Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Josh Ritter

The Historical Conquest Of Josh Ritter

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En février 2004, le public de l’AB découvrait, en première partie de Damien Rice, un petit mec sans prétention venu présenter « Golden Age Of Radio », un second essai touchant mais quelque peu maladroit. Après avoir charmé le public belge par sa simplicité, Josh Ritter aura parcouru un sacré chemin, publiant des « Hello Starling » et « Animal Years » assez bien produits et au sein desquels il semble avoir enfin trouvé ses marques. Marques qui se définissent davantage et de manière plus délicate sur ce nouveau recueil. Même si l’on est toujours loin d’être surpris, l’originalité n’étant pas vraiment le point fort du jeune homme, « The Historical Conquest of Josh Ritter » n’en est pas moins un énorme pas en avant. Polarisant l’attention beaucoup plus aisément qu’auparavant, Ritter célèbre ouvertement ses influences, de Springsteen (« Right Moves ») à Dylan ou Cash (« Next To The Last Romantic »). L’album de la maturité sera également celui de la révélation.

Shape Of Broad Minds

Craft Of The Lost Art

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Au rendez-vous des big boss, Shape Of Broad Minds n’a pas attendu qu’on leur désigne un siège pour s’assoir. C’est même sans pousser des épaules que la foule s’est écartée afin de laisser passer ces capos de l’alternatif underground. ‘Chez moi quand les hommes parlent, les gonzesses se taillent’ écrivait Audiard pour les Tontons Flingueurs. Il en est de même pour les beats de malades au parfum électro/soul finement ciselés servant de base rythmique à « Craft Of The Lost Art » : quand ils débarquent tout le monde s’écrase et en prend plein les dents. L’univers décliné par les artistes (qui se payent le luxe d’inviter au projet Count Bass D, Madlib, MF Doom,…) est des plus aguicheurs. Derrière la façade hip hop à paillettes que l’on aurait vite fait de leur coller, il y a des bombes. De véritables mines antipersonnelles susceptibles d’exploser dès l’enclenchement de la première piste « Gorilla Mash ». Dévastatrices, ces mines pulvérisent au fur et à mesure de leur avancée et massacrent à échelle démesurée nos tympans ravis. Tel Attila, des morceaux comme « Budaffly Away », « Let’s Go » « 12C » ou « Rhere 4 Me » laissent derrière eux des terres détruites où tout est à reconstruire après leur passage. Où l’herbe ne repoussera plus faute d’avoir été fumée, où les branleurs de platines baissent définitivement les yeux et feraient mieux d’aller se mettre au tricot. Loin, très loin du hip hop conventionnel, cette expérience sonore marquante est une bombe. HH ! A moins que ce ne soit HR : Highely Recommanded !!! « Craft Of The Lost Art » est plus que ‘de la balle’, c’est carrément tout le chargeur et l’arsenal qui suit. Tout est qualitatif, tant le son que l’emballage graphique qui l’entoure sont peaufinés à l’extrême. Signés chez Lex Record (FOG, Neon Neon, Subtle,…) ce premier elpee de Shape Of Broad Minds tue !! point barre !!

Swod

Sekunden

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Ecouter Sekunden, c’est comme être fasciné en admirant les plus belles œuvres du plasticien Sol Lewitt. Car il existe un point commun entre ces deux noms : un minimalisme dont la douceur est susceptible de vous procurer une multitude de frissons lorsque vous croisez leur route.

Berlin. Nous sommes en 1991. Oliver Doerell et Stephan Wohlmann se rencontrent. Probablement un des plus beaux jours pour la musique néoclassique expérimentale. Responsable de la composition de bandes sonores pour pièces de théâtre ou encore de films, Swod sort son premier album en 2004 : « Gehen ». Il faudra attendre trois ans avant de voir paraître leur second essai. Mais on peut comprendre pourquoi il a fallu attendre aussi longtemps, tant Swod s’est transcendé pour concocté ce « Sekunden ». Moins répétitive, cette œuvre (filmique, bien sûr) flirte avec la perfection. Les variations mélodiques et harmoniques sont plus présentes. Tout comme la guitare et la basse ; ainsi que la présence circonstancielle de drums feutrés. Ce qui n’empêche pas la présence de samples vocaux et de discours fragmentés. Une chose est sûre, City Center Offices, label allemand aux tendances electronica, aura visé juste en signant le duo berlinois. Il se produira le 12 novembre au Recyclart à Bruxelles. Ne les manquez sous aucun prétexte !

Various Artists

Bole 2 Harlem volume 1

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Pour élaborer le projet “Bole 2 Harlem”, le producteur américain David Schommer (Baha Men, Donna Summer) a puisé son inspiration lors d’un voyage accompli en Ethiopie. En effet, déçu que les hip hop-ers locaux se contentant d’imiter l’Occident au lieu de puiser dans leur riche passé musical (bien illustré par les excellentes compilations « Ethiopiques »), il a décidé de rendre hommage à la musique éthiopienne.

De retour à New-York, Schommer a rassemblé quelques amis : la chanteuse Tigiist Shibabaw (sœur de Gigi), le emcee américano éthiopien Maki Siraj, le percussionniste Davi Vieira, le bassiste Henok Tenesgen et le joueur de kora Balla Tounkara. Ensemble, ils ont retravaillé en clé moderne quelques thèmes traditionnels éthiopiens. Plutôt bonne sur papier, cette idée ne convainc que par intermittence. On démarre bien par le reggae hip hop du titre maître. ET le funk africain de « Hoya Hoye » ainsi que « Home » passent bien la rampe. Mais on s’enfonce très vite dans des programmations électroniques un peu faciles. Et cette volonté de plaire à tout prix déforce les qualités musicales présentes tout au long de la plaque. Néanmoins, si vous aimez Transglobal Underground, vous devriez apprécier cette compile…

Monna Bell & Aldemaro Romero

La Onda Nueva En Mexico

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Enregistrée il y a 37 ans, cette collection d’adaptations de traditionnels mexicains était depuis plusieurs années un objet de culte chez les amateurs de ‘rare groove’. A l’époque, le chef d’orchestre vénézuélien Aldemaro Romero souhaitait produire un disque de ‘Onda Nueva’ : un style qu’il avait créé. Caractérisé par des guitares bossa, des arrangements vocaux étranges et des rythmiques complexes en 3/4, il touillait dans le jazz. Cet opus réunit donc la crème des musiciens mexicains et la chanteuse chilienne Monna Bell. Une œuvre curieuse enregistrée en vingt jours qui laisse une belle part à l’improvisation. D’une grande qualité, la solution sonore flirte parfois avec le désuet, mais est aussi susceptible de verser dans le pur psychédélisme, surtout les arrangements vocaux complètement délirants. Les traditionnels mexicains (« La Bamba », « Guadalajara », « Cucurrucuccu ») sont donc propulsés sur une autre planète, proche des ‘tropicalistes’ brésiliens et surtout de Luiz Eça Y La Familia Sagrada, responsable d’un autre disque très bizarre. Réédité l’an dernier par… Vampisoul, il s’intitule… « La Nueva Onda ».

Chin Chin

Chin Chin

Écrit par

Chin Chin évolue dans un style directement inspiré par Herbie Hancock et plus récemment Plantlife. Groupe à suivre pour l’instant sur la scène électro/funk, il réunit Jeremy Wilms, Wilder Zoby et Torrbit Schwartz. Trois compères qui sortent tout droit de différentes universités de musique et n’hésitent pas à partager leur connaissance en matière de jazz, de soul, de rock et de R’n B. Fondé en 2001, ce trio est issu de New York City. A l’origine, la formation était destinée à épauler les chanteurs et MCs à Brooklyn. Et puis le combo s’est rendu compte de son potentiel et a décidé de composer ses propres morceaux. Dès que leur répertoire a été forgé, ils ont commencé à recruter des musiciens issus de la scène de Williamsburg.

On connaissait le groupe pour la qualité de ses arrangements de cuivres et le dynamisme constant des musiciens lors de leurs performances live. Ils viennent de démontrer qu’ils avaient suffisamment de bouteille (NDLR : ‘tchin, tchin !’) pour faire la différence en studio. Leur opus éponyme a été signé sur le label français très en vogue en matière de soul et d’electronica, Dialect Recordings. Un album tout en couleurs susceptible de nous plonger dans une ambiance très ‘seventies’ (« Miami ») ou de privilégier la douceur et la finesse (« Appetite »), une compo au cours de laquelle la voix excentrique de Wilder Zoby tire parfaitement son épingle du jeu. A moins que ce ne soit pour adopter un profil robotique sut le ‘hancockien’ « Don’t you see ». Un futur grand groupe !  

The Deltamatics

True grits

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Issu du Mississippi, ce quartet sent bon le delta roots. Il s’est établi à Hattiesburg, la Hub City. Dave Allen se réserve la guitare, Tate Thriffiley la basse, Joey Odom les drums et Keith Kujath la seconde gratte. Leur musique est très pétulante. Elle est déjà le fruit de la génération née après le cyclone Katrina, en suivant les berges du Mississippi de Memphis à la Nouvelle Orléans. Au passage, elle puise sa richesse dans les racines de cette région qui a tant donné au blues. Il faut dire que Hattiesburg est à une bonne heure de route seulement de la côte du Golfe et de la Nouvelle Orléans. De nombreux musiciens s'y sont d’ailleurs retirés.

Une atmosphère bien lourde et bien humide plombe "Carpetbagger" lorsque les éclats d’une slide bien poisseuse entrent en lice. L’expression sonore me fait alors penser à George Thorogood flanqué de ses Destroyers lorsqu’ils sont inspirés par les rivages du Delta! "White folks" baigne au sein d’un climat plus feutré, jazz, très swing. Le chant est presque récitatif. La guitare sort enfin de sa réserve et construit un excellent solo. "Vodka baby" pénètre dans l’ambiance des juke joints. La rythmique est implacable, la voix très rugueuse. L’attitude très volontaire et brutale prélude la façon assez rudimentaire d’hurler dans la musique à bouche, prétexte à la libération des cordes. "Hoodoo gal" paresse le long des berges du Mississippi. Le chanteur murmure ‘It’s a long to the Delta from New Orleans’, et pousse un cri avant que les cordes ne prennent le large. "Possum blues" est un grand moment de cet opus. Il libère une puissance de feu phénoménale. La slide de guerre est déterrée. Les accents métalliques prennent le dessus. La voix demeure graveleuse et conquérante. Les Deltamatics prennent ici toute leur dimension! Joey fait rouler ses peaux pour célébrer une musique bien louisianaise. Nous sommes proches des accents allègres du zydeco. Les musiciens nous invitent à déguster ces "Cat head biscuits". Les Matics aiguisent encore notre appétit tout au long d’"In Mississippi", en nous exposant la liste des plats que l’on peut déguster dans les juke joints locaux. Titre signature, "Deltamatic" est imprimé sur un tempo bien entraînant. Les musiciens sont chauffés à blanc. Le heavy delta blues se mue en rock’n’roll soutenu. Une rythmique pondérée, répétitive, hypnotique balise "Hub City hustlin'". La voix est bien articulée pour réciter ce blues du Delta. Il la pousse pour aborder "Chocolate City". Introduite par une guitare rythmique plus puissante, cette plage est renforcée par une trompette à la sonorité quelque peu étouffée. Ils franchissent alors la frontière pour rejoindre la grande cité louisianaise de New Orleans. Les Deltamatics aiment appuyer cette rythmique. C’est leur marque de fabrique. "She's allright with me" nous embarque dans ses délires. Le chanteur conserve cependant la maîtrise et l’équilibre de son ensemble. Une réelle unité lie les musiciens du groupe et peu de place est laissée aux envols des solistes. Ces derniers privilégient l’esprit du combo plutôt que de mettre en exergue leurs talents individuels. Mais lorsque l’harmonica éclate, il nous secoue bien les tripes plutôt que de refléter l’image d’un énième disciple de Little Walter. Un fort bon album!

 

Julie Doiron

Woke Myself Up

Écrit par

Escortée de ses vieux potes de chez Eric’s Trip, Julie Doiron délivre 10 splendides nouveaux morceaux, expédiés en à peine 29 minutes 59 secondes. Enième effort de la Canadienne, « Woke Myself Up » est l’archétype même du recueil vite fait bien fait. Surtout bien fait. En témoigne les excellents « Dark Horse », « The Wrong Guy », « I Woke Myself Up » ou encore un « No More » qui colle à la tête comme un chewing-gum sous une table. Les 10 ballades folks de ce disque s’écoutent d’une traite, calé dans le fauteuil à contempler le vide, sans se poser de questions. La courte durée de « Woke Myself Up » en fait cependant un maigre en-cas qui risque fort bien de laisser les auditeurs sur leur faim. En attendant que la demoiselle nous serve enfin le plat principal, c’est toujours ça de pris…

Bob Dylan

Dylan

Écrit par

Dix huit titres sur la nouvelle compile consacrée à Robert Zimmerman. Evidemment, il est toujours subjectif d’imaginer avoir concocté le meilleur ‘best of’ d’un artiste auteur de plus de 600 titres et d’un peu plus d’une quarantaine d’albums. Fatalement, il y aura toujours un mécontent pour contester cette sélection. Personnellement, j’estime qu’elle tient la route. Bref, celle-ci reprend “Blowin' In The Wind”, “The Times They Are A-Changin'”, “Subterranean Homesick Blues”, “Mr Tambourine Man”, “Like A Rolling Stone”, “Maggie'S Farm”, “Positively 4Th Street”, “Just Like A Woman”, “Rainy Day Women # 12 & 35”, “All Along The Watchtower”, “Lay Lady Lay Knockin' On Heaven'S Door”, “Tangled Up In Blue”, “Hurricane”, “Make You Feel My Lov”, “Things Have Changed”, “Someday Baby” et “Forever Young”.

Un bonus cd propose une version du “Most likely you go your way (and I'll go mine)” de Mark Ronson et la version originale du Zim. Producteur notoire aux Iles Britanniques, Ronson est reputé pour ses remixes de classiques du rock qu’il traduit en hits pour les pistes de danse. Pensez au "Stop Me If You Think You've Heard This One Before" des Smiths. Il a, en outre, bossé en compagnie de Lily Allen et d’Amy Winehouse. C’est la première fois que Dylan autorise un remixe d’une de ses chansons.

Ces deux titres feront l’objet d’un concours à partir du week-end prochain. Des 7inches à gagner. SonyBmg vous offrira donc cinq vinyles reprenant ces deux titres. Une opportunité offerte à nos internautes, à l’occasion de la sortie du ‘Best of’ de cette légende vivante.

I-tunes

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=263463251&s=143446

MSN

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6211944

Youtube:

http://www.youtube.com/watch?v=oCeKkJlMJDQ

 

 

East River Blues Band

High Tide

Écrit par

Le East River Blues Band nous vient de New York City. Un quartet qui réunit le chanteur Dan Cumberland, le guitariste Ken Hughes, l’harmoniciste Tom Brumley et le bassiste Bill Acosta. "Hig Tide" constitue leur second opus, et il fait suite à un premier elpee éponyme paru en 2001. Le ERBB signe la majeure partie de son répertoire. La plume de Cumberland, le vocaliste, est d’ailleurs particulièrement prolifique.

"Closing time" démarre en force. Chargée de swing, la formule jazz/blues implique des cuivres, et notamment les saxophones de Gary Topper. Don chante "Lovin' girl". Il a une bonne voix. Cette plage nous entraîne dans le country blues. Ken joue du dobro et Tom tire déjà son épingle du jeu sur son harmonica acoustique, en s'inspirant du génial Sonny Terry. Cette configuration acoustique est reproduite sur l’excellente et tendre cover du "Police dog blues" d'Arthur ‘Blind’ Blake, un des grands noms du préwar blues. Une bien agréable parenthèse ! Tom est un souffleur tonique. Il ne manque pas de ressources. Originaire du Colorado, il a milité au sein du Big Head Todd & the Monsters. Il émigre ensuite dans le Nord Ouest où on le retrouve chez les Red Beans and Rice. Puis à San Diego avant de mettre le cap sur à Brooklyn où il s’est fixé depuis. "Independant woman" emprunte les accents de la Nouvelle Orléans. Le piano de David Cohen, les percussions chaleureuses de Towner Galaher, les cuivres et les voix reprises en chœur entretiennent ce climat. Ken met le nez à la fenêtre sur ses cordes. Il se sent inspiré par ses maîtres : Jorma Kaukonen, Mike Bloomfield et Robben Ford. Instrumental, "Blue Midnight" est un slow blues écrit par Little Walter. L'harmo de Brumley introduit brillamment cette plage. Il y maîtrise parfaitement son trop plein de sensibilité. "East River rats" baigne dans le R&B. Ken Hughes interprète d’un timbre enflammé ce parcours accompli dans les quartiers populaires de Brooklyn et de Queens. Gary Georgette siège derrière son orgue, tandis que Tom reste le maître de cérémonie. Tous les musiciens chantent à l’unisson l’allègre "Running home to Brooklyn". La section de cuivres est au complet, mais Brumley se réserve un solo époustouflant. Percutant et inventif, il entraîne dans son sillage la guitare de Hughes. Ce dernier jouit d’une excellente technique. Il se révèle particulièrement à l'aise sur les cordes acoustiques. Et il le démontre sur "Subway blues" et "Candy store", deux compos ponctuées par quelques ‘whoopin’ accordés par Tom! "Hasta La Vista" est un autre moment fort de l’opus. Une compo jazzyfiante, rythmée, au cours de laquelle Galaher se retrouve en pole position derrière sa batterie pendant que l'harmoniciste déambule tout au long de l’horizon sonore avec un réel bonheur. Piqué par le virus de Carlos Santana, Ken Hughes effectue une apparition tout à fait convaincante. "Bleeding" est un long blues lent. Plus de 8' ! L’intro à l’harmonica est belle à pleurer. Tom y insuffle son mal de vivre. Et cet épanchement de sensibilité nous remue les tripes. Cet album de bonne facture s’achève par l’instrumental "Fiona's shuffle". Sculpté dans le jazz acoustique ce morceau met en exergue les cordes, l'harmo et les baguettes de Gary Georgette.

Gods Of Blitz

Reporting A Mirage

Écrit par

Que les poilus s’épilent et les ventrus serrent les abdos. Il est l’heure de rouler les mécaniques en compagnie des ‘Dieux du Bombardement’, j’ai nommé Gods Of Blitz ! Quatre (plus trop) jeunes gens (pas trop) dans le vent sévissent sur leur deuxième album, et nous font subir l’assaut de leurs rythmes endiablés. Dégoupillée façon grenade d’entrée de jeu, la détonation de la basse trace une onde de choc agréable, soutenue par ses camardes d’armes : batterie et grattes empoisonnées. Les chants de Sebastian Barusta (qui est aussi vissé à la basse) sont repris en chœur par les autres acolytes, comme au bon vieux temps de la chorale de Gorilla Biscuit. En cherchant à extraire un style rock classique pour le déposer sur une composition plus actuelle, il naît une zizanie, et cacophonie un rien déroutantes. Ni vraiment innovant, ni trop vieux jeu, on aurait du mal à dater les treize morceaux que composent « Reporting A Mirage », tant elles planent entre deux eaux. L’album débute très chaleureusement par des morceaux comme « New Wave Wipe-Out », « Reporting A Mirage » « In Know That I Know », mais lasse progressivement, plombant un peu l’ambiance festive. Nous incitant carrément à zapper les pistes, afin de retrouver l’énergie et la fanfaronnade du début d’album, la manœuvre s’avérant inutile. L’ensemble s’ensable petit à petit et ne laisse que le souvenir d’une continuité loupée. Influencés certainement dans la manœuvre par un quelconque Maxïmo Park, l’esprit des compositions se retrouve finalement plus proche de Twisted Sister, réputé pour le port de pantalons zébrés moule bite et l’utilisation de guitares en forme d’éclair. Bon allez, c’est cocasse quoi !

Gravy Train!!!!

All The Sweet Stuff

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Le kitsh a des limites. Gravy Train!!!! les franchissent sans mal et sans gêne. Après « Hello Doctor » et « Are You Wigglin’ ? », deux albums relativement délirants, le quatuor revient en ressassant les mêmes chansons, les mêmes rythmes, les mêmes textes graveleux mais un peu plus de guitares qu’auparavant. Super… Bref, ils ne se seront pas creusé la cervelle très longtemps pour concocter ce « All The Sweet Stuff », drôle pendant dix minutes, lourdingue sur la longueur. Tant qu’à écouter de la pop queer, on jettera plutôt notre dévolu sur Le Tigre ou encore les excellents Hey Willpower qui, eux, ne se foutent pas de la gueule de leur clientèle.

Hey Hey My My

Hey Hey My My

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Le monde énigmatique et mystérieux du Canadien Neil Young est difficile à percer. Mais à Bordeaux, dans les années 90, deux étudiants se découvrent une passion commune et décident de s’y introduire. Julien Garnier et Julien Gaulier recrutent un bassiste et un batteur pour former Hey Hey My My, un groupe destiné à naviguer quelque part entre pop et folk. Tout en puisant, bien sûr, leur inspiration dans le répertoire de Monsieur Young. Ils gravent tout d’abord une démo. Elle servira rapidement de base à l’enregistrement de leur elpee éponyme. Le groupe est alors signé chez Sober and Gentle, un label français au sein duquel militent notamment Cocoon et Porn Groove. Et enregistre cet opus. Découpé en quatorze titres, il recèle de superbes mélodies qui font la part belle aux guitares acoustiques pendant que les deux Julien conjuguent la tendresse de leurs voix.

L’opus s’ouvre par le très beau « Merryland ». Contagieux, « I need sometimes » dévoile l’admiration que porte également le groupe aux pop songs des Beatles. A siffloter sous la douche ! « Your eyes when we kiss » est une ballade d’une beauté sincère et touchante. « A true story » clôt ce disque, mais cette plage prélude probablement une histoire vraie, celle d’un quatuor combinant tous les éléments essentiels pour vous mettre de bonne humeur ou voir la vie en rose. Selon !

Le combo se produira au Botanique le 28 novembre à Bruxelles. Désormais on connaît Bordeaux pour ses grands crus. Un autre arrive, mais celui là s’appelle Hey Hey My My !

John Kruth

Eva Destruction

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« Eva destruction ». En guise d’introduction de son dernier opus, John Kruth nous en martèle le titre dès la première chanson. De quoi se faire une overdose expéditive. Mais alors qu’à l’agonie on sent venir la fin de notre capacité à la tolérance, arrive, salvateur, le deuxième titre « Mrs Chagall ». La rencontre insolite entre Mrs Chagall et Mrs Magritte a de quoi faire oublier ces douloureux premiers instants. Mais le répit est de courte durée. Cruel, John Kruth nous assène « Another Dimension », intermède à la voix qui semble tout droit sortie des entrailles de la terre (ou sont-ce les siennes ?) C’est au tour de « Majestic Ganesh » de faire office de preux chevalier pour nous tirer des serres crochues de ce vilain morceau. Vient ensuite « Dinner music for the mob », titre purement instrumental qui, à lui seul, vaut la découverte de cet album. Et la surprise ne s’arrête pas là ! « Poor Friedrich » (Nietzsche), « Locomotive » et « Goudla’s gypsy dance » valent, eux aussi, le détour! De tout, donc, sur cet album où le bon et le mauvais s’entrecroisent. Mais le meilleur vaut bien la peine de se farcir le pire.

Les manigances de Bloc Party

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Bloc Party à la fâcheuse tendance à publier des singles indisponibles dans leurs albums en court, pour le plaisir de rééditer ces derniers accompagnés de CD bonus. Histoire de gonfler le compte en banque ? Après « Two More Years », qui n’a été mis à disposition du public que dans une seconde mouture de « Silent Alarm », c’est au tour de « Flux », absent de la tracklist de « A Weekend In the City », de faire son apparition dans les bacs. Produit par Jacknife Lee, ce single sera disponible digitalement dès le 12 novembre. Une nouvelle version du dernier disque de la formation devrait certainement suivre peu après.

 

Le Blackout de Britney

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Pour ceux que cela intéresse, le prochain album de Britney Spears, prévu pour le 13 novembre, s’appelera « Blackout » et sera produit par la même équipe derrière le très bon « Futuresex/Lovesounds » de Justin Timberlake. Après sa désastreuse prestation aux MTV Music Awards et la perte de la garde de ses enfants, « Blackout » semble, en effet, être un titre tout à fait désigné…

Objet: un album live pour Daft Punk

Daft Punk sortira son premier album live le 19 novembre. Intitulé « Alive », Il reproduit le show accordé au Palais Omnisports de Paris-Bercy, le 14 juin 2007, devant 18 000 personnes. « Alive » contiendra 27 morceaux, dont les tubes « One More Time », « Aerodynamic », « Da Funk », « Technologic » ou encore « Around The World ». Il sera double, le second étant réservé à 5 morceaux supplémentaires issus de ce spectacle. Le premier single extrait de cet opus reproduira une version ‘live’ du “Harder, Better, Faster, Stronger”, une compo qui figurait sur l’album “Discovery” en 2001.

Tracklisting

CD 1

“Robot Rock” / “Oh Yeah” / “Touch It” / “Technologic” / “Television Rules the Nation” / “Crescendolls” / “Too Long” / “Steam Machine” / “Around the World” / “Harder, Better, Faster, Stronger” / “Burnin’” /  “Too Long” /  “Face to Face” /  “Short Circuit” /  “One More Time” / “Aerodynamic” / “Aerodynamic Beats” / “Forget About the World” / “Prime Time Of Your Life” / “Brainwasher” / “Rollin’ And Scratchin’” / “Alive” / “Da Funk” / “Daftendirekt” / “Superheroes” / “Human After All” /  “Rock’N’Roll”

CD2

“Human” / “Together” / “One More Time (Reprise) / Music Sounds Better With You” / “Stardust (Instrumental)”

Quelques jours auparavant, le 5 novembre, paraîtra « Discovered : A Collection Of Daft Punk Sample » qui, comme son nom l’indique contiendra quelques uns des titres originaux que Daft Punk a dépouillé pour nous faire danser. On y retrouvera notamment l’immense « Release The Beast » de Breakwater, quasi plagié sur « Robot Rock » ou encore Tata Vega dont le « Give It Up For Love » a été utilisée comme base pour « Da Funk ». A vos portes-monnaies.

Pour plus d’infos :

http://www.daftpunk.com et http://www.myspace.com/daftpunk

Mais aussi    http://bms.daftalive.com/fr

 

Lenny Kravitz : un nouvel album

Écrit par

Le huitième album de Lenny Kravitz est annoncé pour le 4 février 2008. Il s’intitulera « It is time for a love revolution ». Lenny Kravitz s’est réservé la majorité des instruments. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans son studio des Bahamas ainsi qu'à New York, Miami et Paris. 

Tracklisting :

1. Love Revolution

2. Bring It On

3. Good Morning

4. Love Love Love

5. If You Want It

6. I'll Be Waiting

7. Will You Marry Me

8. I Love the Rain

9. A Long and Sad Goodbye

10. Dancing Till Dawn

11. This Moment Is All There

12. A New Door

13. Back in Vietnam

14. I Want To Go Home

 

Pour voir le clip du single « I'll be wainting »

Quicktime

High bandwidth:

http://virg001.edgeboss.net/qtime/virg001/lenny_kravitz/illbewaiting/illbewaiting-intl_480x360_700.mov?siteid=cmg

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Windows Media

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Pour plus d’infos : http://www.lennykravitz.com

 

Pascal Comelade

La Star Academy, c'est une tragédie…

Écrit par

Rendez-vous était donc pris ce jeudi 4 octobre au bar ‘La Quarantaine’, à quelques encablures de la place Flagey. En fait de bar, ‘La Quarantaine est plutôt une librairie achalandée en livres, Cds et Dvds plutôt underground. On me demande si partager l’interview avec une autre journaliste ne me dérange pas trop. Je réponds par la négative, mais suis un peu déçu quand même. Pour faciliter la rencontre, un Dvd relatant une interview vidéo très intéressante (NDR : il retrace le parcours de Comelade) a été transmis aux journalistes en même temps que le CD promo de « Mètode de Rocanrol ». La première question concerne donc cette vidéo.

S’agit-il un moyen d’éviter les promotions ?

Il s’agit d’un produit promotionnel… je me souviens du tournage…

Il existe une dimension humoristique dans ta musique. Eprouves-tu une aversion pour la musique triste ?

C’est une question de caractère. C’est aussi la question de savoir où on place son nombril. J’ai eu le temps de relativiser en 30 ans de carrière. Je sais exactement ce que je fais et où je vais. Je ne suis pas dans la situation d'un type en train de construire une carrière. J’ai 52 ans. Je vis de ma musique et mon besoin de représentation est très léger. C'est une musique instrumentale, totalement anonyme, qui doit se suffire à elle-même. Je suis beaucoup plus proche du musicien de jazz, de musique traditionnelle ou de musique classique. Je n'ai pas de posture pseudo-intellectuelle. Je garde mes idées sur la cuisine et la politique. Je suis capable de parler du processus d’écriture de ma musique, de son histoire, des gens que je côtoie. Les événements sont d'une simplicité infantile. Je les aborde d'une façon très humaine. Je jouis d’une certaine réputation, même si elle est très réduite. J'estime vivre dans un luxe. Tu te rends compte, pour éditer ce disque, je n'ai pas dû rechercher une maison de disques. Je n'ai jamais concocté de maquettes de ma vie. A cause de mon passé, et parce que j'ai marné pendant vingt ans.

Est-il plus facile, pour un artiste, de se faire connaitre aujourd'hui?

Il y a beaucoup plus de poudre aux yeux aujourd'hui. Regarde les castings : il y a 25 000 gamins qui se battent pour être la star d'après-demain. La Star Academy, c'est une tragédie… Donc il n’est pas très rigolo pour un jeune d’y arriver aujourd'hui. Paradoxalement, il y a une chape de plomb culturelle. Tout se ressemble. Comment comprendre qu’on soit retombé aussi bas. On demande du clone. Prends pour exemple, la chanson française. A partir du moment où un mec fonctionne, 50 répliques sont balancées sur la marché. Ils ont dépassé la politique du clonage à la japonaise. Ca va très loin… C'est la nouvelle politique des maisons de disques. Compare un peu les directeurs artistiques d’aujourd'hui et ceux de Tamla Motown ou d’Island… Alors peut-être, si c'est hors norme et hors sujet, ça peut fonctionner.

Où le rock intervient-il dans ta musique?

Le rock c'est la façon de jouer, de présenter sur scène. Ce que je fais est éloigné du rock, mais toute ma vie je n'ai écouté que ce type de musique. C'est une culture qui continue à me passionner, comme la BD. Je suis resté sur des trucs du siècle dernier…

Mais ton batteur est un ancien membre d'OTH?

Oui, mais il a conservé une manière spontanée de jouer sur scène. C'est la façon de s’y produire, d'enregistrer. Je me sens proche de gens comme Jonathan Richman (Modern Lovers).

Qui ça?

Jonathan Richman.

Dans ‘Rock & Folk’, Nicolas Ungemuth a chroniqué « Monofonicorama ». Il t’y qualifie de Tom Waits muet et méditerranéen, de négatif total de Yann Tiersen. C’est plutôt sympa ?

(Rires) Ce n'est pas de la critique. C'est que du positif là…

En même temps, il est très méchant pour les autres. Il casse "Young Marble Giants" que tu cites dans tes références…

Il ne peut pas aimer ce type de musique. Je vois le gars. Il chronique surtout des rééditions de rock et rythm'n blues. Quand ce disque est sorti au début des années 80, je vivais à Montpellier et étais très lié au milieu punk. Tu ne serais pas parvenu à faire écouter 10 secondes de YMG à ces mecs là. C'était des hippies pour eux. Par rapport à Tom Waits, il a tout à fait raison. Mais il m'arrive de réaliser des choses plus décaféinées.

A propos de décaféiné, tu as composé la musique du film "Espace Détente" (long métrage basé sur la série "Caméra Café")

Alors là je dis aïe aïe aïe, et en trois temps. Tout d'abord, il faut savoir qu'en matière de musique de films, la production prend l'édition et sort la B.O. du disque. C'est un coup de poker car si le film marche, 8% du public achètera les produits dérivés, dont la B.O. Il faut que cette BO soit dans les bacs avant la sortie du film. Ce sont généralement des films qui ont fait 4 jours en salle. Pour moi, c'était du pur alimentaire, une œuvre de commande. Mais c'est un disque chroniqué nulle part, qui est passé au pilon direct…

Chez moi, j’ai un concert enregistré à Barcelone et à Lisbonne d’un musicien danois qui s'adresse au public en danois… le rock européen, ça existe réellement?

On était le plus interlope des orchestres, on avait là un groupe réellement européen. Tu connais la fameuse phrase de John Lennon: "Le rock français… et le vin anglais".

Le catalan est ta langue maternelle?

Oui, et Barcelone est une ville que je préfère vivre, de loin à Paris, où je me suis jamais vu. Ce n'est pas une ville pour piétons. A Barcelone, on se perd, les cafés sont mieux que les brasseries parisiennes. J'aime bien Bruxelles pour cette raison également.

Pourquoi toutes ces sonorités différentes?

Ce que tu entends sur mes disques, c'est la bibliothèque imaginaire d'un type qui ne voyage pas (NDR: Pascal n'aime pas voyager, surtout en avion). Il y a des instruments que je n'arrive pas à nommer. Il faudra peut-être utiliser un Dvd pour tous les montrer. Mon travail, c'est de produire le plus d'informations sonores.

Connais-tu l'œuvre d'un certain Paul Dodu. Elle est publiée sur internet, et on t’y compare à Georges Jouvin?

(rires) Il a raison! L'histoire de la musique instrumentale en Europe, c'est la musique post-guerre, la muzak, les grands orchestres de violons (dont Georges Jouvin fait partie), Pop-Corn. Georges Jouvin a enregistré plus de 200 albums. Il y a toujours cette femme de couleur noire sur la pochette, dans toutes les situations possibles : aux sports d'hiver, à la mer, devant son frigo (rires) En fait le dernier groupe instrumental en date c'est Pop Corn, si on évacue la techno et l'électro. Et aussi Bimbo Jet (?)

L'interview s’achève. Le temps d'installer son grand ‘toy piano’ et d'offrir ce fameux ‘showcase’, trop court à mon goût, mais qui permet de se rendre compte du talent de ce mec. On attend fermement un vrai concert…

Wire : sortie du “Read and Burn 03”!

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Le dernier Ep de la série « Read and Burn » paraîtra le 12 novembre. Il contient quatre morceaux et aucun d’entre eux ne sera repris sur le prochain elpee de Wire dont la sortie est prévue au cours de l’année 2008.

Tracklisting

1) 23 Years Too Late

2) Our Time

3) No Warning Given

4) Desert Driving

 

Pour plus d’infos : http://www.pinkflag.com

Sunset Rubdown : un nouvel album!

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Sunset Rubdown c’est l’autre projet de Spencer Krrug de Wolf Parade. Son album "Random spirit lover" paraîtra ce 8 octobre.  

Tracklisting :

1. Mending Of The Gown 

2. Magic Vs. Midas 

3. Up On Your Leopard Upon The End Of Your Feral Days 

4. Courtesan Has Sung 

5. Winged/Wicked Things 

6. Colt Stands Up Grows Horns 

7. Stallion 

8. For The Pier (And Dead Shimmering) 

9. Taming Of The Hands That Came Back To Life 

10. Setting Vs. Rising 

11. Trumpet Trumpet Toot Toot 

12. Child Heart Losers 

Pour plus d’infos :

http://www.myspace.com/sunestrubdown

http://www.jagjaguwar.com/onesheet.php?cat=JAG113

http://www.pitchforkmedia.com/article/record_review/45860-random-spirit-lover