Gant est considéré comme le grand-père du rock. Enregistré peu avant sa mort, son "We're gonna rock" date de 1950 " ; et il est bien saignant. Claviériste originaire de Memphis, Eddie Snow a côtoyé BB et Albert King. Son "I'm off that stuff" est fort intéressant. Tout comme le "I'm gonna kill that hen" de Blue Charlie Morris. Charles Sheffield chante d’un timbre puissant, mordant, âpre, "Isabella", soutenu par d'excellentes parties de piano et de guitare. Issu de Detroit, Baby Boy Warren a reçu le concours de Sonny Boy Williamson II sur "Santa Fe". Le souffle de la légende est aussi puissant que prodigieux. Louisianais, Morris Pejos avait émigré à Chicago. Il était marié à la chanteuse Mary Lane. Il est responsable d’une multitude d’enregistrements. Sa guitare alerte et primaire déménage tout au long de "Screamin' n'cryin", un morceau au cours duquel le pianiste Henry Gray lui apporte son concours. Epinglons encore la présence de Willie Egan, un illustre chanteur/pianiste de R&B ainsi que deux guitaristes novateurs pour leur époque. Tout d’abord Pat Hare. Pas seulement pour avoir côtoyé les plus grands, mais parce qu’il était parvenu à maîtriser la distorsion. Ce qui ne l’a pas empêché de finir ses jours derrière les barreaux. Et enfin et surtout Lonnie Johnson. Un personnage vénéré par ses pairs, auquel le "Can't sleep anymore" lui est réservé. Une merveilleuse collection!

The Appleseeds

Late Sunday / Balloon Tripping (Démo)

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The Appleseeds serait le plus grand groupe de tous les temps. De la région Nord/Pas-de-Calais, il faut le préciser. Enfin, c’est ce que leur bio tente ne nous faire croire. Bon, évidemment, comme je connais très mal cette scène locale, et que dès lors il m’est difficile d’opérer des comparaisons, on ne peut que leur laisser le bénéfice du toute. Et puis ce sont les premiers à avoir autoproclamé ce statut !

Trêve d’autodérision, qu’est-ce que cet Appelseeds a vraiment dans le ventre ? Leur mélange de pop, de rock et de folk est propre, harmonieux et correctement torché. Les instruments sont bien en place. On est en présence, manifestement, d’un ensemble homogène. Bref, la démo est d’honnête facture. Pour la critique, il faut regretter le manque de prise de risques. Peu de mélodies novatrices. A la limite, elles sont même redondantes. Des arrangements un peu trop lisses. Et une voix parfois un peu trop stressante qui dénote dans l’ensemble. Pourtant, la formation hexagonale a du potentiel. De la fraîcheur et de la bonne humeur communicative. C’est vrai leur solution sonore n’est pas géniale, mais elle tient la route. Et je reste persuadé qu’en éliminant leurs point faibles et en manifestant davantage d’audace, ces lascars pourraient surprendre agréablement…  

N.A.S.A.

The Spirit Of Apollo

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Comment expliquer la parution d’un tel album ? Comment ces musiciens sont-ils parvenus à ne pas faire foirer un projet aussi ambitieux ? Pourquoi est-il si difficile de mettre des mots pertinents sur ce que je ressens après avoir écouté « The Spirit Of Apollo » ? Tout simplement, parce qu’au départ, un tel concept relevait du mirage. Rien que la liste des invités laisse pantois et à de quoi nous faire perdre la tête. On se pince, mais non on ne rêve pas. Tom Waits, David Byrne, Karen O et j’en passe, viennent croiser le fer avec RZA, The Cool Kids, George Clinton, Method Man, KRS One, DJ Q Bert et la liste est loin d’être exhaustive. C’est comme si on faisait du patin à roulettes sur de la glace. Mais c’est alors que le miracle se produit, car « The Spirit Of Apollo » massacre sa race à tout point de vue. Béni soit N.A.S.A., les pères fondateurs de l’exploit. Quand des invités aux répertoires classiques se décident à postillonner en chœur avec des rappeurs ou DJ’s, c’est la vilaine claque qui chauffe qu’on se mange pleine face. N.A.S.A. l’a bien compris, en réussissant à maîtriser le cap de l’engin de bout en bout. Mais qui sont ces énergumènes qui parviennent à déhancher noc corps sur des beats electro/rap au parfum tantôt salsa, tantôt funky ? Derrière le pseudo se cachent Squeak E Clean et DJ Zegon. Deux producteurs américains particulièrement doués, responsables de la mise en forme de différentes productions personnelles concoctées par de nombreux acteurs qui ont collaboré à la confection de cet elpee. Facile donc de prendre dans sa propre écurie, les quelques pur-sang assoiffés de long galops, et de les lâcher en les excitant sur de vastes plaines verdoyantes. Même s’il n’y a pas grand-chose à jeter sur cet opus, restons quand même honnête en précisant que tout n’est pas parfait… Faut dire que vu le cocktail de styles et de genres… Mais quand la fusée est sur la bonne trajectoire, on lève les yeux au ciel pour ne pas manquer la moindre seconde de son parcours. « The Spirit Of Apollo » constitue déjà un des meilleurs albums de 2009 ; et je vous conseille de l’acquérir de toute urgence !

 

Lindstrøm & Prins Thomas à "II"

Écrit par
Après avoir délivré en solo, "Wherever You Go I Go Too" l'an dernier, le roi du space-disco Lindstrom remet le couvert cette année, en compagnie de Prins Thomas. Le duo, déjà responsable d’un premier opus éponyme en 2005, publiera « II » le 26 mai. Un single, « Tirsdagjam », paraîtra une semaine avant mais, pour des raisons qu’on ignore, ne sera pas inclus dans le recueil.

Le tracklist sera tel que suit :

Cisco
Rothaus
For Ett Slikk Og Ingenting
Rett Paa
Skal Vi Proeve Naa?
Gudene Vet + Snut
Note I Love You + 100
Flue Paa Veggen

Tomàn montre les crocs

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Les petits belges de Tomàn s’apprêtent à publier leur troisième disque. Il est intitulé « Where wolves wear wolves wear » et sera dans les bacs le 27 avril. Il fait suite à l’excellent « Perhaps We Should Have Smoked The Salmon First » datant de 2006. Tomàn donnera le coup d’envoi de sa tournée le 14 avril au CC Luchtbal d’Anvers.

Fischerspooner s’amuse

Écrit par
Quatre ans après le semi-échec de « Odyssey », Fischerspooner se prépare à redresser la barre avec « Entertainment », prévu pour le 4 mai. Il contiendra les singles « The Best Revenge » et « Danse en France », déjà disponibles. Le duo viendra présenter la plaque au festival Polsslag le 2 mai prochain.

Tracklist :

The Best Revenge
We Are Electric
Money Can’t Dance  In A Modern World
Supply & Demand
Amuse Bouche
Infidels Of The World Unite
Door Train Home
Danse en France
To The Moon

Billy Corgan à nouveau tout seul

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Ce n’était peut-être qu’une question de temps mais Jimmy Chamberlain a finalement claqué une nouvelle fois la porte au nez de Billy Corgan. Ce dernier est désormais le seul membre original des Smashing Pumpkins encore en fonction. Le remplaçant sera choisi par Corgan lors d’auditions qui se tiendront le 10 avril à Los Angeles.

Les ricochets de Minsk…

Écrit par

Le prochain opus du groupe de post-métal Minsk, paraîtra ce 1er juin. Intitulé « With echoes in the movement of stone », il a bénéficié du concours de Sanford Parker à la mise en forme. En attendant, vous avez l’opportunité d’écouter un titre de ce nouvel opus sur leur MySpace…

Pour plus d’infos : http://www.thesoundofminsk.com et http://www.myspace.com/minsk

 

Au hazard d’une sortie…

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Revenu de son escapade en solo, Colin Meloy, leader des Decemberists, évoque un mélange entre le metal classique et le folk britannique, dans un style évoluant quelque part entre Fairport Convention et Black Sabbath, lorsqu’il décrit le contenu de son nouvel album… Un beau programme en perspective… Il s’agit du cinquième album de la formation. Et sa sortie est imminente…

Tracklisting

1. Prelude
2. The Hazards Of Love 1 (The Prettiest Whistles Won't Wrestle The Thistles Undone)    

3. A Bower Scene
4. Won't Want For Love (Margaret In The Taiga)
5. The Hazards Of Love 2 (Wager All)
6. The Queen's Approach
7. Isn't It A Lovely Night?
8. The Wanting Comes In Waves/Repaid
9. An Interlude
10. The Rake's Song
11. The Abduction Of Margaret
12. The Queen's Rebuke/The Crossing
13. Annan Water
14. Margaret In Captivity
15. The Hazards Of Love 3 (Revenge!)
16. The Wanting Comes In Waves (Reprise)
17. The Hazards Of Love 4 (The Drowned)

Pour plus d’infos : http://www.decemberists.com

 

 

Back to the roots…

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Le 27 avril prochain, Daan publiera son 5ème album. Il est annoncé comme moins électro que ses précédents opus, et davantage focalisés sur sa voix et le piano. Fini de rire ! Si vous souhaitez en avoir un avant-goût, la vidéo de son premier single, « Exes », est déjà disponible sur son site web.

Pour plus d’infos : http://www.daan.be

 

Ceux Qui Marchent Debout

Sur la route du frenchy funk

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Mais qui se cache donc derrière un pareil patronyme ? Ceux Qui Marchent Debout (CQMD) est un collectif de six musiciens qui démontre que le funk n’est pas seulement l’apanage des Américains. En fait, ces franchouillards s’amusent et se plaisent à créer une atmosphère positive et  joyeuse.

Ceux Qui Marchent Debout sont des troubadours aux personnalités différentes, tous amoureux du voyage et du contact qu’offre la proximité de jouer. Debout ! Car tout le secret réside justement dans cette position. Ils jouent et ne se contentent pas de dispenser ‘passivement’ leur musique en concert. S’ils restent debout, section rythmique y compris, c’est qu’ils se déplacent ! Au lieu de disposer d’un drummer traditionnellement assis derrière ses futs, Vitch & Tafani sont mobiles. Ils se partagent respectivement la grosse caisse et la caisse claire ; et tout comme leurs acolytes, quittent volontiers le podium pour rejoindre l’audience au cœur de la Rotonde (voir photos).

C’est ainsi qu’en deuxième partie de concert, ils se sont retrouvé au beau milieu des spectateurs, pour y jouer et partager cette ‘funky music’. Musicalement, on se laisse très vite emporter par cette solution sonore clairement inspirée du funk des années 70, même si on y recèle des traces de rythm & blues ou de reggae sur certaines chansons. De l’old-school des temps modernes dont le principal objectif, une fois le concert terminé, est d’inciter le public à continuer de faire la fête… à danser… et à boire un coup…

La formation parisienne n’a guère de notoriété en Belgique. Pourtant, elle bourlingue de tournée en tournée depuis le milieu des années 90. Elle s’est même produite dans le cadre du festival ‘Couleur Café’ en 2001’, et figure à l’affiche du Vivaola Festival, qui se déroulera à Saint-Nicolas le 14 août prochain. A bon entendeur !

(Voir également notre section photos)

Organisation Botanique.

 

Poupées de cire, poupées de ‘gros’ sons

Écrit par

La nouvelle sensation électro belge s’appelle Waxdolls. A l’instar de Soulwax ou encore plus récemment The Subs, le duo nous vient lui aussi de Gand, devenue la capitale de l’électro. La sortie de leur premier opus, « High Speed Killer Ride », est prévue pour le 27 avril. Et le combo annonce déjà une belle tournée sur nos terres.

Avril 04 L’escalier Liège (B)
Avril 11 Labarrock Harelbeke (B)
Avril 25 Puntpop Wuustwezel (B)
Avril 30 Koninginnefeest, Effenaar Eindhoven (NL)

Mai 01 Maiday Maiday Kortrijk (B)
Mai 02 Repmond Rock Rupelmonde (B)
Mai 08 Cactus Club Bruges (B)
Mai 09 Rock Waregem Waregem (B)
Mai 23 Petrol Club Antwerp (B)

Juin 05 Patronaat Harlem (NL)
Juin 24 Fenix Ieper (B)
Juin 26 Nijdrop Opwijk (B)
Juin 27 Grensrock Menen (B)
Août 08 Lochtfest Duffel (B)
Août 28 B-Elektrik Kortenaken (B)

Un avant goût de leur single « Chips » est disponible à cette adresse : http://www.myspace.com/waxdolls

 

Ladyfinger(NE)

Dusk

Écrit par
Cette formation nous arrive directement d’Omaha, dans le Nebraska (comme l’indique le (ne)) ; et comme par hasard, Ladyfinger(ne) est signé chez Saddle Creek, label devenu célèbre pour avoir révélé quelques excellent groupes comme Bright Eyes, Cursive, The Faint, et j’en passe.

Formé en 2006, Ladyfinger(ne) propose ici son deuxième opus. Un disque dont la musique sculptée dans un rock, ma foi fort classique, s’inspire à la fois du punk-hardcore de Drive Like Jehu, mais aussi du métal de Motördead, surtout dans le jeu de guitare. Sans oublier les réminiscences eighties. En bénéficiant du concours de Matt Bayles (Mastodon, Minus the Bear, Isis) à la production, le combo avait mis tous les atouts de son côté. Et le début de l’elpee confirme cette impression. Notamment sur « Over and Over » et « A.D.D » deux morceaux bien calibrés, allumés par deux grattes incendiaires et caractérisés par des interventions aux drums particulièrement percutantes. Malheureusement, après ces deux bons titres, on a la désagréable sensation que le quatuor a consommé tout son crédit. Et il a beau tenter de pallier sa carence en originalité par une énergie jamais prise en défaut, l’enthousiasme laisse rapidement sa place à la lassitude. Un disque anecdotique qui ne casse certainement pas trois pattes à un canard. Quant à l’écurie, c’est rare, mais il faut le souligner, elle n’a manifestement pas misé sur le bon cheval.

 



Formé en 2006, Ladyfinger(ne) propose ici son deuxième opus. Un disque dont la musique sculptée dans un rock, ma foi fort classique, s’inspire à la fois du punk-hardcore de Drive Like Jehu, mais aussi du métal de Motördead, surtout dans le jeu de guitare. Sans oublier les réminiscences eighties. En bénéficiant du concours de Matt Bayles (Mastodon, Minus the Bear, Isis) à la production, le combo avait mis tous les atouts de son côté. Et le début de l’elpee confirme cette impression. Notamment sur « Over and Over » et « A.D.D » deux morceaux bien calibrés, allumés par deux grattes incendiaires et caractérisés par des interventions aux drums particulièrement percutantes. Malheureusement, après ces deux bons titres, on a la désagréable sensation que le quatuor a consommé tout son crédit. Et il a beau tenter de pallier sa carence en originalité par une énergie jamais prise en défaut, l’enthousiasme laisse rapidement sa place à la lassitude. Un disque anecdotique qui ne casse certainement pas trois pattes à un canard. Quant à l’écurie, c’est rare, mais il faut le souligner, elle n’a manifestement pas misé sur le bon cheval.

 

Malajube

Labyrinthes

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2009 sera-t-elle l’année du rock Made in Québec ? Les paris sont ouverts. Et à Malajube de partir une nouvelle fois favori. Deux ans après la publication de « Trompe-l’œil », le combo semble avoir bien grandi. Les quatre jeunes Canadiens ont élargi leurs influences et réussi à canaliser l’incroyable énergie dispensée sur le disque précédent. Ils publient aujourd’hui un troisième recueil à la fois classieux et subtil dont le thème récurrent semble être la mort. Suite logique de « Trompe-l’œil » qui faisait la part belle aux maladies. Mais il s’agit là de l’unique point de liaison entre les deux ouvrages. « Labyrinthes » se démarque par ses mélodies complexes, ses décharges prog rock et son homogénéité. Seul hic, le dynamisme de son précédent elpee n’est ici plus qu’un lointain souvenir. Une étrange mutation que fans et critiques pourraient n’apprécier que très moyennement. Mais « Labyrinthes » est à l’image de ses géniteurs et s’apprivoise donc lentement mais sûrement. Une bonne raison pour lui laisser sa chance…

 

Mystery Girls

Incontinopa

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Ces filles mystérieuses nous viennent du Wisconsin, aux Etats-Unis. Très peu d’info disponible sur le groupe. On sait quand même que la formation a été créée à la fin des 90’s, par quatre amis qui fréquentaient le même collège. Un projet destiné à rendre hommage aux MC5.

Paru l’an dernier, « Incontinopa » constitue le troisième album des Mystery Girls. Il avait cependant été enregistré il y a quelques années, entre 2004 et 2005. En fait, il compile des morceaux choisis par le bassiste du groupe (Mike Zink). Bonne surprise, la musique du groupe semble s’être bonifiée au fil du temps, comme un bon vin !

Prévention d’usage : leur rock garage est sale et abrasif ! La distorsion est omniprésente et le son psyché-rock. La voix du chanteur, Lasey Grajek, n’a jamais été si rauque et animale. La présence de l’harmonica sur plusieurs titres ajoute encore un peu plus de sauvagerie à l’ensemble. A l’instar du single énervé et vintage « I took the poison ». Rien de nouveau à l’horizon chez les Mystery Girls. Les MC5, les Stooges, les Sonics ou Royal Trux ne sont jamais loin. Mais l’esprit est là ! Et pour ce genre de musique, c’est le principal ! Les cinq premières chansons sont d’ailleurs jouissives. Du la pure rage garage.

Ou retrouve-t-on la musique des Mystery Girls dans la bibliothèque des gens bons (des jambons !) ? Assurément à une très bonne place.’ C’est par ces mots qu’un sample féminin introduit le très rock n’ roll « We’re so illegal ». Le single frénétique du mois ! Les filles se calment sur « The magic is gone » et, un court instant, frôlent l’univers sonore des magnifiques Walkmen. Enfin, difficile de résister aux plus de huit minutes du très psyché et chaotique « Cold feet ».

Relativement inconnu à ce jour, le combo a décidé de mettre sur pied une tournée conséquente à travers les States, depuis la sortie d’« Incontinopa ». Il ne devrait pas tarder à faire parler de lui, tant leur album est une réussite. Les Mystery Girls sont signés sur In The Red, un label établi à Los Angeles, sur lequel on retrouve toute une série de formations contemporaines particulièrement excitantes, comme Jay Reatard, The Dirtbombs, Black Lips ou les Vivian Girls.