La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26654 Items)

zZz

Running With The Beast

Écrit par

Originaires d’Amsterdam, Björn Ottenheim et Daan Schinkel reviennent trois ans après avoir concocté « The Sound Of zZz », une première œuvre qui hante encore nos platines. Dans la droite lignée de son prédécesseur, « Running With The Beast » fait à nouveau la part belle à une new-wave à la Sisters Of Mercy, des vocalises obscures façon Ian Curtis et un orgue sorti tout droit de la discographie des Doors.

Et zZz nous entraîne une nouvelle fois à courir avec La Bête. L’auditeur prend part, malgré lui, à un rituel satanique au cours duquel une vierge blonde et un nouveau né sont dépecés au beau milieu d’une foule en transe. Les maîtres de cérémonie se meuvent étrangement sous leurs toges et entraînent leurs partisans à exécuter les mêmes mouvements, malgré eux. Avant même qu’ils ne s’en rendent compte, ceux-ci auront commis une série d’actes innommables excluant jusqu’à la volonté d’un éventuel retour à une vie, un temps soit peu normale. Condamnés à vivre sous l’emprise des grands papes de zZz, les disciples finiront tôt ou tard par accepter la situation et vivre en harmonie avec leur mal intérieur. Entrez dans l’univers de zZz à vos risques et périls.

All The Saints

Fire On Corridor X

Écrit par

Nouvelle signature chez Touch & Go, All The Saints est un trio originaire d’Alabama. « Fire On Corridor X », son premier essai, est une mosaïque d’influences, parmi lesquels figurent Jesus & the Mary Chain (« Leeds »), Stone Roses (« Regal Regatta »), My Bloody Valentine (« Hornett ») ou leurs contemporains Black Rebel Motorcycle Club (« Farmacia »). Les morceaux à la fois sombres et bruitistes d’All The Saints font souvent l’effet d’un bulldozer, même si l’ensemble manque parfois de cohérence. Produit par Ben H. Allen (Animal Collective…), « Fire On Corridor X » passe en effet du slow-core (« Shadow, Shadow ») à un rock garage (« Sheffield ») avant de s’abandonner à des délires stoner (« Outs ») ou noise-pop (« Fire On Corridor X »), sans ménager l’auditeur. De plus, à moins d’en être fan, il faut parfois passer outre des vocalises à la ‘Oasis’ pour pouvoir apprécier l’ensemble de la plaque.

A écouter parcimonieusement.

Petar Dundov

Escapements

Écrit par

Petar Dundov est aujourd’hui un des producteurs les plus respectés en Croatie, dans l’univers de l’électro. Il y est même considéré comme un vétéran. Faut dire que depuis le début des 90’s, il multiplie les expérimentations. Néanmoins, il faudra attendre 2008 pour le voir atteindre une certaine reconnaissance sur la scène internationale. Après la sortie de son deuxième album, « Escapements », ce DJ originaire de Zagreb a donc décidé de passer à la vitesse supérieure.

Bref, pour les amateurs de sonorités synthétiques ; et en particulier pour celles et ceux qui se plaignent, pour l’instant, de ne pas avoir grand-chose à se mettre dans le tuyau acoustique, cet « Escapements » est une bonne nouvelle. Beats ‘ambient’, loops voltigeurs, on est ici en présence d’un disque particulièrement novateur. Bien qu’originaux, les huit titres proposés sur cette plaque ne manquent ni de douceur, ni de séduction. Des influences ? Oui, mais elles sont difficiles à déceler. Parce que, sans doute, trop bien digérées. Citons, quand même, entre autres, Jean Michel Jarre, Depeche Mode ou encore Kraftwerk. Mais pour le reste, Petar Dundov mène tranquillement sa barque tout en prenant un malin plaisir à brouiller les pistes. C’est sans doute la raison pour laquelle il a intitulé son elpee « Escapments »…

 

French Cowboy & Lisa Li-Lund

Share Horses

Écrit par

A ma droite, French Cowboy, quatuor français qui n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il réunit d’anciens membres des mythiques Little Rabbits. A ma gauche, Lisa Li-Lund, singer-songwriter franco-suédoise et, accessoirement, petite sœur de la famille Herman Düne. Au milieu, une rencontre providentielle survenue lors d’un concert en 2007. Ensemble, ils enregistrent plusieurs morceaux dont quatre sont signés par Federico Pellegrini, tête pensante de French Cowboy, cinq autres par Lisa Li-Lund et un dernier par… Depeche Mode (la version –très– retravaillée de « Little 15 »).

De ce mélange de talents est né « Share Horses », un recueil de dix morceaux marqué essentiellement par le labeur de Lisa Li-Lund qui, tant par ses écrits que par sa voix, vole la vedette à ses collaborateurs. Tandis que les compositions de Pellegrini s’abandonnent dans la léthargie et lorgnent souvent du côté de Calexico (« The End Of the Story », « Sleep Baby Sleep »), celles de la jeune femme confèrent un aspect pop irrésistible au recueil (« 12 000 Waves », « Deserted Whale », « Asian Brides »). Le mariage des styles respectifs de ces artistes débouche malgré tout sur un résultat cohérent et convaincant. Les cowboys français peuvent dire merci à leur cavalière.

Bob Hall

What goes round

Écrit par

Bob Hall est un vétéran du blues anglais. Pourtant, il était juriste. Il avait même acquis une certaine réputation dans le traitement des dossiers relatifs aux brevets industriels. Depuis qu’il est retraité (NDR : il est âgé de 66 balais !), il profite au maximum de sa passion : celle de musicien. Faut dire que l’artiste est considéré comme un des plus grands pianistes de boogie woogie et de blues anglais. Son père était également doué aux ivoires. Hall a très rapidement été contaminé par le blues. Il a opéré ses débuts au sein des Dollarbills, lorsqu’il était encore étudiant à Londres. La formation va cependant changer de patronyme en se rebaptisant Groundhogs, un combo au sein duquel va également militer le chanteur guitariste Tony McPhee. Le groupe aura même le bonheur d'accompagner John Lee Hooker et Howlin' Wolf ! Bob va également participer à l'aventure du Savoy Brown et participer à l’enregistrement de leurs meilleurs elpees. Une aventure dont le succès sera lié au British blues boom. Bob n’a cependant jamais voulu abandonner sa carrière professionnelle, bien plus rémunératrice, préférant jouer pour son plaisir… Et ce boogie woogie ainsi que le blues qu'il adore, il va le perpétuer au travers d'aventures diverses ; notamment Brunning Sunflower Blues Band, Tramp, Blues All Stars, Rocket 88, De Luxe Blues Band, le Blues Band, et la liste est loin d’être exhaustive… Il a également accompagné de nombreux bluesmen noirs en tournée : Lowell Fulsom, Eddie Taylor, Snooky Pryor, Homesick James, JB Hutto, Lazy Lester,… Au cours des dernières années, il a également apporté son concours à sa compagne Hillary Blythe, une chanteuse folk, mais aussi une bassiste. Enfin, Bob a participé à la confection de plus de 120 albums, dont quelques uns sont parus sous son patronyme. Et "What goes round" est son tout dernier.

Bob prend la température ambiante sur le rythme du boogie woogie. L’allure est modérée tout au long d’"I can't get my ass in gear", un titre amusant signé par son compatriote Tex Comer pour le Blues Band. Il chante d’un timbre nasillard. La rythmique est puissante. En fin de parcours, des accords brefs, acerbes et amplifiés s'échappent de la guitare de… Kim Simmonds. Le partenaire des premiers jours d’existence du Savoy Brown (NDR : on en revient toujours à ce blues boom de la fin des sixties) est bien présent. Les sessions d’enregistrement se sont même déroulées au sein de ses propres studios d'Oswego, dans l'Etat de New York. En outre, il assure la production. 

Les six cordes réverbérées de Kim balisent l'envol de "Road of no return", une jolie ballade écrite et chantée par Bob. "Running with the blues" est un blues imprimé sur un tempo très élevé. L’Américain Pete McMahon apporte son concours à l'harmonica et aux backing vocals. Pete a milité chez les Kingsnakes et le Savoy Brown (NDR : phase yankee !), pendant quelques années. Les interventions de Bob sur les ivoires sont frétillantes. Il y manifeste déjà une classe naturelle et remarquable. Blues lent classique, "Bloodhound blues" est issu de la plume de Victoria Spivey. Les cordes acérées de Simmonds, le saxophone de Chris Sawyer et la voix éthérée de la douce Hilary entretiennent un climat typiquement anglais. La voix de Hall manque de passion, c’est exact. Pourtant, il semble de plus en plus apprécier son rôle de vocaliste. Aussi, il remet le couvert tout au long de l’indolent "What goes round comes back". Kim sort sa slide guitare pour attaquer "The All Star medecine show", une plage entraînante au cours de laquelle Bob injecte fougue et passion, dans ses accords. Son toucher et son style sont très caractéristiques. La slide monte progressivement en puissance. Miss Blythe interprète le célèbre "Backwater blues" de Bessie Smith. Mais son timbre de folk singer manque un peu de chaleur et de vécu. Bob revient chanter "Alone with the blues", un morceau dont il est l’auteur. La plage baigne au sein d’une ambiance de bon vieux british blues. Le doigté de Kim est aussi subtil que discret. Un parfum réminiscent du Savoy Brown flotte dans l’atmosphère. Pour "What goes round", il égrène ses notes en manifestant beaucoup de retenue. On dirait presque qu’il les économise pour en accentuer la sensibilité. Il signe "One more road", une complainte folk destinée à sa compagne, dont le timbre, ici proche de celui de Joan Baez, prend toute sa dimension. En fait, Hilary se sent comme un poisson dans l’eau dans ce style musical dépouillé. Bob ne s’est réservé qu’un seul instrumental : "Back on the valley". Etonnant pour un musicien de sa dimension. Beaucoup de délicatesse émane de ce disque qui s’achève par "Same old place", un autre blues rocker léger qui bénéficie de la participation de son vieil ami Kim, à la slide bien électrique. Pour votre info, sachez que ce dernier vient de graver un nouvel album acoustique, intitulé  “Out of the blue”, sur le label Blue Wave.

 

Jewel

The Essential Live Songbook (Dvd)

Écrit par

A vouloir être généreux, on en fait peut-être parfois trop. C’est en tout cas ce que l’on peut reprocher à Jewel. Afin de célébrer la grande tournée promotionnelle qui a suivi la sortie de son cinquième ouvrage, « Goodbye Alice In Wonderland » (2006), la chanteuse publie un Dvd live bien fourni. Même trop bien fourni. Destiné essentiellement à ses fans hardcore, « The Essential Live Songbook », retrace sa carrière en deux Dvd pour une durée totale de plus ou moins 4 heures !

Le premier disque est consacré à un concert enregistré en compagnie de son groupe à Dallas et dont la majorité des extraits sont tirés de « Goodbye Alice In Wonderland ». Vêtue d’une charmante petite robe bleue, la blonde interagit souvent avec son public mais apparaît bien trop statique pendant son show pour susciter l’envie de s’envoyer l’entièreté du Dvd. On saluera cependant son interprétation de « Intuition », single très moyen extrait de « 0304 », son plus mauvais ouvrage, mais que les arrangements ‘live’ sauvent de l’oubli.

La seconde partie est constituée d’un best of acoustique, enregistré au Rialto Theater. Accompagnée en partie par un orchestre de chambre, Jewel y apparaît à la fois simple, fragile et délicate ; les qualités même qui ont fait de « Pieces Of You », son premier et meilleur recueil, une œuvre inoubliable. Un concert beaucoup plus intéressant et captivant que celui reproduit sur la première plaque, bien que la dernière partie composée de reprises soit tout à fait dispensable.

Un beau cadeau pour les fans, mais pour les vrais fans uniquement.

Bobby Jones

Comin' back hard

Écrit par

Bobby est originaire de la Louisiane. Pas étonnant qu’il ait appris à chanter le gospel à l’église. En 59, il émigre à Chicago. Il y fréquente les clubs de blues du Southside. Et en particulier le Pepper's Lounge ainsi que le Theresa's. Il va connaître son heure de gloire en remplaçant le légendaire Junior Wells au sein des Aces. Faut dire que Junior venait de décrocher un hit, baptisé "Messin' with the kid". Mais il retombe assez rapidement dans l’ombre. Il n’opère son retour que bien plus tard. Plus exactement au cours des années 90. A cette époque, il aligne plusieurs albums de soul music. En 2007, lorsque les Mannish Boys entrent en studio pour enregistrer leur elpee "Big plans", le pianiste Leon Blue rapplique en compagnie de notre ami Bobby. Ce qui explique pourquoi ce dernier figure parmi les collaborateurs, sur cet opus, ainsi que sur le suivant, "Lowdown feelin".

Aussi, lorsque Delta Groove lui offre l'opportunité de concocter un album en solo, les Mannish Boys au grand complet décident de lui renvoyer l’ascenseur. En outre, pour la circonstance, il a reçu le concours de grosses pointures issus de la côte ouest. Tout d’abord, le bassiste Ronnie James Weber et le drummer Richard Innes. Une fameuse section rythmique ! Et puis, excusez du peu, Kirk Fletcher, Franck Goldwasser, Kid Ramos et Jr Watson aux cordes. Sans oublier Al Blake, Lynwood Slim et Randy Chortkoff qui se partagent l'harmonica et le pianiste Fred Kaplan. Toutes les plages ont été réalisées en studio, aux mêmes dates que celles réservées par les Mannish Boys pour "Lowdown feelin".

Dès le début de la plaque, on est littéralement envoûtés par le timbre profond de Jones. Manifestement, c’est un ancien chanteur de gospel. Il ouvre l’elpee par le "She's the one" de Hank Ballard. Au cours de ce morceau très Memphis R&B, Eli Fletcher s’autorise déjà une sortie brillante aux cordes, dans le plus pur style d'Albert King. Parfaitement huilée, la section rythmique est soutenue par la guitare de Paris Slim. La voix n’a aucune peine à s’adapter au Chicago southside blues. Le "Two headed woman" de Willie Dixon en est une belle démonstration un morceau au cours duquel le traitement des cordes opéré par Goldwasser est très orignal. "I must be crazy" trempe dans le R&B authentique. Woody Woodford souffle dans son sax ténor. Les accords de Kaplan aux ivoires sont très subtils. Watson se charge des cordes et Al Blake de l'harmonica. "Come in out of the rain" implique Tom Leavey à la basse. Il embrasse ici le style alerte de Jimmy Reed. Randy Chortkoff (NDR : le boss !) vient souffler comme le Reed des grands jours. Kid Ramos est à l'affût. Aussi, il ne tarde guère à prendre son billet de sortie. "Get it over baby" est l'une de ces multiples plages rythmées écrites par le grand Ike Turner. Jones se fait shouter. Woody est possédé par son sax et le génial Jr Watson nous étale toute sa classe dans le style jump. Pourtant, je préfère Bobby Jones lorsqu’il évolue au sein d’un climat musical davantage dépouillé. Des conditions qui lui permettent alors de mieux mettre en évidence l’étendue de ses capacités vocales. Et "I don't know" en est une très belle illustration, une plage au cours de laquelle Kaplan et Al Blake se mettent au service du brillant vocaliste. Jones s’adapte à une multitude de registres. Il est même éblouissant dans le style Memphis blues de BB King. Ainsi, il manifeste de la puissance et du swing pour interpréter ce "Tired of your jive", soutenu par l'orgue Hammond de Fred Kaplan, pendant que Kid Ramos réincarne BB. Le "Cry for me babe" de Mel London, est le théâtre d'une solide bataille entre les deux maîtres du style aux cordes : Eli Fletcher et Paris Slim. "Three handed woman" baigne au sein d’une atmosphère californienne. Toute en swing, cette compo met en exergue Lynwood Slim à l'harmonica et enfin, notre Ramos. La cover assez classique du "Mystery train" de Junior Parker permet à Chortkoff de s'éclater les poumons, pendant que les vocaux passionnés sont partagés entre Bobby et Finis Tasby. En finale de ce superbe opus, figure un slow blues somptueux. Signé Ike Turner, il s’intitule "How long will it last". Jones chante à nouveau comme un BB King survitaminé. Sa sensibilité est à fleur de peau. Les musiciens qui l’accompagnent sont au sommet de leur art ; et en particulier, Fred Kaplan et Kid Ramos… 

 

The Smashing Pumpkins

If All Goes Wrong (Dvd)

Écrit par

Des Smashing Pumpkins du début, il ne reste aujourd’hui que deux figures de proue. Accompagnés de trois nouveaux membres ‘jetables’, Billy Corgan et Jimmy Chamberlain ont opéré, il y a deux ans, un retour fructueux qui s’est traduit par la confection de ce recueil intitulé « Zeitgeist » et a débouché sur une grande tournée de ‘réunion’. Ces événements sont à l’origine de « If All Goes Wrong », un double Dvd de près de 4h, indispensable à tout fan qui se respecte.

Le premier disque épingle un documentaire narrant les circonstances du grand retour des Smashing Pumpkins. Il retrace le long chemin de fortune emprunté par Corgan durant les sept années qui ont séparé le split du quatuor originel de cette reformation. La toile est tissée autour de compositions inédites qui donnent le ton de chacun des thèmes évoqués dans un documentaire qui jouit de la participation prestigieuse de Pete Townshend, guitariste du Who. Billy Corgan et Jimmy Chamberlain y donnent la parole aux nouveaux membres du groupe, à d’autres musiciens mais également aux fans, qui occupent une part centrale dans ce film.

En bonus, des aficionados racontent tout le bien qu’ils pensent de la formation et Pete Townsend (The Who) accorde une petite interview supplémentaire.

La deuxième partie est consacrée à un concert de près de deux heures enregistré au Fillmore à l’aide de pas moins de douze caméras. Le show fait la part belle aux inédits mais également aux compositions les moins évidentes de la discographie des Smashing Pumpkins. Aucun hit, donc. Bien que le son y soit quasiment parfait, ce second Dvd souffre d’une image ‘cracra’. Une explication ? Probablement la faute à la couleur dominante des spots : le bleu. Ce qui communique à l’ensemble un aspect sombre pas toujours agréable. En bonus, on retrouve Billy et ses acolytes durant les répétitions qui ont précédé le concert.

Bien qu’il s’adresse avant tout aux fans, « If All Goes Wrong » devrait également plaire aux profanes soucieux de découvrir, côté coulisses et/ou côté scène, l’univers et la biographie des Smashing Pumpkins, sans se fatiguer.

 

Various Artists

3ème Tour de Chauffe - édition 2008

Écrit par

‘Tour de chauffe’ est un dispositif d’accompagnement aux pratiques amateurs mené avec le soutien financier de LMCU par trois structures culturelles de la métropole lilloise : La Maison de la Musique, le Centre Musical les Arcades de Faches Thumenil, le Nautilys de Comines ainsi que la Maison Folie-Ferme d’en haut de Villeneuve d’Ascq.

Cette opération a permis à 18 groupes de la métropole de bénéficier, durant l’année 2008, d’un diagnostic scénique mené en partenariat avec l’ARA, d’un résidence de travail scénique, d’un enregistrement professionnel de 2 titres, d’une aide à la structuration administrative et à la communication, et de formations diverses et variées (législation du spectacle, MAO, mise en scène, etc.) Un festival dans les trois lieux et un double cd compilatif concluent cette année de travail. Une compile sur laquelle nous allons nous pencher…

Neuf groupes par plaque. Sur la première, on navigue de la pop ‘beatlenesque’ (NDR : les mélomanes contemporains parleront plutôt des Kooks) et allègre des Lensois de The Meeting Room au multi-instrumentiste Delbi, alias Romain Delebarre, dont l’alt indie blues chargé de groove fait la parfaite synthèse entre Keziah Jones, M et Jeff Buckley (NDR : mon coup de cœur pour cette volée) en passant par le collectif Koutoux et son cocktail excitant de jazz/electronica secoué par une bonne dose d’afro beat (et en particulier ghanéen), le grindcore concis et dévastateur de H.O.Z qui débarque ( ?!?!?) de Dunkerque, Siamese, combo artésien dont l’expression sonore évolue entre pop mélancolique, introspective (l’écurie madrilène Acuarela n’est pas loin) et prog atmosphérique (NDR : enfin sur les deux morceaux ici proposés), le duo acoustique lillois Dos de Mayo, responsable d’une musique minimaliste, mais aussi arty, dont l’originalité procède du contraste entre mélodie et dissonances, infiltrée par des vocaux sinusoïdaux. Des artistes plutôt complets puisqu’ils sont également impliqués dans l’univers des créations plastiques. Ce qui explique sans doute le choix de leur patronyme (NDR : une peinture de Goya, si vous l’ignoriez !) Reste encore l’électro-acoustique de Sim#6 (NDR : encore des Lillois) aussi fragile et esthétique que celle de Lali Puna, le jazz pop de G Quartet, sis quelque part entre Sade et Isabelle Antena pour les parties les plus mélodiques, quoique susceptible de virer à l’expérimentation, dès que l’instrumental prend le dessus et enfin Exposive Potatoe (Wazemmes-Lille) dont le ska festif mais aussi revendicateur est influencé aussi bien par le hip hop, le blues, le rock, le metal, le punk que le reggae.

On en arrive à la deuxième plaque. Qui s’ouvre par le reggae/dub/roots de Utopians et s’achève par Joe et la Machine, alias Jonathan Rabany, qui malgré son attirail technologique (pédales, sampler, sequencer) puise manifestement son inspiration chez Louise Attaque, Mano Solo et Noir Désir, en passant par le collectif hip hop engagé (NDR : teinté d’un zeste de folklore celtique sur « Bordel sans sommation ») Tribunal Poursuite, OSNI dont l’expression sonore baigne au sein d’un climat shoegaze infecté de surf, Osiaws qui se faufile entre swing, cabaret, reggae, musette, valse, tango, flamenco, soul et rock, le néo prog versatile de RFA, au cours duquel tant le violon hanté par le spectre de feu Jean-Luc Ponty (NDR : celui de Mahavishnu Orchestra ?) que l’accordéon argentin peuvent se relayer sans pour autant se froisser, le skacore de Mister Jingle, l’électro power rock de Bzz et enfin la rencontre entre swing et poésie française (Jacques Higelin ?) célébrée par Barbara Rose.

Pour plus d’infos : http://www.tourdechauffe.fr  et http://www.myspace.com/tourdechauffe

Un Doves rouillé

Écrit par

Quatre longues années après l’excellent « Some Cities », les Doves font enfin leur retour. Le quatrième opus de la formation débarquera le 6 avril dans les bacs et sera intitulé « Kingdom of Rust ».

Le premier single à en être tiré sera la plage-titre, « Kingdom Of Rust ». Un autre extrait, « Jetstream » est téléchargeable gratuitement sur le site officiel du groupe : http://www.doves.net/

Tracklisting :

Jetstream
Kingdom of Rust
The Outsiders
Winter Hill
10.03
The Greatest Denier
Birds Flew Backwards
Spellbound
Compulsion
House of Mirrors
Lifelines

Palmares Grammy Awards

Écrit par

Les Grammy Awards, équivalent musical des Oscars, ont eu lieu ce dimanche 8 février. Les grands gagnants sont Robert Plant & Alisson Krausse avec trois Grammys ainsi que Adèle, Daft Punk et Coldplay récoltant deux récompenses chacun. Voici un apercu des principaux résultats :

Album de l’année :  Robert Plant & Alisson Krausse « Raising Sand »
Chanson de l’année : Coldplay « Viva La Vida »
Meilleur(e) nouvel(le) artiste : Adèle
Meilleur album pop : Duffy « Rockferry »
Meilleur album electro : Daft Punk « Alive 2007 »
Meilleur album rock : Coldplay « Viva La Vida »
Meilleur album alternatif : Radiohead « In Rainbows »
Meilleur album R’n’B : Jennifer Hudson « Jennifer Hudson »
Meilleur album Rap : Lil Wayne « Tha Carter III »
Meilleur Remix : MGMT « Electric Feel » (Justice Remix)
Meilleur Clip : Weezer « Porks & Beans »
Producteur de l’année : Rick Rubin

 

Pour prendre connaissance de l’intégralité des résultats : http://www.grammy.com

 


Un Cursive gonflé

Écrit par

Le septième ouvrage de Cursive s’intitulera « Mama, I’m Swollen ». Le disque atterrira dans les bacs le 10 mars, via Saddle Creek et contiendra des titres aussi joyeux que la pochette (« Mama, I’m Satan », « I Couldn’t Love You », « We’re Going To Hell »…)

Tracklist :

In The Now
From The Hips
I Couldn’t Love You
Donkeys
Caveman
We’re Going To Hell
Mama, I’m Satan
Let Me Up
Mama, I’m Swollen

What Have I Done ?

Ryan Adams quitte les Cardinals

Écrit par

Ryan Adams ne chantera plus avec ses Cardinals. Il quittera le groupe après son actuelle tournée afin de se concentrer à nouveau sur sa carrière solo. Une info à prendre avec des pincettes, le chanteur étant de nature lunatique.

Il publiera, via I-Tunes uniquement, un EP intitulé « Extra Cheese ». Dédié aux amoureux, il sera disponible un peu avant la Saint-Valentin, soit le 10/02, et contiendra quelques unes des meilleures ballades du bonhomme, plus un titre inédit.

Tracklist :

Two
Blossom
Answering Bell
Evergreen
My Love For You is Real
Desire
Hey There, Mrs. Lovely (inédit)

Wolfgang Amadeus Phoenix

Écrit par

Le quatrième ouvrage de Phoenix s’intitulera « Wolfgang Amadeus Phoenix ». Il sera publié via Loyauté, le label du quatuor et distribué par V2. Il sera produit par Phillipe Zdar (Cassius) et devrait atterrir dans les bacs le 25 mai.

Un EP pour The Kills

Écrit par
Suite au succès de « Midnight Boom », The Kills ne s’arrêtent plus et publieront le 23 mars un nouvel EP intitulé « Black Balloon ». Le tracklisting n’en est pas encore connu.
 

 

Puppetmastaz

Révolution à l’Orangerie !

Écrit par
C’est indéniable, un spectacle des Puppetmastaz est à voir, au moins une fois dans sa vie. Si vous les avez manqués aux Nuits du Bota 2008 ou aux Ardentes cet été, il ne restait donc plus que la date du neuf février, au Botanique, pour remédier a cette lacune. Il fallait cependant être motivé, ce lundi soir, pour sortir de son cocon douillet ; et affronter les éléments déchaînés. Comme si les bourrasques de la tempête ne suffisaient pas, la pluie et la neige fondante avaient décidé de s’en mêler ; si bien que, dès le nez dehors, nous étions trempés jusqu’aux os. Entrer dans Bruxelles en voiture était devenu une mission périlleuse, tant la visibilité sur les routes était réduite. Tous les véhicules roulaient d’ailleurs au pas. C’est 5 minutes avant le début du concert que je m’engouffre dans l’Orangerie. Il est 20h00 et c’est noir de monde. Essentiellement composé d’ados (ou ados attardés dans mon genre) le public est déjà bien chaud. Motivés au houblon et certaines substances psychotropes, le chaudron est prêt à exploser.

20h15, début des festivités dans la liesse générale. Lors des premières projections précédant le spectacle, on peut lire des slogans comme : ‘Join The Movement’, ‘No More Humans’ ou ‘Stop The Human Farce’. Sur la scène, on retrouve le même dispositif que lors des concerts précédents. Une toile sombre de la hauteur d’un homme est tendue. Elle recouvre la scène. Le nom du groupe y est imprimé en blanc, au cas où certains spectateurs l’ignoreraient encore ou seraient atterris, par hasard, à l’Orangerie.

Les premiers accords de « Take Me On right » mettent fin à l’attente, et déclenche des vivats soutenus. Frogga entre en scène. Le public est aussi bouillant qu’une fricadelle sauce samouraï. Il fait ‘soif’ et ‘piquant’. Impossible de garder la veste ou le sweat. C’est le ‘désapage’ général ! Snuggles the Bunny et Mr. Maloke apparaissent à leur tour et s’agitent comme de beaux diables. Les morceaux« Meet The Fables », « Animals », « Do The Swamp », « Clones », « Permission To Freak »,… sont balancés plein pot, et toute l’artillerie lourde y passe. Les scènes se suivent, les jokes s’enchaînent. Ce guignol pour adultes ravit le public de grands enfants que sommes. Impossible de ne pas succomber à son charme. Le light show est clairement à la hauteur. Son et lumières entretiennent une ambiance à faire danser Freddy Krueger. Tout semble possible. Comme d’habitude, les Allemands, coiffés de perruques grotesques, débarquent sur le devant de la scène en plein milieu de leur show, pour entonner « Sneakerboots ». Cette apparition ‘humaine’ booste un peu plus les troupes, et crée l’hystérie générale. Le thermomètre monte encore d’un cran, comme si les cinquante degrés de température ambiante ne suffisaient pas. De retour derrière leur rideau, la troupe rechausse ses marionnettes pour continuer leur histoire. Malheureusement, il apparaît assez rapidement que ce show est une copie un peu modifiée des autres, auxquels nous avons assisté l’an dernier. En notre for intérieur, on espérait pourtant, vu la sortie d’un nouvel elpee fin 2008, un spectacle différent. Mais en y réfléchissant bien, il faut aussi comprendre que la tournée « Rider The Takeover Tour » s’échelonne entre 2008 et 2009. Et toute modification opérée en cours de route a dû plus que probablement se solder par des complications. La troupe va nous réserver, du dernier opus studio, « Take ME on a Ride », « Mephistopholes », « Reservoir Foxin », « Permission to Freak » « Spelbound », « Animals » « Primeministaz Of Puppetry », « Puppets On The Moon » et « Meet The Fablez ». Dommage donc, de réentendre les mêmes plaisanteries formulées au même moment. De revoir l’apparition de l’œuf et sa destruction, avant l’apparition d’une marionnette de Yoda, pour la troisième fois, en trois concerts. Ce qui n’enlève en rien le charme et l’extraordinaire ambiance que Puppetmastaz parvient à instaurer. Le public est complètement acquis à leur cause, dès les premières notes, et suit le rythme en levant les bras. Hurlant sur les méchants quand ils apparaissent dans le décor et encourageant les gentils sous des cris de joie, l’Orangerie semble rentrer dans une autre dimension à chaque nouvelle intervention de la troupe. De l’eau est balancée de gauche à droite et des appareils photos qui dépassent de leur décor viennent flasher le public tout azimut. Une trentaine de morceaux seront joués au cours des 2 heures de spectacle. Une véritable prouesse pour les Allemands, qui réussissent à chaque show une mise en abîme : en passant la soirée les bras en l’air dans les entrailles de leur personnage, ils arrivent à faire vibrer les nôtres tout en nous poussant à soulever les bras avec eux…. Les véritables puppets, ce sont nous, en fait…

Organisation Botanique

The Cramps

La mouche humaine ne volera plus...

Écrit par

Lux Interior, de son vrai nom Eric Lee Purkisher, est décédé ce 4 février 2009, à l’âge de 62 ans. Il s’est éteint des suites d’une insuffisance cardiaque dans un hôtel de Glendale, sis à 15 kilomètres de Los Angeles, en Californie. Il était le chanteur et showman du groupe mythique les Cramps, qu’il avait fondé en compagnie de sa compagne et guitariste Poisin Ivy Roscharch. Une formation newyorkaise née en 1975 et responsable d’un style qu’on va appeler le psychobilly, style née d’un mélange de rockabilly, de psychédélisme garage, de surf, d’énergie punk ainsi que d’imagerie de films de série B et de films d’horreur. Changeant de label à pratiquement chaque album (les Cramps ont commis 13 elpees en tout !), le combo jouissait d’une réputation scénique sulfureuse. Uniques et dévastatrices, les prestations s’achevaient parfois dans un chaos indescriptible, Lux n’hésitant pas à se fondre dans le public, micro à la main, lorsqu’il n’entrait pas en transe comme s’il était possédé par un esprit vaudou. On retiendra également quelques uns de ses singles qui ont marqué l’histoire du rock’n roll, comme « Garbage man », « The way I walk » et puis l’incontournable « Human fly ». Enfin, pour votre info, sachez que Lux et Posoin nous avaient accordé le privilège d’une interview en 1998. Voici le lien de cet article : http://www.musiczine.net/fr/index.php?option=com_alphacontent&section=2&cat=12054&task=view&id=1274&Itemid=36

 

DFA ne s’arrête plus.

Écrit par

Toujours à l’affût, DFA a encore fait sensation en signant Capracara alias Jonathan Burnip. Ce Londonien est déjà illustré en composant deux titres acides pour le label Soul Jazz Records. Cette fois-ci, il revient avec un single intitulé « King Of The Witches ». Electro primitive, house et beats endiablés, voilà la recette de cette petite merveille. Disponible en édition vinyle, la deuxième face n’est autre qu’un superbe remix de la paire newyorkaise, Thomas Bullock et Eric Duncan, plus connus sous le nom de Rub ‘N’ Tug !

http://www.myspace.com/capracara

http://www.myspace.com/dfarecords

L’heure d’hiver Tombs ce 23 février...

Écrit par

Le groupe noise rock extrême Tombs publiera son deuxième album, ‘Winter Hours’ chez Relapse le 23 février. L’influence d’Unsane  se fait toujours sentir. Le combo new-yorkais a également dévoilé une vidéo online sur Pitchfork.TV pour le titre « Gossamer (http://www.MySpace.com/TOMBSbklyn)

Tracklist :

01. Gossamer
02. Golden Eyes
03. Beneath The Toxic Jungle
04. The Great Silence
05. Story Of A Room
06. The Divide
07. Merrimack
08. Filled With Secrets
09. Seven Stars
10. Old Dominion

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/tombsbklyn

 

‘Agorepocalypse’ !

Écrit par

Tout un programme afin d’illustrer le quatrième album des cybergrindeurs d’Agoraphobic Nosebleed. Sortie prévue pour le 20 avril prochain pour cette collection de 13 chansons. Première livraison du groupe avec leur nouveau chanteur,  Kat (Salome). ‘Agorapocalypse’ a été enregistré dans le studio Visceral Sound de Scott Hull par ANb’s.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/agoraphobicnb

 

Woolfy a les crocs !

Écrit par

Le label DFA en collaboration avec Rong Music, vient de faire signer Woolfy, groupe électro de Los Angeles. « Oh Missy » est le titre de leur nouveau single et s’annonce être une petite bombe à écouter sans modération ! Si vous aimez les beats à la Hercules & Love Affair et le funk génial de Holy Ghost !, je vous conseille vivement ce Woolfy qui arrive et risque de tout casser sur son passage ! Jetez donc une oreille sur ce lien :

http://www.myspace.com/dfarecords