Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Un deuxième album pour Band Of Horses

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Le deuxième opus de Band Of Horses paraîtra le 8 octobre. Il s’intitulera « Cease to begin ». Mat Brooke, un des membres fondateurs a quitté le line up pour se concentrer sur son nouveau projet : Grand Archives. 

Tracklisting (l’ordre des titres n’est pas définitif)

01. Is There A Ghost

02. Ode to LRC

03. No One's Gonna Love You

04. Detlef Schrempf

05. The General Specific

06. Lamb On The Lam (In The City)

07. Islands On The Coast

08. Marry Song

09. Cigarettes, Wedding Bands

10. Window Blues

Pour plus d’infos : http://www.bandofhorses.com

 

 

Zeph & Azeem

Rise Up

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Ces deux trentenaires semblent ne pas vouloir grandir. Peut-être est-ce par volonté de ne pas oublier, de ne pas s’éloigner de l’excellente qualité du hip hop des 80’s que le duo Zeph & Azeeem s’est associé. Deux personnages chaussés de ‘stan smith’, vêtus de costards noirs et coiffés de chapeaux de mafioso, tels leurs maîtres Run DMC de la belle époque. Dj Zeph, MC et producteur, propose une ribambelle de mixes comme terrain de jeu au slammeur fou Azeem. L’association d’idées et de respects pour leurs ‘ancêtres’ pousse notre petit duo à parcourir des sons à la fois familiers pour les auditeurs de leur âge, et super toniques pour réunir les générations restantes. Un son connu mais qui charme par ses beats élastiques, ethniques et carrément tranchés version mille feuilles. Originaires de San Francisco et plus précisément de la Bay Area (cette zone mythique du hip hop a enfanté DJ Q-Bert, Mix Master Mike et Mac Dre, entres autres), Zeph & Azeem métissent le reggae en le filtrant à travers des sonorités plus actuelles tout au long de « Time To Wake Up », font pleurer l’accordéon sur l’extraordinaire « Play The Drum » et relookent le disco en citant De La Soul ou Run DMC sur « Alpha Zeta ». C’est le label OM Hip Hop (Ladybug Mecca, Strange Fruit Project, E Da Boss,…) qui a signé nos lascars. Ces derniers profitent de trois morceaux pour s’associer avec quelques potes (dans leur jargon, on appelle ces interventions des featurings) tels Luv Fyah, Tut & DJ Teeko, entre autres... Le ton de l’elpee est bon enfant, sans message agressif, sans bombasses qui se déhanchent pour nous faire sortir les yeux des orbites. « Rise Up » emballe vite une ambiance, et vous incitera à remuer inconsciemment la tête pour battre la mesure. Amis trentenaires vous y retrouverez un parfum connu. Pour les plus jeunes, louper cet album équivaudrait à passer à côté d’un condensé d’influences qui servent actuellement la cause de pas mal de groupes beaucoup moins intéressants que ce duo.

Various Artists

Make Some Noise-The Campaign To Save Darfour

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Les sentiments de culpabilité et la bonne conscience de l’Occident sont une fois de plus récupérés en faveur du Darfour. Amnesty International souhaite récolter des fonds pour attirer notre attention sur les violences continuelles subies, depuis plusieurs années, par la population établie dans cette région du Soudan. Un problème complexe qui cache d’énormes intérêts économiques. Dommage que le copieux livret de ce double album, consacré aux reprises de John Lennon ne prenne pas la peine de l’expliquer correctement. On a donc demandé à une série d’artistes plutôt réputés (R.E.M, U2, Cristina Aguilera, The Cure, Lenny Kravitz et beaucoup d’autres) de revisiter les travaux solo d’un génie de la pop qui était aussi un grand idéaliste, avec toute la naïveté que cela suppose. Comme d’habitude, la formule se révèle plutôt anecdotique et dispensable. Il est difficile d’apporter davantage à des chansons déjà irréprochables. Ce qui explique sans doute pourquoi beaucoup d’artistes se contentent du minimum syndical. Pas de grosses surprises si ce n’est Aerosmith qui se met au reggae-ragga en compagnie des Sierra Leone’s Refugge All Stars ou Youssou’N’Dour inoculant du wolof dans « Jealous Guy ». En général, sur cet opus, les interprètes ayant repris les titres de façon plus intimiste et naturelle s’en sortent le mieux. On citera pour preuve The Raveonettes, Corinne Bailey Rae, Jack Johnson, Ben Harper et les Flaming Lips. Il aurait peut-être mieux valu résumer ces exercices de style sur un seul disque, le sentiment de culpabilité serait resté identique à ce qu’il est, mais la quantité de musique anecdotique aurait diminué de moitié.

The Tellers

Hands Full Of Ink

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‘Un groupe belge qui monte’ titre les journaux nationaux. Oyez citoyens de notre beau pays, ce groupe bien de chez nous, ce sont les p’tis jeunes de The Tellers. Et notre nationalisme artistique nous pousserait bien à les encourager. Ce sera donc l’esprit patriote que j’entamerai l’écoute de « Hands Full of Ink », signé chez 62TV Records (Girls In Hawaï, Malibu Stacy, Austin Lace,…) Ben et Charles, les acteurs du groupe, reconnaissent pour influences majeures The Libertines, Bob Dylan et Aracade Fire. Certains fans y voient même des ressemblances entre Doherty et sa bande et nos deux loustics issus de Bousval. Aidés -comme pour les Artick Monkeys en leur temps- par une célèbre plate forme musicale du web, tout semble aller très vite pour The Tellers, depuis la sortie de leur premier EP éponyme, un disque réunissant sept titres en 15 minutes. Tournant un peu partout dans les festivals européens, ils se sont payé le luxe d’astiquer le manche au Pukkelpop cet été. Festival de pointures reconnues s’il en est. D’après une paire d’oreilles qui m’est proche, leur prestation scénique ce jour là, laisse présager un futur prometteur. « Hands Full Of Ink » semble convaincre une bonne partie de ses auditeurs. D’ici ou d’un peu partout en Europe. La folk pop concoctée par nos compatriotes n’est pas de mauvaise facture. Elle souffre peut-être un peu trop de la pression. Ce qui explique sans doute pourquoi on a l’impression que certains morceaux ont été laissés en chantier. Et nous laissent perplexe. Parachuté sur les ondes par le titre « More », notre duo tente de prolonger l’exercice hertzien en proposant à présent un autre single extrait de l’album : « Hugo ». Même si certains morceaux sortent plus facilement du lot (« Penny » ou « He Gets High »), les 16 plages de l’elpee s’enfilent assez facilement, sans réelle surprise ni déception affligeante. Ce groupe très prometteur aurait donc, à mon humble avis, intérêt à soigner davantage la finition de ses compos, pour son prochain album.

Stalkers

Yesterday Is No Tomorrow

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New York est une ville riche pour sa culture et ses groupes musicaux. On y retrouve de tout : des bons… et des moins bons. Les Stalkers sont loin de réaliser une tuerie sur leur premier opus. Même si on ressent à travers le disque un effort pour la construction des mélodies, ce son punk rock a déjà été entendu à maintes reprises sur des compiles pour ‘teenagers’, à moins qu’il n’ait servi de bande sonore pour des jeux vidéo, à l’instar de « Tony Hawk pro skating ». Les Stalkers sont aussi capables de nous conter une ballade pseudo romantique (« I’m watching you ») que l’on peut très bien imaginer balancer aux kids lors de leur première boum, afin d’emballer une nana. Trop rock n’roll ! Bref, même si le quintette de Brooklyn aligne des influences oscillant des Beach Boys à Abba en passant par Jean- Sébastien Bach (selon leur MySpace), il ne nous fera certainement pas sauter au plafond. Pour les fans qui désirent voir les Stalkers à l’action, allumez votre TV et zappez sur la série « Dawson ». Si vous tombez sur un groupe en pleine action, il y a de fortes chances que ce soient eux…

The Pork Dukes !

All the filth !

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En 1976, quatre mauvais garçons, un peu laids et franchement portés sur la chose, décident d’emboîter le pas aux Sex Pistols. Comme en attestent vos dictionnaires du rock et autres anthologies du mode binaire, The Pork Dukes ! n’a pas connu le succès foudroyant de la bande à Johnny Rotten. Pour des raisons diverses (absence d’un homme de l’ombre aussi influant que Malcolm McLaren, réactions négatives des radios, etc.), ils se contenteront des miettes et de quelques coups d’éclats en queue de peloton. En 1977, leur single « Bend & Flench » s’écoulera tout de même à près de 20.000 exemplaires. Cette vente record trouve son explication dans la légende : à ses débuts, le groupe tenait à conserver l’anonymat. Les rumeurs les plus folles ont alors commencé à circuler. Les bruits de couloir laissant même sous-entendre que la formation n’était autre qu’un projet parallèle de Led Zeppelin. On a même invoqué une incursion des membres de Fairport Convention sur la scène punk, avant d’affirmer que Keith Moon, en personne, était la voix des Pork Dukes! En définitive, ces ragots sont tombés les uns à la suite des autres et le groupe a tenté une percée à visage découvert.

En toute logique, la formation aurait dû jouer des coudes avec les protagonistes punks de l’âge d’or. Mais les habitudes déglinguées du quatuor ont finalement eu raison de leurs ambitions. Sur scène, The Pork Dukes! aspirait au chaos, trimballant une tête de cochon fraîchement découpée lors de ses sorties nocturnes, balançant tessons de bouteilles et autres broutilles (verres, seringues usagées) à la tête d’un public défoncé et toujours partant pour une bonne baston. Pour parfaire ce descriptif apocalyptique, on ajoutera que le groupe était pisté par de nombreuses associations féministes, furieuses d’entendre des paroles dépeignant la femme dans sa dimension la plus fonctionnelle. Sadomasochistes déguisés en punk, machistes convaincus, nos petits porcs se sont finalement séparés. Pour célébrer le 30ème anniversaire de l’album « All the filth ! », on profite aujourd’hui d’une réédition synthétisant les efforts du quatuor. Et, force est de constater qu’ils n’étaient pas moins doués que les Pistols... D’ailleurs, pour fêter ça, ils se reforment ! A bon entendeur... 

P.G. Six

Slightly Sorry

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Le talent ne suffit pas toujours à rendre une œuvre passionnante. Du talent, Pat Gubler n’en manque pourtant pas. Vocaliste aux intonations proches de James Taylor, songwriter inspiré et multi-instrumentiste, il nous propose son second album concocté en compagnie de la formation P.G. Dix titres d’une grande beauté. Les instrumentations sont parfaitement léchées, enrobées d’orgue Hammond, de piano électrique et de chœurs féminins.

Pourtant, si l’on n’est pas amateur d’un style globalement folk acoustique, on risque de s’ennuyer ferme ; pour résumer d’une façon un peu abrupte, c’est beau mais c’est très mou. L’enlevé « I’ve Been Travelling » semble réveiller un peu l’ambiance à mi-parcours mais le soufflé retombe immédiatement ; et même le « Sweet Music » final, au début très soul, ne décolle finalement jamais.

L’intérêt de ce disque n’est probablement pas là, mais plutôt dans les arrangements subtils de Pat Gubler ainsi que son jeu acoustique plein de délicatesse. Sans oublier des instants de grâce comme le très beau solo électrique réservé à « Strange Messages » ou encore « The End Of The Winter » au cours duquel la voix murmurante de Helen Rush communique quelques frissons. Une musique belle et lancinante mais à laquelle certains pourraient se sentir retors.

Elvis Perkins

Ash Wednesday

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Affichant un ton neutre, la pochette d’« Ash Wednesday » semble solennelle, épurée de toute mise en forme mercantile. A l’intérieur du booklet, les titres et la longue liste d’artistes associés au projet d’Elvis Perkins précèdent la dédicace « For Berry ». Une dédicace simple, posée comme une rose sur la terre fraîche d’un sol détrempé. Berry, c’est Berry Berenson la maman d’Elvis, artiste photo réputée. Elle a disparu le onze septembre 2001 lors du vol 11 d’American Airlines qui s’est fracassé sur des tours aussi jumelles que tristement célèbres. Le sort semble s’acharner sur les géniteurs de l’Américain ; le papa de l’artiste n’étant autre que Anthony Perkins, égérie d’Hitchcock, décédé du sida dans les années nonante. Elvis Perkins jouit donc d’un patrimoine génétique assez sensible pour stimuler son besoin d’expression. A premier abord, on pourrait penser que cette œuvre sert d’ode à la tristesse, comme pour honorer la mémoire de ces blessures à vif, comme des déchirures que l’on recoudrait d’une marque de respect. Mais loin de là l’idée du fiston. En lieu et place d’une nostalgie lourde et lancinante, on prend plaisir à écouter une folk/pop légère, à l’instar du morceau « May Day ». Des ballades fraîches comme une rosée parcourant nos émotions servent d’exutoire, décrochant les étoiles à certains moments, nous invitant à nous coucher à même le sol pour écouter le monde avancer, à d’autres… Un fin mélange de pensées positives et de souvenirs touchants partagés en onze titres. « Ash Wednesday » est une pure merveille, c’est le partage d’un homme influencé immanquablement par les tragiques expériences qu’il a vécues, avec le recul et la sensibilité d’une dignité poignante. Les émotions nous envahissent dès la première plage. Un « While You Were Sleeping » qui vous forcera à interrompre toute activité en cours pour prendre part au partage et à la rêverie. Un album plus que recommandé, indispensable !

Roy Paci & Aretuska

Suono Global

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Ancien collaborateur de Manu Chao, le trompettiste sicilien Roy Paci est depuis plus de dix ans une des figures centrales de la musique underground et métissée en Italie. Pour ce quatrième album, il s’éloigne du ska/latino développé sur ses œuvres précédentes. Le reggae et le ska n’ont pas été gommés, mais les rythmes et programmations électroniques prennent une place prépondérante sur ce « Suono Global ». Roy Paci a aussi invité quelques uns de ses amis musiciens pour une longue collection de duos. L’invité le plus illustre est sans aucun doute Manu Chao. Il vient pousser la chansonnette sur « Toda Joia toda Beleza ». Ce n’est sûrement pas le meilleur titre du disque, mais il a déjà bénéficié d’une bonne diffusion radio sur les ondes italiennes. Les autres guests ont déjà collaboré aux projets de Roy, dans le passé. Ce sont des membres illustres de différentes scènes musicales italiennes. En général, ils relèvent du hip hop, comme les Romains de Cor Veleno et Caparezza. Dans le domaine ragga/reggae, le chanteur Raiz (des défunts dubbers napolitains Almamegretta) et le Sud Sound System viennent prêter main forte. Au rayon chanson et rock, les chanteurs des groupes Bandabardo et Negrita apportent leur concours. Tout ce beau monde chante en italien, sicilien, napolitain, espagnol, arabe, anglais et quelques idiomes non répertoriés. Les thèmes oscillent entre les peines d’amour (« Senza di te ») et les problèmes socio-économiques du sud de l’Italie (« Mezzogiorno di fuoco »). Même la banlieue française a droit à son rap : ‘Qu’est-ce qu’il se passe quand j’arrive sur la track ? C’est ça mon frère dehors il y a la merde, on a cassé tout, on a brûlé tout…’ Bref une sacrée tambouille au sein de laquelle le reggae est mélangé à toutes les sauces, de la salsa aux musiques traditionnelles du sud de l’Italie. A l’instar de tous les elpees de Roy Paci, le résultat n’est pas surprenant, puisque l’album est une nouvelle fois fortement inégal mais très attachant. Et surtout plutôt festif et ensoleillé. Par conséquent plus difficile à apprécier dans notre grise Belgique.

Faris Nourallah

Gone

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Faris Nouralah a un gros souci. Il ne peut concevoir un morceau sans être sûr qu’il soit parfait. Sans l’assurance d’avoir formulé précisément les sentiments nécessaires à sa conception. Ce qui explique pourquoi, à nouveau, il a découpé, allégé, recomposé, collé et trifouillé malicieusement toutes les plages de son dernier album. Pour les rendre, une fois de plus, par cette démarche, simples et efficaces. Tant puissantes que précises, les munitions de son artillerie visent juste la cible choisie, et frappent sans attendre. « Gone » constitue le cinquième opus en cinq ans de Faris Nourallah et le premier album distribué par Blog Up Musique. Tissée à l’aide de bouts de ficelles, la toile sonore réunissant les treize morceaux de cette œuvre ressemble à un laboratoire clandestin. Les sons semblent posés de manière distraite mais se révèlent très vite, pernicieusement disposés à des endroits stratégiques de l’émotion. Loin du cliché texan, l’Américain à troqué son stetson contre une aura proche du mysticisme. Décrochant par la même occasion le soutien d’un public croissant de jour en jour. Songwriter talentueux et productif, Faris propose selon sa bonne habitude un son pop, riche, entraînant et apaisant à la fois. Non content d’émouvoir musicalement, l’artiste a décidé de renoncer à ses royalties et chargé Blog Up Musique d’en reverser l’intégralité à deux ONG : ‘KNK’ (Kokkyo naki Kodomotachi) et ‘Enfants Sans Frontières’. Deux raisons particulières pour s’enquérir rapidement de « Gone » : la première étant la qualité et la deuxième l’humanisme. Un parfait duo qui motivera votre écoute.

Kingfisherg

Maverick Mouth

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Cartepostale Records nous revient sous la casquette de François Boulanger. A l’instar de Girls In Hawaï, My Little Cheap Dictaphone et Malibu Stacy, cet artiste liégeois est un membre actif du collectif « Jaune Orange », conglomérat de véritables amis souhaitant partager projets et événements musicaux divers. Figé derrière ses consoles et sampleurs magiques, « Kingfisherg » pratique de l’‘abstract hip hop/contemplative electronica’. Un style au nom barbare qui n’explique pas réellement le véritable sens que « Maverick Mouth » tente d’imposer. Sous une expérimentation de sons se dessinent des mélodies apaisantes, rythmées par des beats décomposés et recomposés de façon précise et répétitive. Electronique par sa composition digitale, il remplit son rôle d’aventurier sonore en lâchant un max de crédit dans la créativité. « Maverick Mouth » constitue la deuxième galette de l’artiste. Il avait déjà commis « The Heartspray », sur le même label. En 2005. Les 14 morceaux de ce nouvel elpee semblent venir de au-delà… à moins que finalement ils soient bien plus proches de nous. Marqué par les sons ‘8 bits’ des années 80, le vieux fan de jeu Atari qu’est François Boulanger a rencontré un partenaire à sa hauteur. En l’occurrence François Gustin. Il vient le rejoindre en ‘live’. Cartepostale Records (Hank Harry, Christophe Bailleau, Shelby Trashe,…) prouve une fois de plus son intérêt pour la liberté d’expression et son flair à dénicher des artistes fichtrement audacieux. Ben alors ça c’est cool dis donc…

The Invisible Frog

Space makes noise

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Oreilles sensibles s’abstenir! On vous reparle de cette galette de The Invisible Frog sortie en 2005. Ce noise rock ne dure que 29 minutes mais fait du bien quand il s’arrête. La noise a toujours été un sujet de polémique, mais on tient à dire à tous les détracteurs de ce genre extrême que le duo bruxellois (guitare/batterie) nous proposait un florilège de grincements de guitare, de contretemps parfaitement adaptés et d’instruments totalement décalés. « Space Make Noise » libère des sonorités d’une subtilité à faire dresser les poils ! On découvre chez ce groupe né en 2003, deux musiciens particulièrement doués, dont l’inspiration oscille très souvent entre The Locust et Pink and Brown. Après plusieurs apparitions sur les scènes belges dont une auprès de Amen Ra et de TIF, le duo a été signé chez Amanita Records et enregistré « Space Make Noise », dans le studio de cette écurie à Biarritz, en France. Un opus qui ne décevra les grands amateurs de noise, freenoise, grindcore, etc. C’est certain, en affichant des représentants tels que TIF, Amen Ra et K-Branding (dont le guitariste actuel jouait dans TIF), la scène noise belge se porte plus que bien !

Ghosts

The world is outside

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Dès les premières secondes de « The world is outside », ça sent le ‘fish and chips’ à plein nez ! L’Angleterre dans toute sa banalité s’est dénichée cinq délégués triés sur le volet. Ici, tous les risques sont calculés, les guitares régulées à satiété, les voix filtrées à souhait. On ose à peine évoquer la production boursouflée de cet album sensé raviver les belles heures de la pop britannique. Comment ose-t-on soumettre pareilles escroqueries au public ? Combien d’Air Traffic et de Keane faudra-t-il encore endurer avant de toucher au black-out ? Qu’essaie-t-on encore de nous faire croire ? Que nous tenons les nouveaux Coldplay ? En réalité, même Chris Martin doit aujourd’hui s’en vouloir d’avoir lancé cette surenchère de lyrisme aseptisé. Ghosts, ce sont les ectoplasmes de la Britpop. Même leur nom de scène fait peur ! Demandez à Casper... Seul lot de consolation de cette triste excursion : Ghosts porte bien son nom. Car, comme tous les fantômes, ils brassent du vide !

Fuck The Writer

Keeping The Aspidistra Flying

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Composé sur l’écrin de George Orwell (cet écrivain anglais talentueux a préféré se tourner vers la poésie plutôt que de subir le confort de ses romans à succès), le Hollandais Emile Van Steen propose un excellent deuxième album, intitulé « Keeping The Aspidistra Flying ». Fuck The Writer reprend ici le titre d’un livre du sieur Orwell (publié en 1936) et commet un petit bijou au parfum lyrique enivrant. Voyageant de Londres à Amsterdam, les 13 morceaux s’amplifient, s’enrichissent, et se succèdent en mélangeant rustique, électronique et mélancolie touchante. Multi-instrumentiste, Emile Van Steen l’unique membre du band, est apparu sur une compile de Subroutine (« Big Things ») en 2006. Il avait, en outre enregistré « Maar Ik Dans Niet », en 2004. Un mini elpee découpé en huit titres. Explorant les sonorités, pour essayer de n’en garder que le fil fragile d’une émotion apaisante, ce dernier opus trace sur la route du Batave, un futur rempli d’expériences et de découvertes intéressantes. Reliant des cordes de cithare aux cliquetis des samples, les compositions parfois aériennes ne sont pas sans rappeler l’univers particulièrement riche et planant de l’excellent groupe Ecossais The Beta Band. Parsemées de bruits, d’échos et de distorsions calculées, les treize plages de la galette semblent s’amuser d’une rencontre au détour d’un chemin, où la légèreté s’étend à l’infini et la méditation est la meilleure des boussoles. Un chemin qui ne laissera pas indifférent les promeneurs chanceux détenteurs d’un plan pour y accéder.

El Goodo

El Goodo

Écrit par

Originaires de la ville de Resolven au Pays de Galles, ce quatuor inspiré par le rock psychédélique a été chapeauté par les Super Furry Animals : ce premier album est d’ailleurs paru en 2005 sur Placid Casual, le label des animaux à forte fourrure. La maison de disques Empyrean l’a réédité en 2006 pour le continent américain, avant de lui faire retraverser l’Atlantique mi 2007. El Goodo ne cache pas ses influences : les chœurs des Beach Boys, les Beatles (période « Revolver »), le Velvet Underground (« Here It comes » est un hommage/plagiat à/de « Heroin ») et Jesus & Mary Chain (« Honey »). Néanmoins, on sent que les gaillards ont un certain talent. L’écoute du disque est plutôt agréable, les mélodies assez inspirées et les arrangements (cordes, cuivres) très soignés. On pense beaucoup aux Bees, l’aspect soul music en moins. A suivre donc…

Cette galette devrait surtout plaire aux nostalgiques du label Creation dont les groupes du genre foisonnaient au cours des années 80-90 et parmi lesquels figuraient… Super Furry Animals. La boucle est bouclée, le karma est sauf.

Manu Dibango

Lion Of Africa

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Ce cd/dvd relate un concert accordé en 2004 par Manu Dibango et son groupe, le Maraboutik Big Band. Enregistré le jour de l’anniversaire de Manu (74 ans au compteur), le concert appartenait à une série d’événements consacrés à la musique de Fela Kuti. L’afrobreat n’est guère mis en évidence ici, mais plutôt le mélange de jazz, soul, funk et musique africaine exploré par Dibango depuis plusieurs décennies. Aux marimbas et au saxophone alto, il réadapte ses vieux tubes « Soul Makossa » et « Big Blow ». Il reprend aussi des compos de jazzmen comme Gerswhin, Lionel Hampton (virtuose du vibraphone) et Duke Ellington. Manu invite également quelques amis comme le saxophoniste Courtney Pine, le chanteur Sénégalais Baaba Maal et la chanteuse camerounaise Coco Mbassi. Il faut bien avouer que tout n’est pas exactement passionnant lors de ce set : les impros sont un peu tirées en longueur et le son est un peu trop lisse. Le témoignage visuel du concert n’apporte pas grand chose à la musique, mais les commentaires de Manu Dibango sont très intéressants. Autre bonus de choix, une longue interview de Manu qui revient sur son parcours de musicien (il est passé par la Belgique au début des années 60), ses rencontres musicales et la genèse de « Soul Makossa », devenu un tube quelques années après sa sortie alors que Dibango avait même oublié son existence. Un elpee destiné aux fans transis donc. On profite cependant de l’occasion pour vous recommander à nouveau « Africadelic », la réédition d’un disque psyché et funky de Manu, paru en 1972.

Bonde Do Role

Bonde Do Role With Lasers

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Concédant une demi-heure de bruit et de fureur, le premier album de ce trio issu de Rio de Janeiro, mais désormais installé à Berlin, emballe déjà les dancefloors européens. Marina, Pedro et Gorky sont des jeunes gens qui s’amusent à mélanger le baile-funk brésilien (la samba électro bien grasse aux paroles hédonistes) aux beats d’Afrika Bambaataa. Ils y ajoutent des grosses guitares heavy métal et rappent à propos de Viagra, de faire l’amour sur la plage ou encore en envisageant la réaction de la reine d’Angleterre si elle découvrait que James Bond était gay (« James Bonde »). Par sa crétinerie revendiquée, ce disque évoque les Beastie Boys des débuts. Cet esprit punk rock n’accouche certes pas d’un chef d’œuvre (écoutez l’affreux « Quero Te Amar » pour vous en convaincre) mais il recèle quelques petites bombes (« Dança do Zumbi », « Solta O Frango », « Marina Do Bairro ») susceptibles de bien animer vos soirées d’anniversaire.

Begushkin

Nightly Things

Écrit par

Jeune, intelligent, plein d’allant, Dan Smith, le jeune prodige caché dans l’ombre de Begushkin, regarde la vie droit dans les yeux pour en soustraire toute la misère du monde. Sur « Nightly Things », son premier essai, il délivre huit complaintes, petits télégraphes mélancoliques chantés d’une voix fragile. En vingt minutes l’affaire est bouclée et le message est passé. Empruntant la tessiture de Will Oldham, Dan Smith brasse les ténèbres sous un éclat lunaire. Là, sous les astres, l’Américain convie l’héritage de Neil Young sans jamais oublier d’élargir ses horizons, toujours plus à l’est. Rencontre improbable entre traditions yankees (country, folk ou rock) et folklore soviétique (écoutez « Stroll With Mine », ses incursions d’accordéon et de violon), cet album pourrait être le préféré de Zach Condon (Beirut). Voilà donc une bien belle rencontre. Crépusculaire et inattendue.

The Bakelite Age

The Art Of… Evil Genius

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Quel énergumène peut avoir l’idée saugrenue de faire cohabiter l’esprit des Beatles, de Howlin’ Wolf et des Pixies au sein d’un même groupe ? Le soleil d’Australie aurait-il tapé trop fort sur le crâne de Link ? Cet ex-membre des illustres Meanies, légendes du rock indé australien, réussit pourtant son improbable pari. Entouré de trois acolytes dont on ne connaîtra que les prénoms –Fiona, Ewan et Keiran, respectivement bassiste, batteur et guitariste– cette formation distille, au fil de ce second album, un cocktail explosif et savamment dosé où s’entrelacent blues rugueux, touches ‘popesques’ et dissonances typiquement indie-rock. Derrière ses fûts, Ewan, ex-accompagnateur de Dan Brodie, assure une rythmique précise, lourde et profonde mais jamais envahissante, a l’instar du très groovy « Walkin’ In My Shadow » où les guitares mordantes de Link et Keiran se complètent à merveille. Les chœurs plutôt soignés –voir l’irrésistible « Love Your Nation »– offrent un superbe contrepoint au chant de Link, littéralement nourri au gravier et contribuant largement à la coloration bluesy de cet elpee. Balancée entre inspiration sixties –« Butlerian Jihad » et ses guitares gorgées de ‘fuzz’ semble tout droit jaillir de cette glorieuse époque– et boulets de canon –le sauvage « D-Day »–, la musique des Bakelite Age possède une personnalité propre et laisse augurer, malgré quelques touches mélodiques plus pop, des performances scéniques brûlantes. L’art de génies maléfiques ?

Architecture In Helsinki

Places Like This

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Révélés au grand jour par l’entremise d’un tube (« Do The Whirlwind ») et d’un second album jouissif (« In Case We Die »), les Australiens d’Architecture In Helsinki se sont rapidement postés aux devants d’un rock lo-fi festif, naïf et délibérément délirant. Grand manitou de cette œuvre allumée, Cameron Bird amorçait une ère insouciante où les refrains se scandaient avec le sourire et où la musique restait l’affaire d’une bande de joyeux drilles. Aujourd’hui, on ne compte plus les formations qui se sont glissées dans cette brèche débridée (de I’m From Barcelona à Tilly and the Wall). Sur « Places Like This », leur nouvel album, les résidents de Melbourne relancent l’effervescence pop de leurs débuts (« Fingers Crossed ») et poussent la frénésie dans ses ultimes retranchements, parfois de façon simpliste et anecdotique (écoutez le faiblard « Hold Music » ou les vaines onomatopées de « Like It or Not »). Néanmoins, Architecture In Helsinki demeure indomptable lorsqu’il s’agit de lancer des feux d’artifice de pop moderne (l’excellent single « Heart It Races » ou « Debbie » pour se tortiller toute la nuit en dansant sur un pied). Si les Australiens ne signent pas le grand disque attendu, ils persévèrent dans l’allégresse et la bonne humeur. Et quand l’ennui pointe le bout du nez, « Place Like This » prend vite des airs d’arme de destruction massive.