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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Grizzly Bear ressort ses griffes

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Deux ans et demi après « Yellow House », Grizzly Bear publie « Veckatimest ». Le très attendu nouvel album du combo sera disponible le 25 mai.

Tracklisting:

01 Southern Point
02 Two Weeks
03 All We Ask
04 Fine for Now
05 Cheerleader
06 Dory
07 Ready, Able
08 About Face
09 Hold Still
10 While You Wait for the Others
11 I Live With You
12 Foreground

Pour télécharger gratuitement “Cheerleader” : http://drop.io/gbcheerleader

(mot de passe : v3ckatimest)

Le lien expire le 26 mars 2009

Pour plus d’infos : http://www.grizzly-bear.net et http://www.myspace.com/grizzlybear

 

20 ans de Warp

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Le label Warp fêtera ses 20 ans lors de quelques soirées exceptionnelles à Paris, Tokyo, Londres, Berlin et New-York. Les festivités démarreront les 8 et 9 mai à la Cité de la Musique de Paris avec pas moins d’une vingtaine d’artistes made in Warp qui accorderont concerts et/ou Dj set. Et notamment Aphex Twin & Hecker, !!!, Hudson Mohawke, Flying Lotus, Pivot, Andrew Weatherall, DJ Mujava, etc. Le tout agrémenté de projections de films et autres clips vidéos des stars du label. Le programme complet sera dévoilé début avril.

Un double CD de raretés pour Iron & Wine

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« Around The Well », un doublé de B-Sides et raretés signés Iron & Wine verra le jour le 19 mai via PIAS en France et V2 en Belgique. Il couvrira la face cachée de la carrière de Sam Beam de ses débuts à nos jours.

Tracklist :

CD1 :

Dearest Forsaken
Morning
Loud As Hope
Peng! 33
Sacred Vision
Friends They Are Jewels
Hickory
Waitin’ For A Superman (reprise de The Flaming Lips)
Swans And The Swimming
Call Your Boys
Such Great Heights (reprise de The Postal Service)

CD2 :
Communion Cups & Someone’s Coat
Belated Promise Ring
God Made The Automobile
Homeward, These Shoes
Love Vigilantes (reprise de New Order)
Sinning Hands
No Moon
Serpent Charmer
Carried Home
Kingdom Of The Animals
Arms Of A Thief
The Trapeze Swinger

Faith No More ou l’histoire d’un come-back inattendu

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C’est décidé, Mike Patton met au placard ses innombrables projets le temps d’une petite balade mondiale en compagnie de ses anciens camarades de Faith No More. La (re)formation devrait passer cet été par quelques heureux festivals dont les noms n’ont pas encore été révélés. Le line-up sera celui qui a participé à l’enregistrement de « Album of The Year » : Mike Patton, Mike Bordin, Jon Hudson, Roddy Bottum et Billy Gould.

Gardez un œil sur : http://www.myspace.com/faithnomorethebest

It’s The Yeah Yeah Yeahs !

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La bande de Karen O s’apprête à publier son troisième opus, « It’s Blitz ! », le 13 avril prochain. Ce nouvel ouvrage de la formation qui sera de passage en Belgique au Polsslag le 2 mai, a été coproduit par David Sitek (Tv On The Radio). Le premier single à en être extrait est « Zero ».

 Tracklisting:

1. Zero
2. Heads Will Roll
3. Soft Shock
4. Skeletons
5. Dull Life
6. Shame and Fortune
7. Runaway
8. Dragon Queen
9. Hysteric
10. Little Shadow

Petit aperçu du 16ème Sonic Youth

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On vous l’annoncait il y’a quelques semaines, le 9 juin paraîtra « The Eternal », le 16e disque de Sonic Youth. Il contiendra douze morceaux, coproduits par John Agnello. La formation a créé un petit montage de deux minutes de leur prochaine plaque pour le site officiel du Newsweek.

Pour écouter le montage : http://www.imeem.com/people/wJhVOHB/music/FlnQgmlV/sonic-youth-the-eternal-montage-for-newsweekcom/

Les mythes radicaux de Believo

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Le groupe anversois Believo nous dévoilera son premier album le 4 Avril prochain. Il s’intitulera « Radical myths ». Sa powerpop évoluant quelque part entre Built to Spill, Modest Mouse et Blonde Redhead devrait faire le plaisir des festivals cet été.

Mais dès ce mois de mars le groupe sera sur scène à Gand (08/03), Anvers (23/03) et Hasselt (10/04) pour y tester ses nouvelles compositions.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/believotheband

 

Petit Papa Lionel

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Après un passage remarqué à la Boutik Rock le mois dernier, Lionel Solveigh poursuit sa route et répand sa générosité. Il figure même sur la compilation proposée par le webzine ‘Goûte Mes Disques’ qui le soutient. Non seulement il y participe, mais il propose même de télécharger ce titre, ainsi que tout le reste de l’album où se côtoient quelques artistes prometteurs. Si vous avez manqué Lionel lors de son dernier set, il vous reste deux chances prochainement d’aller planer avec lui. Ce sera le 1er avril à la Médiathèque de Louvain-la-Neuve (avec Noria et Autone). Il sera aussi le 24 mai à la Maison des Musiques en première partie de Bowerbirds, ce qui laisse présager une soirée toute en douceur et volupté.

Le site officiel de Lionel Solveigh : http://www.lionelsolveigh.be

Son MySpace : http://www.myspace.com/lionelsolveigh

Le lien pour télécharger la compilation :
http://www.goutemesdisques.com/dossiers/id/compilation-gmd-jeunes-pousses-vol-1/

 

Maxïmo Park à nouveau au cœur de l’actualité…

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Le nouvel opus de Maxïmo Park est annoncé pour le 26 mai. Il s’intitulera “Quicken the Heart”. Découpé en 12 morceaux, il a été enregistré à Los Angeles, sous la houlette du producteur notoire Nick Launay, personnage qui a travaillé, notamment, en compagnie des Talking Heads, de Nick Cave et plus récemment des Yeah Yeah Yeahs. La formation se produira le 1er avril au Trix à Anvers.

Pour plus d’infos : http://www.maximopark.com

Mark Oliver Everett s’est transformé en loup-garou…

Écrit par

Le nouvel opus d’Eels est prévu pour le 2 juin. Il fait suite au double « Blinking lights and other revelations”, paru en 2005. Il contiendra 12 nouvelles chansons et a été enregistré au sein des studios de Mark, à Los Angeles. .

Pour plus d’infos : http://www.EELStheband.com

 

The Bony King Of Nowhere

L’important, c’est le groove…

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C’était il y a deux ans, dans une review consacrée au festival Pukkelpop. Votre serviteur écrivait ceci: ‘La dernière journée du Pukkelpop commence en douceur par The Bony King Of Nowhere. Derrière cet étrange nom, se profile le jeune Gantois Bram Vanparys, grande promesse qui s’est révélée au public lors d’un concert de Devendra Banhart. Le jeune homme est ainsi sorti d’un relatif anonymat. Par la suite, il a remporté un concours rock (De Beloften), joué à l’occasion des défricheuses soirées Rock&Brol et figure à l’affiche du prestigieux festival Domino à l’Ancienne Belgique. Et croyez-nous, ce garçon ne va pas s’arrêter en si bon chemin.’ La preuve par neuf: à 22 ans Bram Van Parys sort “Alas My love”, un premier album prometteur qui confirme, en partie, son grand talent.

Tu es très jeune, mais il y a beaucoup de mélancolie dans ta musique et tes chansons abordent des thématiques sérieuses comme la mort (dans « Maria »). D’où te vient ce spleen?

Je ne sais pas… Prenons l’exemple de “Maria”: j’ai écrit la mélodie de cette chanson en une demi-heure. Les paroles m’ont pris dix minutes. Quand je l’ai composée, je n’avais pas du tout l’intention d’écrire à propos de la mort. C’est seulement un an plus tard que la signification du morceau est devenue claire pour moi: un homme est en train de mourir, il ne lui reste plus que quelques heures à vivre. La Vierge Marie lui apparaît et lui dit qu’il sera en sûreté dans les bras des anges: ‘Oh Lord, they have come. They took me high in heaven’… Une chose étrange est arrivée quand nous enregistrions “Maria” avec Koen (NDR : Gisen, producteur de “Alas My Love” et collaborateur d’An Pierlé). Je cherchais une nouvelle guitare pour la chanson et un jour j’en ai trouvé une très bonne et ancienne qui valait une petite fortune. Le type qui la vendait la cédait pour très peu d’argent. Je suis allé le voir en lui demandant pourquoi il bradait une aussi bonne guitare. Il m’a répondu qu’il était en train de mourir et qu’il n’en avait plus que pour quelques mois… J’étais abasourdi, je ne savais pas quoi dire… J’ai acheté la guitare, je l’ai amenée au studio et enregistré “Maria”. Après tous ces événements, tout est clair pour moi maintenant: il y a trois ans j’ai écrit cette chanson pour cet homme, en ignorant que j’allais le rencontrer deux ans plus tard…

Ta musique, ton nom de scène et ta voix doivent beaucoup à Radiohead. Est-ce que la bande à Thom Yorke est à l’origine de ta vocation pour la musique?

C’est seulement un des nombreux groupes qui m’ont incité à faire de la musique… il y en a vraiment trop pour tous les énumérer…

Tu mentionnes une autre influence dans ta bio, beaucoup plus originale: l’excellent chanteur brésilien Tom Zé. Qu’est-ce qui t’as le plus influencé dans sa musique? Ses travaux des années 60/70 ou son retour dans les années 90/2000?

Plutôt ce qu’il a accompli au cours des sixties et seventies. J’aime beaucoup la façon dont il arrange ses morceaux. Par exemple, il fait jouer un riff par quatre guitares différentes et chacune joue seulement certaines notes de ce riff. Il jongle ensuite avec la stéréo et le résultat est vraiment étrange… J’adore aussi les chœurs, les percussions bizarres qui traversent les titres et le son typique des années soixante! Tom Zé est le Léonard Cohen brésilien!

D’un autre côté, sur “Alas My Love” il n’y pas vraiment de chanson évoquant la musique de Tom Zé…

Ouais, peut-être que tu as raison, mais ça ne veut pas dire qu’il ne m’a pas influencé! J’ai aussi été marqué par les Beatles, mais il n’y a encore personne qui m’a dit que “Alas My Love” lui rappelle les Beatles. D’un autre côté, “Adrift” est, je pense, surtout inspiré par le mouvement ‘tropicalista’ (NDR : courant pop avant-gardiste brésilien des années 60) et même Ennio Morricone.

Justement, parlons d’“Adrift”. C’est un instrumental percussif surprenant sur ce cd. C’est aussi une bouffée d’air frais dans ta musique. Envisages-tu de développer cette approche sur ton prochain disque?

J’aime bien le son de ce morceau. Ce n’est pas vraiment une chanson, c’est un peu plus expérimental. Peut-être que le prochain album ressemblera à “Adrift” et “My Invasions”. Ce sont aussi les chansons les plus récentes. Je compare “Adrift” à la bande originale d’un film: quand je l’entends, je peux voir et sentir le désert. Les voix à la fin me font penser à un vieux train qui passe…

Ca t’intéresserait de composer la musique pour long ou court métrage ?

Hmmm, bizarre… chaque fois que je réponds à une question, la question suivante est dans ma réponse précédente! En tout cas oui, c’est quelque chose que j’aimerais réaliser. Je n’écrirais pas des chansons à proprement parler, mais plutôt des vignettes sonores… dans le style d’“Adrift”!

Qui est ton réalisateur favori?

J’aimerais disposer de plus de temps pour regarder des films… Mais j’aime beaucoup David Lynch, Sergio Leone, Oliver Stone…

La presse a beaucoup parlé de toi avant que tu sortes ce disque. Les Inrocks ont écrit que ‘la Belgique avait trouvé son Devendra Banhart’ et Le Soir a consacré des articles élogieux sur ta musique. Comment as-tu géré la pression et l’attention des labels qui t’on courtisé?

C’était très flatteur bien sûr, mais à l’époque je n’étais pas prêt à enregistrer un album complet. Je savais que mes chansons n’étaient pas encore assez bonnes pour être gravées sur disque. Je disais à tout le monde d’attendre encore deux ans. Maintenant il est terminé et je peux finalement dire qu’il est très bon. Ca valait le coup d’attendre!

A propos de Devendra Banhart, on dirait que son influence sur ta musique est beaucoup moins palpable que dans le passé. Tu n’écoutes plus ses disques?

Aaaah, tu as remarqué! C’est vrai. J’aime toujours la musique de Devendra Banhart ; mais aujourd’hui, je préfère me tourner vers les ‘maîtres’: les Beatles, Moondog, Tom Waits, Leonard Cohen, Tom Zé, les Stones, Karen Dalton, etc.! J’estime plus intéressant de me pencher sur la manière dont ces gens écrivaient, arrangeaient et produisaient leurs compositions. Pour l’album, Koen a uniquement utilisé du vieux matériel (micros, préamplis). Le son d’“Alas My Love” est sombre, et on n’a retravaillé aucune compo. Quand une guitare enregistrée était un peu désaccordée, fausse, on s’en foutait et on ne touchait plus à rien. Même chose pour les batteries: si une prise n’était pas tout à fait dans la mesure, on la laissait telle quelle. Tant que le groove était bon, c’est ce qui était important. Si tu écoutes un classique comme “Sympathy for the Devil”, les percussions ne sont pas vraiment dans le temps, mais putain qu’est ce que ça groove! Et est-ce que quelqu’un trouve quelque chose à y redire? Je ne pense pas…

Je t’ai vu plusieurs fois en concert ces dernières années. A chaque fois, j’étais surpris de constater que les membres du groupe avaient changé. Est-il difficile de trouver de bons musiciens ou tout simplement des collaborateurs motivés pour la musique?

Tout d’abord, ce n’est pas facile de travailler avec moi! Je me braque vraiment sur tous les détails… Mais surtout, comme tu dis, il est très difficile de rencontrer les bonnes personnes. J’avais deux choix: engager des professionnels et tuer le feeling dans ma musique ou alors dénicher des jeunes qui avaient envie de travailler. Et par là je veux dire vraiment travailler, pas juste s’amuser ou passer le temps. J’ai bien entendu choisi la seconde option, mais c’était la plus difficile à mettre en place! Le plus dur était de leur expliquer l’atmosphère et le type de groove que j’essayais d’obtenir. Quand tu écoutes le cd, tu te rends compte qu’il y a plein de détails, plus que tu n’en imagines. Obtenir la même atmosphère sur scène était vraiment très difficile. On a dû répéter deux mois pour seulement apprendre tous les arrangements du disque. Et je dois avouer qu’on n’a pas rigolé tous les jours… on a même failli en pleurer! Mais maintenant on vient d’accorder deux concerts sold out à l’Ancienne Belgique et au Vooruit ; et on a pris notre pied. On n’en revenait pas. Les spectateurs ont partagé notre bonheur également, et c’est dans ces circonstances que tu comprends pourquoi tu as choisi ce métier!

A quel type de formation peut-on s’attendre sur scène alors?

En gros, des guitares acoustiques et électriques, une batterie, des claviers, une basse mais on a recours à davantage d’instruments en ‘live’, peut-être trop : une orgue, un Rhodes, un piano acoustique, un synthé, beaucoup de percussions, un ukulélé, d’autres guitares, un xylophone… Ah oui j’oublie: il y aura aussi des tas de chœurs!

Imaginons qu’une radio t’invite à reprendre en studio un morceau des Beatles? Ils te proposent d’interpréter un de ces trois titres : “I’m only sleeping”, “Eleanor Rigby” ou “Good Night”. Lequel choisis-tu?

“Good Night” est la plus belle des trois mais en même temps c’est la plus compliquée… Ca serait un bon challenge mais j’aurai besoin de mon groupe alors. Pourquoi tu demandes? Il faut qu’on commence à répéter?!

Comment imagines-tu ta situation, dans dix ans? Reconverti dans un boulot classique, toujours impliqué dans la musique intimiste ou alors embarqué dans une aventure noise-rock psychédélique, dans un groupe?

Toujours dans la musique! Mais je n’ai pas la moindre idée du style…

Black Anvil

Time insults the mind

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Black Anvil ? Je n’en avais jamais entendu parler. En surfant sur le net, on apprend que cette formation nous vient de New York. Et qu’elle est signée chez Monumentum, une obscure division de Reflections, réputée dans l’univers du hardcore. En cherchant encore, on se rend alors compte que B.A. réunit d’anciens membres de combos issus de la métropole, répondant aux patronymes de Kill Your Idols, H2O, Deathcycle ou encore Madball… On y voit donc plus clair.

Mais ces trois coreux ont délaissé leurs apparats de ‘Though Guys’, au profit du maquillage kitch et sanglant du black metal, célébré lors de la fête d’Halloween. L’ambiance sombre et malsaine est entretenue par les deux gratteurs ainsi que par le vocaliste (NDR : également bassiste) qui racle davantage sa gorge au lieu de chanter.

« Time insults the mind » est paru en 2008, une ode aux ‘anciens’ de la scène black, c’est-à-dire aux Darkthrone, Venom et surtout Celtic Frost. Malgré une production approximative, l’elpee recèle l’une ou l’autre bonne surprise. Et je pense tout particulièrement au titre d’ouverture, “ Margin for terror” et à “777”, réminiscent de … Celtic Frost. D’ailleurs, les New-Yorkais connaissent l’abc du black metal, car pour terminer cet album, ils se sont offerts, en ghosttrack, une cover très réussie et audacieuse du “Dethroned Emperor” de… Celtic Frost. Fallait s’en douter.

Cette incursion dans le monde du black metal, proposée par Black Anvil, a quand même laissé des traces. Notamment en ce qui concerne mes tympans, ainsi que ceux de mes voisins !!!....

Joe Bonamassa

The ballad of John Henry

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Joe est sans aucun doute le jeune chanteur/guitariste issu de la génération rock/blues contemporaine à rencontrer le plus de succès. Il n’a que 32 ans, et pourtant, sa carrière est déjà longue. « The ballad of John Henry » constitue déjà son neuvième elpee. A l’instar de ses deux précédents opus (NDR : c'est-à-dire "Sloe gin", un disque édité en 2007 qui est entré directement numéro 1 dans le hit parade blues du Billboard et le double live "From nowhere in particular", paru en 2008), il a été produit par Kevin Shirley (Led Zeppelin, Aerosmith, Black Crowes).

La plaque s’ouvre par "The ballad of John Henry". Une compo puissante et majestueuse qui rend une forme d’hommage à l'Américain moyen. Dès les premiers accords, on ressent la sophistication de la production. Chaque partie de l'espace sonore est bien exploitée. Les cordes acoustiques s'incrustent dès que le climat devient plus serein. D’autres cordes s’ajoutent pour assurer la transition entre le calme et l'orage. Une manière de procéder qui peut rappeler les mises en forme opérées par le Led Zeppelin, à l’époque de "Physical graffiti". La cover du "Stop!" de Greg Sutton (NDR : Samantha Brown, la fille de Joe et Vikki, en avait fait un succès populaire) baigne au sein d’un hard rock aux accents bluesy. Le climat est à nouveau majestueux. Le timbre vocal de Joe est à la fois posé, sérieux et grave. Enrichie par les cuivres, l’atmosphère est balayée par le flux et le reflux des cordes de la guitare. "Last kiss" est imprimé sur un tempo rapide. Constituée de Carmine Rojas à la basse, Bogie Bowles aux drums et Blondie Chaplin à la guitare d’accompagnement, la section rythmique est homogène et solide. A cet instant, Joe joue manifestement dans un style aussi féroce que Jimmy Page. La reprise du "Jockey full of bourbon" de Tom Waits est curieuse et très personnelle. A cause des accords de piano surannés en ouverture. Des vocaux soutenus par des cordes acoustiques et un violon. Et puis toujours de cette transition brutale vers les cordes amplifiées, ma foi, assez écrasantes. Les arrangements sont souvent complexes. Bien mise en forme, la musique est de toute bonne facture ; mais très souvent, elle évolue dans un univers typiquement hard rock. Et le très puissant "Story of a Quarryman" en est une nouvelle démonstration. "Lonesome road blues" nous recentre davantage vers le blues, mais un blues revu et corrigé par Whitesnake ou Bad Company, si vous êtes friands de références. Plus sobre, "Happier times" affiche une certaine classe. La mélodie est très belle. Les interventions aux claviers de Rick Melick vaporeuses. "Feelin' good" est une compo issue de la plume d’Anthony Newley. Il a écrit ce titre en 1965. Cette chanson a été reprise par une multitude d’artistes, dont Nina Simone, Sammy Davis Jr, George Michael et même les Black Cat Bones (NDR : cette formation issue du british blues boom, avait immortalisé sa propre adaptation sur l’elpee "Barbed wire sandwich"). Cette nouvelle version est excellente. Un blues rocker accrocheur, très bien chanté et ponctué par des interventions de slide royales. Nouveau changement de style pour "Funkier than a mosquito's tweeter". Une cover d'Ailene Bullock. L’approche funkysante, offensive, très cuivrée, est contrebalancée par les accords de piano acoustique. Excellent ! "The great flood" est plus douloureux, sinistre même. Il est vrai que cette composition ne reflète pas un moment heureux de la vie sentimentale de notre bon Joe. Sa détresse voile même son timbre vocal. La guitare est cependant plus fluide et paisible. C’est d’ailleurs dans ce registre que Bonamassa est le plus performant. "From the valley" se résume à un court instrumental acoustique. L'album s’achève par une reprise musclée d’"As the crow flies", une des compos les plus notoires de Tony Joe White.

Barbara Carlotti

L’idéal

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L’idéal est un disque séduisant, dans son tempérament comme sa sensualité. Moins inhibée que sur « Les lys brisés » (2006), Barbara Carlotti impose ici son style, à prendre ou à laisser. Et on se laisse prendre aisément. C’est rétro sans l’être trop, nonchalant sans être négligent. Comme si sa voix chaude glissait doucement sur des mélodies voyageuses. Et pour cause, une production discrète mais impeccable sous l’enseigne toujours plus racée de 4AD (Pixies, Dead Can dance, Blonde Redhead, TV on the radio, etc.).

Les teintes sont ensoleillées, surtout lorsqu’il s’agit de refaire le monde idéal dans des lieux sublimes à lire, en sirotant l’alcool, des textes décadents (“L’idéal”). Même lorsque la belle s’épanche sur la morte saison, la ballade se tire du mélodrame par la chaleur de ses cuivres et l’élégance de sa poésie (“Changement de saison”). Son cœur prend des douches froides (“Bête farouche”), elle est lasse, en a marre d’être seule (“Le chant des sirènes”) mais jamais ces tribulations romanesques ne sombrent dans les travers larmoyants de la chanson française. Les amours déchus reprennent de l’assurance dans à travers des rythmes soutenus, des instrumentations variées et une voix soyeuse mais moderne qui rappelle Stereolab. Même susurrer “Kisses” dans un anglais maladroit lui va drôlement bien. Alors, si piano, violons et chœurs se font la réplique sur une superbe balade (“Vous dansiez”), les dernières résistances tombent instantanément.

Toujours délicate, parfois fantasque, Barbara Carlotti vient ici envelopper nos vies aigres-douces d’ironie et de douceur.

 

DJ Koze

Reincarnations – The Remix Chapter 2001-2009

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Dans le domaine de l’électro, il faut reconnaître que l’Allemagne est au top. La multitude de labels qui font florès et la réputation de leurs artistes rendent même très fier le peuple teuton. Un nouvel exemple nous vient d’un des meilleurs producteurs de la scène techno actuelle : Stefan Kozalla. Alias DJ Koze (prononcez Kozi), cet expert en matière de production techno et house synthétique, est également un virtuose dans l’univers de l’électronique. Non seulement, ce Hanséatique a acquis, au fil du temps, une expérience colossale, mais il possède une culture impressionnante dans sa branche. Pas étonnant qu’il se soit illustré en opérant de nombreux remixes. Et en particulier pour Battles, Justus Köhncke ou encore Matthew Dear. Koze a également été influencé par le hip hop. A une certaine époque, il a d’ailleurs milité chez International Pony flanqué de ses comparses Erobique et Cosmic DJ. Adolf Noise, c’est également un de ses pseudonymes. Figure emblématique du label Kompakt, sur lequel il a fait ses armes, il a rejoint l’écurie berlinoise Get Physical, autre fer de lance germanique, pour réaliser ce projet. Un opus qui lui permet de revenir sur un parcours long de huit années. Baptisé « Reincarnations – The Remix Chapter 2001-2009 », ce disque deviendra probablement une des meilleures compilations de l’année.

Personnage atypique, Koze parvient, tout au long de cet elpee, à marier rigueur et ironie. Il a sélectionné ses meilleurs remixes, au cours desquels il parvient à mettre en exergue ses sentiments profonds (« Think About You » ou encore « Rabbit Tube »), tout en préservant son humour décalé (« Intro » et « Ich Liebe Euch »). Et même si le Teuton nous révèle différentes facettes de sa personnalité inconnues à ce jour, il faut avouer qu’il y a de quoi être scotchés sur place, lorsqu’il met en phase ses textures expérimentales, ses gros beats virils, sa dextérité minimaliste et le recours au vocodeur (« Elementary Lover » ou « Mango Cookie »). Bref, ce recueil concocté par DJ Koze frise la perfection. Une œuvre dont les morceaux sont aussi riches qu’accrocheurs. Incontournable !

Get Physical continue à épater les amateurs de house et démontre une nouvelle fois qu’il demeure bien un des meilleurs labels dans l’univers de l’électro.

 

Aynsley Lister

Equilibrium

Écrit par

Ce jeune chanteur/guitariste anglais s'est forgé une solide réputation dans le milieu du rocking blues, un milieu au sein duquel se bousculent quelques fleurons outre-Atlantique : Jonny Lang, Kenny Wayne Sheperd ou encore Joe Bonamassa. Et ce n’est pas usurpé ! Dès ses débuts, opérés en 1999, il signe sur le label allemand Ruf. Il y a concédé cinq 5 albums dont un live, paru aussi sur Dvd. Il collabore également à la série Blues Caravan Pilgrimage, aux côtés de Ian Parker et d'Erja Lyytinen, projet concrétisé à ce jour par un elpee studio et un Dvd live. Lister semble délaisser peu à peu sa fibre blues pour adopter un power pop rock de bonne facture. Ce qui va sans doute lui permettre de drainer un nouveau public, mais aussi plus large. Son expérience la plus blues a été immortalisée sur l’elpee "Supakev & Pilchards", un disque paru en 2002. Une œuvre concoctée en solitaire. Et en live. Acoustique elle réunissait, pour la plupart, des reprises de classiques du blues.

Pour enregistrer cet "Equilibrium", Lister est soutenu par Robbie McIntosh et Simon Johnson. Ces deux musiciens alternent basse et guitare rythmique. Mais également par le drummer Paul Beavis et le claviériste Steve Darrell Smith. Aynsley ouvre l’opus par une compo déjà très rock, malgré son titre ("Soul"). Une plage au refrain contagieux, susceptible de rallier nombre de nouveaux admirateurs. Les guitares très rythmiques et l'orgue très présent peuvent rappeler le meilleur de Tom Petty and the Heartbreakers. L’homogénéité des compos est assez remarquable, surtout dans la conjugaison des cordes. "Time's up" nous replonge dans l’univers habitue de Lister. Un shuffle bien équilibré ( ?!?!), plus proche du blues/rock à la texane. "What's it all about" opère un retour dans la sphère rock. Une jolie ballade. Les vocaux sont excellents. Les interventions à l’orgue de Darrell Smith très subtiles. Lister en profite pour se réserver un de ces soli rarement entendu de nos jours. Les lignes sont simples, mais acérées. Elles s'accélèrent, montent en puissance avant d'exploser. Et pourtant, la sensibilité mélodique y est bien préservée. "Forever" évolue à un très bon niveau. Une plage pop/rock lumineuse susceptible de rappeler, mais sans les voix féminines, la meilleure période américaine du Fleetwood Mac. Ici encore, le leader se réserve une sortie éblouissante sur les cordes, toujours basée sur des lignes simples, mais tellement efficaces. Lister interprète "Crazy" en solitaire. Il s'est armé d'un instrument acoustique au son métallique. Une sorte de dobro. Il chante ce titre dans un style proche du Delta blues ; c’est aussi le seul de cet elpee qui ne soit pas issu de sa plume. Rock bluesy, "Big sleep" fait instantanément mouche. Les nappes d’orgue sont chaleureuses, elles sont déversées dans un style que n'aurait pas renié le Spencer Davis Group de Stevie Winwood. Aynsley en profite pour s'éclater une nouvelle fois sur ses cordes. Retour au pop rock pour "Running on empty". Attachante, caractérisée par des lignes de guitares démultipliées et une voix se détachant de l’ensemble, cette plage possède une dimension commerciale indéniable. Jolie ballade empreinte de douceur et de délicatesse, "Superficial" bénéficie d’une parfaite complicité entre vocaux et instruments. "Early morning dew" adopte un profil plus simple, voire dépouillé. En fin de parcours, le jeune Anglais se reconnecte à son blues rituel. Shuffle torride, "Running out on me" évolue dans un registre très proche du regretté Stevie Ray Vaughan. Lors du boogie tranchant, sans fioritures, agité, "Sugar low", Aynsley sort enfin sa slide. Et elle est acérée. Une slide qui opère une ultime sortie sur la finale "Hurricane", un rockin' blues puissant, subtil et accrocheur. Dans le style, c’est un excellent elpee.

Soap&Skin

Soap & Skin (Ep)

Écrit par

Alias Soap & Skin, Anja Plaschg vient juste de fêter ses 18 ans. Elle est autrichienne. Et c’est la nouvelle sensation médiatique sur la toile. Formée aux Beaux-arts de Vienne, elle a plus d’une corde à son arc. Auteur, compositrice, pianiste, interprète, productrice, peintre… elle a également réalisé l’artwork de cet album.

Cet Ep est paru il y a quelques semaines. Il recèle quatre titres, dont un remix ambiant signé Fennez totalement dispensable. Mais venons-en au trois premières plages. Je dois avouer que dès les premières notes, il y a de quoi être impressionné. Pourtant, sa musique se résume à un piano et une voix. Et ses  mélodies profondes, glacées, ténébreuses, fragiles, torturées et mélancoliques vous touchent instantanément en plein cœur. Nico et Fiona Apple ne sont jamais très loin. Les compos sont celles que l’on attendait de Cat Power depuis « Moon Pix ». « The Sun » ou « Janitor of lunacy » sont de véritables petites pépites. Les mauvaises langues risquent peut-être de lui reprocher de remettre des clichés au goût du jour. Mais rarement des clichés auront été mis autant en valeur.

Ce disque est une belle introduction à son univers sonore! Réalisée par le jeune artiste, la production est parfaite. Soap & Skin est également branchée sur l’électro, paraît-il. On devrait donc découvrir cette facette de l’artiste, sur son premier album, dont la sortie est prévue pour le 16 mars. Jusque là, cet Ep devrait nous aider à patienter. Un bien beau savon pour purifier vos blessures de l’âme.


 

Titus Andronicus

The Airing Of Grievances

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Une intro lo-fi de quelques secondes, puis l’explosion. Titus Andronicus, qui tire son nom d’une œuvre de Shakespeare, opère également dans la dramaturgie. Découpé en quatre parties, dont un prologue et un épilogue, « The Airing Of Grievance » est un condensé d’agitation, de puissance et de questionnement. Mariant indie et punk, le quintet est de ceux qui jouent très fort, noient les mélodies dans un océan de distorsions et réitèrent les mêmes gestuelles frénétiques, encore et encore jusqu’à en perdre la boule et déconcerter l’auditeur.

Ces caractéristiques fonctionnent parfaitement au sein de certains combos tels que No Age ou encore Women. Mais dans l’univers de Titus Andronicus, cette attaque de front fait l’effet d’un pétard mouillé. D’autant plus que Sarim Al-Rawi, leader de la troupe, se contente de hurler dans son micro à la façon d’un Conor Oberst légèrement névrotique. Un défaut souligné par les deux exceptions confirmant la règle, le grisant « Titus Andronicus » et, surtout, « No Future Part I » un morceau qui prouve que la formation, dans ses moments de clarté, est absolument capable de livrer des compositions tout en retenue. Le meilleur moment de « The Airing Of Grievances » demeure néanmoins celui où la platine s’arrête.

 

Various Artists

Original Soundtrack : Palermo Shooting

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« Palermo Shooting » est le dernier long métrage de Wim Wenders, contant la romance à l’italienne entre un photographe allemand et une femme plus jeune. Le film, dont une sortie en salle dans notre pays est plus qu’incertaine, réunit à l’écran Dennis Hopper, Lou Reed, Milla Jovovich et… Campino, leader de la formation allemande Die Toten Hosen, dans le rôle principal. La dernière œuvre de Wenders, qui a soufflé un froid lors de la dernière édition du festival de Cannes, trouve sa force principale dans sa bande son qui réunit, à parts presque égales, classiques et inédits.

Ainsi les « Postcards From Italy » de Beirut, « The Rip » de Portishead, « Some Kinda Love » de The Velvet Underground ou « The Black Light » de Calexico côtoient des morceaux écrits spécialement pour « Palermo Shooting ». Parmi ceux-ci, deux inédits de Get Well Soon et Grinderman (dont un « Dream (Song For Finn) » au phrasé rappelant étrangement « One Love » de U2), trois instrumentaux du compositeur Irmin Schmidt (ancien membre de Can) ou encore une envoûtante ritournelle de l’allemande Sybille Baier. Seul un titre, l’italo-pop « Quello Che Non Ho » de Fabrizio De André vient gâcher l’ambiance installée par les autres artistes du tracklisting. A défaut de découvrir le long métrage critiqué de Wenders en salle, les fans du réalisateur peuvent se jeter les yeux fermés sur la bande son, un relativement bon petit lot de consolation.

Charlie Winston

Hobo

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Charlie ‘Hobo’ Winston jouit de l’un des premiers et plus gros buzz de l’année. Une attention particulière en Europe qu’il doit à son tubesque « Like A Hobo », soutenu par la majorité des médias, Canal + en tête (grosse campagne de promo sur l’incontournable émission « Le Grand Journal »). Sous son chapeau écorné, le frangin de Tom Baxter propose un cocktail enivrant de folk et de soul, survolé par une voix chaleureuse et exaltante. « Hobo » est partagé entre cartons radiophoniques évidents (un « Kick the Bucket » à la G. Love, « Tongue Tied », l’entêtant « Generation Spent », « Like A Hobo »…) et une dimension plus personnelle dévoilant un Winston généralement émouvant (« My Name », « My Life As A Duck », sans oublier le joli duo échangé en compagnie d’une certaine Liza Manili, « Soundtrack To Falling In Love »).

Charlie Winston doit également plaire à ces dames et n’échappe pas aux ballades clichés dont un « I Love Your Smile » évoquant bizarrement Randy Newman ou un « Boxes », aux escalades émotionnelles de bon aloi et dans lequel il partage le micro avec sa soeurette. Mais dans l’ensemble, « Hobo » est un ouvrage destiné à s’installer confortablement dans les hauteurs des charts et dans les mémoires.

 

The Virgins

The Virgins

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Illustrée par des chewing-gums mâchés, la pochette nous donne un avant-goût de cet elpee. En fait, la musique de The Virgins est comparable à un bon Hollywood… C’est de la pop bubble-gum qui pénètre instantanément et en force dans les oreilles, mais ne s’attarde qu’un laps de temps très limité. Vous savourerez cet opus, une bonne dizaine de fois en une semaine. Mais, après l’avoir frénétiquement consommé, il vous paraîtra de plus en plus fade. Il ne vous restera donc plus qu’à vous en débarrasser ou à le remplacer… 

The Virgins pratique de la pop dans le véritable sens du terme. Leur histoire est même presque préfabriquée. En effet, leur leader, Donald Cumming a rencontré le guitariste, Wade Coates, lors d’une séance photos en 2005. Les deux compères prennent la décision de fonder un groupe et se lancent à la recherche d’un bassiste (NDR : ce sera Nick Zarin-Ackerman) et d’un batteur (NDR : Erik Ratenspeger), pour compléter le line up de la formation.

Vous n’avez sans doute pas échappé à leur premier single, « Rich girl », un morceau incontournable diffusé sur les ondes hertziennes belges, l’année dernière. Ce titre a d’ailleurs été classé, par le magasine Rolling Stones, parmi les 100 meilleures chansons parues en 2008. Et il est probable que « Teen lovers » (NDR : je vous invite à visionner le clip réalisé par Ace Norton, personnage qui s’est également chargé du dernier de Metronomy) suivra le même succès populaire. D’ailleurs cet opus éponyme est une collection de singles imparables. The Virgins a la faculté de composer de véritables petites bombes pop-rock, avec une facilité déconcertante. Leur musique est revivaliste (NDR : les 80’s sont de retour) mais elle affiche une certaine classe dans son exécution. Les Strokes ne sont jamais loin (écoutez « Fernando Pando »). D’ailleurs, le détachement manifesté par leur chanteur rappelle celui de Julian Casablancas… Et il parait que leur mentor s’appellerait Jonathan Richman…

De toute évidence, ces jeunes gens sont cools et branchés. Tellement hype que le groupe a été directement signé directement chez une major. Un mauvais signe ? Peut-être ; mais peu importe, leur musique est tellement jouissive ! Il n’y a pas de mal à se faire plaisir. Lorsque les Strokes sont nés, j’ai soutenu le gang new-yorkais sans réserve. The Virgins est également un band issu de la métropole. Et je les soutiendrai de la même manière…